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jeudi 21 février 2019

La pseudo stratégie d’Ernotte relayée à France Télés par les habitués de la brosse à reluire.


La pseudo stratégie d’Ernotte relayée à France Télés par les habitués de la brosse à reluire.   

Sans « la suppression nette de 1.000 postes du plan RCC (Rupture Conventionnelle Collective) via le départ de 2.000 seniors et l’embauche de 1.000 jeunes au profil hight tech, France Télévisions ne pourrait  pas à tenir son rang sur le linéaire et réussir en même temps son indispensable transition sur le numérique » viennent d’écrire ceux qui ont signé avec l’ex Orange l’ensemble des textes présentés depuis son parachutage à l’été 2015 ( ¤ un de moins que la quinzaine d’accords qu’a signé leur indéfectible allié de FO).

( ¤  )


Les rédacteurs cégétistes vont même jusqu’à prétendre «  La  CGT et maintenant FO ont marqué un coup d’arrêt à la négociation RCC en exigeant la tenue d’un CSE Central extraordinaire sur les orientations stratégiques ».


Ceci est faux car FO qui a fait croire à la Presse (* article de la Lettre A, ci-après), hier mercredi 20 février, qu’elle quittait la négo-mascarade tout aussi illégale que cynique sur la soi-disant RCC était bien là de retour à la table des discussions, ce jeudi  21 février.

Se discréditant toujours plus au passage, les contestataires d’opérette vont aller encore une fois dans le sens du vent. 

Malgré leurs fallacieuses bisbilles, ils continuent d'encenser toujours et encore celle que Schrameck and co propulsait sans connaissance du secteur à FTFV : 
« Une des caractéristique de FTV [version Ernotte évidemment, ndlr] est d’avoir su construire un dialogue social de haut niveau qui lui aura permis d’aborder moult virages avec une efficacité reconnue de tous. La négociation de l’accord collectif [qu’Ernotte a annoncé dernièrement remettre en cause, ndlr]  le développement de notre industrie de programmes [avec des audiences aux 36ème dessous et la part belle à une poignée de producteurs extérieurs toujours les mêmes, ndlr] la naissance du site de Vendargues [des centaines  de millions d’euros pour des prunes, ndlr] et l’expérimentation NOA en Nouvelle Aquitaine [payée 2 fois par le contribuable et que personne ne regarde, ndlr] 

Et par conséquent,  taper copieusement sur Emmanuel Macron qui serait le seul responsable de l’abyssale descente vers les bas-fonds de la télé publique :  « Il faut reconnaitre qu’Emmanuel Macron n’a pas fait dans la dentelle avec son plan d’économies de 400 millions d’euros d’ici 2022 directement issu des cogitations technocratiques aux insoutenables conséquences pour l’entreprise » [Plan d’économies pour lequel l’ex Orange déclarait  « chiffres exigeants mais faisables », ndlr]


(* article de la Lettre A)


Le document transmis aux membres du CSE central de France télévisions le 19 février a davantage relevé de la note d'intention que du véritable plan stratégique. Le groupe a promis de revoir sa copie pour le 7 mars.



Le plan stratégique du groupe audiovisuel a pour l'instant doublement raté son objectif.


Programmées pour être dévoilées le 19 février par Delphine Ernotte, PDG de France télévisions, et son dircab' Stéphane Sitbon-Gomez aux membres du CSE central de France télévisions, les onze pages du document ont fuité en interne la veille au soir, poussant la présidente à en diffuser les détails aux 10 000 salariés dès mardi matin sur l'intranet. De plus, la copie rendue tient avant tout de la note d'intention, formulant nombre d'ambitions mais sans fournir de données précises et chiffrées par projet. Les syndicats ont pointé à l'unanimité le caractère trop général du texte.



Plus que deux syndicats pour négocier la RCC



Cet épisode a déjà eu une première conséquence mercredi 20 février, le départ de Force ouvrière de la table des négociations en cours sur la rupture conventionnelle collective (RCC). Objet du mécontentement du syndicat : un projet d'externalisation de la météo à France 3 Toulouse. Après le départ en janvier de la CGT, ne restent plus que deux signataires potentiels, la CFDT et le Syndicat national des journalistes (SNJ), qui pèsent 36 % à eux deux. En novembre, le CSE central avait mandaté le cabinet d'expertise-comptable Secafi dans le cadre du plan de transformation présenté par France télévisions à l'automne. Les résultats de l'étude ne sont cependant toujours pas achevés.Tout repose sur une nouvelle séance d'explication programmée le 7 mars, au cours de laquelle la direction a promis de dévoiler enfin son plan stratégique en détail.



Un calendrier très contraint



Seul un accord-cadre pourrait désormais permettre à France télévisions d'aborder les projets de réorganisation un par un, que ce soit la fin programmée de France O ou la disparition du Soir 3. Une certitude, l'obtention d'un accord sur la RCC sera compliquée à obtenir d'ici fin mars, date butoir fixée par la direction du groupe audiovisuel public.


Si l'équilibre des forces en reste là, la présidente de France télévisions et son homme-orchestre sur ce dossier, Stéphane Chevallier, directeur du dialogue social, ne peuvent tabler que sur un accord minoritaire. Avec comme perspective de devoir organiser dans la foulée - et sans garantie de réussite - un référendum auprès des salariés (LLA du 13/02/19.). Un nouveau round de discussion démarre ce jeudi 21 février, pour se poursuivre les 25 et 26.








Déclaration liminaire au CSE de France Ô Malakoff porté par les élus CGC - UNSA.

Déclaration liminaire au CSE de France Ô Malakoff porté par les élus CGC - UNSA:


"Ils n’en reviennent pas les salariés de l’établissement de Malakoff comme ceux des 1ère : pas une semaine ne se passe ou presque sans un mail annonçant une valse des directeurs en tout genre. Et pendant ce temps-là : pas une annonce concrète concernant l’avenir de la chaine des outre-mer, de ses salariés et du site de Malakoff…


« France Ô Concordia » !

Le rapport avec le tragique naufrage du Costa Concordia et ses 32 victimes que le capitaine abandonnait, pourrait ici paraître incongru mais c’est pourtant la phrase mainte fois entendue ces jours-ci que se répètent dans les couloirs les salariés de Malakoff « Ici, c’est comme le Costa Concordia : le bateau prend l’eau et les pilotes sont les premiers à quitter le navire, laissant les salariés-passagers sombrer et couler »… 

Et puisqu’il faut bien appeler un chat un chat, le personnel désabusé d’ajouter en chœur « On est rien pour ces gens-là. Pire : de la merde ! Eux, ils ne pensent qu’à leur gueule…» !

Pas l’ombre d’un projet sérieux pour remplacer France Ô. Pas la moindre perspective qui permettrait aux personnels concernés d’espérer, de se projeter, à défaut, de se situer, de visualiser un tant soit peu un horizon et un avenir. Rien, que dalle, nada, que tchi, macache, walou…
Conséquences : plusieurs salariés ont pris les devants et migrent ailleurs, outre-mer, au siège, en région ou pire en dehors de l’entreprise.

« Il faut préserver l’expertise « outre-mer » au sein des personnels de l’établissement de Malakoff », déclarait Franck Riester le Ministre de la Culture le 17 janvier dernier devant la Commission Outre-mer du Sénat. « Tu parles ! » .

A force de ne rien voir venir, de plus en plus de salariés craquent et prennent la tangente, emportant avec eux leur expertise outre-mer et leurs savoir-faire professionnels. Un début d’hémorragie qui, si rien ne change, n’est pas prêt de s’arrêter.

Des départs qui ont des conséquences directes sur ceux qui restent…

Baisse des effectifs, pertes des ETP, augmentation des charges de travail pour pallier les partants, moral qui flanche, incitations au départ d’autres personnels, écœurements, dégouts et/ou jalousies de voir partir des collègues, des copains, voire des amis…
Comment en vouloir à ces salariés qui s’en vont parce qu’ils ne voient plus d’avenir ni de projet structurant au sein du site de France Ô  de Malakoff ?… Surtout : que fait la direction du Pôle outre-mer ? Que fait la direction de Malakoff ? Que fait la direction de France Ô ? Il est où le projet ? « Il est où », comme dirait la chanson ?...

« Ne vous inquiétez pas, on y travaille ! » affirment en cœur le président du CSE de Malakoff et le DRH… « Il faut du temps. Faites-nous confiance », a-t-on pu  lire à maintes reprises dans le procès-verbal du dernier CSE de janvier. Tu parles !

Un P.V. déconcertant tout autant qu’affligeant par le nombre de non-réponses aux multiples questions posées par les élus. Un véritable déni de démocratie sociale au sein de l’entreprise France Télévisions !

(expliquer la lecture et contraste avec mission panama, justement !)

« Tous ceux qui répandent des mauvaises nouvelles ou des nouvelles anxiogènes sont des irresponsables et des méchants », osent s’insurger ces mêmes dirigeants. (Pour ne pas dire autre chose !) Les mêmes qui se cachent en permanence derrière les nouvelles lois Macron qui régissent désormais les Instances représentatives des personnels pour ne pas répondre !  Surtout ne pas répondre aux si nombreuses et si légitimes questions des salariés… Avec, comble de la situation, un verbiage et des éléments de langages qui puent les cabinets-conseils à plein nez – des cabinets-conseils qui continuent de pulluler au sein de France Télévisions - payés à prix d’or avec de l’argent public pour coacher les dirigeants à ne pas répondre, enfumer ou embrouiller les salariés et leurs élus.

Des sommes folles qui dès lors ne servent pas à produire de l’information, des émissions et des programmes. De l’argent qui ne sert pas à assurer tout simplement nos missions de service public.

A part ça, la seule chose que constatent les salariés : c’est la valse des directeurs et autres responsables en tout genre (et surtout en aucun genre du tout !) qui n’oublient pas de toucher de bons salaires en fin de mois…

Les salariés de France Télévisions et particulièrement ceux de France Ô et du site de Malakoff n’en peuvent plus de ce mépris, de toutes ces non-réponses, d’être infantilisés en permanence. LA SEULE CHOSE QU’ILS CONSTATENT : c’est la fuite en avant ou le « recasage » des hauts cadres de cette entreprise.

 Où est passée la vertu dirigeante ? Où est passée la responsabilité de celles et ceux à qui ont été confié des outils si extraordinaires que sont France Ô et plus largement le Pôle outre-mer avec les 1ere ?

Où sont passés la fierté et l’honneur des hommes et des femmes qui se doivent d’assumer les hautes responsabilités managériales et d’encadrement avec salaire et primes à la clé ? Où est passé l’intérêt collectif inhérent à tout responsabilité managériale, y compris celle de démissionner pour faire valoir son désaccord avec le 8ème étage ou encore la Tutelle quand plus aucun dialogue n’est possible et/ou qu’aucune solution ou proposition n’est retenue ?...

Encore une fois pour preuve que rien n’avance: ce CSE Malakoff de février 2019, en plein ouragan France Ô, programmé sur une seule après-midi… 4 heures de pas grand-chose et pour quoi au final: ne rien annoncer et ne rien débattre au final ? C’est cela le respect du travail et de l’engagement des salariés ?

7 mois se sont écoulés depuis l’annonce de la fin de France Ô et à ce jour toujours rien à court, moyen et encore moins long terme !... Si ce n’est que, contrairement à ce qui avait été annoncé, promis craché juré aux stations ultramarines par Delphine Ernotte elle-même : la fin de France Ô ne profitera pas aux 1ere. Elles vont, elles aussi, devoir subir de fortes avaries…

C’est bien tout le Pôle outre-mer de France Télévisions qui est précipité  contre le récif de la réforme Ernottienne pour s’y fracasser.

« Les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient… » dit à juste titre l’adage. 

35 ans après la fin de France 3 DOM-TOM et la création du Réseau France Outre-mer pour mettre en valeur les singularités et les richesses de l’archipel France, Delphine Ernotte saborde le navire Outre-mer de France Télévisions avec la complicité passive ou inactive des dirigeants du Pôle outre-mer…

Pendant ce temps-là, les salariés de Malakoff assistent pétrifiés à l’agonie de leur chaine et de leur établissement ainsi que le délitement à venir des 1eres avec ce sentiment très fort de vivre une première catastrophe qu’ils appellent aujourd’hui le « France Ô Concordia » avant d’assister demain à la suivante : la « 1ere Concordia »…

A moins… A MOINS ?!?...