vendredi 29 mai 2026

« France pays des Lumières, que deviens-tu entre les mains de ce petit cercle d’intouchables ?... »

France pays des Lumières, que deviens-tu entre les mains de ce petit cercle d’intouchables qui se protègent entre eux et s’éloignent irrémédiablement du réel ?

C'est surement la première des questions qu'une immense majorité de Français se pose depuis un bon moment déjà. Dans le secteur de la radio diffusion publique et plus particulièrement à France Télévisions, il a belle lurette qu'un certaine petite caste a trouvé la parade "Nous avons besoin d'un Audiovisuel public fort" ! Ceux qui écornent un peu plus chaque jour qui passe l'image, n'ont que ce mot là à la bouche. 

Ce 28 mai l'AFP publie une dépêche des plus édifiantes sur les lanceurs d'alertes (*) dont le statut protecteur les livre réellement en pâture à ceux qu'ils dénoncent et en font des cibles idéales qui vont leur permettre d'assouvir leur vengeance.

Des pratiques à vomir que le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a dénoncé et signalé au procureur de la République suite au silence et à l'omerta qui ont régné à France Télévisons après que des faits inadmissibles dans le cadre d'un groupe public qui reçoit des spectateurs sur ces émissions en direct - le cas échant des étudiantes et étudiants en journalisme dont certains étaient encore mineurs à l'époque - et qui n'on abouti qu'à une chose : le licenciement de la collaboratrice dont c'était le devoir de les dénoncer et celui d'un assistant qui les avaient vu comme tout un tas de témoins qui ont souhaité les relater par écrits, tant ils avaient été choqués.

Les loups ne se dévorent pas entre eu dit l'adage...il semble que certains intouchables ont fait leur cette formule et peuvent répéter à l'envie 

qu'ils ne se souviennent pas ou bien 

qu'ils n'ont pas participé à une enquête qui par des pressions internes n'a évidemment pas été menée dans les formes avec l'Inspection du travail,  

voire qu'ils n'ont as été au courant du fond du dossier !!!

Voilà où est tombé notre Société et comment les dirigeants d'une entreprise d'État dont l'un a été nommé à l'agence de régulation du secteur, n'auraient pas de comptes à rendre aux Français qui paient de milliards depuis des années pour l'exemplarité !

Tout ce petit monde de l'entre soi, totalement hors sol devrait évidemment subir leur colère...mais au détriment  du Pays qui sombre chaque jour un peu plus dans e chaos...

Comme à chaque fois depuis le début de cette affaire, le blog CGC Média propose à ses lecteurs de découvrir un des témoignages incroyables sur cette incroyable soirée. 

Témoignage:

"Bonjour, nous avons assisté à l’émission /Ce soir ou jamais/ du mardi 8 décembre... Comme vous le savez, nous avons aussi été très choqués par les agissements dans l’émission par un cameraman du plateau.

Le deuxième évènement [après celui auquel nous venions d'assister] tourna réellement à l’obscénité. Il était face à mon amie, sa caméra à la main, et proposa de lui filmer la poitrine. Il va de soi qu’elle s’offusqua, mais il balada quand même son objectif pendant 15 bonnes secondes sur son corsage. 15 secondes, scruté par une caméra aux mains d’un inconnu, braquée sur sa poitrine, c’est très long et vraiment déstabilisant. 

Nous avons tous deux été particulièrement choqués par cette attitude, à tel point que mon amie n’osa pas l’évoquer lors de votre entrevueIl semble que la jeune fille qui était alors notre voisine, spectatrice, a également partagé ce choc, peut-être même plus que nous. En parallèle, et ce tout au long de la soirée, nous avons observé de plusieurs “incidents” que d’autres témoins vous raconteront mieux que nous.

Il nous a été difficile, dans ces conditions, de profiter de cette expérience singulière de la télévision. Nous concevons tout à fait l’aisance que peut avoir un professionnel sur son lieu de travail. Nous admettons également l’ambiance festive qui peut régner avant notre arrivée et que l’équipe souhaite nous faire partager. Mais nous étions avant tout invités et étrangers et, à ce titre, la domination déviante de ce cameraman a suscité un profond déplaisir. Entre parenthèses, nous déplorons vivement la réponse du réalisateur à l’issue de ces événements répondant « Il est tactile, c’est comme ça ». 

Enfin lorsque mon amie se plaignit d’avoir été nommée « Bombasse » par le cameraman, un parfait inconnu je le rappelle, le réalisateur ponctua ceci par : « C’est un mot ». 

Je vous laisse juge de cet échange verbal. De notre côté, il nous laissa une certaine amertume..."

Que dit, en résumé, l'article de l'AFP précité :

Lanceurs d'alerte: "sans armure, sans bouclier" face aux représailles "Vous dénoncez mais derrière vous vous faites massacrer": citoyens engagés signalant des atteintes majeures à l'intérêt général, les lanceurs d'alerte s'exposent en France à un impitoyable parcours du combattant et à de violentes représailles professionnelles, psychologiques et financières qui révèlent les défaillances du système de protection actuel.

"Ils sont des cibles sans défense". Ils dénoncent des scandales d’intérêt général et se font massacrer : harcèlement professionnel, ruine financière, destruction psychologique et familiale. Les lois censées les protéger ? Des leurres.

Preuve par l’exemple :

L'alerte interne à l'entreprise mène en effet très souvent à l'escalade et aux mesures de rétorsion, comme en témoigne le parcours emblématique de "Judith" (prénom modifié). Ancienne directrice générale adjointe à la communauté urbaine du Havre, elle a effectué des signalements dès 2021 sur un conflit d'intérêts présumé visant l'ex-Premier ministre qui s'en défend. Bien que la Défenseure des droits l'ait officiellement reconnue lanceuse d'alerte après 22 mois d'attente, l'ancienne cadre territoriale dit vivre un calvaire personnel: 

"Lancer l'alerte dans mon cas, ça m'a déjà coûté plus de 100.000 euros", confie l'ancienne cadre territoriale. Les répercussions ont bouleversé l'avenir de ses enfants au fil de "deux déménagements forcés": l'aînée a renoncé à ses ambitions universitaires et "la cadette a dû s'endetter pour étudier", palliant ainsi la perte de revenus de sa mère. Suivie par un psychiatre et un psychologue, elle constate que "l'institution n'est pas un bouclier". "On nous donne des certificats qui ne valent rien", déplore-t-elle, amère d'avoir été dénigrée sur la télévision publique. [Revoilà FTV, ndlr] Même dans son nouvel emploi, l'acharnement continue: "ça ne s'arrête pas, ça tape toujours sur moi", raconte-t-elle.

  • "Machine à broyer" 

Cette détresse trouve un écho direct dans le parcours de Houria, ancienne directrice du régime de garantie des salaires (AGS), licenciée en 2023 après avoir dénoncé de potentiels détournements de fonds publics."Tant que le lanceur d'alerte est seul, c'est quelqu'un qui est broyé", résume-t-elle. L'ex dirigeante a déposé plainte à Paris après avoir reçu des menaces de mort et subi l'empoisonnement de son chien à la suite de la diffusion d'un documentaire la concernant sur la chaîne Arte. Elle rappelle que "ce n'est pas parce que la loi interdit les représailles qu'elles n'existent pas". Face aux employeurs qui utilisent des procédures-bâillons "pour la faire taire", elle constate que "la reconnaissance institutionnelle et républicaine que représente l'avis du Défenseur des droits ne suffit pas à arrêter la machine".Pour tenter de briser cet isolement, les deux femmes travaillent à la création d'un fonds de dotation européen, avec l'ambition de fournir un soutien financier et d'offrir une véritable protection en seulement trois mois.

  • "Des leurres" -

Du côté des défenseurs, le constat dressé est tout aussi dramatique. Avocat et coprésident de la Maison des lanceurs d'alerte, Me Jérôme Karsenti ne cache pas la réalité à ceux qui viennent le consulter en cabinet. "Je leur dis, ça va être long et douloureux", explique-t-il, pointant du doigt une terrible carence des pouvoirs publics. Pour lui, les lois de protection actuelles, bien que prometteuses sur le papier, ne fonctionnent pas: "Ce sont des leurres, ils y vont sans armure, sans bouclier".

"Vous dénoncez mais derrière vous vous faites massacrer", insiste-t-il, en rappelant que sans l'intervention finale d'un juge, la protection reste inopérante. C'est précisément pour étayer ces témoignages que le deuxième rapport de la Défenseure des droits sur les lanceurs d'alerte, publié jeudi, apporte des éléments cruciaux. L'institution dirigée par Claire Hédon, qui quitte ses fonctions, pointe une hausse de plus de 70% des demandes de protection, confirmant l'impasse de l'alerte interne. Face à "l'inertie des pouvoirs publics", elle réitère sa recommandation de créer un fonds dédié au soutien financier des lanceurs d'alerte. Avocat et directeur exécutif de la Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF), Me Henri Thulliez plaide de son côté pour une réponse punitive exemplaire afin d'enrayer les représailles et d'indemniser les victimes: "Le jour où les sanctions seront suffisamment démonstratives pour dissuader les persécuteurs de demain, on pourra considérer qu'on est en marche", insiste-t-il.

Demain un nouvel article, celui de Télé Star et un nouveau témoignage. 

Combien de temps encore les responsables de ce véritable scandale au sein d'une entreprise payée par tous nos concitoyens, vont-ils être maintenus en place ?


jeudi 28 mai 2026

Ernotte ne réforme rien, elle enfume seulement pour réorganiser le naufrage.

Ernotte ne réforme rien, elle enfume seulement pour réorganiser le naufrage.

Il n’est simplement pas pensable que la ministre de la Culture ait gobé de telles billevesées et que le conseil d’administration même réunis à huis clos et pu se laisser ainsi endormir ? 

Ce que l’Opinion appelle les « scénarios chocs » pour sauver France Télévisions - probablement parce que c’est le qualificatif que « la dame du Majestic » a choisi, histoire de donner le change -  sont 3 propositions aussi pathétiques les unes que les autres, dignes d’une technocrate en fin de règne.

Le premier : supprimer France 4 et Slash.  En ce qui concerne cette dernière c’est dejà fait ! Quant à la chaîne des enfants et de la jeunesse qu’elle avait avec sa pote Aurore Berger au moment du COVID, elle n’aurait cette fois-ci, aucun scrupule à la sacrifier…pour faire semblant d’économiser 300 millions. Il faut se souvenir également qu’il y a plusieurs mois de cela, devant les « 200 top managers » réunis en webinaire, elle proposait la vente de France 5 pour environ 250 millions. On brûle les meubles pendant que la maison continue de flamber.

Le deuxième : fusionner avec Radio France. Le grand classique du management en panne d’idées : quand deux boîtes sont dans la panade et qu’une est proche de la faillite, on les colle ensemble en espérant un miracle: que l’une absorbe les dettes de l’autre et mais que finalement elle l’entraîne vers le fond. Résultat garanti : elles coulent de concert…le meme qui jouait jusqu’à la fin sur le pont du Titanic

Enfin, le scénario C, le plus consternant : recentrer sur l’info en nommant deux apparatchiks au Pôle Actualités. 

Muriel Pleynet qui n’aurait pas dû survivre au départ d’Alexandre Kara et devient « Directrice déléguée à la coordination éditoriale », avec pour mission de « renforcer la coordination stratégique » et un « fort accent sur le streaming first ». 

Aunis que Jessy Joncheret, adjointe, chargée de « renforcer l’organisation » et la coordination régionale.

Traduction en langage normal : on n’a aucune idée concrète, donc on forme, on coordonne, on coordonne la coordination. Pendant que l’info reste militante, que l’audience s’effondre et que la dette explose, on crée des postes ronflants et des comités inutiles.

Le cirque perdure. Le contribuable va pouvoir continuer à banquer !


Les députés ont adoptés la réforme sur les ruptures conventionnelles.

Les députés ont adoptés la réforme sur les ruptures conventionnelles.

Le blog CGC Média vous propose un point clair et structuré sur l’article du Figaro signé Pierre-Loeiz Thomas (publié le 27 mai 2026) qui porte sur "la réforme des ruptures conventionnelles". 

Résumé de l’article

Les députés ont adopté le 26 mai 2026 le projet de loi transposant l’avenant à la convention d’assurance chômage (négocié en février 2026 entre patronat et une partie des syndicats : Medef, CPME, U2P, CFDT, CFTC, FO).

Le cœur de la réforme porte sur les ruptures conventionnelles (RC) :

Réduction de la durée maximale d’indemnisation chômage pour les salariés partant via une RC :

- Moins de 55 ans : passage de 18 à 15 mois. ´

- 55 ans et plus : passage à 20,5 mois (contre 22,5 mois auparavant, et jusqu’à 27 mois pour les plus de 57 ans).

- Accompagnement renforcé par France Travail (dès le premier entretien) et contrôles plus stricts pour accélérer le retour à l’emploi. 

Les sanctions existent déjà (21 % des indemnisés post-RC ont été sanctionnés fin 2025 pour recherche insuffisante d’emploi).


Objectif affiché : freiner le « phénomène » des RC (515 000 en 2024, soit plus d’un quart des dépenses chômage), réintégrer plus vite des profils souvent qualifiés, et réaliser environ 1 milliard d’euros d’économies annuelles à régime de croisière, avec 15 000 retours à l’emploi supplémentaires par an.

La mise en œuvre effective est prévue après un vote final à l’Assemblée (2 juin) et un décret (visant septembre 2026). D’ici là, les anciennes règles s’appliquent.

Autres changements importants (complétant l’article)

Depuis le 1er janvier 2026 (LFSS 2026) : la contribution patronale sur la part exonérée des indemnités de rupture conventionnelle passe de 30 % à 40 %. Cela augmente nettement le coût pour l’employeur.

Pourquoi les salariés sont (largement) perdants et ont moins intérêt à utiliser ce dispositif ?

La rupture conventionnelle était attractive car elle permettait un départ négocié avec

Indemnité spécifique (au moins légale, souvent plus élevée).

- Droits au chômage complet (comme un licenciement).

- Exonérations fiscales et sociales sur une partie de l’indemnité.

- Moins de contentieux qu’un licenciement.

Avec la réforme, plusieurs tableaux sont défavorables aux salariés :

1.  Moins de chômage : Vous percevez des allocations pendant une durée nettement plus courte (perte de 3 à 6,5 mois selon l’âge). C’est une perte financière directe importante, surtout si vous ne retrouvez pas vite un emploi. Les seniors (qui utilisaient beaucoup la RC) sont particulièrement touchés.

2.  Pression accrue pour retrouver du travail : Accompagnement renforcé + contrôles plus stricts de France Travail = risque plus élevé de radiation ou de sanctions si vous ne cherchez pas « activement » (voyages, reconversion lente, etc., deviennent plus risqués).

3.  Négociation plus difficile : L’employeur paie plus cher (contribution à 40 % + indemnité). Il sera donc moins enclin à accepter une RC ou à proposer une indemnité élevée. Beaucoup d’entreprises préféreront désormais d’autres voies (licenciement économique, démission avec accord, ou rien du tout).

4.  Perte d’attractivité globale : La RC devient un dispositif « moins confortable ». Pour un salarié qui veut partir, la démission pure (sans chômage) ou un licenciement (si négociable) peuvent parfois s’avérer comparables ou meilleurs, selon le contexte. Les employeurs, eux, gagnent en marge de manœuvre pour limiter les départs « de confort ».

En résumé : le salarié perd du temps d’indemnisation, subit plus de pression, et obtient potentiellement une indemnité moindre, tandis que l’objectif explicite de la réforme est de rendre la RC moins attractive pour réduire son usage. 

C’est pourquoi de nombreux observateurs et vidéos/conseils disent désormais aux salariés : « Évitez de demander une RC si possible, ou négociez très dur ».


A France Télés, quand la vérité s’adapte aux intérêts et l'amateurisme devient chronique, l'exemplarité a-t-elle encore un sens ?

A France Télés, quand la vérité s’adapte aux intérêts et l'amateurisme devient chronique, l'exemplarité a-t-elle encore un sens ? 

  Ce mercredi, Le Canard enchaîné dénichait une nouvelle bourde des Pieds nickelés au regard de la négligence de l’agence derrière la dernière campagne de publicité de France Télévisions qui peut  faire sourire certes mais qui aurait pu tourner plus mal, si ces internautes avaient eu des intentions malveillantes. (*)

Ce qui s’est passé

France Télévisions (ou plus précisément son agence de communication) a lancé une campagne d’affichage jouant sur des noms de domaine .tv humoristiques et « parlants » du type :

comprendremonbeaupere.tv

mafilleestuneenigme.tv

jai5stationsdemetro.tv

L’idée était de capter l’attention (style « minitel » ou expression orale transformée en URL), mais l’agence a oublié de réserver ces noms de domaine à l’avance. Oups ! 

Un internaute (ou un petit groupe d’amis) les a rapidement rachetés pour une somme modique (quelques dizaines ou centaines d'euros) et a communiqué sur les réseaux sociaux avec plusieurs posts sont très humoristiques, auto-dérisoires qui ont généré pas mal de commentaires amusés (consternation sur le manque de préparation de l’agence, blagues, etc...)

(*) Voici deux posts LinkedIn sur l’affaire :

1. Post principal de Bastien Luneteau (le plus détaillé)

Extrait : Enfin non, pour être plus précis, j’ai profité de la négligence de l’agence derrière la dernière campagne de publicité de France Télévisions. En 2026, cette agence a jugé bon de faire une campagne de pub basée sur des URL… sans les réserver en avance. »

Dans les commentaires, il mentionne explicitement Tom Gernez pour le troisième domaine.

2. Post de Tom Gernez

Extrait : « Mesdames, messieurs, vous connaissez mon amour pour les blagues raffinées. Je vous laisse donc deviner qui est l’heureux propriétaire de jai5stationsdemetro.tv, et je ne peux que vous conseiller d’y faire un tour 😏 coucou France Télévisions »


Il y a en tous cas, des noms de domaines que nos rusés internautes ne pourront pas s'offrir :

moicondamnéparlaCourdeDisciplineBudgétairebenquoi.tv

comprendrepourquoiAjdarietLesauniernontriendit.tv

onasignémaisonnesavaitpasquoi.tv

dansunedémocratiedignedecenomilsauraientdéjàétédémis.tv

Ils pourraient être ceux en rapport avec ce qui s'est passé pour que deux dirigeants du groupe France Télévisions signet des protocoles :

- l'un signé par Martin Ajdari qui moment des faits, agissait bien en en qualité de mandataire social pour la société MFP (filiale de France Télévisions) et a personnellement signé ledit protocole transactionnel. En tant que représentant légal, il était donc pleinement au courant du dossier et de son contexte. 

- l'autre a été signé par Arnaud Lesaunier, alors directeur général de MFP et, selon nos information, président du CHSCT. 

S'agissant du premier, il avait pourtant devant les députés lors de son audition pour valider sa nomination par Emmanuel Macron à l'Arcom, souligné que "les mêmes règles en matière d’honnêteté, pluralisme et neutralité, s’appliquaient à tous, rappelant que le service public avait un devoir particulier d’exemplarité aux yeux de la population". 

Se souvient-il au moins qu'il a été condamné par la Cour de Discipline Budgétaire et Financière pour sa gestion de France Télévisions après avoir été déclaré responsable par la juridiction comme le stipule l'article 86 dudit jugement ?!

Qu’il s’agisse d’honnêteté au sens premier du terme comme d’honnêteté intellectuelle, on est bien loin aujourd’hui de ces vertueux propos, au regard de la saisine de la procureure de la République au titre de l'article 40, engagée par le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public concernant des faits de harcèlement et d’agressions sexuelles survenus en 2009 sur le plateau de Ce soir (ou jamais !), ainsi que leur gestion opaque par la direction de France Télévisions, qui en est en réalité : le révélateur…

86. L'ensemble des manquements relevés aux points 14 à 59 et 64 à 74 sont imputables à M. Ajdari, directeur général délégué à la gestion, aux finances et aux moyens, puis secrétaire général chargé des ressources de France Télévisions, qui, bénéficiant d'une délégation de pouvoirs du président de l'entreprise, avait un devoir général d'organisation, de surveillance et de contrôle des services placés sous son autorité et qui a par ailleurs signé un certain nombre de contrats et avenants irréguliers…

Ils n'ont out de même pas pu oublier la lettre d'un couple halluciné adressé après l'émission ?!  (¤)

(¤) Bonjour, nous avons assisté à l’émission /Ce soir ou jamais/ du mardi 8 décembre... Comme vous le savez, nous avons été dérangés, voir même harcelés durant une bonne partie de l’émission par un cameraman. Celui-ci commença par de simples plaisanteries, mais il commença à déraper quand il débita des compliments de plus en plus régulièrement sur le physique des filles en présence. Cela tourna au graveleux, surtout que les allusions sexuelles étaient récurrentes. 

Evidemment, de prime abord, cela nous a semblé de l’ordre de la plaisanterie. Cependant, à force d’insister, on lui a demandé à de nombreuses reprises de la laisser tranquille. Compte-tenu du cadre, et de la probable alcoolisation de l’individu, je n'ai pas voulu  intervenir. Le cameraman répondait toujours la même chose : « On est à la télé, je fais ce que je veux ». 

Filmer des jeunes filles est valorisant pour les intéressées, mais il manifestait des intentions beaucoup plus poussées. 

Deux exemples nous ont particulièrement marqué. Nous étions installés avec des amis le long du bar. L'une des jeunes filles portait un haut tenu par un nœud dans le dos. Il passa derrière ce bar et, sans aucune retenue, saisit une cordelette afin de défaire le nœud. Nous nous sommes retournés immédiatement et il arrêta son geste. A partir de ce moment, la frontière du contact physique était franchie et nous ne lui faisions plus aucune confiance...."

A suivre


mercredi 27 mai 2026

La pyromane qui accuse l’État d’avoir apporté l’allumette avec 120 pages de victimisation à masquer une décennie d’enfumage et flinguer le rapport Alloncle.

La pyromane qui accuse l’État d’avoir apporté l’allumette avec 120 pages de victimisation à masquer une décennie d’enfumage et flinguer le rapport Alloncle.

Ce mercredi, l'article de l'Opinion (*) qui commence à circuler sur X/Twitter ne manque pas de faire réagir. Le compte officiel de l'Opinion comme celui du journaliste Antoine Oberdorff qui ont partagé l'exclusif comptent déjà plusieurs milliers de vues (avec une quarantaine de likes et quelques dizaines de reposts pour le principal tweet).

Principales publications et réactions observées :

Le compte officiel de l'Opinion et le journaliste Antoine Oberdorff ont partagé l'exclusif avec un bon reach (plusieurs milliers de vues très rapidement). Un observateur média actif, l'a également relayé (*) avec une image et un résumé des scénarios (suppressions/fusions de chaînes, fusion possible avec Radio France, plans de départs volontaires). 

Les discussions tournent autour des économies importantes visées (centaines de millions d'euros) dans l'audiovisuel public, particulièrement après les rapports de la Cour des comptes et celui de l’IGF qui pointent depuis ces dix dernières années la gestion catastrophique de France Télévisions mais reviennent surtout sur le culot de celle qui après dix ans à arroser d’essence les studios de France Télévisions, revient aujourd’hui, le visage grave et la mine contrite, pour nous vendre son rôle de pompière providentielle.

Dix années.  Dix longues années où la bonbonnière aubergine a présidé aux destinées du service public avec l’énormité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Déficits cumulés, trésorerie dans le rouge, capitaux propres en berne, risque de dissolution pure et simple : la Cour des comptes elle-même parle de situation « critique » et « non soutenable ». Mais qu’importe !  

« La dame du Majestic » a continué à claquer l’argent des Français avec le cas échéant des notes de frais somptuaires, des séjours à Cannes sous enquête judiciaire (¤), le recours massif à des boîtes de production amies et une grille des programmes qui ressemble de plus en plus à un cimetière de rediffusions qu’à une dynamique d’avenir !

Puis il y a eu le rapport Alloncle. Un pavé de plusieurs centaines de pages qui ose dire tout haut ce que tout le monde murmure tout bas : la gestion est calamiteuse, les dérives nombreuses, les économies indispensables.

Réaction de l’infirmière TV ? Pas un mea culpa, non. Une contre-attaque rageuse. Un document de 120 pages (ou presque) où elle flingue le rapporteur, accuse l’État de la pousser au plan social, geint sur la réduction du périmètre, et se pose en victime d’une « chasse au service public ».

Le grand classique : celle qui a creusé le trou pendant une décennie hurle maintenant qu’on l’oblige à le combler. « C’est la faute de l’État ! C’est la faute des dotations ! C’est la faute des méchants qui veulent ma peau ! »

Pendant ce temps, les déficits s’accumulent, les salariés tremblent et les Français continuent de banquer pour financer ce Titanic audiovisuel ernottien...

Ernotte ne peut en aucun cas être la capitaine qui sauve le navire. Elle est celle qui a saboté la coque, organisé la fête sur le pont pendant que l’eau montait, et qui, aujourd’hui, propose fièrement de réparer les brèches… avec un seau percé et un discours sur la « transformation numérique » et le « streaming first ».

C’est un texte de loi qui le dit et c’est fort de cette disposition légale que la CGC de l’audiovisuel saisit la Justice pour contester et faire annuler la dénonciation de l’accord collectif de juillet dernier.

Par pitié. Qu’elle assume, au moins. Qu’elle dise : « J’ai passé dix ans à transformer France Télévisions en machine à perdre de l’argent et du sens, pourquoi ne me laisseriez vous pas finir la casse...» et que chacun lui réponde "Vous avez fait assez de mal, vous devez libérer la place et  nous laisser une chance de nous en sortir...sans vous évidemment "

Au lieu de cela, elle jouerait les « mères courage » face aux 3 scénarii « chocs » qu’elle a elle-même rendus inévitables. Le pompier pyromane, version service public.

Le plus tragique, c’est ce petit « cercle » qui la maintenu, qui la protège et qui la plaint. Pendant que le contribuable, lui, est invité à encore se serrer la ceinture mais toujours à payer l’addition.

(¤) 




France Télévisions : l’omerta institutionnalisée vs la tolérance zéro, version « on n’a rien vu ».

France Télévisions : l’omerta institutionnalisée vs la tolérance zéro version « on n’a rien vu ».


Depuis des années, les couloirs de France Télévisions résonnent de rumeurs, de témoignages étouffés et de plaintes classées sans suite. La direction savait. Elle a toujours su ! Cependant, entre la communication vertueuse et la réalité des faits, il y a un gouffre que l’argent public comble allègrement.

Ernotte l’avait pourtant claironné haut et fort : tolérance zéro face au harcèlement et aux agressions. Promesse solennelle faite à Roch-Olivier Maistre et à d’autres, discours enflammés sur l’exemplarité du service public, charte, formations, comités… Le grand théâtre de la vertu. On y applaudit, on communique, on poste des tweets #8MarsTousLesJours...et puis, dans l’ombre, on agit autrement.

Rappelez-vous l’affaire du service des sports. Trois journalistes livrés en pâture  après avoir été accusés de faits de harcèlement. Enquête dite interne (un énorme bobard!) et des licenciements médiatisés sans même vérifier quoi que ce soit...La direction se posait en justicière.   Clémentine Sarlat avait témoigné, le scandale était là. Belle image pour un ROM qui voulait "du chiffre". Sauf que la justice prud’homale a tranché : licenciements abusifs. Condamnations lourdes pour France Télévisions – des dizaines ou centaines de milliers d’euros d’indemnités. Les protagonistes ont gagné leurs procédures...et là  la direction ernottienne chantent beaucoup moins ? Que fait-elle ? Rien ou plutôt si : elle promeut, elle maintient, elle protège. Indécence totale.

C’est le même schéma que celui révélé dans le blog CGC Média depuis le signalement fait par le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public  via l'article 40 : protocoles transactionnels signés par des dirigeants (Martin Ajdari, Arnaud Lesaunier), indemnités versées avec clauses de confidentialité, silence acheté avec l’argent du contribuable plutôt que vérité et sanctions

Des faits d’agressions sexuelles sur plateau (* témoignage glaçant d’une invitée de « Ce soir ou jamais ! »), une culture où l’image prime sur la dignité des personnes.

(*) Bonjour,

Étudiante à l’ISFJ, [L'ISFJ est la Grande École de Journalisme en alternance. Elle propose une formation de Bac à Bac +5 au travers d'un cycle Bachelor et d'un cycle Mastère, ndlr] ...j’ai assisté à l’émission du mardi 8 décembre. 

Je vous remercie pour votre accueil chaleureux mais je tiens à vous faire part de ma déception. Pendant l’émission, j’ai vu un de vos caméramans enfoncer « pour rire » l’antenne de sa caméra dans les fesses de deux étudiants placés à côté de moi derrière le bar.

J’avoue avoir trouvé la « blague » vraiment très mauvaise. Les deux étudiants étaient extrêmement gênés. Ils pensaient comme moi que l’émission était d’un niveau intellectuel élevé… Mais ce n’est pas tout. J’ai par la suite vu ce même caméraman prendre la tête d’un professeur de la classe de BTS présent ce soir-là. Il l’a obligé à tourner sa tête dans la direction qu’il souhaitait. Une nouvelle fois, j’ai vraiment été choquée. Les personnes du public ne sont pas des objets qu’on manipule…

Je tenais à vous faire part de ma déception face au comportement de certaines personnes sur le plateau.

J’espère que vous en parlerez pour que ces tristes scènes ne se reproduisent pas".

Ce témoignage fait partie parmi d'autres dans le même style que ceux qui ont dus inévitablement être conservés par le CHSCT.

La direction savait donc...Le réalisateur aussi mais il a couvert ses techniciens ! Comment Ernotte peut continuer à prétendre aujourd'hui qu'elle ne connaissait pas les faits intervenus sous prétexte qu'ils seraient advenus juste avant son parachutage ? C'est bien elle qui a promu Arnaud Lesaunier. Elle n'avait qu'à se renseigner pour apprendre ce que tout le monde sait depuis des années : Les alertes internes, les rapports, les plaintes… Tout ce qui remonte aujourd'hui. 

Le rapport du CHSCT de l’époque où Arnaud Lesaunier en était président existe bel et bien, tout comme le rapport de la Halde rendu dans la foulée. Ces documents officiels ont alerté sur les dysfonctionnements, les risques psychosociaux, les cas de harcèlement.

A France Télés, on déprogramme des émissions dans lesquelles jouent des acteurs pour le simple soupçon d’un délit. On interdit d’antenne des personnalités, livrées au tribunal médiatique. On s’enflamme sur les réseaux sociaux à la moindre procédure ou au moindre signalement. Toutefois dès qu’il s’agit de figures internes de France Télévisions, alors là plus personne....

Puis, il y a Cannes et les paillettes ! Ça ferait mauvais genre !!!

Bonjour, vous êtes bien sur France Télévisions : le service public de l’omerta sélective. On préfère la « gestion des risques » : indemniser, muter, promouvoir les uns, faire taire les autres. Tolérance zéro ? Tolérance pleine et entière, surtout quand il s’agit de préserver le sérail.

Pendant ce temps, le service public, financé par tous les Français, se drape dans une morale de façade.

- On y donne des leçons de féminisme, d’inclusion, de déontologie. 

- On y pourfend les « violences faites aux femmes » sur l’antenne et en interne ? 

- Une omerta de bon ton, où les carrières des puissants comptent plus que la parole des victimes ou des lanceurs d’alerte.

Assez de ce deux poids, deux mesures.

France Télévisions doit rendre des comptes. Transparence totale sur les protocoles transactionnels, publication des rapports du CHSCT et de la Halde. Fin des promotions indécentes et pour celles et ceux, mis en cause dans cette sordide affaire : licenciement pour faute lourde. Vraie. protection des victimes, fini les petits arrangements qui profitent surtout la direction. 

Contrôle parlementaire renforcé car l’argent public n’est pas un chéquier pour acheter le silence.

Le service public mérite mieux que cette hypocrisie institutionnelle. Les journalistes intègres, les salariés dignes et les téléspectateurs payeurs méritent mieux qu’une direction qui « n’a rien vu » pendant des années, tout en promettant monts et merveilles.

La tolérance zéro, c’est maintenant. Ceux qui ont failli, n'ont plus rien à y faire. Ils doivent être sanctionnés et virés.