jeudi 14 octobre 2010

Le cabinet conseil choisi unilatéralement par la direction de France Télé pour les risques psychosociaux forme au soleil.

Mais où est passé le responsable du cabinet JLO Conseil nommé unilatéralement par la direction de France Télévisions concernant la gestion risques psychosociaux après les 2 derniers suicides, l'un au Siège, l'autre en Alsace et les deux récentes tentatives à Paris?

Réponse. N'essayez pas de le joindre, il est parti former en Polynésie sur les dits risques psychosociaux...et à cause du décalage horaire, il ne pourra vous parler.

Quant à la travée au 1er étage du siège à France Télé (côté France3) où il est supposé officier lorsqu'il n'est pas aux antipodes, elle est loin d'être incitative puisque mitoyenne du bureau de "l'observatrice sociale pour la direction" (donc cloison style feuille de papier à cigarette)....bonjour la confidentialité!!!

mercredi 13 octobre 2010

Le parquet a reçu en date du 8 octobre 2010 la plainte suite au suicide de Marie-Magdeleine Gresse.

Nouveau suicide à France Télévisions celui d'un médecin du travail: le parquet a reçu une plainte.

2 suicides et 2 tentatives à France Télévisions, combien d’autres en faudra-t-il ?

Dépêche AFP du 13/10/10:

STRASBOURG - Une plainte contre X pour harcèlement moral a été déposée auprès du parquet de Strasbourg par les proches d'une femme médecin du travail qui s'est suicidée fin septembre, a-t-on appris mercredi auprès du procureur de la République adjoint, Claude Palpacuer.

Le parquet ouvrira "vraisemblablement" une enquête mais doit encore prendre connaissance des pièces jointes à la plainte et de l'enquête déjà conduite par les policiers, a-t-il précisé.

Le cabinet Hincker et associés avait annoncé le 1er octobre son intention de déposer plainte contre X au nom de la famille du Dr Marie-Magdeleine Gressé, retrouvée morte à 59 ans à son domicile le 28 septembre. Le médecin, salariée de l'association Alsace santé au travail (AST 67), intervenait pour son employeur à France 3 Alsace, Arte et la Caisse primaire d'assurance maladie.

La défunte avait laissé près d'elle et à sa famille un courrier dans laquelle elle disait qu'ainsi elle ne serait plus "soumise à la torture" de son employeur, et demandait que "la justice terrestre mette en prison les meurtriers d'AST 67".

Le docteur Gressé, qui avait cessé le travail début septembre, avait en outre constitué un dossier visant à faire reconnaître la dépression dont elle souffrait comme un accident du travail consécutif au "harcèlement moral perpétré par (son) employeur".

Elle se plaignait notamment de sa surcharge de travail, encore alourdie en septembre, et de la dégradation de ses conditions de travail.

Contacté par l'AFP, le directeur d'AST 67 Christian Deschamps a nié toute pression de l'association sur la défunte et affirmé que c'était elle qui s'était proposée pour assumer de nouvelles attributions.

La plainte vise aussi des faits de discrimination syndicale et discrimination liée à l'âge.

Le Syndicat national des professionnels de la santé au travail, le Syndicat national des radios et télévisions CGT du groupe France Télévisions, le Syndicat national des médias CFDT et le Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel SNPCA-CGC se sont joints à la plainte.

(©AFP / 13 octobre 2010 14h36)

lundi 11 octobre 2010

"Ambiance délétère" à France TV Télévision ....lisez l'article du JDD du 8/10/10

Lisez l'article du JDD publié le 8 octobre 2010 intitulé: "Ambiance délétère à France TV Télévision"

"Des rédactions en grève, des tentatives de suicide, des salariés déprimés et inquiets pour leur avenir… Il ne fait pas bon travailler à France Télévisions en ce moment. A peine arrivé, Rémy Pflimlin, P-DG du groupe, doit faire face à une situation de crise, générée par la réorganisation du groupe engagée par Patrick de Carolis avant lui. LeJDD.fr a tenté d'en savoir plus.

"Aujourd'hui, il y a une grande détresse humaine à France Télévisions, et tous les rapports le prouvent." Un membre du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) du groupe, qui s'est longuement confié au JDD.fr -"surtout ne dites pas mon nom svp…", a répété la source une bonne dizaine de fois…-, est en colère.
Très en colère. En moins de quatre mois, deux salariés se sont suicidés*, et deux autres ont tenté de mettre fin à leurs jours. En régions, les grèves se multiplient. Et la situation est loin de s'apaiser. En cause, selon le personnel et les syndicats, la réorganisation du groupe engagée suite à la loi du 7 mars 2009.

Constituée jusque-là d'une quarantaine de sociétés, France Télévisions est désormais une entreprise unique, avec des services unifiés. Première conséquence: "Les gens doivent apprendre à travailler ensemble, alors qu'avant ils étaient en concurrence. Donc tout le monde se regarde en chien de faïence", explique notre source, qui rappelle "le complexe de supériorité de France 2, et d'infériorité de France 3." Difficile dans ces conditions de travailler efficacement, d'autant qu'il y a "beaucoup de doublons, avec des gens qui n'ont pas de missions définies, donc qui ne font rien. Il y a même des coquilles vides dans la hiérarchie! D'où le sentiment de déprime et d'abandon…"

La direction reconnaît "l'existence d'un malaise"

Une sensation accentuée par le fait que "les salariés ont été très peu concertés sur cette grande réforme" et que, pendant des mois "on a vécu au gré des rumeurs, lues ici ou là", confie un autre salarié du groupe au JDD.fr. "On a évidemment dénoncé ce climat à la direction, s'emporte un cadre du syndicat CGC, joint au téléphone. Elle n'a pas réagi. Nous demandons purement et simplement l'abandon de cette réforme 'carolisienne'". Ils devront pourtant faire avec.

Reste que la direction -qui a refusé de répondre à nos questions- est sortie de son silence, bien consciente que le mutisme observé par le passé n'était plus tenable.


Suite à la révélation par un blog de la rédaction du Monde des deux tentatives de suicide, le groupe a en effet annoncé la création d'une direction de la prévention des risques du travail. "Une nouvelle fumisterie", raille un journaliste de France 2, toujours sous couvert d'anonymat. Rémy Pflimlin et ses équipes se sont également adressés aux salariés dans un communiqué. Ils y reconnaissent "l'existence d'un malaise" et d'une "inquiétude". "C'est bien la preuve qu'ils ont conscience que tous les signaux sont au rouge", conclut le membre du CHSCT.

Rémy Pflimlin déçoit les salariés

Comme pour tout déménagement dans une entreprise d'au moins 50 salariés, le CHSCT a été sollicité. "Nous n'avions pas les capacités de faire cet audit, donc on a mandaté un cabinet d'expertise indépendant, qui a rendu un rapport de 230 pages. Ce document est sur la table de la direction. Il est accablant, à tous les niveaux!", assure notre source. "Et il y en a eu cinq avec les mêmes conclusions", enchérit la CGC, qui accuse Patrick de Carolis d'avoir "créé une usine à gaz, que personne ne comprend, avec une seule idée en tête: 'Comme personne ne comprend rien à part moi, il faut me reconduire à la présidence de France Télévisions'." Raté.

Présenté comme un homme de consensus, Rémy Pflimlin, qui connaît bien la boutique, était très attendu. Il déçoit. "Il aurait pu se désolidariser tout de suite de ce micmac incompréhensible lancé par Carolis", avance un journaliste de France 3. "Repartir sur des bases saines, c'était compliqué, mais possible. Il a choisi la facilité", glisse un autre. Et histoire de perdre le peu de crédit qu'il lui restait, Rémy Pflimlin - nommé par le chef de l'Etat , rappelons-le- s'est fendu d'une attaque contre Mediapart digne des Estrosi, Bertrand ou autre Morano. "Ce qu'il a dit sur l'affaire Bettencourt et sur Mediapart, c'est surréaliste. Encore une ou deux boulettes de ce genre et les rédactions vont s'enflammer!, menace notre source du CHSCT. De toute façon, depuis l'affaire du off de France 3, nous avons tous l'intime conviction que Sarkozy veut notre tête…"

*Des enquêtes sont actuellement en cours pour déterminer l'éventuelle responsabilité de France Télévisions dans ces décès."