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lundi 9 mars 2026

"Laisser glisser les p'tits papiers" chantait Régine, interprétant Serge Gainsbourg...

"Laisser glisser les p'tits papiers" chantait Régine, interprétant Serge Gainsbourg...

Soixante ans se sont écoulés depuis et quelques déclinaisons "papier" ont fait leur apparition. 

Il y a par exemple aujourd'hui le papier "3 épaisseurs" moins rugueux que le papier journal pour le même usage ou encore le papier de soie qui a pris la relève du papier chiffon.

Il y a encore heureusement les papiers pour informer - de moins en moins nombreux,  indépendants le plus souvent mais en voie de disparition pour beaucoup pour ne pas dire, d'extinction - et ceux qui tentent d’immuniser un système contre toute critique. 

Sur la forme, dès le titre le décor est planté et sur le fond, l’article pratique une sélection sciemment partielle des sujets pour mieux baratiner le lecteur.

Prenez par exemple, ceux récemment  consacrés à la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Le blog CGC Médias en a déniché un pas piqué des vers !

Dès les premières lignes, le ton est donné : les questions posées par la commission seraient des « obsessions », les critiques du service public relèveraient de « caricatures » et les inquiétudes sur la gestion de France Télévisions seraient presque des lubies idéologiques. Bref, circulez, il n’y a rien à voir. Le problème, c’est que cette posture relève moins du journalisme que de la plaidoirie.

On disserte longuement sur les prétendues « caricatures » de la commission. 

On relativise les problèmes. 

On contextualise les dépenses. 

On explique que les critiques sont souvent « démagogiques ». 

En revanche, silence quasi total sur les fiascos (*) les plus emblématiques de la gestion catastrophique de l'entreprise pourtant mise à jour par les organes de contrôle de l'État 

(*) Ce que la papier omet soigneusement de rappeler, c’est l’accumulation de dysfonctionnements qui jalonnent l’histoire récente de l’audiovisuel public. Prenons un exemple évident : l'aventure Salto, plateforme de streaming lancée à grand renfort d’argent et d’autosatisfaction… qui devait concurrencer Netflix et incarner la modernité stratégique de l’audiovisuel public, s’est soldée par un naufrage industriel et financier. Des dizaines de millions engloutis (pas loin de 100M€) dans cette plateforme fermée au bout deux ans et demi seulement et au final une démonstration spectaculaire d’improvisation stratégique. 

Une stratégie numérique erratique avec au final cette fermeture dans l’indifférence générale. Curieusement, cet épisode emblématique de la gestion « exemplaire » du secteur public disparaît totalement du tableau...et toujours les mêmes discours "on ne peut pas laisser gagner les géants américains" (après les partenariat direct avec Amazon et semi direct  avec KKR)

Même bidonnage sur les questions de rémunération ou de gestion interne. L’article concède, presque à contrecœur, que le salaire moyen à France Télévisions tourne autour de 71 490 euros par an mais ne remet pas en cause cette photographie erronée de la société, en ne dénonçant pas cette forte concentration des rémunérations élevées qui en est à l'origine. Quant à la conclusion implicite, toujours la même, elle est hallucinante: Tout cela serait finalement assez normal dans un grand groupe audiovisuel. Circulez, il n'y a rien à voir donc. 

La mécanique est toujours la même :

  • quand un problème apparaît, il est qualifié d’« anecdotique » ;
  • quand une critique est formulée, elle est décrite comme « démagogique » ;
  • quand une question dérange, elle devient une « obsession ».


Mais la partie la plus caractéristique de cet assemblage plus que bancal, est ailleurs. Elle apparaît presque malgré elle.

On y consacre la première source de programmes de France Télévisions : cette poignée de structures de productions extérieures qui captent un tiers estimé des programmes ! La première d'entres elles, devant Banijay et Together  Média, étant Mediawan...

Pas un commentaire négatif sur l’ensemble du système qui repose massivement sur des producteurs extérieurs, au détriment de ses personnels, conformément à un modèle qui externalise une large partie de la création. 

Voilà peut-être la véritable question que l’article évite soigneusement de poser car enfin, il y a une contradiction gigantesque au cœur de ce débat :

Les mêmes qui expliquent à longueur de tribunes qu’il faudrait protéger l’audiovisuel public contre la privatisation organisent, dans les faits, une externalisation massive de sa production.

Résultat : un groupe financé par 2,5 milliards d’euros d’argent public chaque année devient surtout un immense donneur d’ordres pour des sociétés privées qui fournissent l’essentiel des programmes.

En revanche, les insinuations politiques, elles, passent comme une lettre à la poste. Les parlementaires "inquisiteurs" selon certain(e)s, sont soupçonnés de vouloir mener un « procès » du service public, les critiques seraient alimentées par « l’extrême droite », et les personnes interrogées seraient victimes d’attaques injustes !

Le lecteur n’est plus face à une enquête, mais face à une mise en scène : d’un côté les vertueux défenseurs de l’audiovisuel public et de l’autre de soupçonneux populistes.

Autrement dit, avec l'ancienne majorité présidentielle de 2017 à 2022 (bien réduite aujourd'hui) avec l'aide de certains parlementaires socialistes et écologistes - pas tous heureusement - on dénonce la privatisation… tout en la mettant en œuvre, morceau par morceau, contrat après contrat.

C’est sans doute là que réside la grande hypocrisie de cette affaire. L'article qui prétend soi-disant dénoncer les « fake news » et les « images déformées », omet systématiquement les sujets qui fâchent  (la gestion contestée, les stratégies ratées, les dépenses discutables, etc..) finit par produire exactement ce qu’il prétend combattre : un récit biaisé.

Ces gens-là prétendent défendre le service public. Mais à force d’opacité, de déni et de dépendance croissante aux producteurs privés, ils ne le protègent pas : ils en organisent la privatisation progressive.

Et ce faisant, ils ne la combattent pas. Ils la consacrent.

Le problème n’est pas de défendre l’audiovisuel public. On peut parfaitement considérer qu’il est indispensable à la Démocratie comme l'affirme régulièrement la CGC partout où elle en a l'occasion mais faire mine de le défendre, en niant les problèmes, en ridiculisant ceux qui les posent et en escamotant les fiascos bien réels relève d’une autre démarche : c'est monter à quel point la bien-pensance moralisatrice  en est rendue !!

L’histoire est assez simple : dans le débat public, la malhonnêteté intellectuelle peut gagner une manche mais elle ne gagnera jamais le match.





dimanche 8 mars 2026

La date du procès de l’ex-pédégé de Renault qui avait privatisé Versailles au moment de ses 60 ans, approche !

La date du procès de l’ex-pédégé de Renault qui avait privatisé Versailles au moment de ses 60 ans, approche !  

Nul doute que de nombreuses télés seront là pour assister au procès visant Carlos Ghosn et Rachida Dati prévu du 16 au 28 septembre 2026 à Paris (#). L'ex-pédégé de Renault sera jugé, entre autres, pour ABS s'agissant de la soirée organisée au château de Versailles en 2014 qu'il avait alors privatisé.


Une information judiciaire avait été ouverte en 2020 pour abus de biens sociaux, abus de confiance aggravés, faux et usage, et blanchiment aggravé, incluant cette soirée ainsi qu'une autre fête en 2016 pour son mariage et l'anniversaire de son épouse Carole. 

La"petite sauterie" fait donc bien partie des griefs retenus contre lui par la justice française qui soupçonne cette soirée, officiellement présentée comme une célébration des 15 ans de l'alliance Renault-Nissan, d'être en réalité une fête personnelle pour ses 60 ans, financée par des fonds de Renault via une convention de mécénat avec le château, pour un montant estimé à environ 636 000 euros.

Renault s'est constitué partie civile dans cette enquête, estimant avoir été lésé. Ces faits s'inscrivent dans un ensemble plus large d'accusations contre Ghosn, qui a fui au Liban en 2019 et reste visé par des poursuites en France, bien que l'affaire n'ait pas encore abouti à un jugement définitif en raison de sa situation.

Carlos Ghosn s'était défendu en expliquant que  la soirée organisée au château de Versailles le 9 mars 2014 (coïncidant effectivement avec son 60e anniversaire) correspondait à une célébration professionnelle pour les 15 ans de l'Alliance Renault-Nissan  et non d'une fête personnelle. 

Lors de sa conférence de presse à Beyrouth le 8 janvier 2020 (après son évasion du Japon), il a justifié les frais et le choix du lieu par plusieurs arguments principaux :

- L'événement était dédié à l'Alliance, dit-il. « Ce n’était absolument pas pour faire comme Louis XIV, mais pour célébrer l’Alliance. J’ai même fait un speech sur cet anniversaire. » avait-il précisé. Il a ajouté, avoir prononcé un discours sur les 15 ans de l'Alliance en ouverture, avant celui de la présidente du château, invitée elle aussi à son anniversaire, comme de nombreux dirigeants et acteurs du secteur automobile, constructeurs, concepteurs, talents et partenaires côtoyés en 12 ans à la tête du groupe Renault puis de l'Alliance.

- Le choix du lieu était stratégique et symbolique pour attirer et impressionner les partenaires internationaux : « Si vous invitez un Français à Versailles, il ne viendra pas. Si vous invitez un Américain, un Chinois, un Japonais, à Versailles, il va venir en courant ! » ; « Versailles c'est pas Louis XIV, Versailles c'est le site le plus visité de France. C'est un symbole du génie de la France. C'est le symbole de l'ouverture au monde. C'est le symbole de la mondialisation de la France. » ; « N'importe quel étranger viendra à Versailles. Ils sont étonnés par la beauté des palais, des jardins. »

- Il a lié cela à un mécénat important de Renault-Nissan envers le château : « Nous avons décidé de faire une sorte de mécénat. Nous avons payé plus d'un million d'euros pour payer la rénovation du salon de la Paix, qui était dans un horrible état. » Cela aurait permis un « geste commercial » en retour, comme une location avantageuse ou offerte, profitant aussi au château.

- Il a aussi distingué cette soirée de celle pour les 50 ans de son épouse Carole en 2016 au Grand Trianon (où il affirme avoir payé une partie de sa poche, et vu la salle comme un geste commercial lié au mécénat).

En résumé, sa justification principale repose sur la distinction faire entre fête privée et soirée à caractère professionnel et promotionnel de l'événement (célébration de l'Alliance, attractivité pour partenaires étrangers, rayonnement de la France). 

Les conséquences sont très loin d'être les mêmes. Les avocats comme lui-même ès qualité sont loin d'ignorer les règles en la matière:

Si la fête d'anniversaire est "d’ordre strictement privé" (célébration personnelle, avec famille, amis proches, sans lien avec l’activité professionnelle, sans clients, partenaires ou collaborateurs invités dans un but business), le fait pour un PDG (ou tout dirigeant) de faire prendre en charge les frais par la société constitue très probablement un abus de biens sociaux (ABS).

Voici pourquoi, en droit français (articles L. 241-3 et L. 242-6 du Code de commerce), les éléments constitutifs de l’ABS qui se résument ainsi :

1. Usage des biens / du crédit de la société

Privatiser un lieu (restaurant, domaine, yacht, salle privatisée etc.) et faire payer la facture (location, traiteur, boissons, décoration, DJ…) par la société = utilisation claire des fonds sociaux.

2. Contraire à l’intérêt de la société

Une fête d’anniversaire purement personnelle n’apporte en effet "aucun avantage direct ou indirect" à l’entreprise (pas de réseautage, pas de fidélisation client, pas d’image de marque professionnelle démontrable). La jurisprudence considère systématiquement les dépenses purement privées  comme contraires à l’intérêt social.

3. À des fins personnelles

L’anniversaire est un événement intime / familial. L’intérêt poursuivi est celui du dirigeant (plaisir, prestige personnel, faire plaisir à ses proches), pas celui de la société. La Cour de cassation présume même souvent l’intérêt personnel quand le dirigeant ne prouve pas le caractère professionnel de la dépense.

4. Mauvaise foi

Le dirigeant sait (ou ne peut ignorer) que faire payer son anniversaire privé par l’entreprise n’est pas normal et porte atteinte au patrimoine social. La mauvaise foi est presque toujours retenue dans ce type de dépenses manifestement personnelles.

5. Exemples proches issus de la jurisprudence et de la doctrine

- Paiement par la société de vacances, de travaux personnels, de cadeaux familiaux → ABS classique.

- Dépenses de réceptions / cadeaux qui ne correspondent pas à un intérêt social → condamnation pour ABS (même quand le dirigeant prétend qu’il s’agit de « relations publiques »).

- Utilisation des salariés ou des locaux pour des besoins privés → également sanctionné.

6. Les très rares cas où cela pourrait ne "pas" être un ABS

- Si la fête est majoritairement professionnelle (ex. : anniversaire du dirigeant + gros événement de networking avec 80 % de clients / partenaires / presse, discours sur l’entreprise, retombées business mesurables) → justifications formelles et indispensables 

- Si le montant est "très symbolique et intégré dans une politique de « team building » ou d’avantages en nature déclarés et proportionnés (mais pour un anniversaire purement privé, c’est très fragile).

- Si les statuts ou une décision d’assemblée autorisent explicitement certains avantages (rare et limité).

Conséquences possibles

- Peine maximale : 5 ans d’emprisonnement + 375 000 € d’amende (poursuites souvent déclenchées par un associé minoritaire, un commissaire aux comptes, un redressement fiscal ou une procédure collective).

- Risque fiscal très élevé (requalification en avantage en nature + redressement + pénalités + intérêts de retard).

- Risque civil : remboursement des sommes + dommages-intérêts à la société.

- Inéligibilité / interdiction de gérer en cas de condamnation lourde.

En résumé: Pour une fête d’anniversaire d’ordre privé, payer via la société = abus de biens sociaux quasi certain. Le risque pénal est réel, même pour des montants « modérés » (quelques milliers d’euros suffisent souvent à déclencher des poursuites). La prudence commande de payer de sa poche ou, au minimum, de déclarer un avantage en nature très précisément chiffré et de l’intégrer à la rémunération imposable.

En 2019, la Cour de cassation a confirmé la condamnation d'un dirigeant d'une société de sécurité pour ABS. Il avait utilisé des fonds de l'entreprise pour acheter entre 8 000 et 9 000 bouteilles de champagne, pour un montant de près de 132 000 €. Les juges ont considéré que ces achats n'étaient pas justifiés par des besoins professionnels (comme des cadeaux à la clientèle ou des consommations internes marginales), mais servaient à des fins personnelles, potentiellement pour des réceptions ou fêtes privées. L'intérêt personnel a été présumé en l'absence de justification sociale des dépenses.

(#) En mars 2026, les poursuites contre Carlos Ghosn se concentrent principalement sur deux fronts majeurs, car il reste réfugié au Liban depuis sa fuite spectaculaire du Japon fin 2019, protégé par l'absence de traité d'extradition et sa nationalité libanaise.

1. L'affaire principale en France (avec Rachida Dati)

- Carlos Ghosn a été renvoyé en correctionnelle en juillet 2025 par des juges d'instruction parisiens.

- Il est poursuivi pour :

  - abus de pouvoirs par dirigeant de société,

  - abus de confiance,

  - corruption et trafic d'influence actifs.

- Ce dossier concerne des faits présumés remontant aux années 2010-2013, liés notamment à des honoraires de conseil versés à Rachida Dati (alors députée européenne) par l'alliance Renault-Nissan, et à d'éventuels avantages ou influences.

- Renault s'est constitué partie civile.

- Un mandat d'arrêt international le vise depuis avril 2023 dans ce dossier.

- Le procès est programmé du 16 au 28 septembre 2026 au tribunal correctionnel de Paris (date fixée en septembre 2025 lors d'une audience de fixation).

- Sa présence physique au procès semble très improbable en raison du mandat d'arrêt et de sa situation au Liban ; il sera jugé par défaut si nécessaire.

Nonobstant les poursuites japonaises (Nissan)



samedi 7 mars 2026

Ernotte était donc bien chez Maxim's et les soi-disant précisions (qui ne le sont pas) de Jérémie Patrier-Leitus ne feront pas écran de fumée.

Ernotte était donc bien chez Maxim's et les soi-disant précisions (qui ne le sont pas) de Jérémie Patrier-Leitus ne feront pas écran de fumée. 

Voici les propos, mot pour mot, que Jérémie Patrie-Leitus utilise contre la CGC de l'Audiovisuel, le 26 février dernier : "La CGC aurait indiqué et je suis précis dans la citation, parce qu’il faut le cas échéant que je puisse avoir tous les éléments et prendre une décision, je cite très précisément ce qui a été dit par la CGC, c'est monsieur Cordival qui a dit ses propos : « Mediawan a invité Madame Ernotte chez Maxim en privatisant le restaurant tout entier pour fêter en peu avance  (comme l’a dit le rapporteur: fêter en avance, c’était pour fêter en avance sa reconduction ! je précise le cadre et je vous laisse répondre à la question du rapporteur ) ».

Tout d'abord chacun notera la contradiction avec le conditionnel  "La CGC aurait indiqué" et les deux affirmations qui vont- suivre "Je suis précis dans la citation, parce qu’il faut l'être pour prendre une décision...  je cite très précisément ce qui a été dit".

Bien non, ce n'est pas ce qui a été dit très précisément et pour éviter qu'il ne cherche, en voici les verbatim et les vidéos (*) (¤)

Elle n'est ni l'œuvre de "monsieur Cornichal, Cordibal ou Cor-je-n'sais-pas-son-nom" mais tout simplement la réponse à la question multiple du rapporteur Charles Alloncle, en fonction d'un contexte et des nombreux articles parus dans les médias : "Comment expliquez-vous cette concentration de contrat auprès de quelques sociétés de production Mediawan notamment Together Média, Banijay ?  Est-ce que selon vous il y a des liens entre Delphine Ernotte et Monsieur Sitbon-Gomez et les dirigeants de sociétés de production ou d’autres Télévision qui pourraient expliquer ce phénomène de concentration des contrats ? Est-ce que selon vous, l'attribution des contrats de production passés entre France Télévisions et ces sociétés privées est parfaitement réglementaire et ne souffre d’aucune contestation et d’aucun doute de conflit d’intérêt ? "

La réponse n'est donc précisément pas celle que précise Jérémie Patrier-Leitus. Non monsieur le député, vous avez beau modifier les termes d'une pseudo démonstration précise en affirmant que « Mediawan a invité Madame Ernotte chez Maxim en privatisant le restaurant tout entier pour fêter en peu avance pour fêter en avance sa reconduction" ce n'est pas ce qui est dit. Elle répond à la question du rapporteur "Est-ce que selon vous il y a des liens entre Delphine Ernotte et Monsieur Sitbon-Gomez et les dirigeants de sociétés de production ou d’autres Télévision qui pourraient expliquer ce phénomène de concentration des contrats ?" 

Elle est exactement celle-ci, vidéo à l'appui (*)  « Quand vous dites, il y a des relations; Il y a forcément des relations. Quand Mediawan invite madame Ernotte chez Maxim’s avec la privatisation du restaurant Maxim tout entier pour fêter, euh….un peu en avance sa victoire, c’est quand même assez choquant ! [C'est exactement le contexte que décrivent les quelques extraits de presse ci dessous avec entre autre la demie page du Canard enchainé que cite Pierre-Antoine Capton !] Moi je n’irai pas, si c’était moi je n’y serai pas allé. Voyez ce que je veux dire. A un moment où a un autre, tout le monde travaille avec tout…on est dans un petit monde de l’entre soi. »

(¤)

https://youtu.be/ggWqz5WS6gE?is=Jdp5EHskU08p6IKX

(*) 

https://youtu.be/rvv-DFMJiTs?is=aIvKMHIrt1H8KIhj

(**)

Comme le déclare si bien PAC devant les députés "Madame Ernotte a été invitée à mon anniversaire comme de nombreux autres, acteurs de l’audiovisuel, producteurs, diffuseurs de talent et partenaires avec lesquels je travaille depuis 25 ans. C’est un évènement privé réunissant un grand nombre de personnes du secteur...Ça n’a évidemment aucun lien avec les relations professionnelles entre Mediawan et France Télévisions"...comme celle note qui interdit tout cadeau au-dessus de 149€ qui peut constituer un conflit d'intérêts !!! (**)

Et puisque PAC cite "Le Canard enchaîné" du 15/04/25 paru plus de 3 mois bien avant que l'Arcom ne débute quoi que ce soit (#) qui ne fait d'ailleurs l'objet d'aucune procédure en diffamation pas plus que "La Lettre A" qui n'a rien publié sur lui comme il le jure sous serment - seule la La Lettre a commis un article à ce sujet - les voici.

(#) Le premier publié sur 1/2 page de l'hebdomadaire satirique. Nos lecteurs apprécieront sûrement les passages surlignés et jaune, particulièrement la citation du financier de France Télés Christian Vion "Mais une cure devant être appliquée entre septembre et décembre 2025, soit bien après le renouvellement espéré de sa pédégère...Il faut dire que, comme l'a admis, un brin gêné, Christian Vion, un administrateur chargé de la production, « [ils ont] signé les programmes de flux jusqu'au mois de juin et [ont] parfois même pris, tous ensemble, la décision de signer des contrats pluriannuels (...) de trois ans, sur [leurs] grandes quotidiennes de France 2 et de France 5 ». 



La Lettre à présent du 6 mars 2025 avril.

Le commun des mortels et donc le contribuable qui va devoir ses serrer la ceinture dans les prochains mois avec ces 40 milliards d’économies qu’il va falloir trouver dans leurs pochesy apprend que « Pierre-Antoine Capton le PDG de Mediawan a privatisé le restaurant Maxim's, jeudi 10 avril, pour y fêter ses 50 ans »

Le tiré de presse détaille la liste des invités « Les cofondateurs de sa société de production, le banquier d'affaires Mathieu Pigasse et le PDG de Free Xavier Niel (LL du 10/03/25), figuraient parmi les VIP. Parmi les collaborateurs de Mediawan, il avait invité Justine Planchon, présidente de Mediawan prod (LL du 07/02/25), Anne-Elisabeth Lemoine (LL du 25/04/24) et Aurélie Casse, visages des émissions "C à vous" et "C l'hebdo", produits par Troisième Œil, propriété du groupe. Le directeur général de cette société et chroniqueur, Mohamed Bouhafsi (LL du 23/06/22), était également présent…. »

Le titre de presse d’ajouter « Côté télévisions privées, Régis Ravanas, directeur général du groupe RMC BFM fraichement nommé, a tenu à assister à la fête, sacrifiant au passage le séminaire de la régie publicitaire du groupe qui se tenait à Chantilly, trop loin de la rue Royale (8e arrondissement) où avait lieu la fête. 

S'il n'était pas présent physiquement, Emmanuel Macron, proche de Pierre-Antoine Capton, était de toutes les conversations. Son interview accordée à "C à vous", le 10 avril - dans laquelle il a fait des déclarations sur le Proche-Orient reprises par tous les médias - faisait office de parfait cadeau d'anniversaire. »

Il y a aussi l'article publié dans Le Parisien quelques jours plus tard, le  9 mars 2025 où PAC soutient  ouvertement Ernotte et appelle à la prolonger près de 5 moi avant l'échéance !

« C à vous », « Dix pour cent » version US, club de foot de Caen : les projets de Pierre-Antoine Capton

Le producteur de télévision et de cinéma et cofondateur de Mediawan, qui travaille aussi bien avec France Télévisions et Netflix que de grands producteurs de films, fait le tour de ses réalisations.

Par Stéphane Bianchi,  Kevin Boucher-Rappet et Benoît Daragon 

Le 9 mars 2025 à 07h00

Huit grosses lettres se hissent derrière les grilles d’un immeuble cossu de l’avenue de Breteuil (Paris VIIe). Bienvenue à Mediawan, le groupe de production audiovisuelle lancé par Pierre-Antoine Capton. En s’associant avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, le producteur de « C à vous », le talk-show de France 5, a construit un géant international, présent aussi bien en France, avec l’émission « C dans l’air », la série « HPI » ou le film « le Comte de Monte-Cristo », qu’en Allemagne, en Italie ou aux États-Unis.

En 2022, Mediawan a racheté Plan B, le studio de Brad Pitt, qui vient de sortir « Mickey 17 », le dernier film de Bong Joon-ho. En ce début d’année, le dirigeant, également actionnaire du Stade Malherbe de Caen — qui joue en Ligue 2 de football — fait le tour de ses projets et de l’actualité de tous ces secteurs....


Il y a aussi parmi d'autres encore,  l'interview exclusive dans Le Point signée Olivier Ubertalli Olivier Ubertalli juste avant le second parachutage ernottien qui déjà en avril 2020, déclarait "La nécessaire continuité du mandat de Delphine Ernotte me semble évidente"

Que Charles Alloncle fasse sortir les contrats signés avec alors avec Médiawan et les dates de reconduction !


EXCLUSIF. Audiovisuel, Paris-Normandie, foot : les projets de Pierre-Antoine Capton
Netflix, le tournage du « Grand Échiquier » et « C à vous », Macron… Pierre-Antoine Capton, le patron de Mediawan et 3e œil, se confie au « Point ».

Publié le 19/05/2020 à 07h00, mis à jour le 19/05/2020 à 07h09





À 45 ans, Pierre-Antoine Capton est devenu un acteur incontournable de la télévision française. Producteur notamment de C à vous et du Grand Échiquier via sa société Troisième Œil, l'entrepreneur normand a cofondé avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse la société Mediawan, un important producteur et distributeur européen de contenus, dont il est président du directoire. Alors que les candidats à la reprise du groupe de presse Paris-Normandie ont jusqu'au 22 mai pour se déclarer, il explique pour la première fois pourquoi il ne sera pas candidat au rachat. Les nouvelles conditions de tournage du Grand Échiquier de ce 21 mai – sans instruments à vent dans l'orchestre ! –, Netflix, France Télévisions, Canal +… Pierre-Antoine Capton détaille sa vision du secteur audiovisuel et ébauche des pistes pour surmonter la crise.

Le Point : Paris-Normandie, l'un des plus vieux quotidiens de France, est en liquidation. Êtes-vous candidat à son rachat ?

Pierre-Antoine Capton : Je ne suis pas candidat à la reprise de Paris-Normandie. En juillet 2019, Jean-Louis Louvel, actionnaire principal du groupe de presse, m'avait contacté : il cherchait un partenaire, car il était candidat à la mairie de Rouen. Si la presse locale n'était pas dans mes plans, j'ai regardé le dossier, car je crois à la valeur de la presse locale et Paris-Normandie est un titre qui compte. J'ai proposé à Jean-Louis Louvel d'investir dans le journal, mais pas d'assumer les erreurs passées, donc les dettes. Je n'ai finalement pas eu de retour à ma proposition, si ce n'est un communiqué maladroit justifiant la liquidation du titre. La page est maintenant tournée. Il y a aujourd'hui des sociétés de presse reconnues comme Rossel et Ouest-France qui seraient candidates à la reprise. Je réfléchis à un autre projet qui me tient à cœur dans la presse écrite. C'est encore trop tôt pour vous dire lequel.

Vous êtes l'un des actionnaires du Stade Malherbe de Caen. Il y a 2 ans, vous vouliez acquérir 67 % du capital. Souhaitez-vous toujours prendre le contrôle de ce club de Ligue 2 ?

Le Stade Malherbe de Caen n'est pas épargné par la crise. Le football français s'est arrêté, ce qui est une catastrophe pour les clubs et pour le public. Il n'y a plus de match, plus de recettes de billetterie et une situation compliquée autour des droits télé. Il y a deux ans, il y avait un conflit entre les actionnaires. Depuis, la situation s'est apaisée. Autour du président Fabrice Clément, nous cherchons des solutions pour assurer la pérennité du club. Si je dois en faire partie, je le ferai. Le ballon rond et ce club où a joué mon oncle font partie de ma vie.

Dans quelles conditions sera réalisé en direct Le Grand Échiquier, présenté par Anne-Sophie Lapix ce jeudi 21 mai sur France 2 ?

Nous avions dû annuler l'émission prévue le 24 mars, en raison de la crise sanitaire. Le Grand Échiquier sera le premier grand show de prime time en direct à la télévision. C'est une sacrée prouesse et un symbole fort pour le service public de le faire avec une émission culturelle. L'organisation est quasi militaire. Il n'y aura pas de public présent. Dans l'orchestre, chaque musicien sera à distance des autres. Et les instruments à vent ont été proscrits, car ils projettent de l'air. Sauf la trompette indispensable au générique qui sera isolée.

La crise sanitaire a-t-elle durablement bouleversé les conditions de tournage sur les plateaux de télévision ?

Aujourd'hui, l'utilisation des duplex via Skype montre ses limites. Cela a été pratique durant le confinement, mais on a envie de revoir les invités et les artistes sur les plateaux. Néanmoins, de nombreuses mesures vont se poursuivre dans la production audiovisuelle : les écarts d'un mètre en plateau, les gestes barrières ou encore les émissions sans public.

Vous avez d'ailleurs mis en place ces nouvelles mesures sanitaires avec C à vous durant le confinement…

Oui. Le lendemain de l'annonce du confinement par le président Macron, j'ai téléphoné à la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte pour échanger sur le prolongement de C à vous en direct et en plateau. Le soir même, nous avons inauguré une nouvelle façon de faire de la télé. Anne-Élisabeth Lemoine a été moteur pour persuader un tiers de la rédaction de rester, on a mis des espaces entre les chroniqueurs et divisé par deux le nombre de personnes sur le plateau, en régie et derrière les caméras. Nous avons reçu de grands patrons, Patrick Cohen a fait des éditos brillants et le public a été rendez-vous ! C à vous a séduit 2 millions de téléspectateurs, contre 80 000 lors du lancement premier numéro, en 2009. Durant le confinement, il y a eu une prime aux programmes qualitatifs.

La nécessaire continuité du mandat de Delphine Ernotte me semble évidente

Les émissions éducatives ont d'ailleurs bien marché sur France Télévisions…

France 4 a montré son utilité éducative durant le confinement. Elle doit poursuivre sa mission jusqu'en août mais je suis intimement convaincu qu'il est essentiel d'avoir en France une chaîne linéaire jeunesse opérée par le service public. Dans cette période de crise, France Télévisions a été irréprochable. Delphine Ernotte a fait un travail extraordinaire et la nécessaire continuité de son mandat me semble évidente.

Allez-vous continuer d'émettre la chaîne À la maison ?

Pour aider les médecins et gens bloqués chez eux, nous avons lancé en seulement 10 jours cette chaîne solidaire, avec des programmes intelligents et scientifiques. À la maison va continuer au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire. Cela a été une prouesse de réunir tous les acteurs de l'audiovisuel autour d'un même projet.

Quels tournages avez-vous été contraints d'arrêter ?

Celui de la série Alice Nevers sur l'île de Noirmoutier. Et pourtant, nous avions tout fait pour le terminer. Il ne restait que quelques jours de tournage. Mais l'hôtel a dû fermer et l'équipe a dû partir. J'assume mon rôle de producteur. Néanmoins, les assureurs doivent aussi assumer le leur. C'est primordial.

Quel est l'impact de la crise sur Mediawan ?

Avant le Covid-19, nous étions sur le même niveau de croissance que l'année dernière*. Puis les tournages se sont arrêtés. Il va donc y avoir un effet de décalage de livraisons d'une année à l'autre. Ce n'est pas une perte de chiffres d'affaires proprement dite. Il faudrait être devin pour estimer l'impact précis de la crise. Mais je reste optimiste. Mediawan est un groupe solide qui a de bons résultats financiers. Avec mes associés Xavier Niel et Matthieu Pigasse, nous échangeons beaucoup sur notre développement européen. Nous continuons à réfléchir à des acquisitions. D'autant que le mouvement de consolidation dans l'audiovisuel va s'accélérer avec la crise. Lagardère Studios a des actifs intéressants. Nous avons eu en effet des discussions dans le passé, mais la crise est passée par là.

Lire aussi Les ambitions de Niel, Pigasse et Capton dans l'audiovisuel

On ne peut pas tout demander aux pouvoirs publics

Avec de fortes audiences, mais une chute des recettes publicitaires, les chaînes peuvent-elles tenir ?

C'est une crise très paradoxale. Alors qu'elle frappait l'ensemble du secteur, les Français n'ont jamais autant consommé autant de contenus audiovisuels. Les chaînes de télévision ont eu beaucoup moins de recettes publicitaires et ont donc dû faire des économies sur leur grille de programmes. Il faut les aider, car elles sont les premiers partenaires de la création. La proposition de la députée LREM Aurore Bergé d'un crédit d'impôt sur les dépenses des annonceurs est une excellente idée. Cela va dans le bon sens.

Les mesures de soutien au secteur audiovisuel dévoilées par le président Macron sont-elles suffisantes ?

Nous avons la chance d'être un grand pays de culture et d'avoir un président qui s'est engagé sur des mesures fortes pour le secteur audiovisuel. Il y a notamment la transposition de la directive sur les services de médias audiovisuels (SMA) et le fonds de secours d'indemnisation pour les reports ou annulations de tournage. Il y a encore beaucoup à faire. Jusqu'à présent, les assureurs français refusent de prendre en charge ces risques. Si demain, Le Grand Échiquier a un cas de Covid sur le tournage, l'annulation sera entièrement à la charge de la production. Le fonds, géré par le CNC, pourrait voir le jour en juin et être doté d'environ 50 millions d'euros. Seuls la fiction et le cinéma sont concernés pour l'instant. J'espère que les émissions de flux le seront aussi.

Faut-il mettre en place d'autres solutions de relance ?

L'audiovisuel a été longtemps un milieu très compétitif. Durant la crise, tous les acteurs se sont alignés pour faire bouger les choses. La reconstruction ne peut se faire que dans l'union et un travail solidaire entre les pouvoirs publics, les producteurs, les diffuseurs, les plateformes, les créateurs et les intermittents. Cela sera dur pour tous. Mais il faut être responsable. On ne peut pas tout demander aux pouvoirs publics. L'État français a pris des engagements forts pour le secteur. En Italie, où Mediawan détient la société Palomar, la culture ne bénéficie pas d'autant de soutien.

On ne peut pas demander de l'argent aux plateformes comme Netflix et ne rien leur donner en échange

Quelle est votre position sur l'obligation d'investir en France des plateformes comme Netflix ? Doit-on bouger la chronologie des médias ?

Il faut intégrer les plateformes, qui sont les grandes gagnantes de la crise, dans le financement de la production audiovisuelle française. Le PDG de Netflix, Reed Hastings, avec qui j'ai échangé lors de sa venue à Paris, dit qu'il a envie d'investir en France. Dans le cadre de la transposition de la directive les services de médias audiovisuels (SMA) en France, les plateformes devront investir un pourcentage de leur chiffre d'affaires. On parle d'environ 25 %. Le cadre actuel permettrait à Netflix et aux autres plateformes d'investir de deux manières dans la création française. Soit elles financent un film français dans le cadre de la chronologie des médias qui sortira d'abord en salle, puis en vidéo, avant d'être disponible en SVOD. Soit elles investissent directement dans un film qui sera en exclusivité sur leur plateforme. Si on veut obtenir un accord avec les plateformes et être moderne, il faudra faire un mélange des deux systèmes et écouter leurs contraintes. On ne peut pas leur demander de l'argent et ne rien leur donner en échange.

Par ailleurs, c'est aussi important de souligner que certains grands diffuseurs français comme Canal + ont réussi le pari de créer des plateformes made in France avec du contenu de qualité comme MyCanal. Canal + est un partenaire indispensable de la création, il faut les écouter et accompagner l'essor de leur plateforme et leur internationalisation.

Regardons ce qui a été fait pendant la crise sanitaire. Grâce au CNC et au CSA, la chronologie des médias a bougé de manière exceptionnelle. Des films ont été diffusés à des horaires normalement interdits. D'autres, qui devaient sortir en salle, ont atterri sur Amazon Prime Video ou Netflix. La crise a permis certaines choses, tirons-en les conséquences pour améliorer notre système.

Quand pourrons-nous voir vos prochaines productions ?

La nouvelle saison de Dix pour cent, avec notamment Sigourney Weaver, arrivera à la rentrée sur France Télévisions. Nous avons aussi en Italie l'adaptation du roman de Romain Gary La Vie devant soi, avec Sophia Loren pour Netflix, et un documentaire sur Nicolas Anelka, aussi pour la plateforme. Aux États-Unis, le film d'animation Miraculous est en cours de fabrication. Doté d'un budget de 60 millions de dollars, il sortira l'année prochaine. Nous avons même réalisé un petit film Miraculous pour présenter les gestes barrières aux enfants pour la Mairie de Paris.




vendredi 6 mars 2026

Du coup pour le "remboursement de l'audit au-delà de 5 %" concernant Médiawan... qui a payé quoi ?

Du coup pour le "remboursement de l'audit au-delà de 5 %" concernant Médiawan... qui a payé quoi ?  

La demande a été formulée, le 26 février dernier, en séance de l'audition des dirigeants de Mediawan (notamment à Pierre-Antoine Capton, président et cofondateur) dans le cadre de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public.

Le rapporteur a posé de nombreuses questions incisives à Pierre Antoine Capton et à l'équipe dirigeante (Delphine Cazaux, Guillaume Izabel, Justine Planchon, Thomas Anargyros), portant sur les contrats avec France Télévisions, l'opacité supposée, les rémunérations, l'actionnariat (KKR), et des aspects financiers comme les audits ou les dépassements de coûts.

Une d'entre elles, a plus particulièrement attiré l'attention du blog CGC Média, celle concernant spécifiquement le "remboursement de l'audit au-delà de 5 %" (qui n'aurait pas été remboursé) ! Cela fait référence à une pratique dans les contrats de production avec France Télévisions : les producteurs comme Mediawan doivent souvent prendre en charge les dépassements de budget au-delà d'un certain seuil (souvent 5 % ou 10 % selon les clauses), ou rembourser via un audit indépendant si des irrégularités ou dépassements non justifiés sont détectés.

- Charles Alloncle a interrogé Pierre-Antoine Capton sur les mécanismes de contrôle des coûts, les audits réalisés (par exemple par des cabinets comme Deloitte ou autres commissaires aux comptes), et les éventuels "non-remboursements" de dépassements au-delà du seuil contractuel de 5 % (qui pourraient représenter des sommes importantes sur les ~100-110 M€ annuels de contrats avec France TV).

- Pierre-Antoine Capton autour de cet échange très médiatisé et tendu, autour des pourcentages de dépassements et audits, a redit dans vraiment répondre la transparence de Mediawan, affirmant que les dépassements sont rares et gérés contractuellement, et que France Télévisions est remboursée quand c'est prévu !

Charles Alloncle a insisté sur des cas où l'audit aurait révélé des dépassements non remboursés, soulignant une forme d'opacité ou de favoritisme:   « Sur les audits, quand les dépassements excèdent 5 %, avez-vous remboursé la partie excédentaire à France Télévisions ? Il y a des cas où cela n'a pas été fait... »

Réponses défensives donc sur le respect des clauses, le faible % de dépassements, et le fait que Mediawan assume souvent les coûts supplémentaires sans remboursement systématique demandé.