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vendredi 19 juin 2026

Un préavis à France Télévisions Nouvelle-Calédonie pour dénoncer le management toxique.

Un préavis à France Télévisions Nouvelle-Calédonie pour dénoncer le management toxique.

Ce préavis de grève émane de l’Intersyndicale NC La 1ère et dénonce un management toxique au sein de la chaîne publique NC La 1ère.

Points principaux :

Situation grave : dégradation des conditions de travail, surcharge, manque de reconnaissance, tensions, épuisement professionnel, insultes et méfiance généralisée.

Des exemples concrets de propos managériaux humiliants sont cités (« Bougez-vous le cul : vous n’êtes pas rentables », etc...)

Conséquences visibles : arrêts maladie, démotivation, souffrance au travail.

Un audit sur le climat social a été lancé le 4 juin 2026 suite aux alertes répétées des représentants du personnel, du médecin du travail et de l’inspection du travail.

Les syndicats exigent que cet audit soit indépendant, transparent et aboutisse à des mesures concrètes (prévention des risques psychosociaux, respect des temps de repos, management respectueux, allégement des charges de travail, etc.).

En résumé, il s’agit d’une mobilisation contre un management jugé délétère et destructeur, qui demande que l’audit ne reste pas une simple formalité mais entraîne de réels changements.

Le document date du 17 juin 2026.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

jeudi 18 juin 2026

Ils sont quelques-uns à être intéressés par H2O, la société d’Hanouna. Chut, pas un mot à Corbé !

Ils sont quelques-uns à être intéressés par H2O, la société d’Hanouna. Chut, pas un mot à Corbé !

Selon un article de La lettre toujours bien informée, n’en déplaise à Philippe Corbé, « Cyril Hanouna, unique actionnaire de sa société de production H2O Productions depuis qu’il a racheté les parts de Banijay il y a six mois, reçoit des marques d’intérêt de plusieurs grands groupes pour céder 49 % du capital à un actionnaire minoritaire. »

Au nombre des intéressés, selon le titre de presse, on compte : 

Mediawan (Xavier Niel, Matthieu Pigasse, Pierre-Antoine Capton) : le dossier est étudié, Hanouna connaît bien Capton depuis plus de 20 ans.

CMA Média (groupe CMA CGM de Rodolphe Saadé) : des contacts existent, mais une entrée au capital de H2O pourrait compliquer un éventuel rachat de M6 par Saadé auprès de l’Arcom, compte tenu du passé de Hanouna sur C8.

Un groupe international en quête de diversification serait également intéressé.

Catherine Boullay précise toutefois qu’« Hanouna affirme « ne pas être vendeur » pour l’instant mais « attendre avant de prendre une décision ». 

La valorisation de H2O est estimée entre 60 et 100 millions d’euros…



Philippe Corbé et la « neutralité » à la sauce France Télévisions : quand la vérité dérange, on se désabonne.

Philippe Corbé et la « neutralité » à la sauce France Télévisions : quand la vérité dérange, on se désabonne.

Ah, la belle vision du pluralisme selon Philippe Corbé ! Le directeur de l’information de France Télévisions, transfuge de BFMTV et copain de Marc-Olivier Fogiel, a trouvé la parade ultime face à une presse encore un peu indépendante : se désabonner de La Lettre. Parce que, visiblement, ce qu’écrit ce quotidien de référence des milieux du pouvoir et des médias, publié par Indigo Publications, lui donne des boutons.

Il a visiblement annoncé à la SDJ de France Télévisions, en expliquant que partout où il passait, il se désabonnait de ce titre de presse, pourtant fort bien informé et très souvent avant tout le monde.

Sur X, « JBG » s’interroge : « De quels articles parle-t-on exactement, monsieur le gardien du temple ? Ceux qui rappellent l’affaire de harcèlement de 2009 impliquant Martin Ajdari ? Ceux qui détaillent comment vous avez purement et simplement sacrifié l’émission de Devers et Melun sur France Info ? Ou les descentes de l’inspection du travail chez Mediawan et à Cannes pour vérifier que les salariés ne sont pas traités comme du bétail ? Des détails triviaux, sans doute, pour un grand professionnel de l’info publique.


Ce n’est pas une simple bouderie d’abonné mécontent. C’est un aveu pathétique. L’aveu d’un petit entre-soi qui a régné pendant des années par l’omerta, les copinages et la ligne éditoriale unique. Un entre-soi qui panique parce que, malgré les milliards du contribuable, malgré les comités de rédaction verrouillés et les invites soigneusement triés, la vérité continue de fuiter. Et elle fait mal.

La « neutralité » et le « pluralisme » selon Corbé ? C’est simple : on invite qui on veut, on supprime ce qui dérange, on censure par omission, et quand un média indépendant ose raconter ce qui se passe vraiment dans les coulisses du service public, on claque la porte comme un gamin capricieux. Très mature. Très conforme à la mission de service public.

Pendant ce temps, les Français paient l’addition pour cette machine à propagande qui se prend encore pour un rempart de la démocratie. La Lettre dérange ? Tant mieux. Cela prouve simplement qu’elle fait son boulot. Contrairement à d’autres.

Il n’y a que la vérité qui blesse, dit-on…et visiblement, chez France Télévisions, on préfère rester dans le déni confortable de l’entre-soi. Pathétique, mais instructif. Le public, lui, n’est pas obligé de se désabonner : il peut simplement éteindre. Et de plus en plus le font.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 17 juin 2026

Le 18 juin version France Télévisions.

Le 18 juin version France Télévisions.

Le 18 juin 1940, un homme seul, depuis Londres, disait à la France à genoux : « La flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre. »

Le 18 juin 2026, l’ex-Orange a choisi une autre musique:  alors que les caisses de l’entreprise sont vides, elle lance un appel au personnel « Allez, on se fait un karaoké géant, ça va être trop bien ! »

Et le clou du spectacle ? Elle devrait s’inscrire pour une première chanson « Non, je ne regrette rien », évidemment. Chantée en afterwork, micro à la main, entre deux verrines et un mojito.




D’un côté, le refus de la capitulation. De l’autre, la capitulation joyeuse devant la médiocrité.

Au Mont Valérien on commémore les fusillés. Le foyer de France Télévisions commémore… la fête de la musique en avance, avec open bar et playlist yéyé.

On est passé de « La France n’est pas seule » à « Le groupe Smart Music vous accompagne en live ». C’est peut-être ça la France telle qu’Ernotte veut qu’elle soit: les jeux du cirque pour endormir les masses ! 

Ernotte, grande ordonnatrice du « campisme » à France Télévisions !

Ernotte, grande ordonnatrice du « campisme » à France Télévisions ! 

Ernotte grande aboyeuse de l’« indépendance » et de la « diversité » (comprendre : diversité à sens unique), continue son œuvre de salubrité publique…Quasiment a chaque cycle électoral, elle laisse aller son « intuition » pour savoir d’où vient le vent et où il souffle. Elle fait jouer son « flair », repère le « bon » camp -celui qui monte- et hop, elle se lance !

Souvenons-nous. Quand tout le monde (ou presque) voyait François Fillon entrer à l’Élysée en 2017, elle dégainait Xavier Couture. Quand Xavier Bertrand annonçait sa candidature, elle faisait entrer Christophe Tardieu presque le jour même. Sous Édouard Philippe, Premier ministre de 2017 à 2020, quand Matignon ordonnait des coupes budgétaires dans l’audiovisuel public, l’ex-Orange déclarait, la main sur le cœur, que c’était « tout à fait faisable ». Il se murmurait alors dans les étages supérieurs de France Télévisions qu’Édouard Philippe faisait même un présidentiable crédible pour 2022.

Au moment où le projet de création d’une holding France Médias – souvent présenté comme le retour à une forme d’ORTF moderne – était sur le point d’être examiné à l’Assemblée nationale, Bertrand Delais, ex-plume occasionnelle d’Emmanuel Macron depuis 2017 et président de la chaîne parlementaire LCP-Assemblée nationale de 2018 à 2024, était recruté à la tête du pôle Documentaires de « France Tv Studio. »…chacun connaît la suite, rien de tout cela n’est advenu.

Ah! L’intuition féminine…

Aujourd’hui, en route pour 2027 ? Matthieu PigasseLe banquier d’affaires (ex-Lazard, Centerview), propriétaire de médias « cool » (Les Inrocks, Nova…), qui assume publiquement vouloir « être utile » à une gauche radicale unie. Celui qui  qui, dans Quelle Époque !, face à Léa Salamé et Hugo Clément, a officialisé son positionnement pour la présidentielle. On imagine déjà la scène : si le « compagnon de la journaliste » (déjà en campagne lui aussi) prend trop d’ampleur, le banquier saura probablement se désister pour « la bonne cause » ! 

Que toutes les vilaines langues qui parlent de « copinage », se calment. C’est du « réseau ». Du « cercle ». De la convergence idéologique. La même convergence idéologique qui a conduit Ernotte à recruter Thomas Porcher (l’économiste « atterré », chroniqueur au Média et soutien affiché de la gauche radicale) comme chroniqueur/intervieweur pour L’Heure de vérité à la rentrée prochaine. Pigasse et Porcher se sont d’ailleurs retrouvés à la même table lors d’un dîner à l’Institut François-Mitterrand début mai 2026. Coïncidence, évidemment. Porcher apporte l’expertise anti-libérale, Pigasse les relais, l’argent et les médias. Parfait équilibre.

Ils évoluent dans les mêmes cercles : gauche mitterrandienne élargie, anti-extrême droite professionnelle, critique du « néolibéralisme » (sauf quand il s’agit de leurs propres affaires… par exemple, la régie publicitaire de Bolloré, qui s’occupe des recettes de Nova). Ils se croisent dans les dîners, les plateaux, les événements où l’on refait le monde en regrettant que Mitterrand ne soit plus là pour mater les rocardiens et les libéraux.

Et pendant ce temps, France Télévisions, service public financé par tous les Français (y compris ceux qui ne votent pas à gauche radicale), prépare tranquillement le terrain. Des relais internes, ça aide, n’est-ce pas ? Quand on tient la maison, on choisit ses invités, ses chroniqueurs, ses angles. On normalise. On légitime.

Ernotte le serine sur tous les toits: tout cela se fait au nom du « pluralisme ». Un pluralisme qui sent curieusement toujours le même encens : celui des cercles parisiens progressistes, des banquiers « de gauche » et des économistes « hétérodoxes » qui vomissent le capitalisme tout en vivant très confortablement dedans.

C’est beau, la méritocratie républicaine version France Télévisions : on n’est jamais mieux servi que par soi-même, surtout quand on appartient au bon camp. Le camp qui prépare déjà 2027, entre deux dîners chez les Mitterrandiens et trois passages à l’antenne.

Delphine Ernotte, cette fois-ci aurait misé sur « le bon cheval » !? Le problème, c’est qu’elle le fait avec l’argent des Français et là, chacun est en droit de s’interroger pour savoir s’il s’agit toujours bien de service public et non d’un militantisme institutionnalisé, version girouette haut de gamme.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

PS: Au moment où nous publions, nous recevons le commentaire d’un de nos lecteurs qu’il nous a semblé pertinent d’ajouter vu le contexte.

Le voici « C’est surtout une Pravda nauséabonde au service d’un politburo qui se déchire pour savoir qui sera le nouveau secrétaire général du Pays. La télévision publique n’est pas là pour refléter la réalité du pays (comme le prônait Pascal Josèphe qui voulait une télévision « miroir » mais  « la réalité » telle que le pouvoir voudrait qu’elle soit (la formule Ernotte) » 

mardi 16 juin 2026

Un nano-club du Barreau de Paris, fossoyeur du contrôle démocratique ?!

Un nano-club du Barreau de Paris, fossoyeur du contrôle démocratique ?!

Dans un rapport d’une profondeur intellectuelle sidérante, une dizaine d’avocats et un professeur de droit nous expliquent, la main sur le cœur et les honoraires bien au chaud, que les commissions d’enquête parlementaires sont devenues trop méchantes. Trop dures. Pas assez câlines avec les puissants qu’on ose convoquer.

Pour tenter de donner un vernis « scientifique » à cette offensive corporatiste, on a même convoqué Julien Jeanneney, professeur de droit public à Strasbourg, ancien normalien, agrégé et membre de l’Institut universitaire de France. Le parfait représentant de l’élite universitaire qui vient expliquer, du haut de sa chaire, que le Parlement élu du peuple n’a pas le droit de faire son métier sans se soumettre aux règles du Palais.

Un constitutionnaliste qui préfère voir le contrôle démocratique se faire un hara-kiri procédural plutôt que de froisser les « droits fondamentaux » des puissants. Magnifique caution académique pour un rapport qui pue la défense de caste.

Le constat serait « implacable » paraît-il (puisque cette dizaine de sachants sur des milliers et des milliers d’intéressé, vous le dit !!!). Ces commissions, qui osent contraindre des gens à parler sans leur offrir tout le kit du prévenu choyé par un juge d’instruction, sont en train de « méconnaître l’esprit de l’ordonnance de 1958 ». Traduction : comment osez-vous, vulgaires députés élus du peuple, faire votre boulot de contrôle sans transformer l’hémicycle en annexe du palais de justice où chaque audition devient un ballet procédural à 800 euros de l’heure ?

Le grand classique de la défense des « droits »

On nous ressert le couplet habituel : droit au silence, avocat dès la convocation, transmission préalable des questions, huis clos à la demande, interdiction de diffuser les images… Bref, transformons la commission d’enquête en thérapie de groupe où le patron de l’audiovisuel public, le grand éditorialiste ou le capitaine d’industrie pourra, en toute sérénité, ne rien dire, contester chaque mot et menacer de recours.

C’est magnifique. Pendant que la justice met des années à bouger (quand elle n’est pas entravée), le Parlement, lui, devrait s’autocensurer pour ne surtout pas froisser les droits fondamentaux de ceux qui vivent des deniers publics ou exercent un pouvoir d’influence massif. On pleure sur le sort des auditionnés jetés « en pâture » sur les réseaux. Pauvres agneaux. Nagui, Samuel Étienne, Xavier Niel, Mattieu Pigasse, l’ex-Orange… les victimes du siècle.

Pendant ce temps, le contribuable, le téléspectateur captif de la redevance puis de la CAP ou tout citoyen aujourd’hui via la TVA qui voit l’audiovisuel public virer ouvertement militant, celui-là n’a droit à aucune pitié. Lui, il peut crever la bouche ouverte.

La branche qu’on scie

Ce rapport ne prouve qu’une chose : une certaine élite judiciaire et médiatique ne supporte plus que le Parlement fasse son travail.car le vrai scandale, pour ces gens, c’est qu’une commission puisse créer du « buzz », montrer des extraits, mettre la pression médiatique. Horreur ! La démocratie devient visible. Le peuple pourrait comprendre en direct.

Alors on propose de « réinscrire pleinement dans le droit » ces commissions. Autrement dit : les tuer à petit feu procédural. Plus de contrôle vif, plus de confrontation publique sans filtre, plus de rapporteur qui ose déranger. On veut des commissions polies, lentes, encadrées, judiciairement aseptisées. Des commissions qui ressemblent à… des tribunaux. Ceux-là mêmes que l’on critique par ailleurs pour leur lenteur et leur opacité.

C’est le comble de la bêtise institutionnelle : le Parlement, qui est censé contrôler l’exécutif et l’administration au nom du peuple souverain, est sommé de se comporter comme une juridiction traditionnelle tout en n’en ayant pas les pouvoirs. Résultat : il perd son tranchant sans gagner en légitimité. On scie joyeusement la branche sur laquelle repose le contrôle démocratique.

Démocratie ou corporatisme ?

Derrière le paravent des « droits fondamentaux » se cache toujours la même chose : la défense des corps intermédiaires, des castes, des intouchables… et voilà q’une dizaine d’individus s’inquiète soudain des dérives ? Où était-il quand des commissions d’enquête précédentes révélaient des scandales d’État ? Où est-il quand la vraie justice, elle, piétine pendant des lustres, faute la plupart du temps de moyens.

Non, messieurs les avocats, une commission d’enquête n’est pas un tribunal. Elle n’a pas à l’être. Son arme, c’est la lumière publique, la contrainte politique, la pression de l’opinion. C’est exactement pour cela qu’elle dérange. Et c’est exactement pour cela que vous voulez la neutraliser.

Le Parlement n’a pas à s’excuser d’être politique. Il doit même l’assumer pleinement. Si certaines auditions tournent au cirque, c’est parfois parce que les auditionnés et leurs communicants en font un. La solution n’est pas de museler l’outil, c’est de l’affûter.

Cette insignifiante granule dans Barreau de Paris qui ne s’exprime en aucun cas au titre de l’instance, ne défend pas l’État de droit ici. Il défend l’État de confort. Celui où l’on contrôle sans être contrôlé, où l’on influence sans être inquiété, où l’on parle sans jamais vraiment répondre.

Et pendant ce temps, la branche craque. Merci pour le rapport. Il est surtout la preuve vivante qu’il faut, plus que jamais, défendre le droit du Parlement à être désagréable. Très désagréable. C’est son job.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


lundi 15 juin 2026

La loi de 1881 est un « joyau libéral » à préserver, n’en déplaise au sénateur Laurent Lafon.

La loi de 1881 est un « joyau libéral » à préserver, n’en déplaise au sénateur Laurent Lafon.


Le sénateur Laurent Lafon (UDI), à l’origine à la fois de la proposition de création d’un grand holding public « France Médias » regroupant France Télévisions et Radio France, est également à l’initiative de cette mission sénatoriale sur les « zones grises de l’information ». Cette mission visait clairement à démontrer que la loi de 1881 sur la liberté de la presse, serait selon lui, obsolète à l’ère du numérique et justifierait une nouvelle régulation plus stricte.

Autrement dit pour le dire assez simplement : le retour à la censure…en dépit d’ailleurs, de ce que prévoient les dispositions européenne sur la liberté d’expression. (*)

Ce monsieur devrait arrêter de lancer des balises aussi pathétiques…

Les Deux experts reconnus — l’avocat Christophe Bigot et le professeur Evan Raschel — ont été auditionnés sous serment. Contrairement à ce qui était attendu, ils ont fermement défendu la loi de 1881.

Points principaux défendus par les experts

1. La loi de 1881 est un « joyau libéral » à préserver

Elle est l’héritière directe de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 : la liberté d’expression est la règle, les restrictions (abus) sont l’exception et doivent être strictement définies par la loi.

Sa force : des infractions très précises qui limitent l’arbitraire du pouvoir et protègent à la fois les auteurs et les personnes visées. Les experts refusent de la « moderniser » ou de la démanteler.

2. La loi de 1881 n’est pas le problème

•  Le fameux « schéma de la cascade » ne s’applique pas directement aux internautes isolés, mais cela ne crée pas d’impunité : l’auteur reste personnellement responsable.

  Le vrai problème n’est pas la loi sur la presse, mais l’identification des auteurs dans l’univers numérique (problème technique et transversal).
La mission sénatoriale voit donc son présupposé (« la loi de 1881 crée des zones grises ») invalidé par ses propres experts.

3. Les tentations de durcissement sont rejetées

•  Prescription courte : garantie pour la liberté d’expression, pas un archaïsme.

•  Fausses nouvelles : très difficile à définir sans créer un « ministère de la Vérité ».

•  Procédures-bâillons : problème réel, mais une directive européenne vient d’être transposée ; mieux vaut évaluer ses effets et garantir l’équité des frais d’avocat.

4. Le DSA bloque beaucoup de pistes

(*) La responsabilité limitée des plateformes est gravée dans le droit européen. La loi Avia a été censurée car elle favorisait la sur-modération automatique par algorithmes.

Conclusion

Cette mission, portée par le sénateur Laurent Lafon, vise moins un vide juridique qu’un objectif politique : mettre sous tutelle administrative (« zone grise » = en réalité zone libre) les médias indépendants, YouTubers, podcasteurs et créateurs en ligne qui échappent au système traditionnel (Arcom, carte de presse, subventions).

Les experts ont démontré qu’il n’existe aucun vide juridique majeur justifiant de toucher à la loi de 1881. 

Les raisons de vouloir la réformer sont donc essentiellement politiques.

En une phrase :

Le sénateur Laurent Lafon, promoteur du holding France Médias et initiateur de cette mission, n’a pas réussi à faire valider par ses propres experts la nécessité de démanteler la loi de 1881 : ils l’ont au contraire défendue comme un joyau, renvoyant le vrai problème vers l’identification des auteurs et le droit européen.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

dimanche 14 juin 2026

Comment Ernotte a-t-elle pu contracter avec Avisa Partners / Forward Global après l’enquête de Radio France?

Comment Ernotte a-t-elle pu contracter avec Avisa Partners / Forward Global après l’enquête de Radio France?

Il se pourrait bien, dans le cadre de l’article 40 que dépose Charles Alloncle près la procureure de la République de Paris suite aux soupçons de parjures concernant la société Forward Global, que cette dernière s’intéresse de très près  à la « success story » d’Avisa Partners, devenue Forward Global en deux coups de cuillère à pot (*) pour tenter de lessiver une alors une image peu reluisante que détaillait une enquête de Radio France.

La radio publique y révélait que derrière ce catapultage dans les sphères macronistes, se cachait une véritable usine à « narratif » informationnel, une officine spécialisée dans la fabrication industrielle de propagande déguisée en journalisme.

Résumé de l’enquête de la Cellule investigation de Radio France (Maxime Tellier), publiée le 1er septembre 2023 sur France Inter, Juste avent qu’Avisa Partners avant ne devienne Global Forward forward et surtout dans un tel contexte où Ernotte a passé des contrats avec eux !

Contexte de l’enquête

Avisa Partners (anciennement iStrat) L’agence française d’influence et d’e-réputation [le même type d’activité qu’avait exercé Bastien  Millot pour Bygmalion au sein de France Télévisions du temps de Carolis ] y est donc présentée comme une success story, avec près de 300 collaborateurs, travaillant pour les trois quarts du CAC 40, la Gendarmerie nationale, des institutions publiques et des chefs d’État étrangers. Son siège est dans le chic 8ème arrondissement de Paris. Cependant, elle fait face à de multiples accusations de manipulation de l’information : publication de faux articles de presse et modifications dissimulées sur Wikipédia. radiofrance.fr 

Les pratiques dénoncées

L’enquête s’appuie notamment sur le témoignage détaillé d’un ancien rédacteur (« Julien »), publié initialement par Fakir, confirmé et complété par Radio France :

•  Rédaction de contenus orientés : Des pigistes (souvent jeunes et recrutés via des écoles de journalisme) écrivent des centaines d’articles sur commande, sans enquête réelle, selon des consignes très orientées (ex. : discréditer le CIRC/OMS sur le glyphosate en le comparant au café ou au saucisson ; défendre le compteur Linky d’Enedis ; vanter des régimes africains comme ceux du Gabon, Tchad, etc.).

•  Faux profils et sites : Les articles sont publiés sous des pseudonymes avec fausses biographies et photos volées, sur des sites obscurs ou dans les espaces participatifs de vrais médias (Club de Mediapart, Huffington Post, Les Echos, etc.). Cela leur donne une crédibilité artificielle.

•  Objectif : Opérations d’influence pour clients (entreprises du CAC 40, États étrangers, etc.), en promouvant ou en dénigrant.

Un second rédacteur anonyme a été identifié par Radio France et confirme ces pratiques. radiofrance.fr 

Autres accusations

•  Wikipédia : En août 2022, Avisa Partners (ou des comptes liés) est bannie de la version francophone pour interventions cachées (non déclaration de contributions rémunérées, utilisation de faux articles comme sources, modifications sur des pages comme celle de Bernard Arnault ou Philippe Heim de La Poste). Un bandeau d’avertissement figure sur sa page Wikipédia. radiofrance.fr 

•  Autres cas : Dénigrement d’un journaliste bulgare (Atanas Tchobanov) ; condamnation de co-fondateur Matthieu Creux pour complicité de diffamation dans un litige commercial (articles imaginaires publiés contre un ex-client).

Réponses de l’agence et conséquences

•  Avisa Partners nie fermement : elle parle de ghost-writing (pratique courante), de pseudonymat légitime, de contenus transparents et sans fausses informations. Elle a intenté (puis retiré) des poursuites contre plusieurs médias.

•  Conséquences : L’État français prend ses distances (boycott au Forum international de la cybersécurité en 2023). Un rapport négatif de la DGSE (2020) évoquait des clients contraires aux intérêts français en Afrique. 

Sans oublier donc les fameux contrats signés à la même époque avec France Télévisions et Delphine Ernotte que viennent de découvrir les Français grâce aux révélations de Marianne.

C’est cette année-là que la société choit pour se restructure (séparation d’activités, changement de nom en « Forward » pour une partie). Elle a remporté un contrat avec la Commission européenne sur la lutte contre la désinformation, ce qui a provoqué une polémique et une lettre ouverte de la Fédération européenne des journalistes.

L’enquête (disponible en article et en podcast Secrets d’info) s’inscrit dans une série de révélations médiatiques antérieures (Mediapart, Reflets, Marianne, etc.) depuis 2013-2015 et met en lumière les limites éthiques des pratiques d’influence en ligne « made in France ». Avisa continue de contester ces accusations mais depuis a donc changé de nom. 

Une des premières questions que pourra se poser la procureur de la république, sinon un magistrat instructeur, c’est celle de la nature même du cœur de métier ? 

Ensuite, savoir les conditions de recrutement des jeunes pigistes sortis d’écoles de journalisme, souvent naïfs et précarisés, pour leur faire pondre des centaines d’articles orientés à la chaîne. Pas d’enquête, pas de faits, juste des consignes claires : discréditer le CIRC et l’OMS sur le glyphosate en le comparant benoîtement au café ou au saucisson, défendre bec et ongles le compteur Linky d’Enedis, ou encenser les régimes autoritaires du Gabon, du Tchad et consorts ?  

Du ghost-writing ? Allons donc. C’était du pur faux journalisme sous pseudonymes, avec fausses biographies et photos volées, publié sur des sites obscurs ou infiltré dans les espaces participatifs de vrais médias pour voler un semblant de crédibilité.

Ces gens n’étaient en rien de communiquants : ils intoxiquaient plus qu’autre chose. Ils ne défendaient pas des intérêts, ils fabriquaient du consentement artificiel et du discrédit sur mesure. Un journaliste bulgare gênant ? On le traîne dans la boue. Un ex-client qui ose se retourner ? On invente des articles diffamatoires. Et quand Wikipédia francophone les bannit en 2022 pour manipulations systématiques (faux articles utilisés comme sources, éditions cachées sur les pages d’Arnault ou de Philippe Heim), ils vont passer des contrats avec France Télévisions où Ernotte a été parachutée en 2015, tout en criant à la persécution au lieu de reconnaître l’évidence : ils ont traité l’encyclopédie collaborative comme leur terrain de jeu privé.

Enfin, elle pourrait également s’interroger sur la vitesse à laquelle l’entreprise « reformatée » s’est enrichie ces dernières années (#)

(#)

samedi 13 juin 2026

Ernotte dans le creux de la vague jusqu’au cou…la noyade est juridiquement inévitable !

Ernotte dans le creux de la vague jusqu’au cou…la noyade est juridiquement inévitable !

 


Pendant que la polémique autour des pratiques opaques de Forward Global (ex-iStrat, ex-Avisa Partners) battait son plein en 2023 — période où le cabinet changeait de nom comme on change de chemise pour fuir son passé sulfureux —, Delphine Ernotte continuait tranquillement à faire appel à ses services.

Un groupe public, financé par la redevance, puis la CAP et depuis deux ans, l’argent de tous les Français via la TVA, qui préfère payer un cabinet privé au pedigree chargé (influence, ghostwriting, gestion de crises douteuses) plutôt que de s’appuyer sur ses propres équipes. 

Lunaire et probablement beaucoup plus grave qu’on ne l’imagine car oui, France Télévisions dispose depuis des années d’une cellule dédiée à la sécurité, à la sûreté et à l’intelligence économique, pilotée jusqu’à il y Pau par Murielle Sobry, recrutée précisément pour ce type de missions, dont la cybercriminalité et la protection des dirigeants. 

Elle a été, il y a peu remplacée par le fils de Gérard Colomb ex-ministre macroniste qui couvre le même champ de compétences mais visiblement pas assez chic ou « extérieure » au goût de la direction.

Pourquoi aller chercher dehors, chez Matthieu Creux et sa boutique en pleine opération « rédemption », au moment précis où les journalistes enquêtaient sur ses méthodes ? Parjure en commission d’enquête, déjeuners de travail discrets, conseils « informels » (version officielle) ou missions bien réelles (version du cabinet) : l’affaire sent le mépris institutionnel et le gaspillage d’argent public.

Pendant ce temps, La Lettre ironise à juste titre sur la « quête de rédemption » de Forward Global. Le cabinet, après des années de controverses (campagnes d’influence douteuses, manipulations d’info, Uber Files, etc.), a scindé ses activités les plus toxiques en 2023 pour se refaire une virginité


« Il court après les missions « nobles » — réouverture de Notre-Dame (le chantier de Patrier-Leitus jusqu’en 2022 où il se présente à la députation dans une circonscription du Calvados) accompagnement de grands symboles nationaux — pour se blanchir l’image et attirer des clients respectables » explique La lettre. Une opération de com’ classique : on troque le lobbying opaque contre l’onction du patrimoine et de l’Église, en espérant que personne ne se souvienne des anciens noms et des anciens clients.

Résultat : un service public qui, au lieu de renforcer ses compétences internes, finance la mue marketing d’un cabinet en quête de respectabilité. Le tout sous serment, avec un risque de parjure à la clé.