mercredi 20 juillet 2016

Jacques Mézard, un sénateur qui ne mâche pas ses mots après les excuses de l'ex Orange.



Jacques Mézard réélu en 2014 Sénateur du Cantal (Auvergne-Rhône-Alpes), Président du groupe du RDSE Rassemblement Démocratique et Social Européen, vient lors de la séance du 20 juillet au Sénat, de vivement critiquer l’attitude de France Télévisions concernant la couverture de l'attentat niçois du 14 juillet pour laquelle Ernotte a présenté dès le lendemain ses excuses.

Le Sénateur qui ne mâche pas ses mots a du reste été très applaudi dans les travées du RDSE, de l'UDI-UC et du groupe Les Républicains, ainsi que sur certaines travées du groupe socialiste et républicain.

Il a notamment dénoncé devant ses pairs et le Premier ministre "Le devoir de responsabilité qui s'impose à tous, y compris aux médias, dont certains et, en particulier, la chaîne publique [F2, ndlr] ne sont pas illustrés."

Extrait: 

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, monsieur le ministre de l'intérieur, mes chers collègues, l'extrémisme n'est pas le monopole des salafistes. Nous disons oui à la fermeté et non aux discours de haine qui sont incompatibles avec la République. 

La Nation pleure les morts de Nice. Au-delà de la compassion, à la souffrance des victimes et de leurs familles répondent l'indignation et la révolte des Français. Lorsque le sang des innocents coule, et celui des enfants en premier, les mots ne sauraient suffire à consoler, à réparer, à apaiser.
Nos concitoyens veulent des actes. Ils attendent de ceux auxquels ils ont confié leur destin, même par défaut, et qu'ils appartiennent aux pouvoirs exécutif ou législatif, qu'ils soient à la hauteur de la situation. Le régime et ses institutions ne facilitent pas les choses.

Rappelons que, au cours du XXe siècle, par deux fois, lorsque la France vacillait, deux hommes se sont levés et ont concentré autour de leur personne la grandeur de la Nation. Monsieur le président du Sénat, c'est en pleine conscience que, ici même, hier, vous avez rappelé le mois de mars 1918. 

En effet, face à l'indicible, le devoir des dirigeants est de restaurer la confiance par une volonté sans faille.

L'objectif de Daech est clair : semer la terreur, fracturer notre société, opposer les communautés et les sensibilités, susciter des discours de haine et d'extrémisme. Le moment est d'autant plus propice à de telles entreprises que nous nous rapprochons de l'échéance présidentielle, celle dont, malheureusement, tout découle.

De fait les tirs et un camion tueur ont pour finalité de faire exploser l'unité nationale.

Le devoir de responsabilité s'impose à tous, y compris aux médias, dont certains et, en particulier, la chaîne publique ne sont pas illustrés."
 
Pour voir l'intégralité de la séance, cliquez ici.

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