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dimanche 1 novembre 2026

Audiovisuel public: quand l’Arcom fait mine de réprimander la radio d’État…

Audiovisuel public: quand l’Arcom fait mine de réprimander la radio d’État…

Le 24 juin 2026, dans Les Matins de France Culture, Guillaume Erner reçoit Marine Le Pen. Pour illustrer une question sur l’antisémitisme, il diffuse un extrait audio. D’un côté, les déclarations abjectes et condamnées de Jean-Marie Le Pen. De l’autre, des propos de Jean-Luc Mélenchon soigneusement découpés, sortis de leur contexte, présentés comme s’ils relevaient du même registre. Le parallèle est clair, l’intention l’est tout autant : coller à Mélenchon l’étiquette d’antisémite par association sonore. L’extrait venait des réseaux sociaux. Sa source n’a pas été indiquée à l’antenne. Sa nature de montage fallacieux non plus.

Quatre mois plus tard, l’Arcom, saisie par LFI, tranche. Elle constate un « manquement aux exigences d’honnêteté et de rigueur de l’information » et « d’adéquation entre le contexte dans lequel des propos ont été recueillis et le sujet qu’ils viennent illustrer ». Elle met Radio France en garde contre le renouvellement d’un tel manquement. Pas d’amende, pas de mise en demeure, juste un rappel à l’ordre. Un rappel cinglant, parce qu’il vise le service public, celui qui se targue d’être le dernier rempart contre la désinformation, le garant du sérieux, le temple de la rigueur intellectuelle. !

Le problème n’est pas seulement technique. Il est politique et culturel. Un journaliste de France Culture, payé par le contribuable, a jugé acceptable de piocher un montage militant sur les réseaux, de le diffuser sans vérification sérieuse ni contextualisation, et de l’utiliser pour coincer un adversaire politique dans une interview de la dirigeante du RN. L’excuse (« je l’ai trouvé sur les réseaux sociaux ») est pathétique. Elle révèle une paresse intellectuelle et une légèreté professionnelle qui, dans n’importe quelle rédaction digne de ce nom, devrait déclencher des questions bien plus dures qu’une simple « sanction disciplinaire » interne restée floue et la suppression d’un billet d’humeur.

France Culture et Erner se sont excusés. Trop vite, trop mollement, selon Mélenchon. Les sociétés de journalistes se sont désolidarisées. La direction a fait le minimum. Puis l’affaire a été rangée jusqu’à la décision de l’Arcom. Seulement voilà, le mal est fait : on a vu le service public reprendre, quasi mot pour mot, un procédé de propagande que l’on dénonce habituellement chez les autres. On a vu la radio de référence traiter un candidat à la présidentielle 2027 comme une cible à charge, en trahissant le sens même de ses propos pour mieux le faire coincider avec l’antisémitisme d’un homme plusieurs fois condamné.

Ce n’est pas de la critique. C’est de la manipulation. Et elle est d’autant plus grave qu’elle émane d’une antenne qui se présente comme le contraire de tout cela. Le service public n’a pas le droit à l’erreur de ce type. Il a une obligation renforcée d’honnêteté, de pluralisme et de rigueur. Quand il y déroge, surtout pour servir une séquence polémique face à Marine Le Pen, il ne trahit pas seulement un invité ou un adversaire politique : il trahit la confiance de ceux qui le financent et qui l’écoutent encore en pensant y trouver autre chose que de la guerre informationnelle.

Le résultat est là, sous nos yeux. Cette semaine encore, c’est un journaliste de FranceInfo TV  déplorait à 18h45 que les politiques sont invités… mais qu’ils ne veulent plus venir... Étonnant, vraiment ? Quand le service public se permet de diffuser des montages fallacieux, de sortir des propos de leur contexte pour mieux coller des étiquettes, de traiter certains comme des cibles plutôt que comme des interlocuteurs, pourquoi s’étonner que les responsables politiques, toutes tendances confondues, commencent à fuir les plateaux ? On récolte ce que l’on sème. La défiance n’est pas un accident : elle est le produit direct de ces manquements à l’honnêteté.

L’Arcom a certes pointé le manquement mais une mise en garde, aussi officielle soit-elle, reste une tape sur les doigts. Il ne se passera évidemment rien, chacun le comprend bien. Elle ne répare pas la crédibilité écornée. Elle ne répond pas à la question de fond : comment un tel montage a-t-il pu passer les contrôles d’une rédaction publique ? Combien d’autres « trouvailles » des réseaux sociaux circulent encore, non vérifiées, dans les matinales qui se disent exigeantes ?

Dans un pays où l’accusation d’antisémitisme est devenue l’arme absolue du débat public, jouer avec le contexte et le montage n’est pas une maladresse. C’est une faute. Et quand c’est le service public qui la commet, elle est inexcusable. Radio France a été rappelée à l’ordre. Il serait temps qu’elle se rappelle elle-même ce que signifie vraiment l’honnêteté de l’information… avant que les plateaux ne se vident définitivement.


samedi 31 octobre 2026

Jérémie Patrier-Leitus : le porte-parole qui va enterrer Édouard Philippe !

Jérémie Patrier-Leitus : le porte-parole qui va enterrer Édouard 

Voilà donc Jérémie Patrier-Leitus promu porte-parole d’Édouard Philippe. On croit rêver. Ou plutôt cauchemarder. Le Figaro annonce officiellement qu'Édouard Philippe qui a été pendant 38 mois Premier ministre d'Emanuel Macron, vient de choisir le député du Calvados pour parler à sa place.

Autrement dit, qu’il a décidé de coller à sa candidature le visage même de celui qui sorti tout droit de six mois de polémiques à l’Assemblée sur l’audiovisuel public dans le cadre d'une commission d'enquête, a tout fait pour la saborder.

Patrier-Leitus n’apporte ni rupture ni ancrage populaire. Il apporte uniquement cette séquence  médiatique, acquise en s’agitant devant les caméras. Chaque fois qu’il parlera au nom de Philippe, on verra non pas un candidat d’ouverture, mais un produit du système qu’une bonne partie du pays regarde avec méfiance. Le défenseur en chef de l’existant audiovisuel public promu voix d’un prétendu renouveau : l’incohérence est totale.

Philippe qui dégringole dans les sondages, a donc décidé dans sa réflexion de choisir précisément celui qui incarne le mieux le réflexe techno-médiatique, le visage de l’entre-soi parisien qui va lui coller au dos comme un boulet jusqu’en 2027.

Patrier-Leitus n’est pas un accident. C’est un symptôme. Celui d’un Édouard Philippe qui croit encore que la présidentielle se gagne dans les salons de la presse et les plateaux de France Télévisions. En nommant l’une des deux têtes d’affiche de la commission sur l’audiovisuel public, Philippe offre à ses adversaires un cadeau permanent : le portrait d’un camp qui défend bec et ongles le service public audiovisuel donc Ernotte et Veil tout en en vivant médiatiquement. Pendant que le RN clame haut et fort sa volonté de privatiser, Patrier-Leitus reste le député qui a passé des mois à défendre l’existant, à polémiquer, à essayer de se faire remarquer. Chaque fois qu’il ouvrira la bouche, on entendra non pas le discours de Philippe, mais le rappel que le candidat « raisonnable » a choisi comme voix un produit direct de la machine médiatique qu’une partie du pays déteste.

Philippe a déjà le handicap d’être le Premier ministre de Macron pendant les gilets jaunes, le covid et tout le reste. Il n’avait pas besoin d’ajouter un porte-parole qui symbolise l’élite parlementaire-médiatique, celle qui s’agite six mois en commission pour essayer vainement d'en tirer une notoriété personnelle. 

On imagine déjà les clips, les montages, les « avant/après ». Le député Horizons qui s’étripera sur les plateaux avec le ciottiste, puis qui se retrouve soudain à expliquer pourquoi Édouard Philippe est l’homme de la rupture ! Personne n’y croira. Parce que Patrier-Leitus n’est pas la rupture. Il est la continuité sous stéroïdes médiatiques. Il est le visage de ceux qui pensent que l’important, c’est d’être « très médiatique », d’avoir « monté sa cote » grâce à des auditions conflictuelles, et d’être ensuite récompensé par un poste de porte-parole.

Philippe vient de commettre une erreur de casting classique des centristes qui se croient malins : ils choisissent le type qui a brillé dans le microcosme, pas celui qui parle au pays. Résultat : chaque apparition de Patrier-Leitus rappellera que le candidat d’Horizons s’entoure de ceux qui ont fait carrière dans le débat sur France Télé et Radio France, plutôt que dans le débat sur le pouvoir d’achat, l’insécurité ou l’immigration. C’est du suicide politique en direct.

Quand Édouard Philippe perdra en 2027, on pourra dater le début de la fin à cette nomination. Le jour où il a décidé que le meilleur visage pour le représenter était celui d’un pro de la polémique audiovisuelle publique ! 


vendredi 30 octobre 2026

France Télévisions s’excuse encore pour avoir confondu Lyon et Tirana (et de s’en étonner encore) !

France Télévisions s’excuse encore pour avoir confondu Lyon et Tirana (et de s’en étonner encore) ! 

Décidément, à France Télévisions, la géographie reste une option. Le 24 octobre, sur franceinfo, pendant que le plateau s’extasiait sur « ces images en direct de Lyon où la situation semble tout de même un peu tendue », les téléspectateurs regardaient sagement des forces de l’ordre et des canons à eau…mais à Tirana, en Albanie. Mille cinq cents kilomètres d’écart, un océan de sérieux en moins.

Alexandre Hébert commentait les fumigènes albanais comme s’il s’agissait de la Part-Dieu. Noémie Schulz avouait ne pas savoir « précisément » où étaient prises les images, tout en continuant à en parler. Puis, miracle : quelques minutes plus tard, les excuses arrivaient. « C’est une erreur de notre part… je vous présente nos excuses. » Le médiateur de France Télévisions, sollicité par une avalanche de téléspectateurs un peu moins naïfs que la régie, a fini par sortir l’explication technique : 22 flux d’images, un flux AFP de Lyon arrêté et remplacé par de l’Albanie, une indication « sans doute » vue en régie… mais pas par ceux qui devaient la voir. Conclusion officielle : « C’est bien en régie de franceinfo canal 16 que l’erreur a été commise. » Une « erreur de bonne foi », corrigée rapidement. On est soulagés.

Bonne foi. Le mot est joli. Il revient avec une régularité de métronome chaque fois que la chaîne publique se trompe de pays, de ville, de contexte ou de réalité. On pourrait presque dresser un calendrier des approximations géographiques et factuelles de France Télévisions. Un jour c’est Lyon qui devient Tirana, un autre c’est une manifestation française illustrée par des images d’ailleurs, un autre encore une légende inversée, un chiffre approximatif, une source confondue. La régie, ce lieu magique où les flux se croisent et où la vigilance semble parfois partir en pause-café.

CNews a commis la même erreur le même jour. Différence notable : ils l’ont reconnue sans la noyer dans un jargon de « 22 extérieurs » et de « modification qui a sans doute été indiquée ». Chez le service public, on préfère le grand récit de la complexité technique. Vingt-deux flux, des images AFP, AP, télévisions étrangères… On comprend : avec autant de sources, comment voulez-vous ne pas diffuser de temps en temps de l’Albanie en pensant parler de Lyon ? C’est presque de la prouesse d’y arriver si souvent.

Le plus savoureux reste le ton. On a droit à la petite musique habituelle : erreur humaine, bonne foi, correction rapide, excuses présentées. Comme si le problème n’était pas la répétition, mais uniquement l’incident isolé. Or ces « incidents isolés » s’accumulent avec une constance qui finit par ressembler à une méthode. Quand on dispose de moyens publics, d’équipes nombreuses et d’une mission de service public, confondre une dispersion à Lyon avec une opération de police à Tirana n’est plus seulement une bourde technique.  

Franceinfo s’est empressée de corriger. Tant mieux. Mais à force de multiplier les « erreurs de bonne foi » en régie, on finit par se demander si le vrai problème n’est pas ailleurs : dans une rédaction qui, même avec 22 flux sous les yeux, continue de commenter avec assurance des images dont elle ne maîtrise plus l’origine. Lyon ou Tirana, après tout, c’est presque la même chose quand on regarde de très loin… ou quand on ne regarde pas assez près.


jeudi 29 octobre 2026

La réponse de Jean-Michel Carpentier à la SDJ (*) après les mensonges répétés de la direction de l'info de France Télés

La réponse de Jean-Michel Carpentier à la SDJ (*) après les mensonges répétés de la direction de l'info de France Télés...

Hier soir, après que la SDJ a publié un texte lié aux inquiétudes et aux critiques de la rédaction face au traitement de la mobilisation sociale et lycéenne, notamment le weekend du 17 octobre, Jean-Michel Carpentier a tenu à mettre les points sur les i et renvoyer le fautif tandem Corbé/Sitbon-Gomez à ses craques!



Voici ce texte :

"Bonsoir,

Quelques remarques, toutes vérifiables par les liens d’envoi de Waymel au PC Info et des sms :

Le reportage de Successions a été suivi par la rédaction en chef du 20h, à distance, de bout en bout.

Le 20h disposait de toutes les images depuis 11h30 le matin et ne pouvait les ignorer, car « on » nous les avait expressément demandées pour faire réaliser un 5 ou 6 minutes par la rédaction.

Puis la commande a changé contre notre volonté : nous voulions maintenir le 20h30 prévu avec Angèle.

Tout le monde connaissait la longueur du sujet, car il a été explicitement demandé de « tenir 10 à 12 minutes pour assurer la spéciale »

Le sujet a été envoyé à 19h49 et réceptionné par la rédaction en chef du 20h. Puis celle-ci nous a fait savoir que tout allait bien.

Il a été refusé par la rédaction en chef du 20h de signer cette séquence sous l’étiquette « Successions », qui n’a pas été inscrite à l’antenne malgré les engagements pris. Alors que toutes nos productions sont ... sans commentaire, ou presque, comme le savent celles et ceux qui les ont déjà regardées. Ce que nous avons rappelé à la rédaction en chef du 20h dans l'après-midi.

Il semble que ce choix a été fait pour des raisons d’audience et renforcer celle du JT plutôt que de laisser « 20h30LD » diffuser cette séquence, comme Laurent et moi-même l'avons demandé.

Il s’agit donc d’une gigantesque séance d’hypocrisie et de « fake news interne » : tout le monde savait tout et a fait ses choix en connaissance de cause.

Toutes nos demandes et objections ont été rejetées tout au long de la journée.

Toutes nos assertions sont vérifiables à la demande.

J'espère que vous aurez l'honnêteté de diffuser ce message.

Fraternellement

Jean-Michel Carpentier

(*)

"Bonjour à tous,

Comme vous le savez, nous avons rencontré la direction lundi pour évoquer notre réunion de mercredi dernier, les inquiétudes et les critiques de la rédaction face au traitement de la mobilisation sociale et lycéenne, notamment le weekend du 17 octobre. 

La direction explique qu'une concordance d'imprévus (prise de parole du PR à produire, incertitude sur annonces du PR, spéciale décidée et déprogrammation de 20h30, congés des uns et des autres...)  l'a mené à faire ce choix d'une commande d'un long format en urgence aux équipes de 20h30. Elle reconnait un manque de discussion, de « collégialité » dans le pilotage de cette spéciale et explique que certaines décisions prises ce jour-là seraient remises en cause si c'était à refaire. 

La direction s'engage à ce que ne se reproduise plus une situation où un format tel que celui-ci, non revalidé par la direction ou la rédaction en chef soit diffusé et précise que, d'ordinaire, une personne veille à la cohérence de la partie JT et de la partie Mag au sein du 20h. Tout en affirmant que selon elle, faire un long format sur cet angle et avec cette matière n'était pas un problème en soi. La direction reconnait toutefois que le sujet était perfectible, le jugeant trop long, nécessitant davantage de commentaire et de contextualisation. 

Nous avons longuement discuté de ce qu'aurait été le bon équilibre de traitement du mouvement ce jour-là et de cette mobilisation, en faisant remonter vos remarques nombreuses, sans forcément tomber d'accord. Mais il nous a été confirmé que toutes vos propositions d'angles et de sujets, sont les bienvenues et seront considérées avec attention. Nous espérons que ce sera le cas. N'hésitez pas à nous faire un retour sur ce point, dès que vous en avez l'occasion. Elle invite une fois encore les journalistes à aller en conférence de rédaction pour faire valoir leurs angles et leurs propositions.   

Nous réaffirmons également l'importance de réfléchir à un traitement juste et équilibré du mouvement qui se poursuit et des autres faits d'actualité qui marqueront les prochains mois, dans un contexte qui nous oblige tous. La rigueur factuelle, le pluralisme, la nécessité d'un recul dépassionné, le questionnement permanent des images, des informations et des discours pour faire émerger les faits, rien que les faits...  constituent le fondement du traitement de l'information sur les antennes du service public. 

Nous restons à votre disposition,

Bonne soirée,

Le bureau de la Société des Journalistes de France Télévisions Rédaction Nationale

sdjfrancetv@francetv.fr

Sur X-Twitter : @SDJFranceTV

Sur Instagram : @SDJFranceTV


Le RN, grand défenseur des petits contre les gros… sauf quand les gros s’appellent Bolloré ou Bouygues.

Le RN, grand défenseur des petits contre les gros… sauf quand les gros s’appellent Bolloré ou Bouygues.

Ah, la générosité populaire ! Pendant que le Rassemblement national brandit le peuple à chaque prise de parole, la France d’en bas et les « vrais Français » à chaque micro, Sébastien Chenu et Philippe Ballard (ex-présentateur LCI, au hasard) se précipitent pour offrir une belle ristourne fiscale de plusieurs dizaines de millions d’euros aux chaînes de télévision.

C’est La Lettre qui nous en donne un aperçu dans son dernier article. TF1, M6, Canal+, France Télévisions… tout le monde y passe. Une petite baisse de la taxe sur les services de télévision, de 5,15 % à 3,5 %, et hop : jusqu’à 60 millions d’euros de moins dans les caisses publiques. De quoi financer le CNC, oui, mais surtout de quoi soulager les comptes de groupes qui n’ont jamais vraiment manqué de liquidités.

L’argument est d’une pureté désarmante : les pauvres éditeurs de télé souffrent de la concurrence des plateformes et des réseaux sociaux. On en pleurerait presque. Dommage que cette compassion soudaine ne figure nulle part dans le contre-budget officiel de Jordan Bardella et Marine Le Pen. Comme si, au fond, l’initiative était un peu trop « parlementaire » pour être vraiment populaire. Ou trop alignée avec certains intérêts médiatiques pour être purement idéologique.

On notera au passage la délicatesse du timing : la taxe rapporte déjà de moins en moins, son assiette a déjà été allégée, et le RN décide qu’il faut encore lui porter un coup de pouce. « Coup de pouce millionnaire », écrit La Lettre. On aurait pu dire « coup de main aux amis des amis ». Mais restons polis.

Voilà donc le parti qui dénonce les élites, les oligarques et le système médiatique… en train de réduire l’addition fiscale de ce même système. Cohérence, quand tu nous tiens. Ou plutôt : opportunisme, quand tu nous souris.

On attend maintenant avec impatience le prochain amendement RN en faveur des travailleurs de l’audiovisuel. Ou, à défaut, un petit effort de mémoire sur ce que signifie vraiment « rendre l’argent aux Français ».



mercredi 28 octobre 2026

Le second JT d’Aurelie Casse en forte hausse…

Le second JT d’Aurélie Casse en forte hausse…

Pour le 20 Heures d’Aurélie Casse sur France 2 le mardi 27 octobre 2026, la barre symbolique des 4 millions a été atteinte.

- 4,00 millions de téléspectateurs

- 22,7 % de part d’audience (PDA) 

La veille (lundi 26 octobre 2026, son premier JT):

- 3,91 millions de téléspectateurs

- 20,5 % de PDA

Les chiffres du mardi sont donc supérieurs à ceux de la veille : + environ 90 000 téléspectateurs et + 2,2 points de PDA. 

À titre de comparaison, Hier soir (mardi 27 octobre 2026), le JT de 20 heures de TF1, présenté par Gilles Bouleau, a réuni 4,67 millions de téléspectateurs, soit 26,3 % de part d’audience (PDA).

Il reste leader, même s’il repasse légèrement sous la barre des 5 millions et perd un peu de PDA. L’écart avec le 20 heures de France 2 (Aurélie Casse : 4,00 millions / 22,7 %) est le plus faible de la saison (moins de 700 000 téléspectateurs).

Ces chiffres proviennent de Médiamétrie, relayés par Puremédias et Ohmymag.


mardi 27 octobre 2026

Gilles Bouleau sur TF1 et son 20H laisse Aurélie Casse très loin derrière

Gilles Bouleau sur TF1 et son 20H laisse Aurélie Casse très loin derrière... 

Environ 3,91 millions de téléspectateurs (20,5 % de part d’audience) pour la partie principale du 20 Heures.

C’était la première présentation d’Aurélie Casse au JT de 20 heures de France 2, ce lundi 26 octobre 2026, en remplacement de Jean-Baptiste Marteau (pendant les vacances scolaires). Les chiffres de Médiamétrie, rapportés par plusieurs médias (Puremédias/Ozap, Télé-Loisirs, Ouest-France, etc.), indiquent :

Partie principale du journal : 3,91 millions de téléspectateurs et 20,5 % de PdA.

Deuxième partie (plus magazine, autour de 20h35, type Envoyé spécial) : 3,24 millions de téléspectateurs et 16,4 % de PdA. Soit 18,45 millions en moyenne des deux parties

En comparaison, le 20 Heures de Gilles Bouleau sur TF1 a réuni environ 5,07 millions de téléspectateurs (26,5 % de PdA). Si le score d’Aurélie Casse est en hausse par rapport à la moyenne récente de Jean-Baptiste Marteau la semaine précédente (autour de 3,46 millions / ~18,7 %), l’écart avec le journal de La Une est encore au-dessus avec plus de 1,5 millions de téléspectateurs de différence (environ 1,8 million sur les 2 parties).

En admettant même que l'effet curiosité soit bien là, la deuxième soirée sera en dessous pour celle qui devrait prendre la place de Léa Salamé qui, elle, ne pourra pas animer les soirées électorales françaises de 2027. 

Catastrophe nationale ? Quasi. La démocratie tricolore va-t-elle survivre à l’absence de sa journaliste préférée ? On frôle le drame constitutionnel. Heureusement, le destin (et la direction de France Télévisions) a tout prévu. Puisque Léa est la compagne de Raphaël Glucksmann, candidat à la présidentielle, on l’écarte discrètement du dispositif hexagonal pour « conflit d’intérêts ». Très bien. Éthique. Vertu journalistique. Dont acte !

Heureusement, pas de panique, mesdames et messieurs : on lui offre un magnifique lot de consolation. Elle va animer… les midterms américaines. De minuit à 6 h du matin. Sur franceinfo. En codiffusion sur France 2. Autrement dit : pendant que la France choisira (ou non) son prochain président, Léa commentera avec gravité si Donald Trump garde ou perd deux sièges de sénateurs dans le Wisconsin ! Priorités.

On imagine déjà la scène : « Bonsoir. Ce soir, nous allons suivre une élection absolument cruciale… pour un pays qui n’est pas le nôtre, concernant un Congrès qui ne nous gouverne pas, dans une nuit qui ne changera strictement rien à la composition de l’Assemblée nationale. Mais rassurez-vous, j’y serai. »

Le message est clair :

-  Être en couple avec un candidat français = conflit d’intérêts majeur, retrait immédiat.

- Commenter l’avenir politique de Donald Trump à 3 h du matin = aucun problème, au contraire, c’est un « grand rendez-vous ».

On pourrait presque y voir une forme de justice cosmique : on vous retire le droit de parler de la présidentielle française… pour mieux vous confier celle des États-Unis. Comme si le service public disait : « Tu ne peux plus être neutre sur notre démocratie, ma chère. Mais sur la leur ? Vas-y, balance. »

Léa Salamé n’a donc pas perdu. Elle a simplement été promue correspondante spéciale de l’ironie française.

lundi 26 octobre 2026

LFI, une nouvelle fois déboutée.

LFI, une nouvelle fois déboutée.

Le blog CGC Média tenait à faire partager à ses lecteurs cette info qui confirme que la phrase « La France Insoumise et ses représentants sont des factieux et antisémites », ne relève pas de la diffamation mais de la liberté de la critique politique.

Le tribunal correctionnel de Brest a prononcé, ce jeudi 22 octobre 2026, la relaxe de Maël de Calan, président (DVD) du Conseil départemental du Finistère. Poursuivi en diffamation par le député La France Insoumise Pierre-Yves Cadalen, l'élu local avait qualifié le parlementaire et son mouvement politique de « factieux et antisémites ».

Dans un communiqué diffusé à l'issue du délibéré, Me Richard Malka a salué la décision du tribunal, affirmant qu'elle « consacre la légitimité du débat sur l'antisémitisme de chacun des représentants de ce parti » et dénonçant une tentative de La France Insoumise d'« interdire à ses opposants de s'exprimer librement ».

Cette décision s'inscrit dans la lignée de précédents litiges similaires, notamment celui opposant La France Insoumise à l'essayiste Raphaël Enthoven, où les juges avaient également débouté le mouvement au nom de la liberté de la critique politique.

Aurélie Casse présentera son tout premier 20 heures sur France 2 comme l'avait écrit le blog CGC fin juillet.

Aurélie Casse présentera son tout premier 20 heures sur France 2 comme l'avait écrit le blog CGC fin juillet.

Le 26 juillet 2026, dans un article au titre délicieusement prémonitoire — « Aurélie, Casse devrait remplacer Léa Salamé au 20 heures de France 2 » — le blog CGC MÉDIA osait déjà ce que d’autres n’avaient pas encore le courage d’écrire noir sur blanc. 

Trois mois plus tard, France Télévisions officialise (enfin) les soupçons faits depuis l’été : ce soir, lundi 26 octobre 2026, Aurélie Casse présentera son tout premier 20 heures sur France 2.

On applaudit. Ou plutôt, on s’incline car il fallait bien que quelqu’un prenne le risque de l’écrire avant que la machine ne se mette en marche. Pendant que certains discutaient encore de la succession de Léa Salamé (partie faire campagne aux côtés de son compagnon), le blog, lui, avait déjà rangé le nom d’Aurélie Casse dans le tiroir « joker du joker ». Visionnaire ? Ou simplement attentif aux signaux faibles qui circulent dans les couloirs de France Télévisions ? Peu importe. Le résultat est là.

Ce soir, donc, la présentatrice de C dans l’air (week-end) et du Monde en face quitte le confort relatif de France 5 pour s’installer dans le fauteuil le plus exposé du service public. Elle remplace Jean-Baptiste Marteau, lui-même remplaçant de Léa Salamé. Une belle mécanique de poupées russes, parfaitement huilée. On imagine déjà les commentaires : « Elle stresse beaucoup », « C’est un défi immense », « J’ai demandé à prévenir ma mère ». Touchant. Professionnel. Humain. Tout ce qu’il faut pour une première réussie.

Pendant ce temps, on relit l’article du 26 juillet avec un petit sourire en coin. Parce que, clairement, le blog CGC Média avait vu venir le coup avant que la direction de l’information ne le confirme en septembre. 

Ce soir donc, les téléspectateurs de France 2 découvriront donc un nouveau visage. Ou plutôt un visage qu’ils connaissaient déjà, mais sous un autre éclairage. Comme quoi, parfois, il suffit d’écrire les choses pour qu’elles arrivent ou de les écrire assez tôt pour avoir tout compris avant tout le monde.

Bonne première, Aurélie Casse.

dimanche 25 octobre 2026

France Télévisions a lancé un nouvel appel d’offres en 2026 pour la « fourniture de services et de données météo » !

France Télévisions a lancé un nouvel appel d’offres en 2026 pour la « fourniture de services et de données météo » !

Avant tout, il convient de rappeler que France Télévisions s’appuie depuis plus de 10 ans (pour les bulletins nationaux de France 2 et France 3) sur MeteoGroup (et sa filiale française), un prestataire privé d’origine britannique/européenne et non plus sur Météo-France qui a continué sa collaboration avec  TF1 toutes ces années.

Historique du contrat

- Jusqu’en 2013/début 2014, Météo-France fournissait les données pour les bulletins nationaux.

-  En 2013, France Télévisions a lancé un appel d’offres pour 2014-2016. MeteoGroup a remporté le marché avec une offre environ 30 % moins chère que celle de Météo-France, et en proposant selon les détails de meilleures prestations graphiques/infographiques et un support. (thetimes.com) 

-  Météo-France a conservé les prévisions pour les éditions régionales de France 3 et les chaînes d’Outre-mer.

De récents articles  (2025-2026) continuent de présenter MeteoGroup comme le fournisseur de France Télévisions pour les bulletins nationaux, tandis que TF1 reste avec Météo-France...tout cela menant pour le groupe public, encore et toujours aux Etats-Unis.

MeteoGroup (basé historiquement à Londres, avec une forte présence européenne) a été racheté en 2018-2019 par DTN, une société américaine (siège à Omaha, Nebraska). Une partie de l’activité « Weather Suite » a ensuite été cédée à Chyron (2021), avec un partenariat de données maintenu avec DTN...en réalité une « agence américaine ». (*)

DTN est détenue par TBG AG (également appelée Thyssen-Bornemisza Group), une société holding d’investissement privée basée à Zurich, en Suisse.

• TBG AG est le bras d’investissement de la famille Thyssen-Bornemisza (héritière d’une dynastie industrielle européenne liée à l’acier, notamment via Thyssen).

•  En 2017, TBG a racheté DTN à Schneider Electric (qui le détenait via Telvent) pour environ 900 millions de dollars.

• Depuis, DTN reste sous le contrôle de TBG. C’est d’ailleurs TBG qui a ensuite acquis MeteoGroup en 2018 (intégré ensuite aux activités de DTN).

(*) DTN est donc une société américaine (siège historique à Omaha/Minneapolis), mais son actionnaire ultime est suisse/familial européen. Aucun changement de propriétaire majeur n’apparaît dans les sources récentes (jusqu’en 2026). Depuis plus de 10 ans, la météo de France Télés est de facto due aux américains !

NB: 

Le contrat avec Meteo group à l'époque  a été signé par Thuillier et Verdier climatosceptique. Meteo group mainte fois vendu et revendu est devenu DTS.

Les faits et les chiffres précis documentés par la presse américaine d'investigation et scientifique (AP News, CNN, CBS News, Maritime Executive) :

1 - Démantèlement massif des réseaux de balises et capteurs

Plus de 900 balises et capteurs océaniques retirés : Le réseau de surveillance océanique et de données de surface (qui mesurait les températures de l'eau, le niveau du carbone, les vagues et la pression pour alimenter les modèles météo) fait l'objet d'un démantèlement ciblé, entraînant le retrait de plus de 900 balises d'une valeur de plus de 370 millions de dollars. (AP News)

- Annulation des balises dérivantes et des sous-traitants : La maintenance des bouées dérivantes du programme mondial (Global Tropical Moored Buoy Array) a été fortement réduite ou interrompue, coupant les flux de données directes pour la détection précoce des tempêtes et ouragans.

2. Suppressions de postes, ingénieurs et sous-traitants

- Une perte de 15 % du personnel clé : Les coupes massives d'effectifs ont entraîné le départ direct (licenciements, démissions forcées ou départs non remplacés) d'environ 15 % des effectifs globaux du National Weather Service (NWS), incluant de nombreux scientifiques chevronnés et experts en modélisation. (CBS News)

- Contrats de sous-traitance scientifique annulés : Des centaines de sous-traitants privés et universitaires travaillant sur le traitement des données météorologiques pour la NOAA ont vu leurs contrats résiliés.

- Lancements de ballons sondes à l'arrêt : Dans plusieurs régions clés, plus de la moitié des lancements stratégiques de ballons sondes météorologiques n'ont pas pu avoir lieu en raison du manque de personnel et de matériel, privant les modèles automatiques de données atmosphériques de référence. (CBS News)

3- Recul technologique des satellites et modèles

- Recul estimé à 10 ans : Les experts en météorologie préviennent que la réduction des instruments de mesure à bord de la nouvelle constellation de satellites GeoXO (passée de 6 à 4 satellites avec la suppression des capteurs d'aérosols et de foudre) va faire reculer la qualité de la prévision américaine d'une décennie. (News Channel 3-12)

- Suppression du suivi des catastrophes : La NOAA a officiellement cessé de comptabiliser et de suivre les évènements climatiques majeurs dépassant le milliard de dollars de dégâts. (Climate Power)

La réalité du constat

- L'impact ne relève pas d'un simple « risque de dégradation », mais d'une dégradation avérée des données brutes en amont (CBS News)

1- Moins de balises en mer, moins de ballons sondes et moins de satellites signifient moins de mesures réelles. (News Channel 3-12)

2- N'importe quel courtier privé de données (comme le groupe américain DTN) qui réutilise ces flux mondiaux se retrouve à alimenter ses logiciels avec des données moins précises et des trous de couverture majeurs.

Situation actuelle et coût

Les détails précis du contrat en vigueur (durée exacte, montant, conditions) ne sont pas publics. France Télévisions a donc lancé un nouvel appel d’offres en 2026 pour la « fourniture de services et de données météo » (lots pour les rédactions nationales/régionales, données satellite/radar/foudre, Outre-mer, etc.), avec une procédure négociée. Cela indique que le marché est en cours de renouvellement ou de mise en concurrence. (marchesonline.com) 

Sur le plan du coût et de la qualité: le choix initial de MeteoGroup était motivé par l’économie (estimée à environ –30 %)….nous en sommes loin.
Les comparaisons récentes notent que les cartes/présentations de France Télévisions restent plus simples (températures brutes, colorimétrie saisonnière fixe) que celles de TF1 (qui s’appuie sur l’expertise Météo-France et met davantage en avant les anomalies climatiques). Les critiques sur le caractère « aléatoire » ou moins fiable sont de plus en plus nombreuses.

En résumé : le prestataire actuel pour le national reste MeteoGroup (devenu lié à des intérêts américains via DTN), choisi à l’origine pour des raisons supposées économiques face à Météo-France. 
Un nouveau marché public serait toujours en cours en 2026 donc la situation peut évoluer...


samedi 24 octobre 2026

Un technicien de Mediawan Kids & Family, a été identifié parmi les personnes interpellées après l’attaque des locaux de CNews (et du groupe Lagardère News, qui abrite aussi Europe 1 et le JDD) le samedi 17 octobre 2026.

Un technicien de Mediawan Kids & Family, a été identifié parmi les personnes interpellées après l’attaque des locaux de CNews (et du groupe Lagardère News, qui abrite aussi Europe 1 et le JDD) le samedi 17 octobre 2026.

Voici un résumé des faits connus :

L’attaque du 17 octobre (samedi dernier)

Tôt le matin (vers 7 h), en marge d’une mobilisation nationale contre la vie chère, une centaine d’individus cagoulés et vêtus de noir se sont massés devant le siège parisien de CNews. Ils ont bloqué l’accès au parking, renversé des barrières, jeté des projectiles, brisé des vitres et tagué des slogans (ex. « Pas de télé pour les fachos »). Environ 21 à 25 personnes ont été interpellées. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction. (leparisien.fr) 

La veille, un site d’ultragauche avait appelé à « envahir » et « débrancher » plusieurs médias jugés hostiles, dont CNews, BFMTV, France Télévisions, etc.

Le salarié de Mediawan

Selon plusieurs sources, l’homme figure parmi les interpellés. Sur son profil LinkedIn, il se présente comme chef monteur chez Mediawan Kids & Family (depuis plus de 4 ans selon certaines sources, ou monteur depuis 2022 selon d’autres). Mediawan est le grand groupe de production audiovisuelle cofondé par Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton ; il produit notamment des émissions pour France Télévisions (C à vous, C dans l’air, etc...).

Il aurait déjà été signalé lors d’une action d’Extinction Rebellion et serait connu des services de police pour conduite sous stupéfiants. Il reste présumé innocent.

Le même jour, des équipes de BFMTV ont également été agressées ou prises à partie pendant les manifestations (notamment à Nantes, où une journaliste a été blessée au dos en protégeant son matériel, et à Paris). CMA Média (propriétaire de BFMTV) a dénoncé ces « attaques intolérables ». L’appel ultragauche ciblait aussi BFMTV