lundi 19 octobre 2026

Les députés déposent 19 amendements pour reformer le financement des médias.

Les députés déposent 19 amendements pour reformer le financement des médias.

Le blog CGC Média vous propose de découvrir la teneur des réductions drastiques pour l'Audiovisuel public que prévoient certains députés sur le PLF 2027 : Baisse des dotations de France Télévisions et Radio France, fléchage d'une partie des investissements publicitaires numériques vers la presse, réforme des aides publiques, soutien aux radios associatives, à l'AFP et à la distribution de la presse…

Dix-neuf amendements déposés entre le 15 et le 17 octobre dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 sur lesquels revient, être autres, CBNews. A noter qu’aucune de ces propositions, à ce stade, n'ont été adoptées.

Voici l’extrait de l'article signé Thierry Wojciak…

« France Télévisions et Radio France : un recentrage sur l'information ou une privatisation ?

Le député Guillaume Kasbarian (Ensemble pour la République) et plusieurs de ses collègues proposent une transformation du périmètre de l'audiovisuel public. Deux amendements, n° II-2006 et II-2009, déposés le 16 octobre, visent respectivement à réduire de 2,229 milliards d'euros les crédits de France Télévisions et de 545,6 millions d'euros ceux de Radio France. Dans leurs exposés des motifs, les auteurs défendent un recentrage du service public audiovisuel sur sa mission d'information. Ils proposent de conserver une enveloppe annuelle de 150 millions d'euros pour un service national d'information télévisée et de 100 millions d'euros pour son équivalent radiophonique. Les autres activités des deux groupes auraient vocation à être ouvertes au secteur privé.

Une autre proposition, plus radicale encore, est portée par Jean-Philippe Tanguy (Rassemblement national). Son amendement n° II-690 prévoit de purement et simplement supprimer 3,024 milliards d'euros de crédits consacrés à l'audiovisuel public, dont 2,379 milliards pour France Télévisions et 645,6 millions pour Radio France. Dans son exposé des motifs, le député présente cette mesure comme un « amendement d'appel » destiné à engager la privatisation des deux groupes. L'objectif est de remettre en cause le financement public de leurs activités, tout en maintenant celui d'Arte France, de France Médias Monde, de TV5 Monde et de l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Le même député défend toutefois également une solution intermédiaire avec l'amendement n° II-689, qui prévoit une diminution de 100 millions d'euros des crédits de France Télévisions et de 54 millions d'euros de ceux de Radio France. Quoi qu'il en soit, ces différentes propositions ne constituent pas, à elles seules, des dispositifs juridiques de privatisation, une telle transformation nécessitant d'autres modifications législatives…

...L'ensemble de tous ces amendements reste soumis à la procédure parlementaire. Leur dépôt ne constitue ni une adoption en commission, ni un vote favorable en séance publique, ni une inscription définitive dans la loi de finances pour 2027. »


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