Vote en commission d’enquête: le rapport Alloncle est adopté ( 2 voix de différence entre Pour et Contre)
Les parlementaires, réunis à huis clos ce lundi 27 avril, s’étaient déjà à se prononcés pour que les comptes-rendus et les vidéos restent sur le site de l’Assemblée nationale (15 pour et 7 contre, selon nos informations)
Entre LFI et le PS qui ont tenu tous deux cet après-midi et se sont probablement discrédités pour les futures Législatives de 2027, le POUR l’a emporté avec 12 voix contre 10.
Selon nos informations toujours, lors d’une suspension de séance et alors que l’après-midi a été passée à faire en réunion le procès de Charles Alloncle, l’un des députés de gauche s’en est pris au président de la commission en lui expliquant qu’il avait floué tout le monde, laissant supposer qu’il allait s’abstenir alors qu’il a finalement voté pour !
Un point sur l'adoption ou pas du « rapport Alloncle » avant qu'un éditeur belge décide d'en publier l'intégralité et les coulisses !
Il y a en Belgique de nombreux éditeurs, à commencer par ceux spécialisés dans les affaires politiques, la corruption, les scandales économiques ou judiciaires récents (Qatargate, affaires carolorégiennes, Nethys, etc.) Leurs livres sont souvent écrits par des journalistes de Knack, Le Soir, La Libre ou L’Avenir et publiés chez :
• Racine (encore eux)
• Ou des maisons plus généralistes comme Les Impressions Nouvelles, Aden ou La Renaissance du Livre....
Quel est donc celui qui va raconter en détail le récit de ces six mois de commission d'enquête sur l'Audiovisuel public que certains, d'entrée de jeu, avaient consignes de torpiller pour que rien ne bouge et que les Français continuent d'ignorer ce pour quoi ils paient ?
Le rapport en question est celui rédigé par le rapporteur de ladite commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » (créée fin 2025).
Après les fuites organisées depuis la fin de la semaine dernière, reprises en cœur un peu partout avec des propositions qui seraient passées de 30 à 80 dont beaucoup ne sont évidemment pas acceptables- Charles Alloncle a très rapidement dénoncé des « fake news » et une « préparation de la censure » par certains collègues qui feraient circuler de fausses informations sur le contenu du rapport pour justifier un vote négatif - le vote décisif a lieu cet après-midi
La commission (ils ne sont plus normalement que 28) se réunit à huis clos à 14 h 30 pour voter uniquement sur la publication (ou non) du rapport, pas sur son contenu.C’est une étape habituellement formelle, mais ici très incertaine en raison des polémiques accumulées pendant six mois de travaux (auditions tendues, accusations de partialité, etc.)
Deux scénarii:
- Si majorité favorable : le rapport sera publié officiellement dans la semaine du 4 mai environ.
- Si rejet : il disparaîtra en France purement et simplement (cas rarissime pour une commission d’enquête)
Derniers rebondissements ce matin (27 avril)
Après que Charles Alloncle a parlé de « scandale démocratique » si le rapport est bloqué et fait références aux règles qui régissent la transmission de travaux devant rester totalement confidentiels jusqu'à leur adoption - ce qu'a rappelé le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), samedi en appelant à la « plus grande retenue » - plusieurs députés de gauche (PS, LFI) ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre cette publication, jugeant que le rapport serait « un tissu de mensonges, d’approximations et de diffamations » qui ne reflète pas les auditions. [politico.eu]
Nouveau rebondissement, Gabriel Attal président du groupe Renaissance (ou Ensemble pour la République/EPR), a indiqué que son groupe a décidé de s’abstenir, en expliquant qu’il y a un désaccord sur le fond et que le vote ne porte pas seulement sur la publication.Il a aussi évoqué son étonnement sur l’absence éventuelle de publication après six mois et plaidé pour modifier les règles du vote pour plus de transparence.
Et les abstentions ne valant pas pour des votes contre, il faut toujours 15 votes contre pour que le rapport passe à la trappe si la règle de la moitié des voix s'impose !
Des listes des 29 membres de la commission circulent sur les réseaux (notamment sur X @jacques78140837 )et les débats s’annoncent tout de même « très houleux ».L’issue dépendra des positions des autres groupes (Horizons, LR, etc.) et des présents.
L’issue reste encore imprévisible en l'état. Dès que le vote aura eu lieu cet après-midi, les résultats (et éventuellement le rapport lui-même s’il est adopté) devraient être communiqués rapidement via l’Assemblée nationale ou les médias.
Un point sur comment fonctionne le vote ?
À l’Assemblée nationale (et dans ses commissions) :
• Les députés (ou membres de la commission) ont trois options : pour, contre, ou abstention.
• Le vote se fait généralement à la majorité des votants (ou des suffrages exprimés), selon le règlement.
• Les abstentions ne sont pas comptées comme des « contre ». Elles ne s’ajoutent pas aux votes contre pour bloquer un texte. Elles réduisent simplement le nombre de voix actives (pour ou contre), mais ne pèsent pas du côté de l’opposition. (assemblee-nationale.fr)
En pratique :
• Une abstention exprime une neutralité ou un refus de trancher (ici, désaccord sur le fond sans vouloir bloquer formellement la publication).
• Si le rapport a besoin d’une majorité pour être adopté/publié, les abstentions facilitent indirectement son adoption (car elles ne gonflent pas le camp du « contre »).
• Ce n’est pas comme dans certaines assemblées générales d’entreprises ou d’associations où les règles peuvent parfois assimiler l’abstention à un non-vote neutre, mais sans l’équivalence stricte à un contre.
Ici, l’abstention du groupe Renaissance semble être une position politique : marquer un désaccord avec les conclusions jugées « pas folichonnes » ou controversées du rapport (méthodes du rapporteur, recommandations sur l’audiovisuel public, etc.), sans pour autant voter explicitement contre la publication. Cela évite de s’aligner avec la gauche ou d’autres oppositions plus frontales.
Ernotte a menti,par deux fois au moins en quelques minutes et sous serment le 8 avril dernier...C'est cela qu'une caste de bien-pensants pourrait cautionner ?!
Quand l'ex-Orange perd ses nerfs en pleine commission d'enquête et croit pouvoir parler au rapporteur comme à un chien (au grand bonheur de ce clan écolo-socialo-macroniste qui la pilonne depuis la première séance) en lançant, le pointant du doigt «J'vais vais vous dire un truc. Moi ça fait 30 ans que j'manage des entreprises, alors, je commence à mal le prendre. »
Delphine Ernotte (née en 1966) entre chez France Télécom (devenu Orange) en 1989 comme analyste financière.
- Mais elle n’occupe des postes de management de haut niveau (direction régionale, commerciale, exécutive) que progressivement et pas avant la fin des années deux mille. Avant cela, elle tenait divers rôles d’analyste, R&D, communication, etc...donc rien à voir avec "manager" des entreprises". Elle ne devient directrice exécutive qu'en en 2008 puis peu de temps après directrice générale adjointe avec au dessus d'elle un patron qui lui manage.
Depuis 2015, année de son premier parachutage à France Télés, on est très très loin des 30 ans. Cela ne fait que 11 ans et même en additionnant les 7 dernières années, on n'arrive qu'à 18 ans tout au plus. Mentir ainsi sur les chiffres, ça la fiche mal. Elle exagère pour asseoir son autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle).
Au total, en avril 2026, on est loin des 30 ans de management d’entreprises. Si on compte généreusement tous ses postes chez Orange à partir de 1989, on arrive à ~37 ans d’expérience globale dans le groupe, mais pas 30 ans à « manager des entreprises » au sens de diriger des entités importantes avec P&L, équipes massives, etc. Elle exagère pour essayer d'asseoirunes espèce d'autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle :"Moi, avec mes 30 ans d’expérience, je sais de quoi je parle" »).
Passons sur le deuxième mensonge dans les secondes qui vont suivre sur les chiffres de la "dame du Majestic" qui ne collent absolument pas avec les rapports de 2016 et 2025 de la Cour des comptes"Pardon d’être aussi direct monsieur le rapporteur, mais ce que vous dites est absolument faux. La dotation publique entre 2017 et 2024 a baissé et encore plus en 2026. Ce sont les chiffres. Je vous les montre. Ils ont publics sur France Télévisions.fr"
Nul besoin de préciser qu'il ne viennent ni d'un expert comptable, ni de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et encore moins de la rue Cambon mais d'un de ses portes voix traditionnels.
Passons donc au nouveau gros bobard sous serment "Je vous rappelle quand même que pour la même période, je me compare à ce que je peux me comparer - le budget du ministère de la culture ou le budget global de l’État - [rien que ça, ndlr], c’est dû à l’inflation, une inflation extrêmement forte à cause du COVID et donc entre 2017 et 2026, il y a une inflation de 20 %"...
et attention, attachez vos ceintures on, va décoller "Monsieur, le rapporteur je lis beaucoup de choses.. je vais vous dire un truc; Je commence à mal le prendre parce que je prends ça pour la diffamation. Qu’est-ce que vous prétendez ? Quand je suis arrivée en 2015 l’entreprise était depuis trois ans déficit..."et je l'ai redressée !
C'est encore totalement FAUX...Oui, selon le rapport public thématique de la Cour des comptes d’octobre 2016 (« France Télévisions : mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes »), qui analyse précisément la période 2009-2015 (couvrant le dernier mandat de Rémy Plimlin, président de 2010 à août 2015), l’affirmation de Delphine Ernotte est donc mensongère.
Ce rapport est celui qui porte sur le « dernier mandat de Plimlin » : il examine les comptes consolidés jusqu’en 2015, juste avant ou au moment de l’arrivée de Delphine Ernotte (nommée en août 2015).
Les chiffres du rapport (tableaux n° 4 et 5, comptes consolidés de France Télévisions) :
Résultat net (part du groupe, en M€)
• 2012 : + 2,2 (bénéficiaire)
• 2013 : - 84,6 (déficit)
• 2014 : - 38,4 (déficit)
• 2015 : + 0,2 (équilibre, avec éléments exceptionnels)
• Le résultat net était bénéficiaire de 2009 à 2012 (même si la tendance baissait : 12,8 en 2010 → 5,9 en 2011 → 2,2 en 2012). Les pertes lourdes ne commencent donc qu’en 2013. ccomptes.fr
En résumé : oui, c’est un mensonge (ou du moins une affirmation fausse et contredite par les comptes audités et le rapport de la Cour des comptes qui couvre exactement cette période). Le document est public et accessible sur le site de la Cour des comptes.
En conclusion : France Télévisions est aujourd’hui dans une situation financière que la Cour des comptes qualifie elle-même de « critique » et « non soutenable ». Entre 2017 et 2024, le groupe a accumulé -81 millions d’euros de déficit, sa trésorerie est devenue négative, et ses capitaux propres sont toujours inférieurs à la moitié de son capital social même après avoir d'un trAit de crayon amputé le capital initial de 424,7M€, une situation qui, en application du Code de commerce, expose encore l’entreprise à un risque de dissolution.
À cette dérive financière s’ajoutent des dysfonctionnements graves, révélés par la commission d’enquête : avantages injustifiés accordés à certains dirigeants, conflits d’intérêts, recours massif à des sociétés de production, près d’un milliard d’euros par an, sans véritable mise en concurrence, indemnités de départ hors cadre légal, et jusqu’à l’ouverture d’une instruction judiciaire pour abus de biens sociaux et détournement de biens publics visant Delphine Ernotte et sa suite pour leur séjour au Majestic de Cannes pour un peu plus de 112€ qui sont bien de l'argent plublic.
Face à ce constat accablant, Delphine Ernotte refuse toujours d’assumer la moindre responsabilité et invoque systématiquement une prétendue baisse des dotations publiques, laissant entendre que les Français contribueraient moins au financement du groupe.
Plus grave encore, tout au long des auditions, Delphine Ernotte et la direction de France Télévisions, y compris les canaux de communication officiels de l’entreprise, ont relayé des informations inexactes en affirmant que les moyens publics avaient diminué sur cette période.
Or les chiffres démontrent l’exact inverse. Entre 2015, année de sa prise de fonctions comme Présidente, et 2024, dernière année examinée par la Cour des comptes, la dotation publique allouée à France Télévisions a augmenté de 136 millions d’euros, passant de 2,481 à 2,616 milliards d’euros (rapport de la Cour des Comptes).
Éric Morillot qui prépare la sortie de son livre (¤) dans les jours qui viennent, l'explique très bine et surtout le démontre le plus brillamment qui soit sur son compte Twitter mais surtout avec la vidéo qu'il a poste et qui ne laisse aucun doute. (*)
Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les trompettes d’Aïda ne résonnent pas jusqu’en Belgique !
L’expression « les trompettes d’Aïda » fait référence à un passage très célèbre de l’opéra de Giuseppe Verdi qui intervient à la fin du deuxième acte? au moment spectaculaire où l’armée défile victorieusement devant le pharaon avec des trompettes longues et puissantes qui sonnent de manière éclatante et héroïque.
Pas sûr que les censeurs ecolo-socialo-macronistes emmenés à la bataille par un chantre (le mot vaut pour une femme comme pour un homme) de la pensée unique,n'empêchent la partition totale d’être jouée chez nos voisins belges!
Ils peuvent bien se draper dans la morale, la « neutralité » et l’« intérêt général » et lorsqu'il s’agit de protéger leurs privilèges et leurs petits arrangements, tordre le droit et la réalité, ces autoproclamés gardiens du temple, ne peuvent plus duper personne.
Prenez cette députée dite de Gauche et figure de proue de cette commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Cette cheffe de file des bien-pensants a même osé, lors de l’audition de la délégation CGC, minimiser une plainte que le syndicat a déposée contre Delphine Ernotte et cinq autres bénéficiaires des chambres du Majestic à Cannes, en déclarant publiquement qu’« il ne s’agit pas d’argent public »- ce qui est FAUX, l’instruction le prouvera - mais aussi, affirmé en séance que « les questions de commissions d’enquêtes étaient envoyées préalablement aux convoqués » !
Chacun l’aura compris, cette pathétique esquive d’un entre-soi politique visant à défendre l’indéfendable : entre autres, une décennie de gabegies financières que paient tous les Français, n’a guère de chance d'aller au-delà nos frontières !
Combien seront-ils au total ces pseudo donneurs de leçons qui s’apprêtent lundi 27 avril 2026 à voter contre la publication du rapport de Charles Alloncle apres que certains d’entre eux ont fait fuité dans la presse de soi-disant passages du rapport, en violation même des règles applicables au Parlement.
Le communiqué du député du Calvados (*) bien mollassonne et à inscrire dans les annales du service minimum, n’y change rien évidemment.
Cette caste qui veut enterrer 300 ou 400 pages de vérités dérangeantes (Ça dépend des versions!) sur le gaspillage, les manquements à la neutralité et les dysfonctionnements d’un audiovisuel public qui n'est plus que la révoltante et très coûteuse caricature de ce qu’Hervé Bourges avait créé dans les années 90, devrait au bout du compte en faire les frais.
Certes, si une majorité bloque le texte, les travaux resteront secrets pendant 25 ans. Divulguer ou publier en France la moindre information relative à ces débats non publics ? Un an de prison et 15 000 € d’amende pour « toute personne », dixit l’ordonnance de 1958 et l’article 226-13 du Code pénal. Belle protection du secret… quand il arrange ces pseudos défenseurs du « service public ».
Pourtant, il est possible de contourner cette chape de plomb. Juridiquement, en grande partie. Avec des risques et des limites importantes, surtout pour un Français ou un résident en France mais pas pour la Belgique par exemple.
Si le rapport n’est pas publié, les documents internes, auditions et conclusions sont archivés et protégés par un secret parlementaire draconien. Toute divulgation est pénalement sanctionnée en France mais pas à Bruxelles !
La solution belge existe donc bel et bien. Un éditeur de droit belge peut légalement imprimer, publier et diffuser le contenu depuis la Belgique. La justice française n’a pas compétence territoriale sur l’acte de publication commis en Belgique (principe de territorialité du droit pénal, art. 113-2 du Code pénal). La Belgique, protectrice farouche de la liberté de la presse (art. 10 CEDH), n’a aucune raison d’appliquer une interdiction française de ce type.
Des précédents pour des documents sensibles français publiés à Bruxelles ou en Suisse, ont déjà eu lieu.
L’éditeur belge lui-même est relativement à l’abri. Le livre peut circuler dans toute l’UE, y compris en France via différents circuits…quand bien même les autorités françaises décideraient de saisir les exemplaires importés.
En pratique, les fuites circulent déjà sauf celles sur "Mme J" et son témoignage dans cette affaire d'agression sexuelle. Un éditeur belge recevant les documents de manière anonyme ou via une source non française peut agir en toute indépendance.La Cour européenne des droits de l’homme protège fortement la liberté d’expression sur des sujets d’intérêt public majeur comme le financement et la neutralité de l’audiovisuel public. Une censure absolue serait vulnérable à Strasbourg.
Conclusion sans langue de bois :Passer par un éditeur belge est une stratégie classique et réaliste pour faire éclater la vérité malgré les manœuvres de ces quelques censeurs autoproclamés. L’éditeur étranger est protégé.
Mais face à des gens qui nient que l’argent du Majestic soit de l’argent public tout en voulant enterrer un rapport qui dérange leur idéologie, la question dépasse le simple droit : c’est une question de salubrité démocratique. Les Français ont le droit de savoir ce que coûtent vraiment leurs chaînes publiques, comment elles fonctionnent et à qui profite le système.
Les bien-pensants peuvent voter contre la publication lundi, ils ne pourront pas empêcher éternellement la lumière d’entrer et si Bruxelles doit servir de passerelle à la vérité, qu’il en soit ainsi.