mardi 5 février 2008

Le SNPCA-CGC mandate très officiellement son avocat afin de porter plainte contre France Télévisions pour entrave.

Patrick de Carolis qui a réuni il y a quelques jours « ses cadres » leur a demandé de le soutenir face aux menaces qui pèsent sur la télévision publique.

Un comble. C’est celui supposé être le garant de l’Etat qui demande au «personnel » ne lui accordant plus aucune confiance de toute façon, d’être avec lui….sinon ce sera le chaos.

Patrick de Carolis continue sa réforme à marche forcée. Il fait comme si les votes par les Comités d’Entreprise de France 2, France 3 relayés maintenant par celui de France 5 n’avaient pas eu lieu ; comme si les procédures d’alerte pour exiger des informations sur la réforme de la présidence, n’avaient aucun effet.

Pour ce faire et en dehors de toute concertation (cela fait bien longtemps que le mot n’a plus aucun sens à France télévisions) et en toute illégalité, la présidence donc a mis en place au BARJAC une cellule d’une trentaine de personnes déjà à la tâche pour procéder le plus rapidement possible aux transferts souhaités.

Aujourd’hui même, la présidence chercherait à savoir catégorie par catégorie, autrement dit « cadres » ou « non cadres », qui était en grève le 24 janvier 2008 notamment à l’appel du SNPCA-CGC. Quel but poursuit Patrick de Carolis et son équipe rapprochée ? Sanctionner ceux des « cadres » qui s’étaient déclarés grévistes ? La grève est un droit constitutionnel, Monsieur Carolis. Les listes « noires » le sont sûrement moins !!!


Il est clair que Patrick de Carolis a du mal à comprendre que les droits d’alerte votés sur les chaînes ont pour conséquence, pour le moins, de geler ses manœuvres. Sa tentative de les faire lever avec la bienveillance de certains, ne risque pas grâce à la vigilance du SNPCA-CGC d’aboutir.
Bien que la remise en cause du financement de France Télévisions intimement liée à l’éventuelle suppression de la pub sur France Télévisions, ainsi que les rumeurs de démantèlement de la seule entreprise publique de proximité (Qui a bien pu les lancer ? Qui y avait intérêt ? Ne s’agirait-il pas là d’un leurre ?), soient de véritables écueils pour la pérennité de la télé publique, la Présidence maintient le cap avec ses chantiers de réorganisation qui ont été conçus, est-il besoin de le rappeler, bien avant l’annonce surprise du Chef de l’État.

Sans avoir fourni quelque information que ce soit sur la pertinence, la légalité et sur les conséquences (économiques, structurelles, stratégiques ou sociales….) des 8 chantiers de « synergies » [8 aujourd’hui, 12 demain, 15/20 fin 2008], qui se traduiraient à terme par des transferts massifs de personnels à France Télévisions S.A., la Présidence en totale entrave continue à annoncer sa volonté de faire aboutir son dispositif aux échéances prévues (premier trimestre 2008).

Le SNPCA-CGC ne peut qu’être en phase avec la CFDT qui dans son dernier tract « Pendant la durée des travaux, le magasin reste ouvert ! », indique qu’il y a bien « donc un double combat à mener pour défendre les missions, la pérennité et les moyens de France Télévisions, tout en préservant le pluralisme de l’information, mais aussi au plan interne du Groupe France Télévisions pour faire échec à une tentative de centralisation sans visibilité et à une remise en cause des garanties sociales ».

Paris, le 5 février 2008