mercredi 7 décembre 2016

Ernotte bredouillant devant les parlementaires, leur lance "le décès de Rémy Pflimlin n'avait pas été anticipé". CONSTERNANT

CONSTERNANT - il n'y a guère d'autre mot - l'intervention de l'ex Orange bredouillant devant les parlementaires de la Commission des affaires culturelles qui l'entendait conjointement avec la Commission des Finances sur l'exécution du contrat d'objectifs et de moyens de  France Télé  en 2015.

Son liminaire en dit long sur la suite de l'intervention. 

Après avoir remercié tout le monde pour ce rendez-vous annuel, l'ex Orange lance "Je tiens avant tout à saluer la mémoire de Rémy Pflimlin... et (bredouillant) dire que toute la maison est choquée de ce décès qui n'avait pas été anticipé"

"Son décès n'avait pas été anticipé"...comment est-il possible d'entendre de telles inepties? Avant de mourir, il était encore en vie; personne n'avait anticipé qu'il meure!!!!  CONSTERNANT....il n'y a effectivement pas d'autre constat! 

Chacun imagine aisément le reste et surtout l'insoutenable langue de bois à laquelle les députés quasi incrédules ont été soumis.

"Je veux vous convaincre que la télévision publique est essentielle à la démocratie"....ou encore "Le lancement de la chaîne d'info en continu est une véritable réussite tant en terme d'audience qu'en terme d'indice de satisfaction de nos "followers" et la preuve que 1+1 cela fait 3" [qui ne fait pas partie du COM 2010-2105, soit dit en passant !]

Le pompon, c'est lorsqu'elle s'en est prise à la Presse se servant comme de simples boucliers des 10.000 salariés de l'entreprise (à qui elle parle tous les jours et qui la soutiendraient...Ben voyons !!!): "Les salariés lisent tous les jours dans les journaux des critiques pas toujours agréables sur leur travail et comment ils sont perçus."

Quelqu'un pourrait-il dire à Ernotte que ce ne sont pas les salariés qui sont attaqués par la Presse, ni leur travail, ni leur perception par l'extérieur mais elle seule et la catastrophe industrielle vers laquelle elle entraîne l'entreprise dont la Cour des comptes soulignait la situation d'impasse financière.
 

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