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mardi 17 mars 2026

Qui prend Sébastien Lecornu pour un bleu et la commission d'enquête pour une bande de gobe-mouches zélés ?

Qui prend Sébastien Lecornu pour un bleu et la commission d'enquête pour une bande de gobe-mouches zélés ? 

Une bonne partie de la réponse se trouve dans le panégyrique de cour publié hier lundi 16 mars 2026 qui reprend mot pour mot la communication officielle de France Télévisions après le conseil d’administration qui a approuvé les comptes 2025 et le budget rectificatif 2026 : "perte d’exploitation « de gestion » de -22,7 M€ (arrondie à « près de 23 M€ »), plan d’économies « inédit » de 150 M€ pour revenir à l’équilibre en 2026, lettre à Sébastien Lecornu promettant 2,3 M€ d’économies sur les missions + division par deux des taxis + arrêt des véhicules de fonction, etc."

Dans les deux cas, l'organiste et son singe, entendent faire danser le Premier ministre et la Représentation nationale sur le refrain du tube de Thierry Pastor "T′as rien compris...Tant de folie, c′est pas fini".  C'est d'ailleurs la pique satirique qui circule dans certains cercles critiques (médias, réseaux sociaux, opposants politiques) face à l'échange récent entre l'ex-Orange et le Chef du gouvernement.

Bref rappel:

Concrètement :  

- Fin janvier 2026, Sébastien Lecornu qui place son propos dans le cadre de « la transparence et la rigueur budgétaire pour tout le monde »envoie une lettre assez ferme à Delphine Ernotte dans  laquelle il demande un « effort supplémentaire exceptionnel » de 15M€ sur la dotation publique, en insistant notamment sur la maîtrise des frais de fonctionnement (taxis, véhicules de fonction, missions, etc.), en se basant sur le rapport alarmant de la Cour des comptes qui parle de situation « critique » pouvant déboucher sur une "dissolution de l'entreprise" : déficits accumulés, gabegie en tous genres, etc.).

- Mi-mars 2026 (lettre du 13 mars révélée par La Tribune Dimanche), Ernotte semble lui répondre avec comme d'habitude une propagande que plus personne ne gobe ou pour le moins ne devrait gober. Elle chante que le CA a voté un budget rectificatif intégrant les -15 M€, détaille de supposées économies symboliques (division par 2 des taxis, -2,3 M€ sur les frais de mission, -20 % sur la pub promo, etc.), et promet le retour à l'équilibre en 2026 (c'est-à-dire dans 9 mois tout au plus !? Le ton est du genre : « OK, va coller  à vos demandes mais sans tout révolutionner »

Le sarcasme est palpable avec cette réponse de pure façade.  « Tu veux de la transparence ? Tiens, regarde comme on est vertueux maintenant… mais ça va bien maintenant. Tu ne touche pas au cœur du réacteur (chasse gardée !) ».Diviser les taxis par 2 ou rogner 2-3 M€ sur les missions, c'est du cosmétique pour calmer le jeu, surtout après les polémiques récentes sur les taxis chers et les véhicules de fonction.  Les économies annoncées sont minuscules par rapport au budget global de France Télé (plus de 3 milliards) et aux critiques structurelles de la Cour des comptes.  

Le récit est trompeur (et c’est le moins qu’on puisse dire) quand on le confronte aux documents officiels comme le rapport de la Cour des comptes (23 septembre 2025, exercices 2017-2024), les comptes consolidés FTV groupe vs "comptes sociaux de la SA" et les auditions de la "commission d’enquête parlementaire" (mars 2026). 

Le blog CGC Média propose ci-après le démantèlement, point par point, du fallacieux argumentaire:

1. Le chiffre de perte affiché (« près de 23 M€ ») est encore un artifice comptable (le terme utilisé dans le dernier rapport Arcom)

- France Télévisions communique uniquement sur le « résultat d’exploitation de gestion » consolidé 2025 : "-22,7 M€" (supposément amélioré vs le budget rectificatif qui prévoyait -57,7 M€). Résultat net consolidé : -30,8 M€. Probablement ce que l'infirmière TV claironne depuis une décennie comme étant  l'« équilibre », excluant ou « lissant » certaines charges via le crédit d’impôt, les filiales, les exceptions (JO 2024), etc.

- La réalité SA (France Télévisions société anonyme, l’entité qui reçoit l’essentiel des dotations publiques) est tout autre : les déficits sont massifs. La Cour des comptes le dit noir sur blanc :

- Le cumul des déficits nets pour 2017-2024 : s'il s'affiche à -81,56 M€ sur les comptes  consolidés du groupe, il est bien pour FTV SA? de -256,05 M€ et de près de -290 M€ en 2026.

- Cumul déficits d’exploitation : -51 M€ (groupe) vs -376 M€ (SA).

- La commission d’enquête parlementaire (réunion n°45, mars 2026) les confirme lorsqu'elle évoque explicitement  l’entité SA : « L’entreprise France Télévisions SA est, quant à elle, extrêmement déficitaire : -256 millions en 2024, -290 millions en 2025 ».

La SA creuse un trou de plusieurs centaines de millions pendant que la direction baratine avec une  « perte de 23 M€ » seulement...tout ça sans compter les 3 emprunts à devoir rembourser (près de 70M€) ! 

 2. Le plan « 150 M€ d’économies inédites » pour l’équilibre 2026 est un message au Premier ministre qui ignore donc les alertes officielles

Dans sa lettre à Sébastien Lecornu (13-14 mars 2026), Ernotte affirme que le budget rectificatif 2026 (intégrant une baisse supplémentaire de 15 M€ de dotation) « assurera le retour à l’équilibre dès 2026 » grâce à un effort de "150 M€" + mesures symboliques (taxis, missions, voitures de fonction). Ben voyons !!

- Cour des comptes (sept. 2025) : situation « critique » et « non soutenable sans réformes structurelles majeures ». Capitaux propres tombés à 179 M€ (de 294 M€ en 2017 et autour des 100M€ à présent). Sans intervention de l’État avant fin 2026, "risque de dissolution" (capitaux propres < moitié du capital social). "Le budget 2025 était déjà en déficit net de -40M€". 

- L’Inspection générale des finances(IGF rapport 2024) avait déjà alerté sur un besoin de financement de 200 M€ d’ici 2028 et exigé une « culture de l’efficience » absente, une vraie productivité et une réforme du cadre social.

Les 150 M€ + les 2-3 M€ de taxis ne suffisent absolument pas à combler le trou structurel de la SA (-256 M€ cumulé en 2024, -290 M€ en 2025 selon le Parlement). C’est du « grand n’importe quoi » face aux audits indépendants.

3. La « transparence financière » est sélective et cosmétique

- Le texte du titre de presse publié hier, ne fait que reprendre toujours en écho, le narratif ernottien.  Le pseudo détail des 743 producteurs avec dans le "Top 10" (Mediawan en tête 12,8 % de l'enveloppe globale des contenus, Banijay, Together Média, etc.), le chiffre de répartition (locale 23 %, création française 19 %, info 335 M€, etc.), celui des frais de structure « seulement » 125 M€ avec le salaire d'Ernotte (qui dépasse les 400 k€ chaque année)  … ne sont malheureusement que la grotesque vitrine d'une boutique vide !

- La Cour des comptes et le Parlement pointent les vrais problèmes : rigidités sociales, surcoûts personnels, absence de polyvalence, investissements numériques insuffisants, et surtout le déficit réel de la SA que cette pathétique com' continue de cacher.

- Budget cité « 2,86 Md€ l’an dernier » : c’est une année « normalisée » sans JO. En réalité, chiffre d’affaires consolidé 2024 = 3,3 Md€ (dont 2,6 Md€ publics).

Conclusion

France Télévisions choisit de ne publier que le « résultat de gestion » consolidé, histoire de faire croire au Premier ministre et à ses services qu'elle "aurait compris le message" alors que chacun sait qu'en lui racontant avec le renfort d'un des très fidèles quotidiens, les soi-disant 150 M€ d’économies + quelques taxis ne suffiront jamais à « l’équilibre 2026 », alors que :

- la Cour des comptes qualifiait  de '"situation critique avec des comptes extrêmement dégradés à  la SA avec risque de dissolution" ;

- la Commission parlementaire confirmait la SA "extrêmement déficitaire à -256 M€ (2024) puis -290 M€ (2025)" ;

- et l’IGF qui voilà deux ans, exigeait déjà des réformes bien plus profondes.

Le texte est donc « bidon » au sens où il présente une version édulcorée, déconnectée des audits officiels qui se succèdent.  C’est précisément ce que la Cour et le Parlement dénoncent depuis des années : une communication qui masque la réalité de la SA derrière les chiffres consolidés. 

Cerise sur le gâteau, la CGC de l'Audiovisuel qui reste aujourd'hui à France Télévisions, la seule organisation syndicale à pourvoir attaquer en Justice la dénonciation illégale de l'accord d'entreprise, lance dans les jours qui viennent sa pétition pour savoir si les salariés veulent détricoter leur couverture sociale et conventionnel pour que certains puissent continuer de se remplir les poches ! 

Vous la débarquez quand ? En attendant les nouvelles fables de la Cour de l'État dans l'État qu'elle vous sert à longueur de temps ! Louis XIV avait bien fait arrêté Nicolas Fouquet pour péculat et crime de lèse-majesté, en septembre 1661 !


Delphine Ernotte ne peut légalement rien renégocier du tout et encore moins l’accord collectif.

Delphine Ernotte ne peut légalement rien renégocier du tout et encore moins l’accord collectif.   

COMMUNIQUÉ CGC AUDIOVISUEL

Les travaux récents de la commission d'enquête parlementaire consacrée au fonctionnement de l’audiovisuel public se déroulent sous les yeux de l'ensemble des Français. Les auditions sont publiques, suivies, commentées. La transparence s’impose. Chacun peut voir et entendre ce qui se dit.

Ce que chacun retiendra de ces travaux, ce ne sont pas les salariés ni leur engagement quotidien au service du public, mais bien les dérives individuelles et les choix de gouvernance de la direction actuelle.

Ces auditions ont exposé une réalité préoccupante.

Les critiques formulées ne portent pas sur les femmes et les hommes qui font vivre l’audiovisuel public, mais sur des comportements et des décisions de direction qui ont progressivement fragilisé la confiance entre le public et son audiovisuel. 

Cette réalité est désormais connue de tous. Elle ne peut pas être effacée ni dissimulée par des artifices de communication ou par des tentatives de minimisation car les auditions ont été vues par tous. 

Comme chacun a pu le constater au fur et à mesure des auditions de ladite commission, certaines réponses apportées par les dirigeants ressemblaient trop souvent à celles que l'on entend dans dautres contextes : la fameuse formule utilisée dans les commissariats consistant à expliquer que l'on « n'a rien à voir avec cette histoire ». Une posture qui ne peut convaincre personne lorsque les faits, les décisions et les responsabilités apparaissent au grand jour.

Au fil des années, la direction actuelle a contribué à rompre le lien qui existait entre le public et son audiovisuel.

Ce lien reposait sur une mission claire : produire une information indépendante, garantir une offre culturelle exigeante et proposer un divertissement de qualité dans le respect de l'intérêt général.

Aujourd'hui, ce modèle semble avoir été progressivement remplacé par une logique où les stratégies individuelles et les intérêts particuliers ont trop souvent pris le pas sur l'intérêt du service public.

Cette situation est grave.

Elle ne concerne pas seulement l'image de l'audiovisuel public: elle touche au cœur même de sa mission. Pourtant, alors que les critiques portent sur les choix de gouvernance et la responsabilité de l'état-major actuel, ce sont désormais les salariés qui se trouvent exposés aux conséquences de ces dérives, notamment à travers la perspective d'une remise en cause de leurs garanties collectives et à terme de leurs emplois. 

Dans ces conditions, une question simple doit être posée: est-il légitime d'engager la renégociation de l’accord collectif et de discuter d'une réforme du statut des salariés avec une direction dont la gestion est à présent publiquement contestée ?

Pour la CGC de l’Audiovisuel la réponse est claire : une telle discussion ne peut avoir lieu dans un contexte où ceux qui ont contribué à la crise restent aux commandes.

Il serait inacceptable que les salariés paient le prix de décisions qu'ils n'ont pas prises et de choix stratégiques qui ont été dénoncés au plus haut niveau.

 

Cette situation soulève en outre une question juridique fondamentale : celle du respect de l'intérêt social de l'entreprise. 

L'article 1833 du Code civil dispose que toute société doit être gérée dans son intérêt social. 

Lorsque la gestion d'une entreprise s'éloigne de sa mission et privilégie les intérêts de quelques-uns au détriment de l'intérêt général qui fonde son existence, il ne s'agit plus seulement d'un problème de stratégie: il s'agit d'une remise en cause de l'objet même de l'entreprise. 

Dans le cas de l'audiovisuel public, cette dérive est particulièrement grave. 

L'entreprise n'existe pas pour servir des intérêts individuels ou des logiques de pouvoir. Elle existe pour remplir une mission de service public au bénéfice de la collectivité.

Lorsque cette mission est affaiblie par des choix de gouvernance contestés, ce sont les fondements mêmes de l'intérêt social qui sont atteints.

 

Dans ces conditions, engager aujourd'hui la renégociation de l‘accord collective reviendrait à demander aux salariés de payer les conséquences d'une gestion qui leur est étrangère. 

Une telle démarche serait inacceptable. 

C'est pourquoi la CFE-CGC demande la suspension immédiate de la dénonciation de la cet accord.

Toute réforme des règles sociales, toute discussion sur les garanties collectives et sur l'avenir des salariés ne peut être envisagée qu'après un changement profond de la direction et un réexamen complet de la gouvernance. 

.

La CFE-CGC est aujourd'hui la seule organisation syndicale qui n'a pas pris l'engagement de renoncer à contester juridiquement l'accord dénoncé. 

Elle entend pleinement assumer ses responsabilités pour défendre l'intérêt social de l'entreprise et les droits des salariés. Elle a d'ores et déjà saisi un grand cabinet d'avocat pour stopper cette invraisemblable remise en cause de la couverture sociale des personnels.

 Dans cet esprit, la CGC de l’Audiovisuel appelle l'ensemble des salariés à se mobiliser.

 

Une pétition sera mise à la disposition de tous afin de refuser l'ouverture d'une renégociation de la convention collective avec la direction actuelle. 

Cette pétition vise à rappeler une évidence : ce ne sont pas les salariés qui ont porté atteinte au service public, et il est inacceptable qu'on leur fasse aujourd'hui porter la responsabilité d'une crise dont ils ne sont pas à l'origine.

Une mobilisation significative démontrera qu'il ne saurait être question d'accorder à la direction une forme d'immunité juridique. 

Elle permettra également d'exprimer clairement une volonté majoritaire: celle de refuser que la renégociation d'un accord collectif majoritaire se fasse dans ces conditions et avec cette direction dont la gestion est aujourd'hui contestée.

Ainsi la CGC de l’Audiovisuel saura alors qu'elle agit avec le soutien de chacun d'entre vous pour faire respecter une exigence simple: que toute renégociation n'intervienne qu'après une réforme profonde de la direction et de la gouvernance de l'entreprise.


lundi 16 mars 2026

Suspendue d'antenne avec salaire pour Benito...Combien de jours pour Adolph ?

Suspendue d'antenne 7 jours avec salaire pour Benito...Combien de jours pour Adolph ?

Vous êtes bien sur France Télévisions. Le toujours maire de Nice jusqu'à dimanche prochain prend sur Instagram la défense de la journaliste..."Cette suspension est honteuse" dit Estrosi qui ajoute "elle a parlé vrai".

Tout autre journaliste aurait été licencié pour faute grave mais pas à ce niveau ! Hallucinant.




Pourquoi France Télévisions présente ses excuses sur Twitter ce soir ??

Pourquoi France Télévisions présente ses excuses sur Twitter ce soir (*) ?

Parce que pensant son micro éteint sur le plateau, au moment où le candidat arrivé en tête aux municipales à Nice va s’exprimer, Nathalie Saint-Cricq l’appelle Benito, le prénom de Mussolini. 

La mère de Benjamin Duhamel a tout de même été directrice de la rédaction du 18 mars 2025 à début juillet 2025 même si elle n’est qu'éditorialiste politique à présent.

Quelques minutes plus tard, sur le plateau de FranceInfo voilà ce qu’elle déclare : « Je voulais présenter mes excuses à Monsieur Ciotti. J’ai tenu tout à l’heure à l’antenne, juste avant son intervention, des propos inappropriés et déplacés qui relèvent d’un manque de discernement de ma part. Donc je présente mes excuses et aussi au téléspectateurs. »

Ce ne sont évidemment pas des excuses pour ces propos que celle qui les prononce qualifie « d’inappropriés », c’est évidement sa démission que les téléspectateurs attendent ainsi que celle qui ayant la responsabilité éditoriale de l’antenne, n'a plus rien à faire sur la télé publique. 

Qu'on aime ou pas le politique, ces propos ne sont pas inappropriés, ils sont inacceptables. 
(*) 

 

 




La lettre au Premier ministre: le coup de grâce pour Ernotte.

La lettre au Premier ministre:  le coup de grâce pour Ernotte.

Dans un scénario de mauvaise science-fiction type série B, l’ex-Orange croit pouvoir distiller encore une fois sa propagande du style « demain on rase gratis » mais cette fois-ci c'est Sébastien Lecornu qu'elle imagine embobiner.

Ernotte chante dans le courrier qu'elle adresse au Premier ministre et que dévoile la tribune que “France Télévisions retrouvera l’équilibre en 2026” comme la victoire de Samothrace devrait retrouver sa tête et ses bras !

Voila ce qu'elle chante à Sébastien Lecornu - attention, à continuer la lecture de cet article, il existe un risque de syncope ! - “la négociation d’un nouvel accord social a démarré le 1er  février pour une durée maximum de 27 mois”.  

Sauf que les divagations de la "dame du Majestic" conduiraient à mai 2028...donc pas 2026 ! 

Quant à cette soi-disant négo qui aurait commencé, la CGC de l'Audiovisuel a déjà fait savoir qu'elle allait saisir la justice dans les jours qui viennent pour faire invalider cette dénonciation illégale dans laquelle Ernotte a placé le groupe.

La CGC de l'Audiovisuel est d'ailleurs la seule organisation syndicale à pouvoir s'opposer à l'ex-Orange, les autres syndicats ont décidé d'abandonner dans une incroyable transaction la possibilité de mener ce combat...et elle ne va pas se priver.

Selon nos informations, la procédure que dépose la CGC Audiovisuel dont le blog CGC Média a promis de révéler la trame, va faire triompher le droit et mettre un coup d'arrêt à la mascarade ernottienne. 

Comment le Premier ministre pourrait-il une seule seconde croire le blablabla de celle qui en décembre  2025 (audition devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public) affirmait « France Télévisions se retrouve dans une situation qui n’est plus soutenable », en écho au rapport de la Cour des comptes qualifiant la situation de l'entreprise de « critique ». 

Ernotte s'en prenait une fois encore à l'État et ce devant la Représentation nationale, soulignant « l’ampleur des économies demandées » et « l’absence de contrat d’objectifs et de moyens stable », rappelant aussi, selon elle, que « plus de 110 millions d’euros de dotations ont été privatisés entre 2018 et 2022. »

Puis de fustiger les supposés « 500 millions d’euros de moins aux Français qu’il y a dix ans » (en euros constants, tenant compte de l’inflation), tout en dénonçant « les coupes budgétaires successives » !

D'ailleurs globalement, depuis fin 2025, elle a dénoncé "le caractère historique des économies imposées (jusqu’à 150–180 M€ selon les scénarios)" et le fait que "les ressources publiques n'ont fait que baisser fortement  depuis la suppression de la redevance audiovisuelle". Elle n'a cessé d'accuser directement du gouvernement (via Bercy et Matignon) d'être responsables de ces contraintes...faisant fi de la « situation financière critique » sur laquelle la rue Cambon alertait.

Cette grotesque missive au Premier ministre, non seulement la met totalement hors jeu mais surtout la disqualifie définitivement pour assurer quoi que ce soit derrière !

Ce n'est pas un plan de redressement que propose Ernotte, c’est un calendrier de science-fiction.  

A suivre très vite...

dimanche 15 mars 2026

La CGT donneuse de leçon prise les doigts dans le pot de confiture fiscale.

La CGT donneuse de leçon prise à frauder, les doigts dans le pot de confiture fiscale.

Dire que la Secrétaire générale de la centrale était venue au Siège de France Télévisions, à 48h des élections professionnelles pour soutenir les listes du rouge syndicat et ce alors que le cégétiste Christophe Porro ex trésorier du CI-ORTF (CASCIE aujourd'hui) venait d'être mis en examen. (*)

L'organisation qui dénonce régulièrement la fraude et l’évasion fiscale des grandes entreprises et des ultra-riches, se retrouve elle-même au cœur d’un redressement fiscal...et pas de moindres.

Selon Le Canard enchaîné, (¤) la centrale syndicale a fait l’objet d’un redressement de près d’1 million d’euros pour la période 2021-2023, après un contrôle déclenché par sa propre demande de remboursement de TVA en 2023 (348 730 euros réclamés indûment).

(¤)

Les montants précis :

- 992 000 euros de TVA non reversée à l’État (due à une interprétation jugée trop « fantaisiste » des règles comptables).

- 324 300 euros sur la taxe sur les salaires.

- 138 400 euros d’ajustement sur la taxe foncière.

Le total avoisine 1,45 million d’euros (incluant d’éventuelles pénalités). 

Le palmipède évoque une certaine clémence de Bercy qui à ce stade, n'évoque pas de poursuites pénales publiques et veut y voir une « omission » liée à une comptabilité défaillante plutôt qu’à une fraude intentionnelle massive. 

(*) PORRO Christophe né en septembre 1965 à LYON 

PORRO Christophe né en septembre 1965 à LYON, demeurant à MEUDON et ayant pour avocat, Maître DUFRESNE-CASTETS Marie Laure, avocat au Barreau de Paris, 

est mis en examen du chef d’: Abus de confiance

Pour avoir, à Paris entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2014, en tout cas sur le territoire national et depuis temps non couvert par la prescription de l'action publique, alors qu'il était membre élu du comité inter-entreprises en tant que trésorier du CI-ORTF, disposé à des fins personnelles de la subvention de fonctionnement pour des dépenses de voyages, d'hébergement et de restauration sans rapport avec son mandat pour une somme qui lui a été indûment versée de 50 223,62 euros, alors qu'il était détaché à temps plein et que sa résidence se trouvait en région parisienne et non en région PACA. 

Faits prévus et réprimés par les articles 314-1 et 314-10 du Code Pénal (Natinf 58). 


samedi 14 mars 2026

"C la chute" sur France Télévisions… une gamelle en direct qui aurait pu se terminer très très mal.

"C la chute" sur France Télévisions… une gamelle en direct qui aurait pu se terminer très très mal.

"Ah merde !", lâche Anne-Elisabeth Lemoine en voyant l'actrice venue faire la promo de son film avec Jean Dujardin « se gameller dans les grandes largeurs » dans un trou d’environ 70 cm qui fait quasiment tout le tour du plateau. (*)

Elle sera du reste la seule à s’être levée de la table pour aller aider la jeune femme qui se relève sonnée à l’évidence.

Pourtant des témoins sur places indiquent que le tandem Niel/Capton était en régie à ce moment-là !!!! Les mêmes qui se demandent s’il y avait sur place le pompier de service qui doit être présent sur chaque tournage ?

A l'actrice Nastya Golubeva qui aurait pu se faire très très mal voire s’estropier, elle présente ses excuses – elle n’y est pour rien !  - et ajoute : « Non mais c’est une catastrophe ce rail, je suis désolée". « Comment ça va ? C’est affreux. Non mais ce rail est hyper traître. »

Et de conclure «  Non mais on ne vous avait pas alerté parce que c’est un piège… Nos plus grands invités se sont pris les pieds dans ce rail donc…. je ne sais pas si c’est un bon signe pour la suite ! ». Prémonition ? 

Ce n’est pas la première fois que des invités voire des techniciens présents sur place y ont droit. Récemment, c’est ce caméraman qui aurait pu se retrouver gravement blessé en enlevant le câble d’une caméra qui s’était prise dans ce rail...

(*) C’est d’ailleurs selon nos informations, ces aspects  sécuritaires font partie des nombreux points que l’Inspectrice du travail avait pointé dans son courrier adressé à Médiawan. Missive dont La Lettre révélait, il y a peu,  l’existence et que Delphine Cazaux - en lisant sur son écran d'ordi - qualifiait  sous serment  en commission d'enquête de lettre l'observation !!!! 

https://youtu.be/cvBtSepm32I?is=XnsPOagtaOGvYu4F

https://www.dailymotion.com/video/xa1stmw

Attention elle arrive...Vous la voyez...





Vous ne la voyez plus


La revoilà



Vidéo Dailymotion 

https://www.dailymotion.com/video/xa1stmw

vendredi 13 mars 2026

La CGC seul syndicat de France Télévisions à saisir la Justice pour faire invalider la dénonciation illégale et entachée de vices, annoncée à l'été dernier par Ernotte

La CGC de l'Audiovisuel (SNPCA-CGC) qui a pris connaissance, probablement comme un grande partie du personnel du groupe de télévisions publiques, de la dernière propagande ernottienne (*) se félicitant de soi-disant négociations en cours pour un nouvel accord 'entreprise, va avoir très très vite une méchante surprise.

LA CGC DE L’AUDIOVISUEL RESTANT LE SEUL SYNDICAT A POUVOIR FAIRE INVALIDER TOUT LE PROCESSUS DE DÉNONCIATION, ANNONCE SAISIR LE JUSTICE POUR STOPPER NET TOUTE CETTE ABJECTE ATTAQUE CONTRE LES SALARIÉS DE FRANCE TÉLÉVISIONS.

 Communiqué introductif  / Réponse de la CGC à France Télévisions

"La direction de France Télévisions vient de publier un nouveau communiqué d’autosatisfaction sur les négociations du nouvel accord d’entreprise, en tentant de faire croire à un processus apaisé et responsable. 

Cette grossière propagande mérite une réponse claire et sans langue de bois. Les craques au quotidien de l'ex-Orange et sa suite, vont enfin être stoppées net.

Rappelons les faits que la direction omet soigneusement de mentionner :

En juillet 2025 (le 10 ou le 9 cela dépend), lorsque Delphine Ernotte annonce dans la presse dénoncer  unilatéralement l’accord collectif d’entreprise du 28 mai 2013,  l’ensemble des organisations syndicales juge le "timing brutal et opportuniste"

Cette dénonciation a fait l’objet d’une contestation immédiate sur la forme et sur le fond par quatre syndicats (CGT,CFDT, SNJ et FO). Suite à un contentieux sur le nombre de délégués syndicaux au Siège de l'entreprise engagé devant le tribunal judiciaire de Paris - sans relation aucune avec cette minable dénonciation - contre plusieurs d'entre eux mais aussi de la CGC qui allait très probablement l'emporter, la direction s'est désistée de son action après avoir signé un accord avec les 4 syndicats mais pas avec la CGC évidement qui a toujours maintenu que la procédure comportait des vices graves et était entachée d’irrégularités.

Contrairement à ce que raconte la direction, la CGC n’a jamais renoncé à contester la validité de cette dénonciation. L'organisation syndicale l'a d'ailleurs fait savoir sans ambiguïté et par écrit immédiatement après l'audience "l'accord signé avec les CGT,CFDT, SNJ et FO de renoncer à saisir la justice pour faire invalider tout le processus, ne nous engage pas".

(*)

La direction a beau évoquer complaisamment les « engagements pris lors de la médiation » et la « sanctuarisation » de certaines dispositions (couverture sociale, congés familiaux, principes journalistiques, droit syndical, etc...). Ces éléments ne sont en rien des concessions gracieuses que ferait la direction : ils constituent le strict minimum légal ou les acquis que même elle n’ose pas ouvertement remettre en cause pour l’instant. Les présenter comme des cadeaux relève de la manipulation.

Quant à la fameuse discussion sur les indemnités de rupture pour motif économique, ouverte sous trois mois : elle arrive dans un contexte où la direction prépare déjà des économies massives (150 M€ annoncés pour 2026), des réductions incroyables d’effectifs et une pression permanente sur la masse salariale. Nul besoin d’être devin pour comprendre que cette thématique prioritaire n’a rien d’anodin et vise à préparer le terrain à des suppressions de postes massives et/ou des départs contraints.

Enfin, répéter que l’accord dénoncé « continuera à s’appliquer jusqu’au 1er mai 2028 au plus tard » ne change rien au fait que cette survie à quelques mois près, est imposée par la loi (art. L.2261-9 et suivants du Code du travail) et non par la médiation ou encore par la générosité de la direction

Lorsque la dénonciation sera jugée illégale ou nulle par les tribunaux, cet accord de 2013 retrouvera pleine vigueur sans limite de date butoir...c'est bien dans ces conditions visant à porter tort plus avant aux salariés, que la CGC considérant à de nombreux titres que la dénonciation est nulle et doit être annulée, saisira donc bien la justice. 

Personne ne peut être dupe des discours lénifiants et du grotesque narratif sur « l’esprit de co-responsabilité » et la « qualité des échanges ». Derrière les belles formules se cache une volonté claire : détricoter un des derniers accords protecteurs du groupe pour imposer une régression sociale au nom de prétendues contraintes budgétaires.

La CGC qui continuera à défendre sans concession les intérêts des salariés de France Télévisions y compris et le cas échéant par la voie judiciaire quand la direction outrepasse ses droits, en appellera très vite à la mobilisation de tous pour s'opposer au dépeçage de leur couverture sociale.

Dans un prochain communiqué du syndicat que le blog CGC Média a déjà pu consulter, figureront les contours et les détails de son action.

A suivre très très vite donc