vendredi 18 janvier 2013

La désastreuse histoire du petit Chapellon dans l’rouge à France Télé.



Depuis l'arrivée de Yann Chapellon nommé par Pflimlin à la tête de France Télévisions Distribution,  le chiffre d'affaires de France Télévisons Distribution  n’a fait que baisser pour atteindre des abîmes et se situer dramatiquement dans le rouge. Et pour rester sur la couleur, c’est Martin Ajdari le financier du groupe France Télévisons qui voit rouge.
 
Les relations entre les deux hommes se sont nettement « rafraichies ». Tout le monde ne se souvient peut-être pas des déclarations de Yann Chapelon venu dans les bagages de Bruno Patino avec qui il travaillait depuis quinze ans «Avec Bruno, nous nous sommes attachés à développer l'offre autour de la distribution des programmes sur le site Pluzz. Maintenant, nous développons le lien de gratuit-payant avec le lancement de Pluzz VAD, la première offre de programmes audiovisuels payants à la suite de leur diffusion gratuite à l'antenne. Cela fonctionne bien, nous avons commencé avec Free depuis quelques semaines et nous lançons cette offre sur le Web aujourd'hui. 

Le principal c’est qu’il soit content. Si passer de 47,353 M€ de chiffre d’affaires en 2010, à 43,484 M€ en 2011 pour se situer aux alentours de 35 M€ - perdre en gros sur deux exercice ¼ de son chiffre d’affaire, c’est ce que Yann Chapellon appelle « bien fonctionner », rien d’étonnant qu’au niveau du groupe, justement ça ne fonctionne plus !  

Rappelez-vous encore ce que déclarait Yann Chapellon, il y a peu : « Dans un contexte de restriction budgétaire pour l'audiovisuel public où le budget global de France Télévisions atteint un peu plus de 3 milliards d'euros, constitué pour le plus gros par la redevance et les recettes publicitaires, les diversifications [liées aux activités commerciales non publicitaires…par exemple: l'édition de DVD, la VOD, la production de spectacles, l'édition musicale ou celle d'applications iPhone] qui ne représentent encore qu'entre 2 et 3% du budget du groupe.
[Ainsi] les recettes propres devront prendre une place de plus en plus importantes ″ L'objectif à 2015 est que les diversifications représentent plus de 5% du budget de France Télévisions, soit un peu plus de 130 millions d'euros, ce qui nous mettra en ligne avec nos camarades de la ZDF, la télévision publique allemande″ 

On en est loin, très loin…on n’en est même pas au tiers fin 2012.

Décidément les faits sont tenaces et rattrapent toujours ceux qui tiennent des discours bien éloignés de la réalité. Cela sans parler de l’invraisemblable réorganisation que l’intéressé faisant partir deux des directeurs opérationnels qui avaient chacun plus de 10 ans d'ancienneté au « pôle distribution international » et au « pôle licence »…en tout c’est environ une douzaine de collaborateurs qui ont dû faire leur valise et quitter la société, bon gré mal gré, depuis décembre 2010 (en nombre, ils ont quasiment tous été remplacés). Imaginez un peu l’ambiance sur place, délétère et  socialement pourri !

France Télévisions Distribution avait pourtant connu de beaux succès… ses salariés bénéficiaient même de primes d'intéressement et de participation. Cette époque est révolue car depuis l’arrivée du « Patrino boy » Yann Chapellon, il n’y a plus rien.

On ne demande qu'à en rire…non, ce n’est pas le mot de la fin mais bien la conclusion de Yann Chapellon qui, invité du «Buzz Média Orange-Le Figaro» à l’été 2012 déclare « Le véritable enjeu pour France Télévisions réside dans le développement des offres numérique [sanctuarisé par Pflimlin avec une cinquantaine de millions]. Nous sommes dans le cadre de la stratégie souhaitée par Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions, à savoir aider une marque comme l’émission de Ruquier « On ne demande qu'à en rire » présente sur les chaînes du groupe à s'implanter à 360 degrés. »

Et dire qu’Aurélie Filippetti s’interrogeait sur la stratégie de France télévisons dans la renégociation du COM !!!  
Ne cherchez plus Madame la Ministre, elle est là, c’est Yann Chapellon qui vous la livre "la déclinaison numérique des "marques" présentes sur les chaînes du groupe pour une implantation à 360 degrés"....de quoi avoir le tournis !

jeudi 17 janvier 2013

Pflimlin doublement accroché aux vœux de François Hollande à la Presse.



Mercredi 16 janvier 2013, François Hollande renoue avec la tradition des vœux à la Presse. Le journaliste Alain Barluet, président de l'Association de la presse présidentielle, a d’abord pris la parole quasiment en « hôte » des lieux qu’il était fin de demander : "Plus de briefs, plus de off, plus de conférences de presse." Autrement dit, que l'Élysée communique différemment donc « mieux » avec la Presse. Le président de la République, lui a donc répondu avec un texte de 6 pages (intégralité en bas de post) :
« Monsieur le Président,
Je vous remercie pour vos propos. D’abord, d’avoir évoqué cette cérémonie de vœux qui,   pour je ne sais quelle raison, avait été un moment suspendue. Je ne pouvais pas manquer de chercher à vous revoir le plus vite possible tant il a été rappelé que votre compagnie pouvait me manquer. Même si j’ai régulièrement l’impression que nous sommes toujours ensemble, même quand vous n’êtes pas là. ».

Après avoir rappelé dans quelles conditions, il était amené à s’exprimer devant les journalistes  « Ces vœux à la presse se déroulent dans un contexte exceptionnel. Je voulais vous parler, avant d’évoquer l’avenir de notre relation, vous parler simplement de l’opération que nous avons engagée, au Mali », le Chef de l’Etat a également abordé la question de la liberté de la presse.


Face au parterre de journalistes réunis à l'Elysée, il a redit haut et fort "Nous devons montrer l'exemple, être une référence", en soulignant souligné sa volonté de "veiller à ce qu'il puisse y avoir encore une presse libre, indépendant, politique, faisant son travail" en indiquant naturellement "vouloir entretenir avec elle "une relation apaisée, pacifiée"..."J'aime les journalistes, qui me le rendent bien (…) J'aime les kiosquiers, profession essentielle qui a conduit beaucoup de jeunes à croire à la presse".

S’agissant justement des kiosquiers qu’il cite « kiosquiers, c’est une profession essentielle qui a conduit beaucoup de jeunes – quand j’étais jeune ! – à croire à la presse, à aller chercher son titre, à avoir une information. Or – et cela est un devoir qui appartient aux villes de France – nous devons maintenir un réseau de distribution », il enchaîne  « plus particulièrement de ceux qui diffuse cette presse écrite (qui n’est pas au mieux de sa forme).»

Le président de la République, avant de préciser qu’"un certain nombre de décisions" afin de faire face à la "crise conjoncturelle et structurelle" qui touche le secteur, avaient déjà été prises, évoque la situation extrêmement préoccupante des ex NMPP que Pflimlin a laissé en situation de quasifaillite avant d’être nommé à l’été 2010 par Nicolas Sarkozy à France Télévisions.

« Il y a le dossier Presstalis. Nous l’avons fait pour éviter un dépôt de bilan - mais cela ne suffit pas – pour faire en sorte que nous puissions accompagner l’entreprise et permettre qu’il puisse y avoir une distribution assurée de journaux, car lorsqu’un titre ne paraît pas – et même si on en trouve la traduction sur le numérique – c’est une privation d’une liberté…Il y a aussi la solidarité interprofessionnelle pour les messageries. Je souhaite là encore qu’un accord soit trouvé sinon l’Etat interviendra. »

Pflimlin une première fois accroché, regarde ses chaussures. Il va les regarder une deuxième fois.

Un peu avant la fin de son intervention François Hollande annonce d’ici à la  fin de l’année:  « Enfin, je n’oublie pas la presse audiovisuelle. Je réaffirme ici qu’il y aura une loi sur l’audiovisuel qui rapprochera le CSA de ce qu’on appelle l’ARCEP. Elle définira les règles concernant les nominations puisque conformément à un engagement, c’est maintenant cette autorité – le CSA, ou ce qui prendra sa place – qui assurera la nomination des responsables des chaines publiques. »

Deuxième effet Kiss-Cool pour Pflimlin qui de retour à France Télévisions, paradait toujours un peu mais moins....
Pour un peu, il aurait même eu une poignée de main longue et franche avec le Chef de l’Etat qui lui aurait redit toute sa confiance !!!!! 

On voit ça.

















mardi 15 janvier 2013

Aurélie Filippetti et son cabinet mis en cause par le syndicat soutien du tandem Pflimlin/Papet à France Télévisions…et de deux !


Après que la  « recette » (le vocable vient de fo, indéfectible soutien de la direction à FTV) adressée aux  salariés de France Télé que le blog CGC a commenté dans un article intitulé « Le syndicat pro-direction de France Télé adresse aux salariés médusés la recette du “pigeon à la farce”. », fo remet le couvert. Dans un soi-disant compte rendu d’une rencontre au ministère, le petit groupe d’apprenti cuistos, le fait parler, relate les propos tenus voire le cite…Hallucinant et ça vient vous parler d’ingérence !

Pour l'anecdote, ils se sont même pris en photo au Ministère...sur la légende sous la photo où l'on compte 7 personnes, 4 noms seulement...c'est sympa pour les 3 autres sans compter celui qui prend la photo! 

Le 20 décembre 2012, la Ministre de la Culture et de la Communication qui intervenait dans le cadre d’une réunion plénière du (CNPS) Conseil National des Professions du Spectacle, était prise à partie publiquement par la représentante de fo sur place. Le blog CGC Média dans un article intitulé « Aurélie Filippetti n’a pas apprécié l’attaque de fo visant à défendre et soutenir Pflimlin ! », révélait d’ailleurs les propos tenus à l’encontre de la Ministre.

Rappel: Dans le contexte d’une situation particulièrement tendue dans le secteur,  deux questions ont notamment été posées par un  cégétiste et un dédétiste, sur ce qui se passe à France  Télévisions : «La Tutelle  a-t-elle validé la mise en place de mesures unilatérales remettant en cause les emplois, la classification et la rémunération de la majorité des personnels » ? A question simple, réponse simple de la Ministre « Non ».

C’est là que Françoise Chazaud de fo pour prendre le défense de Pfimlin et donc de Papet a interpellé la Ministre en la taxant publiquement d’ingérence…Sur l’air de « il faut laisser Pflimlin faire…de quoi se mêle la Tutelle », celle qui est coutumière du fait, a cru qu’elle pouvait ainsi s’en prendre à la Ministre qui n’a pas apprécié mais alors pas du tout, cette attaque injustifiée et minable et qui a d’ailleurs redit en substance ce qu’elle avait déjà dit ces derniers jours à la Presse, propos repris entre autres par le JDD "J'estime que c'est mon rôle de rappeler à la direction de France Télévisions ses missions de service public. Ça n'est pas de l'ingérence. Moi, je suis en train de préparer la loi qui garantira l'indépendance de France Télévisions..."

Il fo quand même oser aller attaquer publiquement la Ministre sur  son « immixtion » supposée dans les affaires de France Télévisions et demander ensuite à être reçu pour justement discuter avec son cabinet des affaires de France Télévisions !!! C’est pourtant bien le cas et c’est l’objet même de la communication surréaliste de  fo, ce mardi 15 janvier, aux salariés de France Télé : « Le ministère de la Culture a reçu, hier après-midi une délégation de Force Ouvrière France Télévisions pour évoquer les difficultés et les perspectives d’avenir du groupe de l’audiovisuel public. »

Évoquer les difficultés et les perspectives d’avenir du groupe de l’audiovisuel public avec le cabinet de la Ministre taxée quelques jours plus tôt d’ingérence, étonnant non !!!!!

Voila un extrait de ce qu’écrit fo aux salariés en impliquant au passage le Ministère et en allant même jusqu’à le faire penser mais aussi parler !

Extrait:  

Sur la requalification d’au moins 350 salariés non permanents, fo écrit « C’est sur le sujet du travail des salariés précaires que le ministère de la Culture s’est montré le plus critique envers la direction de France Télévisions» 

Ou encore, sur le soi-disant « vide juridique dans lequel [serait] plongé l’entreprise » et salariés de France Télévisions que met en avant la direction de FTV et que reprend volontiers fo, cette dernière écrit Force Ouvrière a exigé du ministère de la culture qu’elle fasse pression sur la direction: « la direction de France Télévisions doit accepter de poursuivre les négociations des accords collectifs de France Télévisions…. il n’y a plus de texte collectif à France Télévisions (…) comment les salariés peuvent-ils travailler dans de telles conditions : salaire, classification, temps de travail, forfait jours ? »…

Et d’ajouter sur le sujet « pour le cabinet de la rue de Valois, “des négociations ont bien eu lieu” à France Télévisions, même si elles n’ont pas abouti (…) Maintenant, charge à l’entreprise de mettre en œuvre avec l’existant : code du travail, accord FTV SA, accord du 15 février sur le temps de travail (signé par la CFDT et le SNJ), mesures unilatérales,..» laissant entendre que le ministère appuierait même la démarche de Papet et Pflimlin (alors qu’il n’en est rien) en le citant « Les représentants du ministère de la culture ont expliqué ne pas vouloir se substituer aux prérogatives du Président de France Télévisions ».

Enfin toujours les écrits insensés des « alter-ingérence » de fo « Le ministère aurait même conclu par une déclaration sibylline une reprise des négociations pourraient être perturbée par le prochain renouvellement des instances représentatives des salariés de France Télévisions … » autrement dit et selon fo, le ministère opterait pour une prorogation des mandats de représentation afin de ne pas perturber les futures  discussions…style les sénateurs à vie italiens. Cette bonne blague !

L’intégralité des élucubrations écrites de ces « anti-ingérence »: Les représentants du ministère de la Culture nous ont dit,…. Les représentants du ministère de la Culture ont expliqué, …. Pour le cabinet de la rue de Valois il n’est pas question de…, le ministère de la Culture s’est montré critique,… Le ministère a conclu,…. etc…. » est surréaliste. 

Il est quand même peu probable qu’Aurélie Filippetti et son cabinet aient eu besoin de tels porte-voix !!!!  Aurélie Filippetti qui devrait d’ailleurs rencontrer personnellement ces zozos là qui n’hésitent pas dans leurs écrits à mouiller « Le conseiller de la ministre qui a indiqué ne pas fermer la porte à une nouvelle rencontre avec la ministre. »fo quand même pas rêver !

lundi 14 janvier 2013

Le Gouvernement laissera-t-il longtemps Pflimlin bafouer en permanence les propos du Chef de l’État et du Premier Ministre?


A l’issue du récent séminaire gouvernemental, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a réaffirmer haut et fort dans ses déclarations les propos qu’il avait déjà tenus et qui ont, entre autres, été ceux du Chef de l’État sur la « ligne suivie » : « Ce nouveau modèle français pour que la promesse de l’élection présidentielle, celle que François Hollande a portée, du redressement du pays dans la Justice, devienne peu à peu, avec ce travail acharné, déterminé, résolu, mobilisant tous les acteurs de la société, une nouvelle réalité ».

Tous les mots ont un sens et le mot Justice peut-être encore plus que tous les autres. Justice sous toutes ses formes, à commencer par le Justice Sociale.

La Justice justement, elle a eu l’occasion à maintes reprises et ce de façon jurisprudentielle constante, de se prononcer sur CE QUE NE PEUT PAS FAIRE UN EMPLOYEUR.

L’employeur ne peut pas imposer une modification du contrat de travail au salarié,  ça c’est le Code du travail donc la loi.

Le salarié peut refuser la modification de son contrat de travail lorsqu’elle touche à un élément qui est déterminant pour lui, soit par nature, soit parce qu’il l’a précisé au moment où il a conclu son contrat (Cass. soc., 19 mai 1998, no 96-41.573). En pratique, il s’agit notamment de la rémunération, de la durée du travail, du lieu de travail (sous certaines conditions) et de sa qualification professionnelle. 

C’est pourtant ce sur quoi le tandem Pflimlin/Papet à France Télévisions a décidé de s’asseoir…la loi c’est probablement pour les autres mais pas pour eux !!! 

A France Télévisions et alors que sans accord de substitution visant à venir en remplacement des conventions collectives et divers accords d’entreprises (couvrant les chaînes globalement), les salariés depuis le 9 octobre 2012 sont en A.I.A. (Avantages Individuels Acquis), la direction a décidé de modifier UNILATÉRALEMENT donc ILLÉGALEMENT leur contrat de travail.

Autrement dit, Pflimlin/Papet ont choisi d’avancer à marche forcée et de violer une nouvelle fois la loi….Pflimlin qui déclarait au Sénat le 4 avril 2012¸ accusant Patrick de Carolis, son prédécesseur d’avoir laissé l’entreprise totalement désorganisée: « La nouvelle équipe que je dirige depuis 18 mois, a pris en charge une entreprise totalement désorientée, désorganisée par la mise en place à marche forcée de l’entreprise unique en un an. » !!!! Cela ne s’invente pas.

Le cas échéant et en résumé,  alors qu’à l’issue du délai de survie des textes, sans texte de substitution les salariés conservent donc les avantages individuels acquis (issus des conventions et/ou des accords d’entreprise) qui devraient tous figurer sur leur contrat de travail et en être partie intégrante, Pflimlin/Papet ne l’entendent pas de cette oreille et optent pour le conflit avec les salariés en se retranchant derrière les Tutelles et l’État !

Pour les stopper, une fois encore, le SNPCA-CGC saisit la Justice qui dans des situations identiques a toujours tranché dans le même sens en condamnant l’entreprise.

Puisque l’employeur ne peut pas imposer une modification du contrat de travail au salarié,  ce dernier peut bien évidemment s’y opposer - c’est son droit – notamment :

si la modification qui lui est proposée s’accompagne inévitablement de la modification d’un élément de son contrat de travail tel que par exemple la rémunération, bouleversant l’économie même de son contrat; c’est par exemple le cas si la modification se traduit par un véritable changement de fonctions accompagné d’une perte d’avantages matériels (Cass. soc., 7 juin 2006, no 04-44.815)

Ce qui est le cas avec la méthode Pflimlin/Papet.

Le refus du salarié de voir modifier son contrat de travail, ne constitue pas en soi une cause réelle et sérieuse de licenciement (Cass. soc. 28 janv. 2005, no 03-40.639). La Justice a établi cela depuis bien longtempsl’employeur qui suivrait cette « voie sans issue », serait inévitablement condamné. 

L’employeur devra alors :
  •    soit rétablir le salarié dans son emploi et abandonner la modification ;
  •    soit tirer les conséquences du refus en engageant une procédure de licenciement (Cass. soc., 5 mai 2009, no 07-45.031)…mais pas n’importe quelle procédure de licenciement : « une procédure de licenciement économique »
L’employeur devra, en l’espèce, justifier le licenciement par un motif « personnel » ou motif économique qui ne soit pas basé sur ce refus. Il doit alors respecter une procédure stricte soumise au processus d’information/consultation obligatoire devant le Comité Central d’Entreprise et surtout en faire la proposition au salarié par lettre recommandée avec accusé de réception, lequel a alors un mois pour répondre, pas moins (Cass. soc., 10 déc. 2003, no 01-44.745). 

Le salarié s’il ne dit rien dans ce délai, est réputé avoir accepté la modification proposée (C. trav., art. L. 1222-6). S’il refuse, soit l’employeur renonce à la modification du contrat, soit il engage une procédure de licenciement pour motif économique en précisant la nature de ce dernier (C. trav., art. L. 1233-3).
Le SNPCA-CGC a d’ores et déjà mandaté son Conseil pour qu’à la moindre lettre recommandée allant dans ce sens adressé à un salarié, il assigne France Télévisions devant la Justice pour faire stopper ce viol manifeste de la loiLe SNPCA-CGC fera publier également sur le blog CGC des Média, un, modèle de lettre-réponse pour bloquer la modification unilatérale du contrat de travail sans  la mise en place préalable processus d’information/consultation obligatoire devant le Comité Central d’Entreprise de licenciement pour motif économique en précisant la nature.

Il n’est pas question que Pflimlin déclare dans les diners en ville, avoir le soutien du Premier Ministre et du Chef de l’État et que s’en prévalant, il continue sa casse de l’entreprise – une entreprise d'État - en faisant fi de toute disposition légale !!!!

P.S : Pour ceux qui auraient encore des doutes sur les intentions de la direction et pour reprendre ce que le blog CGC Média rendait public vendredi dernier, voici les 10 pages sur 67 du texte  (qui n’est pas la version que les syndicats ont refusé de signer) que Papet a donc parafé tout seul et adressé aux managers pour application unilatérale sous couvert de l’actionnaire à France Télé.

Chacun appréciera l’extrait de la page 3 du fameux texte (*) "Tout salarié peut être amené au niveau de son poste, à effectuer des les tâches relevant d'activités complémentaires à son emploi de référence. Il peut aussi être appelé exercer des activités relevant de plusieurs emplois dans la mesure les activités qui lui sont confiées, soit concourent à l'exercice d'une mission, soit présentent des caractéristiques analogues. Ces activités complémentaires sont définies comme une ou plusieurs "Unités de Compétences complémentaires" s'ajoutant aux activités relevant de l'emploi habituellement exercé par le professionnel de la société....".

Autrement dit même si ce n’est pas au contrat du salarié, il pourra quand même le faire et effectuer des tâches relevant d'activités complémentaires !!!!!
Et dire que le Code du travail prévoit impérativement un motif au contrat !

Si c’est ça le redressement de la télé publique dans la Justice, ça fout la trouille.

Voici donc le texte (hors annexes) dont les Tutelles  n'ont peut-être même pas connaissance et qu'il veut mettre en place unilatéralement et le plus illégalement qui soit, Pflimlin/Papet.



(*)