mardi 22 janvier 2013

Pflimlin : COM de bien entendu ...mais sans « Circonstances atténuantes »


A quelques jours de la signature avec l’État, du fameux « avenant au COM » (Contrat d’Objectifs et de Moyens) de France Télés, Pflimlin continue son numéro d’ « homme blessé » soi-disant « victime » de « restrictions budgétaires sans précédent ». Cela suffit de continuellement se défausser. Pflimlin est responsable, bien entendu et il n’a pas de « Circonstances atténuantes ».



Après avoir explosé tous les budgets à France Télé, depuis son départ de Presstalis dont chacun sait aujourd’hui dans quel état il laissé l’entreprise de diffusion de presse (dans une situation de quasi faillite avec la moitié des salariés aujourd’hui licenciés, situation qu’évoque du reste François Hollande dans ses veux à la Presse) Pflimlin joue encore et encore les victimes sur l’air de « je n’y suis pour rien ».



Que pourrait bien rectifier cet avenant au COM alors que le précédent qu’a signé Pflimlin a été largement dévoyé dès sa signature… il n’est quand même pas là pour tirer un trait sur la mauvaise gestion de l’entreprise par l’équipe en place ?



Comment l’État, les Tutelles, le Gouvernement, peuvent-ils encore admettre une telle posture où ils sont visés en permanence pour les « dommages » qu’ils causent et la « brutalité » de leur démarche ? Chaque jour qui passe de cette « chanson » là, précipite un peu plus l’entreprise dans les abimes du chaos…les dégâts pour la remettre sur les rails seront incommensurables.



Hier, c’était Télérama dans son article intitulé: « France Télévisions au régime sec » qui s’interrogeait « Rémy Pflimlin en fait-il trop ? » et qui rappelait les propos du « pauvre malheureux » débités publiquement, le 12 octobre au Sénat, contre l’actionnaire : « Je vous dois cette vérité. En 2013, l'ampleur et la brutalité de l'effort qui semble devoir être demandé à l'entreprise ne sera pas tenable sans dommage... Un tel volume d'économie, ce sont bien plus de rediffusions, c'est la question de notre place en régions et en outre-mer, ce sont moins d'investissements dans la création, ce sont des conséquences sévères sur l'emploi et dans les secteurs qui vivent des commandes de l'entreprise. »



Quel but Pflimlin peut-il bien poursuivre en tapant ainsi systématiquement sur l’actionnaire ?



Visiblement le même que son drh/dga Papet qui depuis ce matin dans sa 63ème année, a cru devoir commenter en Conseil d’Administration sur le même air que Pflimlin le raslebol des salariés « cette grève n’était pas une grève contre l’application de textes unilatéralement, non…elle était l’expression d’autre chose…d’un malaise financier, entre autres » (contre le gouvernement donc…qui d’autre ?) !!!!



Et de rendre la Ministre responsable de tous les maux ! Télérama rappelait, toujours dans son article, ce que chacun pouvait lire sur la pancarte d’un gréviste manifestant devant France Télévisions  « Moins belle la vie avec Filippetti. » !!!



Tout cela Pflimlin s’en accommode très bien…la faute à qui ? Pas à lui mais à tous ceux qui procèdent à « des coupes budgétaires totalement arbitraires » !!! Et Pflimlin, il sait lui ce qu’arbitraire veut dire !



Le blog CGC Média rappelait, il y a peu, le vote des administrateurs au CA Patrick Bloche en tête, qui  comme un seul homme adoptaient le budget 2013 qui, comble de l’hallucinant, faisait apparaitre une ligne budgétaire de : "25 millions d'euros d'économies supplémentaires" restant "à déterminer" … !



Non, non, ce n’est pas un gag. Il y a bien 25M€ d’économies sans rien en face...et c’est bien une entreprise d’État !!!! 


Ces 25M€ d’économies où Pflimlin va-t-il les trouver ? Ajdari le financier de France Télé, lors de ses vœux, y a fait allusion… Ce seront de 2 à 5% prélevés sur toutes les directions ; le plus arbitrairement qui soit évidemment.



Dans une récente publication de la CFTC (Canal historique !) - le texte émane de syndicalistes qui ont gardé intact le pouvoir de s’opposer -  la démonstration est déjà faite. Extrait : « En janvier à Malakoff, c’est galette à tous les étages. Au lieu des traditionnelles et annuelles retrouvailles dans le hall, la direction a préféré innover et distribuer fèves et serrages de pinces… service par service. Abondance de fèves ne nuit pas si ce n’est pour mieux masquer les nouvelles médiocres, de ce début d’année.



En effet, dans le cortège des restrictions budgétaires, les 1ères ont vu leur budget amputé de 2 %. Deux % cela semble anodin. Sauf que, la masse salariale étant inamovible, cela fait in fine entre 30 et 50% -selon les stations !- des budgets de production qui disparaissent pour cette année. Un moins disant pour ses stations que l’on a voulu « de plein exercice »…. »



Et ce qui se passe là, se passe partout. Quasiment tout le monde sera logé à la même enseigne…pas question de privilégier l’un par rapport à l’autre. A ce titre, il serait intéressant de connaitre la réduction du budget des émissions de Carolis… 2%, 3%, -5% ???? Ne nous dites pas que ….non !



Il se murmure même que France télévisions n’a plus d’argent pour financer les secondes parties de soirée que ce soit sur La Deux comme sur La Trois…d’’où l’idée du « Grand Soir 3 ».



Et tout ça sans même parler des velléités de transposition incompréhensibles sur les contrats de travail que Papet l’autiste drh/dga entend mettre en place à marche forcée et le plus illégalement qui soit.

Ce ne sont pas comme l’écrit l’Express dans son article du jour « France Télévisions: Rémy Pflimlin sur le gril » :  « Les têtes qui devraient tomber, sacrifiées pour l’exemple… ainsi évoqués les départs de la papesse des programmes du groupe, Emmanuelle Guilbart, ainsi que de celui d’Yves Rolland, « le » conseiller de Rémy Pflimlin et ancien membre de cabinet d’Alain Juppé, à Matignon »  qui vont arranger la situation. NON...C’est une nouvelle donne et rien d’autre.


On ne fait plus rien de mangeable avec du réchauffé !

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