mardi 19 avril 2016

L’ex Orange qui ne décolère pas, devrait défier les personnels en maintenant son monsieur info en place.

L’ex Orange qui ne décolère pas, devrait défier les personnels en maintenant son monsieur info en place. 

Elle fulmine l’ex Orange au huitième étage. Elle ne digère pas le résultat sans appel issu des urnes que les journalistes de de France Télévisions ont rendu ce mardi 19 avril avec une large majorité de 65,14% d’entre eux votant la motion de défiance contre Michel Field.
A la question posée lors de ce suffrage à bulletin secret «Faites-vous confiance à Michel Field pour diriger l’information de France Télévisions ?» : 314 votants ont répondu «non», 88 «oui», et 80 «ne se sont pas prononcé ».

La participation à ce scrutin très suivi avait mobilisé quasiment 7 électeurs sur 10 (67,65%) à la clôture du vote à 19h, indiquaient les sociétés des journalistes (SDJ) de France 2, France 3 et du site FranceTV Info sur leurs comptes Twitter avant de diffuser leur communiqué dans la foulée. ( * bas de post)

Les propos à « Libération » d’Ernotte que « Schrameck and co » parachutaient à France Télé sans la moindre expérience du secteur, demandant aux salariés France Télé de "faire preuve de bienveillance" à l'égard de Michel Field  dont elle rappelait qu'il n'était "pas manager de formation." [4ème colonne de la page 1 de l'article du Libé de ce 14 avril intitulé "France Télévisions: une télé sous influences?"] n’ont pas été pour arranger son cas…loin s’en faut. 

La déclaration de soutien de son pote Vial de FO allié permanent de la direction, pourtant récemment taclé par les journalistes de son propre «camp » sortant pour tenter d’influer sur le vote, en date du 18 avril, un communiqué à donner la nausée « Michel Field : l’art et la manière » qui débutait ainsi sans la moindre ambiguïté « La plus grande rédaction de France doit-elle condamner son directeur de l’info suite aux propos de ces jours derniers ? Pour Force Ouvrière France Télévisions, ce n’est pas aussi simple », n’aura évidemment fait qu’empirer les choses….mais venant de FO à quoi d’autre aurait-il fallu s’attendre ?!

La crise couvait depuis des semaines depuis son passage dans  « Le Supplément » de Canal+ (10/04) où il n’avait fait qu’afficher «suffisance pour ne pas dire arrogance, désinvolture et grossièreté» et comble  du mépris assumé à propos d’une grève la semaine précédente qu’il jugeait ridicule: «Ça m’en fait bouger une sans faire bouger l’autre.» 

Michel Field a eu beau déclarer dans le Parisien-Aujourd’hui en France samedi: «Quel que soit le résultat du vote, j’entends le malaise et les critiques (...) J’entends cette défiance. J’ai eu tort d’adopter une attitude désinvolte sur le plateau de Canal +. Je suis directeur de l’information du service public, ma parole a un poids. Par ailleurs, j’aurais dû mieux associer les cadres de la rédaction aux décisions que j’ai prises. Mon rôle est d’entraîner les équipes et de porter avec elles des idées nouvelles.», la défiance qu’il essuie donc aujourd’hui doit à nouveau  «Lui en faire bouger une, sans faire bouger l’autre.» puisqu’il avait indiqué ce weekend « N’avoir aucunement l’intention de démissionner.»
  
Et d’ajouter pour amuser la galerie «Quand il y a une motion de défiance, c’est un singulier rappel à l’ordre. On écoute ce que cela veut dire et on y répond »...


Comme dit l’autre, les promesses n’engagent que les gogos qui les gobent.

* "Communiqué des Sociétés des journalistes de France 2, France 3 et francetv info



Motion de défiance contre Michel Field



Réunis en assemblée générale, jeudi 14 avril, les journalistes des rédactions nationales de France 2, France 3 et francetv info ont décidé à une très large majorité d'organiser un vote sur une motion de défiance à l'encontre de Michel Field. Parmi leurs motivations : le mépris dont le directeur de l'information a fait preuve à leur égard depuis sa nomination, les mensonges répétés devant les représentants des rédactions nationales, et son indifférence lorsqu'il s'agit de défendre l'indépendance et les identités éditoriales de France 2, France 3 et de francetv info.



714 journalistes ont donc été appelés à se prononcer sur cette motion de défiance, mardi 19 avril. 483 ont pris part au vote (67,65%). A la question "Faites-vous confiance à Michel Field pour diriger l'information de France Télévisions ?", une majorité (314 voix, 65,14%) a répondu non. Une minorité (88 voix, 18,26%) a répondu oui. Par ailleurs, 80 ne se sont pas prononcés (16,6% des bulletins exprimés). Il a été compté un bulletin nul.



Moins de 20% des journalistes font donc confiance en Michel Field. Le directeur de l'information peut-il continuer à diriger nos rédactions, alors qu'une large majorité des journalistes n'ont plus confiance en lui et en sa parole ? C'est désormais à la présidence de France Télévisions qu'il revient de prendre ses responsabilités, et de répondre à cette question."

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