mardi 27 janvier 2026

Le maintien d'Ernotte à France Télés, c'est l'après dissolution à l'Assemblée nationale mais sans possibilité de censure.

Le maintien d'Ernotte à France Télés, c'est l'après dissolution à l'Assemblée nationale mais sans possibilité de censure.

Il y a quelques jours au Siège de France Télés, ils étaient une poignée à attendre fébrilement le vote de la motion de censure du bloc de gauche qu'ils imaginaient au-dessus des 288 suffrages requis, afin de faire tomber le gouvernement, espérant dans la foulée une dissolution qui aurait fait tomber la commission d'enquête sur  la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ». 

Seulement voilà, ce n'est pas et la déconvenue se lisait sur les visagesLa partie «dépenses» du budget 2026 ayant franchi vendredi l’étape de l’Assemblée nationale via l’utilisation par Sébastien Lecornu de l’article 49.3 de la Constitution, une coupe  supplémentaire de 15 millions d’euros s'ajoute à l'effort réclamé à France Télévisions, ce qui porte à 86 millions d’euros le montant global de l’effort à réaliser pour les médias détenus par l’Etat (France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, INA, TV5 Monde). 

Autre coup de massue par voie de conséquence, la partie «dépenses» du budget 2026, qui a franchi vendredi l’étape de l’Assemblée nationale via l’utilisation par Sébastien Lecornu de l’article 49.3 de la Constitution, actant donc cette coupe supplémentaire de 15 millions d’euros dans les subsides de l'État  à France Télévisions, en a assommé plus d'un(e).

France Télévisions dont les comptes sont dans le rouge cramoisis avec un risque de dissolution fin de 2026, se retrouve la plus touchée avec une baisse de 80,2 millions d’euros de son budget par rapport à 2025 quand Radio France, elle, ne subira qu'une coupe de 4,1 millions d’euros. 


"Comment expliquer un tel acharnement ? Delphine a toujours fait ce qu'il fallait ! Elle a toujours été dans le bon sens et a systématiquement répondu présente ! Alors quoi ?" s'en étrangle celui-ci. "C'est vrai ça" enchaîne cet autre "allant même jusqu'à annoncer  se conformer aux demandes de la Cour des comptes pour sortir de la couverture collective ! Elle en comprend pas...et puis aujourd'hui ce n'est pas le jour après les audiences catastrophique d'hier".


Troisième grosse claque, la Berezina hier sur toutes les chaînes de France Télévisions: 

En prime 

France 2, avec deux épisodes de la série « Les cœurs noirs » moins de 8,9% d’audience, France 3, «Le petit Locataire » 7 % d’audience et France 5, deux épisodes « Sur le front » 4,5% d’audience seulement.

En seconde partie de soirée

Les scores de la seconde partie de soirée sont encore plus abyssaux avec « Le Concordia » sur France 2, en deux épisodes se terminant après 1h du matin 2,2% et 3,2 %. «La ligne bleue» sur France 3, 2,8 % et « C ce soir» sur France 5 avec 5,1 %.


'"C'est quoi le message...en gros?" semble s'interroger ce dernier pour la galerie !


"Toi non plus tu n'as pas compris" lui rétorque son voisin de gauche avec un "ils veulent qu'elle jette l'éponge et qu'elle s'en aille ", avant de donner sa vision du scénario de l'ultime épisode 

 

"Certes, au début, au Château certains se disait « Son reparachutage, ça va passer crème dans les chaumières. » ...On a fait ce qu'il fallait dans la presse : dézinguer sa principale concurrente, distiller quelques articles ici et là, lui taillant des costards, expliquer qu'il n'y avait qu'un scénario possible : la reconduction... la sortie du rapport de la Cour comptes étant prévue après les festivités, plus personne ne parlerait du rapport oublié de 2024 rendu par l'IGF...Un boulevard, je vous dit ! 


Sauf que ça c'était avant le début du déballage médiatique auquel s'intéressent de plus en plus les Français qui comprennent un peu grâce à cette commission comment sur une décennie, l'ex-Orange aura claqué un pognon de dingue : LE LEUR ! 

Avant que la ministre ne sorte publiquement la sulfateuse budgétaire et annonce une coupe de 50 à 100 millions (selon les jours et l’humeur du vent). Avant que Delphine Ernotte ne comprenne – ou plutôt ne veuille pas comprendre – que cette technique de l’asphyxie financière lente est exactement la même que celle utilisée avec ses prédécesseurs les plus encombrants : on serre le robinet, on laisse mariner dans l’angoisse, et un beau matin le conseil d’administration voire le ou la responsable de tout ce souk finit par rendre les clés en murmurant « c’est mieux pour tout le monde ».

Delphine, elle, a lu le manuel à l’envers. Au lieu de plier bagage sans tambour ni trompette, elle a sorti la panoplie complète du siège social-démocrate 2025 avec le coup du combat contre la Droite extrême, en prime. Ça a pris chez certains gogos. 

Pas sûr qu'il en soit de même pour cette foutue médiation engagée « en douce » avec  deux syndicats maison couleur rouge-orangé qui ont déjà tiré un trait sur l’accord collectif avec un brief sur la nouvelle mouture  mais qui feront mine de crier à la calomnie si ça devait sortir...

En réalité, elle ne fait que retarder l'échéance de son départ. Pendant  qu’elle parade encore un peu dans les couloirs ou dans quelques cénacles séculaires et constructifs - comprend qui veut ! - un petit chronomètre invisible s'est enclenché et  tourne à toute vitesse.

Contrairement à l’Assemblée dissoute où au moins on sait quand les nouveaux députés arrivent, à France Télévisions on ne sait toujours pas encore exactement quand elle va partir… mais on sait déjà avec certitude qu’elle ne partira pas en héroïne.  Plutôt style épisode final d’une série française écrit à la va-vite avec beaucoup de bruit, des costumes cheaps et un générique de fin que tout le monde trouve interminable."





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