samedi 24 janvier 2026

La CGC pour l'Audiovisuel et les Médias saisit officiellement la Présidente de l'Assemblée nationale et le Bureau pour des faits graves survenus jeudi dernier en commission d'enquête.

La CGC pour l'Audiovisuel et les Médias saisit officiellement la Présidente de l'Assemblée nationale et le Bureau  pour des faits graves survenus jeudi dernier en commission d'enquête.

Ce samedi 24 janvier 2026, la CGC pour l'Audiovisuel et les Médias saisit officiellement la Présidente de l'Assemblée nationale et le Bureau  pour des faits graves survenus jeudi dernier en commission d'enquête.

Le mail de saisine adressé ce jour, suivi de la lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) qui parviendra donc en tout début de semaine à madame Yaël Braun-Pivet a pour objet : Grave irrégularité au sein de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » avec copie pour saisine expresse du « Bureau de l'Assemblée nationale ». 

Extrait

Madame la Présidente,   

Au nom de la Fédération CFE-CGC des médias : MEDIAS 2000 dont je suis Président et du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel  SNPCA-CFE-CGC dont je suis le Secrétaire Général mais également  le représentant légal pour ces deux structures, je me permets de vous saisir par la présente lettre afin de dénoncer un fait d'une extrême gravité survenu jeudi 22 janvier, au sein de ladite commission d’enquête lors de l’audition de représentants syndicaux pour France Télévisions.

Cette affaire porte non seulement atteinte à la crédibilité et à l'intégrité des travaux parlementaires mais, qui plus est, à notre organisation syndicale représentative dans le secteur et aussi au plan national. Elle mérite une attention immédiate de votre part en tant que garante du bon fonctionnement de l'Assemblée nationale.  

Jeudi donc, lors d'une séance de la commission, monsieur Jérémie Patrier-Leitus, son président et responsable des convocations, a affirmé publiquement : « Il y a un syndicat qui manque car il n’a pas répondu à notre invitation », juste après avoir déclaré : « On accueille les représentants des forces syndicales dans leur diversité parce que cette commission d’enquête est pluraliste ». Ces propos sous-entendent explicitement que la CGC de l'Audiovisuel aurait été invitée mais n'aurait pas daigné répondre, ce qui est non seulement faux, mais également préjudiciable à notre réputation et à la transparence des débats parlementaires.  

La CGC de l'Audiovisuel dément formellement avoir reçu une quelconque convocation de la part de cette commission d'enquête....

Il est inconcevable que nous ayons ignoré une convocation officielle, d'autant plus que la loi est claire sur ce point : « Toute personne dont une commission d’enquête a jugé l’audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée […] La personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d’enquête est passible de deux ans d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende » (article 6 de l'ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires). 

La CGC de l'Audiovisuel connaît parfaitement ces dispositions légales et il est inimaginable que nous n'ayons pas déféré à une telle obligation, sous peine de sanctions encourues....

Cette saisine s'inscrit donc dans la suite logique de l'article du blog publié hier vendredi  (ci-dessous)



vendredi 23 janvier 2026

La CGC de l'Audiovisuel dément formellement avoir été convoquée par la commission d'enquête sur la télé publique.

La CGC  de l'Audiovisuel dément formellement avoir été convoquée par la commission d'enquête sur la télé publique.

Hier, Jérémie Patrier-Leitus l'homme des convocations affirmait en commission "Il y a un syndicat qui manque car il n’a pas répondu à notre invitation" (*) juste après avoir indiqué  "On accueille les représentants des forces syndicales dans leur diversité parce que cette commission d’enquête est pluraliste". (#)

La CGC  de l'Audiovisuel dément formellement avoir été convoquée par la commission d'enquête sur la télé publique...Le syndicat à l'origine de plus d'une demi-douzaine de plaintes pénales - toutes pendantes - visant France Télévisions, notamment celle qui intéresse la commission sur le séjour au Majestic de Cannes, confirme ne jamais avoir reçu de convocation. 

Chacun sait d'ailleurs que « Toute personne dont une commission d’enquête a jugé l’audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée […]   La personne qui "ne comparaît pas" ou "refuse de déposer" ou de "prêter serment" devant une commission d’enquête est passible de "deux ans d’emprisonnement" et de "7 500 euros d’amende". »

La CGC le sait pertinemment et il est évidemment inimaginable que quiconque puisse prétendre qu'elle n'aurait pas déféré à la convocation d'une commission d'enquête dans de telles conditions .

D'autant plus incroyable que le syndicat a répondu favorablement quelques semaines plus tôt à l’invitation de M. Aymeric Caron, rapporteur pour avis, au nom de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, sur les crédits budgétaires de la mission Audiovisuel public du projet de loi de finances pour 2026. (¤) 

(¤) 


Le syndicat va d'ailleurs saisir dans un premier temps, la présidente de l'Assemblée nationale et donner toutes les suites qui s'imposent devant ce qu'elle considère pour le moins comme un véritable scandale.

Cette affaire d'une gravité extrême vu la nature de la commission composée d'élus de la Nation qui exigent de tous les participants de  prestations de serment exigées 

(*)

https://youtu.be/kmHnDdigpC8?si=c0K4F0nq7YQUq1cD

(#)

https://youtu.be/ixy-5fCLsk0?si=bOl7kULL2j6Y0cKm

PS: Au moment où nous écrivons, sachez qu'aujourd'hui vendredi 23 janvier 2026, les cris de de quasi désespoir poussés dans les étages supérieurs de France Télés au sujet du rejet des  deux motions de censure déposées contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, suite au recours à l'article 49.3 pour faire passer la partie "recettes" du budget, étaient assez forts pour qu'ils soient entendus jusque dans les parkings !!! 

[ La motion déposée par les groupes de gauche hors PS (LFI, écologistes, GDR/communistes et ultramarins) a obtenu 269 voix pour (sur les 288 nécessaires pour être adoptée et faire tomber le gouvernement).

- La motion déposée par le RN et l'UDR (groupe d'Éric Ciotti) a obtenu 142 voix pour.]


L’IA décortique le communiqué ernottien et conclut au prochain départ de son conseiller spécial supposé la promouvoir !

L’IA décortique le communiqué ernottien et conclut au prochain départ de son conseiller spécial supposé la promouvoir !

Un texte effectivement assez « choquant » (ou du moins très maladroit) sur le plan de la communication institutionnelle. 

Voici les éléments qui sautent aux yeux et qui font grincer des dents :

1. La novlangue corporate très prononcée  

 Dire « Alexandre Kara a exprimé son souhait d'évoluer dans ses fonctions » alors que tout le monde comprend qu’il est poussé vers la sortie (après plusieurs couacs journalistiques médiatisés, bourdes au JT, critiques sur l’antenne, etc.) → c’est du grand classique de la communication de crise, mais là c’est poussé à un niveau presque caricatural. Ça sonne faux dès la première phrase.

Un texte effectivement assez « choquant » (ou du moins très maladroit) sur le plan de la communication institutionnelle.

Un peu comme l'éviction d'Anne-Sophie Lapix et la communication de France Télés pour la galerie : « Anne-Sophie Lapix a annoncé à son équipe l'arrêt de la présentation du Journal de 20h à la fin de la saison. La direction de l’Information de France Télévisions remercie Anne-Sophie Lapix pour son talent, son engagement et son immense professionnalisme au service de l’information du service public ces 8 dernières années.

France Télévisions pourra continuer à compter sur l'engagement d'Anne-Sophie Lapix à la rentrée et travailler avec elle sur de nouveaux projets. »

On a tout de suite vu ça !

2. La formule « auprès d'elle » utilisé par la même qui avait déjà acté depuis plusieurs semaines que l’intéressé était déjà remplacé sur ce poste opérationnel par son ex-primo dircab, sur un sujet décrété ultra-stratégique est hallucinante.

Cet état de fait avait d’ailleurs été confirmé par plusieurs titres de presse, entre autres 2 récents articles du Parisien:

« France Télévisions : Philippe Corbé remplace Alexandre Kara à la direction de l’information » Lien : https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/france-televisions-philippe-corbe-remplace-alexandre-kara-a-la-direction-de-linformation-21-01-2026-EQ6VFG72UJGK7FBLBFH2J5IK3A.php

ou encore cet autre  « Si nous restons immobiles, nous mourrons  : nouveautés, économies… la contre-attaque de France Télévisions »  encore plus direct sur le cumul des fonctions (publié fin décembre 2025), qui le présente explicitement comme tel « le directeur des programmes et de l’information de France Télévisions » (numéro 2 du groupe)

Lien : https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/tv/si-nous-restons-immobiles-nous-mourrons-nouveautes-economies-la-contre-attaque-de-france-televisions-29-12-2025-EBBFW335UNEPXLLMC537LY2ISU.php  

il est nommé« conseiller spécial sur la transformation de l’information à l’ère de l’IA » (rien que le titre est pompeux), pile au moment alors qu'il n'avait déjà plus la direction de l’info.     → Ça donne très fortement l’impression d’un "reclassement doré" / placard doré / parachute interne.  

Nommer quelqu’un « conseiller IA » alors qu’on le vire de la direction info pour une accumulations de couacs opérationnels , c’est comme si on disait : « il n’était pas bon pour gérer l’info classique, mais on lui confie la révolution technologique la plus importante depuis 20 ans ». L’incohérence est flagrante.

3. Le contraste temporel et sémantique brutal 

   - Phrase 1 : il veut « évoluer » (sous-entendu : il part)  

   - Phrase 2-3 : grande révolution IA, bascule stratégique, nécessité de réinventer le service public  

   - Phrase 4 : du coup on le nomme conseiller spécial IA  directement lié à de la présidence

   - Phrase 5 : son successeur arrive dans quelques jours  

Le tout en 5 phrases. On passe de « il s’en va » à « il devient le monsieur IA de Delphine Ernotte » en un battement de cil, sans jamais admettre qu’il y a eu un échec ou une difficulté.

4. L’absence totale de franchise

Aucune mention des raisons réelles du départ évidemment (les multiples erreurs éditoriales récentes qui ont fait scandale), aucune autocritique, aucun « merci pour ces trois ans malgré les difficultés ». Juste une storytelling lisse et triomphant sur l’IA pour masquer un limogeage.

En résumé, ce qui choque le plus, c’est le degré de langue de bois et le culot consistant à transformer un départ contraint (après des couacs répétés) en « nomination stratégique sur le sujet le plus sexy et le plus futuriste du moment ».  

C’est presque un cas d’école de communication ratée : au lieu de calmer les esprits, ce texte renforce le sentiment que la direction prend les gens (journalistes internes, public, tutelle) pour des idiots.

En filigrane, il ne serait pas étonnant qu'une négociation soit en cours et l'annonce de son départ du groupe faite dans quelques jours voire semaines.

L'IA ne semble pas croire qu'Alexandre Kara puisse s'exprimer à sa place !

jeudi 22 janvier 2026

Les 50 plus gros salaires de France Télés à l’année représentent 1/4 de celui des 577 députés de l’Assemblée sur un an !

Les 50 plus gros salaires de France Télés à l’année représentent 1/4 de celui des 577 députés de l’Assemblée sur un an !


La déclaration  faite par Ernotte des 200 recrutements prévus dans les métiers du Numérique pour cette soi-disant réorganisation interne du groupe qu’elle chante à qui veut encore l’entendre pour en faire en langage ernottien "un carrefour numérique incontournable", tout comme le recrutement d’un énième directeur de l’info (le 7ème si le compte est bon !) qui fera partie comme son prédécesseur préposé dorénavant à l’I.A. des 50 plus gros salaires de France Télés, en a choqué plus d’un.

A commencer par Matignon particulièrement en colère qui a annoncé, ce jeudi matin 22 janvier 2026, avoir le « 49.3 » pour faire passer la partie du budget de l’État après l’échec des débats et des votes à l’Assemblée nationale.

Dans le tableau « des amendements retenus » par le gouvernement pour ce 49.3 (publié ou communiqué aux groupes parlementaires), figure donc un amendement gouvernemental (souvent référencé en « A » ou amendement Matignon dans les synthèses médias) qui minore de 30 millions d’euros la fraction de TVA affectée à l’audiovisuel public pour 2026.

Alors que le récent rapport de la Cour des comptes décrit la situation de France Télévisions comme "critique" et "non soutenable" sans réformes rapides : déficits cumulés importants (81 millions d'euros nets entre 2017 et 2024, estimé fin 2025 à -130M€), UN budget 2025 adopté avec un résultat net négatif de -40 millions d'euros, des capitaux propres en forte baisse (de 294 à 179 millions d'euros sur la période, avec risque de tomber à moins de 100 millions fin 2025), et la menace d’une dissolution si rien n'est fait d'ici fin 2026, ces nouvelles dépenses inconsidérés ne font plus rire personne !

Sur la masse salariale et les embauches, le rapport pointe plusieurs problèmes : il recommande  explicitement de « limiter les embauches au maximum, notamment sur les plus gros salaires » - raté avec selon toute probabilité 4 hauts recrutements à attendre (donc plus que 3 avec l’arrivée du remplaçant d’Alexande Kara !)  - et insiste fortement sur la nécessité de « maîtriser durablement la masse salariale ».

Solution pour l’instance : taper sur les petits avec la dénonciation de l’accord collectif que l’ex-Orange essaie de faire passer à la trappe en vitesse grand V  (6 mois maximum)  en engageant avec deux syndicats compréhensifs formant le bureau du CSE Central une supposée MÉDIATION dont tous les autres seraient exclus, histoire de « réformer en profondeur le cadre social » trop couteux pour la rue Cambon !

Histoire que certains députés qui n’ont pas encore bien réalisé l’ampleur des dégâts et surtout le fric de dingue dépensé année après année (*) pour la télé d’Ernotte, il est important de leur faire comprendre ce que quelques-uns refusent de voir. Pourtant, le socialiste Pierre Moscovici, ex-président de la Cour était clair "le groupe est dos au mur" ! 

Voilà ce qu’écrivait il y a quelques mois la Cour des comptes :

« Pour les 30 cadres dépassant 200 000 € par an (dont certains plus de 300 000€), chaque salaire représente au minimum 2,2 salaires de député, et plus de 3,3 pour ceux au-delà de 300 000 €. Si on estime un salaire moyen de 250 000 € pour ces directeurs ou assimilés, leur total correspondrait à environ celui de 95 salaires de députés/an.

S’agissant de 15,5 % de salariés gagnant plus de 80 000 € par an (soit environ 1 370 personnes selon le rapport) captant 28,3 % de la masse salariale totale de l'entreprise, il représente un chiffre qui souligne la concentration des rémunérations élevées, soit environ 186 millions €, équivalant à plus de 2 000 salaires de députés !

Enfin, si l’on prend le salaire annuel d'un dirigeant de France Télévisions étant donné à 250 000 €, voici les comparaisons basées sur les rémunérations brutes actuelles :

- Le salaire brut mensuel d'un député français est de 7 637,39 €, soit un salaire annuel brut de 91 648,68€. Le salaire du dirigeant représente donc environ 2,73 fois celui d'un député (250 000 / 91 648,68 ≈ 2,73).

- Le salaire brut mensuel du président de la République française est de 16 039 €, soit un salaire annuel brut de 192 468 €. Le salaire du dirigeant représente donc environ 1,30 fois celui du président (250 000 / 192 468 ≈ 1,30).

Ces chiffres sont basés sur les données disponibles en 2026 et n'incluent pas les indemnités supplémentaires ou avantages en nature, qui varient selon les rôles.

Le salaire global de Delphine Ernotte à France Télévisions qui est proche des 400 000 € par an, représente l'équivalent d'environ 4,5 salaires annuels bruts d'un député à l'Assemblée nationale, qui s'élève à 91 648 € (sur la base de 7 637,39 € bruts mensuels). 

Pour être encore plus précis, la masse salariale correspondant aux indemnités parlementaires des 577 députés de l'Assemblée nationale (c'est-à-dire la rémunération directe versée aux députés eux-mêmes, hors collaborateurs, frais de mandat, etc.) est d'environ 53,83 millions d'euros par an pour l'exercice 2025, selon le budget officiel de l'Assemblée nationale.

Ce qui donne en détail :

- Montant brut mensuel de l'indemnité parlementaire par député (depuis le 1er janvier 2024, sans revalorisation connue en 2025 ou 2026 à ce jour) : 7 637,39 €

  → Décomposition :  

  - Indemnité de base : 5 931,95 €  

  - Indemnité de résidence (3 %) : 177,96 €  

  - Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 527,48 €  

 

- Calcul annuel par député : 7 637,39 € × 12 ≈ 91 648,68 € brut par an.  

- Pour 577 députés : 91 648,68 € × 577 ≈ 52,9M€(le budget 2025 précise exactement 53 827 432 € pour les « indemnités et prestations familiales », ce qui correspond très précisément à cette masse pour les 577 députés, avec d'éventuels ajustements mineurs pour prestations annexes ou variations).

Ce chiffre d’à peu près 54 millions d'euros représente uniquement les indemnités versées directement aux députés (la partie « salaire » au sens strict). Il ne comprend pas :

- Les dotations pour collaborateurs (environ 11 000 €/mois/député, soit plus de 180 millions d'euros au total pour les 577),

- L'avance de frais de mandat (IRFM, ≈ 5 950 €/mois/député),

- Les frais de déplacement, charges sociales patronales, retraites, etc.

La masse salariale « stricte » des indemnités des 577 députés est donc quasiment de 54 millions d'euros par an (budget 2025). Ce montant est indexé sur les traitements des hauts fonctionnaires et évolue peu d'une année sur l'autre sauf ajustements ponctuels.

La masse salariale des 577 députés étant donnée est donnée à presque 54M€ millions d'euros/an, à France Télés il en va tout autrement.

Pour France Télévisions, la masse salariale stricte (charges de personnel hors cotisations patronales ou autres dépenses annexes) est d'environ 658,5 millions d'euros selon le rapport officiel de la Cour des comptes pour 2024 (publié en 2025). Les dépenses de personnel totales (incluant cotisations, avantages, etc.) atteignent environ 962 M€, (proche du milliard d’euros donc…mais la question porte sur la masse salariale au sens classique (rémunérations brutes + charges sociales), donc on reste sur les chiffres les plus cités autour de 660–700M€ en ordre de grandeur récent.

Calculons avec les deux variantes pour voir :

1. Avec 658,5 M€ (chiffre précis Cour des comptes 2024) :

   - Rapport = 658,5 / 54 ≈ 12,2

   - Donc environ 12 fois la masse salariale des députés.

   - Cela représenterait 12 × 577 ≈ 6 900 députés (en gros 7 000).

 

2. Si on prend l'approximation haute de la question « pas loin d’1 milliard » (disons 900–1 000 M€ pour les dépenses de personnel totales) :

   - Rapport = 1 000 / 54 ≈ 18,5

   - Donc environ 18–19 fois la masse salariale des députés.

   - Cela représenterait 18,5 × 577 ≈ 10 700 députés (en gros 11 000).

En prenant une sorte de valeur médiane comprise entre ces deux fourchettes valeur médiane serait donc entre 13 et 19 donc une quinzaine, soit l'équivalent d'environ 8500-9000 députés.


Deux poids, deux mesures pour les invités politiques à France Télévisions.

Deux poids, deux mesures pour les invités politiques à France Télévisions.

"Où sont passés les politiques ?" s'interroge Télérama qui poursuit "Depuis la rentrée de janvier, les émissions C à vous, présentée par Anne-Élisabeth Lemoine (et Mohamed Bouhafsi) à 19 heures, et C ce soir, animée par Karim Rissouli (et Camille Diao) à 22h45, ne reçoivent plus aucun élu ou ministre en plateau. Selon nos informations, ordre leur en a été donné par la direction de France Télévisions elle-même. Ces dernières semaines, on a donc vu se succéder dans C à vous des historiens, l’ancien commissaire européen Thierry Breton, des journalistes et éditorialistes pour décrypter l’enlèvement de Nicolas Maduro par Donald Trump, ou le procès en appel de Marine Le Pen..."

Télérama pourrait aussi se poser la question de ce deux poids, deux mesures à France Télés car Léa Salamé dans "Quelle époque !" n'a pas dû avoir les mêmes consignes de la direction de France Télévisions elle-même, de ne plus recevoir d'élu ou ministre en plateau, pendant la campagne des Municipales", puisque le 10 janvier dernier elle recevait Jean-Michel Aulas qui s'est officiellement déclaré candidat fin septembre 2025 à la mairie de Lyon pour le scrutin de mars 2026 (premier tour les 15 et 22 mars 2026), sous la bannière "Cœur lyonnais", sans étiquette partisane mais soutenu par une large alliance allant des Républicains (LR) au centre (Renaissance, Horizons, MoDem, UDI), se positionnant comme le principal opposant au maire sortant écologiste Grégory Doucet dont les équipes ont semble-t-il protesté auprès de France Télés.

Quant aux articles de presse comme Le Monde du 20 janvier 2026, entre autres, expliquant que l'intéressé avait perdu un procès en diffamation contre Rue89Lyon (sur des investissements en Floride de sa holding familiale), il ne pouvait pas en être question puisque le jugement n'était pas encore tombé.







mercredi 21 janvier 2026

France Télévisions signe un partenariat avec la Maison du placard.

France Télévisions signe un partenariat avec la Maison du placard. 

Il n’était pas question pour lui d’être numéro quatre dans l’ordre organisationnel de … Voilà pourquoi Hannoteaux la nommée à l’intelligence artificielle… Une véritable  blague quand les caisses sont vides et que les rapports financiers externes prévoit une possibilité de dissolution d’entreprise en fin d’année . 

Voici le texte: « Alexandre Kara, directeur de l’information de France Télévisions depuis 2022, a exprimé son souhait d'évoluer dans ses fonctions à l’occasion de la mise en place de la nouvelle organisation. 

L’intelligence artificielle générative transforme profondément la façon de consommer, de produire et de diffuser l’information sur tous les supports et tous les écrans. Cette révolution imposera une réinvention de l’offre d’information de service public dans les prochaines années.

À ce titre, et pour mener cette bascule stratégique, Delphine Ernotte Cunci nomme auprès d’elle Alexandre Kara conseiller spécial sur la transformation de l’information à l’ère de l’IA.

Cette nomination prend effet ce jour. Son successeur sera annoncé dans les tout prochains jours. »

C’est Philippe Corbé le directeur de la rédaction de France Inter, ancien de RTL et de BFMTV qui remplace Alexandre Kara à la direction de l’information…sous la coupe de l’ex primo dircab ernottien !

Quant au remplacement de Muriel Pleynet la directrice adjointe de la rédaction, le nom de son remplaçant n’est à l’heure où nous écrivons, pas  encore connu, mais la recherche se fait toujours à l’extérieur.

Ceux qui ont voulu faire capoter la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, le paieront dans les urnes.

Ceux qui ont voulu faire capoter la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, le paieront dans les urnes.

Ce mardi, le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, le député Charles Alloncle, a déploré mardi à sa reprise qu'elle ait pris du "retard" après avoir été "neutralisée pendant un peu plus d'un mois".

Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) son toujours président qui n’a cessé pendant les auditions de tancer Charles Alloncle comme de nombreux députés posant les questions qui fâchent,

Il peut raconter ce qu’il veut,  prétendre ne pas avoir voulu les travaux et chanter qu'"Il n'a jamais été question [pour lui] de mettre un terme à cette commission d'enquête, ou de censurer le rapporteur", les faits sont là.

C’est Patrier-Leitus qui annonçait le 23 décembre qu'il suspendait l'envoi des convocations en attendant une réunion du bureau de la commission le 6 janvier, afin de retrouver un "cadre digne, sérieux et respectueux".

C’est encore lui, en début d’année donc, lors de cette réunion qui fixait de nouvelles règles, interdisant ente autre le commentaire en direct des auditions sur les réseaux sociaux ou la "déformation des propos des personnes auditionnées" visant bien évidemment en tout premier lieu Charle Alloncle.

Patrier-Leitus a indiqué mardi qu'il allait également proposer d'auditionner les anciens présidents de la République François Hollande et Nicolas Sarkozy qui toujours selon lui " ont porté des réformes importantes de l'audiovisuel public". On rêve.

Il s’en est pris ensuite aux réseaux sociaux : "Chercher à me discréditer ou à discréditer les travaux de notre commission, ça suffit". Il a visé les "factions prédatrices, tantôt d'extrême droite, tantôt d'extrême gauche"  mais par ricochet, le rapporteur qui pourrait, lui, être trainé dans la boue sur internet !

Après avoir été vilipendé sur la toile et sur les ondes, il veut aussi entendre des humoristes afin de leur demander "où s'arrête l'humour et où commence le militantisme politique". Sûrement pour ne pas transformer la commission en  show médiatique comme il le ressasse et pour coller à ses principes de « dignité, sérieux et respectabilité" !!!!!

Vivement les prochaines législatives…il peut être certains que nombreux seront ceux qui ne devraient pas le louper.

mardi 20 janvier 2026

Pour Bernard de La Villardière qui soutient Charles Alloncle dans ses travaux, France Télés "Ce ne sont pas que des débats d’idées, c’est aussi du pouvoir et énormément d'argent public. Certains ont beaucoup à perdre"

Pour Bernard de La Villardière qui soutient Charles Alloncle dans ses travaux, France Télés "Ce ne sont pas que des débats d’idées, c’est aussi du pouvoir et énormément d'argent public. Certains ont beaucoup à perdre"

Publié dans Le Figaro (section TV Magazine) le 15 janvier 2026, Bernard de La Villardière s'exprime sur la commission consacrée à l'audiovisuel et estime le plus logiquement qui soit que «Charles Alloncle fait du bon travail»

Invité du « Buzz TV », il a répondu aux questions de Damien Canivez qui l' interrogeait notamment  au sujet de la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale  sur le financement et l’orientation du service public. 

"Je ne veux pas donner d’avis sur France Télévisions. Il y a une commission d’enquête, laissons-la travailler ! Il y a quand même des pressions pour qu’elle ne fasse pas ce travail. Je trouve que Charles Alloncle fait plutôt du bon travail", faisant référence au député rapporteur. 

"On lui fait des procès, on essaye de diaboliser ses méthodes" déplore Bernard de La Villardière avant de poursuivre : "Je me rappelle qu’il y a eu une commission parlementaire sur l’islamisme en France il y a quelque temps, jamais personne ne s’est enquis de la manière dont on se tenait et on traitait les invités ou les gens qui étaient convoqués à cette commission."

Le journaliste et reporter revient ensuite sur les polémiques relatives à la commission sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public : "Comme par hasard, on est en train de secouer des positions acquises... Ce ne sont pas que des débats d’idées, c’est aussi du pouvoir. 

Derrière le pouvoir culturel il y a de l’argent, il y a des subventions publiques. Il y a des tas de gens qui sont en train de perdre leurs positions, ils ont beaucoup d’argent à perdre, et donc ils s’agacent".

Il a 100%, 1000% raison mais ceux qui vivent et s'enrichissent sur la bête donc les Français, ne l'entendent pas de cette oreille et vont tout faire pour que rien ne change...à une exception près : le montant de la dette pharaonique qui flirte avec les  3.500 milliards d'euros.



lundi 19 janvier 2026

De quoi s’interroger pour Charles Alloncle qui reprend aujourd’hui la commission d’enquête avec ces perquisitions chez les « Big four ». (¤)

De quoi s’interroger pour Charles Alloncle qui reprend aujourd’hui la commission d’enquête avec ces perquisitions chez les « Big four ». (¤)

(*)

Alors que les travaux de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public reprennent ce lundi, Charles Alloncle a clairement confirmé dans l’interview exclusive qu’il donne au Point qu’on « ne le bâillonnera pas ». (*)

Il le dit cash dans le magazine : il n’est l’émissaire de personne (il n’a quasiment jamais mis les pieds chez Bolloré).  Il continuera à poser les questions qui dérangent parce que les Français en ont ras-le-bol des leçons de morale à géométrie variable et surtout de ces pactes tacites destinés à faire tout capoter qui se voient comme le nez au milieu de la figure.  

Aurélien Saintoul, député LFI, lorsqu’il était  était rapporteur de la commission d’enquête sur la TNT et CNews, n’a jamais eu aucun problème, lui.

Il tweetait à tout va pendant les auditions, posait des questions ultra-offensives, mettait la pression maximale sur les patrons de médias privés… et là, personne ne lui coupait la parole, le tançait en permanence, ne venait lui parler de « dignité », de « tribunal politique » ou de « méthodes façon CNews ».

La présidente Yaël Braun-Pivet ne sortait pas, non plus, sur France Inter pour le rappeler à l’ordre. Curieux, non ?

Deux poids, deux mesures puissance 10.

Quand on tape sur le service public et qu’on ose demander des comptes sur 4 milliards d’euros par an, c’est le scandale absolu.

Quand on cognait sur les médias privés et Bolloré, c’était l’exercice démocratique exemplaire.

Alors oui, que la commission gratte là où ça fait mal, c’est normal ! C’est le rôle d’une commission d’enquête, non ?   On ne va quand même pas reprocher à un rapporteur d’enquêter !

Comme écho justement à ces travaux dont une petite coalition de trublions auraient souhaité l’arrêt pur et simple, le blog CGC Média propose un nouvel  axe concernant les centaines de millions balancés à cette poignée de boites de prod’ amies – surtout du Pouvoir ! – à savoir les contrôle en amont et la transparence dont l’ex-Orange nous rebat les oreilles mais que personne ne voit réellement.

Dans le cadre des marchés publics :  France Télévisions, société anonyme au capital public, est soumise au code de la commande publique pour la majorité de ses achats importants (prestations de production, diffusion, numérique, prestations intellectuelles, etc.). De ce fait, elle a obligation légale de vérifications préalables sur les candidats (capacités techniques/financières, garanties professionnelles, situation fiscale/sociale, etc.).  

Pour les marchés au-dessus de certains seuils, elle devrait même faire réaliser des sortes d’audit pré-contractuels avec questionnaires détaillés, parfois visites sur site, vérifications de références, analyse des bilans, etc...   

C’est ce qu’elle chante régulièrement devant  la Représentation nationale, ce qu’elle a ressassé à la Cour des comptes ou encore garanti plus récemment, devant la commission d’enquête (son audition de fin 2025 qui a duré 4h30, concernant notamment sur les contrats de production) ! « France Télé ne peut pas se permettre de signer avec n’importe qui sans vérifications sérieuses en amont »

Lors de son premier passage devant la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public (10 décembre 2025), Delphine Ernotte a largement évoqué les relations avec les producteurs indépendants, dont Mediawan (premier bénéficiaire des commandes de France Télévisions, avec environ 100 M€ par an [selon elle !] pour des émissions comme « C à vous », « C dans l'air », etc...)

Elle a défendu ces partenariats, salué le succès des groupes français comme Mediawan et Banijay sur le marché international, et minimisé tout risque d'influence éditoriale (notamment via les actionnaires Xavier Niel, Matthieu Pigasse ou le fonds KKR).

Mais pas un mot sur actions menées pour vérifier les dépenses, les emplois, les marges ou les soupçons récurrents (travail dissimulé, délit de marchandage, etc., comme rapporté par Off Investigation et Mediapart en 2025) sur Mediawan, le premier producteur et de loin qui l’invitait d’ailleurs chez Maxim’s après avoir privatisé le resto pour une grosse fête juste avant son re-parachutage.

Elle même claironné ces principes, le 15 janvier dernier avec son troisième vœux : un vœu de transparence. 

Verbatim

« Dans une société de défiance, la rumeur blesse et la polémique abîme. Depuis plusieurs mois et notamment, avec l’exploitation politicienne qui a été faite du rapport  de la Cour des comptes, nous subissons les fantasmes les plus divers sur nos modes de fonctionnement, nos coûts, nos frais. Qu’elle soit portée à bas bruit ou avec de hauts cris, cette humeur est un poison qui abime tous. Je prends très au sérieux, ces doutes sur notre fonctionnement et je souhaite y répondre.

Nous sommes un service public. Nous sommes financés par tous et à ce titre, nous devons chaque citoyen la pleine et entière, transparence sur l’usage des deniers publics . Nous coûtons à chaque français 3 euros par jour. Ils sont en droit de savoir comment cet argent est utilisé et c’est notre devoir de les en informer. C’est pourquoi nous mettrons à disposition dans les prochaines semaines, tous les éléments chiffrés qui sont sur les questions qui sont aujourd’hui posées. Je souhaite que nous soyons au plus standard de transparence à l’instar de nos voisins, nordiques de l’audiovisuel public. » 

Baratin que tout ça…

 (¤)

Le blog CGC Média qui a lu avec la plus grande attention, l’excellent article de La lettre « Perquisitions en série de l'Autorité de la concurrence chez les Big Four »  (¤) (source citée en premier par Reuters et les autres médias) qui débute ainsi : « Les géants de l'audit – Deloitte, PricewaterhouseCoopers, EY et KPMG – ont reçu avant-hier la visite surprise des enquêteurs de l'Autorité de la concurrence. L'organisme antitrust nourrit des soupçons d'entente sur le marché des audits financiers et de durabilité… » 

En résumé :

L'information a été révélée en premier par « La Lettre» (publication toujours très bien renseignée), puis relayée par plusieurs médias et confirmée par l'Autorité de la concurrence qui a indiqué avoir mené « des opérations de visite et saisie » (perquisitions) simultanées dans les locaux français des quatre grands cabinets d'audit (les Big Four), ainsi que chez certains autres acteurs (notamment Grant Thornton selon certaines sources).

Le soupçons principaux portent sur des pratiques anticoncurrentielles / entente dans le domaine de la certification des rapports de durabilité (issus de la directive européenne CSRD – Corporate Sustainability Reporting Directive).

Concrètement, on soupçonne les Big Four d'avoir rapidement mis en place des pratiques visant à « verrouiller / limiter l'accès » de ce nouveau marché très juteux aux nouveaux entrants et aux cabinets de conseil RSE/ESG historiques (plus petits acteurs), afin de garder la mainmise sur ce segment stratégique.

C'est une opération plutôt rare et très symbolique dans ce secteur ultra-dominant et très peu contesté jusqu'ici. Pas de détails publics pour l'instant sur les pratiques précises reprochées (échanges d'informations ? prix ? répartition implicite ? clauses ?...) L'enquête est en cours et les cabinets concernés n'ont pas fait de commentaire très détaillé.

Au fait, ne serait-ce pas Deloitte, la boîte qui audite Mediawan pour FTV dans le cadre de la tant vantée transparence ernottiennetout en étant Commissaire aux comptes du groupe de Capton, Niel et Pigasse? 

Voilà un nouvel axe de réflexion pour Charles Alloncle le rapporteur de la commission d'enquête que le président ne manquera sûrement pas de couper, n'y voyant probablement là aucun conflit d’intérêts et rappelant qu'on n'est pas là devant un « tribunal politique » !


dimanche 18 janvier 2026

Les « rimeurs d'illusions » qui font bêtement rimer Ernotte avec télévision publique forte !

Les « rimeurs d'illusions » qui font bêtement rimer Ernotte avec télévision publique forte !

Alors que les travaux de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public reprennent ce lundi malgré les efforts d’une demi-douzaine de députés d’horizons divers mais tous majoritairement compatibles et que Charles Alloncle le rapporteur prévient dans Le Point lors d’une interview exclusive qu’on « ne le bâillonnera pas », les bobards de l’ex-Orange et de son entourage proche mais aussi de quelques taupes, devraient estomaquer les Français en renvoyant dans les cordes tous ces rimeurs d’opérette.   

Après avoir tenté une nouvelle fois d’embobiner le ban et l’arrière-ban dans le hall de la Maison Jean-Pierre Elkabbach siège de France Télés avec 5 vœux tous aussi bidons les uns que les autres, combien de temps encore faudra-t-il attendre avant que celle qui transforme l'argent public en fumée en cumulant un déficit de plus de 81M€ de 2017 à 2024 auxquels il faut ajouter 50M€ supplémentaires fin 2025, une trésorerie ultra négative à donner des ulcères à tous les comptables de France et de Navarre, des emprunts en pagaille mais aussi et surtout des fonds propres dans lesquels elle puisé passant de 294M€ à seulement quelques dizaines estimés début 2026, soit mise hors d’état de nuire et que toute cette clique de courtisans soit réduite au silence lorsqu’arrivera en fin d’année LA DISSOLUTION PROGRAMMÉE ?

Ah, les poètes du service public ! Ces bardes modernes qui, la larme à l'œil et le micro à la main, font rimer "Delphine Ernotte" avec "télévision publique forte" comme si c'était une évidence divine.

"Il nous faut un service public robuste !" clament-ils à tout bout de champs, en brandissant l’ex-Orange comme une statue de la Liberté cathodique. Mais qu’ils ouvrent  les yeux, ces pathétiques passeurs de plats. Sous le vernis de cette grande prêtresse de l'audiovisuel, c'est le chaos total qui règne à France Télévisions. Un chaos financier, idéologique et managérial qu'elle a elle-même orchestré, tout en se faisant parachuter et reparachuter, s’asseyant sur les rapports certains opportunément publiés après une 3ème séance d’hypnose qui tourne mal et déficits abyssaux que ne veulent plus payer les contribuables et plus largement l’ensemble des Français.

La  diseuse de vœux imagine peut-être pouvoir se reposer sur des lauriers ! Lesquels ? Il n’y en a pas, même en cherchant bien…Ce n’est pas l'échec retentissant et couteux de Salto, ce streamer franco-français censé rivaliser avec Netflix (près de 90M€ d’argent public, cramés) qui viendrait faire exception.

Ces cinq vœux, cinq uppercuts au bon sens, cinq claques supplémentaires à une France qui vacille déjà et à des salariés qui n’en peuvent plus, ne sont rien d’autre qu’un festival de communication hors-sol, de promesses recyclées et de dénis stratégique à un moment où la seule vraie question devrait être : « Avec quel argent ? »

Le vœu de mobilisation olympique :  Traduction en langage normal : « On va relancer une chaîne olympique flambant neuve (après le succès retentissant de la précédente qui a fait pschitt), vendre les meilleurs matchs à TF1, et faire croire que le sport restera LE grand pilier de France Télévisions pendant que la maison coule financièrement. »  

Le vœu de liberté : En substance : « Nous sommes les derniers remparts de la liberté d’informer, nous irons gratter là où ça dérange, promis juré…puis on va super bien couvrir les municipales » après avoir déjà annulé plus d’une dizaine de débats sur France 3.

Traduction : La liberté de la presse, surtout quand il s’agit d’aller enquêter sur les milliards de dette , OUI mais surtout pas lorsqu’il faut mettre en lumière  les gaspillages de la maison elle-même. C’est courage fuyons  quand il s’agit de rendre des comptes et tous à vos postes lorsqu’on critique le château.

Le vœu de transparence :   « On va enfin tout expliquer, montrer tous les chiffres, être aussi transparents que les Scandinaves, promis, dans quelques semaines… »  

Traduction : on est en janvier 2026, après le rapport post parachutage de la Cour des comptes et la commission d’enquête qui attend toujours les documents depuis des mois, mais on va vous sortir un joli powerpoint style le récent vadémécum ernottien afin d’expliquer dans quelque temps que les citoyens contribuables doivent faire preuve de patience, face à une disparition du linéaire donc aux écrans tv au profit des réseau et du numérique   

Le vœu d’innovation : L’heure de la grande bascule numérique totale, avec un streaming à cœur et une direction I.A. flambant neuve, pour une soi-disant réorganisation radicale ! France.tv partout mais pas sur vos écrans télés puisque la télé linéaire est morte anyway !!!  

Traduction : Exactement la même chanson qu’avant Salto (90 M€ jetés par la fenêtre), les mêmes promesses de révolution numérique qui finissent en suppressions de postes massives et en organigrammes kafkaïens. L’I.A. va surtout servir à faire le ménage plus efficacement.

Le vœu de fierté : Long poème nostalgico-motivationnel sur la créativité, l’excellence, les grands moments qui font vibrer les Français, l’envie de se lever le matin pour faire grand…  

Traduction : Un grand classique du « serrez les rangs et soyez fiers » pendant que les salariés ne pensent qu’à une chose : le départ (le plus tôt possible) de celle qui prononce ce discours. Le summum du cynisme quand la maison est au bord du dépôt de bilan voire de sa disparition !

C’est un naufrage que rien ne peut plus masquer et sûrement pas ces nouveaux délires qui sont autant de couteaux plantés, destinés à sacrifier France Télévisions sur l'air de Ah si on avait su !

Mais vous savez...et vous faites comme si tout allait !

Chers rimeurs, votre poésie est un mirage. Ernotte n'a pas renforcé le service public, elle l'a plongé dans un chaos dont les contribuables ne veulent plus payer les pots cassés. Ils attendent avec impatience de savoir avec cette commission d’enquête  où sont passés les milliards engloutis et  qui en a profité.

Si vous voulez un vrai service public fort, commencez par balayer devant votre porte – ou plutôt, devant les plateaux de France Télés. Sinon, continuez à faire rimer : "Ernotte" avec "débâcle", ça sonne mieux.