dimanche 12 juillet 2026

La télévision publique que Delphine Ernotte a mise à mort en moins de dix ans…

La télévision publique que Delphine Ernotte a mise à mort en moins de dix ans…

Voilà à quoi mène une décennie ernottienne à France Télévisions organisée plus comme un fief idéologique que comme un service public. 

Résultat : près de 2,5 milliards d’euros par an prélevés depuis trois ans via la TVA sur l’ensemble des Français pour une offre de plus en plus contestée, des audiences en berne face aux plateformes comme à la concurrence et une ligne éditoriale qui sent souvent le parti pris.

Depuis son invraisemblable premier parachutage à l’été 2015, l’information publique s’est trop souvent muée en machine à orienter le débat plutôt qu’à l’éclairer. On y a vu une focalisation obsessionnelle sur certains combats sociétaux, un traitement asymétrique des sujets sensibles et une propension à marginaliser les voix dissonantes. Plus d’une demi douzaine de directeurs de l’information se sont succédés sur cette période, tous dégagés les uns derrière les autres par celle qui claironne, à tour de déclarations,  que « le groupe public est leader dans tous les domaines »!  Franceinfo, censée être le fer de lance, en est devenue le symptôme d’un service public qui préfère « faire barrage » plutôt que refléter le pays réel.

La gestion ? Catastrophique. Doublons structurels, accords sociaux hors-sol, dépenses contestables, et une incapacité chronique à s’adapter à l’ère numérique. Dix ans de déni, de postures et de mépris face aux critiques pourtant légitimes. Ce n’est jamais la faute de l’intéressée mais toujours celle des autres.

Conséquence: les sénateurs Max Brisson et Cédric Vial proposent un « cap rationnel » : faire de Franceinfo qui, rappelons-le, n’est parvenue en dix ans qu’à grignoter quelques dixièmes de pourcentage d’audiences pour se situer, quasiment toujours en dessous en dessous du 1%, le vaisseau amiral de l’information !!!! Rien que ça. Hallucinant. 

Les deux parlementaires qui disent leur approche « sérieuse et mesurée, visant à sauver ce qui peut encore l’être », de préciser qu’il conviendra de «clarifier le périmètre, supprimer les doublons, imposer une gouvernance responsable et faire des économies ciblées » !!!! Allo, la terre…

Essayons d’être lucides : en aucun cas, cet étrange projet ne permettrait de réorganiser le groupe et surtout de faire que France Télévisions créée par Hervé Bourges retrouve ses lettres de noblesse.

La réponse ne passe plus par une réforme de plus, un énième groupe de travail ou un contrat d’objectifs forcément mal révisé et qui sera dévoyé dès son hypothétique signature. Le mal est profond, incarné et structurel. Il porte un nom : Delphine Ernotte, parachutée en 2015 et qui, depuis, a tout fait pour flinguer le groupe de l’intérieur…avec un sectarisme éditorial consommé, un aveuglement managérial sans pareil et surtout un refus obstiné de toute remise en question !

Tant qu’elle restera aux commandes, toute réforme sera vaine : un emplâtre sur une jambe de bois, un exercice de com’ pour préserver celle disait « fondre  devant Emmanuel Macron et vaincre sa timidité » lors de la remise d’un prix, séquence raillée sur le Net devenue virale depuis. 

La seule décision qui vaille aujourd’hui, la seule qui permette un vrai sursaut, c’est son départ immédiat. Sans cela, Brisson, Vial et tous les esprits contestataires qui s’y attellent perdront leur temps. On ne réforme pas une maison en ruine tant que l’incendiaire y habite encore.

Il est temps de tourner la page Ernotte. Le service public mérite mieux. Les Français aussi.

La culture du déni permanent sur France Télévisions…

La culture du déni permanent sur France Télévisions…


En fait Mesdames et Messieurs, le mardi soir, pendant que TF1 ramassait un double des audiences de France 2 avec son JT, le chœur des propagandistes de France Télévisions se consolaient comme ils pouvait après que l’ex-Orange a ressassé son pathétique refrain : « On est les meilleurs », « On a les meilleures audiences ».

On croit rêver. Quand la réalité vous met une claque pareille, il ne reste plus qu’à « organiser » les images pour survivre.

Un « mauvais signal pour Édouard Philippe, soudainement mis en image par FTV » concluent les observateurs. Erreur éditoriale ? Allons donc. On nous prend vraiment pour des imbéciles. C’était soit une bourde monumentale, soit — et c’est encore plus inimaginable — un calcul savant : mieux valait coller le visage d’Édouard Philippe face à celui de Marine Le Pen plutôt que de montrer la déconvenue du camp qu’ils défendent depuis des années.

Pendant que TF1 faisait carton plein, France Télévisions, elle, en était réduite à bidouiller les plans, à choisir ses angles comme un mauvais illusionniste qui espère que personne ne verra la ficelle. Pathétique.

Le service public, financé par l’argent public, ne produit plus de l’information : il produit de la copium en haute définition. Quand la vérité des chiffres devient trop cruelle, on change de cadrage, on « met en image » celui qui arrange, on parle d’« erreur éditoriale » comme on parlerait d’une tache sur une nappe. Sauf qu’avec la tache, c’est toute leur crédibilité qui fout le camp.

Le téléspectateur en est réduit à financer une machine qui nous méprise ouvertement. Une machine qui, le soir où TF1 fait le double, préfère se raconter des histoires plutôt que d’admettre l’évidence…Le public n’est plus dupe. Il zappe. Il choisit. Et il choisit massivement l’autre côté.

FTV peut continuer à se gargariser de ses « meilleures audiences » imaginaires. La réalité, elle, est sans pitié : le double. Et cette réalité-là, aucune erreur de montage ne pourra jamais la cacher.

Le service public est en train de mourir devant nos yeux et au lieu de faire son mea culpa, il préfère dérouler un narratif auquel plus personne ne croit.

Triste époque. Triste chaîne. Triste couleur (Orange évidement) Triste fin.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​