RENDEZ-VOUS
mercredi 25 février 2026
mardi 24 février 2026
Com' de crise totalement hors sol à France Télévisions sur fond de matraquage des institutions de notre Pays
Com' de crise totalement hors sol à France Télévisions sur fond de matraquage des institutions de notre Pays...Chacun en prend pour son grade !
- L’État en premier lieu : "l’urgence est de déterminer maintenant une trajectoire pluriannuelle viable pour l’entreprise ou seul une mission en adéquation des missions et des moyens à louer permettra une projection sereine dans l’avenir";
- La commission d’enquête qui raconte n’importe quoi et mélange tout comme les missions de FTV Slash supposé toucher un jeune public et un message publié par inadvertance ;
- La Cour des comptes dont le rapport vanterait surtout la bonne gestion de France Télés mais qui confondrait tout et mentirait à gogo avec des « cette affirmation est fausse » tout au long la propagande ci-dessous (*)
- L’inspection générale des finances IGF dont les écrits sont du même acabit que ceux de la rue Cambon :
- La Représentation nationale qui pourrait tout de même se bouger un peu plus, vu que c’est elle qui fixe le budget de l’audiovisuel comme celui du Pays…C’est en tout cas ce qu’elle a fait remarquer lors de la dernière commission lors de son passage devant la dernière commission des affaires sociales et culturelles à l’Assemblée...
NB : CHACUN NOTERA QUE CE SONT TOUJOURS LES AUTRES
(*) Sans autre commentaire..
LETTRE OUVERTE D’UN CITOYEN LUCIDE ET ENGAGÉ QUI CONSTATE DES FAITS GRAVES ET APPELLE AU RESPECT DES RÈGLES DÉMOCRATIQUES
LETTRE OUVERTE D’UN CITOYEN LUCIDE ET ENGAGÉ QUI CONSTATE DES FAITS GRAVES ET APPELLE AU RESPECT DES RÈGLES DÉMOCRATIQUES.
Non, ni les salariés de France Télévisions, ni les Français ne sont lassés des travaux de la commission d'enquête, tout comme voudraient le faire croire celles et ceux qui souhaitent la réduire au silence et y mettre un terme..
Au contraire, les personnels de France Télévisions comme les citoyens refusent que cette commission d’enquête s’arrête en chemin. Ils veulent des comptes, des explications et des sanctions.
Il est temps que la lumière soit faite, totalement et sans compromis.
Le blog CGC Média qui dénonce depuis toutes ces années une gabegie sans nom, a décidé de publier le courrier d'un citoyen parmi tant d'autres qui veut la vérité.
Voici ce texte:
"Avec cette commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public : certains posent les bonnes questions quand d’autres les en empêchent !
Les auditions s’enchaînent, les déclarations se succèdent, chacun lit un texte préparé devant soi, les documents circulent et plus les travaux avancent, plus une exigence s’impose : celle de la cohérence, de la transparence et du respect strict des règles qui fondent notre démocratie.
Je ne suis ni élu, ni dirigeant. Je suis un citoyen averti et investi. Je ne commente pas des impressions. J’observe. Je constate des éléments publics et surtout je vérifie tout. Je revisionne les enregistrements vidéo des sessions de la commission parlementaire disponibles sur le site de l’Assemblée nationale.
Cette commission n’a pas été créée pour produire un récit. Elle n’a pas été instituée pour protéger des équilibres. Elle a été créée pour établir des faits, les dénoncer voire les corriger.
Elle dispose de pouvoirs clairs :
– exiger des documents,
- entendre sous serment,
– confronter les déclarations,
– éclairer sur l’utilisation de fonds publics.
Ces prérogatives et pouvoirs ne sont pas symboliques. Ils sont contraignants et établis dans la loi du 17 novembre 1958. A ce titre, il faut le redire "le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur". Ce point n’est absolument pas interprétable.
À mesure que les auditions progressent, la commission quitte le temps des présentations générales pour entrer dans celui des vérifications croisées et des mises en cohérence. Dans ce contexte, certaines auditions prennent une portée particulière.
Autrement dit, une audition ne peut être neutralisée.
Mercredi 25 février 2026en fin d’après-midi, une délégation CGC conduite par le président de la Fédération CFE-CGC des Médias mais aussi la Secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel (SNPCA-CGC) et deux de ses délégués Jacques et Freddy, sera finalement entendue.
Aborder les nombreux dysfonctionnements inhérents au secteur, révéler les situations susceptibles de soulever des conflits d’intérêts ainsi que les pratiques qui ignorent les obligations légales et déontologiques, est un devoir.
Cette audition intervient dans un contexte où nombreuses déclarations faites depuis ces dernières semaines, ne collent pas et/ou se coupent et se contredisent. Elle pourrait verser au débat des éléments complémentaires sur bien des points qui, à ce stade, ne disposent pas encore d’une documentation complète devant la commission.
Cette audition intervient après plusieurs séquences marquées par :
- des réponses lues intégralement,
- des déclarations ajustées au fil des auditions,
- des tensions lorsque certaines questions sont posées.
Une commission d’enquête n’est pas le dernier salon où l’on cause. Ce n’est pas un espace de confort. Ce n’est pas une scène réglée à l’avance où beaucoup arrivent même à avoir les questions en amont. Ce n’est pas un club réservé aux membres seulement !
Le rapporteur doit pouvoir poser ses questions. Les députés doivent eux aussi être libres de formuler leurs demandes sans être interrompus voire empêchés par quiconque. Toute personne convoquée doit pouvoir répondre sans entrave. Sans cadrage excessif. Sans limitation artificielle. Sans carcan qui réduirait la portée des réponses.
Il est clair que lorsqu’une commission commence à canaliser l’inconfort, elle perd sa raison d’être. Tout manquement procédurale serait visible et bien évidemment commenté.
I. Des déclarations sous serment qui appellent à la cohérence
Des dirigeants ont exposé leurs responsabilités. D’autres auditions ont ensuite apporté des éléments différents. Certaines versions ne s’emboîtent pas parfaitement et parfois se contredisent.
Les enregistrements existent. La commission en dispose. Il lui appartient d’en mesurer la portée.
II. Des flux financiers significatifs
France Télévisions engage des sommes considérables avec une poignée de boites de prod' amies. Parmi eux de Banijay, Together Médias et Mediawan aujourd’hui valorisé à plusieurs centaines de millions d'euros pour ne pas dire milliards, avec des :
– des fondateurs privés,
– un fonds d'investissement international (KKR),
– la banque publique d’investissement (Bpifrance), détenue par l’État.
Les subsides publics (TVA) alimentent France Télévisions. France Télévisions contractualise avec ce groupe mêlant capitaux privés et participation publique. C’est une réalité structurelle.
III. Une dimension judiciaire
Les dépenses engagées à Cannes en 2023 font l’objet d’une information judiciaire. Le Parquet a été saisi et l’instruction judiciaire est en cours. La Justice est à l’œuvre.
IV. Une fragilité financière préoccupante
Déficit supérieur à -81 millions d’euros pour le groupe et -290 millions d’euros pour l’entreprise France Télés SA. Capitaux propres diminués de moitié. Une première recapitalisation à près de 32M€, il y a trois ans.
V. Une chaîne de décisions institutionnelles
Les salariés de France Télévisions viennent de subir une décennie de dégradations en tous genres établis par des rapports au vitriol (IGF et Cour des comptes pointant la catastrophe annoncée)
Chaque institution a agi dans son périmètre. Il ne s’agit pas d’un incident isolé. Déni total, en revanche de la part de France Télés suite à ces constats.
La vigilance n’est pas une posture. Elle devient une nécessité.
– les comptes sont fragilisés,
– les autorités ont pourtant régulièrement validé des trajectoires,
– des documents tardent à arriver et sont souvent inexploitables
– et une information judiciaire est ouverte,
Rappel formel
L’article 40 du Code de procédure pénale impose à toute autorité publique de signaler les faits susceptibles de constituer une infraction.
Ce texte existe. Il s’applique. Il ne relève pas lui non plus, de l’interprétation.
Et maintenant ?
Si l’on veut préserver la crédibilité de l’audiovisuel public :
– un financement stable et transparent doit être défini,
– la gouvernance doit être clarifiée,
– un audit financier global doit être mené sans délai,
– un contrôle renforcé des dépenses doit être instauré,
– un plan d’investissement technique doit être engagé.
– une réinternalisation des productions s’imposent
Sans diagnostic clair, pas de redressement crédible. Sans transparence réelle, pas de confiance durable. Une commission d’enquête n’est pas un exercice formel. Elle engage la crédibilité du Parlement et, au-delà, celle des institutions.
Conclusion
Les salariés mais aussi les contribuables ne veulent surtout pas d'un statu quo.
Les citoyens observent. Les révélation s'accumulent au cours de auditions qui sont publiques.
Les pièces sont conservées. Les contradictions s'empilent.
Les déclarations sont faites sous serment.
Un serment n’est pas une formule. Il engage personnellement celui qui le prononce. Il engage sa responsabilité. Il engage sa parole devant la représentation nationale.
Le serment est l'expression de la vérité. Il ne protège pas celui qui la déforme.
Les flux financiers doivent être traçables. Un mandat peut s’achever. Une réorganisation avoir lieu mais La trace, elle, demeure.
Le droit ne disparaît pas avec l’actualité.
Il ne s’ajuste pas aux équilibres du moment.
Il ne s’efface pas derrière une communication ou un flot de propagandes.
L’article 40 n’est pas une option. Ce doit être une obligation lorsqu'il y a lieu, lorsque des éléments s'opposent.
Il ne s’agit plus d’un échange politique. Il s’agit d’un diagnostic si dur soit-il qui devra déboucher sur un processus qui ne relève plus ni de la stratégie, ni du calendrier, ni du confort institutionnel.
La mémoire administrative est longue. La mémoire judiciaire l’est davantage.
Les responsabilités survivent aux titres. Elles survivent aux mandats. Elles survivent aux silences. Elles survivent aux bobards
Cette commission n’est pas un moment. C'est une étape nécessaire, la première de son genre.
Lorsque toutes les pièces seront réunies, elles ne formeront plus un débat. Elles formeront un dossier et un dossier suit toujours son cours. "
lundi 23 février 2026
Commission d'enquête sur l'Audiovisuel public : France Télés à l'origine d'un scandale d'État !

dimanche 22 février 2026
Vion a lui aussi menti en commission parlementaire après qu'Ernotte lui a refilé le bébé cannois !
Vion a lui aussi menti en commission parlementaire après qu'Ernotte lui a refilé le bébé cannois !
Après l'article du blog CGC Média publié le 18 février "Ernotte ment à la Représentation nationale (là elle n'est pas sous serment) et affirme que "la CGC Média s’est portée partie civile pour forcer la nomination d’un juge d'instruction", c'est au tour de Christian Vion.
C'est la juge d'instruction Vice Présidente de l'instance qui va probablement adorer les propos du tandem qui laissent sans voix. Non seulement la plainte n'est pas classée mais surtout c'est visiblement après l'enquête du Parquet que le dossier a été transmis.
La plainte déposée le 9 février 2024 des « CHEFS DE DÉTOURNEMENT DE FONDS PUBLICS ET D’ABUS DE CONFIANCE, PRÉVUS ET RÉPRIMÉS PAR LES ARTICLES 432-15 ET 314-1 DU CODE PÉNAL » visant DELPHINE ERNOTTE-CUNCI mais aussi TOUS AUTEURS, COAUTEURS, COMPLICES et RECÉLEURS QUE L’ENQUÊTE DÉTERMINERA" s'est selon nos informations alourdie de nouveaux griefs et pas de moindres. Rappelons que si Christian Vion n'était pas logé dans les suites du Majestic de Cannes, les propos hallucinants qu'il a tenus devant la Représentation nationale devraient le placer inévitablement dans la listes de toutes celle et ceux que l'enquête pénale déterminera.
Voici ce qu'a dit ce monsieur à l'Assemblée nationale (*vidéo et verbatim qui seront très vite transmis à la Justice)
(*)
https://youtu.be/EpvfdcDUz_0?si=eAplyRgMUS4JNfZQ
Intro Ernotte "Toute la profession se retrouve à Cannes. C’est le lieu de rendez-vous professionnel. Il y a un colloque au CNC, la ministre de la culture là le ministre de la culture fait un discours. Des députés de la commission Culture sont présents à Cannes et c’est bien normal. Tout le monde du cinéma se retrouve à Cannes donc c’est un lieu de travail.
Après est-ce que les chambres du Majestic sont trop chères ? La réponse est oui. Évidemment que c’est beaucoup trop cher. La moyenne des hôtels à Cannes pendant la période, c’est au-dessus de 1000 € donc c’est totalement hors des clous des barèmes de France Télévisions. D’où le fait que nous avons mis sur pied cette manière de ne pas prendre avec de l’argent public quelque chose qui nous semble évidemment beaucoup trop cher. Y a pas une seule chambre à Cannes qui est donnée, qui soit accessible en réalité pendant la période des festivals et je pense que pour ceux qui y vont, vous le savez pertinemment.
SOUS-ENTENDU, VOUS LES DÉPUTÉS QUI ALLEZ AUSSI À CANNES, VOUS ÊTES PARFAITEMENT AU COURANT !
Donc la méthode du Barter que en demandant comment ça fonctionne je vais laisser Christian Vion qui a été interrogé longuement et qui connais ça par cœur. En fait on n'échange pas de des espaces publicitaires, on échange des invendus publicitaires et toute la différence est là. Je vais laisser Christian vous expliquer."
Christian Vion ...c'est parti !
"Oui très rapidement pour vous dire que effectivement euh…il n’y a pas un euro de concours public qui sert à financer les chambres lorsqu’elles sont effectivement achetées en Barter. En fait il y a deux grandes ressources à France Télévisions. Ce sont les concours publics et la publicité. La publicité ça consiste effectivement à commercialiser des espaces publicitaires, là on est bien sur des espaces d’antenne pardon, on est bien sur la valorisation d’espaces d’antennes. C’est vrai que l’essentiel de de nos espaces d’antenne est destiné à équilibrer notre budget en rapportant du cash et en vendant à des annonceurs euh…euh…un certain nombre d’espaces publicitaires. On a quand même un chiffre de 350 millions par an. [Vous verrez que quelques phrases plus tard , il aura pris 30M€ d'un coup, ndlr] Donc c’est un objectif qui est l’objectif premier de notre régie publicitaire. Ensuite, il y a des espaces qu’on n’arrive pas à vendre et c’est cela l’intérêt du barter. L’intérêt du barter sur des espaces qui ne sont pas vendus et qui ne sont pas des grands horaires, à des grands carrefours publicitaires, généralement ce sont, euh…des moments où l’audience, c’est assez faible. C’est l’occasion pour nous attirer des annonceurs qui peuvent pas se payer la pub à la télé, puisque finalement nous nous faisons des achats euh…euh…, finalement en euh…mettant à disposition du barteriste et des nouveaux annonceurs, des espaces qui ne sont pas vendus et ce sont des annonceurs, en fait, qui paient ces espaces en vendant des marchandises. [en gros, tu acètes des marchandise, types boites de petits pois et tu les échange contre un 4X4 que tu ne pourrais pas t'acheter autrement, ndlr...et si le gars n'aime pas les petits pois, c'est bad luck ! ndlr] Ils ne le font pas en …euh… ils n’ont pas le cash pour acheter de la publicité mais en revanche, ils mettent à disposition des marchandises euh…à destination du barter et à nous. [ça ne veut rien dire, ndlr]
Donc, non seulement y a pas un euro d’argent public, mais il n’y a pas un euro de perte de ressources publicitaires pour France Télévisions parce que ce sont des espaces que nous n’aurions pas vendus. Ce qui veut donc dire euh…on avait l’occasion de le dire, c’est très difficile de trouver des chambres à Cannes. Pour les équipes de fabrication par exemple qui fabriquent des émissions, euh…on a trouvé en anticipant des chambres dans un centre de vacances bien connu qui s’appelle « Pierre et vacances » qui sont évidement beaucoup moins chères que les tarifs qui sont évoqués pour…pour…pour euh…l’hôtel dont on a parlé. Mais paradoxalement ces chambres coûtent plus cher à l’entreprise que les chambres de l’hôtel euh…euh…qu’on a achetées en barter, [ces chambres ne sont pas destinées majoritairement aux techniciens, ndlr] c’est-à-dire que ce sont des charges qui dégradent le compte de résultat de l’entreprise. Ce qui n’est absolument pas le cas quand on le fait en barter. Donc aujourd’hui si on ne va plus depuis quelques années à l’hôtel Majestic [2025 seulement après 15 ans sur place, selon Ernotte, ndlr]on a effectivement euh…reproduit cette technique de barter pour se loger à Cannes dans certains hôtels pour les hôtels auxquels c’est possible et pour vous montrer qu’il n’y a pas une perte d’espace. On n’a pas beaucoup d’espace invendus à France Télévisions. Le barter ça représente 1 ou 2 millions d’euros par an, là où les chiffres représentent 380 millions d’euros par an, c’est pour vous dire que c’est une pratique qui est tout à fait marginale mais qui nous permet dans certains cas de ne pas dépenser de l’argent pour acheter des marchandises et d’attirer des annonceurs qui ne seraient pas capables de faire de la télévision ! »
PAS UN(E) ÉLU(E) POUR LEUR PORTER LA CONTRADICTION ET POURTANT AVEC TOUT CE QUI SUIT, IL Y A MATIÈRE…
Sur cette somme de 350 ou 380 millions tres en dessous de la réalité, voilà ce qu’en disait récemment la dégénère de FranceTV Publicité, Marianne Siproudhis dont la régie a été élue « Régie média la plus dynamique » par les agences médias : « En 2025, après l’expérience réussie des JO de 2024, nous avons fait du Total Vidéo Premium le cœur de notre modèle : une approche unifiée, pilotée par la donnée et le contexte contenu éditorial, qui combine TV linéaire, CTV et vidéo digitale dans une logique de reach global, de qualité des environnements et d’efficacité business sur l’ensemble du tunnel ».
Tentons le plus succinctement possible, de décortiquer en 3 phases cet épisode très confus, rempli de glissements de langage, d’approximations économiques et de formules qui masquent plus qu’elles n’expliquent.
1. Ce qui ne veut rien dire ou relève du galimatias
2. Ce que le mécanisme semble réellement être
3. La question de la légalité au regard de la loi Sapin 2
1) Les inepties relevées, les confusions et autres formules creuses
A) « Pas un euro d’argent public » : formulation discutable sinon destinée à enfumer
« Il n’y a pas un euro de concours public qui sert à financer les chambres lorsqu’elles sont achetées en Barter » :Problème logique :
France Télévisions est financée massivement par l’argent public. Même si l’opération de barter est comptablement hors budget public, cela reste un échange effectué par une entreprise publique. Donc affirmer qu’« il n’y a pas un euro d’argent public » est un artifice rhétorique, pas une vérité économique.
En clair : Ce n’est pas parce que ce n’est pas payé en cash public que ce n’est pas un usage indirect d’un actif public (l’espace d’antenne).
B) « Pas un euro de perte publicitaire » : faux économiquement
« Il n’y a pas un euro de perte de ressources publicitaires parce que ce sont des espaces que nous n’aurions pas vendus » : C’est économiquement faux ou au minimum indémontrable...à commencer par le règlement de la TVA.
C) Un espace invendu : Qu'est-ce que c'est que ce bobard ?
"On échange des invendus publicitaires et toute la différence est là" chante Ernotte quand Vion affirme que cst un objectif donc pas un invendu :"350 millions par an, c'est un objectif qui est l’objectif premier de notre régie publicitaire.
- soit est réellement invendable → alors il vaut 0
- soit il est difficile à vendre → alors il vaut moins, mais pas 0
Prétendre qu'« on ne l’aurait pas vendu » permet surtout de justifier n’importe quelle valorisation arbitraire. C’est une pirouette comptable classique : On transforme une dépense ou une perte potentielle en gain fictif.
D) « Les chambres Pierre & Vacances coûtent plus cher que le Majestic » : incohérence flagrante
« paradoxalement ces chambres coûtent plus cher que les chambres de l’hôtel qu’on a achetées en barter » : Là on est dans le nonsense économique pur.
Comparaison :
- Chambre payée en cash → charge réelle.
- Chambre obtenue en barter → coût masqué (espace pub cédé).
Raconter que Pierre & Vacances coûte plus cher que le Majestic à 1759€ la nuit n’a de sens que si on fait disparaître la valeur réelle de la publicité cédée. ➡ C’est donc une illusion comptable, sûrement pas une vérité économique.
E) Le flou volontaire sur la valeur réelle des échanges
Aucune phrase ne précise :
- combien vaut réellement l’espace publicitaire cédé
- comment on valorise les chambres
- quel est le ratio d’échange
Ce flou, imagine certains, permet de faire gober le soi-disant "troc" et
- de gonfler artificiellement l’intérêt du barter
- d’éviter toute comparaison transparente
F) « Ils paient en marchandises » : formule trompeuse
« ils paient ces espaces en vendant des marchandises ». Quelles marchandises et quel serait l'intérêt de l'annonceur quant à sa visibilité ?
Ce montage sert surtout à :
- ne pas faire apparaître de flux financiers directs
- éviter la transparence budgétaire
2) Ce que ce système est réellement
Pour le moins, une espèce d'échange triangulaire opaque.
Le vrai problème :
Ce système :
- dissimule le vrai coût
- contourne la transparence budgétaire
- permet des échanges très discutables sur la valeur
Un vrai galimatias en réalité où le discours sert clairement à embrouiller l’auditeur.
3) Est-ce légal au regard de la loi Sapin 2 ?
Non évidement. Ce que dit l’esprit de la loi Sapin 2
La loi Sapin 2 vise :
- la transparence
- la prévention de la corruption
- la traçabilité des flux économiques
- la lutte contre les montages opaques
Si le barter n’est pas illégal en soi, il doit être parfaitement cadré et faire l'objet a minima d'une convention de barter très précise. Dès lors, il devient problématique légalement si :
- les valorisations sont artificielles
- les échanges sont déséquilibrés
- les contreparties sont surévaluées
- il sert à dissimuler un avantage indu
Si on échange : des chambres soi-disant à 1759€ la nuit contre de supposés espaces publicitaires invendus, il faut au moins :
- prouver la réalité de la valeur
- démontrer l’équilibre économique réel
- assurer la traçabilité comptable
Sinon, la Justice peut naturellement être saisie et c'est bien le contexte.
Pourquoi ça pose problème
Parce que :
- on cache le vrai prix
- on rend l’opération opaque
- on court-circuite les règles normales d’achat public
Traduction honnête du discours officiel
Qu' aurait bien pu en dire Le Canard déchaîné ?












