Ernotte a menti, par deux fois au moins en quelques minutes et sous serment le 8 avril dernier...C'est cela qu'une caste de bien-pensants pourrait cautionner ?!
Quand l'ex-Orange perd ses nerfs en pleine commission d'enquête et croit pouvoir parler au rapporteur comme à un chien (au grand bonheur de ce clan écolo-socialo-macroniste qui la pilonne depuis la première séance) en lançant, le pointant du doigt «J'vais vais vous dire un truc. Moi ça fait 30 ans que j'manage des entreprises, alors, je commence à mal le prendre. »
C'est totalement FAUX...
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https://youtube.com/shorts/L8zB6A4xsz4?is=gGRxI2ACB5xgAdmR
Delphine Ernotte (née en 1966) entre chez France Télécom (devenu Orange) en 1989 comme analyste financière.
- Mais elle n’occupe des postes de management de haut niveau (direction régionale, commerciale, exécutive) que progressivement et pas avant la fin des années deux mille. Avant cela, elle tenait divers rôles d’analyste, R&D, communication, etc...donc rien à voir avec "manager" des entreprises". Elle ne devient directrice exécutive qu'en en 2008 puis peu de temps après directrice générale adjointe avec au dessus d'elle un patron qui lui manage.
Depuis 2015, année de son premier parachutage à France Télés, on est très très loin des 30 ans. Cela ne fait que 11 ans et même en additionnant les 7 dernières années, on n'arrive qu'à 18 ans tout au plus. Mentir ainsi sur les chiffres, ça la fiche mal. Elle exagère pour asseoir son autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle).
Au total, en avril 2026, on est loin des 30 ans de management d’entreprises. Si on compte généreusement tous ses postes chez Orange à partir de 1989, on arrive à ~37 ans d’expérience globale dans le groupe, mais pas 30 ans à « manager des entreprises » au sens de diriger des entités importantes avec P&L, équipes massives, etc. Elle exagère pour essayer d'asseoirunes espèce d'autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle :"Moi, avec mes 30 ans d’expérience, je sais de quoi je parle" »).
Passons sur le deuxième mensonge dans les secondes qui vont suivre sur les chiffres de la "dame du Majestic" qui ne collent absolument pas avec les rapports de 2016 et 2025 de la Cour des comptes "Pardon d’être aussi direct monsieur le rapporteur, mais ce que vous dites est absolument faux. La dotation publique entre 2017 et 2024 a baissé et encore plus en 2026. Ce sont les chiffres. Je vous les montre. Ils ont publics sur France Télévisions.fr"
Nul besoin de préciser qu'il ne viennent ni d'un expert comptable, ni de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et encore moins de la rue Cambon mais d'un de ses portes voix traditionnels.
Passons donc au nouveau gros bobard sous serment "Je vous rappelle quand même que pour la même période, je me compare à ce que je peux me comparer - le budget du ministère de la culture ou le budget global de l’État - [rien que ça, ndlr], c’est dû à l’inflation, une inflation extrêmement forte à cause du COVID et donc entre 2017 et 2026, il y a une inflation de 20 %"...
et attention, attachez vos ceintures on, va décoller "Monsieur, le rapporteur je lis beaucoup de choses.. je vais vous dire un truc; Je commence à mal le prendre parce que je prends ça pour la diffamation. Qu’est-ce que vous prétendez ? Quand je suis arrivée en 2015 l’entreprise était depuis trois ans déficit..."et je l'ai redressée !
C'est encore totalement FAUX...Oui, selon le rapport public thématique de la Cour des comptes d’octobre 2016 (« France Télévisions : mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes »), qui analyse précisément la période 2009-2015 (couvrant le dernier mandat de Rémy Plimlin, président de 2010 à août 2015), l’affirmation de Delphine Ernotte est donc mensongère.
Ce rapport est celui qui porte sur le « dernier mandat de Plimlin » : il examine les comptes consolidés jusqu’en 2015, juste avant ou au moment de l’arrivée de Delphine Ernotte (nommée en août 2015).
Les chiffres du rapport (tableaux n° 4 et 5, comptes consolidés de France Télévisions) :
Résultat net (part du groupe, en M€)
• 2012 : + 2,2 (bénéficiaire)
• 2013 : - 84,6 (déficit)
• 2014 : - 38,4 (déficit)
• 2015 : + 0,2 (équilibre, avec éléments exceptionnels)
Résultat d’exploitation (en M€)
• 2012 : + 9,3 (bénéficiaire)
• 2013 : - 57,2 (déficit)
• 2014 : - 50,7 (déficit)
• 2015 : - 30,1 (déficit d’exploitation persistant)
La Cour des comptes écrit explicitement :
• Le résultat net était bénéficiaire de 2009 à 2012 (même si la tendance baissait : 12,8 en 2010 → 5,9 en 2011 → 2,2 en 2012). Les pertes lourdes ne commencent donc qu’en 2013. ccomptes.fr
En résumé : oui, c’est un mensonge (ou du moins une affirmation fausse et contredite par les comptes audités et le rapport de la Cour des comptes qui couvre exactement cette période). Le document est public et accessible sur le site de la Cour des comptes.
En conclusion : France Télévisions est aujourd’hui dans une situation financière que la Cour des comptes qualifie elle-même de « critique » et « non soutenable ». Entre 2017 et 2024, le groupe a accumulé -81 millions d’euros de déficit, sa trésorerie est devenue négative, et ses capitaux propres sont toujours inférieurs à la moitié de son capital social même après avoir d'un trAit de crayon amputé le capital initial de 424,7M€, une situation qui, en application du Code de commerce, expose encore l’entreprise à un risque de dissolution.
À cette dérive financière s’ajoutent des dysfonctionnements graves, révélés par la commission d’enquête : avantages injustifiés accordés à certains dirigeants, conflits d’intérêts, recours massif à des sociétés de production, près d’un milliard d’euros par an, sans véritable mise en concurrence, indemnités de départ hors cadre légal, et jusqu’à l’ouverture d’une instruction judiciaire pour abus de biens sociaux et détournement de biens publics visant Delphine Ernotte et sa suite pour leur séjour au Majestic de Cannes pour un peu plus de 112€ qui sont bien de l'argent plublic.
Face à ce constat accablant, Delphine Ernotte refuse toujours d’assumer la moindre responsabilité et invoque systématiquement une prétendue baisse des dotations publiques, laissant entendre que les Français contribueraient moins au financement du groupe.
Plus grave encore, tout au long des auditions, Delphine Ernotte et la direction de France Télévisions, y compris les canaux de communication officiels de l’entreprise, ont relayé des informations inexactes en affirmant que les moyens publics avaient diminué sur cette période.
Or les chiffres démontrent l’exact inverse. Entre 2015, année de sa prise de fonctions comme Présidente, et 2024, dernière année examinée par la Cour des comptes, la dotation publique allouée à France Télévisions a augmenté de 136 millions d’euros, passant de 2,481 à 2,616 milliards d’euros (rapport de la Cour des Comptes).
Éric Morillot qui prépare la sortie de son livre (¤) dans les jours qui viennent, l'explique très bine et surtout le démontre le plus brillamment qui soit sur son compte Twitter mais surtout avec la vidéo qu'il a poste et qui ne laisse aucun doute. (*)
(¤)

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