samedi 9 mai 2026

Macron et Ernotte ou quand ces privilégiés qui piétinent la démocratie poussent les Français vers le vide.

Macron et Ernotte ou quand ces privilégiés qui piétinent la démocratie poussent les Français vers le vide.

Pendant que la France s’enfonce dans les déficits, l’insécurité et le déclassement, qu’une partie des Français serre la ceinture ou s’exile, Emmanuel Macron et l'ex-Orange  ont trouvé le coupable idéal : ceux qui osent regarder les faits en face.
Prenez la commission d'enquête sur l'audiovisuel public : Six mois de travaux parlementaires, des auditions sous serment, des rapports accablants de l’IGF et de la Cour des comptes sur le gaspillage à France Télévisions ? Balayés d’un revers de tweet et d’un mépris souverain. 

Pour elle, ce n’est qu’un « rapport à charge » ; pour lui, l’audiovisuel public doit rester un outil docile, d'où le 3ème parachutage qu'il voyait passer sans remous. Raté.

Quel culot. Une commission d’enquête parlementaire – pilier de la démocratie – ausculte enfin le fonctionnement opaque, les redondances, les coûts incontrôlés et les biais d’un secteur qui coûte des milliards au contribuable et la principale mise en cause sous les regards de son protecteur élyséen le seul à la tournebouler (*) - répond par le dénigrement systématique. 

 (*) 

Les chiffres ? Contestables. Les constats de gabegie ? Politiques. La nécessité de réformes ? Un complot des « populistes » contre le « service public »...

C’est la stratégie classique de ces intouchables du système : quand la réalité dérange, on crie au procès en sorcellerie. 

Cette poignée de députés socialo-écolo-macronistes qui aboient à la lune comme le fait "la dame du Majestic" et chantent "audiovisuel public fort" à la moindre occasion, niant publiquement le travail des députés et des magistrats financiers, n'a visiblement pas compris que leur posture élitiste ne passe plus auprès des Français qui en 2027 vont le leur faire payer. Ernotte ne s’en prend pas seulement à Charles Alloncle. Elle sape, avec l’aval macronien, la légitimité même du contrôle démocratique sur une institution financée par l’argent public. 

Jupiter avec un petit club de valets zélés  qui l’a maintenue au pouvoir depuis près de dix ans (nommée en 2015, reconduite sous son ère), en fait son prolongement naturel : une télévision publique alignée, prompte à cadrer le débat, à invisibiliser les sujets qui fâchent et à diaboliser l’opposition. On les a laissé hurler pendant près de six mois d’enquête sans qu’aucune autorité ne rappelle fermement que la vérité des comptes n’est pas négociable et que le débat démocratique ne se réduit pas à leur entre-soi. 

Pendant ce temps, les Français paient pour un service public qui accumule, selon les rapports officiels, dysfonctionnements et déconnexion des réalités populaires. Personne ne pourrait leur barrer la route ? Ni l’Arcom d'Ajdari dont on devrait entendre parler très vite qui la reconduit sans sourciller; ni un gouvernement qui préfère la continuité au courage. 

Cette impunité est le symptôme d’un mal plus profond : un pouvoir qui instrumentalise les médias publics pour verrouiller le récit national. Critiquer le rapport, proposer des contre-arguments ? A la limite mais le rejeter en bloc comme une œuvre de propagande, en visant explicitement les travaux parlementaires et les expertises indépendantes, c’est affaiblir la démocratie elle-même. Jupiter et l'ex-Orange ne défendent pas le service public : ils défendent leur système, leurs réseaux, leur vision surplombante. Tant pis s’il faut pour cela piétiner les outils de transparence.

L’histoire regorge d’exemples tragiques où le contrôle des médias publics par le pouvoir a préparé le terrain à l’affaiblissement démocratique. Napoléon 1er réduisit drastiquement la presse et nomma des censeurs pour imposer son récit « national ». Plus près de nous, des dirigeants comme Viktor Orbán en Hongrie ont capturé les médias publics pour créer une « autocratie informationnelle », limitant l’opposition et polarisant le débat jusqu’à l’asphyxie. En France, certes le duo médiatico-juptérien n’en est pas (encore) là, mais la méthode – mépris des contre-pouvoirs, reconduction des fidèles, diabolisation des critiques – suit le même playbook : affaiblir les institutions de contrôle pour mieux régner.

Résultat ? Des concitoyens exaspérés, poussés dans les bras du « pire »...En refusant toute réforme sérieuse et tout contrôle extérieur, ce tandem incarne une France qui ne se réforme plus, parce que ses dirigeants ne supportent pas qu’on leur dise la vérité mais surtout parce qu'ils ignorent  la colère du Pays qui, dans quelques mois, si rien n'est fait, pourrait frapper comme la foudre.

Il est temps que la politique reprenne le dessus sur l’entre-soi médiatique et élyséen. Avant que l’audiovisuel public ne devienne le symbole éclatant d’une démocratie vidée de sa substance, où le contribuable paie toujours l’addition sans jamais avoir voix au chapitre. 

Les Français, eux, n’ont pas de tweet magique pour se faire entendre : ils votent....et de plus en plus, votent contre et dégagent, au lieu d'adhérer à ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​un vrai projet commun qui devrait réunir le Pays




vendredi 8 mai 2026

Opération déminage et communication de crise pour Hugo Clément coproducteur avec Léa Salamé de « Quelle époque ! » sur France 2…

Opération déminage et communication de crise pour Hugo Clément  coproducteur avec Léa  Salamé de « Quelle époque ! » sur France 2…

Il fallait bien ça après les révélations explosives de L’Informé sur les juteux dividendes de Winter Productions, la machine à communication de crise s’est mise en branle comme un TGV en retard.

Hugo Clément, le chevalier vertueux qui nous sermonne sur l’urgence climatique, l’avion et le capitalisme sauvage, a eu soudainement besoin d’une petite tenue de Gala. Le magazine people était donc parfait pour humaniser le millionnaire en tongs. 

On peut y voir plusieurs objectifs éditoriaux possibles :

Humaniser et “repositionner” son image publique : le papier le montre comme un père de famille sportif, discipliné, simple et courageux. Les photos très travaillées avec Alexandra Rosenfeld renforcent cette dimension.  

Contrebalancer les polémiques récentes : l’article évoque brièvement les critiques et la commission d’enquête audiovisuelle, mais sous un angle défensif — en expliquant qu’il serait attaqué parce qu’il gêne certains intérêts économiques ou politiques

Construire une narration de “journaliste engagé persécuté” : le texte insiste sur ses ennemis (chasseurs, agriculteurs, industriels, politiques) et présente les controverses comme le prix à payer pour son indépendance.  

Donc oui, on peut interpréter ce type de portrait comme une opération de communication ou, au minimum, un article de valorisation publié dans un contexte délicat pour lui. Ce n’est pas inhabituel dans la presse magazine : lorsqu’une personnalité traverse une séquence médiatique tendue, certains médias choisissent un angle plus intime ou empathique pour rééquilibrer la perception publique.

Rappel des faits, parce que la mémoire est courte quand les comptes en banque sont bien garnis : sa société Winter Productions, cofondée en 2019, a vu son chiffre d’affaires multiplié par 7 en trois ans, atteignant 17,7 millions d’euros. Merci qui ? Merci France Télévisions et ses émissions comme Quelle époque ! (avec Léa Salamé) et Sur le front. 

Les bénéfices ont suivi, les marges ont gonflé, et hop : 1,7 million d’euros de dividendes partagés avec son associé sur trois exercices. Record personnel en 2025 : 768 000 euros. Pas mal pour celui qui pleure la « pénurie » et appelle aux dons pour sauver son média Vakita (chasseseternelles.com)

Devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, le 24 février, notre héros s’était déjà justifié avec la morgue du juste : « France Télévisions décide de faire appel à nous en tant que production et en tant qu’incarnation. C’est leur choix. » Puis d’ajouter, avec le sérieux d’un banquier d’affaires : « Notre objectif en tant qu’entreprise privée, c’est d’arriver à croître pour embaucher des gens, pour investir et pour gagner de l’argent. » .

Autrement dit la pâture est bonne sur le service public dès lors qu'on y saupoudre la conscience écologique du pays. Hypocrisie ? Non, « business model ».

Les avions ? Les taxis ? Les centaines de milliers d’euros facturés pour Sur le front, (cette émission soi-disant vertueuse) ? Bien obligé : « C’est obligatoire pour le travail d’enquête », répond-il, pendant qu’il prêche la décroissance aux gueux qui prennent le TER. On n’impose pas le métro aux équipes, voyons. Le quidam moyen, oui. Lui, non.

Pour tenter de se refaire un virginité d'écolo, il fallait donc communiquer people : direction Gala. Le grand déballage larmoyant sur les « dures critiques » qu'il a dû affronter où ses « détracteurs ont dit tout et son contraire » ! Pauvre victime - pas sûr que l'adjectif soit bien approprié !?- harcelé qu'il est parce qu’il s’enrichit tranquillement avec les pots de confitures et les couches pour bébés et tout le toutim -TVA OBLIGE ! - pendant qu’il nous fait la morale. On imagine le shooting : Hugo en ciré jaune éco-responsable (probablement made in China), regard pénétré, expliquant que l’écologie « ne doit pas être politisée » montre connecté au poignet [dont il fait la pub sur le site La Folie des montres, l'image n'est pas truquée] tout en vivant comme un producteur de télé presque classique. Classique, mais avec une aura de sauveur de la planète. Le beurre et l’argent du beurre, version verte. 


C’est tout le génie de l’opération déminage : transformer un scandale de gros sous via le service public, en récit victimisant. 

« Je suis libre, je dis ce que je veux », assume-t-il. Sauf quand il s’agit d’assumer que son empire prospère grâce à l’argent du contribuable pour qui il n'a en somme aucune sympathie voire empathie (c'est a peu près pareil) ! Pendant ce temps, Vakita crie famine et lance des appels aux dons. Le pompon.

Hugo Clément n’est pas un journaliste mais  entrepreneur. Il visiblement, parfaitement compris le business de l’indignation sélective : vendez de la vertu à la télévision d’État, empochez les dividendes, et quand on se rapproche un peu trop près de votre mode de fonctionnment, pleurez dans Gala sur la méchanceté des détracteurs.

La planète peut attendre. Les dividendes, eux, ne patientent pas. Bienvenue dans l’écologie à la française : preach water, drink wine (en business class, facturé à France Télé).

Et Sébastien Lecornu qui dit qu'avec le rapport Alloncle "on est passé à côté"! Si ces élites parisiennes, caste de bien-pensants qui se protègent  entre eux, finissait d'attiser la colère des Français contre elle ! Français qui sont à bout depuis un moment déjà et qui n'auraient comme autre choix que le saut dans le vide et l'inconnu !?

jeudi 7 mai 2026

Le Petit Ministre en Herbes, ou comment un député se prend déjà pour le sauveur de la République audiovisuelle.

Le Petit Ministre en Herbes, ou comment un député  se prend déjà pour le sauveur de la République audiovisuelle.

Ô Jérémie Patrier-Leitus, colérique visionnaire du Calvados, président autoproclamé « garant des propos tenus » au sein d’une commission d’enquête qu’il torpille lui-même à coups d’interruptions et de recadrages intempestifs ! 

Dans le studio de Valérie Expert (sudradio.fr), il n’était pas un simple député : il était déjà ministre de la Culture d’Édouard Philippe, futur président de la République, réformateur en chef d’un service public refondu « à la BBC » !Plus satisfait de sa personne c’est difficile. On sent le parfum de la victoire… ou du délire plus probablement.

Il l’adit les yeux brillants : « J’appartiens au parti Horizons. Je souhaite qu’Édouard Philippe soit le prochain président de la République. Je n’ai pas de doute qu’Édouard Philippe, qui propose des réformes massives, aura une vraie vision pour l’audiovisuel public. »

Ah, la « vraie vision » ! Celle qui consiste à fusionner France Télévisions, Radio France, France Médias Monde et l’INA en une véritable usine à Oui, il sera encore plus difficile de savoir où va l’argent des Français, parce qu’évidemment, « rassembler les forces » va tout régler ! 

Pas un ORTF, non non, une BBC à la française, version Horizons. On imagine déjà les plateaux : des animateurs-producteurs encadrés, des véhicules de fonction supprimés (sauf pour les copains, on suppose), et surtout, plus de soupçon de copinage avec l’Élysée… sauf qu’il propose que les conseils d’administration nomment les dirigeants, comme dans le privé. Très audacieu. Très neuf. Très « je me prépare déjà le strapontin »

Dire qu’il moquait Charles Alloncle à la moindre occasion et l’accusait d’avoir des ambitions politiques bien éloignées de la commission ! « Je me demande même si Charles Alloncle n’était pas le cheval de Troie du Rassemblement National. » avait-il lancé quasiment la bave aux lèvres. Le rapporteur de sa propre commission devient l’agent infiltré du RN, dangereux pour le pays, qui prépare sournoisement la privatisation. 

Parce que bien sûr, critiquer les dysfonctionnements, les déficits, les doubles casquettes et les salaires indécents (les 30 premiers se situent entre 200 et 350 000€), c’est forcément vouloir tout vendre à Bolloré !?

Ce monsieur est perché. Lui qui, loin de dénoncer les « manquements » défend mollement le statu quo amélioré. A peine tourneboulé par le salaire au carré de l’adjoint à l’ex-maire de Paris également rémunéré  par France Télé, le voilà qui prône le retour de la grosse usine à gaz holding publique! Ça c’est de la souveraineté culturelle, non d’un centriste convaincu. Logique macroniste niveau master !!!

Il défend aussi Eugénie Bastié contre cette « vague de haine » qu’elle subirait ?! Il veut plus de voix de gauche sur CNews et des LFI pour porter la contradiction ? Grand seigneur de la pluralité le Jérémie mais aussi du grand n’importe quoi. Lorsque le rapporteur sort un pavé de 500 pages qui dérange, c’est complot, impasse politique, et cheval de Troie. La transparence, oui, mais seulement quand elle l’arrange.

Jérémie, on t’a vu : « Quand on s’engage en politique, on souhaite évidemment avoir des responsabilités. » On y est. Il ne parle plus en député, il parle déjà en futur ministre. Édouard va tout casser, réformer massivement, et lui, il sera là, aux commandes d’un audiovisuel public « révolutionné », concurrent des GAFAM, propre sur lui, fusionné, professionnalisé, et surtout loyal à la maison Horizons.

Pauvre service public. Entre ceux qui veulent le privatiser et ceux qui veulent le transformer en grand machin unique piloté par les copains du président, il est bien loti. 

JPL  peu scandalisé finalement par les déclarations « discordantes » de Delphine Ernotte, par les budgets changeants, par les avantages en nature, ce trio de sociétés amies dont l’omnipotente Mediawan, il proposes quoi de concret ? Une super-structure, un discours pro-pluralité de façade, et la certitude absolue que Philippe 2027 règlera tout. Allo la terre…

On rit jaune, Jérémie. Ses propos chez Sudradio sentaient moins la commission d’enquête que la campagne présidentielle anticipée. Le petit soldat Horizons qui se voit déjà en costume trois pièces, rue de Valois, à refonder la culture française version Philippe. Quel grotesque ego ! Le ridicule ne tue pas, il nourrit chaque jour un peu plus la colère des Français à son encontre mais aussi de son parti. 

Surtout, qu’il n’oublie pas son cheval de Troie : il pourrait bien lui coller une bonne ruade avant 2027.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 6 mai 2026

Patrier-Leitus, le champion du « quand a-t-il dit la vérité, au juste ? »

Patrier-Leitus, le champion du « quand a-t-il dit la vérité, au juste ? »

Ah, Jérémie Patrier-Leitus ! Le député Horizons qui présidait la commission d’enquête sur l’audiovisuel public avec l’air grave du gardien du temple républicain. Celui qui voulait nous faire croire qu’il tenait d’une main ferme le gouvernail de la vérité parlementaire, loin des basses manœuvres et des instrumentalisation.

Libération, ce journal qu’on ne soupçonnera pas de complaisance envers les droites, vient de le démasquer proprement : des citations inventées de Condorcet et Cicéron dans le rapport. (*) A vouloir se faire trop mousser en donnant un vernis antique au travail de sape qu'il a mené à l'évidence tous ces mois, on est bien souvent rattrapé par la patrouille ! L’article a chercher à vérifier les citations attribuées à Condorcet et Cicéron dans le rapport parlementaire sur l’audiovisuel public (rapport Alloncle). Après vérification, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, reconnaît une erreur de sourçage pour ces deux citations, qui sont désormais corrigées ou retirées. Il s’agit d’une enquête fact-check sur des « mensonges » ou inexactitudes dans les références du rapport.

Patrier-Leitus reconnaît certes que ce qu'il a dit était faux mais n'invoque en fait qu'« erreur de sourçage ». Erreur ? De qui se moque-t-il ? Quand on trône en président de commission d’enquête, on ne « sourçe » pas à la légère des pères de la pensée pour habiller ses conclusions. On vérifie. Ou on assume l’imposture.

Et ce n’est pas tout. Dans l’émission de Christine Kelly, sur Europe 1, Jean-Jacques Cordival, secrétaire général de la CGC Audiovisuel, a annoncé qu’il allait déposer plainte contre lui. Notamment pour faux en écriture publique. Trois plaintes au total, dit-il. Le représentant des salariés de l’audiovisuel public en a assez des mensonges. Assez de ce président qui, selon lui, a tordu la réalité des auditions et des faits pour servir son ego. (¤)

(¤)

https://x.com/christine_kelly/status/2051982681043251312?s=48&t=KkBGH3f5j3NY-j7FslK77A

Quand a-t-il dit la vérité, finalement ?

•  Quand il votait pour la publication du rapport Alloncle après avoir laissé entendre le contraire ?

•  Quand il jouait les arbitres impartiaux tout en accusant le rapporteur d’être un cheval de Troie ?

•  Quand il pondait un avant-propos moralisateur pour se dédouaner d’un texte qu’il avait contribué à légitimer ?

•  Ou quand il invoquait Condorcet et Cicéron sortis de nulle part pour faire sérieux ?

Patrier-Leitus incarne ici un centrisme de posture, une indignité vertueuse, une main de fer dans un gant de velours qui cache mal les ficelles qu'il a cru pouvoir tirer . Il se déclare garant de tout ce qui s'est dit tout au long des six mois de la commission qu'il a présidé - à quel titre et selon quels principes ? - il tempère, il reformule, il tance, il moralise, il « propose 40 mesures » salvatrices dans son coin - là aussi selon quelles dispositions légales ? - et pendant ce temps, les faits s’effilochent, les citations s’inventent et le syndicat qu'il n'avait pas convoqué quoi qu'il raconte, le poursuit en Justice après qu'il a transformés ses propos et tenté des salir son action et son nom avec ses approximations coupables.

On nous avait promis la « nouvelle ère » de la transparence et du contrôle parlementaire. On a eu un président qui doit aujourd'hui assumer ses agissements avec un rapport qui sent le règlement de comptes politique et un parfum de scandale qui colle désormais à son nom.

Au député du Calvados dont la circonscription pourrait très vire avoir honte, les électeurs pourraient bien lui suggérer par leur vote en 2027 que la prochaine fois qu'il  invoqueras les Anciens, il choisisse des auteurs qui ne peuvent pas le contredire depuis leur tombe. 

Parce que les vivants, eux, portent plainte pour que les Français, lassés des faux-semblants, puissent enfin voir clair dans son jeu.

La vérité, elle, n’a pas besoin de « sourçage » inventif pour éclater.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Lien vers l’article en question publié ce 5 mai 2026: « Le rapport sur l’audiovisuel public contient-il des citations inventées de Condorcet et Cicéron ? » publié sur Libération (rubrique CheckNews). liberation.fr 

(*) 



Lien direct : https://www.liberation.fr/checknews/le-rapport-sur-laudiovisuel-public-contient-il-des-citations-inventees-de-condorcet-et-ciceron-20260505_JVQSMYSZVZCV5BHDRKMHS7HMO4/




mardi 5 mai 2026

Ce matin l'ex-Orange s'en est donnée à cœur joie en CSE Central pour flinguer le rapport Alloncle et acter l'enterrement de la télé linéaire.

Ce matin l'ex-Orange s'en est donné à cœur joie en CSE Central pour flinguer le rapport Alloncle et acter l'enterrement de la télé linéaire.

C’est une propagande dans toute l'acception du terme que Delphine Ernotte est allée chanter devant les élus. Après avoir adressé un mail de propagande à l'ensemble des salariés pour y dérouler son narratif qui n'a évidement rien à voir avec la réalité (*), elle a comme de coutume entonné ce refrain éculé auquel plus personne ne croit sur l'air de "L'État comme certains parlementaires ne peuvent pas vous attaquer impunément, je suis là ! 

En plus de se victimiser, elle a quasiment acté la mort de la télé linéaire et mis en avant cette stratégie mortifère « streaming first » :  priorité au numérique (france.tv et réseaux sociaux) avec le rôle de "vitrine/promotion pour toucher un large public et driver vers les plateformes".

Sur sa lubie  du « streaming first » et la réorganisation (début 2026), elle a redit qu'il s'agissait là de la plus importante réorganisation du groupe depuis 20 ans  : « J’engagerai dès ce mois-ci la plus importante réorganisation du groupe depuis vingt ans. Celle qui mettra le numérique au cœur de nos activités. Elle fera du streaming et de notre présence sur les médias sociaux la part principale de notre activité. » 

Les caisses sont vides mais bon !! Le but est de devenir un « média nativement numérique » face au recul du linéaire (qui ne serait plus dominant d’ici 2030)". Elle a ressassé que cette politique des partenariats (YouTube pour l’info, Amazon Prime Video, etc.) pour toucher les jeunes et les publics éloignés du linéaire traditionnel.

Elle a martelé "le rôle du linéaire comme « vitrine » / tremplin pour le numérique et les réseaux sociaux"...et a explicitement décrit les chaînes linéaires comme une formidable vitrine pour promouvoir les contenus et les rendre accessibles au plus grand nombre, y compris ceux nés sur le numérique, en insistant sur les recettes pub que cela allait "générer".

Que du vent évidemment.

Les chaînes linéaires seront pensées pour promouvoir les contenus et les rendre accessibles au plus grand nombre, y compris ceux nés sur le numérique: " Il faut bel et bien penser nos canaux linéaires comme une formidable vitrine de ce que France Télévisions fait de mieux, pour rendre ces contenus accessibles au plus grand nombre. » 

En résumé, pour Ernotte :

  • Streaming first = priorité stratégique (france.tv + réseaux sociaux au centre).
  • Le linéaire ne disparaît pas mais devient un outil de promotion large (« vitrine ») au service du numérique et des plateformes.

S'agissant du rapport Alloncle elle a comme dans son message interne, tapé allègrement sur son rapporteur dont les oreilles ont largement dû siffler. Son propos comme dab, contient plusieurs approximations, omissions ou contournements de la réalité, surtout sur l’impartialité, la gestion et le contexte du rapport. 

Voici quelques exemples :

1. Sur l’impartialité et le « débat qui n’a pas eu lieu »

Ernotte affirme que le débat n’a reposé que sur des généralisations, caricatures et extraits tronqués, et que les propositions du rapporteur sont « écrites d’avance » pour affaiblir le service public.

Foutaises: la commission d’enquête (lancée fin 2025, rapport Alloncle publié le 5 mai 2026) a auditionné de nombreux acteurs pendant six mois. Des témoignages (ex. Patrick Sébastien, Jacques Cardoze, etc.) ont pointé des dysfonctionnements concrets : conflits d’intérêts, pantouflage vers la production privée, avantages en nature, etc. 

Des biais éditoriaux récurrents sont pourtant documentés depuis des années : surreprésentation de certaines sensibilités (progressistes sur les questions sociétales, immigration, climat, etc.), sous-représentation d’autres (ex. critiques de l’immigration ou du multiculturalisme). Les déclarations d’Ernotte elle-même (« télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, il va falloir que ça change » ou qualifier CNews de « chaîne d’extrême droite ») montrent un positionnement partisan qui contredit le discours de neutralité absolue.

La Cour des comptes, l'IGF et des observateurs indépendants ont souvent critiqué le manque de pluralisme réel, malgré les obligations légales. Dire que « nous n’appartenons ni à un camp » sonne creux quand la direction exprime publiquement des jugements politiques clairs.

Le débat est légitime (elle le reconnaît), mais elle le présente comme une attaque orchestrée plutôt que comme un retour sur des dysfonctionnements mesurables (audiences en déclin relatif sur certains segments, concurrence de TikTok, YouTube (avec qui elle a signé une espèce partenariat) etc..

2. Sur la gestion et les « marges de progrès »

Elle annonce des mesures (réduction frais de taxi, fin véhicules de fonction, révision hébergement Cannes, prévention conflits d’intérêts) et dit suivre les recommandations de la Cour des comptes de septembre 2025.

Du pipeau en hors sol majeur...

•  Ces mesures sont souvent cosmétiques et tardives. La Cour des comptes a décrit une situation financière « critique » et « non soutenable » : déficits cumulés (autour de -80 à -256 M€ selon les périmètres sur 2017-2024), trésorerie négative, capitaux propres sous la moitié du capital (risque de dissolution sans recapitalisation de l’État).

•  La dotation publique a augmenté sous sa mandature (environ +136 M€ entre 2015 et 2024 selon des critiques) malgré ses ridicules dénégations sous serment que Charles Alloncle n'a pas hésité à qualifier de parjures (LCP ) et les 2.300 départs intervenus et surtout son discours d’économies seriné à la Représentation nationale depuis 10 ans. Les rigidités RH, avec entre autres selon le rapport de la rue Cambon, les 3à plus gros salaires entre 200.000 et 300.000 et les 20 suivant entre 100.000 et 200.00€ sans compter les avantages en nature ont été pointés. contribuablesassocies.org 

•  Les scandales (Cannes, pantouflage, etc.) ne sont pas des « situations particulières » isolées mais des symptômes d’une gouvernance laxiste avec l’argent public.

Réduire quelques taxis ou voitures de fonction après des années de critiques ressemble plus à du damage control qu’à une transformation profonde.

3. Sur les missions et la « fierté »

Elle insiste sur le professionnalisme, le service essentiel rendu aux Français, l’impartialité, et la fierté du travail.

Contre-arguments :

•  Le service public a une mission noble (information fiable, culture, pluralisme), mais son exécution est contestée : polarisation croissante de la société, montée des médias alternatifs et de la défiance (une partie significative des Français perçoit un biais). Des contenus sur France TV Slash ou certaines émissions ont été accusés de militantisme. 

•  La transformation « streaming first » et le partenariat YouTube sont positifs en théorie, mais ils ne résolvent pas les problèmes structurels (coûts, gouvernance, biais).

•  Dire « nous appartenons aux Français » est rhétorique en plus d'être une lapalissade  : un média financé par l’impôt (la TVA) doit refléter la diversité réelle des opinions, pas seulement « telle qu’on voudrait qu’elle soit ».

En somme, le texte est une énième supercherie propagandiste. Il fait mine d'humaniser, défendre le collectif, reconnaît des « marges de progrès » sans les détailler et renvoie les critiques à une « volonté de remise en cause » politique. Un vrai boulot de "spin doctor"... du management de crise.

Mais il évite les faits durs :

•  Situation financière alarmante confirmée par la Cour des comptes (institution indépendante, pas une « fachosphère »). vie-publique.fr 

•  Problèmes récurrents d’impartialité et de gouvernance documentés par des auditions parlementaires, rapports officiels et observations publiques.

•  Manque de réforme structurelle profonde malgré des années de critiques.

Taper sur le rapporteur ne résoudra évidemment rien et ne fera qu'empirer le sentiments de Français qui en ont la clque d'une petite caste de privilégiés qui n'est jamais responsables de rien et appelle à continuer se réfugiant d'un audiovisuel fort synonyme pour eux de pompe à fric ! 

C'est pourquoi l'infirmière TV se devait une fois encore d'abreuver les salariés des ses sempiternelles balivernes. (ci-après)

(*)

Chers toutes et tous,

La publication du rapport de la commission d’enquête sur l’impartialité, l’organisation et le financement de l’audiovisuel public marque la fin de six mois particulièrement éprouvants pour notre entreprise et pour chacun d’entre nous. Je tenais donc à m’adresser à vous directement et sans tarder.

 D’abord pour vous dire ma considération et ma confiance. Chaque jour, partout sur le territoire, dans des conditions souvent exigeantes, vous faites vivre un service public essentiel. Vous informez, vous racontez, vous éclairez, vous rassemblez. Vous êtes au contact du réel, au plus près des Français, dans leur diversité. Vous le faites avec professionnalisme, avec exigence, et avec un sens profond de la responsabilité éditoriale et démocratique.

Le débat sur l’audiovisuel public est légitime. Il l’a toujours été, et il doit l’être. Parce que nos missions sont fondamentales, parce qu’elles mobilisent des moyens publics, parce qu’elles participent à la vitalité du débat démocratique et à l’accès de tous à la culture et à l’information, il est normal que la façon dont nous les menons à bien soit discutée, questionnée, évaluée.

Mais ce débat ne peut être fécond que s’il repose sur des faits établis, une analyse équilibrée, une volonté sincère de comprendre ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons et la réalité du monde dans lequel nous le faisons. Un débat ouvert et démocratique. Ce débat n’a pas eu lieu.

Six mois durant, des situations particulières ont été généralisées. Des choix éditoriaux ont été caricaturés. Des réalités de gestion ou de marché, des parcours individuels ont été simplifiés à l’extrême. Des personnes ont été traînées dans la boue. La défiance a été distillée à longueur d’extraits tronqués sur les réseaux sociaux. Les défis colossaux qu’affrontent notre secteur et notre entreprise n’étaient manifestement pas assez intéressants pour faire le buzz.

Les propositions finales du rapporteur traduisent la suite logique d’un programme écrit d’avance : instiller le doute pour justifier la remise en cause du service public, dans son ambition ou dans son existence même.

Je veux être très claire : nous continuerons à défendre, avec détermination et sang-froid, le rôle et les missions du service public audiovisuel. Nous le ferons avec notre professionnalisme, avec notre intégrité, avec des arguments, avec des faits, avec la transparence qui s’impose à nous. Et sans nier les marges de progrès qui existent, car elles existent et nous devons les traiter avec lucidité.

Nous nous devons d’abord d’être à l’écoute des attentes légitimes qui s’expriment et apporter des réponses chaque fois que cela est nécessaire. Toute critique formulée à notre égard, d’où qu’elle vienne et quelles que soient les intentions qui l’accompagnent, mérite considération et examen de notre part.

C’est dans cet esprit que j’ai décidé de mettre en place un suivi exhaustif des recommandations et préconisations du rapport publié par la Cour des comptes en septembre dernier. C’est aussi pour cette raison que nous avons souhaité répondre, sans attendre la publication du rapport, à certaines des critiques récurrentes émises dans le cadre de la commission d’enquête. 

Nous avons ainsi décidé de réduire fortement les frais de taxi, de mettre fin aux véhicules de fonction pour les cadres parisiens, de réviser la politique d’hébergement lors du festival de Cannes ou encore de travailler à la mise en place d’une nouvelle procédure de prévention des conflits d’intérêt pour certains salariés souhaitant rejoindre le secteur de la production. L’exemplarité de l’audiovisuel public étant sans cesse à conforter, je resterai attentive aux interpellations qui pourraient nous être adressées.

Nous devons ensuite rester pleinement mobilisés au jour le jour pour remplir nos missions au service du public. L’actualité politique s’intensifie déjà en vue de 2027 et, dans un climat de violence qui se généralise, nos concitoyens ont besoin d’une information fiable, rigoureuse et impartiale. Quand certains soufflent sur les braises de la polarisation, nous sommes là pour rassembler avec rigueur et calme. Quand certains nous accusent de parti-pris, nous devons accueillir tous les points de vue, même lorsqu’ils expriment une critique à notre égard. Nous n’appartenons ni à un camp, ni à un parti. Nous appartenons aux Français. Ils attendent de nous impartialité, rigueur et indépendance. Rien ne doit nous faire renoncer à informer, enquêter, révéler. Ni auto-censure, ni militantisme.

Nous nous devons, enfin, de continuer à transformer nos offres et nos structures, qu’il s’agisse de la mise en place d’une nouvelle organisation opérant la bascule vers un modèle « streaming first », du partenariat stratégique avec YouTube qui permettra de renforcer notre engagement dans la lutte contre la désinformation, ou encore de l’évolution de nos modes de production en interne comme en externe pour gagner en efficacité par l’innovation.

Dans les semaines et mois qui viennent, le débat public va se poursuivre et probablement s’amplifier. Il nous appartiendra d’y prendre toute notre place. Nous le ferons collectivement, car c’est par le travail et l’expertise de chacun que se construiront nos réponses de média public.

Dans ces moments déstabilisants, il est plus que jamais essentiel de se rappeler le sens de ce que nous faisons. Nous avons une responsabilité particulière vis-à-vis des citoyens. Nous contribuons, chaque jour, à éclairer le débat public, à faire vivre la culture, à créer du lien. Cette mission est exigeante et je veux vous redire que vous pouvez être fiers de votre travail. Je le suis.