mardi 23 décembre 2014

Bertrand Méheut ne sait décidément pas ce que liberté d’expression veut dire…il s’en prend à nouveau au délégué central CGC de Canal+ au risque de ternir l’image de Vivendi, la maison mère qui n'y est pour rien.


Bertrand Méheut ne sait décidément pas ce que liberté d’expression veut dire…il s’en prend à nouveau au délégué central CGC de Canal+ au risque de ternir l’image de Vivendi, la maison mère qui n'y est pour rien.

Et de trois procédures contre Sylvain Thibon le DSC CGC de Canal +, mises en place par celle qui remerciée en mars 2005 après 3 ans 6 mois à LVMH intégrait,6 mois plus tard, les ressources humaines de Canal +. 

C’est pour une soi-disant « faute lourde » que le DSC de Canal +, également Représentant Syndical au Comité de Groupe de Vivendi, est cette fois-ci convoqué à un entretien préalable avec réunion dans la foulée, la semaine dernière, du C.E. de Canal +  destinée à valider son licenciement. 

Quelle « faute lourde » Bertrand Méheut et Sophie Guiesyse aux ressources humaines de Canal, reprochent-ils à Sylvain Thibon ? Quasiment la même qu’en 2010 : avoir soi-disant transmis des informations confidentielles ??? 

Ben voyons !

Tout cela n’est en réalité que l’action récurrente d’une femme dont l’idée fixe "se débarrasser du syndicaliste gênant ", confine à l’acharnement. 

C’est le même scénario échafaudé en 2010 pour lequel le blog CGC Média dans un article intitulé « Sophie GUIEYSSE DRH de Canal+ devrait voir revenir comme un boomerang la scandaleuse cabale montée contre la CGC. » mais également Médiapart dans un papier du 3 novembre 2010, signé Laurent Mauduit « A Canal+, l’anti-syndicalisme, c’est en clair »  Le délégué syndical central de la CFE-CGC de Canal+, Sylvain Thibon, est convoqué jeudi 4 novembre [2010] à un entretien préalable à son licenciement. La direction lui reproche d'avoir divulgué des informations confidentielles qui seraient venues nourrir une enquête de Mediapart. Problème: si une source et une seule nous a effectivement informé, il s'agit... du PDG de Canal+ en personne! …» 

Variante....La dernière fois, aucun des élus du CE n’avait été dans le sens de ce que souhaitait Sophie Guyesse et Bertrand Méheut : le licenciement. 

La semaine dernière donc, alors que la ficelle est encore plus grosse, 5 des élus au CE étiquetés « UNSA-Plus libre » dans le cadre d’un CE extraordinaire organisé et réuni en toute hâte par Sophie Guieysse, ont voté  « POUR » licencier le DSC CGC. 

Il semble d’ailleurs selon les informations dont dispose le blog CGC Média que l’UNSA n’ait pas du tout apprécié cette prise de position d’une petite poignée d’individus - anti-syndicale et écœurante, n’ayons pas peur des mots qui non seulement pourrait bien déboucher sur des « mesures appropriées » émanant de la centrale syndicale mais qui surtout ne l’emporte en rien sur la décision des autres élus CGC de voter unanimement « CONTRE ». 

Il est d’ailleurs assez lamentable de constater que desdits « syndicalistes » puissent voter pour le licenciement d’un délégué avec un si bel entrain, sans se poser la moindre question sur les pseudos griefs mis en avant par l’employeur et en ne pensant pas une seule seconde au jour où leur tour viendra ! 

Alors que pour un vol,  le licenciement n’est pas voté; face à des soi-disant « révélations », ils condamnent. Pitoyable. 

Pourquoi ont-ils d’ailleurs condamné, le pouce baissé comme dans les arènes romaines ? 

Pour une simple publication syndicale destinées aux seuls adhérents du syndicat (donc non publique, précisions qui a toute son importance) et dont Sylvain Thibon n’est évidemment ni l’auteur, ni le responsable pourtant clairement indiqué, du reste, au bas du document en question. 

Pour avoir  «donné » des informations qui seraient soi-disant confidentielles dans la « Newsletter du syndicat » mais que Vincent Bolloré, le pédégé deVivendi dont Canal + est filiale, adonnées en juin dernier dans une interview au Figaro, à savoir la « SIGNATURE D’UN ACCORD ENTRE « OVERSEAS ET THEMA [THEMA société spécialisée dans la distribution de chaînes de télévision généralistes, thématiques et ethniques auprès des opérateurs câble, satellite et IPTV en France et à l’international. THEMA édite également la chaîne de fiction africaine,Nollywood TV leader en Afrique francophone, et distribue auprès des FAI ou opérateurs de nombreux bouquets de chaînes ethniques dont le Bouquet Africain. »] et qui ont d’ailleurs fait l’objet d’un  communiqué de Presse, en octobre dernier, émanant de Canal + ! 

Invraisemblable de s’en prendre ainsi au délégué syndical central - étranger à tout cela, il convient de le redire -  dont les missions premières sont de défendre et informer librement !!!! 

Puisque les informations dont dispose le syndicat ne sont évidemment pas confidentielles, que restait-il à la direction de Canal pour justifier le licenciement « fautif » ?  Le coup classique…la soi-disant transmission des données confidentielles qui auraient pu avoir un effet sur la « transaction » !!!! 

Hallucinant….De quoi serait-il question ? Du chiffre d’affaires de THEMA estimé à 25 millions d’euros pour cette année auquel le blog CGC Média a eu accès et dont le but est le doublement d’ici à 2018 ? 

Risible. Lorsque le blog CGC Média indique avoir « eu accès » à ces chiffres - c’est en réalité presque se vanter ! – car il n’a pas vraiment eu de mal à les obtenir ces chiffres qui ne sont un secret pour personne, à commencer par les millions d’internautes à travers le monde qui y ont accès en cliquant sur le lien suivant : https://ws.elance.com/file/Mediakit.pdf?crypted=Y3R4JTNEcG9ydGZvbGlvJTI2ZmlkJTNEMTI0ODU4NzMwJTI2cmlkJTNELTElMjZwaWQlM0Q3MDY3MzQy
qui renvoie à une plaquette de près de 25 pages éditée par THEMA (extrait ci-après) 





Accuser un délégué syndical de « transmettre des informations » soi-disant confidentielles pour tenter de licencier sous prétexte d’une « faute lourde » ce alors même qu’il n’est – redisons-le –  ni l’auteur, ni le responsable d’une Newsletter syndicale et que de surcroît toutes ces données sont sur la place publique via internet depuis des mois, c’est de l’acharnement. 

Comment le groupe qui détient Canal + pourrait-il cautionner cette troisième tentative de Sophie Guieysse qui ne vise à l’évidence qu’à museler le syndicat et réduire au silence en virant injustement sous prétexte d’un fallacieux motif, Sylvain Thibon qui le représente dignement, fermement et légalement ?!

lundi 22 décembre 2014

Quel point commun y-a-t-il entre Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin et Bertrand Méheut ? « Bygmalion », évidemment.



Quel point commun y-a-t-il entre Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin et Bertrand Méheut ? « Bygmalion », évidemment.

Le 2 juillet 2014, dans le droit fil de l’article du « Canard enchaîné » publié le 18 juin et intitulé « Tous ces mécènes qui ont nourri le féroce appétit de Bygmalion », « Paris Match » publie une autre grande  enquête « L'affaire Bygmalion révèle des liaisons dangereuses entre business et politique ».
Jean-François Copé avec son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux, chargé à l’UMP de l’organisation logistique de la campagne de Nicolas Sarkozy.


François de Labarre et François Labrouillère pour « Paris Match » écrivent  notamment « Ainsi, quand les caisses du groupe UMP se vident, et que celles de Bygmalion se remplissent…en dehors du personnel politique, toute une brochette de noms prestigieux a fait appel à Bygmalion : Dassault, Canal+ [En plus de France Télévisions qui a eu droit à plusieurs  articles à part suite à l’instruction judiciaire confiée au juge Renaud Van Ruymbeke, ndlr], Arte, Banijay (le groupe de Stéphane Courbit), Coca-Cola, Dior, LVMH, Endemol, Veolia, la Société générale, le Medef, l’Institut Montaigne et même les francs-maçons de la GLNF. En 2010, l’organisation d’un forum sur le Qatar vaut au petit groupe de côtoyer le gotha de l’industrie française : Areva, Bouygues, Aéroports de Paris… En 2011, au moment du « printemps arabe », des émissaires de Bygmalion sont aperçus à Tunis, tentant de décrocher, en vain, les contrats de communication de deux partis candidats aux élections».

Il n’y a donc pas que la télé publique qui a eu recours aux contrats passés avec Bygmalion, Canal + également 

Si pour France Télé, le dossier judiciaire sur cette partie spécifique liée aux contrats passés avec Bygmalion sous Carolis et Pflimlin, a déjà conduit Renaud Van Ruymbeke à placer Pflimlin comme 2 autres dirigeants sous statut de témoin assisté et prononcer 4 mises en examen dont Carolis dans l’instruction qu’il mène suite à la plainte, beaucoup plus vaste déposée par le SNPCA-CGC, les entreprises que cite « Le Canard » mais aussi « Paris Match » devront forcément s’expliquer dans un autre volet connexe dont le juge assure également l’instruction.   

Ainsi Canal + sous Bertrand Méheut, tout comme France Télé  a contracté en 2011 avec « Bygamalion », la société de Guy Alves (mise en examen) et Bastien Millot (mis en examen) et ce jusqu’à fin 2012, pour de « l’accompagnement stratégique ».

Quant à l’addition, elle est comme à France Télé, loin d’être légère.

Étonnant que ces sociétés audiovisuelles, publique et privée, aient éprouvé le besoin de se « faire accompagner stratégiquement » par une société extérieure dont Millot, entre autres ex conseiller de Copé devenu le bras droit de Carolis, avait été le président !!!!

Comme s’il n’y avait eu personne, en interne, pour élaborer la stratégie de chaque groupe !

Il semble même que pour ceux qui ont eu recours à ces « services », les résultats ne soient pas au rendez-vous, ni France Télé, ni Canal +, qui ne sont  pas « au mieux » aujourd’hui, ce n’est pas la peine de se le cacher.

L’une et l’autre malgré ce dispendieux accompagnement stratégique n’auraient-elles eu qu’une vue à court-terme de ce que serait l’entreprise dans les années à venir en ratant totalement leur tournant.

Pour France Télévisions en situation de quasi faillite, le remplaçant de Pflimlin nommé par le CSA dans quelques semaines, tentera de redresser la barre en capitaine de vaisseauc’est un travail titanesque qui l’attend !

Pour ce qui concerne Canal +, Vincent Bolloré de plus en plus présent et impliqué dans la filiale du groupe a déjà commencé. Il veut dynamiser son groupe et mettre l'accent sur les pays émergents, dont l'Afrique, continent qu'il connaît parfaitement. Il le disait encore, en juin dernier, au Figaro «Il y a actuellement 2 milliards d'individus sur terre qui, grâce à la hausse de leurs revenus, veulent accéder à la société d'entertainment. Ces 2 milliards de personnes sont principalement en Afrique et en Asie.» Canal + est déjà présent dans ces pays avec 1 million d'abonnés au service Canal + Overseas. «Universal Music et GVT doivent également se développer en Afrique »


« SIGNATURE D’UN ACCORD ENTRE « OVERSEAS ET THEMA » (*)

« CANAL + OVERSEAS » et « THEMA » annoncent la signature d’un accord portant sur une  prise de  participation majoritaire par « CANAL + OVERSEAS » dans le capital de THEMA.
Créée en 2005 par François Thiellet, THEMA est une  société spécialisée dans la distribution de chaînes de télévision généralistes, thématiques et ethniques auprès des opérateurs câble, satellite et IPTV en France et à l’international. THEMA édite également la chaîne de fiction africaine, Nollywood TV leader en Afrique francophone, et distribue auprès des FAI ou opérateurs de nombreux bouquets d
e chaînes ethniques dont le Bouquet Africain.

Dans le cadre de cet accord, permettant d’unir un savoir-faire et des compétences complémentaires, François Thiellet, Président de THEMA, appuyé par son comité de direction, continuera à diriger et à développer lesactivités de THEMA.

Jacques du Puy, Président de « CANAL + OVERSEAS », déclare : « L’acquisition du groupe THEMA va accélérer notre stratégie de développement, en particulier en Afrique, et nous permet également d’intégrer un savoir-faire clé dans le marketing et l’édition de contenus ethniques. »

Francois Thiellet, Président de THEMA, poursuit : « Nous sommes fiers et heureux de nous associer à CANAL + OVERSEAS dont les moyens et l’implantation internationale permettront d’accélérer la croissance de THEMA dans le monde…. »

Selon les chiffres qui circulent depuis quelques temps et ne sont secret pour personne – contrairement à ce que voudrait faire croire certains au sein de la chaîne cryptée, en faisant porter le chapeau à tel ou tel lampiste – le but est le doublement du chiffre d’affaires d’ici à 2018 estimé aujourd’hui à 25M€ .

Dès lors, une question reste en suspens….A quoi ont bien pu servir finalement ces dizaines et dizaines de milliers d’euros dépensés au sein de Canal et France TV en « accompagnement stratégique » ?...puisque comme chacun le constate, le changement de cap n’est finalement pas à mettre à l’actif de ceux qui les ont engagés !!!!!   


(*) Précisions du Blog CGC Média :

Canal+ Overseas acquiert donc la société Thema avec pour objectifs de créer des marques de références sur les thématiques porteuses, de préempter le marché africain et de créer des synergies revenus/coûts… publicité, droits, doublage…

Cette acquisition permettra ainsi d’étendre l’expertise en « Marketing Ethnique » et de tirer parti de la croissance de ce marché à l’international par l’agrégation de contenus ciblés sur les territoires en expansion : Haïti, Australie, Surinam, Canada…

Le Groupe Thema, qui édite, entre autres, la chaîne « Nollywood », représente des chaînes thématiques et édite des bouquets, africains, arabes et espagnols. Il est implanté à l’international avec une représentation commerciale à Singapour, Londres d’où il diffuse un bouquet de chaînes, à Moscou, New York ainsi que Malte.

La société s’est également lancé dans la création d’une régie publicitaire «Thema Adversiting » pour la France et les territoires africains ».

Aujourd’hui, le bouquet de chaînes de cette société est commercialisé auprès des FAI français.

Créée en 2005 par François Thiellet autour de quelques chaînes thématiques, la société étend son activité en 2008 avec un bouquet de chaînes « ethniques » dont un bouquet de chaînes africaines. C’est à cette période que les premières relations avec CANAL+ se nouent, autour de la distribution de ces chaînes.

En 2013, le groupe lance une chaîne africaine « Nollywood » une chaine de fiction, qui engrange rapidement une forte audience en Afrique, 18% en Côte d’Ivoire. Diffusée en France et dans les pays Subsahariens, Gabon, Mali Togo, Sénégal via notamment l’offre Evasion de CANALSAT Afrique...

Nollywood TV revendique 150.000 abonnés en France et 800.000 en Afrique. Dans le même temps, le groupe Thema développe la production audiovisuelle depuis le Niger, aujourd’hui le plus gros producteur audiovisuel du monde !...