« La Farine de la Trahison » en terre picarde. Quel spectacle !
Amiens, Picardie. Olivier Faure défile quand une volée de farine s’abat sur lui. « Casse-toi, sale traître ! » crient les manifestants. Visage blanchi, le patron du PS incarne soudain une gauche déconnectée.
Amiens, Picardie, ce 1er mai 2026. Le vent du nord porte encore l’odeur de la baguette fraîche et de la colère populaire.
En Picardie, terre ouvrière et de mémoire, la nouvelle fait mouche. Quatre députés socialistes ont voté contre la publication du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : contre la transparence, contre le débat sur la neutralité et surtout le financement de l'audiovisuel public avec l'argent public.
Les conversations fusent dans les bistrots et sur les marchés :
"Ils protègent leur télé comme un fromage pendant qu’on galère."
- "Peur que le peuple voie la partialité et surtout qui arrose qui ? Trahison."
L’enfarinage devient symbole : une caste qui préfère cacher les conclusions plutôt que d’éclairer le débat.
Imaginez la scène : Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, défile aux côtés du maire socialiste d’Amiens et de quelques élus locaux, brandissant les étendards usés d’un parti qui se veut encore « de gauche ». Soudain, une volée de farine blanche s’abat sur lui comme un jugement populaire. « Casse-toi, sale traître ! » hurlent les manifestants. Le visage blanchi, la cravate poudrée, il incarne soudain le spectre d’une gauche qui perd ses repères.
La colère picarde...
En chœur, le jeune précaire du bassin de la Somme et l’ouvrier retraité à Amiens :"Le PS qui bloque un rapport sur le fonctionnement de la télé publique, alors que tous les Français ont vu les auditions en direct sur tout un tas de gabegies enfin mises à jour? Pendant ce temps, on nous parle de pouvoir d’achat et on voit les mêmes têtes bien-pensantes nous rouler dans la farine !...Faure enfariné ? Ce n’est pas de la violence, c’est de la justice poétique."
La Picardie, fière et rugueuse, n’aime pas les leçons de morale venues d’en haut. Elle voit dans cet enfarinage le symptôme d’une exaspération plus large : une gauche institutionnelle qui protège ses institutions (médias, administrations, subventions) pendant que le peuple galère.
Le vote des 4 députés PS devient, dans les conversations, le symbole d’une caste qui préfère l’entre-soi à la vérité.
La prise de parole de Boris Vallaud tentant de justifier l'injustifiable avec ses côtés celle qui l'a visiblement poussé à s'exprimer au nom de tous, ils la trouvent hors sol comme beaucoup d'autres de leurs prises de position. "Il y a peu de chance celle-là qu'elle soit réélue en 2027 avec des voix de gauche...les Français ont de la mémoire"lance même une femme particulièrement remontée.
La leçon est cruelle, certes mais elle traduit assez bien le ras-le-bol d'une France qui décline à la vitesse grand V ...Quand on vote contre la lumière, on finit souvent couvert de poudre blanche sous les huées.
RAPPORT ALLONCLE : DES POSTURES AU RÉSULTAT — CE QUE LE VOTE RÉVÈLE
Entre promesses, revirements, menaces, attaques, sarcasmes et enfin décision finale...chacun comprendra mieux le climat délétère que la rapporteur a dû affronter durant l'intégralité de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
Notre ami Balthazar qui observe toujours à distance respectable - non par malice, mais par méthode - fait un point avant la parution du rapport dit Alloncle, le 4 mai prochain, après son adoption formelle en commission d'enquête.
Il illustre avec brio, le lancement de la mini série dont chacun attend avec impatience le dénouement après ces 6 mois de tensions en tous genres et en coups bas de toutes sortes...
En politique, ni le bruit, ni les coups d’éclat, ni les zones d’ombre ne disent la vérité. Tout se joue dans l’écart entre ce qui se dit et ce qui se fait. Ces derniers temps, cet écart s’est transformé en gouffre difficile à masquer. Il y a les faits et puis il y a la manière de les raconter à sa sauce.
Au lendemain des récits du Canard Enchaîné et de Marianne, le vote sur le rapport Alloncle ne se lit pas tout à fait de la même façon.
D’un côté, la scène captée : sortie de commission, tension palpable. La députée socialiste Ayda Hadizadehlance au présidentHorizons Jérémie Patrier-Leitus : « Vous nous avez lâchés en rase campagne. »La phrase claque. Elle ne se discute pas, elle accuse. Une promesse aurait été faite… et elle n’a pas tenu au moment décisif ! Cette séquence révèle une époque où l’écart entre la parole et le vote n’est plus un accident, mais une véritable méthode.
De l’autre, Marianne décrit les coulisses : un week-end d’appels frénétiques, de tractations intenses, de tentatives désespérées pour faire basculer le vote. Une ligne défendue jusqu’au bout… avant de se fracasser sur le résultat.
Désormais, les déclarations de Charles Alloncle sur CNews apportent une clé décisive. Selon le rapporteur, le clan Attal a raté son coup pour une raison simple et cynique : Gabriel Attal a annoncé l’abstention de son groupe en sachant pertinemment que cela ne suffirait pas à bloquer le rapport. Il connaissait les équilibres de voix. En s’abstenant plutôt qu’en votant clairement contre, il a cherché à préserver une image de modération tout en laissant le soin aux autres de tenter d’étouffer le travail. Un calcul qui s’est retourné contre lui puisque le rapport a été adopté de justesse, malgré la manœuvre.
Charles Alloncle l’a dit sans détour de celles et ceux qui ont mis la pression pour censurer constats et recommandations :« ce sont des gens qui ont un problème avec la démocratie et avec le pluralisme ».
Deux récits. Même vote. Même homme au centre mais plusieurs niveaux de lecture qui s’entrechoquent.Ils sont de plus en plus nombreux à présent les observateurs qui s'interrogent sur certains liens entre membres de la commission et l’écosystème qu’ils étaient censés examiner.
Le parcours passé d’Ayda Hadizadeh au sein de structures liées à l’audiovisuel public nourrit, chez beaucoup, des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts ou recoupements de trajectoires.
Erwan Balanant (MoDem) évoquait déjà un contre-rapport.
Sophie Taillé-Polian la porte parole de François Ruffin candidat à la présidentielle de 2027 qui s'est payé le rapporteur dès la première séance, n'a pas non plus hésité à diffamer le secrétaire général de la CGC l'accusant faussement d'avoir menti.En tout cas, il n’était pas parti skier à Courchevel.
Le compte rendu qui a été le plus long à sortir - trois semaines après l’audition de la CGC - et qui ne disparaîtra pas, le prouve clairement. Ce compte rendu d'où la séquence avec Ayda Hadizadeh qui indique au syndicat, qu’il devrait savoir que "dans toutes les commissions d’enquête, les questions sont transmises avant aux convoqué(e)s"a été caviardée mais qui est bien toujours sur la vidéo qui ne disparaître pas.
Toute la gauche - si ce positionnement a encore un sens ! - elle, s’est regroupé : « Touche pas au grisbi ». Le reste, tout le monde l'aura compris. Autour du rapport Alloncle, ce n’était plus une commission : c’était un rond-point politique. Chacun mettait son clignotant, personne ne prenait la même sortie. L’un photographie l’instant de la rupture. L’autre décrit le processus : l’effort, les pressions, puis l’échec.
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Probablement ce que Christophe Tardieu le secrétaire générale de France Télés qui écrit des livres avec David Lisnard, lui aussi candidat à la présidentielle de 2027, qualifiait dans Télérama "cette ère de post-vérité où un mensonge répété finit par devenir une vérité" faisant référence à la commission.
Le bobard à répétition est hélas devenu un concept politique moderne...celui qui permet de tenir une ligne… et de ne pas la retrouver au moment de voter. Qui autorise l’effort… sans jamais garantir le résultat.
Comme le disait Jacques Chirac : "Les promesses n’engagent que ceux qui y croient."
Certains défendent une ligne de conduite et de convictions mais sont de moins en moins nombreux.. D’autres défendent surtout la sortie de secours et c’est là que tout se joue. Vu de l’intérieur : arbitrages, rapports de force, tentatives de sabotage.
Vu de l’extérieur : un seul chiffre, un seul vote. Le reste s’efface. Certains diront qu’il s’est battu. D’autres qu’il a cédé. La scène publique, elle, ne retient qu’une impression : la promesse non tenue, le lâchage perçu, et la manœuvre du clan Attal qui a fait pschitt.
En politique, il y a ceux qui annoncent… et ceux qui décident. Et ce ne sont pas toujours les mêmes. Au fond, le seul vainqueur devrait être un audiovisuel public réellement indépendant, neutre, irréprochable, transparent dans son financement, pensé pour tous les Français, porté par des professionnels compétents et doté d’un pilotage sain.
Il est clair que ce rapport doit maintenant déclencher, sans délai, de véritables conséquences avec des changements de gouvernance à la hauteur des dérives pointées. La vraie question reste simple et brutale : qui rendra des comptes… et dans combien de jours ?
La rouge courroie de transmission ernottienne s'en prend aux "lâches députés" du bloc central qui ne sont pas allés dans son sens…comme dans celui de l'ex-Orange.
Dans un de leur propagande dont ils sont coutumiers du même tonneau que celle qui, parachutée à l'été 2015, inonde les boites mails des salariés de France Télévisions, ces indéfectibles soutiens de première heure, pilonnent à présent les députés de la commission d'enquête qui ne pensent pas comme eux(*)
(*) Extrait
Ils ne sont pas contents les fervents promoteurs de la pensée unique, ceux ont il y a belle lurette la défense des troqué "la lutte des classes" pour la préservation des privilèges d’un petit clan.
Ils viennent de traiter d’abstentionnistes lâches, les élus du « bloc central » qui refusent de s’aligner sur leur ligne directrice comme d'autres l'ont pourtant fait !
Selon les indéfectibles soutiens de la "dame du Majestic", ne pas se rouler par terre devant elle serait une preuve de couardise.
Autrement dit : « Si vous n’êtes pas assez courageux pour défendre notre machine à gaspiller l’argent du contribuable, notre usine à propagande et nos privilèges intouchables, alors assumez publiquement votre trahison. »
Encore un communiqué à vomir. On l’a lu. Et on confirme : c’est du vent militant, vide de faits et plein de victimisation.
Ils exigent maintenant que ces élus rédigent des contributions écrites, pondent un contre-rapport et se servent de la niche parlementaire du 25 juin pour que l'iceberg ne se dirige tout droit sur Le Titanic (pas l'inverse, évidemment).Parce que visiblement, pour ces donneurs de leçons, le courage politique se mesurerait à l’aune de la servilité face aux corporatismes les plus voraces du pays.
On aura tout vu : des syndicats qui vivent et cogèrent France Télévisons depuis bien plus d'une décennie, qui bloquent signent quasiment tout ce qu'Ernotte leur met sous le nez, qui protègent l’inefficacité et l’idéologie militante, osent dicter leur conduite à ceux qui osent ne serait-ce que rester silencieux face à leur vision institutionnalisée.
La lâcheté, la vraie, c’est celle qui consiste à continuer de financer sans broncher cette machine hors de contrôle, obsolète et politisée. La lâcheté, c’est de se taire pendant que des milliards partent en fumée pour entretenir une caste qui méprise le public qu’elle est censée servir mais aussi les salariés qui n'en peuvent plus, contrairement à ce qu'ils voudraient faire croire.
Cerise sur le gâteau : Delphine Ernotte elle-même, dans Télérama, ose reprendre leur argumentaire bidon « les salariés souffrent » à cause du rapport.
Ridicule. Pathétique. Mensonger.
Les salariés ne « souffrent » pas du rapport.
Ils souffrent depuis dix ans de :
• Une direction qui a mis l’entreprise au bord du gouffre financier
• Des parachutes dorés à répétition
• D'un petit groupe qui protège les copains et méprise les réalités du terrain
• D'une ligne éditoriale devenue militante qui a éloigné le public
• Des choix aussi incompréhensibles comme Salto, ente autres, qui ont plongé France Télés au bord de la faillite
• Des centaines de millions d’euros d’argent public jetés par les fenêtres
Le pompiers pyromanes qui se sont platement excusés devant la commission pour le tract communautariste aux relents nauséabonds qu'ils avaient commis contre une journaliste de France 3 n'ont même pas lu le rapport de Charles Alloncle qu'ils hurlent déjà : l est « mauvais », « à charge », « truffé d’erreurs » et « nourri par Bolloré ».
Classique et consternant comme toujours...
Comme d’habitude, ces rouges ayatollahs condamnent avant d’ouvrir le document. La vérité les dérange : un rapport parlementaire qui ose pointer du doigt la gabegie, le gaspillage et la gestion catastrophique de France Télévisions après dix ans de règne Ernotte. Non mais allo, quoi !
Résultat ? L’entreprise est dans le mur...et que fait Ernotte ?
Elle dénonce l’accord d’entreprise…La aussi la tactique du pompier pyromane dans toute sa splendeur.
1. Vous mettez le feu à la baraque par votre mauvaise gestion et votre complaisance.
2. Vous hurlez au scandale quand quelqu’un sort l’extincteur.
3. Vous vous posez en sauveurs en négociant à nouveau… avec vos complices habituels.
Eh oui, renégocier avec les mêmes qui lui passent les plats depuis dix ans et qui continuent de le faire avec une de leurs dernières publications où ils expliquaientne pas être à l'origine de cette dénonciation mais devoir l'accompagner le plus vite possible et au mieux (pas des personnels, cela se saurait!)
C’est du grand art. Sauf que les Français, qui paient tous aujourd'hui l'audiovisuel public avec la TVA l'audiovisuel en ont ras-le-bol de ne pas pouvoir lire ou comprendre sur l'étiquette ce pour quoi ils paient et la composition du produit !
Ernotte et ses proxys, ont transformé France Télévisions en machine à perdre de l’argent et à produire de la propagande.Au lieu de le lire et de répondre sur le fond, vous criez à la « chasse aux sorcières » et au « dénigrement des salariés ». Pathétique et abject.
Les vrais dénigrement, c’est celui qu'ils infligent depuis des années aux Français et au téléspectateurs.Il est temps de rendre des comptes au lieu de protéger la caste qui a saccagé l’audiovisuel public, en se réfugiant systématiquement derrière les salariés honnêtes de France Télévisions.
Alors non, messieurs les censeurs : l’abstention n’est pas toujours de la lâcheté. Parfois, c’est simplement le dernier reste de lucidité dans un monde où le courage consiste surtout à ne plus vous céder...et si un jour, les élus du centre trouvent enfin une colonne vertébrale, ce ne sera pas en vous obéissant, mais en commençant par vous ignorer superbement.
Jérémie Patrier-Leitus voulait prendre la lumière, il va prendre une veste...Sa collègue Ayda Hadizadehs'y emploie !
Ce mercredi 29 avril, Le Canard enchaîné publie un article expliquant comment "Patrier-Leitus a manœuvré en loucedé pour faire adopter le texte"
Le palmipède indique également qu'"il a eu accès à des échanges salés entre députés".
Il faut dire que la députée pro ernotienne dans les couloirs de l'Assemblée, lui avait bien savonné la planche allant même jusqu'à balancer"le fascisme ne passera pas" ! (*) tout en enfonçant le clou"La démocratie est plus sûrement défendue par ceux qui sont censés la défendre et l'abandonnent; et c'est ce qui s'est passé hier avec Jérémie Patrier-Leitus. Je pense qu'il a perdu pied, qu'il a peur de la vague des médias Bolloré, qu'il a eu peur de perdre sa circonscription"
Avec de telles(tels) collègues qui se sont opposés à la sortie du rapport - il n'y a pas que JPL que les Français les jugeront dans 11/12 mois, il y en aura bien d'autres à commencer par les cafteurs ! - notre Pays est bien représenté !!!
Au même moment Marianne écrit une toute autre histoire "Patrier-Leitus s'est activé tout le weekend pour vote contre " en coulisses
Alors il s'est activé à faire voter POUR ou CONTRE ?
Avant de vous présenter notre analyse détaillée de l’article du Canard enchaîné, le blog CGC média vous invite à découvrir le flingage en direct du président de la commission par Ayda Hadizadeh. (*)
Le Canard enchaîné relate les coulisses mouvementées de l’adoption, le lundi 27 avril 2026, du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ».
Charles Alloncle rapporteur de la commission, a rédigé un texte très critique envers l’audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, etc.). Le rapport contient environ 80 propositions, dont certaines jugées radicales par ses opposants (les mêmes depuis le début).
La commission, présidée par Jérémie Patrier-Leitus (député Horizons, Calvados), a finalement voté la publication du rapport par 12 voix pour, 10 contre et plusieurs abstentions. Le texte doit être rendu public le 4 mai 2026. Le Canard se concentre sur les manœuvres politiques qui ont permis ce résultat serré, plutôt que sur le contenu détaillé du rapport lui-même.
Le ton et le style du Canard enchaîné
Comme toujours, l’article est satirique, ironique et mordant. L'hebdomadaire adopte ici un regard moqueur envers :
• Les députés de droite (LR et UDR) accusés de « machine à polémiques ».
• Les manœuvres du centre (Horizons et apparentés), présentés comme opportunistes.
• Le rapporteur Alloncle, dépeint comme un personnage qui se victimise sur CNews tout en obtenant gain de cause.
• Les jeux d’ego et les échanges WhatsApp acides entre élus.
Le titre de presse met en lumière l’hypocrisie et les calculs politiciens derrière un vote qui, selon lui, relève plus du rapport de force que d’un consensus sur le fond.
Chronologie des événements selon l’article
L’article reconstruit la séquence :
• En amont : La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, avait anticipé les problèmes et demandé à Patrier-Leitus de garantir la publication des auditions sur le site de l’Assemblée « en tout état de cause ».
• 23 avril : Charles Alloncle permet à certains députés (Erwan Balanant MoDem, Céline Calvez Renaissance, Ayda Hadizadeh ) de consulter son rapport sur place seulement, sans possibilité de l’emporter ou de le scanner.
Les députés se retrouvent ensuite dans un bistrot près du Palais-Bourbon pour en discuter via un groupe WhatsApp.
• Week-end : Discussions intenses. La gauche (emmenée par Ayda Hadizadeh) reproche à Alloncle des passages « surréalistes » (référence à une anecdote sur Ségolène Royal/Sibyle Veil et Emmanuel Macron à l’ENA, ou des insinuations sur la « connivence » entre Radio France et l’Élysée). Le rapporteur est accusé de vouloir se « victimiser ».
• Lundi 27 avril : Réunion de la commission. Patrier-Leitus fait durer la séance et prévoit initialement de faire « aller » jusqu’à 18h30 pour que le vote ait lieu après une intervention sur CNews d’Alloncle. Des échanges WhatsApp sont cités : « On ne votera pas avant 18h30. »
Le retournement décisif : Deux députés LR (Les Républicains) passent de l’abstention au vote pour. Laurent Wauquiez aurait compris que voter contre risquait de relancer des polémiques internes à la droite.
Rôle clé de Jérémie Patrier-Leitus : Initialement perçu comme plus modéré (il avait pourtant donné une interview quelques jours plus tôt où il avait annoncé qu'il voterait POUR le rapport),il finit donc par voter pour la publication. Il obtiendrait en échange le retrait de passages gênants pour lui et pour Braun-Pivet (critiques sur son poste au conseil d’administration de France Médias Monde et une attaque contre elle).
Les personnages mis en scène
• Charles Alloncle (rapporteur de la commission):Dépeint comme le « méchant » de l’histoire – très offensif dans ses questions – dont plus de 9/10 Français disent attendre le rapport, indique sur CNews avoir été victime d’un complot, en obtenant toutefois gain de cause.
• Jérémie Patrier-Leitus (président de la commission) : Au centre des critiques. Il est accusé d’avoir manœuvré en coulisses tout le week-end, d’avoir fait traîner la réunion, et d’avoir fini par « retourner sa veste » en votant pour le rapport après négociations. La gauche l’accuse de trahison.
Il a également fait l'objet d'un billet (¤) de la journaliste Julie Solveig particulièrement incisif.
• Yaël Braun-Pivet : Présidente de l’Assemblée, intervient en amont pour sécuriser les auditions et bénéficie du retrait de passages critiques.
• Députés de gauche (Ayda Hadizadeh en meneuse) : Ils s’indignent, reprochent à Alloncle de vouloir les faire « changer de groupe » et dénoncent un rapport partial. Hadizadeh est citée dans un échange musclé. (*)
• Laurent Wauquiez et les LR : Leur basculement de deux voix est décisif. Wauquiez est présenté comme pragmatique, voulant éviter de « remettre une pièce dans la machine à polémiques ».
Les éléments satiriques et révélations
• Le Canard indique avoir eu accès à des échanges WhatsApp et à des conversations dans un bistrot (« boucle WhatsApp »).
• Il insiste sur le timing : Alloncle devait passer sur CNews à 18h30, et la réunion a été calibrée en conséquence (« Il a prévu CNews à 18h30. Hanouna à 18h45. Faut faire durer »).
• Allusion à une « victimisation » calculée d’Alloncle sur CNews.
• Critique implicite du rapport : passages « surréalistes », accusations de partialité, volonté de « recréer l’ORTF » selon certains opposants (même si l’article ne détaille pas les 80 propositions).
Portée politique plus large
L’article illustre plusieurs dynamiques de la politique française en 2026 :
• Fragmentation : Un vote très serré (12-10) dans une commission qui reflète l’éclatement de l’Assemblée.
• Alliance de circonstance : Droite (LR + UDR) + basculement du centre (Patrier-Leitus) contre la gauche unie dans l’opposition.
• Guerre culturelle : Le rapport Alloncle est présenté systématiquement par les écolo-socialo-insoumis comme une attaque en règle contre l’audiovisuel public - Tu parles Charles, c'est le cas de le dire ! - et accusé de biais idéologique.Le Canard relaie d'ailleurs ce point de vue avec ironie.
• Opacité des commissions : Consultations limitées, négociations en coulisses, pressions sur le rapporteur pour « caviarder » certains passages.
• Certains députés enfin, (comme Erwan Balanant MoDem) ont annoncé vouloir produire un contre-rapport.
En conclusion
L’article du Canard enchaîné est typique de son style : il ne fait pas une analyse de fond du rapport Alloncle (sur la neutralité, le financement ou les propositions concrètes), mais il dénonce les petits arrangements et les calculs politiciens qui ont permis sa publication malgré les tractations infructueuses, au final !
Il présente le résultat comme une victoire tactique d’Alloncle et de la droite, obtenue grâce à un président de commission (Patrier-Leitus) qui a « retourné sa veste » (Ayda H.) après négociations et au basculement opportun de deux LR.
Le ton est moqueur envers presque tous les acteurs, mais particulièrement acide sur les manœuvres du président qui accusait le rapporteur, quelques semaines plus tôt sur le service public lors d’interviews sur France Inter (« L’invité de 8h20 », le grand entretien du mardi 28 avril 2026) où il déclarait : « Je me demande si Charles Alloncle n’est pas le cheval de Troie du Rassemblement national »
Quelqu'un aurait quand même pu dire charitablement à l'intéressé qu'un cheval de Troie, c’est bien connu, ça se cache à l’intérieur du cheval en bois, ça reste invisible jusqu’au dernier moment pour surgir par surprise et ouvrir les portes de la ville à l’ennemi au cœur de la nuit...Le rapporteur, lui, ne s'est caché derrière personne...il a bien été visible pendant 6 mois, il n'y a aucun doute.
« Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps »lance Erwan Balanant à Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête sur le plateau de BFMTV.
C'est en toute fin d'après-midi, qu'invité de l'émission d'Alain Marschall sur BFMTV, il vient au lendemain de l'adoption du rapport pour lequel il s'est abstenu, taper à nouveau sur le rapporteur. Face à Charles Consigny avocat et essayiste qui lui tient tête, tout en le poussant dans ses retranchements sur le coût, l’opacité ou l’utilité réelle de ces exorbitants contrats externes, il lâche « Charles-Henri Alloncle, sortez de ce corps ». On aurait cru entendre Pigasse ou Niel !
C'est le même qui, en commission, avait déjà sorti son élégant « T’inquiète, on va te régler… » à l’adresse du rapporteur
Il ne s’est pas non plus privé de balancer avec un souverain dédain pour les équipes de France Télévisions que : « Le recours à ces sociétés extérieures revient sûrement moins cher que le coût des équipes maison »! Tout aussi faux que consternant.On imagine les techniciens, journalistes et ouvriers du service public ravis d’entendre qu’ils sont un luxe inutile face aux cabinets privés.
Le Finistérien a également affirmé avec aplomb, suite à une pique de l'avocat qui revenait sur les 112.000€ dépensés dans les suites du Majestic de Cannes- sans avoir la moindre idée de ce que contient le dossier pénal concernant la plainte déposée par la CGC de l'Audiovisuel que le Parquet a transmise à l'Instruction, après enquête- que « les chambres d’hôtel au Majestic n’avaient pas coûté un euro ». Circulez, y’a rien à voir. L’ignorance revendiquée comme méthode de défense, c’est dingue.
On croit rêver. Au lieu de répondre sur le fond – le gaspillage, les millions envolés en prestations opaques, la sous-traitance qui coûte parfois plus cher que les équipes internes –, le parlementaire préfère l’exorcisme de pacotille. Classique pour un petit clan : quand on n’a plus d’arguments, on invoque le démon Alloncle.
Balanant entonne donc pleinement le même refrain éculé d'une majorité supposée centriste : oui aux boîtes privées, aux consultants et à la sous-traitance pour « moderniser » et « gagner en efficacité ». Pendant que d’autres y voient du gaspillage organisé, du copinage feutré et une privatisation rampante de l’État par petits bouts.
Comme si ça ne suffisait pas, il promet un contre-rapport car il n'a probablment pas eu une minute pour faire des propositions en six mois !? Hallucinant.
Ce qui choque le plus, c’est l’image donnée : celle d’un élu qui méprise publiquement ceux qui osent poser des questions légitimes sur l’argent du contribuable. Un parlementaire qui, dès qu’on gratte un peu le vernis du « service public intouchable », sort les griffes et les sous-entendus. Le recours systématique aux cabinets et sociétés privés devient ici une idéologie : celle du « privé est toujours mieux », même quand les factures s’envolent et que le contrôle démocratique s’évapore.
Balanant ne défend pas l’audiovisuel public. Il défend un système confortable où l’on peut continuer à dépenser sans trop de questions gênantes. Aujourd’hui, le député breton monte au créneau avec son fiel habituel. Demain, il veut sortir son contre-rapport.
Dans ses déclarations (notamment sur Franceinfo le 28 avril 2026), il utilise le « nous » (« nous allons faire un contre-rapport », « le travail ne fait que commencer pour nous », « nous allons produire un contre-document »). Cela renvoie principalement à son groupe parlementaire MoDem (Les Démocrates), dont il est issu et qui est annoncé comme travaillant collectivement à ce document. Certains articles évoquent un contre-rapport « porté par plusieurs députés, dont Erwan Balanant ». (lejdd.fr)
Aucune source ne précise un ou plusieurs co-auteurs spécifiques en dehors du cadre du groupe MoDem (pas de nom d’autres députés d’autres groupes comme la gauche ou d’autres centristes explicitement cités comme partenaires espérés pour la rédaction). Balanant présente cela comme un travail rapide d’analyse critique des 80 propositions d’Alloncle et des sujets non traités (utilité de l’audiovisuel public face aux GAFAM et à l’IA, etc.), sans prétendre à l’exhaustivité du rapport officiel. (lefigaro.fr )
En résumé : Balanant espére écrire ce contre-rapport au nom de son groupe politique ou avec potentiellement d’autres députés opposés, sans qu’un partenaire précis hors de ce cadre soit nommé dans les déclarations et articles récents. Il s’agit du grotesque SAV politique classique après la publication du rapport parlementaire en question
Les Français ne pardonneront pas aux écolo-socialo-insoumis, catalyseurs ernottiens hors normes, d'avoir tenté de plomber la commission d'enquête sur l'Audiovisuel public.
Depuis le premier jour, ou presque, ils ont été sans conteste les meilleurs alliés de Delphine Ernotte et du système des plus opaques qui a transformé France Télévisions en pompe à fric pour une poignée de sociétés de production privés qui ont fait leur beurre sur le dos de français.
Parachutée en 2015 sous François Hollande par un CSA aux ordres, sans véritable expérience du service public contrevenant ainsi à la loi de 2013, l'ex-Orange a trouvé face à elle une Gauche qui, au lieu de défendre le contribuable et l’indépendance réelle de l’audiovisuel public, a fermé les yeux, applaudi, ou pire : servi de caution morale. Écologistes moralisateurs, socialistes « progressistes » et Insoumis champions du « service public » : tous ont été, d’une manière ou d’une autre, les porte-voix de celle qui rejette toujours la faute sur les autres.
Pendant une décennie, les contrats pleuvaient avecBanijay (Courbit contraint d'annoncer ces jours-ci, devoir supprimer des postes du fait des réductions de commandes vu le contexte de TF1 certes mais principalement France Télévisions) mais aussi vers "Together médias" (Le Van Kim) et surtout Mediawan (Capton Niel et Pigasse).Trois grands groupes de production qui ont capté des sommes colossales d’argent public, année après année.
Mediawan en tête - le groupe dont Erwan Balanant vantait les mérites dès que possible allant jusqu'à parler de fleuron français -avec plus de 100 à 110 millions d’euros par an (109 millions en 2023, 111 millions en 2024), pour toutes ces séries d'émissions en C comme C à vous, C dans l’air ou Ça commence aujourd’hui...C consternant ! Des montants astronomiques qui ont largement contribué à plomber les comptes de France Télévisions, pendant que l’on nous serine des leçons de rigueur budgétaire, d’écologie et de « production indépendante ».
C'est là tout le cynisme : on privatise massivement la production avec l’argent du contribuable, on enrichit des groupes en partie contrôlés par des fonds américains (KKR pour Mediawan)ou des financiers liés à la galaxie « gauche caviar », et on continue à faire la leçon sur le « sauvetage du service public » et la « diversité ».Hypocrisie totale.
Le service public n’est plus qu’un guichet automatique pour ces sociétés : marges opaques, contrats pluriannuels confortables, concentration extrême du secteur, etc...: Voilà la réalité que leur silence et leur complaisance ont permis.
Ils ont préféré faire l'impasse sur
la souffrance et le mal être des salariés minés par dix années de propagande et de mensonges qu'il s'agisse de la Métropole ou des Outre-mer,
le social qui n'a fait que se dégrader avec cerise sur la gâteau : la dénonciation de l'accord collectif dans la presse sur fond de mépris total des élus et des salariés, en s'asseyant sur la seconde motion de défiance qu'Ernotte vient d'essuyer.
Pendant que les comptes de France Télévisions plongeaient et que les subventions publiques avaient toujours été au rendez-vous - allant même jusqu'à recapitaliser France Télés pour presque 32M€ en juin 2023 - les pro ernottiens ont préféré regarder ailleurs puis à présent s'indigner...contre ceux qui osaient poser les questions.
Heureusement, il reste des élus qui refusent le jeu de rôle et la censure...ils ont été 9 à s'abstenir dont Erwan Balanant qui l'avait annoncé dans le presse il y a peu. Que le député du Finistère (29) raconte ensuite que le rapport est minoritaire et que le projet de Delphine était le meilleur pour les années 26, 27, 28, 29 et 30 ...qu'il continue de compter, lorsqu'il en sera à PROJET 75 on en reparlera !
Un bon point toutefois - il faut de temps en temps le reconnaître - Jérémie Partier-Leitus qui avait publiquement dit qu’il n’était pas d’accord avec tout le contenu, mais qu’il ne censurerait pas le texte pour ne pas priver les Français de tout accès aux travaux, a donc voté pour.
Rappelons qu'il avait fait partie, à l'instar du rapporteur de ceux qui avait défendu la publicité des débats et leur retransmission.
Un bon point également à Gabriel Attal, qui a demandé aux députés de son groupe de s’abstenir… ce qu’ils ont fait, toutes et tous.
Dans un contexte où la gauche bien-pensante et jamais bien loin lorsqu'il s'agit de taquiner l'esturgeon, avait décider de bloquer et où certains imaginaient tout censurer, cette abstention collective a évité le piège d’une non-publication totale et a permis que les Français puissent juger par eux-mêmes. C’est rare, et ça mérite d’être salué. (*)
Face à l’opacité, aux conflits d’intérêts et aux centaines de millions qui filent vers des intérêts privés, la transparence et le refus de la censure restent les seules armes démocratiques. Les écolo-socialo-insoumis eux, ont trop souvent choisi le camp du système pour que le contribuable, lui, paie toujours l’addition.
(*) Rappelons la liste des 10 qui ont voté CONTRE et fait le jeu d'Ernotte- encadrés en rouge sur la page d'accueil du blog CGC Médias - avec leur appartenance politique...
Vote en commission d’enquête: le rapport Alloncle est adopté ( 2 voix de différence entre Pour et Contre)
Les parlementaires, réunis à huis clos ce lundi 27 avril, s’étaient déjà à se prononcés pour que les comptes-rendus et les vidéos restent sur le site de l’Assemblée nationale (15 pour et 7 contre, selon nos informations)
Entre LFI et le PS qui ont tenu tous deux cet après-midi et se sont probablement discrédités pour les futures Législatives de 2027, le POUR l’a emporté avec 12 voix contre 10.
Selon nos informations toujours, lors d’une suspension de séance et alors que l’après-midi a été passée à faire en réunion le procès de Charles Alloncle, l’un des députés de gauche s’en est pris au président de la commission en lui expliquant qu’il avait floué tout le monde, laissant supposer qu’il allait s’abstenir alors qu’il a finalement voté pour !
Un point sur l'adoption ou pas du « rapport Alloncle » avant qu'un éditeur belge décide d'en publier l'intégralité et les coulisses !
Il y a en Belgique de nombreux éditeurs, à commencer par ceux spécialisés dans les affaires politiques, la corruption, les scandales économiques ou judiciaires récents (Qatargate, affaires carolorégiennes, Nethys, etc.) Leurs livres sont souvent écrits par des journalistes de Knack, Le Soir, La Libre ou L’Avenir et publiés chez :
• Racine (encore eux)
• Ou des maisons plus généralistes comme Les Impressions Nouvelles, Aden ou La Renaissance du Livre....
Quel est donc celui qui va raconter en détail le récit de ces six mois de commission d'enquête sur l'Audiovisuel public que certains, d'entrée de jeu, avaient consignes de torpiller pour que rien ne bouge et que les Français continuent d'ignorer ce pour quoi ils paient ?
Le rapport en question est celui rédigé par le rapporteur de ladite commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » (créée fin 2025).
Après les fuites organisées depuis la fin de la semaine dernière, reprises en cœur un peu partout avec des propositions qui seraient passées de 30 à 80 dont beaucoup ne sont évidemment pas acceptables- Charles Alloncle a très rapidement dénoncé des « fake news » et une « préparation de la censure » par certains collègues qui feraient circuler de fausses informations sur le contenu du rapport pour justifier un vote négatif - le vote décisif a lieu cet après-midi
La commission (ils ne sont plus normalement que 28) se réunit à huis clos à 14 h 30 pour voter uniquement sur la publication (ou non) du rapport, pas sur son contenu.C’est une étape habituellement formelle, mais ici très incertaine en raison des polémiques accumulées pendant six mois de travaux (auditions tendues, accusations de partialité, etc.)
Deux scénarii:
- Si majorité favorable : le rapport sera publié officiellement dans la semaine du 4 mai environ.
- Si rejet : il disparaîtra en France purement et simplement (cas rarissime pour une commission d’enquête)
Derniers rebondissements ce matin (27 avril)
Après que Charles Alloncle a parlé de « scandale démocratique » si le rapport est bloqué et fait références aux règles qui régissent la transmission de travaux devant rester totalement confidentiels jusqu'à leur adoption - ce qu'a rappelé le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), samedi en appelant à la « plus grande retenue » - plusieurs députés de gauche (PS, LFI) ont déjà annoncé qu’ils voteraient contre cette publication, jugeant que le rapport serait « un tissu de mensonges, d’approximations et de diffamations » qui ne reflète pas les auditions. [politico.eu]
Nouveau rebondissement, Gabriel Attal président du groupe Renaissance (ou Ensemble pour la République/EPR), a indiqué que son groupe a décidé de s’abstenir, en expliquant qu’il y a un désaccord sur le fond et que le vote ne porte pas seulement sur la publication.Il a aussi évoqué son étonnement sur l’absence éventuelle de publication après six mois et plaidé pour modifier les règles du vote pour plus de transparence.
Et les abstentions ne valant pas pour des votes contre, il faut toujours 15 votes contre pour que le rapport passe à la trappe si la règle de la moitié des voix s'impose !
Des listes des 29 membres de la commission circulent sur les réseaux (notamment sur X @jacques78140837 )et les débats s’annoncent tout de même « très houleux ».L’issue dépendra des positions des autres groupes (Horizons, LR, etc.) et des présents.
L’issue reste encore imprévisible en l'état. Dès que le vote aura eu lieu cet après-midi, les résultats (et éventuellement le rapport lui-même s’il est adopté) devraient être communiqués rapidement via l’Assemblée nationale ou les médias.
Un point sur comment fonctionne le vote ?
À l’Assemblée nationale (et dans ses commissions) :
• Les députés (ou membres de la commission) ont trois options : pour, contre, ou abstention.
• Le vote se fait généralement à la majorité des votants (ou des suffrages exprimés), selon le règlement.
• Les abstentions ne sont pas comptées comme des « contre ». Elles ne s’ajoutent pas aux votes contre pour bloquer un texte. Elles réduisent simplement le nombre de voix actives (pour ou contre), mais ne pèsent pas du côté de l’opposition. (assemblee-nationale.fr)
En pratique :
• Une abstention exprime une neutralité ou un refus de trancher (ici, désaccord sur le fond sans vouloir bloquer formellement la publication).
• Si le rapport a besoin d’une majorité pour être adopté/publié, les abstentions facilitent indirectement son adoption (car elles ne gonflent pas le camp du « contre »).
• Ce n’est pas comme dans certaines assemblées générales d’entreprises ou d’associations où les règles peuvent parfois assimiler l’abstention à un non-vote neutre, mais sans l’équivalence stricte à un contre.
Ici, l’abstention du groupe Renaissance semble être une position politique : marquer un désaccord avec les conclusions jugées « pas folichonnes » ou controversées du rapport (méthodes du rapporteur, recommandations sur l’audiovisuel public, etc.), sans pour autant voter explicitement contre la publication. Cela évite de s’aligner avec la gauche ou d’autres oppositions plus frontales.
Ernotte a menti,par deux fois au moins en quelques minutes et sous serment le 8 avril dernier...C'est cela qu'une caste de bien-pensants pourrait cautionner ?!
Quand l'ex-Orange perd ses nerfs en pleine commission d'enquête et croit pouvoir parler au rapporteur comme à un chien (au grand bonheur de ce clan écolo-socialo-macroniste qui la pilonne depuis la première séance) en lançant, le pointant du doigt «J'vais vais vous dire un truc. Moi ça fait 30 ans que j'manage des entreprises, alors, je commence à mal le prendre. »
Delphine Ernotte (née en 1966) entre chez France Télécom (devenu Orange) en 1989 comme analyste financière.
- Mais elle n’occupe des postes de management de haut niveau (direction régionale, commerciale, exécutive) que progressivement et pas avant la fin des années deux mille. Avant cela, elle tenait divers rôles d’analyste, R&D, communication, etc...donc rien à voir avec "manager" des entreprises". Elle ne devient directrice exécutive qu'en en 2008 puis peu de temps après directrice générale adjointe avec au dessus d'elle un patron qui lui manage.
Depuis 2015, année de son premier parachutage à France Télés, on est très très loin des 30 ans. Cela ne fait que 11 ans et même en additionnant les 7 dernières années, on n'arrive qu'à 18 ans tout au plus. Mentir ainsi sur les chiffres, ça la fiche mal. Elle exagère pour asseoir son autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle).
Au total, en avril 2026, on est loin des 30 ans de management d’entreprises. Si on compte généreusement tous ses postes chez Orange à partir de 1989, on arrive à ~37 ans d’expérience globale dans le groupe, mais pas 30 ans à « manager des entreprises » au sens de diriger des entités importantes avec P&L, équipes massives, etc. Elle exagère pour essayer d'asseoirunes espèce d'autorité face aux critiques (notamment sur les finances et le « procédé manipulatoire » qu’elle reproche au rapporteur Charles Alloncle :"Moi, avec mes 30 ans d’expérience, je sais de quoi je parle" »).
Passons sur le deuxième mensonge dans les secondes qui vont suivre sur les chiffres de la "dame du Majestic" qui ne collent absolument pas avec les rapports de 2016 et 2025 de la Cour des comptes"Pardon d’être aussi direct monsieur le rapporteur, mais ce que vous dites est absolument faux. La dotation publique entre 2017 et 2024 a baissé et encore plus en 2026. Ce sont les chiffres. Je vous les montre. Ils ont publics sur France Télévisions.fr"
Nul besoin de préciser qu'il ne viennent ni d'un expert comptable, ni de l'Inspection Générale des Finances (IGF) et encore moins de la rue Cambon mais d'un de ses portes voix traditionnels.
Passons donc au nouveau gros bobard sous serment "Je vous rappelle quand même que pour la même période, je me compare à ce que je peux me comparer - le budget du ministère de la culture ou le budget global de l’État - [rien que ça, ndlr], c’est dû à l’inflation, une inflation extrêmement forte à cause du COVID et donc entre 2017 et 2026, il y a une inflation de 20 %"...
et attention, attachez vos ceintures on, va décoller "Monsieur, le rapporteur je lis beaucoup de choses.. je vais vous dire un truc; Je commence à mal le prendre parce que je prends ça pour la diffamation. Qu’est-ce que vous prétendez ? Quand je suis arrivée en 2015 l’entreprise était depuis trois ans déficit..."et je l'ai redressée !
C'est encore totalement FAUX...Oui, selon le rapport public thématique de la Cour des comptes d’octobre 2016 (« France Télévisions : mieux gérer l’entreprise, accélérer les réformes »), qui analyse précisément la période 2009-2015 (couvrant le dernier mandat de Rémy Plimlin, président de 2010 à août 2015), l’affirmation de Delphine Ernotte est donc mensongère.
Ce rapport est celui qui porte sur le « dernier mandat de Plimlin » : il examine les comptes consolidés jusqu’en 2015, juste avant ou au moment de l’arrivée de Delphine Ernotte (nommée en août 2015).
Les chiffres du rapport (tableaux n° 4 et 5, comptes consolidés de France Télévisions) :
Résultat net (part du groupe, en M€)
• 2012 : + 2,2 (bénéficiaire)
• 2013 : - 84,6 (déficit)
• 2014 : - 38,4 (déficit)
• 2015 : + 0,2 (équilibre, avec éléments exceptionnels)
• Le résultat net était bénéficiaire de 2009 à 2012 (même si la tendance baissait : 12,8 en 2010 → 5,9 en 2011 → 2,2 en 2012). Les pertes lourdes ne commencent donc qu’en 2013. ccomptes.fr
En résumé : oui, c’est un mensonge (ou du moins une affirmation fausse et contredite par les comptes audités et le rapport de la Cour des comptes qui couvre exactement cette période). Le document est public et accessible sur le site de la Cour des comptes.
En conclusion : France Télévisions est aujourd’hui dans une situation financière que la Cour des comptes qualifie elle-même de « critique » et « non soutenable ». Entre 2017 et 2024, le groupe a accumulé -81 millions d’euros de déficit, sa trésorerie est devenue négative, et ses capitaux propres sont toujours inférieurs à la moitié de son capital social même après avoir d'un trAit de crayon amputé le capital initial de 424,7M€, une situation qui, en application du Code de commerce, expose encore l’entreprise à un risque de dissolution.
À cette dérive financière s’ajoutent des dysfonctionnements graves, révélés par la commission d’enquête : avantages injustifiés accordés à certains dirigeants, conflits d’intérêts, recours massif à des sociétés de production, près d’un milliard d’euros par an, sans véritable mise en concurrence, indemnités de départ hors cadre légal, et jusqu’à l’ouverture d’une instruction judiciaire pour abus de biens sociaux et détournement de biens publics visant Delphine Ernotte et sa suite pour leur séjour au Majestic de Cannes pour un peu plus de 112€ qui sont bien de l'argent plublic.
Face à ce constat accablant, Delphine Ernotte refuse toujours d’assumer la moindre responsabilité et invoque systématiquement une prétendue baisse des dotations publiques, laissant entendre que les Français contribueraient moins au financement du groupe.
Plus grave encore, tout au long des auditions, Delphine Ernotte et la direction de France Télévisions, y compris les canaux de communication officiels de l’entreprise, ont relayé des informations inexactes en affirmant que les moyens publics avaient diminué sur cette période.
Or les chiffres démontrent l’exact inverse. Entre 2015, année de sa prise de fonctions comme Présidente, et 2024, dernière année examinée par la Cour des comptes, la dotation publique allouée à France Télévisions a augmenté de 136 millions d’euros, passant de 2,481 à 2,616 milliards d’euros (rapport de la Cour des Comptes).
Éric Morillot qui prépare la sortie de son livre (¤) dans les jours qui viennent, l'explique très bine et surtout le démontre le plus brillamment qui soit sur son compte Twitter mais surtout avec la vidéo qu'il a poste et qui ne laisse aucun doute. (*)
Commission d’enquête sur l’audiovisuel public : les trompettes d’Aïda ne résonnent pas jusqu’en Belgique !
L’expression « les trompettes d’Aïda » fait référence à un passage très célèbre de l’opéra de Giuseppe Verdi qui intervient à la fin du deuxième acte? au moment spectaculaire où l’armée défile victorieusement devant le pharaon avec des trompettes longues et puissantes qui sonnent de manière éclatante et héroïque.
Pas sûr que les censeurs ecolo-socialo-macronistes emmenés à la bataille par un chantre (le mot vaut pour une femme comme pour un homme) de la pensée unique,n'empêchent la partition totale d’être jouée chez nos voisins belges!
Ils peuvent bien se draper dans la morale, la « neutralité » et l’« intérêt général » et lorsqu'il s’agit de protéger leurs privilèges et leurs petits arrangements, tordre le droit et la réalité, ces autoproclamés gardiens du temple, ne peuvent plus duper personne.
Prenez cette députée dite de Gauche et figure de proue de cette commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Cette cheffe de file des bien-pensants a même osé, lors de l’audition de la délégation CGC, minimiser une plainte que le syndicat a déposée contre Delphine Ernotte et cinq autres bénéficiaires des chambres du Majestic à Cannes, en déclarant publiquement qu’« il ne s’agit pas d’argent public »- ce qui est FAUX, l’instruction le prouvera - mais aussi, affirmé en séance que « les questions de commissions d’enquêtes étaient envoyées préalablement aux convoqués » !
Chacun l’aura compris, cette pathétique esquive d’un entre-soi politique visant à défendre l’indéfendable : entre autres, une décennie de gabegies financières que paient tous les Français, n’a guère de chance d'aller au-delà nos frontières !
Combien seront-ils au total ces pseudo donneurs de leçons qui s’apprêtent lundi 27 avril 2026 à voter contre la publication du rapport de Charles Alloncle apres que certains d’entre eux ont fait fuité dans la presse de soi-disant passages du rapport, en violation même des règles applicables au Parlement.
Le communiqué du député du Calvados (*) bien mollassonne et à inscrire dans les annales du service minimum, n’y change rien évidemment.
Cette caste qui veut enterrer 300 ou 400 pages de vérités dérangeantes (Ça dépend des versions!) sur le gaspillage, les manquements à la neutralité et les dysfonctionnements d’un audiovisuel public qui n'est plus que la révoltante et très coûteuse caricature de ce qu’Hervé Bourges avait créé dans les années 90, devrait au bout du compte en faire les frais.
Certes, si une majorité bloque le texte, les travaux resteront secrets pendant 25 ans. Divulguer ou publier en France la moindre information relative à ces débats non publics ? Un an de prison et 15 000 € d’amende pour « toute personne », dixit l’ordonnance de 1958 et l’article 226-13 du Code pénal. Belle protection du secret… quand il arrange ces pseudos défenseurs du « service public ».
Pourtant, il est possible de contourner cette chape de plomb. Juridiquement, en grande partie. Avec des risques et des limites importantes, surtout pour un Français ou un résident en France mais pas pour la Belgique par exemple.
Si le rapport n’est pas publié, les documents internes, auditions et conclusions sont archivés et protégés par un secret parlementaire draconien. Toute divulgation est pénalement sanctionnée en France mais pas à Bruxelles !
La solution belge existe donc bel et bien. Un éditeur de droit belge peut légalement imprimer, publier et diffuser le contenu depuis la Belgique. La justice française n’a pas compétence territoriale sur l’acte de publication commis en Belgique (principe de territorialité du droit pénal, art. 113-2 du Code pénal). La Belgique, protectrice farouche de la liberté de la presse (art. 10 CEDH), n’a aucune raison d’appliquer une interdiction française de ce type.
Des précédents pour des documents sensibles français publiés à Bruxelles ou en Suisse, ont déjà eu lieu.
L’éditeur belge lui-même est relativement à l’abri. Le livre peut circuler dans toute l’UE, y compris en France via différents circuits…quand bien même les autorités françaises décideraient de saisir les exemplaires importés.
En pratique, les fuites circulent déjà sauf celles sur "Mme J" et son témoignage dans cette affaire d'agression sexuelle. Un éditeur belge recevant les documents de manière anonyme ou via une source non française peut agir en toute indépendance.La Cour européenne des droits de l’homme protège fortement la liberté d’expression sur des sujets d’intérêt public majeur comme le financement et la neutralité de l’audiovisuel public. Une censure absolue serait vulnérable à Strasbourg.
Conclusion sans langue de bois :Passer par un éditeur belge est une stratégie classique et réaliste pour faire éclater la vérité malgré les manœuvres de ces quelques censeurs autoproclamés. L’éditeur étranger est protégé.
Mais face à des gens qui nient que l’argent du Majestic soit de l’argent public tout en voulant enterrer un rapport qui dérange leur idéologie, la question dépasse le simple droit : c’est une question de salubrité démocratique. Les Français ont le droit de savoir ce que coûtent vraiment leurs chaînes publiques, comment elles fonctionnent et à qui profite le système.
Les bien-pensants peuvent voter contre la publication lundi, ils ne pourront pas empêcher éternellement la lumière d’entrer et si Bruxelles doit servir de passerelle à la vérité, qu’il en soit ainsi.