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jeudi 3 septembre 2026

À Radio France, le pluralisme est devenu le nouveau mot magique…

À Radio France, le pluralisme est devenu le nouveau mot magique…

Charles Sapin arrive sur France Inter et soudain, le mot « pluralisme » est partout. Comme si le prononcer suffisait à rendre toute décision légitime.

Après des années à expliquer que le service public devait être exemplaire en matière de diversité des opinions, Radio France découvre une méthode révolutionnaire : recruter un journaliste de Valeurs actuelles, puis expliquer que c’est précisément… pour défendre le pluralisme. Magnifique.

C’est un peu comme si un restaurant végétarien annonçait l’arrivée d’un boucher au nom de la « diversité des métiers ». Le problème n’est évidemment pas que Charles Sapin soit de droite. France Inter n’a pas vocation à être une radio de gauche. Le problème est cette curieuse conception du pluralisme qui consiste à brandir le mot comme un passe-droit éditorial.

Le pluralisme, ce n’est pas un tableau Excel

Gauche, centre, droite, droite très à droite… On coche les cases et, hop, « regardez comme nous sommes ouverts ! »

Lorsque les salariés contestent : pluralisme.

Lorsqu’on demande pourquoi lui plutôt qu’un autre : pluralisme.

À ce rythme-là, autant rebaptiser la direction des programmes :

« Ministère du Pluralisme ».

La direction affirme par ailleurs avoir la garantie qu’il n’y aura ni propos discriminatoires ni dérapages à l’antenne.

Voilà qui est rassurant.

On demande donc au public de faire confiance à la direction pour contrôler elle-même les risques qu’elle vient de créerCirculez. Tout va bien.

Le drôle de paradoxe

Depuis des années, l’audiovisuel public est accusé par ses détracteurs de manquer de pluralisme et voici que, pour répondre à ces critiques, que Radio France choisit un chroniqueur controversé. Il provoque la colère de ses propres personnels et récolte une menace de grève.

C’est donc ça, le rééquilibrage ?

On voulait démontrer que France Inter n’était pas « de gauche ». On risque surtout de démontrer qu’elle ne sait plus très bien ce qu’elle veut être car le pluralisme ne consiste pas à faire du casting politique. Il ne se mesure pas au nombre de chroniqueurs classés dans telle ou telle case.

Il se mesure à la contradiction, à la diversité réelle des points de vue, à l’indépendance et à la qualité du débat.

Sinon, demain, il suffira de compter :

deux à gauche, trois au centre, deux à droite, un à droite de la droite…

Et voilà :

« Radio France — 100 % pluralisme garanti ».

Le vrai problème n’est donc pas Charles Sapin. Il a parfaitement le droit d’être de droite. La vraie question est :

Pourquoi France Inter l’a-t-elle choisi et selon quels critères ?

Critères professionnels ? Éditoriaux ? Journalistiques ? Ou volonté de démontrer, à l’approche de 2027, que l’audiovisuel public sait enfin donner des gages de « pluralisme » à ceux qui l’accusent d’être politiquement orienté ? Parce que si le pluralisme devient un outil de communication destiné à laver Radio France de tout soupçon, il faut appeler les choses par leur nom : ce n’est plus du pluralisme. C’est de la gestion d’image.

La dette de crédibilité

La première chronique de Charles Sapin portait sur le « mur » de la dette qui attend le prochain président en 2027. Certes mais il pourrait peut-être s’intéresser à une autre dette : la dette de crédibilité. En effet, le pluralisme ne se proclame pas. Il ne s’affiche pas. Il ne se brandit pas comme un bouclier chaque fois qu’une décision est contestée.

Il se démontre en et quand il faut déclencher une grève pour rappeler à une direction ce que le mot signifie…il y a peut-être un problème de casting ou simplement un problème de définition.

Un point sur ces éléments fait dans l’article avec l’AFP du journal Le Monde  de ce jour.







mercredi 2 septembre 2026

L’État demande à France Télévisions près de 150M€ d’économies mais l’entreprise va dépenser beaucoup pour une énième campagne!

L’État demande à France Télévisions près de 150M€ d’économies mais l’entreprise va dépenser beaucoup pour une énième campagne!

France Télévisions, ce groupe public qui diffuse des heures et des heures de programmes chaque jour, se sent soudain investi d’une mission sacrée : nous apprendre à mieux gérer… les écrans. 

Quelle délicieuse ironie. On imagine déjà les réunions marketing : « Et si on faisait une campagne pour dire aux gens de regarder moins la télé… tout en leur rappelant gentiment que nos programmes sont « tellement inspirants » qu’ils donnent envie de faire autre chose après ? Génial, non ? »

Le concept est presque poétique dans son cynisme. On montre des enfants heureux en train de lire, de faire du sport ou de jouer dehors… après avoir regardé un contenu France Télévisions. Traduction : « Regardez-nous d’abord, puis allez vivre. Mais regardez-nous bien. » C’est la version moderne du « mangez des fruits et légumes » signée par un fabricant de chips.

Et le coût dans tout ça ? Impossible de trouver le chiffre exact (transparence oblige), mais une campagne nationale d’affichage DOOH + OOH pendant presque un mois, déployée en milieu urbain, centres commerciaux, gares et métros, avec cinq visuels, production, relais réseaux sociaux et événements terrain, ça se chiffre facilement à plusieurs centaines de milliers d’euros… voire facilement au-delà du million. 

Pendant que Sébastien Lecornu impose à France Télévisions une baisse de dotation publique d’environ 80 millions d’euros pour 2026 (et que le groupe doit réaliser un effort global d’économies historique de l’ordre de 140 à 150 millions d’euros pour coller à un budget « à l’équilibre »), il trouve encore le moyen de dépenser l’équivalent de quelques postes ou de quelques heures de programmes dans une opération de com’ qui consiste à promouvoir… le fait de moins regarder des écrans. Sublime.

Bruno Loutrel, directeur marketing, nous explique avec un sérieux confondant que le service public propose une approche « constructive » de la consommation d’écran. Constructive, vraiment ? On est ravis d’apprendre que regarder France Télévisions est désormais un acte quasi thérapeutique, une sorte de préambule vertueux avant de décrocher. Plus besoin de débattre des effets des écrans : il suffit de regarder les bons programmes (ceux du service public), dans un « environnement sécurisé ». Le reste du paysage audiovisuel, on présume, est peuplé de loups.

Et le timing est parfait : la rentrée scolaire. Rien de tel qu’une campagne DOOH, OOH, gares, métros, centres commerciaux et réseaux sociaux pour rappeler aux parents stressés que le vrai problème, c’est le rapport aux écrans… sauf quand c’est le leur. On imagine les familles, coincées dans le métro, regardant une affiche qui leur dit de moins regarder des écrans, pendant que leurs enfants zappent déjà sur le téléphone. Métaphysique pure.

Bref, France Télévisions a trouvé la solution ultime au problème des écrans : en produire encore mais avec bonne conscience… et en y mettant le prix, même quand Matignon serre la vis. Mission de service public accomplie ?!

mardi 1 septembre 2026

CGTV ou l’art de raconter ce qu’on ne vous raconte pas… avec l’argent de ceux qui vous le racontent déjà !

CGTV ou l’art de raconter ce qu’on ne vous raconte pas… avec l’argent de ceux qui vous le racontent déjà ! 

Mesdames, messieurs, citoyens éclairés, ouvre-toi, ô grande ère de la transparence radicale !

Clément Garin, l’homme qui a fait de X (ex-Twitter) le dernier salon où l’on cause de télé-réalité, de people et de coulisses du mercato TV, vient de lever presque un million d’euros. (Valorisation : deux millions.) Pour une plateforme qui n’existe officiellement que depuis… hier. Quelle audace ! Quelle vision !?

Et qui, grand Dieu, a eu la lucidité de sortir le chéquier comme l’indiquait La Lettre avant hier.

Cyril Hanouna, via H2O Productions, le plus gros ticket (près de 25 %)…

Rodolphe Saadé, patron de CMA CGM et donc, accessoirement, de Brut, BFM, La Tribune et La Provence…

Xavier Niel, propriétaire de Nice-Matin et allié de Saadé dans une startup d’IA Écho, également créateur de Mediawan avec Mattieu Potasse et Pierre-Antoine Capton…

Bref, les poids lourds des médias traditionnels, ceux-là mêmes dont on nous promettait enfin de découvrir « ce qu’on ne vous raconte pas ».

Ironie du sort, n’est-ce pas ? Ou plutôt ironie parfaitement assumée car quoi de plus indépendant, de plus disruptif, de plus « digital native » qu’un média financé par Hanouna, Saadé et Niel ?

On imagine déjà le slogan alternatif : « CGTV vous raconte ce qu’on ne vous raconte pas… sauf quand ça gêne les actionnaires. »

Garin, 29 ans, 88 000 followers, ex-Télé Star, ex-chroniqueur puis conseiller éditorial de Hanouna (2021-2023), monétise déjà 5 000 âmes sur Substack. Désormais, il devrait convertir ses followers en abonnés à 9 € par mois (env. 108€/an). Une partie restera gratuite, histoire de générer du trafic publicitaire. On appelle ça « amplifier la dynamique ». On pourrait aussi appeler ça « transformer de la rumeur en revenu récurrent ».

Quant au programme ? Un podcast médias avec Arthur ou Cyril Féraud (parce que rien ne dit mieux l’indépendance que de recevoir les figures de l’audiovisuel français)…et surtout, des entretiens présidentiels : Attal, Lisnard, Brun… Rien de tel, pour un média né dans les coulisses de TPMP et les infos people, que de se positionner sur l’élection présidentielle. Du gossip de plateau à l’interview du futur locataire de l’Élysée, il n’y a qu’un pas. Un pas de un million d’euros.

On nous assure que Garin et ses associés gardent 51 %. Courageux. Indépendants. Maîtres à bord. Pendant que les 49 % restants appartiennent à des gens qui possèdent déjà une bonne partie de ce que les Français regardent, lisent et écoutent. Vraiment.  

Dans un monde où les pure-players peinent, où les rédactions traditionnelles saignent, un journaliste de 29 ans qui a su transformer ses infos de coulisses (rupture Mabrouk-Bolloré, altercations, mercato) en levée de fonds auprès des plus gros propriétaires de médias, c’est…dingue ! Ou pathétique. Ou les deux à la fois, selon l’angle.

CGTV vous raconte ce qu’on ne vous raconte pas.

Sauf, bien sûr, ce qu’il ne faut surtout pas raconter quand on a Hanouna, Saadé et Niel au capital.

L’indépendance n’a jamais été aussi bien financée et la transparence, jamais aussi opaque.

Bienvenue dans le nouveau journalisme : celui où les « poids lourds » parient sur l’ m« intéressé » pour mieux raconter… exactement ce qu’ils veulent qu’on raconte.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

lundi 31 août 2026

France Télévisions en casquette de flics d’entreprise !

France Télévisions en casquette de flics d’entreprise !

Le 15 août à 22 h 30, pendant que les salariés terminaient leur service comme des adultes responsables, deux figures du Centre de Diffusions et d’Échanges de France Télévisions ont jugé utile de sortir leurs torches et leurs airs de grand inquisiteur pour une descente surprise dans les locaux. Objectif affiché : vérifier si les employés « consommaient de l’alcool ».

Résultat de l’opération coup de poing : une bouteille de Chardonnay non entamée dans le frigo.

Pas de bouteilles vides qui roulaient sous les tables.

Pas de collaborateurs allongés sous les bureaux en chantant l’Internationale.

Juste une bouteille intacte.

Un salarié a eu l’outrecuidance de dire « c’est la mienne ». On lui a alors proposé, avec le sourire de ceux qui savent qu’ils tiennent le pouvoir, de se soumettre à un alcootest. Il a refusé. Et hop : mail de rappel à l’ordre avec compte-rendu versé à son dossier. Comme si l’on venait de découvrir un trafic de crack dans les toilettes.

Pendant ce temps, sa collègue rappelait solennellement les « règles » : cidre, vin, poiré et bière sont tolérés pendant le repas.

Tolérés. Quelle générosité.

Sauf que :

•  le restaurant d’entreprise propose lui-même du vin et de la bière,

•  la salle de restauration du CDE n’est, selon les propres mots de la direction, qu’une extension de ce même restaurant,

•   la même direction estimant normal de débarquer à 22 h 30 comme des agents de la BAC pour traquer une bouteille neuve dans un frigo.

On appelle ça de la cohérence ?

Ou plutôt du deux poids, deux mesures version management toxique ?

On autorise le vin à table le midi… mais on criminalise sa simple présence dans un frigo le soir.

On tolère la consommation pendant le repas… mais on transforme un refus d’alcootest (sur une bouteille non ouverte) en faute disciplinaire.

On parle de « règles »… tout en organisant des rafles nocturnes dignes d’un centre de rétention.

Est-ce du harcèlement ?

Quand une hiérarchie se permet de :

•  contrôler les frigos après 22 h,

• menacer un salarié pour possession d’une bouteille intacte,

•  verser un compte-rendu au dossier pour refus d’un test qui n’avait aucune base légitime,

… on n’est plus dans le management. On est dans le flicage d’entreprise, version petite chefferie qui a trop regardé les séries policières.

Le message est clair :

« Vous avez le droit de boire un verre… tant que c’est nous qui décidons quand, où, et dans quelles conditions. Et surtout, ne croyez jamais que vous êtes des adultes. »

Alors oui, ce billet mérite d’exister.

Parce que la prochaine fois, ce sera peut-être un paquet de gâteaux « non autorisés », une bouteille d’eau gazeuse « suspecte », ou simplement le crime d’avoir encore un peu de dignité.

Le binôme chercheur n’a pas trouvé d’alcooliques. Il a montré en tout cas qu’il préférait traquer des ombres plutôt que de faire confiance aux équipes.

Et ça, c’est bien plus dangereux qu’une bouteille de Chardonnay non ouverte.


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dimanche 30 août 2026

Le crépuscule d’un Jupiter qui a brûlé la France !

Le crépuscule d’un Jupiter qui a brûlé la France !

Chers Français, regardez bien ce que le sondage  Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio vient d’asséner le 26 août 2026. Dans tous les cas de figure testés, Marine Le Pen gagne le second tour de la présidentielle 2027. Face à Édouard Philippe (52-48), face à Gabriel Attal, face à François Hollande, face à Raphaël Glucksmann, face à Bruno Retailleau… et face à Jean-Luc Mélenchon avec un score de charnier (67 %). Le Pen en tête au premier tour entre 33 et 35 %. Le « bloc central » macroniste ? Un champ de ruines. Les héritiers du Président ? Des ombres.

Et pendant ce temps, où est-il, le grand ordonnateur de cette débâcle ? Emmanuel Macron. Celui qui, en 2017, promettait le « en même temps » comme une révolution, et qui a fini par offrir le « en même temps que rien » : ni croissance durable, ni sécurité, ni cohésion, ni souveraineté, etc…Juste dix ans de thérapie de groupe élitaire, de conférences de presse narcissiques et de décisions prises entre deux dîners dans le 7e arrondissement.

Il a transformé le pays en laboratoire d’expériences hasardeuses. Réforme des retraites arrachée au forceps pendant que la rue brûlait. Inflation et pouvoir d’achat en berne pendant que les grands groupes prospéraient. Immigration gérée comme un dossier Excel sans ligne de total. Éducation nationale en déroute. Hôpitaux au bord de l’implosion. Déficit public qui s’envole. Dette qui étouffe et surtout : une fracture sociale et culturelle si profonde que la seule alternative crédible aux yeux d’une majorité de Français est devenue celle qu’il avait juré d’éradiquer…

Son « progressisme » a progressé surtout dans la désillusion. Ses « start-up nation » ont start-upé surtout les jeunes talents vers l’étranger. Son « Europe qui protège » a protégé surtout les intérêts des banques et des commissaires bruxellois. Quant à la démocratie, elle a servi de décor : 49.3 en série, dissolutions opportunistes, Assemblée transformée en théâtre d’ombres, et un mépris olympien pour tout ce qui ne rentre pas dans le logiciel du haut fonctionnaire devenu monarque.

Le plus beau ? Il ne peut même plus se représenter. Inéligible par la Constitution, il assiste en « spectateur » à l’effondrement de son propre édifice. Ses dauphins – Attal le jeune premier, Philippe le maire du Havre – peinent à dépasser les 20 % combinés dans le meilleur des cas. Le « nouveau monde » a vieilli plus vite qu’un smartphone d’occasion et le peuple, qu’il traitait volontiers de populiste, d’irresponsable ou de « gens qui ne sont rien », va lui répondre maintenant par les urnes : dans tous les scénarios qu’il a perdus !?

Chapitre spécial : La télévision publique, miroir exact d’une France dans le mur

Pendant que le pays s’enfonce, regardez la télévision publique. France Télévisions, ce mastodonte subventionné à coups de milliards d’euros d’argent du contribuable et à présent par tous les Français via la TV, est devenu le parfait portrait de la France macronienne : boursouflé, idéologiquement sclérosé, déconnecté, et qui continue de diffuser pendant que le navire prend l’eau de toutes parts.

Des journaux qui, pendant des années, ont traité l’immigration comme un non-sujet ou un « enrichissement », les émeutes comme des « manifestations de colère légitime », et toute critique comme un « glissement vers l’extrême droite ». Des plateaux où les mêmes experts autorisés se renvoient la balle dans un entre-soi permanent, pendant que les audiences s’effondrent et que les jeunes fuient vers YouTube ou les réseaux. Des séries, documentaires et émissions « engagées » qui ressemblent plus à des tracts qu’à du journalisme, financés par par une fraction de la TVA depuis plus de trois ans pendant que les Français peinent à payer leur facture d’électricité.

Comme le pays lui-même : des structures tentaculaires, des salaires confortables pour une caste, une dette morale et financière abyssale, et une incapacité chronique à regarder la réalité en face. La télé publique ne montre plus la France : elle la nie, la moralise, la sermonise. Et pendant ce temps, le réel frappe à la porte – insécurité, désindustrialisation, fracture territoriale…France  Télévisions est le symbole parfait : un service public qui coûte cher, sert mal, et refuse obstinément de voir qu’il est déjà bien dans le ur !

Emmanuel Macron n’a pas seulement échoué. Il a accéléré ce qu’il prétendait combattre. En dix ans, il a réussi l’exploit de rendre Marine Le Pen non seulement possible, mais, selon les chiffres d’hier, probable. Bravo, Jupiter. Il a éclairé le chemin… vers la sortie.

Que ce sondage serve de miroir : le roi est nu, la télévision publique est aux abois et la France en a assez de payer le prix de son costume.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

samedi 29 août 2026

Sonia Mabrouk a confirmé récemment avoir été approchée pour rejoindre France Télévisions !

Sonia Mabrouk a confirmé récemment avoir été approchée pour rejoindre France Télévisions, en contradiction apparente avec les déclarations publiques de Delphine Ernotte en février 2026. (tvmag.lefigaro.fr)

Contexte et chronologie

Sonia Mabrouk a quitté CNews (puis Europe 1) début février 2026, en désaccord avec le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré ses condamnations définitives (notamment pour corruption de mineurs). Elle a ensuite annoncé rejoindre BFMTV (émission « 100 % Mabrouk », démarrée le 24 août 2026).

Le 18 février 2026, Delphine Ernotte auditionnée à l’Assemblée nationale, a répondu à une question d’Aymeric Caron sur une éventuelle embauche : « Est-ce qu’on envisage aujourd’hui de recruter Sonia Mabrouk ?

Je dirais plutôt non parce qu’on n’est pas en manque de journalistes. » Elle a précisé que ce n’était « pas contre Sonia Mabrouk », soulignant qu’elle était régulièrement invitée sur les antennes du groupe.

« Il y a quelques semaines, un patron du service public est venu me voir pour me faire la proposition de rejoindre le service public. Il est revenu à plusieurs reprises. Je parle de la télévision. » a pourtant confirmé la journaliste,  a ajoutant n’avoir « pas vu poindre l’inquiétude de “CNewiser” le service public » ! il était juste question de ce qu’elle était « une journaliste rigoureuse et de qualité »….Elle a conclu qu’elle aurait pu porter le même style d’invités et de questions « sur le service public si elle avait accepté cette proposition ». tvmag.lefigaro.fr 

Elle n’a pas nommé explicitement Delphine Ernotte (elle parle d’« un patron »), mais le contexte (télévision publique, opposition aux propos d’Ernotte de février) pointe clairement vers France Télévisions. Aucune réaction officielle d’Ernotte ou de FTV n’apparaît immédiatement dans les sources sur cette déclaration précise.




vendredi 28 août 2026

Arnaud Ngatcha ou l’art de transformer à France Télévisions, l’opacité en « Engagement » !

Arnaud Ngatcha ou l’art de transformer à France Télévisions, l’opacité en « Engagement » !

France Télévisions vient d’inventer un poste. Pas un simple recyclage : une pure création. « Directeur de l’Engagement ». 


Des contours ? Aucun. Des missions précises ? Nulle part. Une définition opérationnelle ? Introuvable. Juste un titre ronflant, flou, élastique, parfaitement calibré pour accueillir M. Arnaud NGatcha, l’ancien adjoint d’Anne Hidalgo fraîchement libéré de ses fonctions municipales en mars 2026.

Ce n’est pas une promotion. C’est quasiment une récompense. Une récompense pour avoir parfaitement maîtrisé l’exercice de l’enfumage devant la commission d’enquête parlementaire.

Souvenez-vous de l’audition du 11 février 2026. Face aux questions du rapporteur sur le cumul de deux temps pleins – un à France Télévisions (environ 100 000 euros nets) et un à la mairie de Paris (environ 60 000 euros) – M. Ngatcha a excellé dans l’art de ne rien dire. Répartition de son temps de travail ? « Je respecte la loi. » Détail de son agenda entre les deux postes financés par le contribuable ? Refus poli. Utilisation de la voiture de service et de la carte essence pour des déplacements politiques ? Silence. Accusations d’emploi fictif portées par Transparence Citoyenne et signalées au PNF ? Il se retranche derrière son statut d’élu et sa qualité de « directeur des opérations spéciales ». On l’interroge sur l’un, il répond sur l’autre. On insiste, il invoque le droit. On demande des preuves concrètes d’activité, il énumère des réunions et des « points d’entrée ».

Même posture du côté de Delphine Ernotte. Interrogée sur le salaire et les avantages du directeur, la présidente de France Télévisions botte en touche : « Ce n’est pas mon rôle. » Elle confond ses missions avec celles d’un autre, se contredit sur le Téléthon, et défend bec et ongles un arrangement où un adjoint de la maire de Paris conserve un poste de cadre dirigeant à plein temps dans le service public audiovisuel, sans avenant, sans réduction de salaire, sans transparence réelle. Deux temps pleins, deux rémunérations publiques, zéro explication satisfaisante. Les juges du PNF, eux, semblent moins pressés que lorsqu’il s’agit d’un maire LFI.

Et maintenant que le mandat municipal est terminé, on invente « l’Engagement ». Un poste dont personne ne sait ce qu’il recouvre, créé ex nihilo, juste à temps pour que le circuit fermé continue de tourner. Du cabinet Flessel aux opérations spéciales de France Télévisions, de l’adjoint Hidalgo au directeur de l’Engagement : le parcours est d’une cohérence parfaite. Cohérence du réseau. Cohérence de l’impunité. Cohérence du mépris pour le contribuable qui finance ces titres pompeux et ces salaires confortables.

L’attitude devant la commission d’enquête n’était pas un accident. C’était une démonstration. Une démonstration que, dans ce système, on peut cumuler, éluder, se retrancher derrière la légalité formelle, et ressortir non seulement indemne, mais promu à un poste encore plus vague et encore mieux nommé.

« Engagement ». Le mot est magnifique. Engagement envers le service public ? Non. Engagement envers la continuité du système, envers le recyclage des mêmes, envers l’opacité assumée. Un titre vide pour un poste inventé, offert à celui qui a prouvé, face aux représentants de la Nation, qu’il savait parfaitement ne pas répondre.

France Télévisions n’a pas nommé un directeur. Elle a officialisé une méthode : quand les questions deviennent gênantes, on crée un titre. Quand le mandat s’achève, on invente une direction. Quand la transparence est exigée, on oppose le silence poli et un CV de réseaux.

Voilà l’Engagement selon Arnaud Ngatcha et Delphine Ernotte : s’engager à ne jamais vraiment rendre de comptes.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

jeudi 27 août 2026

France Télés : On lit le tweet, on range le compagnon !

France Télés : On lit le tweet, on range le compagnon ! 

Léa Salamé avait prévenu et Benoît Daragon l’avait bien relayé dans Le Parisien en février : « Je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre. […] S’il est candidat, je sors de l’antenne immédiatement. » Elle avait même rajouté, pour bien enfoncer le clou : « Jamais on a pu entendre que mon compagnon tenait mon stylo. […] Je me retire parce que je ne veux pas que les Français aient le moindre doute, la moindre suspicion. »

Dimanche, le tweet tombe. Lundi, elle confirme. Et sur la boucle WhatsApp des journalistes de Franceinfo, la direction, elle, sort le mode d’emploi : « Quand ça tombe, on montre le tweet et on le lit à l’antenne. Ce soir et demain, dans la matinale, chaque fois qu’on parle de Glucksmann : pas de commentaires, on lit juste le tweet, on s’en tient au factuel. Après la matinale, on arrête de montrer le tweet. »

Et le post-scriptum gêné : « On ne dit pas, quand Raphaël Glucksmann annonce sa candidature, qu’il est le compagnon de Léa Salamé. »

On ne sait jamais… elle pourrait attaquer France Télé pour atteinte à la vie privée.

Ou juste pour avoir rappelé un peu trop clairement que, même quand on lit « le factuel », il y a des phrases qu’on préfère laisser dans le tiroir.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​