jeudi 17 septembre 2026

Le canard enchaîné (*) souligne le coût des vacances de Pigasse (Mediawan)

Le canard enchaîné (*) souligne le coût hallucinant des vacances de Pigasse (Mediawan)

Après la parution de l’article concernant l’un des trois patrons de Mediawan (Avec Niel et Capton), les réseaux sociaux s’en donnent à cœur joie. 

Le blog CGC Média a décidé de retenir les propos du site « Padup Media » particulièrement bien présenté : 

« Il dit prendre le métro et faire ses courses lui-même. On vient de le retrouver dans une villa-palais de l'île privée de Moustique, aux Caraïbes, l'un des refuges les plus fermés de la planète.

🏝️ LA VILLA À 22 868€ LA NUIT :

Selon Le Canard enchaîné, qui a sorti l'affaire le 15 septembre 2026, Matthieu Pigasse, banquier d'affaires et patron de Radio Nova et des Inrockuptibles, a séjourné du 26 juillet au 14 août 2026, soit 19 nuits, dans la villa The Terraces. Plus de 2600 m², 9 suites, 3 piscines, un cinéma et un court de tennis. Le tarif catalogue atteint 130 000€ la semaine.

Le journal satirique dit avoir obtenu un devis pour une location estivale : 22 868€ la nuit, taxes comprises. Pour 19 nuits, la note est estimée à plus de 434 000€. [soit quasiment 294 SMIC mensuels nets. En équivalent de SMIC annuels (pour un temps plein sur toute l'année: 24 ans et 6 mois de SMIC net]

L'hebdomadaire affirme aussi détenir un extrait du registre de la Mustique Company qui mentionne son séjour.

💸 LE BANQUIER QUI PREND LE MÉTRO :

Le problème n'est pas qu'un banquier d'affaires soit riche. Le problème est ce qu'il raconte de lui. En juillet 2026, Matthieu Pigasse expliquait se déplacer à pied, en métro ou à vélo, et faire ses courses lui-même. En août, aux universités d'été des Écologistes, il assurait devant les militants ne pas être issu de la noblesse.

Entre les deux, 19 nuits à Moustique, l'île où les têtes couronnées et les milliardaires viennent se cacher des regards. Le récit du financier proche des gens tient donc exactement le temps d'un vol vers les Caraïbes.

📉 LA GAUCHE DES PALACES :

Voilà l'homme que la gauche et le service public présentent comme le banquier fréquentable, celui qu'on invite sur les plateaux et dans les universités d'été pour parler du pays. Il possède une radio et un magazine qui donnent le ton à toute une génération de journalistes…et il passe ses étés dans une villa que l'immense majorité des Français ne pourrait pas se payer en une vie de travail.

Personne ne lui reproche de dépenser son argent. On lui reproche de se raconter en homme simple qui prend le métro, pendant que le devis de ses vacances dépasse 434 000€. Alors on attend des médias qui l'invitent qu'ils rappellent, la prochaine fois, où il passe ses étés.

Un banquier « de gauche » qui vit comme un prince a-t-il encore une leçon à donner aux Français ? Et les médias qui l'invitent, pourquoi n'en parlent-ils jamais ? »

(*)


Source : Le Canard enchaîné, 15 septembre 2026.


Contexte

Matthieu Pigasse a récemment affirmé s’être retrouvé bloqué dans sa tentative de participer à la primaire de la gauche (organisée notamment par le PS) en vue de l’élection présidentielle de 2027.

En septembre 2026 (notamment lors de la Fête de l’Humanité le 12 septembre), le banquier d’affaires et patron de médias (groupe Combat, Radio Nova, Les Inrockuptibles, etc.) a publiquement regretté de ne pas pouvoir entrer dans le processus de désignation du candidat. Il a lancé une « alerte SOS enlèvement » ironique visant Olivier Faure (premier secrétaire du PS), en disant que celui-ci avait disparu après l’avoir encouragé à se lancer, et qu’il se heurtait à un « bunker dans lequel personne ne peut entrer ». Il a résumé la situation ainsi : « J’ai dit, je suis prêt, et on me dit, non, on ne veut pas de toi. » ( huffingtonpost.fr)

Selon les comptes rendus (notamment Le Monde, HuffPost et Wikipédia), sa candidature à la primaire aurait été bloquée ou freinée par Olivier Faure et Raphaël Glucksmann (Place publique). Faure a déclaré officiellement être favorable à l’ouverture (« je ne veux pas bloquer l’entrée de la boîte de nuit »), tout en indiquant craindre un veto de Place publique. Le camp Glucksmann, de son côté, a rejeté la responsabilité sur Faure, affirmant qu’il n’y avait pas de veto de leur part et que Pigasse se serait « fait berner ». Il a multiplié depuis 2025-2026 les interventions pour « peser » sur 2027, en se présentant parfois comme « candidat à idées » ou disponible si la gauche en a besoin, tout en défendant une ligne de « gauche radicale de gouvernement ». Il a participé à des événements de LFI et convergé idéologiquement avec certaines positions de Jean-Luc Mélenchon, ce qui a creusé les tensions avec l’aile plus sociale-démocrate (dont Glucksmann). Il ne fait finalement pas partie  des candidats retenus à la primaire socialiste.

Ces déclarations datent de mi-septembre 2026 et s’inscrivent dans les divisions internes de la gauche non-mélenchoniste autour de la primaire.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


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