lundi 18 juillet 2011

Pflimlin se plaint d’être moins bien traité que Carolis son prédécesseur.

Pflimlin se plaint d'être moins bien traité que Carolis son prédécesseur.


En pleine renégociation du COM (contrat d'objectifs et de moyens), au moment où le bilan de Rémy Pflimlin est contesté jusqu'à l'Elysée, ce dernier se plaint à qui veut l’entendre d’être moins bien traité que Patrick de Carolis, avant lui. Celui qui préside France Télévisions depuis près d’un an maintenant, ne comprend pas pourquoi l’Etat tarde à signer ce contrat dont il aurait, de plus, demandé la modification afin de l’adapter à la durée de son mandat, pensant ainsi se rendre intouchable pendant les quatre années à venir.

Il cite justement à l’envi, le cas de son prédécesseur dont le conflit ouvert avec le Président de la République depuis le « stupide » de juillet 2008, n’avait nullement remis en cause son mandat. Sur l’air de « personne n’a osé toucher à Carolis, personne n’osera me toucher », il balaie d’un revers de main les prédictions de plus en plus insistantes à son encontre.

Il aura gain de cause ; foi de strasbourgeois ! La hausse de la dotation annuelle de 2,7 à 2,8 % que réclame Rémy Pflimlin [loin, très loin, d’être acquise], il l’obtiendra.

Seulement voila, les services du Premier Ministre comme ceux de Bercy ont effectivement de la mémoire. Les mêmes qui se disaient très préoccupés en septembre 2010 de la situation de Presstalis (ex-NMPP) dont Rémy Pflimlin était jusqu’au début du 2ème semestre 2010 président, n’ont pas oublié.

C’était une société au bord du gouffre que laissait Rémy Pflimlin avec une trésorerie exsangue...une entreprise en état de dépôt de bilan virtuel...des fonds négatifs qui s’élevaient alors pour 2009 à 70 millions d’euros, (la moitié étant directement imputée aux NMPP, l’autre à Transport Presse structure juridique spécialisée dans les arrangements de barème des quotidiens). L’Etat débloquait alors 11 millions des deniers des contribuables pour une recapitalisation in extremis où les actionnaires de Lagardère, eux-aussi, mettaient également « au pot » avec une trentaine de millions d’euros !

Frédéric Mitterrand rappelait, voila quelques jours, devant la commission parlementaire, le « cadre budgétaire extrêmement contraint » ; il rappelait l’éthique à laquelle France Télévisions, était tenue impérativement mais aussi l’exemplarité que devait afficher le groupe en plusieurs domaines notamment à travers ses équipes et ce en dépit d’un déficit prévu de 26 M€ (chiffre fiable puisque émanant de ses services) !

Que le rendement de la redevance ne soit pas à la hauteur des prévisions et soit en dessous de 30 et 40 millions d'euros, qui s’en soucie???? Ni Pflimlin, ni ses lieutenants, de l’argent il y en a…."Nous n'avons pas à subir une erreur des services du Budget", assènent dans les coulisses les dirigeants de France Télévisions qui ne comprennent pas cette frilosité à piocher dans les caisses de l’état donc dans la poche du contribuable l’argent qui manque !!!!

Les chutes vertigineuses des audiences [avec moins d’1 français sur 10 regardant France 3 et moins d’1,5/10 pour France 2], la bérézina en matière de création, la grogne des producteurs, la désorganisation tous secteurs qui n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis un an, la démotivation des salariés qui ne comprennent plus rien à qui fait quoi et surtout pourquoi faire, des recrutements inconsidérés en totale absence d’organigramme [Pour un salarié « maitrise ou cadre » qui part « volontairement » avec 9 mois d’indemnités maximum dans le cadre du PSE Plan de Sauvegarde de l’Emploi, ce sont environ 3 nouveaux directeurs qui arrivent] et, cerise sur le gâteau, la plainte au Pénal déposée par le SNPCA-CGC qui vise toute personne physique et/ou morale, suite aux révélations du « Canard enchainé » sur « le recours à de dispendieux cabinets conseils : 22,1 millions ces 2 dernières années », n’ayant quasiment jamais répondu au moindre appel d’offres comme il est impérativement prévu pour les entreprises publiques, etc…pas sûr que tout cela plaide en sa faveur.

S’agissant d’ailleurs de ce denier point que la direction, en parfaite entrave, a retiré de l’ordre du jour du C.E. pas sûr, non plus, qu’en pleine campagne présidentielle et à quelques mois de mai 2012, l’exemplarité des dirigeants publics comme des ministres réaffirmée par le Président de la République souffre la moindre exception.

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