mercredi 26 septembre 2012

Pflimlin sans papier !


Pflimlin sans papier !

Ce mercredi, l'édition papier du quotidien « Le Monde » a été bloquée à l'imprimerie du journal par des salariés de Presstalis protestant contre le plan de restructurations des messageries, comme l’a confirmé la direction du journal.

C’est pourquoi, le site du journal vous offre sur internet l’article intitulé « Rémy Pflimlin, un président en sursis pour restructurer France Télévisions »

Presstalis voilà une société que Pflimlin connait bien pour l’avoir laissé en situation de quasi faillite juste avant d’être nommé par Nicolas Sarkozy à France Télévisions.
Si la sortie mercredi de l'édition papier du titre de Presse a été bloquée ce jour, à l'imprimerie du journal par des salariés de Presstalis, c’est parce que ces derniers sont plus qu’inquiets (on le serait à moins) et entendent ainsi protester contre le plan de restructurations des messageries où la moitié des postes devraient être supprimés (quelque 1.200 suppressions d'emplois sur 2.500 salariés dans le cadre du « plan de survie »)

L’histoire étant un éternel recommencement, Pflimlin remet à présent le couvert à France Télévisions…il est même allé, hier, mettre en garde les députés et les alerter sur la situation dont il serait « victime » lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l'Assemblée. " Ma responsabilité est de vous alerter s’agissant de l'équation budgétaire à venir qui risque de mettre  un coup d'arrêt à la marche de l'entreprise telle que je l'ai décrite devant vous"…

Il les a quasiment admonesté sur leur manque de vision à court terme, en les enjoignant presque de voter l’augmentation  de la redevance qui est, selon lui, le seul moyen qu’il "privilégie pour un financement pérenne de la télé publique et dans le cadre de la nouvelle loi sur l'audiovisuel, qui sera votée en 2013 permettant une mise à plat du système, sa modernisation et sa sécurisation".
 
Après avoir taclé les ministres de Tutelle, voila que Pflimlin tacle les parlementaires…Il leur dit carrément ce qu’ils doivent faire pour qu’il puisse, en gros, rester en place. Il aurait dû être ministre de la République cet homme là ou bien en être le Président  !!!!!

Avec Pflimlin, c’est toujours pareil ; pas la moindre surprise. C’est toujours les autres mais jamais lui.
Il n’est responsable de rien…pour un peu, il se ferait plaindre ! 

Pour ne frustrer personne et encore mois Pflimlin qui se retrouve, du coup, sans papier journal à consulter, nous vous laissons donc ci-après prendre connaissance de l’article du Monde (version Net): « Rémy Pflimlin, un président en sursis pour restructurer France Télévisions » écrit par Xavier Ternisien.

"Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions, saura, vendredi 28 septembre, à quelle sauce il va être mangé. Le projet de loi de finances 2013, qui sera dévoilé ce jour-là, fixera le budget alloué à son groupe.

On sait que la baisse devrait être de l'ordre de 2 % pour l'audiovisuel public et de 3 % pour France Télévisions, qui devra assumer les plus gros sacrifices, dans la mesure où elle touche la plus grosse part de la redevance (65 %). Cela se traduirait pour le groupe par une baisse de plus de 100 millions d'euros de ses ressources. Celle-ci viendra s'ajouter à des recettes publicitaires en recul de 50 millions d'euros en 2012 et – au mieux – stables en 2013.

Mardi 25 septembre, M. Pflimlin a mis en garde les députés, lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l'Assemblée : "L'équation budgétaire à venir risque de mettre un coup d'arrêt à la marche de l'entreprise telle que je l'ai décrite devant vous, a-t-il souligné. Ma responsabilité est de vous en alerter."

Le président de France Télévisions plaide donc pour une augmentation de la redevance. "Ce que je privilégie, c'est le financement pérenne, et donc la redevance", explique-t-il au Monde. L'idée serait de profiter de la nouvelle loi sur l'audiovisuel, qui sera votée en 2013, pour remettre le système à plat, le moderniser et le sécuriser.

MANDAT EN JEU

M. Pflimlin fait valoir que la redevance est moins élevée en France (125 euros) qu'en Grande-Bretagne et en Allemagne, où elle est respectivement de 175 et de 216 euros. Il suggère que, comme en Allemagne, son montant soit fixé sur une base pluriannuelle par une instance indépendante comme le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et ensuite confirmé par le Parlement.

Certains députés PS, comme Patrick Bloche, président de la commission des affaires culturelles, sont prêts à étendre la redevance aux résidences secondaires, mais ne souhaitent guère augmenter cet impôt impopulaire, qui touche toutes les classes sociales.
 Le président de France Télévisions se trouve aujourd'hui dans une position inconfortable. Nommé en 2010 par Nicolas Sarkozy, il devrait, en principe, rester à la tête du groupe jusqu'en 2015. Mais il risque fort de devoir remettre son mandat en jeu lorsque la loi modifiera le processus de nomination des présidents de l'audiovisuel public. "L'intérêt de cette entreprise, c'est d'avoir une direction stable", fait valoir M. Pflimlin.

Au gouvernement, on ne cesse de répéter que la durée des mandats des présidents de l'audiovisuel public n'est en rien liée à la future loi sur l'audiovisuel. "On a besoin d'avoir des équipes qui travaillent sereinement", affirme la ministre de la culture, Aurélie Filippetti. Mais officieusement, on ne cache pas que les PDG de l'audiovisuel public devront repasser dès 2013 devant le nouveau CSA issu de la future loi.

PLAN DE DÉPARTS VOLONTAIRES PROLONGÉ

Rémy Pflimlin est donc un président en sursis, dont le péché originel est d'avoir été nommé par Nicolas Sarkozy. Dès lors, la tentation est grande de faire peser sur ses épaules la restructuration du service public et le plan social qui va avec.

Mardi, le PDG de France Télévisions a adressé aux salariés une lettre dans laquelle il récuse les termes de "plan social". "J'ai indiqué aux élus du comité central d'entreprise qu'il n'était pas envisagé de mettre en œuvre des départs contraints", précise-t-il. En revanche, il envisage de "prolonger le plan de départs volontaires actuel qui doit s'arrêter en 2012", voire d'en "aménager les modalités et le périmètre".

Marc Chauvelot, du syndicat SNRT-CGT de France Télévisions, se dit "inquiet par cette expression de "départs non contraints"". "Cela veut dire que la direction va pouvoir choisir qui elle souhaite voir partir. Ce n'est pas un plan de départs volontaires, mais une incitation aux départs." Les syndicats CGT et FO ont déposé un préavis de grève pour le 2 octobre. Plutôt que les 500 départs prévus d'ici à 2015 par l'actuel contrat d'objectifs et de moyens (COM), le chiffre pourrait atteindre le millier, selon eux. [ceux-là même qui ont travaillé 2 ans, main dans la main avec celui sur qui ils font mine de tirer aujourd'hui, après avoir fait de même avec Carolis, ndlr]

LE MOT DE "FUSION" EST DANS TOUTES LES TÊTES

Ce plan de départs relance les inquiétudes des journalistes, après l'annonce par Thierry Thuillier, le directeur de l'information, d'un rapprochement des rédactions nationales de France 2 et France 3 à l'horizon 2015.

Même si le mot de "fusion" n'a pas été prononcé, il est dans toutes les têtes. Plusieurs journalistes dénoncent des "rédactions à plusieurs vitesses". "On constate une BFMisation de France 2 , qui est tout entière tendue vers une course à l'audience avec TF1", déplore un journaliste. A côté de cela, France 3 est considérée comme une rédaction volontiers frondeuse et qui refuse d'entrer dans cette logique.

La tâche sera d'autant plus difficile pour Rémy Pflimlin que les députés ont fait preuve, mardi, d'une certaine schizophrénie : demandant des restructurations à France Télévisions, ils n'ont eu de cesse de réclamer le maintien des rédactions locales et des programmes régionaux de France 3 dans leur circonscription...

Le poids de la manne publique
 
Recettes nettes En 2012, elles s'élèvent à 2,6 milliards d'euros. La redevance représente 2,1 milliards, la subvention étatique 450 millions et la publicité 425 millions. 360 millions de prélèvements et taxes sont déduits.
Dépenses 1milliard d'euros pour l'information, le sport et les programmes régionaux ; 1,1 milliard pour les magazines, jeux, fictions, etc. ; 470 millions pour les autres charges.
Résultat net Les comptes consolidés en 2011 étaient bénéficiaires de 5,9 millions d'euros.
Effectifs Le groupe emploie 10 500 salariés. France 2 emploie 350 journalistes, France 3 plus d'un millier, dont 200 à la rédaction nationale.
Audience La part d'audience de France Télévisions s'élève à 30,6 % en 2012, en augmentation par rapport à 2011. France 2 se situe à 15,2 %.
La manne publique
Recettes nettes En 2012, elles s'élèvent à 2,6 milliards d'euros. La redevance représente 2,1 milliards, la subvention étatique 450 millions et la publicité 425 millions. 360 millions de prélèvements et taxes sont déduits.
Dépenses 1 milliard d'euros pour l'information, le sport et les programmes régionaux ; 1,1 milliard pour les magazines, jeux, fictions, etc. ; 470 millions pour les autres charges.
Résultat net Les comptes consolidés en 2011 étaient bénéficiaires de 5,9 millions d'euros.
Effectifs Le groupe emploie 10 500 salariés. France 2 emploie 350 journalistes, France 3 plus d'un millier, dont 200 à la rédaction nationale.
Audience La part d'audience de France Télévisions s'élève à 30,6 % en 2012, en augmentation par rapport à 2011. France 2 se situe à 15,2 %."

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