vendredi 28 novembre 2008

La mort des chaînes a-t-elle été entérinée par les députés ce jeudi 27/11 ?

Les députés ont adopté, ce jeudi 27 novembre 2008, l'article premier du projet de loi sur l'audiovisuel

Après deux jours de débats, c'est donc l'article premier du projet de loi sur l'audiovisuel public, qui transforme France Télévisions en une entreprise unique qui a été adopté avec les voix de l'UMP, tandis que la gauche votait contre.

Cat erticle prévoit de façon la plus simpliste qui soit de réorganiser France Télévisions en "entreprise unique"....En réalité depuis la loi d'août 2000, France Télévisions était déjà une entreprise unique puisque société holding dont les chaînes F2, F3, F4, F5 et RFO étaient des filiales comme plus d'une quarantaine d'autres structures.

Avec cet article 1er c'est le retour de l'ORTF avec le "R "de Radio en moins. Affligeant ! Les actuelles sociétés de programme France 2, France 3, France 4, France 5 et RFO devraient donc juridiquement disparaître et ne plus exister que comme des "services" de France Télévisions. C'est vraiment du n'importe quoi...et si tout ceci devait aller à son terme, il ne faut pas être extralucide ou devin pour comprendre que dans moins d'un an, la télé publique sera en charpie.

Les députés ont eu beau adopter un amendement de Frédéric Lefebvre (UMP) selon lequel la programmation de France Télévisions doit refléter "la diversité, notamment ethnoculturelle, de la société française" et "engager une action adaptée pour améliorer la présence de cette diversité dans les programmes" cela ne changera rien à la "transformation" des chaînes en bloc monolithique digne figé et d'une lourdeur sans nom.

Les députés socialistes, constatant ces derniers jours les réticences de plus en plus nombreuses de certains députés de la majorité, ne pouvaient que railler le "silence de l'UMP" qui a comme un seul homme repoussé les amendements de suppression de l'opposition, défendus un par un par des députés socialistes, communistes et Verts prêts à mener jusqu'au bout la bataille contre la suppression de la publicité, véritable "mise à mort du service public", selon Noël Mamère.

Ce jeudi soir, le débat devait se poursuivre pour ne reprendre que lundi après-midi.

Un vote solennel étant prévu pour le 9 décembre, il reste normalement 55 articles à passer en revue et à adopter. Si ceux des députés de la majorité qui ont emboîté ces derniers jours le pas à leurs collègues du Nouveau Centre et de l'Opposition agissent de la même façon, il y a fort à penser que ce texte destiné à soi-disant réformer alors que les caisses sont vides, voit le jour.

Les français ne sont pas prêts d'oublier qu'en pleine crise économico/financière qui plombe leur moral, alimente leurs inquiétudes et fait chuter leur pouvoir d'achat, l'Etat a préféré donner à nouveau et prioritairement quelques milliards d'euros (qu'il n'a pas) à la télé publique, quitte à augmenter encore plus l'endettement du Pays déjà très lourd que devront payer pendant des dizaines et des dizaines d'années la jeune génération et les générations à venir.

jeudi 27 novembre 2008

La cacophonie s'amplifie mais à terme débouchera-t-elle sur du concret ?

Lisez l'excellent article de "La Croix.com" de ce 27/11/08 intitulé: "Des députés de tous bords ferraillent contre la réforme de l’audiovisuel"

La suppression de la publicité sur France Télévisions et la nouvelle procédure de nomination de son président créent des divergences dans la majorité et mobilisent l’opposition.

La guerre d’usure est engagée. « Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour empêcher le forfait qu’est en train de commettre le gouvernement contre l’indépendance financière de France Télévisions », avait prévenu, mardi 25 novembre, le député socialiste de l’Oise Michel Françaix, lors de la discussion générale sur la réforme de l’audiovisuel.

Mercredi, en toute fin de soirée, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a montré la voie en demandant la vérification du quorum, à savoir la présence de 50 % des députés dans l’hémicycle. Celui-ci n’étant pas atteint, la séance fut levée pour ne reprendre qu’hier après-midi.

L’opposition devrait repartir à l’offensive contre l’une des mesures les plus politiques du projet de loi : la nomination directe du président de France Télévisions par le président de la République, en lieu et place du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), dont le président Michel Boyon a fait l’objet de remarques sarcastiques sur les bancs socialistes. Mardi, sur RTL, il s’était félicité de la réforme entreprise par le gouvernement.

Côté majorité, le député UMP de l’Aube François Baroin a fait valoir que la nouvelle procédure de désignation du président de France Télévisions jetterait « la suspicion » sur le prochain traitement de la campagne présidentielle par la télévision publique. « C’est une erreur politique », a-t-il estimé, mercredi, lors du « Talk Orange-Le Figaro».

Une autre voix discordante s’est fait entendre dans les rangs de la majorité, dès l’ouverture des débats. Celle de Gilles Carrez, rapporteur général du budget : le député UMP du Val-de-Marne a clairement manifesté son opposition au financement de la suppression de la publicité sur les antennes publiques par l’instauration de deux nouvelles taxes : l’une sur les recettes des chaînes privées, pouvant varier entre 1,5 % et 3 %, l’autre sur les chiffres d’affaires des fournisseurs d’accès à Internet et des opérateurs de téléphonie mobile. « Il ne faut pas dès maintenant s’engager sur une suppression totale des recettes publicitaires à l’horizon fin 2011 », a-t-il lancé à l’adresse de Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication.

La bataille des chiffres ne fait que commencer

Jean Dionis du Séjour (Lot-et- Garonne), au nom des députés Nouveau Centre, s’était prononcé, dès mardi, pour le report pur et simple de la discussion sur la réforme. Autant de divergences que l’opposition compte bien exploiter : mercredi soir, alors que commençait la discussion sur les 870 amendements, elle a durci le ton.

« Nous nous battrons comme des chiens », a prévenu Jean-Pierre Brard, député communiste de Seine-Saint-Denis. Plus mesuré, son collègue socialiste Didier Mathus (Saône-et-Loire) proclamait sa volonté de mener une « bataille décisive » pour l’indépendance de France Télévisions.

De quels moyens financiers disposera le service public pour compenser la perte de 450 millions d’euros consécutive à la suppression de la publicité à partir du 5 janvier ?

Pour Jean-François Copé, qui a mené les travaux de la commission sur la nouvelle télévision publique, « le compte est bon » : « Si j’étais salarié à France Télévisions, je mesurerais ma chance de voir que le financement de mon entreprise est assuré », a-t-il affirmé, alors que de nombreux opposants estiment que le montant de la compensation devrait être nettement plus élevé, jusqu’à 800 millions d’euros.

La bataille des chiffres ne fait que commencer. Elle promet d’être rude, jusqu’au vote du texte par l’Assemblée nationale, le 9 décembre.

Bruno BOUVET


Carolis a quitté le CE de France 2 pour aller à Matignon comme il l'a dit aux élus. Problème sur place, personne ne l'a vu!

A la suite des derniers CE de France 2 et CCE de France 3, en octobre, voila ce qu'écrivait Carolis à l'ensemble des salariés du groupe: "Patrick de Carolis informe les collaborateurs de France Télévisions qu'il sera présent lors des prochaines séances des comités d'entreprise et comités centraux d'entreprise des sociétés éditrices du groupe." [sans rire!!!!]

Ce matin, jeudi 27 octobre 2008, de 9h15 à 11h30 Carolis était bien présent. Il avait certes la mine des mauvais jours, il semblait ailleurs (une corvée, somme toute, à la quelle il ne s'est quasiment pas plié pendant plus de 3 ans et demi) mais il était là.

Pourtant vers 11h20/11h25 il a annoncé à l'ensemble des membres du CE de France 2 - une trentaine - qu'il devait partir. En effet, affirmait-il, il devait finir de préparer le rendez-vous qu'il avait à 12h00 à MATIGNON pour aller négocier le plan d'affaires.

Petit problème, à MATIGNON en début d'après midi personne ne l'avait vu, pas plus les services du Premier ministre, lui-même absent, n'avaient-ils entendu parler d'un quelconque rendez-vous, ni rue de Varennes, ni rue de Valois...Quant aux "gardes" sur place, ils ne l'avaient pas vu non plus; c'est certain.

Au CCE d'octobre de France 3, Carolis avait déjà quité l'instance après un temps de présence extrêmement court, en expliquant là aussi aux élus, qu'il avait un rendez-vous important de négociation sur le plan d'affaires.

Il semble, à l'évidence que Carolis, se serait bel et bien moqué des membres du CE, qu'il aurait donc pris les élus de "La Deux" pour des andouilles.
S'il devait s'agir, comme est contrainte de le constater la CGC Médias d'un mensonge, la crédibilité de Carolis qui était proche de zéro serait alors totalement nulle.

Question moquerie, la CGC Médias découvre au même moment où elle rédige cet article, le confidentiel de Bakchich.com intitulé "France2 : de Carolis se moque en off des politiques" dont voici le contenu: "Le psychodrame continue à France2 où s’est déroulé ce matin le comité d’entreprise de la chaîne. Depuis que le Pdg de France Télévisions, Patrick de Carolis, a expédié une lettre aux salariés leur annonçant qu’il assisterait dorénavant à ce type d’évènements, il était bien présent. Avant de s’éclipser à 11h30 pour, selon ses dires, se rendre à Matignon pour le « plan d’affaires » (en clair, le dossier de l’argent que doit récupérer France Télévisions après la suppression de la publicité), il a eu le temps de dire tout le mal qu’il pensait des personnes et des hommes politiques qui prenaient la parole dans les médias au sujet de la réforme de l’audiovisuel public. « Ce n’est pas parce qu’il y a des vaches qui regardent passer les trains qu’ils deviennent spécialistes en Michelines » a-t-il lâché en demandant que cela soit en off. En clair, que cette vilaine pique ne figure pas sur le compte-rendu du comité d’entreprise."

Si donc, les élus comme les politiques étaient pris par Carolis pour des billes ou encore pour faire le pendant avec les vaches pour des "moutons" avec un très gros bobards, personne ne le croirait plus jamais. [niveau ménagerie, Carolis a le chic!]

Il n'y aurait alors plus qu'une seule alternative à Carolis, au regard de ses propos plus incohérents les uns que les autres, faire ce qu'il a annoncé en juin vouloir faire dès septembre: démissionner.

Copé avoue maintenant sa surprise, la majorité donne de la voix pour faire part de ses doutes, le PS & le NC ne voteront pas un tel texte

"Le Monde" du 27/11/08 pubie un article intitulé : "Audiovisuel public, travail du dimanche : l'UMP bousculée par l'activisme présidentiel" (cliquez pour prendre connaissance de l'intégralité de l'article)

Extraits: Réforme de l'audiovisuel public, travail du dimanche. L'Assemblée nationale est sous haute tension. Au sein même de la majorité parlementaire, les deux sujets sont loin de faire l'unanimité, mais leprésident de la République a mis l'UMP au pied du mur. Si elle se dérobe, il aura beau jeu de fustiger les "frileux", les"conservateurs", qui n'ont pas "le courage d'aller au bout des réformes".

Mardi matin, au cours d'un petit-déjeuner, il a mis engarde le président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, Jean-FrançoisCopé : à lui d'éteindre les dissonances et de faire en sorte que les deux textes soient votés dans les meilleurs délais.

Intervenant mardi 25 novembre à la tribune duPalais-Bourbon, où commençait l'examen des projets de loi surl'audiovisuel public, M. Copé a pris soin de rappeler que l'initiative du chef de l'Etat avait pris tout le monde de court. A commencer par lui. "Comme tout le monde, lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de la publicité à la télévision publique, j'ai été assezétonné..." [dit-il]

Aujourd'hui, ce choix "irréversible" concentre l'essentiel des critiques.

"Nicolas Sarkozy paye les dividendes à ses amis du Fouquet's", s'insurge le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, dénonçant le "cadeau" ainsi fait aux télévisions privées. Mais des doutes subsistent aussi dans la majorité quant à l'opportunité de cette décision. "C'est économiquement discutable", a jugé, mardi, le rapporteur général de la commission des finances, Gilles Carrez (UMP),qui a indiqué qu'il ne voterait pas le financement de la suppression dela publicité.
"Nous demandons que ce point soit retiré", exige pour sa part le Nouveau Centre. "Si ça ne bouge pas, nous en tirerons les conséquences au moment du vote", indique Jean Dionis du Séjour (NC).

Lire la suite dans l'article de Patrick Roger paru dans l'édition du 27.11.08

Comment le projet de loi dont tout le monde a bien conscience à présent qu'il dirige tout droit les chaînes de télévisions du holding public dans le mur, pourrait-il se maintenir contre vents et marées dans le contexte économique actuel....les français sont prêts à soutenir leurs hôpitaux, l'éducation de leurs enfants, la distribution de leur courrier mais il ne sont aps prêts à soutenir la télévision en y injectant des millions et des millions d'euros, 1 voire 1,5 milliard, à fonds perdus.

L'épineuse réforme de l'audiovisuel mercredi devant un Sénat rétif (AFP 5 janvier 2009)

L'épineuse réforme de l'audiovisuel mercredi devant un Sénat rétif
Par Suzette BLOCH

PARIS, 5 jan 2009 (AFP) - Après une discussion-marathon houleuse à l'Assemblée, l'épineuse réforme de l'audiovisuel public arrive en débat mercredi au Sénat où, selon plusieurs sénateurs UMP, elle n'est pas à ce jour assurée de rassembler une majorité.

Comme les députés, les sénateurs PS et PCF vont mener une offensive frontale contre ce texte. S'ils n'annoncent pas le même flot abondant d'amendements qu'à l'Assemblée, ils prédisent une bataille "sans concession". "On va mener un vrai combat politique", dit David Assouline (Paris), principal orateur du PS, convaincu qu'"il peut y avoir des sénateurs attachés aux principes républicains et soucieux d'empêcher des dérives". Car c'est au sein de la majorité qu'un grain de sable risque de gripper la discussion.

Le projet de loi arrivera au Palais du Luxembourg alors même que sa principale disposition, la suppression de la publicité à France Télévisions après 20H00, sera entrée en vigueur lundi. Le conseil d'administration de France Télévisions a en effet anticipé cette suppression sur injonction du gouvernement.

Ce qui heurte plus d'un sénateur, y compris à l'UMP. "La loi entre en vigueur devant 22 millions de téléspectateurs et 48 heures après le Sénat se penche dessus, mais quel est l'intérêt de participer à ce débat, de voter?" s'interrogeait lundi Dominique Dominati (UMP, Paris). "Je fais partie d'un certain nombre de sénateurs de l'UMP qui ne siégeront pas".

"Il est un peu désagréable d'avoir à débattre d'une réforme déjà engagée", avait déjà commenté l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en décembre. Le sénateur UMP de la Vienne a souligné l'autre problème dans la majorité, l'avenir du financement: "Ce qui est important c'est de convaincre l'ensemble du Sénat du financement du service public de la télévision (...) car aujourd'hui il n'y a pas de majorité sénatoriale".

Le groupe Union centriste (UC) qui regroupe 29 sénateurs, autant Nouveau Centre que Modem, est loin d'approuver cette réforme. A l'Assemblée, pour la première fois depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, les élus NC ont voté majoritairement contre un projet de loi.

Le casus belli, c'est le financement de l'audiovisuel public par la création de deux taxes, prévue par le texte. Les centristes prônent, outre son indexation sur l'inflation, une augmentation de "2 à 3 euros" de la redevance et l'instauration d'une redevance pour les résidences secondaires.

Selon Hervé Maurey (Eure), orateur principal de l'UC, "en l'état du texte", "une très grande majorité de sénateurs centristes voteraient contre".

Du côté des radicaux du RDSE, dont l'appoint compte pour une UMP qui a perdu la majorité absolue lors des dernières élections sénatoriales, le projet ne soulève pas non plus l'enthousiasme.

Le gouvernement va donc devoir négocier avec les centristes pour faire passer son texte. Christine Albanel (Culture) s'est dite dimanche soir prête à discuter des modalités de financement et mardi matin, les ministres concernés et les principaux responsables du dossier pour l'UMP et le centre au Sénat se retrouveront à Matignon autour du Premier ministre, François Fillon.

Les groupes du Sénat qui n'ont pu examiner le texte avant la trêve des confiseurs se réunissent mardi après-midi pour arrêter leur position et la commission des Affaires Culturelles mardi matin. Plusieurs syndicats de France 2 ont déposé un préavis de grève pour le 7 janvier, jour où les Sénateurs entameront leurs débats.

szb/so/ei

mercredi 26 novembre 2008

Grève très suivie ce mardi 25 novembre 2008

Grève très suivie ce mardi 25 novembre 2008. Près de 4.000 salariés de l'audiovisuel public ont manifesté comme de très nombreux députés le font aujourd'hui savoir, leur profond désaccord avec ce projet de loi mal ficelé qui, entre autres, n'assure en rien la pérennité du financement de l'audiovisuel public.

Les députés socialistes opposés unanimement au projet, notamment Martine Aubry et Benoît Hamon ou encore le député Vert Noël Mamère qui sont venus apporter hier un soutien remarqué aux manifestants au projet, mais aussi ceux du Nouveau Centre et à présent un nombre croissant de députés UMP, font envisager au plus hauts niveaux "plutôt que dénaturer totalement le texte et le vider de facto de son contenu" un ajournement.

Ajournement inévitable du projet de loi audiovisuel au regard de la crise et face à une telle cacophonie

Mardi 25 novembre, les députés UMP Jacques Myard et Lionnel Luca, en plein débat sur le projet de loi sur l'audiovisuel public, se sont déclarés favorables à la suppression du JT de France 3 qui ferait selon eux "doublon" avec celui de France 2.

"Il y a un journal télévisé de trop. Il faut en supprimer un" ont-ils entonné de concert. France 3 devrait garder le régional", a estimé M. Myard dans les couloirs de l'Assemblée Nationale. A ses côtés, M. Luca a même cru devoir ajouter "France 3 national, on s'en fout. Le journal télévisé, juste avant celui de France 2, ça fait doublon. Il vaut mieux mettre le paquet sur le régional". Et dire qu'une des dispositions phare du C.S.A. c'est le pluralisme en matière d'Information !!!

Parallelement aux déclarations d'Hervé Mariton que nous reprenions hier sur notre blog, c'est au tour du rapporteur général de la commission des Finances, Gilles Carrez (UMP), de juger le projet "économiquement discutable". "Je ne voterai pas le financement de la suppression de la publicité (taxes sur les chaînes privées et les opérateurs mobiles)" a dit GillesCarrez.

Gilles Carrez (UMP) a déclaré (source Reuters) qu'il "ne votera pas le financement" de la suppression de la publicité".
Le rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a bien compris comme aujourd'hui apparamment une majorité de ses coll-ègues, qu'en cette période de crise économico/financière, les français ne pardonneront pas à ceux des députés qui engloutiraient à fonds perdus : 1 milliard/1,5 milliard d'euros, dans un projet "économiquement discutable" .

"Aller supprimer la publicité qui est un moteur de la consommation aumoment où la croissance bat de l'aile, c'est économiquement discutable", a-t-il déclaré également à l'AFP.

Ce n'est pas tout, dans le droit fil de ce que proposait il y a quelques jours, le plus pragmatiquement et logiquement qui soit l'ex Premier Ministre Edouard Balladur, de reporter ce projet, Claude Goasguen député de Paris.a déclaré, hier : "C'est une loi qui déplaît au secteur privé, au secteur public, aux petites chaînes, aux grandes chaînes et à internet".

Il a ajouté : "On se serait bien passé d'un débat de ce genre dans la situation économique actuelle".

dans de telle conditions comment ne pas imaginer une prise de conscience au plus haut niveau et un ajournement du projet dans un contexte "plus porteur" !

A tous ceux députés, sénatuers et autres qui ont pris conscience du manque de pertinence à ce projet mais surtout du fait qu'il n'y avait aucune urgence en période de crise qui touche de plein fouet les contribuables à voter de telles mesures, la CGC Médias dit BRAVO.

mardi 25 novembre 2008

Une majorité de députés y compris UMP franchement hostiles au projet de loi audiovisuel au regard de la crise économico/financière

Audiovisuel public: Parallèlement à une journée de forte mobilisation, nombreux sont maintenant les députés UMP Hervé entre autres, qui non seulement doutent de la pertinence du projet de loi sur l'Audiovisuel mais sont également opposés à la suppression de la pub dans un tel contexte de crise économico/financière qui ferait une fois de plus que l'Etat devrait décaisser autour d'un milliard d'euros. (donc les contribuables)

Le député UMP Hervé Mariton s'est même déclaré, ce 25 novembre, défavorable à la suppression de la publicité, en soirée, sur les chaînes télévisées publiques, mesure phare du projet de loi sur l'audiovisuel public examiné à partir de mardi à l'Assemblée nationale.

"La pub, c'est rigolo, c'est bon pour le moral et c'est bon pour la consommation", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée. Le député de la Drôme redoute notamment "la contrepartie" de la suppression de la publicité, qui va entraîner selon lui "une hausse de la fiscalité". [Les français n'accepteront sûrement pas de mettre encore la main au porte monnaie, cette fois-ci pour la télé, ndlr !!!!!]

"Un certain nombre de députés UMP partagent mon point de vue", a-t-il encore affirmé. Outre l'ensemble des députés du Nouveau Centre, l'ensemble des députés de l'opposition, c'est à présent comme l'écrit et le dit la CGC Médias depuis plusieurs semaine, un nombre considérable de députés UMP qui ont aussi fait savoir leur désaccord avec le projet.

En additionnant tous ces députés qui pensent que l'Etat dont l'endettement est maximum et qui risque en 2009 de dépasser les 3% du PIB et dont les caisses sont vides, a autre chose à faire avec le milliard/le millliard et demi qu'il voulait donner à Carolis.

C'est donc à présent face un hémicycle majoritairement et le plus pragmatiquement qui soit hostile au projet, que le Chef de l'Etat va devoir se poser la question du maintien à marche forcée du texte de loi.

Il semblerait, du reste, qu'au regard de toutes ces inquiétudes et toute cette polémique bien inutile en ces temps de crise, il décide d'écouter les conseils de son ami Edouard Balladur en demandant au gouvernement de sursoir pour l'instant.

Ahurissants les propos de Christine Albanel sur LCI ce matin…A-t-elle jamais regardé la télé ces 20 dernières années pour vouloir refaire les SHADOKS?

Ahurissants les propos de Christine Albanel sur LCI ce matinA-t-elle jamais regardé la télé ces 20 dernières années pour proposer de refaire les SHADOKS ? Elle a également proposé un représentant de l'agro-alimentaire pour prendre la tête de France Télévisions....

"Il faut de l'audace [a-t-elle martelé ] et de l'inventivité". [Les Shadoks, Les raisins verts d'Averty...]

(extraits de propos lors de la précédente grève) « Est-ce que c’est une grève contre la publicité ou plutôt une grève pour savoir ce que nous faisons pour que cette réforme très très importante se passe dans de bonnes conditions »…

Quant à la redevance, le mécanisme d’indexation mis en place, « c’est pour éviter qu’elle ne baisse car de fait elle baissait ces dernières années ». Surréaliste!








De telles platitudes, ça laisse pantois!

Aux salariés de France Télévisions, elle dit et répète : « Ne soyez pas inquiets …on a la volonté de faire ensemble une télé publique vers tous les publics, une télévision de qualité avec la possibilité de voir des choses intéressantes, des émissions nouvelles : cinéma, variété, sports, absolument tout plutôt dans la soirée sans avoir ces programmes à minuit, 1 heure du matin qui étaient inévitables quand on était plus dépendant de la publicité »

[ Ces programmes : cinéma, variété, sports, absolument tout ..c'est cela la télévision...peut-être Christine Albanel ne l'avait-elle pas remarqué]

« Seront préservées les différents chaînes…les français aiment leurs chaînes, la 2, la 3, la 4 la 5. On peut faire évoluer les programmes à l’intérieur des chaînes ; pourquoi pas une chaîne pour l’enfance te la jeunesse : une chaîne de qualité qui pourrait être France 4 ! »

« Cette réforme ne cache pas d’autres choses derrière qui arrivent masquée ; c’est une réforme culturelle, structurante pour avoir une télé qui corresponde encore plus à ce qu’attendent les français du point de vue de la qualité, de la diversité, de la culture, enfin de tout un ensemble d’ambitions…avec des variétés, du sport, des séries, il n’y pas d’interdiction, sauf un certain nombre d’émissions à la recherche d’audience qui n’avaient pas leur place sur la télé publique… le but n’est pas de faire une chaîne élitiste mais ce qui ne veut pas dire en revanche qu’on ne recherchera pas l’audience… [Christine Albanel dit] être pour qu’on publie dans l’avenir tous les jours les chiffres d’audience des différentes émisions»

[ C'est dramatique...Christine Albanel dit vouloir bânir "un certain nombre d’émissions à la recherche d’audience qui n’avaient pas leur place sur la télé publique" " ce qui ne veut pas dire en revanche qu’on ne recherchera pas l’audience" et pour ce afire elle déclare être pour "qu’on publie dans l’avenir tous les jours les chiffres d’audience des différentes émisions" ...]
Quelqu'un aurait-il pu prévenir la Minisre que le système existe depuis de très nombreuse années: il s'appelle Médiamétrie !!!

Avec des phrases d'un tel vide sidéral et du type « Avec de petites contributions, on aura tout le financement nécessaire avec les moyens de faire de grandes choses… », les salariés de France Télé ont de quoi être rassurés!!!

L'apothéose c'est ce matin donc sur LCI...

Sur le financement, Christine Albanel dit : " Il faut être sérieux. 450 millions d'euros de compensation c'est un chiffre généreux. C'est pas mal! D'ailleurs les chaînes privés disent "Comment!!!" nous, nous l'évaluons à 200/220 millions d'euros ....Ces 450 millions d'euros , chiffre calculé par la commission de professionnels réunis autour de Jean-François Copé à partir des contrats d'objectifs fixés depuis 2007 et des chiffres publicité 2007/2008 dont tout le monde sait que depuis...C'est un engagement généreux qui va permettre de faire les programmes que l'on souhaite".

"Et 450 millions d'euros, chiffre généreux, à un moment où le secteur publicitaire est en graves difficultés" ajoute-t-elle.

Voila donc le fond de l'affaire, comme le secteur publicitaire est en graves difficultés [crise aidant] il ne faut plus le mettre à contribution comme cela était prévu. Mais pourquoi donc avoir fixé initialement à 3% la "collecte" pour la réduire de moitié et la faire passer ensuiteà 1,5% ?

Il serait plus que souhaitable que la Ministre en fasse preuve, de Sérieux ! La commission de professionnels réunis autour de Jean-François Copé n'a jamais fixé ce chiffre à 450 millions à partir des contrats d'objectifs fixés depuis 2007 et des chiffres publicité 2007/2008...voyez plutôt leur indignation et leurs réactions, Hervé Chabalier en tête.

«Concernant l’amendement faisant flotter la taxe fixée initialement 3% sur le chiffre d’affaire publicitaire supplémentaire engrangé par les chaînes privées, entre 1,5% et 3%, c’est un vrai sujet. » dit C. Albanel.

« Il va y avoir des transferts qui vont aller sur les chaînes privées donc il va y avoir des surplus et on va taxer le surplus. Actuellement vu la crise, on en est moins sûr qu’il y ait ce surplus mais moi (dit C. Albanel) JE pense qu’il existera puisqu’on ouvre par ailleurs de nouvelles fenêtres publicité qui vont apporter naturellement de nouvelles ressources chez le privé et on a intérêt à avoir des chaînes privées qui se portent bien puisqu’elles contribuent à la création ».

Si c’est Christine Albanel qui pense qu’il y aura des surplus pourquoi s’inquiéter ? Sérieusement !!!! Et puis ajoute-t-elle « la crise ne sera pas éternelle »».

Si c’est Christine Albanel qui pense qu’il y aura des surplus pourquoi s’inquiéter ? Sérieusement !!!!

Cerise sur le gâteau, Christine Albanel précise, toujours le plus sérieusement qui soit que ce faisant « il faut être attentif à la réalité des choses, c’est pourquoi l’idée c’est l’amendement parlementaire, assez raisonnable, qui propose de ne taxer qu’à 1,5% et ensuite de taxer le surplus [vous savez, celui dont C. Albanel pense qu’il existera sans en être sure vu la crise !] »

Quant à la redevance, le mécanisme d’indexation mis en place, « c’est pour éviter qu’elle ne baisse car de fait elle baissait ces dernières années ». Surréaliste !

C'est vraiement du n'importe quoi... Pour être attentif à la réalité des choses, actuellement vu la crise, alors qu'on en est de moins sen moins sûr qu’il y ait des surplus publicitaires vers les chaînes du privé, on devrait don en toute logique reporter la réforme.

Seulement voila, si Christine Albanel pense qu’il va y en avoir [du surplus], alors il n'y a pas de problème. Qui donc, au final, aurait en conclusions des raisons de s'inquiéter ????? Hein, on vous le demande!

Enfin pour clôre avec sérieux le suhjet des 900 départs avancés par Carolis lui-même, Christine Albanel dit "faire confiance aux responsables de France Télévisisons pour gérer le nombre de départs qu'il faudra" ( à ce sujet cliquez sur le lien suivant pour avoir une idée de la vaste supercherie qu'a vendu Carolis en la matière)

Découvrez tout le "sérieux" de l'argumentaire en cliquant sur le lien.


lundi 24 novembre 2008

Carolis, Duhamel et consort: vrais fossoyeurs de la télé publique

Carolis une heure après l'annonce du Chef de l'Etat sur la suppression de la pub, Patrick de Carolis rendait public, le 8 janvier 2008, un courrier qu'il adressait à l'ensemble des salariés où il disait travailler depuis 2 ans avec l'actionnaire dans le cadre de l’orientation claire de la suppression de la pub sur France Télé.

Rappel du courrier :" A plusieurs reprises, depuis deux ans, j'ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement..."
"Ce matin, le Président de la République a fait connaître son souhait de « revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique », et de « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision, en compensant l'incidence financière de cette suppression.Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique. Ces conséquences sont d'ores et déjà étudiées avec précision, à l'intérieur de notre Groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire."

Ainsi donc Carolis affirmait-il en début d’année que « cette suppression de la pub pourtant aux nombreuses conséquences, non seulement il l’avait souhaite mais il travaillait dessus avec l’actionnaire depuis 2 ans ».

Finalement de quoi vient-il se plaindre à présent. Après de nombreux articles, notamment celui du 19 mars 2008 lu dans Le "Canard enchaîné", intitulé "Patrice Duhamel: ça balance sur Sarko" ("Le numéro 2 de France Télévisions, Patrice Duhamel, le raconte sans se faire prier : « Avec (le superpédégé) Carolis, nous avons rencontré à plusieurs reprises Sarko après son élection. Chaque fois il nous disait : « Vous allez avoir plus de pub ! » Du coup, le duo se dit convaincu que l'annonce, dans la conférence de presse du 8 janvier, de la suppression de la pub était aussi destinée à le « déstabiliser"), Carolis fait toujours mine de résister et de s’opposer à l’Etat. C’est minable.

Comme le confirmait Christine Albanel, il y a peu, le 21 octobre au JT de France 2 " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société unique et qui l'avait demandée à l'été 2007".

Pas plus tard que vendredi, Carolis continuait son cinéma avec un nouveau mail interne adressé à tous où il soulignait entre autres l'incohérence de certaines dispositions et amendements retenus par les députés.

Que le PS soit plus préoccupé par son devenir en ce moment, il n’en demeure pas moins que l’ensemble de ses parlementaires ont fait savoir qu’ils étaient farouchement opposés à ce projet de loi devenu un bourbier sans nom. Jean-Marc Ayrault, Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale indiquait, ce matin même, que malgré cela le PS ferait son travail.

Ajoutez « Le Nouveau Centre » et ses parlementaires qui sont, eux aussi, opposés au projet de loi mais également un nombre croissant de parlementaires UMP (pour ne pas dire une majorité ralliée à la proposition Balladur de reporter en raison de la crise économico/financière la réforme) peu enclin à aller défendre une télévision publique minée ces 10 dernières années par ses dirigeants et que voulez-vous qu’il sorte de ce débat sinon l’avis de décès de la télé publique dont Carolis, Duhamel et consort sont bien les fossoyeurs ?

Jour après jour, le constat est attristant. Une seule et unique stratégie pour Carolis : « encore un jour de gagné » face au travail de lobbying de TF1 ou M6 relayé par quelques députés et les principales propositions de la Commission Copé s'envolent, à savoir que ces chaînes privées qui devaient renflouer à hauteur de 3% de leurs recettes publicitaires France Télévisions, ne seront presque plus ponctionnées. Que les industriels de la téléphonie mobile qui n'ont pas non plus, l’intention de jouer les vaches à lait, s’y mettent eux aussi et il ne restera pas grand-chose des millions d’euros escomptés. Et la question mystère sera, à l'évidence, où trouveront-ils l'argent ?

Et encore, les téléspectateurs l’ont échappé belle, ils ont failli avoir en lieu et place des écrans publicitaires de France 2 et de France 3, des programmes courts d’instruction civique, qu’un député de l'UMP par voie d’amendement avait très sérieusement déposé en fin de semaine dernière.

C'est du Goldoni, à moins que cela ne soit du Tardieu ou du Dubillard, ce projet de loi audiovisuel.

Comment Carolis avec comme seul objectif celui de durer, peut-il entraîner vers de si profonds abîmes une télé publique déjà exsangue face à un secteur privé plutôt bien loti vu le contexte ?


Le seul service que peut rendre Carolis à la télé publique, ce n’est pas d’essayer de sembler faire le siège de Bercy afin d’obtenir de l’Etat des subsides supplémentaires qu’il n’aura pas… ce n’est pas plus d’essayer de faire ami-ami avec le Chef de l’Etat qu’il qualifiait à l’été de stupide dans son analyse, non ce n'est pas la peine; le seul service le cas échéant qu’il peut rendre c’est son départ.

Il permettra en toute logique et le plus rationnellement qui soit, à son successeur de conduire le « groupe » vers le tout numérique en 2011 avec un tant soit peu de lattitude mais surtout une stratégie moins personnelle et plus visionnaire.

France Télévisions en faillite....Carolis l'a dit aux syndicats.

P. de Carolis qui a reçu dans la matinée de vendredi 21 novembre les coordonnateurs syndicaux de France Télévisions pour "faire le point avant le début du débat parlementaire du 25 novembre, a mis en garde contre une réduction des taxes.

P. de Carolis a dit avoir "averti le gouvernement des risques que certains amendements au projet de loi réformant l'audiovisuel public faisaient courir au groupe".


Il a fait savoir à l'actionnaire (dixit Carolis) "que l'amendement limitant la taxation des chaînes commerciales contribuerait à accroître le décalage financier entre le public et le privé".

Il a également expliqué que le passage de la taxe de 3% à 1,5 % amendé par les députés UMP qui ont donc remplacé en commission la taxe de 3% sur les chaînes privées et pouvant varier de façon modulable, entre autres liés aux effets d'aubaine, serait extrêmement préjudiciable pour le groupe.

Selon Carolis pour qui le compte n'y est pas, même si les recettes publiques du groupe devraient bénéficier"d'une garantie de la Tutelle", cette décision des députés est grave et pourrait entraîner la faillite de France Télévisions.

Projet de loi audiovisuelle, même les anglais s'y mettent

La Writer's Guild of Great Britain [scénaristes de l'audiovisuel britanniques] a demandé jeudi « au gouvernement français de reconsidérer [le] projet de réforme » de France Télévisions dans une lettre adressée à Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France à Londres, et à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication.

Les scénaristes britanniques mettent « en garde les autorités [françaises] contre les conséquences terribles qui risquent d'en découler ».

Ils ne voient aucun inconvénient à la suppression de la publicité sur le service public français, « étant donné qu'au Royaume-Uni les services de la BBC sont proposés au public sans publicité », mais ils soulignent que « le financement de la BBC est très bien assuré au moyen de la redevance ».

La Writer's Guild of Great Britain s'inquiète de la « baisse de ressources » du service public français qui ne « peut que diminuer la capacité de France Télévisions d'accomplir sa mission (...) et la rendre incapable d'assurer son rôle de service public ».

L'autre sujet d'inquiétude évoqué dans la lettre est « la décision des autorités françaises de faire désigner le président de France Télévisions directement par le chef de l'Etat ». Enfin, la Writer's Guild of Great Britain, forte de son « expérience en Grande-Bretagne », affirme que le service public ne peut être crédible qu'à deux conditions : « Un financement adéquat et pérenne provenant d'une source publique, assuré sans conditions » et « des structures robustes et transparentes à même d'assurer la séparation et l'indépendance du diffuseur public vis-à-vis des organes du gouvernement et de l'Etat ».

Satellifax du 24 11 2008