Ernotte ne réforme rien, elle enfume seulement pour réorganiser le naufrage.
Il n’est simplement pas pensable que la ministre de la Culture ait gobé de telles billevesées et que le conseil d’administration même réunis à huis clos et pu se laisser ainsi endormir ?
Ce que l’Opinion appelle les « scénarios chocs » pour sauver France Télévisions - probablement parce que c’est le qualificatif que « la dame du Majestic » a choisi, histoire de donner le change - sont 3 propositions aussi pathétiques les unes que les autres, dignes d’une technocrate en fin de règne.
Le premier : supprimer France 4 et Slash. En ce qui concerne cette dernière c’est dejà fait ! Quant à la chaîne des enfants et de la jeunesse qu’elle avait avec sa pote Aurore Berger au moment du COVID, elle n’aurait cette fois-ci, aucun scrupule à la sacrifier…pour faire semblant d’économiser 300 millions. Il faut se souvenir également qu’il y a plusieurs mois de cela, devant les « 200 top managers » réunis en webinaire, elle proposait la vente de France 5 pour environ 250 millions. On brûle les meubles pendant que la maison continue de flamber.
Le deuxième : fusionner avec Radio France. Le grand classique du management en panne d’idées : quand deux boîtes sont dans la panade et qu’une est proche de la faillite, on les colle ensemble en espérant un miracle: que l’une absorbe les dettes de l’autre et mais que finalement elle l’entraîne vers le fond. Résultat garanti : elles coulent de concert…le meme qui jouait jusqu’à la fin sur le pont du Titanic
Enfin, le scénario C, le plus consternant : recentrer sur l’info en nommant deux apparatchiks au Pôle Actualités.
Muriel Pleynet qui n’aurait pas dû survivre au départ d’Alexandre Kara et devient « Directrice déléguée à la coordination éditoriale », avec pour mission de « renforcer la coordination stratégique » et un « fort accent sur le streaming first ».
Aunis que Jessy Joncheret, adjointe, chargée de « renforcer l’organisation » et la coordination régionale.
Traduction en langage normal : on n’a aucune idée concrète, donc on forme, on coordonne, on coordonne la coordination. Pendant que l’info reste militante, que l’audience s’effondre et que la dette explose, on crée des postes ronflants et des comités inutiles.
Le cirque perdure. Le contribuable va pouvoir continuer à banquer !
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