mardi 13 octobre 2026

Bénédicte Piot-Gambey pour remplacer Sylvie Gengoul aux Outre-mer ?!

Bénédicte Piot-Gambey pour remplacer Sylvie Gengoul aux Outre-mer ?!

Aussi appelée Bénédicte Gambey, est pour l’heure directrice régionale de Nouvelle-Calédonie La 1ère (la station locale de France Télévisions / Outre-mer La 1ère en Nouvelle-Calédonie) depuis le 31 mars 2022. Elle avait succédé Wallès Kotra qui a été directeur exécutif en charge de l’Outre-mer (réseau Outre-mer 1ère + France Ô) de 2016 à 2019.

En octobre/novembre 2019, c’est Sylvie Gengoul qui avait pris la suite à la tête du Réseau Outre-mer de France Télévisions (alors qu’elle quittait la direction de Guadeloupe La 1ère). C’est bien elle qui a pris sa suite à ce poste, avant que France Ô ne soit définitivement fermée.

Bénédicte Piot-Gambey et Wallès Kotra sont très proches professionnellement. Dans les portraits et interviews, elle le présente explicitement comme son mentor / tuteur depuis le début de sa carrière. Elle a déclaré qu’il l’avait « libérée de sa cage imaginaire » et qu’il lui répétait : « Pourquoi tu doutes ? Ça ne dépend que de toi. »

De son côté, Wallès Kotra avait lui-même qualifié sa succession à la tête de NC La 1ère de « naturelle », soulignant sa compétence, son dynamisme et sa connaissance du pays et de la maison. Il l’a accompagnée et encouragée tout au long de sa progression (de scripte à directrice régionale).


Des sources récentes dont un entretien officiel de France Télévisions daté de mai 2026 la confirment toujours à ce poste mais il semble que celle qui était auparavant directrice éditoriale et a occupé d’autres fonctions à la station (notamment directrice de l’antenne télé) s’apprêterait à « bouger » !

Poussée par Kotra, cette Calédonienne pur jus (originaire de Maré) a toujours prôné un média de proximité au service pour son territoire…Dans ses interventions publiques (notamment les entretiens de rentrée sur FranceTvPro.fr en 2024 et 2025), elle insistait sur :

•  la mission de service public de NC La 1ère,

•  le fait que la chaîne « n’est ni un service de l’État, ni un média au service des pouvoirs – quels qu’ils soient » (l’État devrait apprécier),

•  l’importance d’informer tous les Calédoniens dans leur diversité,

•  la cohésion, la proximité, l’accompagnement de la population locale (économie, solidarité, jeunes, femmes, etc.).

Cela en dit long sur son éventuelle arrivée pour la succession de Sylvie Gengoul ! Une des toutes dernières publications de l’ADAP, il y a quelques jours, faisait justement le point sur ces trous noirs de l’Outre-mer qui continuent de distiller    l’argent public en silence. Un silence de mort. Un silence de fosses communes où l’on enterre la vérité sous des couches d’indifférence parisienne et de clientélisme local.

Les départements et territoires d’outre-mer ne sont plus des confettis de l’Empire : ce sont des trous noirs. Des puits sans fond où l’argent du contribuable disparaît, aspiré par une caste de l’entre-soi qui se croit intouchable parce qu’ils ont la bonne couleur, le bon accent ou le bon réseau.

Écoutez : rien. Pas un cri. Pas une dénonciation. Rien dans le Matouba, rien à Kawéni, rien sur le Maroni, rien dans le lagon calédonien, rien sur les motus de Wallis. Pourtant la misère hurle, la violence tue (45 morts par armes à feu en Guyane, record de France, et zéro reportage national digne de ce nom), le chômage dévore, la faim gronde. Mais les véritables profiteurs, eux, ne font aucun bruit. Ils digèrent.

Neuf stations audiovisuelles, ex-RFO, rattachées à France Télévisions. Chacune gobe au minimum 25 millions d’euros par an. Cent à cent cinquante salariées et salariés payés (entre 5 000 à 10 000 euros grâce à l’indexation) pour produire des émissions ridicules, des journaux partiaux, souvent anti-français, des sites internet truqués aux chiffres menteurs.

Des rédactions qui s’agitent faiblement, des structures sabotées par la pseudo réforme de Sylvie Gengoul, placée par Ernotte plus pour le symbole « une Noire dans mon staff » que pour des résultats. Bilan de l’opération ? Catastrophe. Cadres et directeurs exclusivement issus des Outre-mer, sans expérience, sans savoir-faire, sans formation pour un bon nombre. Des fantoches régionaux payés avec des titres ronflants. Des directeurs de l’information plus présents sur les greens de golf qu’en rédaction. Une gestion RH digne d’une farce absurde.

Tout cela sous le silence et les magouilles. Sociétés de production montées par les personnels eux-mêmes. Embauches d’enfants et de cousins sur des postes à responsabilité. Journalistes qui n’ont jamais vu une école de journalisme, qui n’ont jamais fait d’études. Corruption massive à l’approche des municipales. Tout cela dans l’indifférence générale.

Le RN se tait : les Outre-mer sont une mine de voix. La gauche, qui a construit ce système, regarde ailleurs. La droite et le centre refusent de toucher à ce monstre inefficace et pourri.

Sylvie Gengoul qui a fait exploser toutes les mines placées par son prédécesseur, est semble-t-il poussée vers la sortie avant que n’explose prochainement la procédure pénale des enfants de Gérard Guillaume qui continuent leur combat après que leur père se soit pendu. Les prud’hommes ont déjà condamné. Le pénal est en route…

Qui va succéder à ce désastre ? Une femme, apparemment ! Discrimination positive obligatoire. L’offre est maigre : FTV ne sait pas former des cadres, elle sait seulement nommer des exécutants dociles. Trois directrices seulement sur neuf stations : échec total de l’équilibre hommes/femmes annoncé par Ernotte.

À La Réunion, épinglée par la CGSS, cursus RPS imposé et intime d’un député LFI (politiquement incorrect depuis le siège) le record d’absentéisme est atteint avec 5 261 jours au total.

En Guyane, une directrice imposée après le suicide de son prédécesseur, viré uniquement pour la placer. Issue du cabinet d’une ex-ministre guyanaise, candidate lamentable à la présidentielle. Image de marque catastrophique.

En Nouvelle-Calédonie, Bénédicte donc, l’étoile filante immobile. Scripte en 1992, devenue par miracle JRI, rédactrice en chef adjointe, directrice des antennes, puis directrice régionale… sans jamais quitter la même station, sans formation, sur le même territoire isolé. Poussée, encadrée, glorifiée par Walles Kotra, l’artisan du déclin de RFO. Connaissance des autres Outre-mer : zéro. Bilan : le néant absolu. Quand on ne sait rien faire, on ne fait rien mais Ernotte verrait bien une Kanak de gauche remplacer sa Guadeloupéenne de gauche. La boucle serait bouclée : de la cata à la cata.

Les élus d’Outre-mer, à qui on a vendu un pacte de « visibilité », se taisent. La commission d’enquête décidée par l’Assemblée nationale ? Silence radio. Les deux députés en charge sont trop occupés par la primaire de la gauche.

À Paris, tout le monde s’en fout. Une rédaction outre-mer éclatée, composée de gens qui n’y ont quasiment jamais vécu. Une structure parasite nichée dans l’ombre de France Télévisions, symbole parfait du gaspillage d’argent public.

Voilà le quotidien. Un système pourri jusqu’à l’os, protégé par le silence, la peur du « racisme », le clientélisme électoral et la lâcheté parisienne. Les Outre-mer ne sont plus des territoires français : ce sont pour beaucoup d'ente eux, des territoires de non-droit audiovisuel, des pompes à fric où l’incompétence est récompensée, la corruption tolérée et le suicide d’un directeur balayé sous le tapis.

Le silence des trous noirs continuera tant que personne n’osera hurler la vérité. Après les prochaines élections, on verra bien qui aura le courage de nettoyer ces écuries d’Augias tropicales. En attendant, il reste encore un peu de grain à moudre… En silence.


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