mardi 15 janvier 2019

Le trio Cgt/Fo/direction à France Télés communique à tous crins sur le plan de départs qualifié de réussite !

Le trio Cgt/Fo/direction à France Télés communique à tous crins sur le plan de départs qualifié de réussite !

Le plan de Ruptures Conventionnelles Collectif que l’ex Orange et ses fidèles soutiens veulent mettre en œuvre provoquerait déjà « un engouement sans précédent » à écouter les craques qui circulent.

Alors même que le projet de 54 pages  vient seulement d’être adressé aux syndicats, à en croire certains, il n’y a aurait pas de place pour tout le monde…Ben voyons !

Beaucoup se souviennent du plan de départs volontaires précédent autour de 400 départs estimés ? loin très loin d’avoir fait le plein malgré la mise en place d’un dispositif alors secret et connexe au plan : "Le G20 spécificité conçue suite aux interventions de certaines organisations syndicales pour des secteurs précis et concernant des postes de niveau 1  visant un nombre de cadres dirigeants aux salaires trop élevés" autrement dit "offrir la possibilité de partir à une vingtaine de 20 postes dirigeants non ciblés soi-disant non remplacés" (flirtant pour certains avec des chèques de 300.000 euros)

Hallucinant mécanisme dont le représentant de Delphine Ernotte ajoutait à l’époque « Le G20 répond à une préoccupation des salariés et du top management de la direction ». 

Aujourd’hui le trio Cgt/Fo/direction glose sur cette formidable opportunité ! "Une prime à la valise pour les partants, en échange d’une dégradation des conditions de  travail pour ceux qui restent" comme l’explique le SNJ dans un très récent tract dénonçant la casse de l’entreprise sur l’air d’une soi-disant  recomposition des effectifs ou de jeunes recrues viendrait remplacer les moins jeunes…autrement dit, lourder les plus vieux qui coûtent cher pour les remplacer par des jeunots !

Le trio envisagerait 1000 suppressions de postes au bas mot  en faisant le solde des entrées et des sorties sur 4 ans d’ici fin 2022 par rapport aux effectifs actuels. Quant aux indemnités que la direction propose de faire aux volontaires au départ pour la retraite ou pour un nouveau job dans la limite de 17 mois de salaire pour 42 ans d’ancienneté d’entreprise, le plafond de 160.000€ qui figure dans le texte histoire d’attirer quelques candidats, il ne devrait être  accessible qu’à quelques cadres dirigeants.

Le SNJ qui dénonce aussi "à ce stade de la négociation, une direction qui ne dévoile pas le second étage de la fusée » à savoir comme cela a été claironné  « la remise en cause de l’accord collectif conclu le 28 mai 2013, notamment son volet temps de travail (jours RTT, ancienneté, etc.)" réclame de connaitre la totalité du projet de la direction et pas de le découvrir par étapes.

Après le découpage du réseau régional en treize régions, la restructuration des moyens de fabrication, la nouvelle articulation entre antennes et programmes, cette volonté de bouleverser les méthodes de travail des salariés et de modifier en profondeur la composition des effectifs représente un grave danger.

Le SNJ ajoute avec raison "Chacun de ces objectifs est contestable et contesté. La mise en œuvre d’un seul d’entre eux constitue en soi une épreuve supplémentaire pour des salariés entraînés depuis 2009 dans une réorganisation sans fin ni cohérence. Mener de front ces différents chantiers confine à la maltraitance. On est en tout cas très loin de la “bienveillance” dont la direction s’est engagée à faire preuve à travers l’accord sur la qualité de vie au travail.



Le SNJ n’a pas signé cet accord qui se révèle un leurre aussi fallacieux que les promesses de contenir le montage par les journalistes à la chaine info ou les compétences complémentaires aux seuls volontaires.



La généralisation de ces pratiques à l’ensemble de l’entreprise est aujourd’hui proposée dans un projet d’accord avec l’argument–alibi des «expérimentations ».



Pas plus aujourd’hui qu’hier, le SNJ ne cautionnera pas cette casse organisée."




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