mardi 23 juin 2015

Jean-Marie Cavada ex pdg de Radio France s'élève publiquement contre l'opacité dont a fait pruve le CSA concerant la nommination à la présidence de France Télé

Jean-Marie Cavada,  ex-président de Radio France, aujourd'hui député européen s'est dit vendredi dernier au micro de France Info inquiet pour l'avenir de France Télévisions: "Visiblement, il y a eu de l'opacité", a-t-il expliqué au sujet de la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions.
 
Voici les propos qu'il a tnenus à la question du journaliste "Vous étiez homme de télévision, ancien PDG de Radio France. Quel est votre regard sur la nomination de Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions?"
Jean-Marie Cavada: "France Télévisions est une maison en difficultés; ça ne se voit pas trop mais ça se sent.
1) D'abord un endettement assez important.
2) Comme tout le monde, le combat des audience est vraiment difficile.
3) C'est une entreprise qui a besoin de profondes réformes notamment pour France 3 mais aussi pour d'autres....
Là, je sais que les conditions de la nomination font quand même un débat typiquement franchouillard et vraiment je suis inquiet.
Je pense que la suspicion qui pèse sur les décisions du CSA, ne rendra service ni au CSA, ni à Hollande, ni à France Télévisions et j'espère qu'il n'y aura pas de ricochet sur Radio France."
 
Le journaliste de le relancer "On a dit qu'il y avait un peu d'opacité sur cette nomination!?"
 
"Pas un peu. Visiblement, il y a des plaintes qui ont été déposées (*) et je ne serais pas surpris qu'elles soient en cours d'instruction très rapidement.
D'autre part, si l'instruction amenait à découvrir que ça a manqué de grandeur, de neutralité et de hauteur de vue...eh bien, c'est l'institution qui serait secouée.
 
Voilà un pays qui est assez malade de ses institutions et ça ce n'est pas une bonne nouvelle".
 
 
(*) "Après la plainte déposée par Didier Quillot, candidat évincé, le syndicat CGC des médias a annoncé le 9 juin le dépôt d'une plainte à Paris et d'un recours devant le Conseil d'État.  Le syndicat invoque "l'absence de motivation réelle de la décision de nomination" et "l'absence de fondement de cette nomination". Le lendemain, la CFDT de France Télévisions a fait de même.

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