La pyromane qui accuse l’État
d’avoir apporté l’allumette avec 120 pages de victimisation à masquer une
décennie d’enfumage et flinguer le rapport Alloncle.
Ce mercredi, l'article de l'Opinion (*) qui commence à circuler sur X/Twitter ne manque pas de faire réagir. Le compte officiel de l'Opinion comme celui du journaliste Antoine Oberdorff qui ont partagé l'exclusif comptent déjà plusieurs milliers de vues (avec une quarantaine de likes et quelques dizaines de reposts pour le principal tweet).
Principales publications et
réactions observées :
Le compte officiel de l'Opinion et le journaliste Antoine Oberdorff ont partagé l'exclusif avec un bon reach (plusieurs milliers de vues très rapidement). Un observateur média actif, l'a également relayé (*) avec une image et un résumé des scénarios (suppressions/fusions de chaînes, fusion possible avec Radio France, plans de départs volontaires).
Les discussions tournent autour des économies importantes visées (centaines de millions d'euros) dans l'audiovisuel public, particulièrement après les rapports de la Cour des comptes et celui de l’IGF qui pointent depuis ces dix dernières années la gestion catastrophique de France Télévisions mais reviennent surtout sur le culot de celle qui après dix ans à arroser d’essence les studios de France Télévisions, revient aujourd’hui, le visage grave et la mine contrite, pour nous vendre son rôle de pompière providentielle.

Dix années. Dix longues années où la bonbonnière aubergine a présidé aux destinées du service public avec l’énormité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Déficits cumulés, trésorerie dans le rouge, capitaux propres en berne, risque de dissolution pure et simple : la Cour des comptes elle-même parle de situation « critique » et « non soutenable ». Mais qu’importe !
« La dame du Majestic » a continué à claquer l’argent des Français avec le cas échéant des notes de frais somptuaires, des séjours à Cannes sous enquête judiciaire (¤), le recours massif à des boîtes de production amies et une grille des programmes qui ressemble de plus en plus à un cimetière de rediffusions qu’à une dynamique d’avenir !
Puis il y a eu
le rapport Alloncle. Un pavé de plusieurs centaines de pages qui ose dire tout
haut ce que tout le monde murmure tout bas : la gestion est calamiteuse, les
dérives nombreuses, les économies indispensables.

Réaction de l’infirmière
TV ? Pas un mea culpa, non. Une contre-attaque rageuse. Un document de 120 pages (ou presque) où elle flingue le rapporteur, accuse
l’État de la pousser au plan social, geint sur la réduction du périmètre, et se
pose en victime d’une « chasse au service public ».
Le grand
classique : celle qui a creusé le trou pendant une décennie hurle maintenant
qu’on l’oblige à le combler. « C’est la faute de l’État ! C’est la faute des
dotations ! C’est la faute des méchants qui veulent ma peau ! »
Pendant
ce temps, les déficits s’accumulent, les salariés tremblent et les Français
continuent de banquer pour financer ce Titanic audiovisuel ernottien...
Ernotte ne peut
en aucun cas être la capitaine qui sauve le navire. Elle est celle qui a saboté
la coque, organisé la fête sur le pont pendant que l’eau montait, et qui,
aujourd’hui, propose fièrement de réparer les brèches… avec un seau percé et un
discours sur la « transformation numérique » et le « streaming first ».
C’est un texte de loi qui le dit et c’est fort de cette disposition légale que la CGC de l’audiovisuel saisit la Justice pour contester et faire annuler la dénonciation de l’accord collectif de juillet dernier.
Par pitié. Qu’elle assume, au
moins. Qu’elle dise : « J’ai passé dix ans à transformer France
Télévisions en machine à perdre de l’argent et du sens, pourquoi ne me laisseriez vous pas finir la casse...» et que chacun lui réponde "Vous avez fait assez de mal, vous devez libérer la place et nous laisser une chance de nous en sortir...sans vous évidemment "
Au lieu
de cela, elle jouerait les « mères courage » face aux 3 scénarii «
chocs » qu’elle a elle-même rendus inévitables. Le pompier pyromane, version
service public.
Le plus
tragique, c’est ce petit « cercle » qui la maintenu, qui la protège
et qui la plaint. Pendant que le contribuable, lui, est invité à
encore se serrer la ceinture mais toujours à payer l’addition.
(¤)






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