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samedi 18 avril 2026

Balthazar observe ce spectacle avec son œil de vieux renard. Deux affaires explosives passées sous silence...

Balthazar observe ce spectacle avec son œil de  vieux renard. Deux affaires explosives passées sous silence :

  • Perquisition à l’Élysée sur des marchés publics de panthéonisation [¤]
  • Procès en appel du financement libyen, avec l’attestation explosive de Claude Guéant

Silence radio sur les JT « mainstream ».Coïncidence ? Ou consignes bien intégrées ? 

Le blog CGC Média vous propose, une nouvelle fois de découvrir l’analyse de notre rusé renard après la diffusion du dernier documentaire d’OFF INVESTIGATIONS (*) signé Gauthier Mesnier et intitulé «Macron.tv : France Télévisions au garde-à-vous »  

(*)

Il y a les documentaires qui racontent et puis, il y a ceux qui dérangent. Celui de OFF INVESTIGATIONS,  fait clairement partie de la seconde catégorie. 

Ça tombe très mal pour ceux qui préfèrent les histoires bien rangées. Balthazar, lui, adore ce adore ce genre de scénarii. Ce sont les seuls qui permettent au décor de prendre forme.

Il nous en raconte le déroulé avec ses commentaires, bien entendu.


Au début du premier mandat de Macron, belle promesse : « Service public indépendant, libre d’informer, d’enquêter, de déranger » Sur le papier, c’était parfait. Puis, sans bruit, tout a glissé. Pas de rupture brutale, non. Juste des équilibres qui bougent. Des arbitrages qui se resserrent. Des sujets qui deviennent… « délicats ».

Peu à peu, on ne protège plus l’indépendance. On l’ajuste. On la rend « raisonnable » et ce qui devient raisonnable finit toujours par être négocié.


La pression ? Jamais frontale. Trop vulgaire. C’est une pression fine, continue, presque polie :
signaux du Palais, tensions sur les enquêtes, arbitrages prudents. Cash Investigation et Complément d’enquête, oui mais le moins politique possible  ? Dès qu’on s’approche du Pouvoir ou des grandes fortunes, les sujets deviennent « sensibles ». Étrange coïncidence : ces formats se font de plus en plus rares. Quand le dernier endroit où l’on pouvait encore enquêter commence à trembler…c’est que quelqu’un serre déjà les boulons.


Le documentaire de OFF explique aussi l’astuce : externaliser les émissions d’investigation. Officiellement : « meilleure organisation ». Officieusement : contrôle plus facile.

On ne supprime pas. On encadre. C’est plus propre et bien plus efficace.


Heureusement, tout le monde ne joue pas le jeu. Des journalistes, des équipes résistent. Discrètement. Obstinément.
Pour que ces magazines restent libres. C’est presque imperceptible mais parfois, ça suffit à gripper la machine.


Derrière tout ça, le vrai levier : l’argent. Fin de la redevance puis de la CAP→ financement via TVA sous contrôle politique.
Résultat : dépendance permanente.
 

On demande toujours plus d’économies…tout en gardant le discours sur l’indépendance. Ce qui devient négociable est déjà perdu.


Des réseaux discrets mais ultra-efficaces veillent aussi. Ils ne passent pas à la télé. Ils n’en ont pas besoin. Les présidents passent, les réseaux restent. Lentement, l’éditorial glisse : recrutements, tonalité, priorités… tout s’ajuste. Dix ans de dérives silencieuses.

Le documentaire ne donne pas d’opinions. Il fait parler ceux qui savent :

Marc Nobili, Marc Endeweld, Nicolas Vescovacci, Éric Colomer, Jacques Cotta, Jean-Jacques Cordival…Le constat est unanime. 

Pouvoir politique + financement sous contrainte + réseaux + gouvernance fermée = un système. Un système qui ne frappe pas. Il ajuste, encadre, canalise…jusqu’à ce que « déranger » devienne risqué.


Ce n’est plus une dérive. C’est une organisation. Pendant que l’on continue de parler d’indépendance, on en organise tranquillement les limites.


À l’approche du vote du 27 avril sur le rapport de la commission d’enquête, tout est sur la table et certains bien-pensant de ce petit monde de l'entre-soi menacent dejà de s'opposer à sa publictaion.

A France Télés :  Déjà deux motions de défiance contre Ernotte.. mais Zéro remise en cause. Les salariés n'ont pas plus été "choqués" qu'ils auraient soi-disant "mal vécu" cette commissions comme certains andouilles tentent de la faire croire. Non, ils  demandent plus d’explications et surtout, exigent un départ.

Balthazar, lui, ne croit plus aux ajustements. Il faut un vrai changement pas un compromis. Un profil qui connaît vraiment l’audiovisuel, ses équilibres et ses exigences. Ce profil existe évidemment, le projet aussi mais certains dans les mois qui ont précédé le 3ème parachutage, on tout fait pour l'invisibiliser et ressasser comme l'a fait PAC au gré de certains titres de presse pour expliquer que l'équipe en place devait se succéder à elle-même, au motif bidon de la stabilité ! La stabilité pour qui ? 

Balthazar attend avec impatience les jours qui vienne mais il prévient par avance : il ne lâchera rien. Il sait que la suite est déjà en train de s’écrire.

 

Charles Alloncle avait "invité tout le monde" à vérifier le nouveau mensonge du député Horizon (le parti d'Édouard Philippe) du Calvados : C'est chose faite.

Charles Alloncle avait "invité tout le monde" à vérifier le nouveau mensonge du député Horizon (le parti d'Édouard Philippe) du Calvados : C'est chose faite.

Le 8 avril dernier, lors de l'audition de l'ex-Orange devant la commission d'enquête, le lieutenant Horizon du Calvados et collègue du repris de justice Patrick de Carolis, a montré une nouvelle fois en direct, ce que  mauvaise foi signifie. Preuve à l'appui. (*)

On ne compte plus le nombre de fois où le député du Calvados Horizon a sauvé la commission d’enquête avec ses vérités alternatives ! Ah, le spectacle était top ! Jérémie Patrier-Leitus, président de commission d’enquête, dans son rôle favori : celui du procureur zélé qui accuse les autres… de ce qu’il est en train de faire sous nos yeux.

Charles Alloncle pose une question légitime sur les indemnités généreuses versées à Samuel Étienne via une rupture conventionnelle, alors que l’animateur continue tranquillement d’animer la même émission sur fonds publics. Rien de scandaleux, juste une interrogation de bon sens sur la gestion de l’argent du contribuable.

Et là, Patrier-Leitus sort son grand numéro : il invente de toutes pièces que le rapporteur aurait affirmé que Samuel Étienne avait « empoché 400 000 € ». Bidonnage pur et simple. Une nouvelle attaque éhontée, répétée, martelé, contre le rapporteur alors même que ce dernier répète calmement que ces 400 000 € concernaient l’indemnité de licenciement de Nathalie Darrigrand.

Mais non. Patrier-Leitus, aidé par le fidèle Denis Masséglia en écho (« Il a dit 400 000 euros ! »), continue son petit cirque. Il interrompt, il déforme, il accuse le rapporteur de vouloir « attiser l’émoi des Français », comme si poser des questions sur des chèques à six chiffres payés par la redevance était un crime de lèse-majesté.

Le plus beau ? Il ose invoquer « la vérité » et « les faits », alors qu’il est en train de les piétiner en direct. Il fait même appel au service du compte rendu de l’Assemblée, comme un écolier qui en appelle maitresse pour faire punir son voisin. Pathétique.

Ce n’est pas une simple maladresse. C’est une technique rodée : quand on ne peut pas défendre le fond (les largesses accordées à certains animateurs-producteurs sur fonds publics), on crée un faux scandale sur la forme. On transforme le questionneur en accusé. On fait diversion. On noie le poisson dans un torrent de mauvaise foi.

Certes ce n'est pas la première fois que le lieutenant Horizon de l'ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron, s'adonne à l'exercice où transformer la vérité devient sa spécialité mais cette fois-ci il la fait avec aplomb, avec hargne, avec ce petit ton moralisateur de celui qui se croit au-dessus de la mêlée.

Il l'a fait une fois encore pour protéger le système qu’il est censé contrôler mais aussi pour défendre les intérêts d’une caste...celles et ceux qui trouve tout à fait normal qu’on verse des centaines de milliers d’euros à des gens qui, au final, continuent de faire exactement le même travail.

Et le pire, c’est qu’il l’a fait avec cette suffisance ridicule de celui qui pense que personne ne remarquera ce petit manège.

Bien non ! On a vu. On a entendu. On a lu le compte rendu. (*)

Et franchement ? C’était pitoyable. Le redresseur de torts autoproclamé de la commission d’enquête qui balance plus vite que son ombre pour éviter qu’on parle vraiment de ces procédés qui révulsent les Français, c’est le niveau zéro du contrôle démocratique. On appelle ça de la comédie. En réalité, c’est du mépris pur et simple envers les citoyens qui paient l’addition.

Un grand bravo donc à Denis Masségila qui a vu l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu l'ours et plus particulièrement à Jérémie Patrier-Leitus. Vous venez de prouver tous deux, une fois de plus, que dans certaines commissions d’enquête, le plus gros mensonge ne vient pas toujours des témoins… mais parfois de celui qui se dit garant à tout bout de champ de son bon fonctionnement !!!!

(* Extrait du compte-rendu)

M. Charles Alloncle, rapporteur. Je vous remercie, madame la présidente, pour votre réponse.

Une question importante, celle des indemnités de licenciement. Il y a beaucoup de cas différents qu’on a pu aborder dans le cadre de cette commission d’enquête. Il y en a un qui a retenu particulièrement notre attention, c’est l’indemnité de départ de Samuel Étienne, qui a bénéficié d’une rupture conventionnelle avec vous. Alors, il nous explique que ce n’était pas sa décision de quitter France Télévisions, c’était la décision de la direction de France Télévisions. Il animait alors l’émission « Questions pour un champion ». Il signe une rupture conventionnelle avec France Télévisions, donc il empoche un chèque généreux, mais il continue à animer l’émission « Questions pour un champion ». Comment est-ce qu’on peut considérer, dans la bonne gestion et la bonne utilisation des fonds publics, qu’une personne qui est animateur de « Questions pour un champion », qui prend un chèque pour son départ de France Télévisions, continue à animer la même émission « Questions pour un champion » après avoir empoché son chèque de départ ? Est-ce que ça ne pose pas des questions sur les largesses accordées sur fonds publics par la direction de France Télévisions à certains animateurs, et parfois certains animateurs-producteurs ?

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Excusez-moi, Monsieur le rapporteur, mais il faut faire attention à ce qu’on dit. Ce matin, dans une émission de télévision, vous avez parlé de Nathalie Darrigrand en disant, pareil, qu’elle avait « empoché ». Les salariés se sont fait licencier. Là, en l’occurrence, c’est une rupture conventionnelle.

M. Charles Alloncle, rapporteur. C’est une rupture conventionnelle. Ce n’est pas un licenciement, monsieur le président. 

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Sauf que vous l’avez dit, monsieur le rapporteur, ce n’était pas sa décision. D’ailleurs, vous avez commencé votre propos comme ça, en indiquant que ce n’était pas la décision de M. Étienne de quitter l’entreprise. Et vous avez évoqué le cas de Mme Darrigrand. Et à chaque fois que vous vous exprimez, vous expliquez qu’ils ont « empoché ». Je sais que vous êtes un garçon intelligent, que vous connaissez les mots... « Empocher », ça laisse supposer, vous voyez, qu’ils se sont enrichis. Je rappelle qu’ils n’ont pas choisi de quitter l’entreprise.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Monsieur le président, 400 000 euros d’indemnités de licenciement, ce n’est pas un enrichissement ? L’équivalent d’un appartement ou d’une maison, ce n’est pas synonyme d’enrichissement ? Ça ne pose pas question ? Ça ne doit pas faire l’objet de questions posées dans cette commission d’enquête ?

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Non, ce n’est pas du tout ce que j’ai dit, monsieur le rapporteur.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Quand on part avec un tel chèque pour effectuer la même mission que France Télévisions nous accorde, ça ne pose pas de question, monsieur le président ?

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Ce n’est pas ce que j’ai dit !

M. Charles Alloncle, rapporteur. Et je ne comprends pas pourquoi vous reformulez à nouveau ma question qui, pourtant, était très claire.

M.  le président Jérémie Patrier-Leitus. Je ne reformule ni votre question et je ne suis pas en désaccord avec le fond puisque, tous les deux, nous nous sommes émus de la situation de Samuel Étienne et nous avons effectivement souhaité pouvoir, madame Ernotte, vous interroger sur les conditions de son départ, le fait qu’il y ait eu une rupture conventionnelle et que, par la suite, il présente de nouveau la même émission. Donc sur ce sujet-là, vous m’avez trouvé à vos côtés et je crois que nous avons eu un échange important. Je dis juste attention aux mots qu’on emploie. « Empoché » n’est pas le terme qui convient... Il n’a pas souhaité quitter l’entreprise. Donc attention quand on laisse entendre qu’il aurait « empoché », qu’il se serait enrichi… Il nous a indiqué très clairement, et je le dis, qu’il aurait souhaité continuer ses fonctions à France Télévisions. Donc à aucun moment il n’a souhaité s’enrichir ou empocher un chèque de France Télévisions puisque lui-même nous a indiqué à plusieurs reprises qu’il aurait préféré continuer d’être salarié de France Télévisions. Je vous laisse répondre, madame Ernotte.

Mme Delphine Ernotte. Je voudrais dire deux choses. D’abord, les principes. Comment ça se passe quand on se sépare d’un collaborateur ? On applique en effet la loi et puis les dispositions conventionnelles qui sont dans l’accord collectif. Voilà. Et en effet, il y a aussi des transactions quand le litige peut être porté aux prud’hommes. On peut juger que la loi, plus le dispositif conventionnel, est trop élevé, mais on respecte ces principes-là.

Je rappelle en outre que toutes ces transactions, qui sont en effet d’un montant élevé, et vous avez raison de le souligner, sont visées par l’État, puisque le contrôleur général et financier doit apposer son visa explicite sur toutes les transactions. C’est un point important. Puisque vous citiez le rapport précédent de la Cour des comptes, il nous y a reproché, sur quelques transactions, de ne pas avoir suivi la recommandation de l’État. Vous noterez, monsieur le rapporteur, que, dans le dernier rapport, qui s’est clos l’année dernière, la Cour des comptes ne relève de manière générale aucune irrégularité, en particulier sur ce sujet ; donc ça veut dire que toutes les transactions ont été validées par l’État. Néanmoins, on peut considérer, en effet, que certains dispositifs sont trop élevés. Il ne vous aura pas échappé, monsieur le rapporteur, que j’ai dénoncé l’accord collectif en juillet dernier et que nous sommes désormais en négociation de cet accord collectif qui précise notamment les montants en cas de rupture individuelle.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Merci, madame la présidente.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Monsieur le rapporteur, je fais juste une précision, parce que vous nous avez rappelé, et vous avez raison, comme souvent, l’importance des faits. Et à chaque fois que vous parlez du cas de Samuel Étienne, vous parlez de 300 000 ou 400 000 euros, sans doute pour attiser l’émoi des Français et expliquer aux Français qu’on les vole. Ça fait dix fois que M. Étienne…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Je crois que vous confondez avec l’indemnité de Mme Darrigrand de près de 400 000 euros.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Non, non, vous venez de dire plusieurs centaines de milliers d’euros.

M. Denis Masséglia (EPR). Il a dit 400 000 euros !

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Vous avez dit 400 000 euros, monsieur le rapporteur.

M. Charles Alloncle, rapporteur. C’était pour Mme Darrigrand, 400 000 euros, monsieur le président.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Non, vous venez de le dire…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Ne transformez pas mes propos !

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Je ne transforme pas, vous venez de dire…

M. Charles Alloncle, rapporteur. 400 000 euros, c’était pour Mme Nathalie Darrigrand, tout le monde en est témoin.

M. Denis Masséglia (EPR). Vous venez de le dire !

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Non, vous venez de dire à l’instant, monsieur le rapporteur, en parlant de Samuel Étienne, qu’il a empoché des centaines ….

M. Charles Alloncle, rapporteur. Je n’ai pas dit 400 000 euros.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. …qu’il a empoché des centaines de milliers d’euros.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Merci de ne pas déformer mes propos !

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Et merci, vous, monsieur Alloncle, monsieur le rapporteur, de vous en tenir aux faits ! Il n’a pas empoché 400 000 euros. Vous avez les chiffres. C’est beaucoup moins, c’est même trois fois moins.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Ce n’est pas ce que j’ai dit, monsieur le président.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Si !

M. Charles Alloncle, rapporteur. Non, vous regarderez.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Alors, je demanderai au compte rendu de me préciser…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Monsieur le président, est-ce que vous pouvez me laisser continuer à poser mes questions…

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Allez-y, bien sûr, ça fait une heure…

M. Charles Alloncle, rapporteur. …au lieu de transformer mes propos et de m’interrompre régulièrement ? Madame la présidente, je voudrais simplement vous poser une question sur un sujet assez légitime : c’est le sujet de la bureaucratie à la tête de France Télévisions. On a pu constater…

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Merci, monsieur le rapporteur. Le compte rendu…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Monsieur le président, est-ce que vous pouvez me permettre d’aller au bout de mes questions au lieu de m’interrompre systématiquement ?

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Non, pardon, monsieur le rapporteur, parce qu’à un moment donné, la vérité, elle vaut aussi pour vous. Vous avez indiqué, le service du compte rendu vient de me l’indiquer, 400 000 euros en parlant des indemnités.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Pour Nathalie Darrigrand !

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Non !

M. Charles Alloncle, rapporteur. Je parlais de Nathalie Darrigrand !

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Monsieur le rapporteur, ne remettez pas en cause les services de l’Assemblée nationale. Il y a un compte rendu, des fonctionnaires qui sont payés pour établir le compte rendu. Ils viennent de m’indiquer, à la fois le service du compte rendu…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Vous pourrez regarder. Je suis très calme,…

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Mais moi, je suis calme.

M. Charles Alloncle, rapporteur. …vous êtes en train de vous énerver…

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Non, je ne m’énerve pas.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Monsieur le président, vous pourrez regarder. C’est près de 400 000 euros pour Nathalie Darrigrand d’indemnités de licenciement. C’est ce que n’ai cessé de proclamer depuis le début.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Vous avez dit… Bon, on va avancer…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Et pour Samuel Étienne, c’est une rupture conventionnelle, ce n’est pas une indemnité de licenciement, et je pense que j’ai été précis dans la question posée. Maintenant, monsieur le président, est-ce que vous pouvez me laisser aller au bout de mes questions au lieu de m’interrompre, s’il vous plaît ? C’est tout ce que je vous demande et je crois que c’est tout le respect qu’on peut accorder à un rapporteur.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Monsieur le rapporteur…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Calmement, monsieur le président, s’il vous plaît.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Monsieur le rapporteur, avec tout le respect que je vous dois, non seulement vous allez au bout de vos questions mais, en plus, vous avez eu deux fois plus de temps que le temps que nous avions convenu ensemble, c’est-à-dire que ça fait maintenant une heure trente alors que nous avions prévu quarante-cinq minutes dans ce premier tour de questions. Je vais bien entendu vous laisser terminer vos questions…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Merci, monsieur le président.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. …étant entendu que je remercie les collègues de vous accorder ce temps supplémentaire et les remercie de leur patience. Je vous demanderai…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Je persiste et signe, monsieur le président. Je n’ai pas dit 400 000 euros pour Samuel Étienne. Tout le monde pourra vérifier. Merci de ne pas détourner mes propos. Je persiste et signe. J’ai parlé d’indemnités généreuses. Je n’ai pas parlé de 400 000 euros. Tout ça est une sorte de feu de paille destiné à éviter les vrais sujets. Maintenant, monsieur le président, permettez-moi de poser mes questions. C’est tout ce que je vous demande et c’est le droit de tout rapporteur d’une commission d’enquête.

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Et c’est le droit que vous exercez depuis des semaines. Mais, au terme de cette commission d’enquête, je pense que c’est important que votre rapport à la vérité soit exact. Vous avez fait un tweet sur M. Étienne en parlant de plusieurs centaines de milliers d’euros. Vous avez, à cet instant, redit que c’était des centaines de milliers d’euros…

M. Charles Alloncle, rapporteur. Je n’ai pas dit qu’il avait perçu 400 000 euros, monsieur le président…

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. Quand vous parlez de cas individuels, je vous demande simplement…

M. Charles Alloncle, rapporteur. …merci d’être précis, s’il vous plaît !

M. le président Jérémie Patrier-Leitus. …d’être précis sur les chiffres que vous employez. Car si, demain, vous êtes mis en cause dans une commission d’enquête, ce que je ne souhaite pas, j’aimerais que les personnes qui vous mettent en cause soient précis sur les faits et les chiffres qui vous concernent.

M. Charles Alloncle, rapporteur. Bon. J’invite vraiment tout le monde à vérifier les propos que j’ai tenus dans cette audition. Le président me donne tort. J’invite tout le monde… Je n’ai jamais dit 400 000 euros pour l’indemnité et la rupture conventionnelle de M. Étienne. Ça s’adressait à l’indemnité de licenciement de Nathalie Darrigrand. On a perdu trois à quatre minutes à cause du président. J’invite tout le monde… Tout le monde sera témoin des propos que j’ai pu tenir. Monsieur le président, s’il vous plaît, laissez-moi aller plus loin dans mes questions..."

CQFD...C'est bien cela que Jérémie Patrier-Leitus convoque en direct devant la Représentation nationale et les français   :« la vérité » et « les faits » !? 

vendredi 17 avril 2026

La plainte pénale de la CGC visant à annuler le 3ème parachutage ernottien va faire un bond après les mensonges tenus en commission d'enquête.

La plainte pénale de la CGC visant à annuler le 3ème parachutage ernottien va faire un bond après les mensonges tenus en commission d'enquête

Il y a des auditions parlementaires qui éclairent, et d’autres qui, à force de contorsions verbales, finissent par révéler exactement ce qu’elles tentaient de masquer. Celles consacrées à France Télévisions appartiennent manifestement à la seconde catégorie avec en prime des propos sous serments.

D’un côté, la Cour des comptes pointe, année après année, l’absence persistante d’une véritable comptabilité analytique, outil pourtant élémentaire pour piloter une entreprise de cette taille. (*) 

[L'ensemble de documents et vidéos ci-après vont, selon nos informations, être bien évidemment tous adressés au juge d'instruction en charge du dossier pénal ]


(*) 

De l’autre, devant les sénateurs, tout devient soudain limpide : non seulement cette comptabilité existerait, mais elle serait “bien sûr” en place, presque exemplaire. À ce niveau de décalage, on ne parle plus de divergence d’analyse, mais de réalité alternative. (¤)

(¤)

Le contraste est d’autant plus frappant que Delphine Ernotte et ses collaborateurs semblent naviguer entre deux lignes de défense incompatibles. 

Première ligne : reconnaître implicitement les lacunes, en évoquant une comptabilité “perfectible”, “complexe”, ou encore en cours d’amélioration. 

Deuxième ligne : affirmer sans ciller que tout est déjà opérationnel. Autrement dit, tout irait bien… mais pourrait aller mieux… parce que, précisément, tout ne va pas si bien.

Même flottement chez Christian Vion (#), qui explique que sans comptabilité analytique, l’entreprise ne pourrait tout simplement pas fonctionner argument imparable, sauf qu’il contredit frontalement les observations répétées des corps de contrôle. 

(#)

Faut-il croire que la Cour des comptes, l’IGF et les autorités de tutelle se trompent collectivement depuis près de dix ans ? 

Faut-il brandir des chiffres d'un soi-disant rapport d'une officine pro-Ernotte depuis le 1er parachutage pour discréditer ces deux instances de contrôle et tenter de ridiculiser le rapporteur ?   

Ou bien redéfinir opportunément le terme de “comptabilité analytique” pour qu’il arrive à recouvrir à peu près n’importe quoi ?

Le rapporteur Charles Alloncle, a mis le doigt là où cela dérange, n'en déplaise à ses détracteurs qui répètent en boucle "audiovisuel public fort" tout comme ils le souhaiteraient pour la SNCF étant pourtant obligés de constater que les trains n'arrivent pas forcément  toujours à l'heure !!

De deux choses l'une, si cette comptabilité existe réellement, pourquoi n’a-t-elle jamais permis de produire des comptes exploitables par métier, comme demandé depuis 2015 ? 

Pourquoi ces données, censées être disponibles, semblent-elles toujours manquer lorsqu’il s’agit de rendre des comptes précis ? 

À force de répondre à côté, l’impression qui domine n’est plus celle d’une complexité technique, mais d’un refus persistant de transparence.


Seulement voilà, les mots d'Ajari dans la décision de mai 2025 de l'Arcom de reparachuter Ernotteen invoquant — ironie suprême — l’engagement à mettre en place une “comptabilité analytique performante”sont sans équivoque  (^)

(^)

L’engagement, quel engagement alors ? Il faut revoir l'échange entre Ernotte et Charles Alloncle qui porte justement sur cette comptabilité analytique (un outil de suivi détaillé des coûts par activité, souvent critiqué comme insuffisant ou absent par la commission et la Cour des comptes) qui reprend en somme les termes de la décision de l'Arcom (^) de ne pas l’avoir mise en place efficacement, malgré des promesses antérieures d’Ernotte (dès 2015 et en 2020).

Ernotte lui répondra de manière ferme et agacée à ces critiques récurrentes, affirmant  explicitement qu’il y a (déjà) longtemps qu’une comptabilité analytique existe à France Télévisions (elle évoque souvent « depuis au moins 2015 » ou « pendant au moins 9 ans », en soulignant que l’outil est en place, même s’il peut être amélioré, contrairement à ce que suggère Alloncle). (µ)

Dix ans après les premières injonctions, on en est encore aux promesses. La continuité, en effet, est parfaitement assurée...y compris celle des insuffisances.

Elle accusera même par le suite le rapporteur d’un « procédé manipulatoire » en mélangeant les chiffres ou en ignorant les éléments déjà fournis. 

(µ)
















Ce qui se joue ici dépasse la simple querelle technique. Une entreprise publique financée par l’argent des contribuables affirme maîtriser ses coûts sans être capable d’en démontrer précisément l’affectation. 

Elle parle d’optimisation, mais reste incapable d’isoler clairement ses dépenses. Elle invoque la transparence, tout en produisant des réponses évasives dès que les questions deviennent concrètes.

À ce stade, le problème n’est plus seulement comptable. Il est politique. Car derrière ces contradictions se dessine une pratique bien rodée : transformer des obligations de résultats en déclarations d’intention, et des constats d’échec en simples “axes d’amélioration”. Une langue de bois bien lisse, parfaitement calibrée, qui permet de traverser les auditions sans jamais répondre au fond. 


Reste une question, simple et brutale : combien de temps encore cette dissonance entre discours et réalité pourra-t-elle être soutenue sans entamer définitivement la crédibilité de ceux qui la portent ?

Chacun se souvient de l'adresse de l'ex-Orange au député du Calvados lors de la dernière séance de la commission d'enquête. « Vous nous rappelez tous les quatre matins qu’il ne faut pas parjurer » lançait-elle à l’adresse de Charles Alloncle et de Patrier-Leitus le 8 avril dernier.

En résumé :

D’un côté, la Cour des comptes, année après année, et Nacer Meddah lui-même devant les parlementaires, assènent la vérité brute : il n’existe pas de véritable comptabilité analytique capable d’isoler les coûts par métier, par programme ou par poste. Un outil basique, indispensable pour une entreprise de plusieurs milliards d’euros financée par la redevance et l’impôt. Absent depuis plus de dix ans.

De l’autre, Delphine Ernotte et son directeur général adjoint Christian Vion jurent, la main sur le cœur, que cette comptabilité existe bel et bien, qu’elle est « bien sûr » en place, opérationnelle, et qu’on ne pourrait même pas faire tourner la maison sans elle. Mieux : Ernotte promet depuis 2015 (devant le CSA, puis l’Arcom) de la « mettre en place »… comme si elle n’existait pas encore. Vion enfonce le clou : sans elle, c’est l’impossibilité technique.

Enfin Martin Ajdari, en tant que président de l’Arcom, a reconduit l'intéressée en s’appuyant précisément sur ces promesses d’« engagement » à mettre en place une « comptabilité analytique performante ». 

Quant à Nacer Meddah, il vient confirmer froidement devant la commission d’enquête qu’il n’y a pas de vrai outil analytique. Contradiction totale avec le discours lisse tenu par la direction de France Télévisions.

En droit, les témoignages se contredisent frontalement sur un fait objectif, vérifiable, central pour le contrôle de l’argent public. En droit pénal, quand plusieurs responsables auditionnés sous serment (ou devant une commission parlementaire dont les travaux peuvent déboucher sur des suites judiciaires) racontent des versions incompatibles sur le même point, cela ne s’appelle plus une « divergence d’appréciation »

Cela s’appelle un mensonge collectif, potentiellement constitutif de faux témoignage et de parjure quand prononcées sous serment, de présentation de comptes inexacts ou d’entrave aux contrôles.

Qui ment ? Tous ne peuvent pas avoir raison. Et quand la Cour des comptes, l’IGF et les rapporteurs parlementaires pointent depuis une décennie l’absence criante de cet outil, il devient difficile de croire que la direction et son régulateur se trompent de bonne foi (comme dirait Patrier-Leitus) depuis si longtemps.

Ce n’est plus de la mauvaise gestion. C’est une culture de l’opacité délibérée, financée par des milliards d’euros de contribuables. On promet, on reconduit, on lisse le discours (« perfectible », « en cours d’amélioration », « engagement fort »), et surtout on évite de rendre des comptes précis par métier. Pourquoi ? Parce que isoler les coûts réels révélerait probablement l’ampleur des gaspillages, des salaires déconnectés, des erreurs stratégiques et des affectations douteuses.

Les auditions parlementaires sont censées éclairer. Ici, elles révèlent surtout le niveau de contorsion verbale nécessaire pour masquer l’évidence : France Télévisions pilote à vue, sans véritable tableau de bord, tout en prétendant le contraire avec aplomb.

Martin Ajdari, en sa qualité de régulateur, avait le devoir de ne pas se contenter de belles promesses. Il a choisi de le faire. Ernotte et Vion ont choisi de nier ou d’édulcorer la réalité pointée par la Cour des comptes. Meddah a dit, sobrement, ce que les rapports disent depuis des années. 

À ce stade, la question n’est plus technique. Elle est pénale et politique.

Combien de temps encore cette dissonance organisée entre discours fallacieux et réalité comptable pourra-t-elle tenir avant que la justice ne s’intéresse de très près à ces contradictions ? Car en matière de fonds publics, quand les responsables se contredisent aussi nettement, la mise en examen de tous les protagonistes n’est pas une hypothèse farfelue. C’est souvent la suite logique.

Le contribuable, lui, attend toujours les comptes clairs. Et commence à trouver que la note est salée pour un spectacle aussi médiocre.

Il l'a d'ailleurs démontrer en explosant tous les compteurs hier pour l'émission spéciale sur CNews. Le grand reportage inédit « Charles Alloncle seul contre tous », consacré à la commission d’enquête sur l’audiovisuel public et à son rapporteur, a réalisé un carton pour une chaîne d’info. Il a rassemblé 583 000 téléspectateurs, soit 3,4 % de part d’audience (PDA).


CNews s’est ainsi imposée comme large leader des chaînes d’information sur cette tranche horaire. À titre de comparaison, le même créneau sur France 2 (Envoyé spécial) n'a a attiré que 1,137 million de spectateurs, tandis que le reportage de CNews s’est montré très proche de Complément d’enquête sur France 2 (581 000).


L'incroyable performance de l’émission suivie d’un débat dans le cadre de 100 % Politique, montre que les Français ne sont pas disposés - mais alors pas du tout - à ce que certains bien pensant du monde de l'entre-soi, empêchent la publication du rapport !