lundi 26 septembre 2022

"La vie sans vous peut attendre encore un peu…" espère Marie-Christine Saragosse dans une lettre au personnel de FMM.

"La vie sans vous peut attendre encore un peu…" espère Marie-Christine Saragosse dans une lettre adressée au personnel de FMM. 

Peut-être "estime-t-elle" avoir reçu des assurances de ROM et l'équipage de l'Arcom enterprise contrairement à l'interview qu'elle donnait en février 2015 sur son éventuelle candidature à France Télévisions: "ne  pas avoir reçu de soutiens du CSA, celui-ci voulant  éviter de lancer une nouvelle procédure de désignation cette année pour lui trouver un successeur à la tête de France Médias Monde."

A l'époque, cette dernière  "confiait en privé, qu’elle ne comptait plus déposer de dossier de candidature, pourtant déjà finalisé, pour la présidence de France Télévisions écrivait le magazine Capital alors que chacun sait depuis l'article du Canard enchaîné de l'époque (*) qu'il n'en était rien !

Après Sibyle Veil qui a annoncé elle sa candidature à un 2ème mandat sur Radio France, Marie-Christine Saragosse annonce donc aujourd'hui à l'ensemble des salariés de FMM, être candidate à un 3ème mandat dans le courrier que voici où elle utile 3 fois le mot stabilité :

Je suis candidate à un troisième mandat de présidente directrice générale de France Médias Monde. Je tenais à ce que vous en soyez les premiers informés.
Cette décision est le fruit d’une mûre réflexion.

La période que nous traversons est porteuse de multiples incertitudes. La prise en compte de l’inflation pour préserver le pouvoir d’achat de chacun et l’activité de nos médias est évidemment une préoccupation majeure à laquelle je m’attache. La suppression de la redevance et les modalités de financement du secteur audiovisuel public qui seront mises en place à l’horizon 2024 sont aussi un sujet essentiel. Dans un groupe en première ligne sur la scène internationale, l’accusation d’être des médias gouvernementaux, voire de propagande, est brandie en continu par ceux qui ont intérêt à décrédibiliser le travail de nos rédactions. Au-delà même des questions de principes, pour un groupe international comme le nôtre, l’existence d’une recette affectée, prévisible et dynamique, gage de notre indépendance de médias de service public, est une condition nécessaire à notre activité pour laquelle je suis mobilisée.

L’incertitude tient aussi aux discussions qui resurgissent sur la réforme des structures de l’audiovisuel public. Lorsqu’on subit sur le terrain la censure (coupures en Russie et au Mali) et les menaces (dangers physiques dans les zones de crise et haine en ligne), on a besoin de stabilité sur ses bases arrières. Nos médias défendent une information démocratique c’est à dire libre et indépendante. C’est un bien commun rare et précieux. Veiller à protéger notre capacité d’action singulière, sur une scène internationale d’une grande brutalité, me tient donc particulièrement à cœur.

Face à ces sources d’incertitude, ma candidature s’inscrit dans une démarche de stabilité pour le groupe. En octobre 2012, lorsque j’ai entamé mon premier mandat, ce groupe était virtuel et n’existait que sur le papier. Il s’appelait encore l’AEF. Aujourd’hui France Médias Monde tient son rang sur la scène internationale et RFI, France 24 et MCD s’honorent de la confiance de publics toujours plus nombreux, dans toutes nos langues et sur tous nos supports. Le groupe a beaucoup grandi et doit continuer à le faire notamment en élargissant son offre en langues étrangères. En parallèle, il nous faut poursuivre sa consolidation, son adaptation à son changement d’échelle dans un dialogue constant avec vous et vos représentants, comme je l’ai toujours fait.


Pour s’inscrire dans la stabilité, mon projet vise aussi à nous placer, comme toujours, au cœur de la modernité de nos métiers et en particulier dans l’univers numérique. C’est le meilleur moyen de continuer à jouer notre rôle - essentiel - de service public international. Notre but reste évidemment d’écouter et regarder le monde, d’être au diapason des grands enjeux, tel que l’environnement notamment, afin de toucher tous les publics, de tous les âges -les jeunes en particulier-, de toutes les conditions, sur tous les continents, en français ou dans leurs langues, pour, ensemble, comprendre et agir. C’est notre raison d’être.

Et puis il y a les sentiments, pourquoi s’en cacher ? J’aime les équipes. J’ai du mal à me projeter dans un avenir professionnel sans les femmes et les hommes qui font vivre ce groupe avec professionnalisme et engagement.

La vie sans vous peut - je l’espère - attendre encore un peu…

Bonne semaine,

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