mercredi 4 février 2026

Comme si l’audiovisuel public n’était déjà pas suffisamment abîmé !

Comme si l’audiovisuel public n’était déjà pas suffisamment abîmé !

Dans son article, Etat d’âme, rue de Valois (*), le Canard enchaîné revient sur le départ de Dati du gouvernement Lecornu pour cause de campagne municipale malgré les rendez-vous judiciaires à venir.

Pour le palmipède deux noms pour la prochaine locataire de la rue de Valois: 

Catherine, Pégard « l’inamovible patronne du domaine de Versailles, devenue conseillère culture d’Emmanuel Macron et  "très gentille avec Brigitte" »  écrit encore l'hebdomadaire sa satirique qui cite une méchante langue du Château à son sujet "comme elle n’a pas de bureau, elle tourne et dès qu’un bureau se libère quelqu’un s’arrange pour s’installer avant qu’elle arrive"

et l'ultracrépidarienne Aurore Bergé : "Ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes qui est aussi en campagne pour s’installer dans le bureau d’André Malraux rue de Valois.

Réponse de Bergé à la bergère qui va devoir quitter les lieux sans avoir vraiment envie d'en partir "Aurore Bergé fait valoir qu’elle aurait le poids politique pour assurer le vote du projet de loi sur le division public que Dati  n’a pas été capable de faire adopter."

Pour qui se prend celle qui n'en a pas encore fini avec l'histoire des crèches  (¤)

Ambiance ! Le Canard, de citer un conseiller de la présidence "On n’a qu’elles à se mettre sous la main"

Ces gens font comme si rien n’avait changé en France depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, qu’ils avaient toujours la main sur tout, contrôlaient tout et qu’ils allaient - pourquoi pas,  on peut toujours rêver - remporter les élections législatives de 2027 ainsi que la présidence de la République. 

Ils n’ont pas compris et ne comprennent toujours pas la colère des Français qui n’en peuvent de tels comportements. 

Leur attitude hautaine et méprisante risque fort de se terminer dans le mur, en projetant notre Pays vers une extrémité qui ferait perdre à la France toute crédibilité et plongerait les Français dans un chaos que personne ne souhaite.

(*)

 (¤)   Résumé de la situation judiciaire concernant Aurore Bergé dans l’affaire des crèches privées (en fonction des dernières informations sur le sujet) :

L’affaire porte principalement sur des soupçons de faux témoignage devant une commission d’enquête parlementaire.

Chronologie principale des épisodes judiciaires

- Avril 2024 : audition sous serment par la commission d’enquête sur le modèle économique des crèches. Aurore Bergé (alors ministre des Solidarités et des Familles) affirme "n’avoir aucun lien personnel, amical ou intime" avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC), lobby du secteur privé.

- Septembre 2024 : parution du livre-enquête "Les Ogres" de Victor Castanet. Il révèle des échanges très cordiaux (y compris le mot « copine » utilisé par Bergé) et évoque un supposé « pacte de non-agression » entre la ministre et la lobbyiste pour limiter la médiatisation des scandales de maltraitance / dérives dans les crèches privées.

- Octobre 2024 : signalement par des députés (notamment LFI et écologistes) → le Bureau de l’Assemblée nationale saisit la justice. Aurore Bergé porte plainte pour "diffamation" contre Victor Castanet.

- Janvier 2025 : ouverture d’une "information judiciaire" pour « faux témoignage » par la Cour de justice de la République (CJR, seule compétente pour les ministres).

- Février 2025 : "perquisition" au domicile d’Aurore Bergé, chez Elsa Hervy et aux locaux de la FFEC.

- Juin 2025 : première audition par les juges de la CJR → placement sous le statut de témoin assisté (statut intermédiaire : ni mis en examen, ni simple témoin ; permet des droits de la défense mais signifie que des soupçons sérieux existent).

- Octobre 2025 : "deuxième audition" (9 octobre) → toujours témoin assisté.

État actuel (début 2026)

- L’enquête est toujours en cours à la CJR.

- Aurore Bergé reste "témoin assisté" → pas de mise en examen pour l'heure.

- Les investigations portent sur les preuves matérielles (messages, mails, agendas, témoignages) pour déterminer si elle a sciemment menti sous serment sur la nature de ses liens avec Elsa Hervy.

- Son avocate maintient qu’elle conteste fermement les accusations et rappelle la plainte en diffamation contre le journaliste.

Risques encourus en cas de condamnation : Le faux témoignage devant une commission d’enquête est puni (en théorie jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 € d’amende – art. 434-15 du Code pénal), mais les peines prononcées par la CJR sont souvent plus modérées (amende, sursis, voire dispense de peine dans certains cas politiques).

En résumé, Aurore Bergé est pour l’instant dans une procédure longue et embarrassante à la CJR, avec perquisitions, deux auditions et statut de témoin assisté, mais sans mise en examen à ce jour. L’issue dépendra des éléments matériels (notamment les échanges écrits) que les juges auront pu réunir depuis les perquisitions de 2025.




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