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jeudi 5 mars 2015

Fleur Pellerin ce matin sur Inter...pas un mot sur le Social à France Télé.

Fleur Pellerin ce matin sur Inter...pas un mot sur le Social à France Télé.
 
La ministre de la Culture et de la Communication était sur Inter pour commenter le rapport Schwartz où l'aspect financier prévaut (rien d'étonnant pour celui dont c'est le profil qui a été, entre autres, l'ex financier de Tessier): Il va falloir faire plus et mieux avec moins.
 
Comme à chaque fois, rien de vraiment alarmant..Globalement, c'est pas si mal mais peut mieux faire. Ben voyons. L'entreprise est en faillite morale, financière, d'audience et d'identité mais rien de réellement alarmant !!!!!
 
Premier constat, sur toute la séquence (une trentaine de minutes), pas un mot sur le Social à France Télé. Du reste, le mot n'a pas été prononcé.
 
Deuxième constat, le rapport n'est qu'un feuille de route pour la futur président de France Télé mais, en filigrane, chacun des candidats pour remplacer Pflimlin devra s'y conformer!
 
Troisième constat, France Télé devra rajeunir son audience dont a moyenne d'âge tourne autour de 58 ans....Total échec pour Pflimlin dont c'était la ligne directrice  lorsqu'il a été nommé par Sarkozy à l'été 2010!

mercredi 4 mars 2015

Vivement dimanche...le tweete d'un candidat déclaré pour remplacer Pflimlin

Vivement dimanche...sur Canal +

Serge  Cimino candidat déclaré pour remplacer Pflimlin a tweeté ce 4 mars 2015.

Pas grand chose à ajouter que "Vivement dimanche"

Orange, Odésespoir...! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Stéphane Richard revisite Corneille pour France Télévisions

Dans un article intitulé " Fuite des cerveaux chez Orange, mais que fait Stéphane Richard ? " (en bas de post) signé Julie David "Le journal économique" pose clairement la question "Que fait le pédégé d'Orange ?".

La journaliste commence ainsi son papier :
 
"On l’ignorait, mais il semblerait qu’Orange soit devenu le cabinet de recrutement spécialisé de France Télévisions.
 
Véritable vivier de candidats, l’opérateur a vu, ces derniers jours, trois de ses cadres ou anciens cadres être cités comme candidats probables à la présidence du groupe d’audiovisuel public.
Si, on le verra, ces noms ne sont pas forcément ceux que l’on aurait attendus pour prétendre à un poste d’une telle envergure, leur apparition subite dans le dossier France Télévisions montre aussi autre chose : la difficulté de Stéphane Richard, PDG d’Orange, à tenir ses équipes, et le climat délétère qui règne chez l’opérateur....

Et de poursuivre "Delphine Ernotte-Cunci. Ce nom ne vous dit peut-être rien, celle que l’Opinion décrit comme une « quadra discrète » a pourtant réussi à gravir (presque) tous les échelons de la hiérarchie de France Télécom, devenu Orange, pour venir s’installer à la droite du père Stéphane Richard, qui la propulse numéro deux du groupe en 2011.

DG d’Orange France, Delphine Ernotte a deux problèmes majeurs : le premier, c’est qu’elle a effectué toute sa carrière chez l’opérateur, et n’a donc aucune idée concrète de la façon dont fonctionne un groupe audiovisuel.  Le second, ce sont ses liens un peu trop étroits avec un certain Xavier Couture.
 
Xavier Couture, ancien directeur de la communication d’Orange et actuellement « conseiller » du groupe, appuierait Ernotte-Cunci dans sa campagne pour prendre la tête de France Télévisions.

Quel est le problème ? Le problème, c’est que ce même Couture vient de copiloter une étude pour l’Institut Montaigne, étude s’intéressant au secteur de l’audiovisuel et de laquelle il ressort notamment qu’il faudrait « passer d’un objectif de diversité des producteurs à une logique de diversité des œuvres.
 
Traduction : le texte de Couture and Co constitue une véritable déclaration de guerre contre la production indépendante, et souhaite poser les bases d’un audiovisuel public où règnerait la concentration de tous les contrats entre les mains de quelques mastodontes, au détriment (au mépris) des nombreuses PME du secteur, formant pourtant le tissu vivant de notre économie.

Quand on connait l’influence de Couture sur Ernotte-Cunci, il y a de quoi s’inquiéter : Est-ce là, la vision que cette dernière se fait également du rôle de président(e) de France Télévisions ?..."
 
Que dire de l'attitude de cette potentielle postulante concernant les méthodes utilisées à France Télécom (Orange aujourd'hui donc) qui ont débouché sur un millier de licenciements ? ..."silencieux" selon certains récents mais vains soutiens !

Le blog CGC Médias dans un post intitulé "Toubib, Ernotte, Toubib…telle est la question à France Télévisions.." reprenait l'interview de Delphine Ernotte réalisée par les « InRockuptibles » en septembre 2010 «  Humiliation, dépression, démission: l’offre triple play de France Télécom »,  au sujet des méthodes utilisées sous sa coupe à France Télécom à savoir Le « processus du deuil » (*)
 
Les « InRock » ont donc interrogé Delphine Ernotte, la directrice exécutive adjointe du groupe France Télécom Orange, dans son bureau à Arcueil sur ses méthodes : 

“Qu’est-ce qu’un outil comme la ‘courbe de deuil’ vient faire entre les mains d’un manager ? 
– Ce qu’on voulait, c’était accompagner au maximum les employés. Mais peut-être était-ce maladroit.
 
Vous aviez prévu des dépressions : c’est écrit dans les documents. Vous auriez pu prévoir que certains allaient craquer, non ? 
– Non. On ne l’a pas du tout imaginé.” 

Le schéma pernicieux dit « processus du deuil » dont parle les "Inrocks" qu'a mis en ouvre Delphine Ernotte, consiste en une douzaine de  phases successives destinées  à provoquer chez le salarié que l’entreprise prévoit de repositionner (lorsque ce n’est pas pour le pousser au départ) des sentiments croissants tendant à le culpabiliser jusqu’à la résignation.


Autrement dit, il s’agit pour l’employeur de jouer sur les émotions, les peurs...créer un « choc » destiné à susciter des sentiments divers et contradictoires qui vont tour à tour submerger le salarié, le déstabiliser et l’empêcher de « raisonner » normalement...allant jusqu'à provoquer un changement brutal dans son environnement professionnel qui va générer des sentiments complexes et parfois violents la spirale de l’échec l’emporte.

Le salarié a l’impression de ne plus maîtriser son comportement.



 
Le blog CGC Média publiera  très prochainement les documents que remettaient la direction à ses managers pour mettre en route la machine à broyer, sous l'autorité de la directrice exécutive adjointe du groupe France Télécom Orange Delphine Ernotte. 

Qui imaginerait  sérieusement  pousser une telle candidature à la tête d'une entreprise en ruines comme France Télé ?????

Voici la fin de l'article du  "Journal économique" sur les deux autres candidatures.

"....En plus de cette dernière, Pierre Louette, Di­rec­teur exé­cu­tif auprès du se­cré­ta­riat gé­né­ral chez Orange France, souhaiterait s’imposer au sommet de la hiérarchie de France TV. Etiqueté à droite (il a été membre du cabinet d’Edouard Balladur), l’homme n’a cependant que peu de chances de s’imposer.
 
Enfin, dernière transfuge d’Orange, Patricia Langrand a notamment été Directeur général des activités Media du groupe, et est aujourd’hui Vice présidente exécutive chargée du « business development » et du marketing chez Steria. Elle aussi semble considérer que son passage chez Orange constitue un tremplin rêvé pour France Télévisions, idée apparemment répandue dans les couloirs du siège social de l’opérateur, mais dont on a du mal à comprendre les fondements.
 
Cette litanie de noms de cadres partis ou candidats au départ d’Orange laisse songeur.

Elle possède indéniablement un petit côté « fuite des cerveaux », et pose des questions sur la gestion managériale d’une entreprise ayant déjà connu par le passé de sombres heures.
 Comme si, coûte que coûte, et même si l’on a priori pas les compétences nécessaires pour l’occuper, l’important était de trouver un nouveau job, de s’évader d’Orange.
 
Un constat que devrait prendre au sérieux Stéphane Richard, qui aurait tout intérêt à remobiliser ses équipes avant que l’on ne jase.

D’autant que se tient en ce moment le forum de Barcelone : World Mobile, un événement majeur dans le secteur des Télécoms. Y voir les cadres d’Orange en train de retaper leurs CV ferait désordre…"

Toubib, Ernotte, Toubib…telle est la question à France Télévisions...

Toubib, Ernotte, Toubib…telle est la question à France Télévisions…

Depuis quelques jours, les salariés de France télévisions entendent parler d’une femme à France Télévisions pour remplacer Pflimlin…Son programme ! Quel programme ?! Puis un programme est-ce vraiment utile, le jour où Schwartz l’ancien financier de Tessier (qui avait peut-être un moment  imaginé revenir à FTV !) rend son rapport…. La feuille de route est toute tracée, non !!!

Sauf que comme l’a écrit à plusieurs reprises le blog CGC Média, le rapport Schwartz  ne devrait guère se pencher, ni sur l’aspect organisationnel, ni sur l’aspect éditorial de France Télé mais surtout axer son propos sur l’aspect « pépettes » – pas étonnant pour un financier ! -   donc pas vraiment un programme pour quiconque.


Il y aura bien un candidat « malheureux » à la présidence de France Télé qui accepterait de faire un ticket avec elle  comme numéro deux !?  Ben voyons !!!!! 

Certains disent qu’au CSA elle aurait le vent en poupe…d’abord parce que c’est une femme redisons-le mais surtout et aussi parce qu’elle elle a fait le ménage « en silence » à France Télécom. Hallucinant !


Les salariés de France Télévisions ont retrouvé l’article des « InRockuptibles » publié en septembre 2010 intitulé « Humiliation, dépression, démission: l’offre triple play de France Télécom » (ci-après) et se le passent de main en main comme ils se passent le dessin en illustration.

Non, ils ne veulent PLUS de ça à France Télévisions…Les visites en permanence chez le Toubib, les arrêts maladie, les « burn-out », les dépressions, les suicides,  les démissions sous pression, la « courbe du deuil »…tout ça ils ont   déjà donné.  
Ils ne veulent pas à France Télé de ce qui a été une catastrophe  ailleurs, femme ou pas femme... C'est clair.
 
Le magazine dans ses premières lignes écrit « Un ancien directeur régional raconte le plan machiavélique de l’entreprise pour faire partir 22.000 personnes du groupe sans avoir à les licencier ».



Et d’interroger Delphine Ernotte, la directrice exécutive adjointe du groupe France Télécom Orange, dans son bureau à Arcueil sur ses méthodes : 

“Qu’est-ce qu’un outil comme la ‘courbe de deuil’ vient faire entre les mains d’un manager ? 
– Ce qu’on voulait, c’était accompagner au maximum les employés. Mais peut-être était-ce maladroit.
Vous aviez prévu des dépressions : c’est écrit dans les documents. Vous auriez pu prévoir que certains allaient craquer, non ? 
– Non. On ne l’a pas du tout imaginé.” 

Voici l’article des « InRockuptibles » publié en septembre 2010 intitulé « Humiliation, dépression, démission: l’offre triple play de France Télécom »
"Un ancien directeur régional raconte le plan machiavélique de l’entreprise pour faire partir 22000 personnes du groupe sans avoir à les licencier.


C’était en 2006. La femme, cadre supérieure chez France Télécom, entre comme une fusée dans le bureau de son supérieur hiérarchique :
“Je te préviens, ici, il n’y a ni micros ni caméras. Je suis mandatée au plus haut niveau pour te dire que tu n’as plus rien à attendre de l’entreprise. On fera tout pour que tu partes, sinon, on te détruira !”
Puis elle sort du bureau, laissant son chef, Christian, halluciné. Ce directeur régional de France Télécom, qui dirigeait 13 000 personnes, a longtemps hésité avant de nous raconter ce qui va suivre. Il a 57 ans. Il sait qu’il est le premier responsable à révéler ce qu’il a vu dans son entreprise. Ce qu’il décrit ? La mise en pratique, au sein du groupe France Télécom Orange, d’un management qui fait souffrir les salariés. Ce mois de septembre, cinq d’entre eux se sont encore donné la mort, portant à cinquante-huit le total des suicides depuis trois ans.
“Ça va être ‘le bon, la brute et le truand’”
Christian se souvient du jour, en 2004, où deux cents cadres et directeurs se sont retrouvés à Paris dans un amphithéâtre. Didier Lombard, le pdg de l’époque, leur présente le nouveau visage de l’entreprise :
“Je vous préviens : les choses vont changer ! Je viens vous présenter ma nouvelle équipe. Elle va jouer dans un registre que vous ne connaissez pas : ça va être ‘le bon, la brute et le truand’. Le bon, il n’est plus là. La brute, continue-t-il en désignant le numéro 2 du groupe, Louis-Pierre Wenes, c’est lui. Et le truand, pointant du doigt le DRH Olivier Barberot, le voici !”

Derrière la blague, Didier Lombard annonce le scénario pour les trois ans à venir : faire partir 22 000 personnes du groupe sans avoir à les licencier. Voici la recette : on incitera des salariés à démissionner ; on en mutera dans d’autres secteurs de la fonction publique ; on signera des congés de fin de carrière. Dans la salle, Christian est bon public. Le rachat d’Orange en 2000 a plombé les comptes. La concurrence est féroce. Pour survivre, il faudra bien réduire les effectifs. Christian sait qu’il va recevoir des directives pour réaliser le projet du pdg : le plan Next.

Quelques jours plus tard, cinq ingénieurs qu’il dirige sont appelés à Paris pour suivre un stage de management. Le jour de leur départ, Christian voit l’un d’eux, Philippe, embrasser son collègue et proche ami Serge. Dix jours plus tard, Philippe revient de son stage.
“Au premier regard, se remémore Christian, je vois qu’il n’est plus le même. Il me regarde différemment. Il nous regarde tous différemment.”

Philippe retrouve son ami Serge au déjeuner, qui lui demande comment s’est déroulé son stage.
“Je t’expliquerai les nouvelles règles, répond Philippe. Je passe manager. Tout doit changer. – Comment ça, tout doit changer ? – Tu le verras rapidement. Selon nos patrons, on est trop nombreux ici.”
“Dans trois mois, on doit être dix ingénieurs de moins”
Informé de cet échange, Christian convoque Philippe pour une explication. Elle se déroule dans le bureau de Christian, avec sa table en verre, son canapé, sa table basse ; mobilier corporate lisse et froid comme un bar à sushis. Christian harponne Philippe :
“Tu as dit à Serge qu’on était trop nombreux, ici. Ça veut dire quoi ? – Toi qui es dans la hiérarchie, tu dois connaître : c’est le plan Next. Je fais partie des quatre mille qu’on a sélectionnés pour l’appliquer sur le terrain. J’ai un objectif clair : dans trois mois, on doit être dix ingénieurs de moins sur les trente que nous sommes.”

Pour virer les dix ingénieurs, Philippe annonce :
“On va leur faire comprendre que l’entreprise est en guerre et que dans toute guerre, il y a des morts. Et que bouger, accepter le changement, c’est la vie. – C’est ça qu’on t’a appris dans le stage ? – Entre autres.”

Devenu manager, Philippe applique dans son équipe le plan Next. L’open-space qu’il anime est tourneboulé comme un cube. Stéphane, invisible ingénieur d’une équipe commerciale, dirige soudain Rodolphe, qui était son supérieur la veille. Thierry, un cadre qui refuse la promotion qu’on lui impose, se voit rétrogradé et placé sous l’autorité d’un de ses subalternes. Philippe ordonne, place et déplace les employés. Dans l’openspace, on commence à se regarder de travers. Des camps se forment. On se parle moins à la cantine. Dans son bureau, Christian reçoit des appels de sa direction parisienne.

“On me conseille de fixer des objectifs inatteignables, pour pouvoir dire au collaborateur : ‘Je suis désolé, mais là, on ne peut plus continuer avec toi’…”

Peu à peu, des infos lui parviennent des boutiques, des centres d’appels, des open-spaces chamboulés par le plan Next : ça va mal. Les salariés commencent à faire des dépressions. Des formules comme “au bout du rouleau”, “envie de suicide” remontent jusqu’à lui. Il décide d’alerter Paris et envoie des e-mails à la DRH du groupe.

Christian ne reçoit aucune réponse. Jusqu’à ce matin de 2006 où Simone, membre de son équipe d’encadrement, débarque en trombe dans son bureau pour lui déclarer que sa hiérarchie ne veut plus de lui.

A dater de ce jour, des cadres sous les ordres de Christian passent devant lui sans le regarder. Il se demande comment Philippe, bon et solidaire, a pu devenir en dix jours un manager capable de muter, tel un pion, un collègue avec qui il déjeune à midi. Il imagine de redoutables techniques de lavage de cerveau. Il en parle à Oscar, un cadre de la direction parisienne du groupe, qui lui a gardé son amitié. Christian ne peut pas mieux tomber : Oscar a participé au fameux stage où l’on a formé Philippe aux techniques pour mobiliser les employés et leur “faire accepter le changement”.

Un curieux schéma

Un soir, loin des bureaux, Oscar lui donne les fiches pédagogiques qu’il a reçues comme Philippe lors de leur stage parisien dans les locaux d’Obifive, une société internationale de coaching en management. Il découvre un curieux schéma. Un plan de la bataille d’Angleterre de 1940, qui vante la “précision” et la force de “l’exécution conforme” des avions de chasse allemands. Intrigués, nous demandons un rendez-vous à Céline Lerenard, la directrice associée d’Obifive :

“Ce n’est pas un peu bizarre, de comparer les concurrents de France Télécom à des avions allemands ? – Vous avez mal compris. On voulait faire ressortir la solidarité qui existait entre les pilotes et les mécaniciens de la Royal Air-Force. – Pardon, mais ça, ça n’est écrit nulle part. Ce qu’on voit, ce sont des avions de la Luftwaffe bombardant des villes en Angleterre. – Alors vous avez mal compris.”

Des témoins, des employés de France Télécom qui ont participé au stage, racontent une autre histoire : “Les formateurs expliquaient que nous étions en guerre. D’abord, on nous montrait l’Angleterre prise en tenailles par les nazis. Ensuite, on nous montrait Orange prise en tenailles par Free, par Bouygues et par Nokia…”

Nous rencontrons Bruno Diehl à Paris. Conseiller en management de l’équipe du pdg de France Télécom jusqu’en 2007, il a écrit en mai 2010 un livre montrant comment, à partir de l’an 2000, un management déshumanisé a plombé l’entreprise. Diehl était en relation avec des formateurs qui animaient les stages de management. Il nous décrit des stages efficaces et vivants, concrets, pleins d’exercices pratiques inspirés de la réalité.

Par exemple, on proposait aux stagiaires de réduire de moitié les effectifs de leur plate-forme : vingt-cinq personnes à faire partir. Sur ces vingt-cinq, l’une avait une mère atteinte d’une maladie grave. Il va la voir chaque jour et sa mutation doit l’envoyer à plus de 100 kilomètres. Exercice : “Comment vous y prenez-vous pour le faire partir ?” Après quoi, le formateur donnait la réponse. Il faut, disait-il, faire comprendre avec humanité l’importance de ce choix : soit le collaborateur emmène sa mère avec lui, soit il démissionne pour rester auprès d’elle. “Culpabilisé, le collaborateur prendra lui-même la bonne décision : démissionner.”

La “courbe du deuil”

Christian découvre un second document. Celui-là prouve que France Télécom savait que ses employés allaient inévitablement perdre leurs repères, puis leur moral. C’est une belle courbe, signée Orange et Orga Consultants, une autre société de coaching en management. Elle s’intitule “Les phases du deuil”. Cet outil devait permettre au manager de comprendre l’état psychique du salarié qui subit une mutation forcée dans une ville éloignée ou dans un autre service.

La “courbe du deuil” définit six étapes : l’annonce de la mutation, le refus de comprendre, la résistance, la décompression, la résignation et, pour finir, l’intégration du salarié. Le manager est averti : en phase 3, la “résistance”, l’employé peut se livrer à des actes de sabotage. Puis en phase 4, la “décompression”, il va chuter dans le désespoir et la dépression. La légende, sous la courbe, conseille au manager de faire entendre à son employé dépressif que “l’évolution des besoins est à la source du changement”. En français, que sa mutation est inévitable.
Document distribué pendant les stages de management, pour suivre l’état psychique du salarié après l’annonce de sa mutation.

Ces dépressifs programmés, Christian en a repéré plusieurs au sein de la boîte. Ce que les dirigeants n’avaient pas prévu, c’est que cinquante-huit d’entre eux, au lieu de se laisser accompagner par leur manager jusqu’en phase 6, celle de “l’acceptation du changement”, iraient jusqu’au suicide ou à la tentative de suicide.
Dans son bureau, à Arcueil, Val-de-Marne, nous interrogeons la directrice exécutive adjointe du groupe France Télécom Orange, Delphine Ernotte.
“Qu’est-ce qu’un outil comme la ‘courbe de deuil’ vient faire entre les mains d’un manager ? – Ce qu’on voulait, c’était accompagner au maximum les employés. Mais peut-être était-ce maladroit. – Vous aviez prévu des dépressions : c’est écrit dans les documents. Vous auriez pu prévoir que certains allaient craquer, non ? – Non. On ne l’a pas du tout imaginé.”

Un matin de 2007, Christian est convoqué place d’Alleray, à Paris, le siège du groupe. Sur le courrier recommandé, aucun détail sur le motif de la convocation. Une fois sur place, il cogne à la porte du DRH du groupe, Olivier Barberot, qu’il connaît et qu’il tutoie. Mais Barberot ne le reçoit pas comme d’habitude. Il le vouvoie :

“Monsieur, vous deviez vous présenter hier, vous ne l’avez pas fait. Cela nous contraint à engager une procédure disciplinaire. A moins que vous n’acceptiez de signer votre départ de l’entreprise.”

Christian écoute le DRH, accompagné d’un assistant, lui vanter l’intérêt d’un départ à l’amiable. Au bout de quelques phrases, Christian explose : “Je n’imaginais pas que vous étiez capables d’une saloperie pareille ! Vous êtes des salauds mais vous avez gagné : je ne veux plus vous voir. Je ne veux plus travailler avec des gens comme vous.”

Puis, sur ces mots, Christian signe son départ, quitte l’immeuble en pleurant et prend le chemin d’une autre vie. Après la révélation, l’an dernier, du scandale des suicides en série, Olivier Barberot, qui gérait la carrière de 200 000 employés du groupe, a été déplacé au poste de pdg d’une filiale de sept-cent cinquante personnes. Nous n’avons pas réussi à le joindre pour entendre sa réponse au récit de Christian. Mais nous avons pu parler au téléphone à un communicant du groupe France Télécom Orange. Nous l’informons que Les Inrocks ont recueilli le témoignage d’un de leurs anciens directeurs régionaux, et que celui-ci, pour ne pas exposer sa nouvelle carrière, préfère taire son nom dans l’immédiat.

“Ne connaissant pas ce monsieur, il nous est difficile de répondre à ce qu’il dit avec précision. Des dérives dans la politique d’objectifs ? Oui, il y en a eu. Qu’à un endroit, ça ait pu exister, c’est possible. Mais il ne faut pas généraliser. Cela ne relève d’aucune politique malsaine.”

Ce mois de septembre, les suicides continuent chez France Télécom. Pour corriger ses erreurs, la direction réforme. Le nouveau pdg, Stéphane Richard, a confirmé la fin des mutations forcées du personnel, le retour à un management plus humain. On nous assure qu’il n’y a plus de contrats avec Obifive et Orga Consultants. Ces sociétés de coaching ne formateront plus les managers du groupe avec la bataille d’Angleterre et la “courbe du deuil”.






mardi 3 mars 2015

Rapprochement TLT - France 3 Midi-Pyrénées...option semble-t-il abandonnée.

lusieurs élus écologistes ont demandé, lors d’une conférence de presse organisée à Toulouse, de rapprocher France 3 Midi-Pyrénées à TLT la chaîne de télé locale toulousaine sous la menace d’une liquidation judiciaire...et ce avant  une audience au tribunal de commerce fixée au vendredi 6 mars prochain.

Il semble pourtant qu'un tel rapprochement avait été envisagé il y a quelques mois par la ville de Toulouse mais que l'option a semble-t-il été abandonnée après que Pflimlin ait rencontré à Paris Jean-Luc Moudenc et Jean-Marie Belin, président de CTV la société d’économie mixte qui gère la participation de la ville dans le capital de TLT.
 
La vingtaine de salariés de la chaîne qui connaît  d'importants problèmes financiers depuis des années, attend un sauvetage qui pourrait venir d'une solution politique.
 
 

Xavier Couture a grillé toute candidature qu’il soutiendrait avec son rapport anti télé publique « véritable faute politique ».


Xavier Couture a grillé toute candidature qu’il soutiendrait avec son rapport anti télé publique « véritable faute politique ».

Personne n’avait rien demandé, ni à Xavier Couture, ni à Thierry Jadot ex directeur délégué de Mondadori France Publicité, la régie publicitaire du groupe Mondadori France qui avait rejoint « La place média » plateforme d’« Adexchanges » commercialisant, en exclusivité, aux enchères et en temps réel, l’audience digitale qualifiée des sites media premium de ses 5 actionnaires :   Amaury Médias, Figaro Medias, Lagardère Publicité, TF1 Publicité et France Télévisions Publicité, et de leurs partenaires, ni à la directrice générale d'Ogilvy France Natalie Rastoin, ni à un avocat de son état Michel Rasle….

Mais à 3 jours de la présentation du rapport sur la feuille de route 2015-2020 de France Télévisions confié à Marc Schwartz par le gouvernement – la 4 mars 2015 normalement – ce « quatuor » a décidé de « réinventer » la télé publique qu’il étrille copieusement au passage dans leurs écrits….en imaginant probablement forcer la main du CSA qui va doit dans quelques semaines désigner le successeur de Pflimlin.

Avec un tel brulot « véritable faute politique » qui en appelle à la révision  de la réglementation et des "soutiens publics" [autrement dit les deniers des contribuables] ou encore rend responsable une partie  des producteurs (les plus « petits » ou les plus « indépendants » d’ailleurs) de « l’échec »…les 4 coauteurs dont beaucoup ont encore du mal à saisir les motivations, ont dès lors grillé toute candidature à la présidence de France Télé que l’un d’entre eux aurait pu soutenir et/ou porter. 

Qui donc briguant la présidence de France Télé, voudrait en effet d'un tel document comme programme ou encore comme profession de foi?