lundi 8 février 2016

Et voilà que commence l’enquête judiciaire concernant la désignation à la présidence de France Télévisions.



Et voilà que commence l’enquête judiciaire concernant la désignation à la présidence de France Télévisions. 

S’il ne fallait reprendre qu’un article paru la semaine dernière après le rejet par le Conseil d’État de requêtes déposées par le SNPCA-CGC et la CFDT, ce se serait celui que publiait le jeudi 4 février, le site « e-alsace » intitulé  « CSA : un peu de pudeur serait nécessaire ». 

Il convient de rappeler avant toute chose que les deux organisations syndicales requérantes avaient saisi l’instance administrative concomitamment au Doyen des juges d’instruction dans le cadre de la plainte en cours pour ne pas qu’il lui soit opposé le délai de deux mois qui courrait après le 23 avril dans la simple contestation de l’acte administratif incriminé d’autre part au Pénal.

La décision du Conseil d’État dont le cinquième volet de l’enquête « l’Opinion » « Tensions, pressions, mensonges et élections (5/5) » à l’été 2015 rappelait le rôle qu’avait joué son vice-président dans cette procédure…et c’est entre guillemets dans le texte du journaliste:

Extrait : "Le conseil d’État s'implique ?

La suite de l'histoire est encore floue. Olivier Shrameck a-t-il convoqué successivement Mémona Hintermann-Afféjee et Francine Mariani-Ducray pour leur demander de changer leur vote ? Cette dernière, membre du Conseil d’État, a-t-elle reçu un coup de téléphone de Jean-Marc Sauvé, son vice-président, pour lui demander, non pas de voter pour Ernotte, mais de « trouver une solution permettant de sortir de l'impasse » ? …" 

Comme l’écrit  le site « e-alsace » : « Le Conseil d’État a validé la procédure de nomination de Delphine Ernotte…Le Conseil supérieur de l'audiovisuel fanfaronne, mais la partie n'est pas terminée…. 

À minima, Olivier Schrameck aurait gagné à rester modeste, lui qui a été tant critiqué par la presse, par les syndicats CGC et CFDT de France Télévisions et par de nombreux parlementaires. Là, il donne l'image d'un adolescent immature qui clame "j'avais raison, j'avais raison". 

De plus cet homme si doué pour les ronds de jambe au point de finir par se faire un jour ses propres croche-pieds, semble avoir oublié qu'une procédure judiciaire est en cours à l'initiative de la CGC et de la CFDT et qu'il va d'avoir s'expliquer rapidement devant un juge d'instruction. 

Enfin, Olivier Schrameck ferait bien de lire un article mis en ligne le 3 février par le site ATLANTICO pour retrouver un peu de modestie. 

Mais peut-être la France est-elle à ce point tombée dans un système de suffisance de caste que les règles communes ont disparu. »

La conclusion est simple, il faut le redire, le juge d’instruction n’est en rien tenu par la décision de l’instance administrative dans l’enquête judiciaire en cours qu'il va instruire concernant les conditions de désignation, au printemps 2015, à la présidence de France Télévisions.

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