lundi 18 juin 2018

Une note de Bercy qui chiffrerait à 700 millions d’euros le montant des économies que doit réaliser l’audiovisuel public !


Une note de Bercy qui chiffrerait à  700 millions d’euros le montant des économies que doit réaliser l’audiovisuel public !  

C’est ce que croit savoir Renaud Revel qui dans son « Immédias » (*extrait ci-après) avance ce chiffre de « 700 millions d’euros d’économies (nettes) »  émanant donc d’« une note détaillée de la direction du Budget, à Bercy,  rattachée au ministère du Budget que doit encore arbitrer Matignon » 

Le blog CGC Média dans un article publié le 4 juin dernier « Françoise Nyssen mal éclairée (un comble pour l’Audiovisuel ) annonce sa non réforme » avançait pour sa part et selon ses informations un chiffre pouvant même atteindre 900 millions d’économies au global…bien loin de toutes façons de ceux avancés ici et là et en définitive assez proche de celui que révèle aujourd’hui Renaud Revel. 

La part d’économies à réaliser tous azimuts pour France Télévisions flirte avec les 600 millions d’euros et ce alors même que  l’ex Orange annonce vouloir lancer une plateforme de SVoD à la française « salto » “un salto nell'ignoto” (un saut dans l’inconnu comme on dit en Italie) qui sera l’occasion d’engloutir des dizaines et des dizaines de millions d’euros [on parle au bas mot de 50 millions d’euros de mise, chiffre totalement ridicule par rapport à ce genre de produit et aux milliards que déboursent, entre autres Netflix ou Amazon] justement en pleine période d'économies!

(*) Extrait :

« Si la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a subtilement évité les questions qui fâchent lors de sa conférence de presse du 4 juin, où elle avait dévoilé, en présence de l’ensemble des PDG de chaînes de service public, ses premières propositions de réforme pour l’ensemble du secteur, la direction du Budget, à Bercy, s’est chargé de rédiger la douloureuse : un train d’économies solides que doit encore arbitrer Matignon. 

Dans une note détaillée cette direction rattachée au ministère du Budget de Gérald Darmanin chiffre à 700 millions d’euros (nettes)  le montant de ces économies qui devront être réalisées à l’horizon 2022.

Et pour atteindre ce cap, les services de Bercy n’y vont pas de main morte. « Numérisation des chaînes de France Télévisions », « mutualisation Arte-France Télévisions », « économies de fonctionnement », «synergies France 3-France Bleu», « recentrage de TV5 Monde », «partage des droits de production», « économies sur les programmes  de France 3  et de France Ô »… 

Les efforts demandés sont nombreux, y compris sur le plan social. Les services de Gérald Darmanin fixent en effet à 2050 le nombre de salariés appelés à quitter leurs postes d’ici à la fin 2022, le tout dans le cadre d’un plan de départs volontaires qui impacte l’ensemble du secteur. 

Si France Télévisions est le plus sévèrement touché, avec 1500 personnes  (soit 17% de sa masse salariale), Radio France, TV5 Monde et France Medias Monde sont également concernés, avec des plans respectifs de 300, 200 et 50 unités. [Rappelons que le dernier PDV dont Marc Chauvelot de la CGT France Télés disait dans une hallucinante interview à Caroline Sallé publiée dans « Le Figaro » « France Télévisions : le plan de départs volontaires devrait faire le plein », concernant le Plan de licenciement collectif (dit PDV) : « Compte tenu de la surreprésentation des seniors et de la détérioration des conditions de travail, ce plan va avoir du succès… », était loin d’avoir atteint les objectifs ! ndlr] 

La note est également salée sur le plan budgétaire, avec des coupes sombres tous azimuts. Et c’est France Télévisions qui est, là encore,  la plus durement impactée, avec 564 millions d’euros d’économies programmées d’ici à 2022. Radio France (46 millions), TV5 Monde (38 millions) et Arte (20 millions) sont également ponctionnés. Ce train d’économies va être mis en place sans attendre, dès cette année, avec des notifications adressées aux chaînes courant du mois prochain: on évoque un premier plan d’une cinquantaine de millions d’euros pour «France Télés» dans les étages dirigeant duquel on s’arrache les cheveux. 

L’audiovisuel public doit ainsi s’attendre à quatre années de vaches maigres et donc à de profondes difficultés. Bercy, qui ne l’ignore pas, liste d’ailleurs dans ce document les handicaps et charges qu’il devra surmonter et supporter dans ce contexte de restrictions budgétaires : de la baisse de ses recettes publicitaires au chantier de rénovation de Radio France, en passant par le coût des départ volontaires, des développements numériques ou des retransmissions des prochains JO…»

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