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dimanche 28 juin 2026

Raffarin, le symbole puant de l’aristocratie macronienne !

Raffarin, le symbole puant de l’aristocratie macronienne ! 

Lecornu avait pourtant fait son petit numéro de suppression des voitures avec chauffeur pour les anciens Premiers ministres dès le 1er janvier 2026. Beau geste républicain, qu’ils disaient. Belle comédie, oui…et pour Raffarin, une disposition qu’il affirmait comprendre et valider mais qu’il n’avait visiblement pas l’intention de respecter ! 

Le 11 juin 2025, Jean-Pierre Raffarin, ce défenseur zélé de la Chine, représentant spécial du gouvernement français pour la Chine depuis 2018 (nommé et renouvelé par Macron), président du colloque économique franco-chinois, décoré de la « Médaille de l’amitié » par Xi Jinping lui-même et principal relais de la diplomatie parallèle avec Pékin, ce dinosaure du pouvoir qui nous coûte encore 158 208 euros par an, roule dans Paris gyrophare allumé, sirène hurlante, comme un chef d’État en mission divine.

Son chauffeur du Quai d’Orsay, boosté aux privilèges, grille un feu rouge, percute un scooteriste, le laisse agonisant sur le bitume et… rien. 


Raffarin ? Il descend tranquillement de la voiture et se barre à pied vers le Parc Monceau sans même un regard pour le blessé. Pas un geste, pas un mot, pas une once d’humanité. Le mec se tire comme s’il venait de renverser un pigeon.

Cerise sur le gâteau et grand moment de mépris absolu : il explique ensuite qu’il avait « des difficultés à se mouvoir » et que c’est pour ça qu’il avait droit à la sirène. Il n’a pas dû en avoir beaucoup des difficultés à se mouvoir pour se barrer ?Mais attention, il a quand même pris le temps d’appeler l’hôpital pour savoir comment allait le scooteriste qu’il venait de renverser indirectement.

Non mais pour qu’il nous prennent tous ces Raffarin et consort, nous les Français ? Pour des demeurés ou des abrutis ?

C’est ça, la caste. Ils nous annoncent la fin des privilèges en fanfare pour faire joli dans les journaux, et pendant ce temps les Raffarin continuent à vivre comme des émirs, protégés, escortés, intouchables. Vous, vous prenez un PV à 135 € parce que vous avez oublié de mettre à jour votre vignette Crit’Air. Eux, ils peuvent massacrer le code de la route, laisser un homme au sol et continuer leur petite promenade digestive aux frais du contribuable.

Raffarin n’est pas un accident. Il est le symptôme. Un vieux notable bedonnant, accroché à ses avantages comme une tique à sa veine, qui ose nous faire la leçon sur la « responsabilité » et la « République » pendant qu’il se fait balader comme un roi fainéant et qu’il promeut les intérêts de Pékin après ceux de la Russie pour laquelle il n’a jamais cessé de militer afin de conserver le dialogue avec Moscou, y compris après l’invasion de l’Ukraine.

Qu’il rende l’argent. Qu’il rende la voiture. Qu’il rende surtout cette morgue insupportable.

Les Français en ont ras-le-bol de tous ces faux républicains qui nous pissent sur la tête en nous expliquant que c’est de la pluie fine et qu’on devrait les remercier.

Raffarin, montre ici clairement le visage du mépris de classe made in Falling Olympus….ce visage est laid, vilain et surtout indécent. Il illustre, ce mépris de classe – ressenti comme « vomi » par une partie croissante de la population – qui agit comme un acide lent sur le tissu social. Cela commence par un divorce culturel et symbolique : une élite (politique, médiatique, économique, culturelle) qui semble mépriser ouvertement les modes de vie, les valeurs et les difficultés des classes populaires et moyennes et se termine toujours en barricades. Ce n’est pas seulement une question d’inégalités économiques, mais d’humiliation perçue en permanence : discours sur les « beaufs », les « sans-dents », les « Gaulois réfractaires », les « racistes » ou les « complotistes » de province. 

Ce mépris du peuple, quand il devient systématique et décomplexé qui détruit la légitimité de l’ordre social, devrait leur exploser au visage en 2027 comme ils n’en ont même pas idée…À moins que le compte à rebours ne soit déjà lancé !




Macron contemple son banquier de gauche et s’en mord probablement les doigts !

Macron contemple son banquier de gauche et s’en mord probablement les doigts !


Voici peut-être le spectacle le plus pathétique de dix ans d’une macronie finissante. 
Matthieu Pigasse, ce banquier d’affaires multimillionnaire, ce « socialiste de salon » qui possède des médias branchés et qui vient, sur LCI, dans l’émission de Darius Rochebin, nous expliquer avec le plus grand sérieux que « la dette publique française n’est pas un problème », qu’il ne faut pas « faire peur aux gens », qu’on a des marges de manœuvre et que l’essentiel, c’est de barrer la route au RN en 2027 en refondant une belle gauche unie, un peu Lula, un peu Mélenchon light, mais surtout anti-extrême droite.

Pendant ce temps, ce même Pigasse pourrait bien  empocher des dizaines de millions de dollars (oui, des dizaines) pour restructurer la dette colossale du Venezuela – entre 150 et 170 milliards de dollars – via sa banque Centerview Partners. Le « banquier socialiste » qui vole au secours d’un pays ravagé par le socialisme réel, après avoir déjà travaillé avec Chávez et Maduro. Le même qui relativise la dette tricolore pendant que les intérêts français flambent, et qui, dans le même souffle, négocie la grande braderie vénézuélienne pour remettre le pays « sur les rails » des investisseurs internationaux.

Au fait, qui lui a ouvert les portes de ce juteux contrat ? Qui a cru « bon »de confier à ce virtuose des contradictions une mission aussi symbolique ? Emmanuel Macron, bien sûr. Ou du moins l’écosystème macronien qui voit en Pigasse le prototype parfait du progressiste qui gagne sur tous les tableaux : à gauche dans les médias et les dîners en ville, à droite (ou à Wall Street) dans les comptes en banque !!

Après ses récentes déclarations sur la chaîne d’information en continu filiale de TF1, le chef de l’État sortant doit probablement s’en mordre les doigts… en tout cas, il faut l’espérer ! Que nous disait le cofondateur de Mediawan avec Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton lors de l’émission face à une dette publique française qui dépasse désormais les 3 500 milliards d’euros ? 

Imperturbable, il déclarait  sans ciller : « Il existe des marges de manœuvre sur la dette et il faut arrêter de faire peur. » 

Ou encore, dans une invraisemblable formule qui fait le tour des réseaux sociaux : « Il n’y a pas de mur de la dette. Il existe des marges de manœuvre. Les choix économiques sont des choix politiques. Tout est possible. »

Traduction : ces 3 500 milliards ? Ce n’est pas une vraie dette. Ce n’est pas un fardeau qu’il faut rembourser comme un ménage ordinaire. Non, non. C’est un outil politique, une construction abstraite, une dette « roulante » que l’on refinance indéfiniment, que l’on restructure, que l’on efface en partie via l’inflation, la croissance ou la négociation.

Son message « La  France ne paiera jamais intégralement cette montagne et il ne faut surtout pas s’en alarmer » met le pays en porte-à-faux au sein de l’Europe mais plus largement face au monde entier. L’important, c’est de refonder une gauche unie, un peu Lula, un peu combat culturel contre le RN, et de continuer à dépenser ? Le mur n’existe peut-être pas pour eux. Pour le contribuable, il se rapproche chaque jour un peu plus et chacun doit bien le comprendre: il n’est pas en mousse.

Hallucinant ! Aller dire ça aux 26 autres pays européens, alors que les traités européens cadrent Parfaitement les règles économiques, des pays membres de l’Union, c’est de nature à discréditer le pays. 

Le banquier incarne à la perfection le macronisme dans ce qu’il a de plus cynique : le discours de la « responsabilité » pour les uns (les classes moyennes qui paient), et l’impunité joyeuse pour les élites qui savent naviguer entre les mondes. D’un côté, on sermonne les Français sur l’effort et la « fin de l’abondance » ; de l’autre, on envoie notre ce « sachant » restructurer la dette d’un régime qui a ruiné son peuple avec des politiques que Pigasse défend mollement en France…et pour cause, au regard de la présidentielle de 2027.

Le Venezuela comme laboratoire du « on peut tout dépenser, la dette ce n’est pas grave » : inflation stratosphérique, pauvreté de masse, exode, répression. Pigasse était déjà arrivé après la chute de Maduro, avec l’aval de Washington, pour faire le ménage et ouvrir les portes aux capitaux. Le banquier de gauche qui sauve le socialisme… en le livrant au marché. La boucle est bouclée, magnifique.

Pendant ce temps, sur le plateau de LCI, il balaie d’un revers de main les inquiétudes sur les 600 % de dette publique française (ou presque), nous explique qu’il faut prioriser le combat culturel contre le RN plutôt que l’assainissement des comptes. On imagine Macron, dans son bureau, regardant l’interview : « Mais qu’est-ce que j’ai fait… » Ou alors, sourire en coin : « Parfait, qu’il continue à endormir les uns pour mieux rafler la mise ailleurs. »

Pigasse n’est pas un paradoxe. Il est le symptôme. Le banquier qui profite du système qu’il prétend réformer, le gauchiste qui ne vit pas comme un celles et ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts, quand ils ne sont pas déjà tombés dans la pauvreté ! L’ami du peuple qui négocie avec les fonds sans scrupule et les puissances étrangères. Avec Macron, grand ordonnateur de cette comédie qui découvre peut-être trop tard que quand on confie la dette des autres à ceux qui minimisent la nôtre, on finit par ressembler à celui qu’on a soi-même engagé.

Les Français regardent sidérés et se demandent sûrement : jusqu’à quand ce cirque ?​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ La réponse très vite lorsque le FMI aura mis notre Nation sous tutelle !? 



samedi 27 juin 2026

À quelques mois de la présidentielle, ça sent la mise au pas… Mais pour qui et pourquoi ?

À quelques mois de la présidentielle, ça sent la mise au pas… Mais pour qui et pourquoi ?

Voilà où dix ans d’Ernotte nous ont conduits. Une France Télévisions hors de contrôle, tant financièrement qu’éditorialement. Près de 25 milliards d’euros dépensés sur la période, selon les chiffres officiels des organes de contrôle de la République que sont l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes qui dénoncent dans leurs rapports successifs, «l’impasse budgétaire » dans laquelle se trouve le groupe qui correspond quasiment à une faillite en matière de droit des entreprises. Une télé publique qui n’a jamais rimé avec Orange… et encore moins avec son ex-salariée !

Et pendant qu’on gaspillait l’argent du contribuable à ce rythme industriel, on nous promettait toujours la même chose : exemplarité, impartialité, pluralisme. Tu parles !

En 2017, Emmanuel Macron arrivait en sauveur, promettant une « République exemplaire ». Des mots grandiloquents, une main sur le cœur, la tête dans les étoiles : « transparence, moralisation, exemplarité partout » et surtout, il martelait « l’importance sacrée de la liberté d’expression, ce pilier de notre démocratie, ce rempart contre l’arbitraire. »

Presque dix ans ans plus tard, que reste-t-il de ces belles promesses ? Un technocrate de haut vol, Bruno Lasserre, ex-vice-président du Conseil d’État qui ne tarit pas d’éloges sur le toujours chef et qui, convoqué au Sénat, nous explique doctement comment « garantir l’impartialité » de l’audiovisuel public.

Traduction : comment mieux cadrer, mieux surveiller, mieux « équilibrer » ce qui passe encore pour une information libre quand elle est financée par vos impôts. Obligation de prudence sur les réseaux sociaux pour les journalistes du service public, comités d’éthique renforcés avec les crocs de l’Arcom, devoir de réserve déguisé, exemplarité imposée à sens unique. Le service public doit « faire plus et mieux », disent-ils. Rassembler, pas diviser. Être neutre… ou se taire.

Exemplaire, vraiment ? Exemplaire de contrôle ? Exemplaire de mise au pas ? On promettait une République irréprochable, on nous livre une République où l’on renforce les outils de régulation juste avant l’élection, comme par hasard. On défendait la liberté d’expression comme un absolu, on la transforme en liberté sous conditions : « exprimez-vous, mais avec prudence, pour ne pas nuire à l’image d’impartialité ».

C’est beau sur le papier. C’est la vieille ficelle : on ne censure pas, on « garantit l’impartialité ». On ne muselle pas, on « restaure la confiance ». On ne trahit pas les promesses de 2017, on les « adapte » aux réalités du terrain – c’est-à-dire aux besoins du pouvoir et de son narratif.

Parce que quand une part croissante des Français doute du biais militant de France Télévisions ou de Radio France, la réponse n’est pas plus de pluralisme réel, plus de contradictoire honnête. Non. La réponse, c’est plus de règles, plus de comités, plus de surveillance. Pour que le service public arrête d’être un « audiovisuel de combat »… et devienne un audiovisuel de combat officiel, labellisé neutre par décret.

Emmanuel Macron s’était engagé à l’exemplarité et à la liberté. On nous livre la mise au pas et la muselière de velours. À quelques mois de 2027, le timing est parfait. On prépare le terrain, on normalise l’idée que le journaliste du service public n’est pas un citoyen libre mais un agent de l’équilibre républicain. Demain, ce sera pour les autres….voire pour les militaires face à « la guerre qui se prépare sur notre continent pour 2029 », à écouter Ernotte lors d’un récent séminaire parisien !!

Quels autres du reste ? Car la liberté d’expression perdue pour les uns, le sera également pour celles et ceux qui seront alors dans l’opposition, si ce principe consacré par les textes pour laquelle défile de nombreux peuples européens aujourd'hui, a encore un sens dans dix mois !

La République exemplaire ? Elle n’est exemplaire que dans l’art de préparer les chaînes pour tout le monde. Réveillez-vous. Ce n’est pas l’impartialité qu’ils cherchent. C’est le contrôle du récit avant que le peuple ne parle trop fort. Et ils le veulent maintenant.

vendredi 26 juin 2026

La charge de Gérard Larcher contre l’Arcom d’Ajdari : entre censure et omerta.

La charge de Gérard Larcher contre l’Arcom d’Ajdari : entre censure et omerta.

« Où va notre Pays ? » a dû se demander hier, Gérard Larcher qui s’est payé le toujours patron de l’Agence  d’État qui coûte à elle seule, environ 50M€/an aux Français. 

Qu’est allé dire le président du Sénat, en substance, sur CNews ? 

Assez  de cette comédie républicaine ! L’Arcom, cette prétendue autorité « indépendante » pilotée par Martin Ajdari, n’est rien d’autre qu’un outil de pouvoir aux ordres, un éteignoir sélectif qui muselle les uns pendant que d’autres jouissent d’une impunité totale. Un scandale qui dépasse encore la partialité et la complaisance.

Ce même Martin Ajdari, aujourd’hui juché sur son perchoir régulateur qui était aux commandes à France Télévisions lors d’affaires graves de harcèlement et d’agressions sexuelles. Des faits qui tombent sous le coup de la loi, étouffés, minimisés et surtout enterrés, à la même époque où France Télévisions voyait son label diversité, une fois encore repoussé. Ce dirigeant n’avait alors pas jugé utile, à l’époque, de saisir le procureur de la République comme l’exige l’article 40 du Code de procédure pénale. Obligation légale pour tout fonctionnaire détenant des informations sur des infractions pénales ? Balayée d’un revers de main. Silence radio. Omerta de service public.

Il y a peu, face à la commission d’enquête, quand on lui met le nez dans ce passé nauséabond, il se défausse, il temporise, il explique….mais surtout : il ne démissionne pas. Pas un mot de contrition, pas un geste de dignité. L’ex-directeur de Cabinet de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti,  reste agrippé à son poste, continuant de donner des leçons de morale et de déontologie à tout le monde, particulièrement à ceux qui dérangent le narratif officiel.

Quelle indécence ! On nous serine que l’Arcom protège les victimes, la dignité des femmes, le respect dans l’audiovisuel…avec un président qui a perdu la mémoire sur des agressions au sein même de la maison France Télévisions! Pire, qui ose encore menacer, sermonner et sanctionner ! 

C’est le monde à l’envers : le censeur a un cadavre dans le placard, l’arbitre a triché, le gardien de la vertu a regardé ailleurs quand il fallait agir. Martin Ajdari incarne à la perfection cette République des élites intouchables : on protège le système, on étouffe les scandales internes, on tape sur les médias qui déplaisent, et surtout, on ne démissionne jamais.

L’Arcom d’Ajdari n’est plus un régulateur…Elle censure au nom de la vertu ceux qui osent débattre librement et protège les siens quand le scandale touche le cœur du système. Voilà où nous en sommes après dix ans de grignotage démocratique : un président d’autorité dite « indépendante » qui incarne à lui seul l’impunité des élites et l’hypocrisie d’un appareil qui ne supporte plus la contradiction et à qui la dignité commanderait pourtant un geste: qu’il rende son tablier !

Le Sénat, gardien des libertés et des équilibres républicains, ne se taira pas… semble dire Gérard Larcher. 

La France mérite mieux qu’une Arcom transformée en officine de protection mutuelle et de censure à sens unique.

En un mot comme en cent, c’est le ras-le-bol de cette hypocrisie institutionnelle que Gérard Larcher est allé dénoncer sur le plateau de la chaîne d’information en continu. 

P.S: au moment où nous écrivons, nous découvrons la dernière incartade de Jean-Pierre Raffarin révélée par Médiapart…là aussi, il y a de quoi s’indigner, monsieur Larcher 










SOLIDARITÉ DE LA CGC MÉDIAS AVEC LES SALARIÉS DES CHAÎNES LOCALES BFM.

SOLIDARITÉ DE LA CGC MÉDIAS AVEC LES SALARIÉS DES CHAÎNES LOCALES BFM.

IL y a quelques jours, Le Parisien faisait état de la possible mise en vente des neuf chaînes locales (BFM Alsace, BFM Lyon, BFM Marseille Provence, BFM Grand Lille, BFM Grand Littoral, BFM DICI Alpes du Sud / Haute-Provence, BFM Toulon Var, BFM Nice Côte d’Azur et BFM Normandie) voire du risque d'une fermeture d’ici la fin 2026 !


Chacun imagine la très vive inquiétude pour les journalistes, les techniciens, les personnels administratifs et tous les professionnels qui font vivre ces médias au quotidien.

Au-delà des conséquences humaines et sociales dramatiques pour les salariés concernés (environ 125 emplois), cette situation illustre les graves difficultés que traverse aujourd’hui le secteur des médias : concurrence accrue, évolution rapide des usages et modèles économiques de plus en plus fragiles.

Dans ce contexte, nous tenons à réaffirmer notre attachement profond au pluralisme de l’information et à l’information de proximité. La diversité des médias, des regards et des voix constitue une richesse essentielle pour nos territoires et pour la démocratie.

Ces chaînes locales ont su trouver leur place dans le paysage audiovisuel régional. Derrière chacune d’elles, ce sont avant tout des femmes et des hommes engagés qui travaillent chaque jour pour informer les habitants de leur région.

Nous adressons un message de soutien chaleureux à l’ensemble des salariés des BFM Locales et espérons que toutes les solutions permettant de préserver l’activité, les emplois et cette offre d’information locale seront activement étudiées dans les semaines à venir...

La solidarité entre professionnels de l’information doit plus que jamais primer dans cette période d’incertitude.

L'ensemble des représentants de la CGC dans l'Audiovisuel public toutes régions et territoires confondus apporte son soutien aux femmes et hommes qui mettent toute leur énergie et tout leur cœur au service de la proximité.

jeudi 25 juin 2026

Balanant et son Manifeste de l’Entre-Soi

Balanant et son Manifeste de l’Entre-Soi.


Le contre-rapport Balanant ? Du vent. Du vent breton, humide, tiède et parfaitement inutile, comme une averse d’été sur une plage déjà trempée.

Après des mois à hurler que le rapport sur L’audiovisuel public était « à charge », « sans analyse objective » et surtout animé par la funeste volonté de « casser l’audiovisuel public », le député centriste nous pond 70 pages de pur réflexe pavlovien. Un long préambule victimisant sur le contexte méchant, des dénonciations déjà servies mille fois, et des « angles morts » si profonds qu’on se demande s’il n’a pas simplement dormi pendant les auditions.

Ce pavé de bonne conscience macron-compatible est l’archétype du document politique creux : on défend l’indéfendable, on parle de « réflexion sur le numérique » comme si c’était une idée révolutionnaire en 2026, on recycle les vieilles lunes sur la « mission de service public » et on fait semblant de proposer des choses sérieuses pour mieux enterrer toute idée de réforme réelle. Résultat : un brouillard rhétorique destiné à protéger le statu quo, les copains de Radio France et de France Télévisions mais également ces grosses boîtes de productions « amies » qui se comptent sur les doigts d’une main s’arrangeant pour capter environ un tiers de l’enveloppe proche du milliard concernant cette dernière (tous programmes confondus).

Pendant que les Français se serrent la ceinture, que les factures explosent et que les chaînes publiques accumulent les déficits et les biais, Balanant nous sert la grande messe habituelle : « Ne touchez à rien, c’est sacré ! » Stabiliser les budgets, sanctuariser les journalistes, renforcer les synergies… Autant de formules creuses pour perpétuer le statu quo d’un système coûteux, déconnecté et souvent partial.

Ce n’est pas un contre-rapport. C’est un plaidoyer corporatiste, une opération de sauvetage des élites médiatiques par un élu du système. Là où le rapport Alloncle osait pointer les dysfonctionnements, les gaspillages et les manquements à la neutralité, Balanant répond par l’indignation morale et la victimisation. 

Un traité de l’entre-soi où le service public audiovisuel devient soudain un « rempart démocratique » que personne n’aurait le droit de critiquer sans passer pour un barbare.

Balanant ne démonte rien, il esquive. Il ne propose pas, il esquinte l’audace des autres. Son texte n’est pas un contre-rapport, c’est un contre-feu. Un vulgaire exercice de communication pour dire « moi je suis le gentil qui protège la culture » pendant que le service public continue sa lente noyade ernottienne dans le militantisme, le gaspillage et l’irréalité.

Bref, 70 pages pour confirmer ce qu’on savait déjà : quand un centriste veut défendre l’audiovisuel public, il sort le parapluie au lieu du scalpel. Du vent, donc. Et du vent qui sent le renfermé.

À classer directement dans la catégorie « littérature de défense d’intérêts » – avec les autres rapports oubliés qui dorment sur les étagères de l’Assemblée…

Quant aux réactions de celles et ceux qui ont lu l’article du Figaro qui en fait état, elles sont sans appel…En voici quelques-unes :

« On s’en fout royalement. »

« Dans un pays qui s’effondre, voilà l’urgence ? »

« Encore un défenseur du château fort intouchable. »

« Balanant ne défend pas la démocratie, il défend son monde. »

«  Pendant ce temps, la dette explose et la note continue d’être envoyée aux Français. »

« Assez de l’entre-soi qui mine notre Pays et le place au 27ème rang des 27»  

« Assez des rapports qui protègent l’indéfendable. »…..


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Le Grand Barnum des Contrats Fantômes pour l’Audiovisuel public reprend du service !

Le Grand Barnum des Contrats Fantômes pour l’Audiovisuel public reprend du service ! 

Ou comment Catherine Pégard réinvente la poudre à canon budgétaire et l’eau froide !

Ah, mes chers compatriotes, quel bonheur de vivre dans ce pays où la parodie a encore sa place comme le démontre ce guide officiel intitulé « Comment boire de l’eau ? ». Cinq étapes précises (*) : prenez un verre propre, remplissez-le, approchez-le de votre bouche, inclinez légèrement et avalez. »…

(*)

Après avoir survécu à des décennies sans savoir comment ingurgiter un liquide, les Français peuvent enfin respirer : Big Brother veille non seulement sur nos retraites, nos impôts et nos écrans, mais aussi sur notre télévision !

Demain, un fascicule « Comment respirer sans suffoquer » ? Après-demain, « Comment cligner des yeux sans se fatiguer » ? Puis dans les jours qui viennent, « Comment promettre des réformes dans une situation de quasi faillite sans jamais sanctionner les responsables ? »… et ça malheureusement ce n’en est pas une…de parodie !  

L’État bêtifiant est en pleine forme créative.

Approchez mesdames et messieurs les contribuables…Le cirque de l’audiovisuel public va recommencer et cette fois, la nouvelle dompteuse en chef s’appelle Catherine Pégard. Avec ses notes qu’elle lisait au printemps devant les sénateurs et une deadline en toc, elle promettait , la main sur le cœur, de « présenter au Parlement à l’été » les nouveaux Contrats d’Objectifs et de Moyens de France Télévisions. Ils sont supposés fixer les priorités, les missions de service public et les moyens pour les années à venir (ex. 2027-2030). 

Catherine Pégard aurait multiplié les échanges avec l’ex-Orange  pour « accélérer les réformes et les économies, dans un contexte de tensions budgétaires » [Lesquelles ? Puisque rien n’est arrêté !!] après le rapport parlementaire (commission Alloncle). Elle disait souhaiter une présentation transparente au Parlement, sans contourner les instances. 

Seulement voilà, l’Assemblée  nationale siège cette semaine (du 22 au 26 juin notamment, avec séances publiques prévues) -  La session ordinaire 2025-2026 se termine fin juin, avant la pause estivale - et il n’y a pas (à ce stade) d’inscription à l’ordre du jour d’une présentation/débat spécifique sur les COM de France Télévisions et Radio France. Nous sommes quasiment fin juin et le Palais Bourbon plie bagage pour la pause estivale, et… rien. Nada. Pas l’ombre d’un débat, pas l'ombre d'un débat !

Une pirouette ? Allons donc. Une manœuvre politique bien rodée : annoncer la transparence pour mieux l’enterrer… de préférence, juste avant les grandes vacances d’été pour que tout le monde ait oublié à la rentrée ! Comme ses prédécesseurs, la ministre agite le chiffon rouge des « réformes accélérées », des économies « courageuses » et des « priorités stratégiques » qu’Ernotte est venue lui promettre sans qu’elles soient tenues depuis ces 10 dernières années. Traduction : on va encore signer un pavé bureaucratique que personne ne lira, que tout le monde oubliera, et surtout que personne ne respectera.

C’est bien là le propre du système : les COM sont aux promesses ce que la météo est à la mode – on en parle tous les ans, ça change tout le temps et au final on se retrouve trempé jusqu’aux os avec la même gabegie. Des milliards d’euros de redevance, de TVA aujourd’hui (et de dotations) jetés dans le gouffre d’une machine qui produit de l’impartialité sélective, du divertissement essoufflé et des économies en trompe-l’œil que l’ex-Orange trois scénarios choc ? Magnifique. On les rangera soigneusement dans un tiroir, à côté des COM précédents, jaunis par le temps et l’indifférence.

Le gouvernement s’apprête donc à profiter de l’aubaine : signer en catimini (ou presque) un contrat qui, comme tous les autres, finira en lettre morte. Pas de rallonge budgétaire affichée, bien sûr – il faut sauver les apparences de la rigueur ! - mais les chaînes continueront leur petit bonhomme de chemin, fusions fantasmées, plans de départs volontaires (c’est-à-dire obligatoires pour les autres), et surtout, surtout, la même absence de résultats mesurables…le tout en préservant, les enveloppes versées aux trois plus grosses sociétés de productio amies qui travaillent avec France Télévisions (Mediawan, Banijay et Together Medias) en situation de quasi monopole. Ernotte serait d’ailleurs venue présenter trois scenarii concoctés par ses équipes pour servir ses intérêts…

Un peu comme si un condamné venait avec trois options de peines légères afin que le tribunal puisse choisir l’une d’entre elles !!

Bravo, madame la Ministre. Vous avez compris la règle d’or de ce quinquennat finissant : promettre le contrôle parlementaire quand l’hémicycle ferme ses portes, et exiger des « efforts » que l’on sait d’avance illusoires. Le service public ? Un service privé de toute exigence, financé par le public, géré par l’entre-soi ! Le soi-disant contre rapport Balanant synonyme de vide sidéral, en est la preuve flagrante…(article à venir sur le blog)

Du reste, il se murmure que les décrets seraient déjà prêts…Et pendant ce temps, le contribuable, ce grand naïf, continue de payer. Pour du vent. Pour des COM qui ne sont jamais que des COM aussi vite oubliés que signés !

La prochaine fois, épargnez-nous au moins la comédie de la « présentation à l’été »...en fait, vous ne serez plus là ! On sait comment ça finit : en automne c’est pourri et en fin d’année c’est catastrophique…comme toujours depuis l’été 2015 avec pourtant, en 2017, les propos aux vitriol du Chef de l’État sortant « La gouvernance de France Télévisions, c’est la honte de la république »