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vendredi 30 octobre 2020

Le tandem Gengoul/Ernotte provoque les salariés ultramarins de Wallis.

Le tandem Gengoul/Ernotte provoque les salariés ultramarins de Wallis.

Souvenez-vous, c’était en février dernier. Le blog CGC Média comme l’Association de Défense de l’Audiovisuel Public (ADAP) avait alerté sur la nomination par le tandem Gengoul/Ernotte avec l’aval de quelques adhérents de l'ucsa-cgt (ou l’USTKE si vous préférez, membre de la CSA, la confédération des syndicats autonomistes qui a rejoint depuis la CGT) de Norbert Taofifenua (cousin d’une des sept familles royales de l’île) directeur régional de Wallis et Futuna, la petite station ultramarine du Pacifique.

Aujourd’hui, le cousin royal est en place et force est de constater que comme nous l’avions annoncé, la chasseuse d’homme blanc de plus de 50 ans a mis le feu.

La direction de France Télévisions a, en effet, décidé d’amputer l’enveloppe destinée aux mesures salariales annuelles pour les salariés, des 3 postes de direction qu’elle a unilatéralement choisis sur proposition du nouveau roi :

- Un directeur des antennes (pour remplacer le promu)

- Un Chef de centre

- Un rédacteur en chef

A tous ceux qui s’étonnent que ces postes n’aient fait l’objet d’aucune consultation, la direction répond : « Les mesures dites structurelles rentrent dans les budgets globaux de chaque établissement ».

Autrement dit que les promos liées à ces 3 postes de direction présentés comme une modification structurelle alors que ce sont des postes qui de surcroit existent déjà, soient prises sur l’enveloppe globale dédiées aux sur mesures individuelles de l’ensemble des salariés.

Une provocation estiment les salariés sur place qui dénoncent l’injustice…

Pas de vagues surtout ! 

Seulement voilà au nom de l’inexistant concept de visibilité des Outre-mer dont tandem Gengoul/Ernotte vantait les mérites, le blog CGC Média rend cette affaire bien visible. 

Le remplaçant de Candilis accumule les flops retentissant…France 2 à 5,4% en Prime !

Le remplaçant de Candilis accumule les flops retentissant…France 2 à 5,4% en Prime !

Pierre-Antoine Capton à qui Libé consacrait il y a trois jours, un long article sur son ascension fulgurante « à force d’acquisitions » (*) -  «  Il agrège dorénavant une trentaine d’entreprises européennes dans la production, la distribution, la diffusion de contenus audiovisuels. Chiffre d’affaires : 338 millions d’euros en 2019. L’objectif ? » écrivait  Jérôme Lefilliâtre dans le quotidien – se retrouve une nouvelle fois dans les choux.

Le 22 mai dernier, le blog CGC Média dans son article « 1,5 millions d’euros environ pour un nouveau flop sur France 2 avec le retour du Grand Echiquier produit par « Troisième Œil », revenait sur le score calamiteux du 7ème numéro du «Grand Échiquier» diffusé le 2 juillet qui n’était parvenu qu’à attitrer 1,28 million de curieux pour 6,8% de part de marché seulement. Sonplus mauvais score…alors !

Il y a bien pire. Ce 29 jeudi 29 octobre, Sitbon-Gomez et donc Capton ont pris une nouvelle claque. 

Le 8ème numéro de « Grand Échiquier » diffusé en prime time sur France 2 se rapproche des abysses avec 5,4% seulement du public soit 1.126 000 téléspectateurs. Son nouveau plus mauvais score à présent.

Pour l’anecdote c’est quasiment 4 fois moins que TF1 qui avec deux numéros inédits de sa série Alice Nevers a réuni  5,15 et 4 millions de fans, soit 21,6% et 23,9% de part de marché, est sans conteste la chaîne leader ou encore M6 qui avec la diffusion du film d’animation Coco des Studios  Disney réalise 19.6% de part de marché.

Rappelons les chiffres que le blog CGC Média reprenait de l’article signé Marina Alcaraz publié le 20 décembre 2018 dans Les Échos qui écrivait dans son papier intitulé « Le retour du « Grand Echiquier », un vrai pari pour France Télévisions » « Le retour de l'émission de Jacques Chancel jeudi soir se fait avec des moyens importants (chaque émission coûte 1,2 million d'euros) ».

 

Le blog CGC Média reprend donc sa calculette :

 

Le 6ème numéro ayant été réalisé avec « les deux cars (ex Lille et Lyon) avec des séparations en plexiglas pour permettre un espacement des postes de travail »  dans des conditions spéciales sanitaires  pour un coût global estimé à  presque 1,5 million d’euros. Idem pour le 7ème numéro.

 

Le 8ème numéro ne diffère pas beaucoup, en coût dans le contexte sanitaire, ce qui nous donne au total – je pose tout et je ne retiens rien ! –

5 émissions x 1,2M€ soit 6M€ auxquels s’ajoutent ces 3 x 1,5M€, cela fait tout de même plus de 10 millions d’euros.

 

Certes on est loin des 100 millions signés par Ernotte avec la boite de Nagui filiale de Banijay qui fait aujourd’hui l’objet d’une plainte au Pénal, mais ce ne sont que des « unitaires » !

(*) 



jeudi 29 octobre 2020

TF1 et M6 craignent la rechute avec ce nouveau reconfinement !

TF1 et M6 craignent la rechute avec ce nouveau reconfinement !

Ce jeudi 29 octobre, juste après l’annonce par Emmanuel Macron la vielle d’un reconfinement jusqu’au 1er décembre, BFM diffusait un sujet sur l’impact de la mesure concernant la baisse des recettes publicitaires sur les chaînes de télévisions.

Il y était question de TF1 et de M6 qui malgré un rattrapage au 3ème trimestre, craignent un effondrement avec ce nouvel épisode qui inquiète les deux groupes...mais pas de France Télévisions, l’ex-Orange chantant sur tous les toits comme de coutume, que tout va bien !

Selon nos informations et malgré l’incessante propagande interne, c’est 100 millions qui pourraient en gros manquer en 2020…le montant du contrat que l’intéressée a signé avec la société de Nagui, en racontant au CSA que tout cela avait été fait dans le respect des règles mais qui fait cependant l’objet d’une plainte au Pénal et vraisemblablement d’une prochaine saisine de l’IGF.

Si TF1 qui a réalisé près de 200 millions d’euros d’économies et M6 plus de 90 millions qui ont permis aux deux groupes d’absorber le repli des recettes publicitaires en baisse de 17% depuis le début de l’année, pour les deux groupes qui ont certes bénéficié d’un effet rattrapage au 3ème trimestre (notamment TF1 qui a vu ces dernières grimper de plus de 7%)  l’inquiétude même mesurée demeure !



Pour voir le sujet cliquez ici

https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/reconfinement-tf1-et-m6-craignent-la-rechute_VN-202010290050.html

 

mercredi 28 octobre 2020

Pierre-Antoine Capton se fait tirer le portrait par Libé qu’il « rêverait de racheter » !

Pierre-Antoine Capton se fait tirer le portrait par Libé qu’il « rêverait de racheter » !

« Ce nouvel acteur s’est développé à toute vitesse, à force d’acquisitions : il agrège dorénavant une trentaine d’entreprises européennes dans la production, la distribution, la diffusion de contenus audiovisuels. Chiffre d’affaires : 338 millions d’euros en 2019. L’objectif ? » écrit Jérôme Lefilliâtre dans le portrait qu’il fait de Pierre-Antoine Capon dans Libé.

Avec un titre à double voir triple sens « C à lui Pierre-Antoine Capton » [comme par exemple Tout ça…C bien à lui PAC] l’article explique comment ce faux modeste – « il est originaire de de Trouville (pas de Deauville, chez « les bourgeois » (sic) – qui campe  « ce sentiment d’illégitimité un peu surjoué » (sic) est devenu celui qui « a passé deux mois à New York car ne parlant pas anglais pour suivre des cours dispensés par un type de la Deutsche Bank mais aussi et surtout en tournée à Wall Street pour vendre Mediawan aux investisseurs anglo-saxons » (sic)

« Il s’apprête en effet à revendre sa boîte, Troisième Œil, au groupe Mediawan, à l’honneur dans la dernière saison de Dix pour cent, qu’il préside et a cofondé il y a cinq ans avec le milliardaire des télécoms Xavier Niel et le banquier d’affaires Matthieu Pigasse » (sic).

« Grâce à cette opération, ‘’demain, je vais être riche’’, constate sans orgueil «PAC», qui dit vouloir réinvestir une partie de l’argent dans la nouvelle structure détenant Mediawan (la société vient de sortir de la Bourse via une OPA conduite par ses trois créateurs Niel, Pigasse et donc Capton ). » (sic)

« L’objectif ? »  s’interroge Libé :

- A moyen terme, racheter des titres de presse… « un gage de respectabilité » (sic) voire un autre club de foot que "Le Stade Malherbe de Caen, le club de foot que Capton vient de racheter avec un fonds d’investissement américain." (sic)

« PAC concède quand même un désir de presse. Il y a quelques mois, il a failli reprendre Paris Normandie. Il rêve davantage de l’Equipe ou de Libé. Un autre gage de respectabilité » écrit encore Libé.

- A court terme, continuer à se faire toujours plus d’argent.  «Amener Mediawan à un niveau mondial, répondre à la demande des plateformes» (dixit Capton)…et pour cela il faut des pépettes, beaucoup de pépettes et du faste. « Les bureaux de patrons méritent toujours qu’on s’y attarde, tant ils en disent long sur leurs occupants. Celui de Pierre-Antoine Capton couronne, au septième étage, un superbe immeuble Art Déco de l’avenue de Breteuil, dans le 7ème arrondissement de Paris (14000 euros le mètre carré d’habitation dans le quartier). L’espace y est immense ; la terrasse parsemée de fauteuils qui le longe est à vous faire mourir d’envie ; la vue sur le dôme doré des Invalides, tout proche, semble avoir été pensée pour les besoins d’une série Netflix sur la vie glamour d’une Américaine à Paris. » (sic)

Il faut leur en mettre plein la vue à ces petits GAFAM ! « Le siège du groupe brille aussi pour impressionner les dirigeants de Netflix, Amazon et Disney, lorsqu’ils passent en France pour traquer les bonnes idées de séries, documentaires et animations. » (sic)

Dire que Tout ça, c’est en très grande partie grâce à France Télévisions la télévision de Service publique payée par le contribuable !

« Le producteur remporte la timbale (*) l’appel d’offres de France 5 sur lequel l’a aiguillé son ami Jacques Chancel, avec le concept de C à vous, l’émission quotidienne sur France Télévisions » (sic)

(*) Définition : Remporter ou gagner la timbale, décrocher ou gagner  le jackpot , gagner le cocotier ou encore décrocher le coquetier : obtenir une chose disputée ; obtenir un résultat important…

Et se les faire or (les coquetiers évidement) !

Comme l’écrit si bien Libé mais aussi le blog CGC Média qui – hasard du calendrier – vient de publier deux derniers posts sur l’intéressé (liens en bas de page), « Ce nouvel acteur s’est développé à toute vitesse, à force d’acquisitions : il agrège dorénavant une trentaine d’entreprises européennes dans la production, la distribution, la diffusion de contenus audiovisuels » (sic)

Et combien de productions quotidiennes, hebdomadaires et autres compte-t-il aujourd’hui à France Télévisions ?

Une dizaine ? Une quinzaine ? Plus ?

Quel est le montant de l’enveloppe qu’Ernotte a signé avec les entreprises de PAC ou celles de son cercle proche ces trois dernières années ? Quelques dizaines de millions ?

Quelques centaines de millions ? Combien, au final ?

L’IGF qui devrait se pencher sur le montant des contrats passés après les révélations de Médiapart sur l’exorbitant contrat de 100 millions d’euros signés avec la société de Nagui détenue par Banijay, sera sûrement très intéressé par le papier de Libé.







mardi 27 octobre 2020

L’arnaque Salto…Vous payez tous les mois pour être triés et démarchés !

L’arnaque Salto…Vous payez tous les mois pour être triés et démarchés !

Les quelques abonés qui devront débourser de 7 à 13 euros par mois pour revoir des programmes auxquels ils ont accès gratuitement sur les sites de Replay des chaînes, vont avec leur  consentement, c’est à dire en acceptant les cookies qui sont utilisés sur cette plateforme par Salto et ses partenaires, pouvoir être utilisés aux fins de réaliser des statistiques de visites et pour leur proposer des publicités, des services et offres adaptés à leurs centres d'intérêts !

C’est « L’édition multimédi@ » dans son numéro 414 qui met aujourd’hui les pieds dans le plat. (* ci-après)

Le titre « La plateforme Salto est payante et... avec publicités » est assez clair pour ne pas commencer plus avant l’excellent article qui montre comment entend fonctionner la plateforme dont la durée de vie devrait être très courte vu le piteux démarrage.   

(*)

« La plateforme Salto est payante et... avec publicités »

En fait.  Le 20 octobre, le groupe public France Télévisions et ses concurrents du privé TF1 et M6 ont enfin lancé leur plateforme commune de TV et de SVODpour jouer la carte de « l'exception culturelle française » face aux Netflix, Amazon Video et autres Disney+. Salto est payant mais la publicité n'est pas bien loin. En clair. Pour les abonnés de Salto, il leur en coûtera 6,99 euros par mois pour un seul écran, 9,99 pour deux écrans, ou 12,99 pour quatre écrans. Mais à ce prix-là, y aura-t-il de la publicité sur cette plateforme « publique-privée » de télévision [live ou reptay) et de vidéo à la demande (par abonnement donc) ? « Oui et non », diraient les adeptes du « en même temps». La plateforme que dirige Thomas Follin - transfuge du groupe M6 - assure qu'« il n'y a pas de publicité sur le catalogue Salto, qu'il s'agisse de films et séries en VOD, d'avant-premières, des nouvelles saisons mises à disposition en intégralité ou en US+24 ».

Mais, car il y en a un, « en revanche Salto distribue des chaînes et des programmes télé qui seront diffusées avec leur publicité » (1 ). Autrement dit, sur le bouquet dune vingtaine de chaînes de télévision proposées par Salto - dont celles déjà accessibles par ailleurs gratuitement sur la TNT (TF1, France 2, France 3, France 4, M6, W9, 6ter, TMC, TFX, LCI ou encore Franceinfo (2) -, les abonnés payants de Salto auront droit à la publicité de ces chaînes-là. Sans parler du fait que les chaînes du groupe public France Télévisions sont, elles, déjà payées par la redevance audiovisuelle - 138 euros en 2020 - dont tout abonné « Salto » est censé déjà s'acquitter. Ils se retrouvent donc à payer deux fois certains contenus de Salto (3). Des chaînes thématiques s'ajoutent au bouquet : TV Breizh, Téva, Paris Première, Ushuaia TV ou encore Histoire TV.

Concernant cette fois la partie SVOD de Salto, avec son « cata logue en illimité (...) de plus de 10000 heures [15.000 à terme, ndlr] de séries, films, documentaires et programmes jeunesse », n'y aura-t-il vraiment pas de publicités comme sur Netflix, Amazon Prime Video, Disney+ ou encore AppleTv+ ?

Si l'on en croit Salto, il n'y en aura pas. Mais si l'on se réfère à son site web, à propos de la dépose de cookies sur le terminal (ou les terminaux) des abonnés, le propos est alors ambigu : « Avec votre consentement, les cookies sont utilisés sur cette plateforme par Salto et ses partenaires aux fins de réaliser des statistiques de visites et vous proposer des publicités, services et offres adaptés à vos centres d'intérêts »

Thomas Follin contacté par Edition Multiméditdi@, a beau faire dire à une porte-parole que « Pour l'instant, il n'y a pas de projet en ce sens », personne n’est dupe !



Le recrutement de Jacques Denoyelle (SECAFI) par l'ex-Orange comme directeur du dialogue social à France Télés, n'en finit pas de susciter colère et indignation.

Le recrutement de Jacques Denoyelle (SECAFI) par l'ex-Orange comme directeur du dialogue social à France Télés, n'en finit pas de susciter colère et indignation.

Le recrutement par Ernotte de Jacques Denoyelle directeur associé chez SECAFI - cabinet très proche de la cgt que cette dernière met à toutes les sauces à France Télés  - qu'avait annoncé en exclusivité le blog CGC Média dès le  12 octobre dernier, n’en finit pas de susciter colère et indignation.

Après la déclaration liminaire de FO au  du CSE du 20 octobre dernier et le tract mi chèvre mi chou de la CFDT qu'avait publié le blog CGC Média, c'est à présent au tour du SNPCA-CGC et de l'UNSA  de publier un communiqué commun "Nomination au dialogue social : le royaume de l’entre-nous." 

Cette publication que vous propose de découvrir le blog CGC Média (ci-après) fait référence à la notion de suspicion légitime en matière de conflit d'intérêts évident dans cette affaire pour le moins fumeuse !

"Faut-il rappeler que cette nomination intervient alors que nous tous [salariés de France Télés, ndlr] avons dû signer un document bidon, nous engageant à certifier que nous ne sommes pas soumis à des conflits d’intérêts dans notre travail ?" lancent en chœur les deux syndicats.

Voici le texte:

Nomination au dialogue social : le royaume de l’entre- nous.

C’est une annonce qui, en d’autres temps, aurait provoqué une levée de boucliers. Il faut croire que l’indignation devient sélective. La nomination, à compter du 2 novembre, comme Directeur du Dialogue Social de France TV, d’un ex-consultant du cabinet SECAFI, le cabinet conseil attitré de la CGT, qui plus est conseiller personnel du syndicat sur de nombreux dossiers importants à France TV ces dernières années, est de nature à créer ce qu’on appelle une suspicion légitime.

Il ne s’agit pas ici d’attaquer l’homme, au demeurant respectable, mais une pratique qui nous demande d’ignorer le lundi, qui faisait quoi et pour qui vendredi dernier… La suspicion légitime, n’est pas un concept fumeux. Elle permet de récuser des juges par exemple. C’est le fait que des liens antérieurs avérés, amicaux, familiaux, hiérarchiques ou économiques puissent altérer le jugement de la personne en charge d’une fonction. En clair cela pointe le risque que cette personne soit contrainte d’arbitrer elle-même ses propres conflits d’intérêts. C’est par exemple le problème que posent les pantouflages dans la haute fonction publique. Un jour à Bercy, le lendemain chez Suez ou Veolia, ou autre… Ce que l’état tente bien maladroitement d’encadrer.

Notre nouveau Directeur du Dialogue Social se retrouve donc dans la position d’attribuer des marchés le lundi à des sociétés qui étaient, le vendredi, concurrente du Groupe Alpha – dont Sécafi est une filiale – et par ailleurs d’arbitrer ce même lundi, des demandes divergentes entre syndicats, parfois alliés mais parfois concurrents, à celui qui lui commandait des missions de conseil le vendredi précédent. Voici donc inventée une nouvelle position, celle où l’on se trouve entre le marteau, l’enclume et la clé à molette, mais dans un fauteuil d’orchestre.

Faut-il rappeler que ceci intervient alors que nous avons tous dû signer un document bidon, nous engageant à certifier que nous ne sommes pas soumis à des conflits d’intérêts dans notre travail ?

Il est donc utile ici de rappeler qui est le groupe Alpha dont dépend Sécafi et notre nouveau DDS, jusqu’à vendredi. Alpha, présidé par Pierre Ferracci, c’est une marque qui abrite plusieurs filiales qui n’hésitent pas à intervenir dans des domaines contradictoires. Par exemple pendant que Sécafi conseille la CGT partout en France, Sémaphores (ex Sodie) accompagne les patrons et pôle emploi (l’état) dans leurs plans sociaux, PDV et autres RCC. Ainsi Sécafi peut négocier jusqu’au vendredi et Sémaphores commencer à « accompagner » le lundi. Le week-end Alpha et Pierre Ferracci dorment sur leurs deux oreilles et un matelas douillet dans sa maison de Corse construite illégalement (condamnation récente).

Hasard des réseaux, il se trouve que Pierre Ferracci, en expert des relations sociales, a toujours entretenu d’excellentes relations avec Raymond Soubie, l’ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Hasard de la vie, sa belle-fille était en 2017, cheffe de cabinet d’Emmanuel Macron, le candidat.

Avec autant de hasards, la nomination du nouveau Directeur du Dialogue Social de France TV n’est donc qu’une péripétie, une pure coïncidence dans ce beau royaume de l’Entre-Nous. Qui aura totalement échappé à la Présidente de France TV. Mais pas à tout le monde…



lundi 26 octobre 2020

L’Inspection Générale des Finances va-t-elle finalement se lancer sur les contrats exorbitants signés par Ernotte à France Télés ?

L’Inspection Générale des Finances va-t-elle finalement se lancer sur les contrats exorbitants signés par Ernotte à France Télés ?

Selon nos informations, l’Inspection Générale des Finances qui s’était penché voilà cinq ans sur les dépenses à Radio France, du temps où Mathieu Gallet y sévissait encore, devrait s’intéresser de très près au montant des contrats astronomiques signés par Ernotte avec une poignée de producteurs privés (toujours les mêmes) intervenant pour certains en situation de quasi-monopole.

L’enquête "diligentée par les ministères de la Culture et des Finances"  avait à l’époque pour objet de "vérifier les dépenses de la présidence, de la direction générale et du comité directeur de Radio France après la révélation de travaux dans le bureau du président du groupe, Mathieu Gallet, pour quelques 100 000 euros".

Il ne s’agit pas ici simplement de 100 000 euros – c’est peu dire – mais de plusieurs centaines de millions d’euros répartis sur une poignée de contractants, à commencer par le contrat de 100 millions d’euros d’argent public signé avec Nagui révélé au mépris des procédures de contrôle en vigueur comme l’avait évoqué un long article dans Capital mais aussi l’enquête étayée d’une dizaine de pages publié en juillet dernier  par Médiapart.

Enquête qui a débouché sur le dépôt d’une plainte pénale malgré les assurances données par Roch-Olivier Maistre à plusieurs candidats ayant pris part à la mise en scène de juillet dernier, qui les tenait lui-même d’Ernotte sur le fait que tout aurait été fait dans les règles !

Rappelons que pour tenter de justifier les 100 millions de contrats que l'ex-Orange a signé avec Nagui et Air Productionsla société qu’il a fondé et qu’il préside, détenue par Banijay dont l’animateur est actionnaire à hauteur de 5,3% et d’où vient Takis Candilis le numérobis ernottien qui en était le patron qu’en 2017, elle avait indiqué suite à l'enquête de Médiapart “Nagui rapporte plus d’argent qu’il n’en coûte”.



Ce n’est donc pas uniquement le contrat hors norme signé par Ernotte avec Nagui et cette filiale de Banijay donc Stéphane Courbit que devrait éplucher l’IGF mais également sur une quinzaine de contrats au moins, signés directement ou avec des filiales de Banijay, Endemol Shine, Mediawan (*), Troisième Œil production, etc…la plupart se rachetant entre elles ou entrant les unes au capital de l’autre !

(*) Mediawan, est une structure d'investissement dans les médias, conçue par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton.  Elle a racheté en 2018 le producteur de la série «Dix pour cent».

Certains font tout pour que l'Inspection générale des finances considérée comme l'un des services-clés de Bercy, "exerçant une mission générale de contrôle, d'audit, d'étude, de conseil et d'évaluation en matière administrative, économique et financière" (selon sa propre définition), ne s’en mêle pas !

« Vous y croyez à une saisine de l’IGF avec dans ses rangs Emmanuel Macron qui y avait été nommé inspecteur des Finances ? », raille ce fin connaisseur des petits arrangements entre amis ! Allons donc, l’IGF enquêterait sur 100 000 euros de deniers publics de restauration d’un bureau mais pas sur plusieurs centaines de millions d’euros de l’argent des contribuables français distribués à une poignée de producteurs ?!

Il faut y croire évidemment…De toute façon l’instruction judiciaire qui sera inévitablement menée dans le cadre de la plainte pénale, devrait déjà être un bon bout avec lequel commencer pour démêler l’écheveau...Il aura déjà un formidable article à lire sur la situation à France Télés : https://www.acrimed.org/C-a-vous-cuisine-entre-amis-sur-le-service-public

dimanche 25 octobre 2020

Cuisine entre amis sur France Télés avec un coup de pub clandestine pour la société Mediawan dans la saison 4 de « Dix pour cent » !

Cuisine entre amis sur France Télés avec un coup de pub clandestine pour la société Mediawan dans la saison 4 de « Dix pour cent » !

"La saison 3 de « Dix pour cent »   était plutôt décevante donnant la sensation que sa créatrice Fanny Herrero  avait fait le tour de son sujet et arrivait à court d'idées pour continuer à raconter le destin des agents d'ASK." écrivait écranlarge le 21 octobre dernier.

"La saison 4 étant annoncée comme la dernière, ce renouveau sera-t-il l'occasion d'apporter un nouveau souffle à la série française" ajoutait le site internet, faisant un premier point "Après deux épisodes et avant de faire un bilan final dans quelques semaines".

L’ensemble des critiques du Net reflète visiblement une certaine déception des internautes bien que la série soit arrivée en tête des audiences, mercredi 21 octobre avec 17,3%.

En tous cas si bon nombre de téléspectateurs se disent déçus, ce ne doit pas être le cas de Médiawan qui a réussi à faire son autopromotion à l’antenne !

En effet, lors de la diffusion du 2ème épisode de la saison 4 de « Dix pour Cent » sur France 2, les téléspectateurs ont pu voir à l’image le nom de la société Mediawan. 

Une belle façon de se faire de la pub gratis dans une invraisemblable opération de placement de produit !

 

Mediawan, est une structure d'investissement dans les médias, conçue par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton.  Elle a racheté en 2018 le producteur de la série «Dix pour cent».

Dominique Besnehard, l'agent de stars, producteur télé et cinéma et vieux complice de Pierre-Antoine Capton, participe donc à la création de ce nouvel ensemble. Sa société Mon Voisin Production rejoint Mediawan avec, dans sa besace, la série à succès «Dix pour cent» pour France Télévisions.

"Dominique Besnehard qui a écrit une série, « Dix pour Cent », dont la saison 4 diffusée en ce moment sur France 2" indiquait Laurent Delahousse dans son mag d'après JT "20h30 le samedi" qu'il présentait ce samedi 24 octobre.

Dans la rubrique intitulée"« Dix pour Cent », stars en série",  Laurent Delahousse posait la question dans un sujet qui  pendant plus de 7 minutes a fait la pub à l'intéressé comme à la série: "Dans la vie réelle, les acteurs ont-ils des points communs avec les rôles qu’ils incarnent ? Les mieux placés pour en parler, ce sont les agents de stars, ceux qui s’occupent de leur carrière".




La société Mediawan est aussi propriétaire de « 3ème Œil Production » qui produit également « C à vous » sur France 5 et la nouvelle émission de France 2 « 6 à la maison » (présenté par Anne Elisabeth Lemoine et Patrick Cohen) diffusée mercredi soir après « Dix pour cent ».

Ironie de la programmation, les deux compères de « 6 à la maison » se sont retrouvés en frontal avec la rediffusion de « C à vous » sur France 5.

Mediawan squatte donc les antennes de France Télévisions. Invraisemblable…certains parlent d’un véritable scandale!

« Autant laisser les clés de France Télévisions à Pierre-Antoine Capton » lâchait ce producteur exaspéré de constater jour après jour où « la télé publique qu’Emmanuel Macron voulait porter si haut (le big bang) est finalement tombé si bas » qui conclut « On ne peut pas dire que la déontologie étouffe tout ce beau monde… »

C’est nouveau tout ça ? Non, ça continue mais là certains ont décidé de passer la vitesse supérieure !

A lire aussi : https://www.acrimed.org/C-a-vous-cuisine-entre-amis-sur-le-service-public

samedi 24 octobre 2020

Les Français, la crise passée, n’oublieront évidemment pas la façon dont la télé publique se sera comporté !

Les Français, la crise passée, n’oublieront évidemment pas la façon dont la télé publique se sera comporté !   

Il est probablement très inhabituel pour un magazine télé comme Télérama de publier une enquête sur la façon dont son traités l’hôpital et ses soignants face à l’épidémie de Coronavirus.

Dans un article signé Samuel Gontier au titre particulièrement cinglant « Crise sanitaire : France 2 au service de la communication du gouvernement », le titre de presse n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Il souligne l’attitude de France 2 principalement qui préfère mettre en avant les actions du Gouvernement et annoncer de soi-disant bonnes nouvelles plutôt que de parler du malaise du corps médical.

Il est certain, redisons-le, que les Français une fois la crise passée, n’oublieront évidemment pas la façon dont la télé publique aura traité les soignants !  

Le blog CGC Média vous propos de de découvrir l’article coup de poing consultable depuis le 23 octobre sur le site du magazine.

« Le 15 octobre dernier, France 2 privait de parole les soignants qui manifestaient pour la défense de l’hôpital. Le 20 heures préférait souligner le parfait état de préparation face à la deuxième vague de Covid. Cinq jours plus tard, la télévision d’État – pardon, la télévision publique – claironnait une autre excellente nouvelle: les hôpitaux sont submergés de nouveaux personnels. « La réponse de Jean Castex aux soignants épuisés en colère et surtout en grève », annonce Anne-Sophie Lapix au soir de la manifestation des soignants, le 15 octobre.

Plutôt que de donner la parole aux professionnels de santé mobilisés, le 20 heures de France 2 choisit de vanter l’action du gouvernement. « L’augmentation de près de 100 euros prévue en mars sera avancée. Il développe aussi une prime pour ceux qui renoncent à leurs vacances. » Et une assurance obsèques pour ceux qui se tuent à la tâche. Le titre « Deuxième vague : l’angoisse des soignants » participe à dépolitiser les enjeux pour mieux les psychologiser.

- « Le gouvernement a fait un geste aujourd’hui en direction des soignants, reprend Anne-Sophie Lapix après vingt minutes dédiées à l’annonce du couvre-feu. L’augmentation de 93 euros qu’ils auraient dû toucher en mars leur sera versée avant la fin de l’année. » C’est de la générosité anticipée. « Ceux qui renonceront aux vacances de la Toussaint toucheront par ailleurs une prime de 110 à 120 euros bruts par jour. » Une somme suffisante pour assurer leur repos. « Il faut dire que les soignants, épuisés, démotivés, étaient en grève aujourd’hui pour exiger du renfort dans les hôpitaux. » Il faut le dire, mais très vite, en l’illustrant par sept secondes d’images muettes de la manifestation, ou plutôt de quelques groupes esseulés qui dénient la possibilité d’un cortège conséquent.

Anne-Sophie Lapix poursuit : « Nous sommes retournés à l’hôpital de Tourcoing dont le personnel n’a pas eu le temps d’oublier la violence de la première vague. » Plutôt que d’écouter les griefs et les revendications des soignants, France 2 préfère réaliser un reportage compassionnel. « Pour les soignants du centre hospitalier de Tourcoing, au service de réanimation, c’est déjà l’acte 2 », rapporte une reporter. « Pour nous, ça fait déjà quelques semaines que la deuxième vague est déjà là », confie un infirmier. « Comment vous le vivez ? » « Avec lassitude et un peu de désespoir. » Mais sans aucune revendication.

- « Aujourd’hui, dans le Nord, les cas repartent à la hausse, reprend la journaliste. Mais l’hôpital s’est réorganisé. » Ouf, tout va bien, notre gouvernement est extrêmement prévoyant. « Les soignants ont changé de méthode, ils facilitent maintenant la respiration des patients grâce à ces masques à oxygène. Des traitements qui permettent d’éviter parfois l’aggravation des cas. » « On connaît mieux la maladie, explique une médecin, on met en place les traitements plus tôt. » Preuve que l’hôpital n’a pas besoin de moyens supplémentaires.

« Autre changement depuis notre premier passage, les familles ont maintenant l’autorisation de rendre visite à leurs proches. » Les bonnes nouvelles s’accumulent. « Un soulagement pour cette femme dont le père est sous respirateur artificiel. » L’hôpital est devenu un petit paradis. « Six patients sont actuellement en réanimation, surveillés vingt-quatre heures sur vingt-quatre par des soignants tenaces. » Et dociles, semble-t-il. « Mais les décès de la première vague ont laissé des traces. » « Mettre un patient dans une bâche et fermer la fermeture éclair, s’émeut une aide-soignante, ça reste dans la tête. » Mais ça n’arrivera plus puisque désormais l’hôpital est parfaitement organisé.

- « La situation ne risque pas de s’améliorer, prévient toutefois la reporter. Aux avant-postes de l’hôpital, le service des urgences est au bord de la saturation. » Ce service doit être mal organisé. « Avec l’hiver, tous redoutent l’accumulation des patients affectés par le virus et ceux touchés par d’autres maladies. » Voilà donc le coupable d’une éventuelle saturation des hôpitaux : l’hiver.

Ce soir-là, le 20 heures de TF1 choisit le même angle que France 2 en insistant sur les largesses du gouvernement. La chaîne privée accorde toutefois la parole à des manifestants : une infirmière selon laquelle « les augmentations ne représentent qu’un léger rattrapage pour des salaires bloqués pendant une dizaine d’années » à cause du gel du point d’indice dans la fonction publique. Un autre infirmier, membre du collectif Inter-Urgences, précise qu’« à part nous proposer de l’argent, ils n’ont pas compris nos réelles demandes. Ce qu’on demande, c’est un travail de fond sur l’hôpital pour lui redonner de l’attractivité, c’est améliorer les conditions de travail et les conditions d’accueil des patients ». Un médecin urgentiste renchérit : « On attend des moyens pas seulement financiers mais des moyens humains parce qu’on a des lits pour lesquels on n’a pas le personnel suffisant. Donc c’est très frustrant. »

- Plus complet encore, un reportage vidéo réalisé par Aurélie Ladet pour Le Parisien – je découvre stupéfait que le journal de Bernard Arnault est devenu une officine au service des syndicats anarcho-extrémistes. « On est usé, épuisé, témoigne une infirmière, on vient de passer des mois difficiles et on nous demande encore de faire des efforts, tout ça pour une augmentation de 183 euros, c’est très loin de ce qu’on demande. » Elle n’a qu’à sacrifier ses vacances de la Toussaint, cela lui fera quelques centaines d’euros supplémentaires. « L’hôpital est à bout, déclare un médecin. Pour affronter la deuxième crise, nous avons moins de lits et de personnel que pour la première. On est le seul pays du monde où, en pleine pandémie, on continue à fermer des lits. » Par exemple, plus de cent lits ont été supprimés depuis le printemps au CHU de Nantes, rapporte Mediapart (connu depuis longtemps pour être une officine islamo-gauchiste). « Donc les soignants sont dégoûtés. Il y a une vague de départs, il y avait 7 500 postes infirmiers vacants en juin, nous en sommes à plus de 34 000 aujourd’hui. » Pas grave : selon France 2, ils sont beaucoup mieux organisés.

- « Dans les hôpitaux, il y a une fuite des salariés, confirme un aide-soignant. Et c’est très grave, faire fuir les personnels, c’est criminel pour l’hôpital public. » « On risque d’imploser, craint un autre. Beaucoup de soignants nous font part de leur malaise, de leur burn-out. Ils n’ont plus du tout envie de s’investir parce qu’ils ne se sont pas sentis écoutés. » Par le 20 heures de France 2, c’est certain. « Vous avez 10 % des infirmières qui sont en maladie, en dépression, en épuisement professionnel, en stress post-traumatique, précise le médecin. Pour le gouvernement, c’est des chiffres mais pour nous, c’est des noms, c’est des visages, des histoires de vie. » Ce praticien n’a visiblement pas visité l’hôpital de Tourcoing, où les personnels sont plus motivés que jamais.

La veille de la manif, le site 20 Minutes fait aussi preuve d’une douteuse complaisance pour les séditieux hospitaliers. « Les mesures du Ségur sont dérisoires, déplore Arnaud Chiche, médecin réanimateur et fondateur du collectif Santé en danger. On est face à un exécutif qui n’entend pas la souffrance des soignants. Si on veut faire croire que le Ségur de la santé est un choc d’attractivité pour l’hôpital, c’est faux. Cent quatre-vingt-trois euros de revalorisation salariale, ce n’est pas assez, il faut 300 euros de plus pour les soignants et personnels paramédicaux afin d’aligner les salaires sur la moyenne européenne. » Raisonnement absurde : il suffit d’aligner les salaires sur la moyenne africaine pour recruter des soignants venus de ce continent.

« Il faut des embauches massives, poursuit Arnaud Chiche. Personne ne voudra faire carrière dans la santé avec ces salaires et ces conditions de travail là. » Mais si, à Tourcoing, tous les soignants sont enchantés par leur plan de carrière. « En France, il y a en moyenne une infirmière pour une douzaine de malades dans un service de médecine générale, soit deux fois moins que dans certains pays au niveau de vie similaire. » Mais elles sont deux fois mieux organisées. « En dix ans, 60 000 lits d’hôpitaux ont été fermés, il faut en rouvrir 20 000, et créer 15 000 lits de réanimation supplémentaires. » Ça va pas la tête ? Et pourquoi pas embaucher des enseignants, tant qu’on y est ?

- Arnaud Chiche alerte : « Les hôpitaux ne sont pas prêts à faire face à un afflux massif de patients Covid. » Bien sûr que si, puisque désormais les soignants connaissent beaucoup mieux la maladie. « On est à un niveau de sous-effectif tel que l’on demande à des soignants testés positifs au coronavirus, mais asymptomatiques, de venir travailler quand même. » Une nouvelle preuve de l’engagement enthousiaste des personnels de l’hôpital.

- Dans Libération, quotidien d’ultra-gauche, Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes et délégué CGT, le syndicat islamo-collabo, relève que « l’an dernier, il y avait 100 000 demandes d’inscriptions dans des écoles d’infirmière pour 30 000 places. Donc il n’y a pas de crise de vocation mais un refus des conditions de travail dégradées ». Et de préciser : « Il y a 150 000 infirmières qui n’utilisent plus leur diplôme. » Des traîtres, des lâches.

Cinq jours plus tard, miracle ! Infirmant toutes les jérémiades des manifestants du jeudi précédent, le 20 heures de France 2 révèle que le manque de personnel et la crise de recrutement sont définitivement réglés. Grâce à la l’admirable action de notre généreux gouvernement, évidemment. « Nous nous arrêtons sur la prime Ségur mise en place en septembre dernier, annonce Karine Baste-Régis, remplaçante d’Anne-Sophie Lapix. Augmentation des salaires pour le personnel hospitalier et un calendrier accéléré : la seconde augmentation de 93 euros prévue au mois de mars sera finalement versée avant la fin de l’année. Le gouvernement veut absolument remotiver les troupes. Et par endroits cela semble fonctionner. » Notre gouvernement a trouvé l’antidote à la crise de l’hôpital. « Illustration en Seine-et-Marne. » Ça change de Tourcoing.

- « Au service des ressources humaines de l’hôpital de Nemours, c’est du jamais vu, s’esbaudit une reporter. Jusqu’à cinq fois plus de candidatures par poste que les années précédentes. » Il va falloir faire appel à des cabinets de recrutement privés pour opérer le tri dans cette avalanche de candidatures. « Une abondance due en partie à la prime Ségur, 90 euros nets de plus par mois dès septembre. De quoi concurrencer un peu mieux le secteur privé. » Avec les 93 euros supplémentaires promis pas plus tard que pour bientôt, c’est le secteur privé qui va se retrouver en sous-effectif.

Une cadre du pôle médecine explique : « Un des points faibles de la fonction publique était les grilles salariales. » Mais ça, c’était avant. « Pour un jeune diplômé, quand on voit ce que peut proposer une structure privée par rapport à ce qu’on proposait sur un premier poste, il y avait un écart. Donc la revalorisation des salaires va être un argument pour nous. » Les hôpitaux auront le personnel suffisant pour rouvrir les lits qui leur font cruellement défaut.

« Pauline, 22 ans, fait partie de cette nouvelle vague d’embauches, reprend la journaliste en présentant une infirmière. À l’hôpital, le salaire de départ est de 1 600 euros bruts. Elle a toujours voulu être infirmière mais la revalorisation a été un argument de taille pour ses camarades de promotion. » « De ceux que je côtoie, confirme l’intéressée, on s’est tous tournés vers l’hôpital public. C’est toujours bon à prendre, ces 90 euros en plus. » C’est fou ce que la générosité du gouvernement a suscité comme vocations.

« De quoi remplir les postes vacants de l’hôpital », assure la reporter. Et ridiculiser les syndicalistes affabulateurs. « Une aubaine pour le directeur. » Selon lui, « au-delà de la hausse des candidatures, même des candidatures spontanées, quand on recherche des professionnels sur des métiers spécifiques, on a moins de difficulté qu’il y a quelques mois ». Cette deuxième vague du Covid, c’est certain, on ne va pas plus la sentir passer qu’une épidémie de gastro.

- La journaliste poursuit son « enquête » à l’école. « Dans les instituts de formation en soins infirmiers, même constat : les candidats sont de plus en plus nombreux. La crise sanitaire a visiblement suscité des vocations. » Ainsi que les fortunes promises par Olivier Véran. Quoique… « À les entendre, il faudrait revaloriser encore plus ces métiers. » Leur goût du lucre n’a pas de limite. Une élève (sans doute future adhérente d’un syndicat islamo-indigéniste) revendique : « Elles font un travail énorme, dur, et je pense que le salaire ne vaut pas le quart de ce qu’elles font. » L’infinie générosité du gouvernement ne viendra jamais à bout de l’incommensurable vénalité des soignants.

 - « À l’échelle nationale, conclut la journaliste, cent mille postes sont toujours vacants dans les établissements de santé, dont un tiers d’infirmiers. » 

Hein, quoi ? D’où sort ce sinistre statistique ? Que vient-elle faire dans ce sujet fabuleusement rassurant ? On vient de m’expliquer que les postes vacants suscitaient des quantités astronomiques de candidatures. Je ne comprends pas. Soit les responsables des recrutements sont vraiment trop exigeants, soit France 2 a réalisé un sujet outrageusement complaisant pour le gouvernement. Hypothèse à laquelle je ne peux me résoudre.