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mercredi 18 octobre 2017

Ernotte désavouée une nouvelle fois - cette fois-ci par la Représentation nationale - devrait quitter France Télévisions !



Ernotte désavouée une nouvelle fois - cette fois-ci par la Représentation nationale - devrait quitter France Télévisions ! 

Jeudi dernier, le 12 octobre, Fabienne Schmitt pour « Les Échos » indiquait dans son article « France Télévisions pourrait bénéficier d’une rallonge » qu’«Un amendement déposé à l’Assemblée nationale prévoyait de réduire de 30 millions à 10 millions les coupes budgétaires imposées au groupe audiovisuel ». 

La journaliste relayée le lendemain par « Le Figaro » qui décrivait à peu près le même scénario, ajoutait même que « l’amendement présenté par Joël Giraud le rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale» avait de « bonnes chances d'aboutir » enfonçant un rien le clou « En général, le gouvernement suit les amendements du rapporteur général… ».


Selon nos informations, le Groupe La République en Marche vient de retoquer l’amendement Giraud (LREM des Hautes Alpes) qui était destiné à faire obstacle aux annonces d’économies prises par le Gouvernement concernant France Télés et les sociétés de l’audiovisuel public.

C’est une nouveau et énième camouflet pour Ernotte qui n’avait eu de cesse depuis les annonces d’économies faites par Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Françoise Nyssen et encore  Bruno Le Maire, tous ministres du gouvernement Macron, de pilonner tout ce petit monde par voie de presse comme sur les réseaux sociaux.
La guerre que menait Ernotte, ces dernières semaines, contre l’actionnaire en remettant en cause systématiquement ses décisions vient donc de se terminer par KO sans appel. 

Il était pour le moins curieux comme l’avait souligné le blog CGC Média que ce soit un député (LREM) de la majorité qui déposât et fît adopter par ses collègues un amendement visant à contrecarrer le gouvernement qu'il était supposé soutenir...« C'est  peu banal, il est vrai et ça vaut le détour ! » ironisait le blog CGC Média.  

La question que se posait hier, « Europe 1 » : « Y a-t-il un problème entre l’Élysée et France Télévisions ? » (*) qui avançait plusieurs causes à l’agacement expliquent en particulier le boycott présidentiel du service public pour la première interview du Chef de l’État par  « Un reportage sur Brigitte Macron qui n'aurait pas plu… reportage diffusé le 21 septembre dans l’émission Complément d’enquête, sur France 2 où La journaliste Rola Tarsissi révélait comment l’agence de photo officielle de l’Elysée retouchait les photos de Brigitte Macron. Le sujet sur la communication du couple Macron aurait fortement déplu au Palais. C’est du moins ce qu’a révélé Le Parisien ce weekend. Complément d’Enquête précisant toutefois que l’Élysée n’aavit jamais attaqué sur le fond les révélations de l’émission »
Ou encore le fait que « l’Élysée n’aurait pas apprécié que Delphine Ernotte dénonce publiquement les récentes coupes budgétaires dans le budget de France Télévisions décidées par l’État… » vient non seulement de trouver réponse mais qui plus est avec une fin de non- recevoir de la part de la Représentation nationale qui n’est pas dupe des soi-disant mouvements orchestrés contre l’État soutenant prétendument l’ex Orange !  
    
« Europe 1 » pourrait tout aussi bien rajouter dans sa liste, le communiqué post C.A. qui mouillait les administrateurs du groupe et les faisait s’exprimer, actant certes « la confirmation de ces diminutions [économies décidées, ndlr] à l’issue de la discussion de la loi de finances » mais les faisait en sorte s’exprimer en déclarant qu’elle « constituerait une remise en cause du contrat d’objectifs et de moyens et impliquerait le réexamen approfondi des engagements et des obligations [de FTV, ndlr] » 
Ernotte devrait donc selon toute vraisemblance, annoncer très vite maintenant son départ de France Télévisions après avoir vainement mais copieusement critiqué publiquement son actionnaire et remis en causes les unes après les autres les  décisions de ses Tutelles qu’elle pensait probablement voir exploser grâce au fameux amendement qui vient d'être retoqué !

mardi 17 octobre 2017

La guerre que mène Ernotte contre son actionnaire ne passera pas...et surement pas par les salariés !



La guerre que mène Ernotte contre son actionnaire ne passera pas...et sûrement pas par les salariés ! 

Ce mardi 17 octobre 2017 plusieurs syndicats ont déposé un préavis de grève d’une journée pour ce que certains titres de Presse relaient comme étant une grève contre l’État-actionnaire qui a décidé d’un plan d’économies globale pour les entreprises de l’audiovisuel public dans un contexte financier tendu.

L’ex Orange qui a choisi de déclencher la guerre à l’actionnaire et le gouvernement Macron via les réseaux sociaux mais aussi par voie de communiqués verrait le mouvement d’un assez bon œil….elle s’est même déplacée en personne – fait extrêmement rare comme le soulignait hier « L’Opinion » –  pour dire aux signataires du préavis qu’elle comprenait leur mouvement.

Pour faire court, « les 50 millions qu’on nous pique » (sic) seraient un coup de canif inadmissible au COM 2016-2020 signé l’an dernier ! Ben voyons. L’État-actionnaire devrait SEUL respecter à la virgule près, point par point, le texte sans la moindre liberté d’adaptation possible…Pas France Télévisions qui pour sa part et depuis des lustres ne respecte pas ses engagements en la matière ! 

D’ailleurs, si France Télés respectait ses engagements, pourquoi y aurait-il besoin alors, mandature après mandature, nécessité de signer  systématiquement avenants au COM signés?

La guerre que mène Ernotte contre son actionnaire n’a aucune chance d’aboutir…tenter vainement de se réfugier derrière les salariés qui n’attendent qu’une chose son départ pour prétendre qu’ils seraient remontés contre l’État mais pas contre elle, n’est tout simplement pas sérieux. Imaginez Gilles Pélisson le patron de TF1 aller tirer à boulets rouge sur son actionnaire Martin Bouygues avec le soutien des syndicats pour dénoncer les décisions qu’il prend ! Combien de temps pensez-vous que cela durerait ? Une heure voire moins d’une heure !? Probable.

Le récent communiqué de la présidence de France Télévisions qui actait « la confirmation de ces diminutions [économies décidées, ndlr] à l’issue de la discussion de la loi de finances » et déclarait que ces dernières « constituerait une remise en cause du contrat d’objectifs et de moyens et impliquerait le réexamen approfondi des engagements et des obligations [de FTV, ndlr] » en est l’édifiant exemple.
 
Celle qui va jusqu’à remettre en cause les choix de l’État en affirmant péremptoirement que « ces coupes budgétaires pèseront sur les achats extérieurs représentant environ 50 % du budget de France Télévisions, soit 1,4 milliard d’euros, et impacteront principalement : la « création » (téléfilms, séries, documentaires et dessins animés, soit environ 420 millions d’euros par an), les émissions de flux (jeux et magazines), le cinéma, le Sport (J.O., Le Tour de France, Rolland Garros, etc…) » ne peut entraîner plus avant les salariés de la télé publique qui ne la suivent pas dans une posture de bras de fer qui ne fait que précipiter plus avant la télé publique vers le fond.

L’amendement qu’ont essayé de glisser subrepticement certains, à commencer par un député LaREM rapporteur de la commission des finances à l’AN et qui  vise à « différer d’un an l’application d’une mesure qui supprime la publicité dans les programmes jeunesse, notamment sur France 4 mais également à réduire le montant des subsides qui ne seront pas alloués à France Télés » - sera-t-il  finalement soutenu ? – va-t-il   contraindre le gouvernement à manger son chapeau ?

Ce serait pour le moins étonnant, de surcroit après la fermeté du gouvernement Macron réaffirmé il y a peu par la ministre de la Culture qui a bien précisé qu’elle ne souhaitait pas que les économies portent sur les programmes de « création »…au cas où l’ex Orange aurait eu des doutes ! Madame Nyssen qui rappelait dans sa présentation budgétaire que le premier ministre, Édouard Philippe, lui avait de plus demandé des pistes de « réformes structurelles » favorisant la coopération entre France Télévisions, Radio France et FMM.

Cet amendement certes voté par les députés la commission des finances, pourrait de toute façon être balayé par le Sénat avant même le refus du gouvernement. Que ce texte « fasse débat » comme le laissait entendre Catherine Morin-Desailly, membre du conseil d’administration de France Télévisions et présidente UDI de la commission des affaires culturelles de la Chambre haute où siège notamment un des auteurs du texte supprimant la publicité pour les programmes jeunesse, le sénateur LaREM André Gattolin, il y a peu de chance qu’il soit intégré au projet de loi final ! 

Il est certes vital pour sa survie de pérenniser le financement de la télé publique et de permettre à toutes ces femmes et ces hommes qui y travaillent en plus des CDI, pigistes, CDD et intermittents, de poursuivre leur collaboration…Beaucoup en sont intimement convaincus comme à titre d'exemple  la CGC Média qui souhaite le plus ardemment qui soit de retrouver une télé publique saine, forte et de référence.

Pas dans un tel souk en tout cas, pas devant de telles manipulations et surtout pas face à la grosse ficelle qu'essaie de tirer certains, celle du vilain actionnaire contre l’entreprise qui ne fait depuis le parachutage de l’été 2015 que de foncer vers le mur !

Ni les salariés de France Télés, ni le Gouvernement ne sont dupes...Le SNJ adresse même un carton rouge à Ernotte.



Ni les salariés de France Télés, ni le Gouvernement ne sont dupes...Le SNJ adresse même un carton rouge à Ernotte. 

Dans un article signé Cyril Lacarrière pour « L’Opinion » intitulé « Les syndicats et la direction de France Télés font lutte commune », la position du SNJ loin d’être isolé au sein de l’entreprise en dit long sur les manœuvres auxquelles se livrent certains et certaines pour mettre l’actionnaire au ban des accusés.

Le tract particulièrement factuel qu’a adressé le Syndicat National des Journalistes aux salariés de France Télévisions, ce lundi 16 octobre, donne une photographie assez claire de la situation « Visiblement, la direction de l’entreprise semble vouloir profiter de la mobilisation des salariés sur deux préavis existants. Sans doute pense-t-elle que cela pèsera dans ses négociations avec la tutelle ». 

Tout est là quasiment dit  avec une telle formule.

« L’Opinion » qui ne s’y est pas trompée et a visiblement bien compris l'intérêt qu'avaient certains de remonter les salariés contre l’État-actionnaire, écrit aussi : 

« Le Syndicat national des journalistes, qui fait aussi partie du mouvement - la CGT, FO et la CFDT ont lancé un appel commun à la grève pour ce mardi à France Télévisions pour cause de coupes budgétaires décidées par l’État -  a choisi de dissocier son préavis afin de marquer sa divergence de point de vue… 

Mercredi dernier, lorsque les trois principales organisations syndicales (signataires) se sont rendues à la table des négociations au sujet du préavis de grève, ils ont eu la surprise d’y retrouver Delphine Ernotte. Il n’est pas commun que la présidente vienne en personne… »

Et pour cause, seraient tentés de dire beaucoup de fins observateurs du secteur qui ont bien compris, tout l’intérêt qu’a l’ex Orange de se servir des salariés comme bouclier contre le gouvernement Macron et laisser supposer qu’ils seraient contre !  

La réalité est tout autre comme le précise également l’ADAP Association de Défense de l’Audiovisuel Public  qui dans son papier « Tous en Grève ? c'est une blague? » en rajoute une couche : « Elle raconte partout que nous sommes les meilleurs, les plus forts, le plus grand groupe puis attaque l’État qui est son actionnaire, détourne un député « macroniste » pour faire voter contre son camp et son gouvernement, un amendement afin que France Télévisions n’ait que 27 millions d’euros d’économies à faire au lieu de 50 ! Cela va se terminer en catastrophe !... ». 

Le SNJ pas dupe « quant à lui, adresse un carton rouge…à une présidence dont l’action, depuis deux ans, est plus que contestable ».



Et d’appuyer là où ça fait mal « Une délégation du SNJ a rencontré ce lundi matin plusieurs membres de la direction, dans le cadre du préavis de grève déposé pour demain mardi (17/10).

« Delphine Ernotte n’a pas daigné venir nous répondre concernant la question budgétaire » indique le syndicat qui détaille « L’examen de la dizaine de points que comporte le préavis déposé par le SNJ n’a pas permis de rapprocher les points de vue…

- Pas de précisions sur l’avenir des éditions locales ;
- Pas de suspension de la mise en œuvre du plan Info 2015, pas même de bilan sur les deux premières phases ;
- Refus de mettre un terme à la casse des métiers. Cette dernière est en cours à travers l’extension à l’ensemble des établissements de compétences complémentaires expérimentées sur la chaine info ;
- Pas de réduction de l’externalisation des tournages sur les magazines ;
- Confirmation de la réduction drastique des piges et CCD ;
- Déni de la direction face à l’inflation constatée de l’encadrement du Siège, par rapport aux équipes de terrain ;
- Volonté de réunir l’ensemble des représentants du réseau France 3 dans une instance unique et parisienne (Comité social et économique).

Sur l’ensemble des points, le refus de la direction est sans appel

Les quelques paroles de bonne volonté - et à confirmer - contre l’inflation des sujets en kits au Siège, ou à propos de la convergence des médias dans le réseau d’Outre-mer et de Malakoff, ne suffisent pas à nous convaincre de lever notre préavis de grève... »