Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

lundi 25 novembre 2013

Pflimlin n’en finit pas d’atterrir…sortie de piste inévitable !

Pflimlin n’en finit pas d’atterrir…sortie de piste inévitable !
 
Lors de son audition à l’Assemblée Nationale, le 20 novembre dans le cadre de  l'exécution du contrat d'objectifs et de moyens de France Télévisions sur 2012, Rémy Pflimlin a indiqué devant la représentation nationale "Nous sommes en train d'atterrir" avant d’affirmer que l'entreprise serait "respecterait son budget à la fin décembre", à savoir que France Télévisions aurait un résultat négatif de 42 millions d'euros.
 
Ce que ne dit pas Pflimlin pour éviter la sortie de piste : 
 
C'est que pour atteindre la perte de 42 M€ prévue au budget, il ne tient pas compte de la provision de départ des salariés de 90M€, ni de l'obligation d'économies de 31M€ (gel de 15M€ et surgel de 16M€) que l'État  lui avait demandée.
 
Autrement dit, Pflimlin compare des choux et des carottes pour tenter d’enfumer ceux qui sont censés le juger sur la façon dont il a géré les deniers de l'État !
 
Ainsi, il ne dit pas qu'il n'a rien économisé, il ne dit pas que la perte sera a minima de 132 M€ (avec la provision de départ) et que dans la catastrophe industrielle dans laquelle il a conduit l'entreprise, si l'État n'avait guère d’autre choix que d'abandonner le gel et le surgel budgétaire demandés (31M€), alors France Télévisions afficherait probablement une perte de 163M€ !
 
Pflimlin n’a rien à envier au lutin de Oui-Oui. Il fait disparaître les pertes et transforme « la contrainte » budgétaire en recette, en jouant sur les mots. En effet, la subvention de l'État est comptabilisée en recettes et permettra, en cas de "dégel" de compenser la perte publicitaire dans un jeu de passe-passe devenu le sport principal à FTV.
 
Quel intérêt ? Tenter de minimiser la levée de boucliers qui s’élève quasi unanimement contre lui !
 
Il répète à l’envi que « tout va bien » alors qu’Ajdari n’hésite pas, lui, à parler de « désorganisation ». Péronne n’est dupe.
 
Après avoir siphonné la trésorerie du groupe en 2011 (-130M€), Pflimlin assure cette fois, que la provision de 90M€ ne pèsera pas sur la trésorerie en 2013. Ben voyons ! 
 
Pflimlin c’est un jour blanc, le lendemain noir et le surlendemain gris.  Quand ça ne l'arrange pas, la trésorerie compte pour du beurre (comme lorsqu’elle a été siphonnée de 130M€ en 2011) et quand ça l'arrange, elle compte, mais pas tout de suite, en disant que la dépense n'aura pas lieu en 2013. Ouf !!!! 
 
Un coup oui, un coup non… Pourquoi ne pas utiliser les mêmes ficelles lorsqu’elles ont déjà semblé fonctionner ? Son propos était différent devant les parlementaires lors d’une dernière audition ! 
 
Que Martine Martinel avait raison dans son intervention à l’Assemblée d’interpeller Pflimlin en posant les questions qui fâchent  « A la page 9, on peut lire, s'agissant de la gestion d'entreprise, que l’exercice 2012 s’est conclu sur un résultat à l’équilibre en dépit de la nécessité d'adapter la trajectoire  des charges. Comment parvenez-vous à ce résultat d'équilibre ? Ne peut-on craindre qu'il ne s'agisse que d'un exercice artificiel qui fasse de ce rapport d'exécution un document d'attente et que toutes les dépenses ne soient reportées en 2013 …»
video
 
La présentation du « résultat », c’est fonction….quand ça l'arrange, il communique sur le résultat après provisions (en 2011) pour masquer une perte d'exploitation très importante de 41M€ et quand ça ne l'arrange plus, il communique sur le résultat avant provisions (en 2013) pour occulter un résultat négatif de 132M€ !

Et tout va toujours très bien !!!!! Et même quand ça va « moins bien », avec la caution de l'État  et sa  signature, il peut toujours  emprunter !
 
Il est réconfortant de constater qu'il peut encore engager l'État  dans sa gestion catastrophique de l'outil industriel public et qu'il peut encore, avec sa signature, hypothéquer l'avenir des femmes et des qui travaillent tous les jours dans l’entreprise et dont il prévoit la suppression de 361 d’entre eux ! 

Il n'y a pas que Martine Martinel qui voit clair! Christophe Beaux, administrateur de France Télévisions et actuel pédégé de la monnaie de Paris aussi

Cette fois-ci il l'a même écrit comme le révèle "Le Canard enchaîné" de la semaine dernière, dans un courrier adressé à Pflimlin qu'il conclut ainsi: "Je souhaite qu'il soir remédié à ce désordre [Ajdari parle de désorganisation, ndlr], d'autant qu'il s'ajoute à plusieurs autres manquements aux règles de bonne gouvernance de notre société [FTV, ndlr] "
 
 
 
Y a-t-il encore un pilote dans l'avion ??

Dans quel état Pflimlin va-t-il laisser l'appareil  à son successeur !!!!! 

Aucun commentaire: