dimanche 14 avril 2024

Rachida Dati renvoie l’ancien PDG de Radio France dans ses cordes, lui comme 5 ministres de la Culture et consort n'y comprendraient rien !

Rachida Dati renvoie l’ancien PDG de Radio France dans ses cordes, lui comme 5 ministres de la Culture et consort n'y comprendraient rien !

A Jean-Noël Jeanneney historien et ex-président de Radio France et de RFI, Rachida Dati adresse un tweet ouvert après la demie page que lui consacrait Le Monde (*) récemment.

(*)

« La fusion de l’audiovisuel public nous ramènerait au temps antédiluvien de l’ORTF » déclare l’ancien secrétaire d'État à la communication dans les colonnes du quotidien.

« Ne mélangez pas tout cher Jean-Noël Jeanneney ! L'ORTF gérait un monopole d'État. » répond Rachida Dati – comme si les 4 entreprises de radio et de télés publique n’étaient pas des entreprises d’État…il suffit pour s’en convaincre du droit de préemption sur les fréquences de la TNT dont il jouit – qui ajoute « Les Français méritent un audiovisuel public de qualité, de proximité et fort donc rassemblé pas seulement réservé à quelques-uns ! Au service de la démocratie et des citoyens ! » (¤)

Il ne l’était donc pas de qualité puisqu’il faudrait une fusion pour qu’il le soit ?

(¤)

L’intéressé n’aurait donc rien compris, pas plus que 5 ministres de la Culture dont auditionnés récemment en commission d’enquête parlementaire qui s’étaient tous prononcés contre  comme l’avait relaté  le blog CGC Média (extrait ci-après)

« Les ministres de la Culture ont chacun à leur tour, dit leur opposition à ce retour de l’ORTF qui ne dit pas son nom mais qui n’est en aucun cas « une BBC à la française ». De concert, ils ont chacun à leur tout dit leur opposition, sans mâcher leurs mots.

"Depuis le temps qu'on nous vend des fusions comme étant génératrices d'économie et de meilleur fonctionnement et que tout ça va à la dérive...", a ironisé Roselyne Bachelot, s'exprimant sur la potentielle création de cette nouvelle « usine à gaz » portée à l’origine par le sénateur Lafon et ajoutant "Si quelqu'un avait cette mauvaise idée, si on peut les décourager, je n'y verrai que des avantages", précisant pourtant être pour la mise en place de synergies, en lançant "Il n'y a pas besoin pour ça de faire une holding".

RAM étant, elle, parvenue à la conclusion que "cette holding, préalable à une fusion ou pas, n'était pas indispensable"… » 

"C'est sa liberté d'expression" déclarait Rachida Dati, défendant alors le discours polémique de Justine Triet à Cannes.

Pourquoi des ex ministres de la Culture y compris d’un gouvernement Macron comme des ex pédégé de l’Audiovisuel et de très nombreux parlementaires n’auraient-ils pas cette même liberté de ne pas être d’accord avec Rachida Dati étant accusés de tout mélanger  ?

Ce n’est pas parce que la « dame du Majestic » (**) est à seule à lui passer la brosse à reluire – chacun aura bien compris pourquoi – que son avis compterait !

(**)





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