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mardi 16 septembre 2014

La télé du duo Pflimlin/Patino totalement déconnectée du réel !

La télé du duo Pflimlin/Patino totalement déconnectée du réel !

Qu’allait donc bien faire le sympathique Cyril Féraud dans cette invraisemblable retape ? Dans un spot  diffusé sur les chaînes de France Télévisions, l’animateur  détaille les soi-disant engagements du groupe en matière de vie privée sur Internet. Il s’approche de l’écran qu’il toque comme si le téléspectateur derrière allait l’inviter à rentrer et joue le porteur de fausses « bonnes nouvelles »: «À France Télévisions, on vous fait une promesse: on ne donne pas vos informations personnelles, on ne les vend pas et on les protège (pas touche) ».
Ben voyons…comme si de grands groupes n’avaient pas été dernièrement victimes de failles de sécurité exposant leurs clients à un risque d'usurpation d'identité !!!! 

Voici le texte avec lequel Cyril Féraud vous rassure au nom de France Télé :
« Vous êtes là oui ben ça tombe bien parce que j'ai quelque chose à vous explique.
Nous à France Télévisions ce qu'on aime c'est passer du temps avec vous. Et pour que ça se passe encore mieux il faut apprendre à bien se connaître.

Surtout savoir qui vous êtes et ce que vous aimez pour vous proposer les contenus que vous attendez. Voilà pourquoi lorsque vous vous vous inscrivez sur nos sites Internet ou sur nos applications, on vous demande parfois, votre nom, votre e-mail et d'autres détails comme vos préférences. Bon je vous rassure ça va pas non plus jusqu'à la couleur de votre pyjama !

Soyez tranquilles, vous ne serez pas inondés d'e-mails que vous n'avez pas envie de recevoir. À France Télévisions, on vous fait cette promesse: On ne donne pas vos informations, on ne les vend pas et on les protège (pas touche).

Et si un jour vous voulez les récupérer, il suffit de nous le dire et à on les efface. Vous l'avez compris, vous maîtrisez totalement les informations que vous nous donnez et là-dessus vous pouvez nous faire confiance. »

Quant à l’article de « m.business.lesechos.fr » de ce lundi 15 septembre, avec l’improbable photo en pied style narcissique avec reverb dans la glace d’un Patino dos au mur – probablement un signe prémonitoire (en réalité, il semble s’agir d’un radiateur, éteint espérons-le !)il laisse interdit celui qui s’y connait un peu et ne trompe personne.
Le titre de l’article même «Télé connectée : France Télévisions préserve son capital confiance » est tout aussi déconcertant. Comme si le soi-disant « capital confiance de la télé connectée à France Télévisions » avait été menacé ?!
A part flatter l’égo de l’intéressé avec un florilège de mots clefs « numérique, data, fibre, etc… » destinés à masquer la réalité d’un grand néant,  c’est une fois de plus du vent et rien d’autre.
L’article va jusqu’à comparer Netflix la plateforme de vidéo à la demande qui lance depuis le Luxembourg son activité en France aujourd'hui pour moins de 8€ par mois à France Télévisions qui se « préparerait en cultivant sa fibre numérique » !
 
Quelle mascarade.

« Je serai attentif à l'arrivée de Netflix », a claironné, un brin égotique, Patino le Numérobis  de FTV lors des  Rencontres de l'Udecam qui se sont tenues début septembre.

Et d’ajouter « Avec le numérique, nous devenons un média de précision » où les informations que recueille France Télé auprès des "internautes" et "mobinautes" qui utilisent ses services en ligne, sites ou applications du groupe permettraient à l'heure de l'analyse des données d'affiner pour chaque spectateur leurs propositions de programme !!!!

Comme si la télé n’était plus qu’à la carte et que le téléspectateur décide finalement de ce qu’il veut voir (envolée la notion de cahier des charges) !

Pensant peut-être mieux faire gober tant de salades sur « le capital confiance »   - après Netflix c’est Darty avec qui il faut rivaliser ! - dans un communiqué/propagande dont France Télé est coutumier où Pflimlin/Patino affirment gratuitement que « 10,8 millions de visiteurs uniques en juillet dernier ont vu (auraient) 123 millions de vidéos » le groupe s'adresse donc directement à ces quelques « télénautes » (téléspectateurs qui regarderaient les programmes du groupe par Internet, via la télévision à la demande ou les contenus 100 % Web), en leur promettant « France Télévisions s'engage à protéger vos données numériques ».

Alors que France Télévisions était  financièrement au bord de la faillite fin 2013 et devraient l’être fin 2014, tout est bon pour essayer de détourner l’attention des téléspectateurs/contribuables, des politiques, du CSA, des pouvoirs publics, des Tutelles en leur faisant croire que France Télé serait en marche vers la télé du futur où le contenu n’aurait plus aucune importance tant en aurait le contenant (le diffuseur)…tout du moins le pensent-ils !  

Foutaise que tout cela.

Personne n’est dupe avec cette campagne aussi vaine que ridicule…si Patino et Pflimlin croient faire peur à Netflix avec « leur vigilance et leur pseudo capital confiance », ils se fourrent le doigt dans l’œil.

lundi 15 septembre 2014

Le SNPCA-CGC va dans un premier temps saisir la Commission de déontologie du barreau de Paris dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion.

Le SNPCA-CGC va dans un premier temps saisir la Commission de déontologie du barreau de Paris dans le volet France Télé de l'affaire Bygmalion.
 
Le 3 juillet, Pflimlin était convoqué par le juge Renaud Van Ruymbeke en tant que témoin assisté dans la plainte déposée par le SNPCA-CGC partie civile aux côté à présent de la CFDT et du SNJ qui se sont également constitué.
 
Le 4 juillet, un coup de téléphone à l'AFP donnait lieu à une dépêche indiquant que France Télévisions (personne morale) en tant que société allait aussi se constituer partie civile dès le 10 juillet lors du Conseil d'Administration .

Le 7 juillet, sans attendre donc la réunion de son Conseil d'Administration Pflimlin décidait donc de se constituer partie civile au nom de France Télé estimant sûrement que les membres de son Conseil avait été "informés", ne serait-ce que par la dépêche AFP largement reprise par l'ensemble des média et donc  qu'il en avaient parlés!
 
Le 10 juillet, la constitution de partie civile n'est semble-t-il pas à l'ordre du jour de la séance du Conseil d'Administration...tout juste "l'annonce" serait-t-elle faite en fin de séance dans le  cadre des questions diverses apparemment SANS LE MOINDRE VOTE OU LA MOINDRE DÉLIBÉRATION DES ADMINISTRATEURS DU C.A qui croient peut-être à tort que c'est pour avoir accès au dossier judiciaire qu'on se retrouve témoin assisté !!!!!!

Le 11 juillet, une semaine après l'audition de Pflimlin, Marianne révèle que "le maire-adjoint à la Rénovation urbaine et au Cadre de vie de Saint-Quentin, Monique Bry, a travaillé pendant trois ans pour la société de communication Bygmalion, fondée par le Saint-Quentinois Bastien Millot...La presque septuagénaire a indiqué "avoir travaillé pour eux [Millot et Alvès les patrons de Bygmalion, ndlr] dans le cadre d’un contrat avec France Télévisions pour lequel elle était censée répondre aux courriers des téléspectateurs". Cette  collaboration n’aurait pas été connue du député-maire de Saint-Quentin Xavier Bertrand qui s’étonne dans l’hebdomadaire:   «J’ignorais tout de l’activité de Madame Bry, c’est incroyable! Je l’ai convoquée immédiatement dans mon bureau pour lui demander les conditions exactes de cette collaboration.»" 

Vendredi 12 septembre,  "Arrêt sur images" posait sur son site la question que tout le monde se pose "Bygmalion : France télévisions, victime et coupable à la fois ?" (*) 

 s'interroge tout comme le SNPCA-CGC sur le conflit d'intérêt flagrant qui existe entre se placer comme "victime" alors qu'on est soi-même visé par une plainte...SNPCA-CGC qui va dans un premier temps saisir la Commission de déontologie du barreau de Paris pour que le cabinet d'avocats qui défend  en même temps des mis en examens dans ce volet de la plainte et France Télé partie civile, soit déchargé du dossier au motif qu'on ne peut être juge et partie!!!!!!

Le blog CGC Média propose à ses lecteurs de découvrir l'article en question:


(*) "France Télévisions peut-elle être victime et coupable, dans l'affaire Bygmalion ? L’enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke suite à la plainte déposée par la CGC Média suit son cours. Le PDG de France Télé, Rémy Pflimlin, est toujours témoin assisté dans cette affaire pour laquelle Patrick de Carolis a été mis en examen. Situation étrange, comme le souligne Charlie Hebdo. (voir fin de post)
 
A la fois victime et coupable ? La situation à France Télévisions est cocasse. Entendu par le juge Van Ruymbeke début juillet comme témoin assisté dans l’affaire Bygmalion – France Télévisions s’est potentiellement rendue coupable de favoritisme en facturant des prestations à l’agence de communication fondée par Bastien Millot – Rémy Pflimlin, l’actuel PDG, a décidé que son groupe se porterait partie civile. Comme le raconte Charlie Hebdo dans son édition de la semaine (disponible en kiosque), Pflimlin a fait savoir au juge le 7 juillet que "si un délit de favoritisme avait été commis, la société France Télévisions en serait la victime dans la mesure où elle aurait été privée de la pleine efficacité des procédures liées à la commande publique".

Si Pflimlin est toujours témoin assisté, un statut entre le témoin simple qui n’a rien fait et le mis en examen, ce statut peut évoluer du jour au lendemain sur décision du juge. Du coup, s’interroge le journaliste de Charlie Laurent Léger, si "l’enquête débouche sur un procès, il faudra que ces messieurs se dédoublent pour être à la fois assis sur le banc des prévenus et celui de la partie civile…"
 
Autre cocasserie soulignée cette fois-ci par Marianne hier sur son site : dans la plaquette publiée par France 3 à destination des annonceurs, la chaîne vante un documentaire qui sera diffusé lundi 22 septembre à 23h05 consacré… au juge Van Ruymbeke, "l’un des juges anti-corruption les plus écoutés en Europe, et l’un des plus respectés des barreaux. Homme simple, intègre, que le pouvoir a toujours cherché à atteindre".

(article de Charlie Hebdo du 10 09 14)












 



 
                          

 

vendredi 12 septembre 2014

Pflimlin provoque l’hilarité et surtout la consternation sur les réseaux sociaux après sa comparaison de "Plus belle la vie" à Netflix.

Pflimlin provoque l’hilarité et surtout la consternation sur les réseaux sociaux après sa comparaison de "Plus belle la vie" à Netflix.
« Une fois encore il n’a encore rien compris…comment est-il possible de sortir de telles énormités…De tels propos c’est hallucinant… une réflexion niveau Zéro…"Plus belle la vie" créerait du partage et du lien social" selon Pflimlin !!! C’est du grand n’importe quoi ; et toutes ces émissions qu’on regarde en famille sur les autres chaînes, la TNT, le câble et autres ???  etc… »…

Comment Pflimlin peut-il comparer un contenu avec un contenant ????

Pflimlin compare des choux et des carottes.

Netflix avec ces quelques 100.000 films et sa dizaine de milliers de séries en catalogue (accès en illimité pour un coût d’environ 10€/mois donc environ 120€/an moins que la redevance) c’est en effet un « diffuseur » comme l’est également France Télévisions,  pas une unique série.
Comment Pflimlin peut-il donc comparer un seul programme à un diffuseur ?

Comment Pflimlin interrogé sur l'arrivée en France de l’offre du service américain de vidéos en ligne peut-il déclarer "Netflixc’est un grand catalogue, mais qui n'a pas la fraîcheur ou la spontanéité" de la série qui se déroule à Marseille !!!!!!

Il n’y pas grand-chose d’autre à dire sur ce genre de déclaration à part peut-être ajouter : hallucinant, surréaliste, affligeant…..

jeudi 11 septembre 2014

Pflimlin promeut dans une plaquette destinée à la Presse, le juge Van Ruymbeke qui l'a placé sous statut de témoin assisté.

Le blog CGC Média qui avait promis une suite à ses lecteurs après son article intitulé "Pflimlin détourne les logos de grandes marques pour sa pub France 3" (cliquez sur le lien voir les logos revisités) où Lustucru, La Fnac, Evian, Perrier, Nivéa et Orangina ont vu leur logo détourné au profit de la chaîne du groupe France Télévisions, n'a même pas eu à l'écrire.




En effet Marianne dans un article qui a déjà fait le tour de la toile intitulé "A France Télé, le juge Van Ruymbeke a des fans ! "     a tout dit....il n'y a effectivement rien à ajouter sauf à souligner une fois encore l'hallucinante situation.

Le blog CGC Média vous propose donc de le découvrir in extenso:

Dans une plaquette destinée à séduire les annonceurs, France 3 vante les mérites d'un documentaire consacré à un personnage "simple", intègre", "écouté", "respecté"... Cet homme formidable, c'est le juge Renaud Van Ruymbeke qui enquête sur des contrats conclus, sans appel d'offres, entre Bygmalion et... France Télévisions !    


La régie pub de France Télévisions a eu le nez creux. En août dernier, elle a édité une sympathique plaquette (cliquez ici pour la télécharger) pour vanter les mérites de France 3, présentée comme « la chaîne de l’histoire, du patrimoine et des territoires. » Un bla-bla promotionnel destiné aux annonceurs, avec clins d’œil appuyés à certains, tels Lustucru, Orangina, Nivea ou Evian dont les logos iconiques ont été détournés par le groupe public (avec les autorisations ad hoc, on l’espère…). Passons sur cette retape un brin grossière : en ces temps de disette budgétaire, il faut bien aller chercher la réclame avec les dents.
Le plus drôle est ailleurs, à la page 25 (voir photo ci-dessous), où sont présentés quelques-uns des meilleurs documentaires programmés le lundi en deuxième partie de soirée sur la 3. Parmi cette sélection pointue, il est un qui retient l’attention : celui consacré au… juge Renaud Van Ruymbeke. « Le juge Van Ruymbeke est l’un des juges anti-corruption les plus écoutés en Europe, et l’un des plus respectés des barreaux. Homme simple, intègre, que le pouvoir a toujours cherché à atteindre », précise le résumé.
Un avis que doivent sûrement partager les huiles de France Télévisions. Rémy Pflimlin, son Pdg, et Martin Ajdari, son ex-bras droit, ont été entendus récemment par ledit Van Ruymbeke en qualité de témoins assistés dans l’affaire des contrats mirifiques signés sans appel d’offres entre l’agence de communication Bygmalion – fondée par l’ancien sherpa de Jean-François Copé, Bastien Millot - et le groupe public. Montant du jackpot : 2,2 millions d’euros, entre 2009 et 2013. Patrick de Carolis, l’ancien patron de France Télévisions, et Camille Pascal, l’ancien secrétaire général du groupe, ont fait l’objet, eux, d’une mise en examen pour favoritisme dans la même affaire.

Nul doute que tout ce beau monde sera devant sa télé, lundi prochain à 23h05 sur France 3, pour découvrir la vie et l’œuvre de ce grand magistrat…
Exclusif : quand l’adjointe de Xavier Bertrand bossait pour Bygmalion


Pflimlin détourne les logos de grandes marques pour sa pub France 3

Le blog CGC Média souhaite remercier avant toute chose, les grandes marques dont le logo a été détourné pour la dernière plaquette d'une trentaine de pages réalisée pour la rentrée des programmes de France 3 dont voici la première page...




Pflimlin prendrait-il le téléspectateur pour une bonne pâte? 

Plus sérieusement, combien tout cela a-t-il coûté ??? Quel a été le deal...parce que l’utilisation du logo d'une grande marque a son profit, ça doit avoir non seulement des conséquences mais aussi un prix !

Un bref rappel des logos et codes couleurs qui vont avec ses marques qui ont donc laissé gracieusement à Pflimlin et France Télévisions le droit de les détourner, s'impose avant de dévoiler à nos lecteurs dans un prochain article comment France 3 les met à sa sauce pour faire sa pub de rentrée...histoire peut-être de forcer la main à la ministre de la Culture pour le retour de la pub après 20h !!!!
LUSTUCRU

PERRIER

FNAC
 






EVIAN
  


ORANGINA


NIVEA
  

Voici donc les pages de pub de la plaquette France 3...c'est tendance !





.....A suivre donc

mercredi 10 septembre 2014

Pflimlin hors jeu pour 2015.

L'express de cette semaine publie un confidentiel assez court sur le successeur de Pflimlin.
 
Un constat en deux points à la lecture de ces quelques lignes,
 
- le sort de Pflimlin à FTV semble bien scellé: il ne se succèdera pas à lui-même;
 
- le successeur de Pfilmlin ne peut avoir "fréquenté de près ou de loin Nicolas Sarkozy" (dixit) le magazine donc pas Pflimlin lui-même nommé directement par Nicolas à l'été 2010 et qui s'apprête à laisser une entreprise exsangue avec des pertes cumulées abyssales (-135M€) qui la laisse en situation de quasi faillite.
 

dimanche 7 septembre 2014

Cette télé publique qui nous saoule…les téléspectateurs/contribuables comme l’actionnaire vont se réveiller mais ce sera avec une sacrée gueule de bois !

Cette télé publique qui nous saoule…les téléspectateurs/contribuables comme l’actionnaire vont se réveiller mais ce sera avec une sacrée gueule de bois !
Alors que la situation financière de France Télé dont les pertes record, fin 2013, frôlaient les – 135 M€ et pourraient bien atteindre fin 2014 quelques - 200 M€   soit plus de la moitié des capitaux propres de FTV (347M€), plaçant ainsi l’entreprise en situation de potentielle faillite, le duo Pflimlin/Patino promouvait la semaine dernière devant un parterre média, «Alcootest»  une nouvelle émission diffusée en octobre sur France 4 chaîne du groupe !
Jusqu’où ira le duo Pflimlin/Patino dans ses expérimentations ?   

Cette dernière idée du tandem à bout de souffle, de placer une soixantaine de cobayes de 18 à 30 ans filmés sous l'emprise de l'alcool, n’est pas sans poser de questions.

A quand des jeunes filmés sous l'emprise de la drogue par exemple à la télévision pour en tester les effets ?????

En mai dernier,  au moment du tournage d’« Alcootest », qui sera diffusé le 7 octobre prochain sur la chaîne Jeunesse, plusieurs associations s'alarmaient de ce que France Télé allait faire boire des jeunes devant les caméras dans un hangar où les participants, alcoolisés ou non, tous soumis à des alcootests et qui ne rentreront pas chez eux avant d’atteindre le taux de 0,2 g/l, seront soumis à diverse épreuves comme de simples rats de laboratoire pour voir l’effet produit.
Invraisemblable.

Quelle pitoyable spectacle qui n’a bien évidemment pas trompé les journalistes sur place qui en ont plein le dos d’entendre constamment que France Télé serait en tête partout et que le transmédia, le numérique, l’interactivité et autres bêtises du genre «France 4 est fière d’être le premier média multichannel network français des jeunes qui raconte avec eux le monde d'aujourd'hui et celui de demain… », en seraient  responsables...Tu parles !!!!!
Il ne suffit pas pour Boris Razon et Tiphaine de Raguenel tous deux nommés aux programmes de France 4 par Patino, d’affirmer que «Pour France 4, cette rentrée ne sera pas tout à fait comme les autres puisque très marquée, audacieuse et destinée au jeune public, enfants, ados et jeunes adultes » pour que cela soit vrai.
Non plus d’assener faussement en cœur que l’audience aurait soi-disant « triplé en journée sur les 4-10 ans et se serait accrue de 10 % sur les 14-34 ans en prime time.» pour que cela soit la réalité !!!!
Le blog CGC Média avait d’ailleurs été le premier à dénoncer, en février dernier, dans un article intitulé « La télé trash du binôme Patino/Razon voulue par la ministre Aurélie Filippetti sur fond de "Gogole World Bordello" » cette dérive « déglinguée » pseudo avant-gardiste au nom pompeusement revendiqué des nouveaux dirigeants de la chaîne avec ce côté laboratoire qu’ils appellent les  « nouvelles écritures ».
Quel pitoyable spectacle que finance les contribuables français avec la redevance qui ne suffit plus puisque Pflimlin prône le retour de la pub !

Le blog CGC Média écrivait entre autres s’agissant de ces nouveaux programmes dont « la série d’une rare violence « Black Mirror » achetée par la toute nouvelle équipe de France 4 - seule acquisition qu’elle ait décidée qui commence par un épisode à la signalétique obligatoire « interdit moins de 16 ans » aux images d’un  premier épisode qui repose sur une « intrigue » tournant autour de la ZOOPHILIE où un homme politique (Le premier ministre britannique ) se fait « prendre» par un cochon.... sur une chaine JEUNESSE, qui plus est du Service Public » !  
Le blog CGC Média d’ajouter « On est bien loin de la feuille de route voulue par Aurèlie Filipetti qui voulait que France 4 devienne  la chaine du service public, espace de sécurité permettant d’offrir à nos concitoyens une chaine éducative de qualité à destination des enfants où les programmes sont exigeants et pas racoleurs » avec la « diffusion de la fiction  (ANARCHY) commandée par Patino et Razon qui racontera le quotidien d'une France volontairement sortie de la zone euro et qui tente de survivre dans un contexte économique et social particulièrement inquiétant où les  épisodes seront aux internautes qui le souhaiteraient - « Anarchie » en français, le nom qui dit bien ce qu’il veut dire - François Hollande,  au regard du scénario, « ne devrait pas s’en relever !».


La présidence de la République, le Gouvernement, les Tutelles et le CSA  devraient apprécier.
Le blog CGC Média qui se permet au passage de citer à nouveau Olivier Schrameck le président du CSA qui déplorait dans la Presse, il n’y a pas très longtemps que « les lignes éditoriales des chaines du groupe France Télé [particulièrement France 4]  manquaient de clarté », présente en avant-première et en exclusivité le nouveau programme de fin d’année que Pflimlin placé, début juillet, sous statut de témoin a assisté par le juge Renaud Van Rymbeke, va devoir gérer :

Une dizaine de personnes (9 pour l’instant, tous membres d'une autorité indépendante) sera placée dans une pièce close  pour dans un  premier temps [novembre au plus tard] rendre un rapport [au vitriol, c’est très probable] sur la situation de France Télé. Les participants (pas alcoolisés ceux-là) hors caméra devront dire tout ce qui cloche dans l’entreprise....

Quelques semaines plus tard – sauf actualité judiciaire – ils devront se prononcer sur l’avenir de la société en quasi faillite et ne rentreront pas chez eux avant d’atteindre une majorité pour nommer celui qui va enfin remplacer Pflimlin afin de tenter de sauver  France Télé.

jeudi 4 septembre 2014

L'âge ne sera pas un handicap pour celui ou celle qui va remplacer Pflimlin à la tête de France Télévisions financièrement au bord de la faillite.

Pflimlin, candidat à sa propre succession ?! Non !!! D’où ça sort ?


La nouvelle s’est répandue hier comme une trainée de poudre, en interne, à France Télé.  Pflimlin que le juge Renaud Van Ruymbeke a convoqué le jeudi  3 juillet dernier et immédiatement placé sous statut de témoin assisté dans le cadre du volet France Télévisions de l’affaireBygmalion suite à la plainte au Pénal beaucoup plus vaste déposée par le SNPCA-CGC, aurait donc rencontré Olivier Schrameck le président du CSA pour l’informer qu’il serait candidat à sa propre succession.


Qui avait donc intérêt à faire fuiter cela ?



Les dernières interventions de Fabrice Lacroix le remplaçant d’Ajdari aux finances du groupe en forme du pseudo bilan de Pflimlin que beaucoup qualifient aujourd’hui de fuite en avant, résonnent là comme un signe avant-coureur probablement destiné à préparer le terrain sur l’air d’un soi-disant retour à l’équilibre financier en 2015 alors qu’avec ses pertes cumulées fin 2014 l’entreprise sera selon le Code du commerce en situation de quasi faillite.



Rappelons que lorsque Pflimlin justement nommé à l’été 2010 à FTV par Nicolas Sarkozy à la tête de France Télé, avait déjà laissé Presstalis en 2010 en situation de quasi faillite.



Le blog CGC Média qui a récemment retranscrit stricto sensu les propos qu’a Fabrice Lacroix sur France Inter taxant au passage d’« aberration »  la loi adoptée par le Parlement supprimant notamment la pub sur les chaînes publiques après 20h voulue par Nicolas Sarkozy l’ex président de la République mais également parlé d’ « étranglement » s’agissant de l’État qui baisserait dangereusement ses ressources, n’est pas dupe comme une grande majorité des acteurs du secteur non plus.



La soirée du mardi 26 août au palais de Tokyo avec double buffet et double couleur (*) organisée par Pflimlin qui n’y est, du reste passé que quelques minutes laissant le rôle de l’hôte des lieux à Patino son numéro 2 qui n’a parlé que de «sa formidable réussite numérique », en a été une autre illustration. 

Comme l’écrit Libé, "le sabir marketing du groupe" c'est pour tenter de faire croire comme chaque année que "tout va bien alors que rien ne va" !!!!! 



(*) Au fait, pourquoi double buffet et double couleur ?



Parce que selon que vous étiez membre de la direction de France Télévisions ou salarié lambda vous deviez porter un bracelet vert ou un bracelet bleu qui ne donnait évidemment pas accès au même buffet ….et vive l’égalité sociale et la nouvelle fête des couleurs !!!!!!!



Ce n’est pas en martelant ici et là que si les résultats sont mauvais c’est la faute de la « politique » d’étranglement que mènerait l’actionnaire – tentant vainement de passer sous silence la catastrophique gestion de l’entreprise depuis ces dernières années -  que cela en ferait une vérité ; non, bien, au contraire.



Que Pflimlin se rassure, concernant son remplaçant ou sa remplaçante qui non seulement va avoir du pain sur la planche  mais devra dès sa nomination faire une état des lieux exhaustif en jouant totalement la carte de la transparence avec le CSA et les pouvoirs publics  pour redresser une entreprise au bord du gouffre, l’âge ne sera pas un handicap.



Le blog CGC Média vous propose de découvrir à ce sujet les quelques lignes du « Immédias » de ce jour dans l’Express.fr signées Renaud Revel :

France Télévisions: l’âge du PDG en question

« Fixée à 65 ans la limite d’âge du PDG de France Télévisions risque de constituer un problème à l’horizon de la succession de Rémy Pflimlin, en mars prochain. Cette règle décatie à l’heure où le seuil limite des salariés de France Télés est de…70 ans risque en effet de brider certaines vocations et ambitions. Et d’interdire même à des candidats âgés de 56 ans de  briguer deux mandats successifs, ce qui serait une absurdité.


Il n’est donc pas impossible que le CSA, qui s’en soucie, demande à ce que le cahier des charges de France Télévisions soit modifié et le curseur ainsi rehaussé de quelques années. Ce qui a déjà été le cas chez Arte, à France Média Monde  ou encore, à TF1 et M6, où la limite d’âge du capitaine a été portée à 68 ans. 

Le CSA qui compte attirer dans ses filets quelques pointures aurait en effet intérêt à élargir l’éventail, sachant que quelques « séniors » capés réfléchissent à briguer le poste en question. Une anomalie d’autant plus criante que nombres de barons ou d’éminences du CAC 40, du monde des affaires et de la finance en France et partout dans le monde,  ont largement dépassé les 65 ans »

lundi 1 septembre 2014

Fabrice Lacroix, le remplaçant d’Ajdari aux finances de France Télé accuse, sur Inter, Gauche et Droite conjointement "d’aberrations et d’étranglements"

Fabrice Lacroix, le remplaçant d’Ajdari aux finances de France Télé accuse, sur Inter, Gauche et Droite conjointement "d’aberrations et d’étranglements". 

Invraisemblable…Ce premier lundi de septembre, Fabrice Lacroix le remplaçant d’Ajdari à la direction des finances de France Télévisions, invité de l’émission de Sonia Devillers sur  France Inter « L’instant M », est allé se plaindre en direct du sous financement de la télé publique – taclant au passage tous azimuts le pouvoir en place mais aussi le précédent (* le blog CGC Média en apporte la preuve en bas de post  avec la retranscription intégrale de son interview) - et demandé le retour de la pub après 20h sur les chaînes du groupe publique mais aussi l’élargissement de la redevance à tous les matériels qui permettent de capter des programmes.


Dans un exercice de propagande médiatique surréaliste, l’intéressé qui a visiblement tendance à ne supporter aucune contradiction et perdre ses nerfs, a qualifié ce matin au micro de France inter, l’arrêt de la pub après 20h adoptée au Parlement et voulue en 2008 par Nicolas Sarkozy : « d’ aberration extrêmement dommageable puisqu’elle prive France Télé de cette ressource qui permet pourtant de financer par ailleurs les programmes de service public » (1 dixit dans le texte) mais a également, accusé l’actuel actionnaire de diminuer sa compensation jusqu’à son arrêt en 2015 de « garantir moins l’indépendance de la télé publique que la redevance, avec ce versement direct par le budget de l'État qui permet évidemment, éventuellement, d'étrangler les subventions budgétaires qu’on verse aux opérateurs publics. » (2 dixit dans le texte).

Fabrice Lacroix de préciser que cette suppression que François Hollande avait réaffirmée en 2012 et 2013 « a placé la télévision publique mais l'audiovisuel public qui se partagent la ressource de redevance dans une situation extrêmement compliquée financièrement et on n'en paye encore le prix aujourd'hui ». (6 dixit dans le texte)

Que François Hollande se le tienne  pour dit… « Si la ressource budgétaire qui nous est promise pour l’instant en 2015, venait encore à diminuer et bien, nous aurions  une discussion avec notre actionnaire pour savoir ce qu'on fait de notre périmètre d’activité de nos missions… » (3 dixit dans le texte)

A bon entendeur salut ! Quant au retour de la pub, attention, ce que Fabrice Lacroix et Pflimlin proposent pour combler des pertes cumulées atteigneant 135M€ en 2013 (pas loin de la moitié des capitaux propres de FTV 347M€), c’est juste « entre 20h00 et 21h00 parce que ça ne  dérange pas nos téléspectateurs…on a d’ailleurs des études qualitatives assez claires sur la question et pour ne pas demander une réouverture totale…» (7 dixit dans le texte)

Puisque Fabrice Lacroix vous le dit : « Il y a des études qualitatives assez claires sur la question » ….M’enfin !!!!!

Fabrice Lacroix a du reste « un avis bien tranché » [ce sont ses mots et il le dit ainsi à la journaliste] « Mon avis est très tranché sur la question [la suppression de la pub après 20h00 voulue par Nicolas Sarkozy et adoptée par le Parlement, ndlr] Ça  été, une très mauvaise chose pour l'audiovisuel public et pour les téléspectateurs globalement. »
(9 dixit dans le texte)

Puis d’ajouter «  Ça crée de la contrainte supplémentaire, de la contrainte financière supplémentaire qui n'était pas nécessaire dans la mesure, je crois qu'on peut le dire aujourd'hui, que le choix des téléspectateurs ne se fait pas en fonction de la présence de pub ou non après 20h00 d'autant que sur le service public elle était en quantité assez limitée. »  (8 dixit dans le texte)

Il parle de « contraintes budgétaires et financières » et feint de découvrir l’extinction, fin de cette « dotation destinée à compenser un temps un manque à gagner publicitaire »  dont la réduction était bel et bien prévue du fait, entre autres, des quelques 100 millions d’économies engrangés par la suppression de l’analogique et le passage au tout numérique mais aussi des quelques 100 autres millions qu’auraient dû générer les deux plans de départs successifs précédents si Pflimlin n’avait pas massivement recruté derrière !!!!  
   
Ils ont bon dos, l’actionnaire et les parlementaires. Alors même que Fabrice Lacroix croit du bout des lèvres que « légitime de contribuer aux efforts menés par l'ensemble de la sphère publique » (4 dixit dans le texte), il trouve toujours dans le texte, en leur lieu et place « aberrant de ne pas élargir l’assiette de collecte de la redevance à tous les propriétaires de Smartphones, de tablettes, d'ordinateur dès lors qu’ils ont accès aux programmes spécifiques de la télé publique à fort contenu et puisque tous ces écrans servent à les capter, qu’ils contribuent d'une certaine façon à son financement. » (5 dixit dans le texte)

Au fait, Lacroix en a-t-il aussi pour son élargissement de l'assiette « des études qualitatives assez claires sur combien de français qui ont la télé donc paient déjà la redevance, ont également un PC, une tablette et/ou un smartphone à  l'heure de l'explosion des box et de l'ADSL... ? » 90, 95, 98% qui ne paieront rien de plus!!!! 


Sonia Devillers la journaliste : Mon invité ce matin, Fabrice Lacroix. Votre président Rémy Pflimlin réclame un retour de la pub entre 20h00 et 21h00 ou au cœur des grands événements sportifs. Pourquoi un retour de la publicité Fabrice Lacroix?
Fabrice Lacroix : Alors, ce n'est pas une demande nouvelle et puis je précise, parce c'est vrai que ça a été évoqué par Rémy Pflimlin la semaine dernière, il se trouve que la première demande de Rémy Pflimlin c'est qu'on travaille sur la redevance.
Sonia Devillers la journaliste : Alors on va y venir à la redevance, d'abord la pub. 
Fabrice Lacroix : Je le dis parce que la priorité des choses c'est la redevance de notre point de vue pour le financement de la télé publique. Alors la publicité....pourquoi la publicité? Parce que, en 2008 il était décidé de supprimer la publicité après 20h00. Ça a placé la télévision publique mais l'audiovisuel public qui se partagent la ressource de redevance dans une situation extrêmement compliquée financièrement et on n'en paye encore le prix aujourd'hui. (6)
Sonia Devillers la journaliste : C'est intéressant ce que vous dites Fabrice Lacroix, c'est-à-dire que ça n'a jamais eu aucun effet vertueux...- que les auditeurs puissent se faire une idée - c'est que ça été une catastrophe en tout point.
Fabrice Lacroix : Bon, mon avis est très tranché sur la question. Ça  été, une très mauvaise chose pour l'audiovisuel public et pour les téléspectateurs globalement. (9) Ça crée de la contrainte supplémentaire, de la contrainte financière supplémentaire qui n'était pas nécessaire dans la mesure, je crois qu'on peut le dire aujourd'hui, que le choix des téléspectateurs ne se fait pas en fonction de la présence de pub ou non après 20h00 d'autant que sur le service public elle était en quantité assez limitée.(8)
Sonia Devillers la journaliste : Allons à directement la question de la publicité. Depuis 2008 et de manière  concomitante à cette réforme, frappe une crise économique sévère qui a mis tout le marché de la publicité en berne, en très forte récession. Vous réclamez un retour de la publicité ;  d'abord pourquoi entre 20h00 et 21h00 et pourquoi au milieu des grands événements sportifs ? 
Fabrice Lacroix: Alors, il y a plusieurs choses ; je vais essayer de compartimenter un tout petit peu. Quand la publicité a été supprimée après 20h00, ce qui s'est passé c'est que - parce que malgré tout France Télévisions le service public, à des missions quelque part un peu intangible, on a mis à la place une subvention budgétaire. Cette subvention budgétaire qui était de 450 millions d’euros à l’origine, va disparaître dans les dans les deux ans qui viennent. Donc ce qui était censé compenser la perte de publicité a disparu et donc ça explique pourquoi, il s’est créé une contrainte financière considérable sur nos ressources publiques.
Alors pourquoi demander le retour de la publicité au moment où le marché est particulièrement déprimé ? Alors on le fait avec raison comme vous le soulignez donc avec mesure. C’est pour cela qu’on propose entre 20h00 et 21h00 pour ne pas demander une réouverture totale mais parce que c'est un moment où nous avons des audiences significatives. (7)
 
Sur le sport, nous avons des grands événements sportifs, ça ne dérange personne qu’à la mi-temps dans les grands événements sportifs, on ait de la publicité. En tout cas, ça ne  dérange pas nos téléspectateurs…on a d’ailleurs des études qualitatives assez claires sur la question. C’est donc extrêmement dommage de se priver de cette ressource qui permet de financer par ailleurs les programmes de service public. Je vous donne juste un exemple. En 2012, nous avons eu 10 millions de téléspectateurs pour voir Hussein Bolt gagner la finale du 100 m aux jeux olympiques. C'était après 20h00, nous n’en avons tiré  aucune ressource publicitaire. Nous trouvons c'est une aberration (1). Cela étant, ce n'est encore une fois qu'une demande de second rang par rapport à notre objectif prioritaire qui est la redevance.
Sonia Devillers la journaliste : La redevance… en fait, la hausse progressive de la redevance, elle va non seulement devenir caduque mais elle va non seulement devenir un impôt injuste. Si je vous comprends bien, vous dites comme Véronique Cayla la patronne d'Arte, vous dites une chose,  vous dites aujourd'hui tout le monde doit payer la redevance y compris les propriétaires de Smartphones, de tablettes, d'ordinateur puisque tous les écrans servent à capter nos programmes. (6)
Fabrice Lacroix: Voilà. C'est le mode de financement historique, pas seulement en France – on a quelquefois l'impression que la France a une relation à l’impôt très spécifique de ce point de vue là -  la redevance, c’est le mode de financement de la télévision publique dans tous les pays d'Europe. C’est une constante historique qui peut s'expliquer et je pourrais revenir sur besoin….et donc nous notre logique, c’est de dire que dès lors qu'on a accès aux programmes qui sont plus des programmes spécifiques qui ont du contenu fort, dès lors qu’on a accès aux programmes de l'audiovisuel public, il faut d'une certaine manière contribuer à son financement. Ceci est le seul sujet.

Sonia Devillers la journaliste : Ça dit  votre grande inquiétude à tous, les grands argentiers de l'audiovisuel public… qu’aujourd'hui en France, ça dit votre grande inquiétude pour l'avenir c'est-à-dire que les ressources, les dotations budgétaires de l'État vis-à-vis de vos organes à chacun, risquent de diminuer considérablement. C’est ce que ça veut dire ?  C’est que vous êtes sous la menace, que vous vivez sous une épée de Damoclès.

Fabrice Lacroix: Alors, sans rentrer dans des détails techniques ou technocratiques, l'avantage de la redevance et c’est aussi pour ça pour tous les audiovisuels publics européens en bénéficient, c’est que c’est un impôt directement affectés aux organismes de l'audiovisuel public qui garantit une forme d'indépendance…ce que garantit moins que le versement direct par le budget de l'État qui permet évidemment, éventuellement, d'étrangler les subventions budgétaires qu’on verse aux opérateurs publics. (2)


Sonia Devillers la journaliste : Alors justement Fabrice Lacroix, il faut lire, justement quand vous êtes dans ce chapitre-là, vous êtes dépendant chaque année d’une loi de finances qui se discute à la rentrée – là, ça va commencer le premier mardi d’octobre….et donc chaque année, à la rentrée vous attendez de savoir si le couperet va tomber ou pas !

Fabrice Lacroix: Oui, c’est un peu moins simple et brutal que ça  parce que nous avons quand même des discussions constructives avec l’État notre actionnaire ….par ailleurs, il est légitime, je crois que l'ensemble des dirigeants de l’audiovisuel public le ressentent qu’il soit légitime de contribuer, nous aussi, aux efforts qui sont menés par l'ensemble de la sphère publique. (4)

De ce pointde vue-là, permettez-moi juste une rectification. J'ai entendu la semaine dernière sur votre antenne que France Télévisions allait perdre 400 millions d'euros en 2014 (¤) , c'est une aberration. C’est à partir d'aberrations de ce type que nous avons des discussions compliquées avec les parlementaires. Nous serons à l’équilibre en 2015 malgré des centaines de millions de ressources en moins.
Sonia Devillers la journaliste : Alors si la pub continue de baisser, si le chiffre d’affaires publicitaire continue de baisser primo et que secundo l’État continue vous étrangle et continue de baisser ses dotations budgétaires… vous ne reviendrez pas à l’équilibre ?
Fabrice Lacroix: Alors, d’abord la baisse publicitaire elle est modérée vous en avez parlé au début (jamais, ndlr !!!!!!!) Aujourd’hui, on est un peu en retard sur l'objectif mais nous avons maintenu l’objectif de fin d'année parce que nous pensons qu’avec de la volonté, nous allons nous allons nous approcher de cet objectif. 
Après, effectivement massivement pour des raisons d’ailleurs extrinsèques qui nous dépassent, le marché publicitaire s’écroulait encore oui à un moment, nous aurions un  problème de ressources et si par ailleurs la ressource budgétaire qui nous est promise pour l’instant 2015 venait encore à diminuer et bien, nous aurions  une discussion avec notre actionnaire pour savoir ce qu'on fait de notre périmètre d’activité de nos missions (3) mais ça n'est pas à l’ordre du jour."

(¤ quelques chiffres et quelques tableaux pour Fabrice Lacroix)