vendredi 12 juin 2026

Attention un parjure peut en cacher un autre ! Ernotte, reine du « j’ai pas recours… enfin presque » se fait ramasser par Christophe Tardieu.

Attention un parjure peut en cacher un autre ! Ernotte, reine du « j’ai pas recours… enfin presque » se fait ramasser par Christophe Tardieu. 

Delphine Ernotte, parachutée à l’été 2015 de la téléphonie à France Télévisions, celle qui nous serine à longueur d’antenne l’impérieuse nécessité de « transparence », d’« impartialité » et de « service public exemplaire » avec l’argent du contribuable, vient probablement de franchir un nouveau pas vers la porte. 

Celle qui, sous serment devant une commission d’enquête parlementaire le 8 avril 2026, jure la main sur le cœur (et probablement sur son bonus variable) qu’ «  aucun  cabinet extérieur n’a été sollicité pour préparer les auditions des dirigeants et salariés du groupe ». Croix de bois, Croix de fer, si je mens…(chacun connaît la suite) l’a confirmé sous serment solennel, en commission, l’aubergine cannoise farcie…. Fin de l’histoire.

Sauf que… deux mois plus tard, le 9 juin 2026, Marianne balance la bombe. Forward Global, cabinet privé spécialisé dans l’accompagnement face aux « risques », a bien prodigué « de précieux conseils » à plusieurs reprises. Le cabinet lui-même le confirme. Delphine Ernotte aurait même participé personnellement à un déjeuner de travail avec eux. Des séances pour briefer sur le fonctionnement des commissions d’enquête, les pièges juridiques, les obligations sous serment… Tout ce qu’il faut pour que les ouailles ernotiennes arrivent nickel devant les députés.

Et là, patatras le loupé de la com’ publique : le déni version Tardieu.

Le lendemain, 10 juin 2026, Christophe Tardieu (secrétaire général, fidèle lieutenant) répond dans Le Figaro : « Fumisterie de plus ! » On n’a « jamais eu recours », ni « payé aucun cabinet de conseil » pour préparer les 55 auditionnés. La préparation était « en interne »

Ah, et le déjeuner ? Juste un « échange d’expérience », comme avec d’anciens parlementaires. Forward Global bosse avec eux depuis 2022 sur d’autres sujets, donc c’est pas du tout du conseil pour la commission, promis juré.

Sauf que le bloc CGC Mes Médias, syndicat maison, avait déjà publié très rapidement — dès février 2026 — les trois documents internes qui servaient précisément à conditionner les auditionnés. La « note de cadrage » signée France Télévisions, la petite notice « mode d’emploi » et surtout le tableau des députés acquis à France Télévisions selon le groupe public lui-même.

Un vrai petit guide du parfait petit soldat loyal : « Voici qui est avec nous, attention aux autres. » Le tout centralisé via le Secrétariat général de Tardieu & Co.

[Lien du premier article explosif du blog CGC : https://medias-cgc.blogspot.com/2026/02/commission-denquete-sur-laudiovisuel.html. medias-cgc.blogspot.com ]


C’est beau comme un mensonge d’État.

D’abord le déni absolu sous serment. Puis, quand les faits sortent, le « oui mais non, c’était pas vraiment ça, et on n’a rien payé ». La même technique que celle utilisée pour justifier les 112 000€ de facture pour les suites du Majestic Cannes, en racontant à tous les gogos qui voulaient bien gober qu’il s’agissait d’un échange de marchandises ! Le classique : on minimise, on sémantise (« partage d’expérience » au lieu de « préparation »), on noie dans le « on bosse avec eux depuis 2022 de toute façon ». Et pendant ce temps, les documents internes fuitent de l’intérieur, prouvant que le conditionnement était bien organisé, méthodique et maison.

On imagine la scène au déjeuner : « Alors, chers amis de Forward Global, comment on esquive les questions embarrassantes sans risquer le parjure ? » Réponse : « Facile, vous jurez qu’il n’y a eu aucun cabinet. » Et hop, deux mois plus tard, le boomerang médiatique.

Le scandale au-delà du scandale

C’est pas juste un petit arrangement. C’est l’argent public qui finance potentiellement des cabinets privés pour coacher la direction d’un service public face au contrôle démocratique. C’est celle dont Ajdari et sa troupe ont validé à un troisième parachute qui ment (ou « se trompe ») sous serment devant des députés. 

C’est un secrétaire général qui vient expliquer - sans rire ! - que ce n’est pas du tout ce que vous croyez, bande de naïfs — alors que les preuves internes circulent déjà depuis des mois.

France Télévisions : l’entreprise où l’on prêche la morale journalistique le matin et où l’on pratique l’art du mensonge sophistiqué l’après-midi. Où l’on dépense sans compter (millions de pages fournies, séances d’entraînement internes + « échanges » externes) pour défendre l’indéfendable.

Le pathétique tandem n’est pas au-dessus des lois. Le parjure, ça se paie (jusqu’à 5 ans et 75 000 €). Là, pour couronner le tout, ça pue la morgue de caste : « Nous, l’élite du service public, on peut dire ce qu’on veut sous serment, vous, les gueux, vous payez la note et vous vous taisez. »

Le contribuable, lui, continue de financer cette comédie tragique. Quant à Marianne, une fois de plus, elle a fait le boulot que d’autres médias « amis » préfèrent ignorer.

Vive la transparence à la sauce France Télévisions : opaque, glissante, et servie avec un sourire carnassier.


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