vendredi 10 septembre 2021

La fille de Jean-Marie Le Pen veut privatiser la télé publique pour « consolider le secteur audiovisuel privé »…Surenchère populiste à tout crin !

La fille de Jean-Marie Le Pen veut privatiser la télé publique pour « consolider le secteur audiovisuel privé »…Surenchère populiste à tout crin !

La fille de Jean-Marie Le Pen espère peut-être s’attirer les bonnes grâces des télévisions privées, après l’interview publiée dans Le Figaro, ce jeudi 9 septembre dans, où elle indique (en cas de victoire à la présidentielle en 2022) vouloir « Privatiser Radio France et France Télévisions : Une mesure destinée à restituer du pouvoir d’achat aux Français et censée "permettre de consolider le secteur audiovisuel privé qui subit la concurrence de plateformes aux moyens considérables».


"Nous sommes une grande démocratie. A-t-on encore besoin d'un audiovisuel public de cette taille ?" a lancé Marine Le Pen, qui indique tout de même vouloir "préserver certaines choses"Lesquelles ? Mystère total.

"Arte ne sera pas concernée. Pas plus que l'audiovisuel d'outre-mer par exemple, comme la voix de la France dans le monde (France Médias Monde, ndlr) ou encore l'INA qui sera transféré au ministère de la Culture et intégrera les archives nationales" ajoute l'intéressée.

Permettre de consolider le secteur audiovisuel privé qui subirait donc de plein fouet, selon la cheffe du Rassemblement nationale : la concurrence des plateformes aux moyens considérables [plateformes américaines comme Netflix, Amazon, Disney...que TF1, M6 et FTV imaginaient déjà contrer avec un Salto moribond qui ne séduit personne]... Au secours !

La députée RN du Pas-de-Calais, d’en rajouter ne louche "Cette privatisation d'un audiovisuel public dont il est de toute façon de plus en plus difficile de distinguer la spécificité, nous permettra de rendre immédiatement 2,8 milliards de redevance aux Français"… Ben voyons !! 

Une des résultantes de la casse programmée du Service public de l’Audiovisuel que le petit monde de l’entre-soi a favorisé avec un invraisemblable et interminable parachutage qui a quasiment fini de l’enterrer.

Voilà à quoi messieurs Hollande, Schrameck, Roch-Olivier Maistre, Alexis Kholer le plus proche collaborateur d’Emmanuel Macron et quelques autres cyniques conseillers de l’ombre, l’auront réduit.

Dans la foulée, la SACD a dénoncé ce même jour la « politique d’éradication du secteur public de Marine Le Pen » après cette interview.

La SACD estime que « ce clientélisme électoral » et « ces propositions démagogiques[...] reflètent malheureusement une méconnaissance complète de l’offre de programmes du service public, un désintérêt pour la création et une incompréhension de l’économie de l’audiovisuel ».

« Aujourd’hui, au-delà du rôle important que jouent France Télévisions comme Radio France pour faire vivre le pluralisme de l’information dans un monde saturé de fausses nouvelles, ces deux piliers de l’audiovisuel public sont des acteurs centraux, historiques et spécifiques non seulement dans le traitement de l’information, mais aussi dans le financement et la diffusion de la culture et de la création audiovisuelle et cinématographique française », rappelle la société d’auteurs dans son communiqué qui souligne que «  toutes les grandes démocraties reposent sur des services publics forts et que tous les candidats républicains devraient prendre l’engagement de soutenir une offre de service public nationale, particulièrement dans un paysage audiovisuel en plein bouleversement, face à l’essor des plateformes numériques. »

« Il n’en reste pas moins que les enjeux qui traversent l’avenir de l’audiovisuel public, qu’ils concernent son financement, sa capacité à renouveler son offre auprès des jeunes ou ses développements numériques, en particulier dans l’horizon européen, sont de ceux qui méritent d’être abordés sérieusement et sereinement dans le cadre de la présidentielle », conclut à juste titre la SACD. 

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