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samedi 23 mai 2026

Si Boris Vallaud espère rallier les Français à la défense d’Ernotte avec son livre "nos vies ne sont pas des marchandises", il se met le doigt dans l’œil !

Si Boris Vallaud espère rallier les Français à la défense d’Ernotte avec son livre "nos vies ne sont pas des marchandises", il se met le doigt dans l’œil !

A l’occasion, la fin avril, de la sortie de son livre sur la démarchandisation, le toujours président du groupe socialiste qui, à l’Assemblée nationale a annoncé vouloir  s’en affranchir avec 40 autres députés, assure un peu partout la promo de son bouquin.

 (*)

La France croule sous 3.500 milliards de dette, souffre d’une désindustrialise structurelle depuis quarante ans avec un Pays qui perd ses usines et sa compétitivité à la vitesse grand V et se laisse détrousser par une caste de bien-pensants qui se partage le gâteau dans ce révoltant monde de l’entre-soi (la gauche caviar bien en tête) mais Boris Vallaud idolâtre toujours la même statue !

Il fait partie de ceux qui totalement hors-sol veulent toujours plus d’État et encore moins de marché. Tout doit devenir un « droit » : santé, logement, énergie, retraites, culture, etc…Payés par qui ? Par l’industrie fantôme et les générations futures ?

Pathétiques. Ils préfèrent exploser la dette et achever ce qu’il reste d’industrie plutôt que d’admettre que leur modèle est un suicide économique habillé en morale de gauche si le mot a encore un sens ! Quant à ce qui reste de la télé publique que l'ex-Orange aura saccagée et conduit à la quasi faillite, ils ne savant que répéter en boucle "audiovisuel fort".  Lunaire !

Ce petit club chantant la démarchandisation comme remède miracle est finalement d’une bêtise abyssale.

Lors d’une récente soirée semi privée organisée par l’association des lecteurs d'un mensuel économique afin d’y promouvoir son livre sur la démarchandisation "nos vies ne sont pas des marchandises" au Seuil, Boris Vallaud a sidéré une bonne partie de la salle en déclarant publiquement son soutien à Ernotte. (*)

Non sans s’être féliciter en amont du succès de son ouvrage qui, selon lui, démarre fort (quelques centaines d’exemplaires vendus seulement jusqu'ici !)lui qui dans une interview très récente à Pellerin tablait sur "des ventes à moins de 2 000 exemplaires" ( bel acte de foi dans « le pouvoir des mots ») et qui toujours président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, s’est empressé de voler au secours de Delphine Ernotte.

Il assume sans rougir : peu importent les audiences catastrophiques (avec par exemple, un écart entre le 20h de France 2 et celui de TF1 entre 1,5 et 2 millions d’écart), les matinales régionales invisibles, les conflits d’intérêts, la connivence avec les boîtes de production amies, l'échec d'une plateforme Salto qui aura coûté aux Français près de 90M€, les rapports catastrophiques de la Cour des comptes et de l’IGF, le mal-être au travail des salariés et le nombre hallucinant de burn out,  etc…

L’urgence pour lui, c’est le « combat d’Ernotte contre l’extrême droite qui est le nôtre » a-t-il lancé en réunion  !

Il n'y avait pas besoin d'attendre la fin de la commission d'enquête sut l'audiovisuel public pour comprendre leur manège.

Ainsi parle le socialiste : on peut bien sacrifier la vérité, la rigueur, la décence managériale, du moment qu’on se range « aux côtés de Delphine Ernotte » contre le RN.

Ah, Boris Vallaud ! Le chantre de la « démarchandisation », l’homme qui nous explique doctement que nos vies ne sont pas des marchandises, qui consacre des pages entières à la nécessité d’un audiovisuel public fort, indépendant des logiques marchandes et des copinages !

Beau programme. Dommage que la réalité vienne si brutalement lui mettre le doigt dans l’œil.

Le service public de l'audiovisuel ? Un totem à défendre coûte que coûte, même quand il devient un fromage pour initiés, même quand il produit du contenu médiocre et quand sa direction pratique la communication de crise des plus éculées, uniquement pour se maintenir.

Le comble ? Pendant que Vallaud pontifie sur la démarchandisation de la culture et du vivant, Ernotte continue d’enfoncer la télé publique dans la crise, tout en multipliant les logiques privées.

La gauche socialiste pendant ce temps ? Elle s’assoit sur les dysfonctionnements, sur les drames humains, sur l’échec culturel. Pire : elle laisse le « wokisme » s’installer, sans que cela ne provoque la moindre remise en question.

C’est le grand classique de cette gauche moraliste : les principes sont universels… sauf quand ils gênent les camarades de réseau. Alors, on dénonce la marchandisation du monde mais on protège farouchement ceux qui transforment le service public en cour des miracles clientéliste.

On écrit un manifeste pour « sauver nos vies » de la logique marchande mais on défend bec et ongles une direction qui traite ses salariés comme des variables d’ajustement.

Résultat ? Le RN est aux portes du pouvoir et les Français constatent chaque soir, sur leur écran, que le « service public » qu’on leur vend si cher est très souvent moins regardé que la concurrence privée. Merci pour la démonstration grandeur nature.

Boris Vallaud voulait structurer la pensée de gauche autour de la démarchandisation. Il n’aura réussi qu’à en illustrer, avec une clarté cruelle, l’hypocrisie fondamentale : ses belles idées s’arrêtent là où commencent les intérêts de son camp.

Nos vies ne sont pas des marchandises, dit le livre. Sauf, visiblement, quand il s’agit de la carrière de Delphine Ernotte et de la tranquillité du microcosme socialiste.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


vendredi 22 mai 2026

Comment le président de l’Arcom peut-il prétendre qu’il n’était pas au courant de ce qu’il a signé ?

Comment le président de l’Arcom peut-il prétendre qu’il n’était pas au courant de ce qu’il a signé ?  

La réponse est claire et directe :

Martin Ajdari peut difficilement prétendre de bonne foi qu’il n’était pas au courant ou n’aurait pas participé à la transaction qui l’a conduit à valider de sa main  et es qualité, le protocole transactionnel qui indemnisait une salariée enceinte de presque 6 mois virée « pour en avoir trop vu ou  trop dit » ? 

La CGC de l’audiovisuel qui avait été amenée à défendre aux Prud’hommes la collaboratrice et le collaborateur virés Illico presto et donc, à avoir connaissance des documents liés à ces dossiers, notamment celui évoqué par la presse ces derniers jours (*) explique pourquoi.

(*) Les révélations publiées par La Lettre sur la gestion d’une affaire de harcèlement et d’agressions sexuelles présumées au sein de France Télévisions ne peuvent rester sans conséquences politiques, administratives et morales. 

À travers le signalement effectué par le député Charles Alloncle après l’audition de Martin Ajdari devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, c’est toute une culture de l’omerta qui ressurgit. 

Selon l’article, les faits se sont déroulés sur le plateau de l’émission Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï. Une assistante de production aurait alerté sa hiérarchie après des comportements graves imputés à deux salariés de la production envers de jeunes femmes présentes dans le public...

1.  Le protocole est signé de sa main
. Le fait qu’il a apposé sa signature avec la mention manuscrite « bon pour transaction, bon pour désistement d’instance et d’action » prouve qu’il a personnellement validé l’accord, y compris son caractère transactionnel.

2.  Le texte est d’un type standard pour ce genre  de transactions qui visent précisément à « acheter le silence » et à empêcher toute remise en cause future. 
Prétendre qu’« il n’aurait pas mené les négociations » ou que « ce n’était pas lui personnellement qui les auraient menées est très compliqué quand le document porte sa signature et sa mention manuscrite.

3.  Tenter de jouer sur une distinction formelle :

- « C’est la Société MFP qui était partie à la transaction, pas moi à titre personnel. »

- Ou : « J’ai signé en tant que représentant légal, mais je n’ai pas personnellement négocié tous les aspects ou n’étais pas au courant du détail. »


N’est pas sérieux. Certes c’est une défense classique, mais elle est faible ici parce que, redisons-le :

- la mention manuscrite est personnelle et explicite.

- en tant que dirigeant (et aujourd’hui président de l’Arcom), il est présumé avoir lu et compris ce qu’il signait.

Les juges sont très réticents à accepter « je ne savais pas ce que je signais » quand il y a une mention manuscrite + clauses d’information expresse.

Il n’y a donc pas grand chance que la procureur de la République saisie d’un article 40 par Charles Alloncle, le rapporteur de la commission d’enquête audiovisuel, le suive dans cette rhétorique, lorsqu’elle aura le protocole sous les yeux.

Il est fort peu probable que Martin Ajdari puisse utilement soutenir devant un juge qu’il ignorait l’objet ou la portée de ce protocole.

Il ne peut sérieusement pas demander d’effacer le fait qu’il a signé de sa main un protocole transactionnel de confidentialité qui mettait fin à un litige sans s’être renseigné sur le pourquoi du comment, à savoir pourquoi cette femme enceinte de six mois était  virée ! 

Ou alors, cela reviendrait à dire qu’il ne regarde pas ce qu’il signe voire même qu’il ne s’intéresse pas aux négociations préalable menée dans le cadre d’un texte qu’il va valider ?!

Le protocole transactionnel (accord de transaction) conclu entre la Société MFP (représentée par Monsieur Martin Ajdari) et la salariée, à l’époque, engage bien sa responsabilité.

En droit, les point clés du contenu qui impactent la crédibilité d’une éventuelle défense « j’ignorais l’objet/portée », sont les suivants:

1.  Formulations très protectrices et explicites :

•   Comme dans tous les accords de ce genre Il y a un article qui expliqueexpressement que l’accord vaut transaction au sens des articles 2044 et suivants du Code civil.

•  Les parties déclarent avoir « pris connaissance, compris et accepté tous les effets », notamment le caractère définitif et irrévocable de la transaction.

•  Elles reconnaissent que « leur attention a été expressément attirée sur le caractère définitif et irrévocable ».

•  Elles s’interdisent mutuellement de remettre en cause la transaction « pour quelque cause que ce soit, fût-ce pour erreur de droit ou de fait ».

Ce sont là des clauses standard dans les transactions bien rédigées, précisément pour verrouiller ce type de contestation ultérieure.

2.  Signature manuscrite de Martin Ajdari :

- Il signe en tant que représentant de la Société MFP.

- Il a ajouté de sa main : « bon pour transaction bon pour désistement d’instance et d’action ».

- Cette mention manuscrite est très forte en droit français : elle constitue une approbation expresse et personnalisée du caractère transactionnel et du désistement d’action (renonciation à tout recours futur).

3.  Contexte juridique :

- Une transaction homologuée ou même non homologuée a force de chose jugée entre les parties (art. 2052 C. civ.).

- Le fait que les parties conservent chacune leurs frais et honoraires par exempté et se soient engagées à ne pas se dénigrer renforce le caractère global et définitif de l’accord, en renforce la portée.

- La mention « Fait à Paris, le … en deux exemplaires originaux » et la signature sur le document lui-même complètent le formalisme.

La crédibilité de la thèse « j’ignorais l’objet ou la portée du protocole » est donc quasi-nulle.

Au fait quand va-t-il devoir en tirer les conséquences et démissioner ? 

Il y a peu de chance également qu’il soit passé à côté du rapport au vitriol de la HALDE ou encore de cet article signé par Manan Ben Lrhouma pour SaphirNews, le vendredi 18 juin 2010 qui figurait au dossier et que la CGC de l’audiovisuel a retrouvé dans ses archives.

Extraits :

France Télévisions : Du grabuge dans les coulisses de « Ce soir (ou jamais !) » ?

Une plainte à la HALDE contre MFP

À l’heure où France Télévisions vante des spots pour plaider la cause de la diversité, voici une affaire qui risque de faire mal à la chaîne publique. MFP, une société de production filiale à 100 % de France Télévisions et productrice de l’émission Ce soir (ou jamais !), est accusée d’avoir mis à la porte plusieurs employés suite à des propos déplacés et à une affaire de discrimination. L’une d’elles, employée pendant cinq ans au sein de l’émission, a saisi la HALDE pour discrimination en état de grossesse. 

Les deux parties s’expliquent sur SaphirNews.

Ce soir (ou jamais !) est, sans aucun doute, l’une des émissions phares de France Télévisions. Animée par Frédéric Taddeï depuis sa première diffusion, en septembre 2006, elle est regardée par quelque 800 000 téléspectateurs du lundi au jeudi, en direct et en public, en présence d’invités souvent triés sur le volet. Une formule gagnante pour la chaîne publique, qui ne doit ce succès qu’à MFP, société de production de l’émission, filiale à 100 % de France Télévisions, et son équipe.

Mais, depuis quelque temps, il y aurait du grabuge dans les coulisses de cette société. C’est ce que soutient une employée de MFP jusqu’en février dernier, qui a déposé plainte en mars auprès de la HALDE pour discrimination en état de grossesse à la suite du non-renouvellement de son contrat.

Une ascension fulgurante

Un nom qui n’est pas connu du grand public mais que les chaînes de TV et les sociétés de production connaissent très bien. Son CV est long comme le bras. À son actif, elle comptabilise plus de 9 000 émissions de télévision à raison d’un travail de six jours sur sept en tant que responsable du public et animatrice de conférences.

Pour en arriver à ce résultat, elle a dû travailler d’arrache-pied…Elle confie à Saphirnews s’être trouvée « dans une situation particulièrement difficile. Les choses se disaient verbalement et directement. On ne louait pas d’appartement et le refus de travail était assez récurrent ».

Sa décision fut prise : à l’obtention de la nationalité française, elle garde son prénom d’origine mais prend aussi un second prénom français, nettement plus passe-partout dans ses CV. Depuis, « ma vie a changé du tout au tout. J’ai pu louer un appartement, tout était beaucoup plus facile », notamment dans le monde du travail.

Tout va très vite pour elle. Repérée par un des animateurs vedette de C+ pour animer les coulisses de Le Vrai Journal , elle devient très vite une référence pour le monde de l’audiovisuel après avoir fait ses preuves. Depuis, elle est sollicitée par nombre de boîtes de production et de chaînes de télévision pour gérer le public. Un modèle parfait d’intégration, dit-on dans le milieu de l’audiovisuel.

En septembre 2006, elle décroche un contrat avec MFP, qui lance alors Ce soir (ou jamais !), où elle avoue que tout se passe très bien… jusqu’à ce jour du 18 février, où elle se voit annoncer, par sa directrice de production, le non-renouvellement de son contrat et la fin immédiate de sa collaboration.

« Licenciée sans motif », selon son conseil.

« J’ai été mise à la porte de la société MFP à cinq mois de grossesse par la directrice de production qui m’a dit verbalement, sans m’avoir envoyé au préalable de courrier ni donné aucune explication, que mon contrat s’arrêtait là. Je lui ai demandé de se justifier. Elle m’a répondu : “Non, je pars en vacances ce soir.” Je m’étais dit que c’était probablement une blague, qu’elle allait me rappeler… et non, c’était réel. J’avais bien été remerciée de cette façon-là, aussi brutale et sévère au bout de quatre ans de bons et loyaux services et au bout de 450 émissions. J’ai pas compris pourquoi », nous explique-t-elle.

Ne lui ayant pas été signifié les motifs, elle va chercher alors des raisons et pense peut-être en avoir trouvé une en évoquant des incidents en plateau diffusés lors d’un nouveau numéro de Ce soir (ou jamais !). « Des personnes se sont plaintes de gestes déplacés et humiliants de la part du cadreur qui était dans un état d’alcoolémie avancé. C’était la première fois qu’un incident de la sorte avait lieu en plateau », explique-t-elle.

Saphirnews a pu consulter des témoignages concernant cet épisode. À charge pour le cadreur : « Les allusions sexuelles étaient récurrentes. J’ai passé derrière un bar et, sans aucune retenue, saisit un verre et déliré le nez d’une jeune femme », témoigne l’une des personnes ayant subi les gestes douteux du technicien. « J’ai vu un de vos cameramans empoigner “pour rire” l’antenne de sa caméra dans les fesses des deux étudiants », écrit un témoin. Et bien d’autres témoignages se succèdent. Parce qu’elle a rapporté ces faits à la direction, « est-ce qu’on m’accuse d’avoir fait mon travail correctement ? », c’est la question qu’elle se pose.

Joint par téléphone, Pierre-Antoine Boucly, directeur général de MFP, a une toute autre version des faits.

« Elle n’a pas été licenciée, son contrat n’a pas été renouvelé. Si le contrat n’a pas été renouvelé, c’est qu’il y a eu un certain nombre de différends », explique-t-il à Saphirnews.

Mais les raisons lui ont-elles été données ? « Oui, bien sûr, mais je ne peux pas les dire car nous sommes dans une procédure judiciaire. Légalement, je peux arrêter le contrat d’un intermittent du spectacle sans lui expliquer pourquoi. Nous, on le fait car nous avons une charte déontologique. Quand on se sépare d’un collaborateur ou d’un prestataire, on lui explique pourquoi parce que c’est la moindre des choses et cela a été fait », répond-il.

Quant à l’incident, il élude soigneusement la question, préférant répondre que « des incidents en plateau, ça arrive » avec « des personnes qui se prennent les pieds dans les câbles » et que dans l’émission, « tout est enregistré, on garde toutes les images du plateau et des caméras », ce qui permet à MFP de prendre des mesures si besoin.

Pourtant, si l’on en croit la jeune femme, la directrice de production — qui n’a pas souhaité répondre à nos questions — aurait proposé d’envoyer des cadeaux aux personnes qui se sont senties agressées par le cadreur. Il aurait fallu l’intervention du président de la CHSCT (Comité d’hygiène et des conditions de travail) de France Télévisions pour qu’il soit écarté. Du moins temporairement, puisque le technicien, « ami intime du réalisateur », fut réintégré en mars, déclare-telle, qui souhaite requalifier son contrat à durée déterminée d’usage (CDDU) — qu’elle juge « bidon » — en CDI.

Des contrats contestables

Selon le Code du travail, un contrat dont le statut de l’employé ne correspond pas à ses fonctions est réputé nul et est considéré de facto comme un contrat à durée indéterminée (CDI).

Or la future mère était qualifiée, dans son dernier contrat, comme étant première assistante réalisatrice et non responsable du public. Dans ce cas, elle aurait bien été licenciée sans droit. Même si elle savait ce qu’elle signait, « on est dans un univers où nous n’avons pas le dernier mot. C’est leur responsabilité parce qu’ils n’ont pas à me déclarer ni comme comédienne (pendant mes deux premières années) ni comme première assistante réalisatrice (les années suivantes) », déclare-t-elle.

« Je n’accepte pas qu’on dise qu’il s’agit de contrats bidons », rétorque Pierre-Antoine Boucly. « On est une société très contrôlée car nous avons des capitaux publics (…). La jeune femme avait le statut d’intermittent du spectacle en CDDU. C’est un statut qu’elle a demandé à tous les employeurs avec lesquels elle travaille car cela lui permet de travailler pour plusieurs personnes à la fois », fait-il savoir.

A ce moment-là, elle est en effet encore employée pour France Télévisions pour sur Stade 2 (France 2) et pour la société de Rachel Kahn et Marc-Olivier Fogiel pour le public de l’émission Vous aurez le dernier mot (France 2). Cependant, pour l’intéressée, ses autres employeurs l’embauchent en tant que responsable du public et non comme première assistante réalisatrice et dit préférer « la sécurité de l’emploi » que la multiplication des CDDU.

« Pour nous, elle est assistante au réalisateur chargée du public. C’est le réalisateur qui est le patron de l’émission. Tous les gens qui travaillent sous ses ordres ont soit une fonction très précise quand ce sont des truquistes ou des cameramans, soit assistants au réalisateur », dont ceux qui s’occupent du public comme c’est son cas, affirme M. Boucly.

Une audience aux prud’hommes en novembre (2010) 

Les prud’hommes ont été saisis de l’affaire ainsi que celle de son mari, lui aussi ex-employé de MFP. L’audience devrait se tenir en novembre prochain.

« Si on m’accuse de discrimination, je répondrai. Qu’elle décide de nous attaquer, c’est son droit, je ne peux pas l’en empêcher. Elle a le droit de saisir les prud’hommes ou la HALDE si elle le veut. Elle a ses arguments, on a les nôtres et c’est le juge qui tranchera », conclut M. Boucly.

« Que la justice fasse son travail, que les personnes soient sanctionnées et que je retrouve ma dignité. On essaye de détruire ce que j’ai construit en 11 ans, c’est inacceptable », fait savoir la jeune femme.

Qui a tort, qui a raison ? Chacun se dit serein, mais c’est à la justice de trancher. Cependant, l’avantage semble être du côté de cette femme de réseau. Elle elle a su s’attirer les soutiens de nombreux syndicats, à commencer par ceux de France Télévisions ainsi que de nombreuses associations et personnalités à l’instar de Yamina Benguigui, de Yazid Sabeg, de l’Association des jeunes pieds-noirs ou encore de Fouad Alaoui, président de l’UOIF... Affaire à Suivre donc »

jeudi 21 mai 2026

Que restera-t-il des deux quinquennats d'Emmanuel Macron ?

Que restera-t-il des deux quinquennats d'Emmanuel Macron ?   

(#) 

La réponse en image (#) au moment même où ce dernier préparerait son "Legacy" (¤) - en bon français après avoir rebaptisé le traditionnel sommet France-Afrique, devenu Afrique-France et désormais Africa Forward ! - et surtout après le démarrage de l’opération « recasage tous azimuts »  que révélait  La Lettre sous la plume de Catherine Boullay dès le 26 mars dernier.(*) 

La journaliste y faisait notamment référence à Jean-Baptiste Rossi, la plume d’Emmanuel Macron parachuté à France Télévisions comme énième dircab.(*) 
(*)

Le Figaro (µ), en remet une couche aujourd’hui : "À un an de la fin de la présidence d’Emmanuel Macron, nombre de ses conseillers quittent déjà l’Élysée pour assurer leurs arrières et couler des jours plus tranquilles. 

Baptiste Rossi, lui, n’a pas choisi la reconversion la moins risquée. Selon les informations du Figaro, celui qui officie dans l’ombre, depuis 2022, comme conseiller discours (ou «plume») d’Emmanuel Macron, s’apprête à rejoindre début juillet France Télévisions en tant que directeur de cabinet de la présidente du groupe, Delphine Ernotte. La nouvelle étape d’un parcours déjà riche, au carrefour de la culture et de la politique...."

 (µ)

Pour une immense majorité de Français : des centaines de millions d’économies sur fond de dette abyssale à presque 3.500 milliards d'euros

Pour le gratin, les bien-pensants et tout ce petit monde de l'entre-soi : tapis rouge et haut salaire 

C’est la République irréprochable qu'Emmanuel Macron avait promis en 2017 avec le retour des valeurs et de l'autorité de l'État !

(¤) THE « LEGACY » !

« L’Inspection du Travail débarque sur la Croisette : “ une, première, ça tourne ”»

« L’Inspection du Travail débarque sur la Croisette : “ une, première, ça tourne ”»

Ce ne sont pas cette fois-ci, les chambres au Gray d’Albion troquées contre celles du Majestic (l'instruction judiciaire est en cours) cette année pour loger les "huiles" de France Télés qui font parler d’elles mais la descente de l’inspection du travail qui s’est déroulée en plein festival.

Selon l’article de Catherine Boullay dans La Lettre : "L’Événement (21 mai 2026), l’inspection du travail a effectué un contrôle (une « descente ») à Cannes sur la Croisette, où France Télévisions déploie des équipes pour couvrir le Festival" , quatre inspecteurs du travail se sont rendus sur place lundi (probablement le 18 ou 19 mai 2026).

L’objectif étant de vérifier que les salariés de France Télévisions (journalistes, techniciens, etc.) respectent bien le Code du travail, notamment en matière de temps de travail, repos, etc., jusqu’à la clôture du Festival le 23 mai. 

Il semble d'ailleurs cette année que la grogne soit montée très vite sur place concernant les conditions de travail dans le cadre du partenariat Brut/France Télévisions.

Ce contrôle intervient dans un contexte plus large de tensions sur les conditions de travail à France Télévisions (rapports récents dont CEDAET, commission d’enquête parlementaire, situation financière catastrophique après une décennie ernottienne et particulièrement en des nombreuses critiques sur les coûts du Festival de Cannes) et plus particulièrement après une demande dérogatoire pour les horaires de France Télévisions faite à la DRIEETS puis un second refus suite à un recours gracieux qui confirmait le premier.

Le blog CGC Média vous en dira plus... notamment sur le fait que l’Inspection du travail pourrait très vite se pencher sur les contrats de travail concernant les intermittents qui interviennent pour « C ce soir » (France 5) produite par Together Media (société privée de Renaud Le Van Kim), en délégation pour France Télévisions et la production du talk-show pour la chaîne T19/OF TV (TNT) en « partenariat » avec France TV Studios. 




mercredi 20 mai 2026

Où sont les femmes ?…après les révélations de cette agression couverte par des dirigeants de France Télévisions !

Où sont les femmes ?…après les révélations de cette agression couverte par des dirigeants de France Télévisions !

La question se pose bien évidemment. Delphine Ernotte, la grande prêtresse féministe autoproclamée de France Télévisions, celle qui parade depuis des années avec ses quotas, ses réseaux « Innov’Elles », son discours sur l’égalité femme-homme et sa posture de femme résistant au « patriarcat », est au cœur de cette vilaine affaire intervenue au sein d’une entreprise d’État qui n'est pas près de s'éteindre tant que ces dirigeants qui ont préféré l'étouffer au lieu de la signaler à la Justice tant que celles et ceux qui ont fait virer celle qui n'a fait que son travail, ne seront pas tous dehors et/ou démissionnés.

Selon La Lettre de l’Audiovisuel (*) tout comme La lettre la veille sous la plume de Catherine Boullay (¤) qui avait la première révélé ce sordide scénario, il fait partie de ces affaires de harcèlement et d’agressions sexuelles qui ont été gérées avec une discrétion toute corporatiste...et là, miracle : le féminisme mainstream, si prompt à hurler au loup dès qu’un chroniqueur de CNews ouvre la bouche, devient soudain muet comme une carpe. Pas un communiqué. Pas une tribune. Pas une « experte » sur BFM pour réclamer des têtes.

Pourtant « c’est chaud, très chaud » nous indiquait un des journaliste qui suit cette affaire…les détails qui ressortent (témoignages anciens, omerta, possibles arrangements) et sentent le scandale, pourraient faire tâche sur tout l’édifice de service public public qui finalement ne gère que tout ce progressisme autoproclamé. 

Pourquoi ce silence assourdissant ? Parce que Ernotte est des leurs ? Elle coche toutes les cases : femme, « féministe », donneuse de leçons,  alignée sur la doxa... 

(*)

Soulever de telles dérives sous son « règne », ce serait tirer sur sa propre famille idéologique. Cela ressemble au même mécanisme qu’avec les affaires Weinstein ou autres dans les milieux « bien-pensants » : on protège le clan, on minimise, on attend que ça passe. La sororité s’arrête net aux frontières du camp.

(¤)

En même temps, les vraies victimes (celles qui n’ont pas le bon réseau) sont renvoyées aux calendes grecques : « attendons l’enquête interne », « pas de généralisation », « c’était il y a longtemps ». Les mêmes arguments que ces militantes crachent à la figure des autres quand ça les arrange.

Le féminisme d’État et de cour n’est pas là pour défendre les femmes. Il est là pour défendre le pouvoir quand il est rose, subventionné et politiquement correct. 

L’ex-Orange incarne parfaitement cette hypocrisie : embardées sur les plateaux quand il s’agit de dénoncer  tous ces mâles blancs de + de 50 ans mais bel et bien  « aux abonnés absents » quand les casseroles résonnent dans ses propres couloirs.

Alors oui, où sont- les femmes ? Elles sont très occupées à protéger leur caste. Le reste, les petites mains, les témoins gênants, les victimes sans badge VIP… elles peuvent bien attendre. Comme d’habitude.

Le silence n’est pas un oubli. C’est un aveu et il pue la compromission à plein nez.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​




mardi 19 mai 2026

« La main qui nourrit et la bouche qui mord » en compétition à Cannes dans la série "un certain Rogard" !

« La main qui nourrit et la bouche qui mord » en compétition à Cannes dans la série "un certain Rogard" !

Messieurs les défenseurs patentés de la « diversité culturelle », en particulier Pascal Rogard directeur général de la SACD, il est temps d’arrêter le spectacle.

Après son rapport pro-ernottien - Ah, le « rapport » de Pascal Rogard pour l'ex-Orange...une séquence  d'anthologie sur fond de copinage corporatiste, livré clés en main comme un plateau-repas bio et subventionné ! - le censeur s'est encore fendu de quelques lignes directrices  pour frapper "les infréquentables".

On imagine la scène : Ernotte, sous le feu d’un rapport parlementaire qui ose pointer les gaspillages, les audiences en berne et la déconnexion élitiste et hop  son ami lobbyiste de la SACD, fidèle parmi les fidèles, sort la plume trempée dans le sirop compassionnel : « La création française va mourir sans vous, Madame, résistez à ces barbares qui parlent d’économies ! »

Un texte probablement pondu entre deux déjeuners à la table des puissants, où l’on pleure la « privatisation rampante » pendant que le contribuable finance des programmes que plus grand monde ne regarde. C’est beau comme un tract syndical rouge-barricade des années 70 : on défend « la culture » (c’est-à-dire nos rentes, nos copains producteurs et nos salaires confortables) contre les méchants qui osent demander un peu de sérieux et de contrôle budgétaire.

Rogard ne rend pas un rapport, il rend un hommage. Un encensoir agité devant la statue de la "dame du Majestic" avec en fond sonore le tiroir-caisse de la TVA dédiée qui tinte. Pathétique, prévisible, et surtout parfaitement inutile : quand le service public ressemble à une ONG subventionnée qui se regarde le nombril en prime time, même le plus beau texte corporatiste sent le formol.

Voilà qu'il persiste et signe, lui et ses amis du collectif « Zapper Bolloré » pour publiez tribune sur tribune dans Libération afin de dénoncer l’« emprise tentaculaire », l’« idéologie d’extrême droite » et le péril « fasciste » que ferait peser Vincent Bolloré sur le cinéma français !

Pourtant le simple graphique publié par Ouest-France (source CNC) vient le gifler avec la brutalité des chiffres.

Voici le poids réel de celui que le  donneur de leçons vilipende ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ (*)

- Canal+ (groupe Bolloré) : 155,6 millions d’euros investis dans le cinéma français en 2025, soit 43 % de l’ensemble des contributions des diffuseurs.

- Netflix + Amazon : 76 millions.

- France Télévisions : 59 millions.

- TF1 : 32,5 millions.

- M6 : 24,5 millions.

Bolloré/Canal+ pèse donc plus que tous les autres diffuseurs réunis. C’est lui, le premier « banquier » du cinéma d’auteur que vous prétendez défendre. Celui qui permet à des dizaines de films de voir le jour, y compris ceux dont les réalisateurs et acteurs signent ensuite des tribunes rageuses contre lui.

Cela ne s'arrête pas là. Canal+ entre dans le capital d’UGC (510 écrans, 3e réseau français) avec prise de contrôle prévue en 2028. Pathé reste leader avec 864 écrans, CGR suit avec 710, mais le mouvement est clair : un acteur privé français renforce sa présence sur toute la chaîne — financement, production, distribution, salles.

La reconnaissance ingrate

Où étiez-vous, Monsieur Rogard, quand il fallait saluer ce soutien massif et constant ? On vous entend beaucoup plus facilement quand il s’agit de dénoncer la « concentration », l’« affameur » Bolloré (dixit vos déclarations passées sur les droits d’auteur), ou de relayer la peur d’une « uniformisation » et d’une « prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ».

Pourtant, les faits sont têtus : sans ce « cryptofasciste » capitaliste que vous conspuez, c’est une partie non négligeable du cinéma français qui manquerait cruellement d’oxygène. Les signataires de la tribune anti-Bolloré risquent désormais de s’en rendre compte à leurs dépens, après la réaction de Maxime Saada. On appelle cela mordre la main qui vous nourrit.

Éric Morillot vous interpelle d'ailleurs directement sur son compte X : « Allô Pascal Rogard ? C’est marrant, là, on ne vous entend pas pour me soutenir ? Il doit y avoir les « bons » et les "mauvais" auteurs… » En rappelant vos saillies passées (et le fameux 🤡 que vous avez utilisé contre d’autres), Morillot vous renvoie à votre propre image de clown sélectif : très virulent quand l’ennemi est commode, soudainement discret quand il s’agit de mordre la main qui finance tout le secteur que vous êtes censé défendre.

C’est toujours le même refrain : l’argent privé est suspect dès qu’il n’est pas accompagné d’une allégeance idéologique. Que Bolloré investisse massivement, sauve des pans entiers de l’industrie, rachète des salles menacées ? Silence ou suspicion. Qu’il ose défendre son groupe contre des accusations outrancières ? C’est la preuve par l’exemple de l’emprise honnie.

Hypocrisie du milieu ! Le cinéma français vit depuis des années dans une dépendance confortable à Canal+. Mais dès qu’un actionnaire ne correspond plus au profil politique exigé par la caste, on crie au loup. On préfère menacer de ruine le modèle plutôt que d’admettre que sans ces « vilains  capitalistes », beaucoup de projets « engagés » ne verraient jamais le jour.

Monsieur Rogard, la SACD que vous dirigez défend les auteurs. Fort bien...mais défendre les auteurs, est-ce aussi leur rappeler d’où vient l’argent qui finance leurs œuvres ? Ou bien seulement quand cet argent vient de l’État ou de groupes « convenables » ?

Certes ce texte est vif mais après vos invraisemblables saillies, il convient de redire que cinéma français s'il a besoin de financeurs solides, n' a pas besoin de leçons de morale sélectives. Tant que vous cracherez dans la soupe sans proposer d’alternative crédible (les plateformes américaines ou le contribuable ?), vos attaques — et votre silence opportuniste pointé du doigt par Morillot — ressembleront moins à une résistance courageuse qu’à une posture.

Le vrai débat n’est pas « Bolloré est-il dangereux ? ». Il est : qui d’autre est prêt à mettre 150 millions par an sur la table pour faire vivre le cinéma français ? Tant que la réponse restera « personne », vos indignations sonneront creux.

Et le graphique d’Ouest-France continuera de le rappeler, chiffres à l’appui.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​ (*)

Non ce n’est probablement pas une Balenciaga !!

Non ce n’est probablement pas une Balenciaga !!

Il est difficile à croire que la robe aubergine gonflée à l’hélium qu’exhibait l’ex-Orange à Cannes – celle dont les réseaux sociaux moquent tant ces jours-ci – vienne de Balenciaga propriété du groupe de luxe français Kering

Certes, elle pourrait correspondre au style Balenciaga ?

- Silhouette dramatique et architecturale : Les manches très volumineuses (puffed/balloon), le volume général ample et fluide, la traîne asymétrique et le drapé fluide sont typiques de l’héritage de Cristóbal Balenciaga (maître des coupes sculpturales et des volumes exagérés dans les années 50-60). 

- Détails signature : Le col rond contrastant en noir, les poignets noirs et le mélange de matières (satiné/lourd pour le corps, plus structuré) rappellent beaucoup les robes de soirée couture de la maison, souvent avec des accents contrastés et une construction sophistiquée.

- Couleur et occasion : Le mauve/bordeaux profond tout comme le noir est une teinte que Balenciaga a utilisée plusieurs fois (ex. : robes en soie crepe violette ou lilas avec traîne). Des pièces récentes comme des « cape train dresses » en purple silk crepe montrent que la maison continue dans cette veine dramatique….

Mais de là à croire qu’elle serait dans la lignée des pièces exceptionnelles présentées dans le reportage France Info, il y a un boulevard !

C’est pourquoi dans le contexte actuel des polémiques cannoises - à commencer par l’instruction judiciaire en cours sur les 112.123 € dépensés dans les suites du Majestic - et de « ce fric de dingue » que claque France Télévisions pendant une dizaine de jours, plusieurs questions se posent.


Première question qui fâche :

Quel intérêt un grand couturier aurait-il à prêter une telle pièce (Copieusement, moqué sur les réseaux sociaux) ? 

Deuxième question, encore plus gênante :

Si ce n’est pas un prêt, quel était le prix ? Et surtout, qui a payé ?

Ces questions sont évidemment légitimes particulièrement après la récente, commission d’enquête sur l’audiovisuel public.