Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

dimanche 12 juillet 2026

La télévision publique que Delphine Ernotte a mise à mort en moins de dix ans…

La télévision publique que Delphine Ernotte a mise à mort en moins de dix ans…

Voilà à quoi mène une décennie ernottienne à France Télévisions organisée plus comme un fief idéologique que comme un service public. 

Résultat : près de 2,5 milliards d’euros par an prélevés depuis trois ans via la TVA sur l’ensemble des Français pour une offre de plus en plus contestée, des audiences en berne face aux plateformes comme à la concurrence et une ligne éditoriale qui sent souvent le parti pris.

Depuis son invraisemblable premier parachutage à l’été 2015, l’information publique s’est trop souvent muée en machine à orienter le débat plutôt qu’à l’éclairer. On y a vu une focalisation obsessionnelle sur certains combats sociétaux, un traitement asymétrique des sujets sensibles et une propension à marginaliser les voix dissonantes. Plus d’une demi douzaine de directeurs de l’information se sont succédés sur cette période, tous dégagés les uns derrière les autres par celle qui claironne, à tour de déclarations,  que « le groupe public est leader dans tous les domaines »!  Franceinfo, censée être le fer de lance, en est devenue le symptôme d’un service public qui préfère « faire barrage » plutôt que refléter le pays réel.

La gestion ? Catastrophique. Doublons structurels, accords sociaux hors-sol, dépenses contestables, et une incapacité chronique à s’adapter à l’ère numérique. Dix ans de déni, de postures et de mépris face aux critiques pourtant légitimes. Ce n’est jamais la faute de l’intéressée mais toujours celle des autres.

Conséquence: les sénateurs Max Brisson et Cédric Vial proposent un « cap rationnel » : faire de Franceinfo qui, rappelons-le, n’est parvenue en dix ans qu’à grignoter quelques dixièmes de pourcentage d’audiences pour se situer, quasiment toujours en dessous en dessous du 1%, le vaisseau amiral de l’information !!!! Rien que ça. Hallucinant. 

Les deux parlementaires qui disent leur approche « sérieuse et mesurée, visant à sauver ce qui peut encore l’être », de préciser qu’il conviendra de «clarifier le périmètre, supprimer les doublons, imposer une gouvernance responsable et faire des économies ciblées » !!!! Allo, la terre…

Essayons d’être lucides : en aucun cas, cet étrange projet ne permettrait de réorganiser le groupe et surtout de faire que France Télévisions créée par Hervé Bourges retrouve ses lettres de noblesse.

La réponse ne passe plus par une réforme de plus, un énième groupe de travail ou un contrat d’objectifs forcément mal révisé et qui sera dévoyé dès son hypothétique signature. Le mal est profond, incarné et structurel. Il porte un nom : Delphine Ernotte, parachutée en 2015 et qui, depuis, a tout fait pour flinguer le groupe de l’intérieur…avec un sectarisme éditorial consommé, un aveuglement managérial sans pareil et surtout un refus obstiné de toute remise en question !

Tant qu’elle restera aux commandes, toute réforme sera vaine : un emplâtre sur une jambe de bois, un exercice de com’ pour préserver celle disait « fondre  devant Emmanuel Macron et vaincre sa timidité » lors de la remise d’un prix, séquence raillée sur le Net devenue virale depuis. 

La seule décision qui vaille aujourd’hui, la seule qui permette un vrai sursaut, c’est son départ immédiat. Sans cela, Brisson, Vial et tous les esprits contestataires qui s’y attellent perdront leur temps. On ne réforme pas une maison en ruine tant que l’incendiaire y habite encore.

Il est temps de tourner la page Ernotte. Le service public mérite mieux. Les Français aussi.

La culture du déni permanent sur France Télévisions…

La culture du déni permanent sur France Télévisions…


En fait Mesdames et Messieurs, le mardi soir, pendant que TF1 ramassait un double des audiences de France 2 avec son JT, le chœur des propagandistes de France Télévisions se consolaient comme ils pouvait après que l’ex-Orange a ressassé son pathétique refrain : « On est les meilleurs », « On a les meilleures audiences ».

On croit rêver. Quand la réalité vous met une claque pareille, il ne reste plus qu’à « organiser » les images pour survivre.

Un « mauvais signal pour Édouard Philippe, soudainement mis en image par FTV » concluent les observateurs. Erreur éditoriale ? Allons donc. On nous prend vraiment pour des imbéciles. C’était soit une bourde monumentale, soit — et c’est encore plus inimaginable — un calcul savant : mieux valait coller le visage d’Édouard Philippe face à celui de Marine Le Pen plutôt que de montrer la déconvenue du camp qu’ils défendent depuis des années.

Pendant que TF1 faisait carton plein, France Télévisions, elle, en était réduite à bidouiller les plans, à choisir ses angles comme un mauvais illusionniste qui espère que personne ne verra la ficelle. Pathétique.

Le service public, financé par l’argent public, ne produit plus de l’information : il produit de la copium en haute définition. Quand la vérité des chiffres devient trop cruelle, on change de cadrage, on « met en image » celui qui arrange, on parle d’« erreur éditoriale » comme on parlerait d’une tache sur une nappe. Sauf qu’avec la tache, c’est toute leur crédibilité qui fout le camp.

Le téléspectateur en est réduit à financer une machine qui nous méprise ouvertement. Une machine qui, le soir où TF1 fait le double, préfère se raconter des histoires plutôt que d’admettre l’évidence…Le public n’est plus dupe. Il zappe. Il choisit. Et il choisit massivement l’autre côté.

FTV peut continuer à se gargariser de ses « meilleures audiences » imaginaires. La réalité, elle, est sans pitié : le double. Et cette réalité-là, aucune erreur de montage ne pourra jamais la cacher.

Le service public est en train de mourir devant nos yeux et au lieu de faire son mea culpa, il préfère dérouler un narratif auquel plus personne ne croit.

Triste époque. Triste chaîne. Triste couleur (Orange évidement) Triste fin.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

samedi 11 juillet 2026

Une analyse d’une rare justesse signée JBG sur les invraisemblables méthodes de l’Arcom.

Une analyse d’une rare justesse signée JBG sur les invraisemblables méthodes de l’Arcom.


Extrait 

« Son bilan des municipales 2026 devait rassurer : « bilan satisfaisant », « principe d'équité respecté », plaintes en baisse. Lu de près, il fait exactement l'inverse. À chaque page, l'Arcom invente une exigence que nul texte ne prévoit, l'oppose aux éditeurs par voie d'appréciation, puis annonce qu'elle la « formalisera » plus tard. C'est la définition même de l'insécurité juridique — et elle est devenue une méthode de gouvernement.

Imaginez un funambule sommé de traverser, sous les projecteurs, un câble dont on ne lui a pas dit la longueur, tendu à une hauteur qu'on lui cache, et dont on retirera le filet à l'instant précis où il posera le pied. On exige de lui l'exploit — l'équilibre parfait — mais on lui refuse tout ce qui le rend possible : voir le fil, s'y préparer, savoir qu'un faux pas ne sera pas mortel. Il n'a plus qu'une certitude : s'il tombe, ce sera sa faute. Voilà, très exactement, la situation que le Rapport sur la campagne en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026réserve aux médias. Le fil — la règle — n'est jamais montré. La hauteur — le seuil — n'est jamais publiée. Et le filet — la sécurité juridique, le droit de connaître la faute avant de la commettre — est retiré au moment de la sanction.

Pour comprendre comment on en arrive là, il faut lire les rapports de l'Arcom comme on lit un contrat d'assurance : dans les clauses, pas dans la brochure. La brochure du rapport, publié en juin, est rassurante. L'Autorité y « établit un bilan satisfaisant », constate que « le principe d'équité a été respecté », se félicite d'un nombre de plaintes « en baisse par rapport à 2020 ». Tout va bien. Les éditeurs ont été sages.

Mais dans les clauses, le même document raconte une autre histoire — celle d'un régulateur qui, sur soixante-dix scrutins communaux et une seule campagne, crée au moins quatre exigences nouvelles que ni la loi ni aucune délibération publiée ne prévoyaient, les applique par voie d'appréciation, et annonce tranquillement qu'il les « inscrira » dans de futurs textes. La règle est d'abord opposée ; elle sera écrite après. Nous avons déjà nommé ce mécanisme, à propos des mises en demeure : la norme naît dans l'acte qui sanctionne. Le rapport municipales 2026 en est la démonstration administrative, méthodique, presque candide.

Ce n'est pas une question de bord politique. C'est une question d'État de droit. Une autorité qui édicte la règle, la contrôle, la sanctionne et se réserve d'en fixer le sens au moment où elle l'appliqueprive les médias de la seule chose que le droit doit leur garantir : la possibilité de savoir, à l'avance, ce qui est permis. C'est l'inverse de la sécurité juridique. Et depuis dix-huit mois, c'est devenu la méthode ».





vendredi 10 juillet 2026

L’éternelle victimisation qui saoule tout le monde, ça suffit.

L’éternelle victimisation qui saoule tout le monde, ça suffit.

Une fois encore la pleureuse de l’audiovisuel est montée sur scène. Une fois encore, elle a joué les victimes d’un État pingre qui l’obligerait à « faire mieux avec moins ».
Pauvre martyre à plus de 400 000 euros par an (fixe + variable), contrainte de présenter une grille de rentrée sous perfusion budgétaire tout en se vantant des 46 millions de Français sur France.tv et des milliards de vues sur les réseaux. (que personne ne rigole, ce sont les chiffres de France Télévisions… alors attention !)
Le service public est devenu « le premier média numérique de France », nous dit-elle, la larme à l’œil et le communiqué de presse à la main... quand elle ne chante pas comme ces dernières semaines en écho à son ex-primo dircab que le « Streaming First » serait l’avenir de la télévision de demain face à un linéaire à placer au rebut.
Ce serait presque à se tordre de rire, si ce n’était autant pitoyable que grotesque…Le « Streaming First » de Delphine Ernotte et son ex-primo dircab, c’est « la grande illusion » !
Le tandem nous rebat les oreilles avec on leur mantra magique : « Streaming First ». Traduction : on arrête de penser d’abord à la télé linéaire (celle que regardent encore la majorité des Français), on conçoit tout d’abord pour france.tv, les réseaux sociaux et les algorithmes. La télé traditionnelle ? Un vestige qu’on tolère encore en attendant qu’elle s’efface.

On nous vend ça comme une révolution moderne et indispensable face aux géants du streaming. Sauf que derrière les discours sur l’agilité digitale, la réalité est plus crue :

Pour faire du streaming, il faut du contenu. Beaucoup de contenu. Du contenu qui coûte cher.

La solution ? Commander en priorité des films, séries, podcasts vidéo et formats calibrés, souvent achetés auprès de majors de la production extérieure comme Mediawan (déjà très bien servie par le service public). Des dizaines et des dizaines  de millions d’euros par an qui filent pour remplir le catalogue france.tv rapidement et à moindre risque interne.

Mediawan, qui a notamment renforcé son empire avec l’acquisition récente de The North Road Company (le studio américain de Peter Chernin, devenu son « pôle nord-américain » en 2026), et qui dispose de son propre Mediawan Podcast (studio dédié à la création et adaptation de podcasts en formats audio et vidéo), devrait probablement se charger de mettre en musique le concept ?! Autrement dit, on externalise massivement vers ces structures puissantes capables de livrer du contenu clé en main, adaptable en podcast vidéo ou autres formats digitaux.

Résultat prévisible :

- Précarisation des équipes internes de création, réalisateurs, techniciens et journalistes maison.

- Affaiblissement des savoir-faire du service public au profit d’achats extérieurs.

- Une plateforme qui doit remplir son catalogue à tout prix, quitte à diluer l’identité et la souveraineté éditoriale du service public.

- France Télévisions qui devient un agrégateur plutôt qu’un véritable créateur, tout en finançant indirectement pour un budget annuel d’environ 2 ,5 milliards/ an, la croissance d’un groupe privé comme Mediawan.

C’est la stratégie du « on achète du remplissage numérique avec l’argent public pendant que les métiers de la création française se vident ». On sacrifie la capacité de production propre sur l’autel de la course aux clics et aux abonnés, en renforçant au passage des acteurs comme Mediawan qui peuvent scaler rapidement grâce à ces contrats récurrents.

En résumé : sous couvert de modernité, on assiste à une externalisation massive et à une privatisation douce de la création. On ne construit pas l’avenir du service public, on le sous-traite et Ernotte appelle ça une « révolution stratégique » destinée à maîtriser les coûts ! 

La même qui, année après année, a accumulé les déficits, multiplié les rediffusions, les flops et les choix éditoriaux clivants, avant de découvrir soudain les vertus de l’austérité quand l’État demande plus de transparence et moins de je-m’en-foutisme. C’est la même qui recrute des plumes élyséennes, qui défend bec et ongles son train de vie et celui de la maison Jean Pierre Elkabbach, et qui vient aujourd’hui nous expliquer, la main sur le cœur, qu’il faut « faire des choix difficiles ».

Des choix difficiles… pour les autres.

Pour les programmes, pour les créateurs, pour nombre de producteurs (mais pas les trois gros…leur cuisine!) les journalistes,… pour les contribuables et plus largement tous les Français via la TVA qui financent  à plus de 2,5 milliards par an, France Télés mais pas pour l’ex-Orange qui, même après les rapports alarmants de la cour, des comptes et de l’inspection générale des finances, continue de vanter son bilan numérique comme si l’audience TikTok compensait l’hémorragie financière et le recul du pluralisme réel.

L’incohérence est totale, et savoureuse :
Hier, on nous promettait l’excellence sans limite avec l’argent public. Aujourd’hui, on nous vend l’exploit de « faire mieux avec moins » après avoir conduit la boîte au bord du gouffre, en imaginant qu’elle n’est pas déjà tout au fond !
Demain, il faudra presque plaindre, celle qui parachutée à l’été 2015 claironne se battre « de toutes ses forces pour le budget » tout en préparant déjà l’argumentaire pour 2027.

Pitié, épargnez-nous le numéro de la sempiternelle victime. Le contribuable, lui, fait « mieux avec moins » depuis des années sans prime de performance à cinq voire six chiffres et sans tribune au Pathé Palace. Il n’a pas droit à la larme facile ni au storytelling héroïque.
Le service public mérite mieux qu’une gestion où l’on célèbre les clics pendant que l’on rogne sur le fond. L’ensemble des Français méritent mieux que cette sempiternelle posture : « On est obligés… » Non. Vous n’êtes pas obligés. Vous pouvez mettre un terme à votre « calvaire » mais pas avant de rendre des comptes sur décennie de gabegies. Assumez, au lieu de systématiquement sortir un énième narratif pour que tout le monde regarde ailleurs ! 

jeudi 9 juillet 2026

Les 3 principales plateformes américaines contestent un décret français.

Les 3 principales plateformes américaines contestent un décret français.

Netflix, Disney+ et Prime Video (Amazon) ont engagé une nouvelle bataille juridique contre la réglementation française sur le financement de la création audiovisuelle.

Quelle en est la raison ? Depuis janvier 2026, un décret oblige les plateformes de streaming à consacrer 20 % de leurs obligations d’investissement dans la création française à trois genres spécifiques : l’animation, le documentaire et le spectacle vivant. Elles ne peuvent plus se limiter principalement à la fiction.

Les trois géants américains ont déposé séparément des recours devant le Conseil d’État pour « excès de pouvoir » contre ce décret, après le rejet d’un recours gracieux auprès de Matignon.

Elles estiment que ces nouvelles règles doublent subitement leurs obligations, visent uniquement les services de streaming et empiètent sur leur liberté éditoriale.

Netflix (via Pauline Dauvin) argue que cela oriente leur offre sans tenir compte des attentes du public et transforme la diversité en « exercice de conformité ».

Elles affirment cependant maintenir leur engagement global dans la création française (Netflix évoque 250 M€ par an).

Le décret vise à corriger le fait que les plateformes investissent peu dans l’animation (souvent via des achats de catalogues existants) et soutiennent insuffisamment ces genres, dans un contexte de baisse des budgets des diffuseurs traditionnels (France Télévisions entreprise publique adossée d’ailleurs à Amazon Prime en dépit des cris d’orfraie d’Ernotte contre ces géants US et TF1 à Netflix).

Contexte

Depuis le décret SMAD de 2021, les plateformes doivent investir au moins 20 % de leur chiffre d’affaires réalisé en France dans la création hexagonale. En 2024, elles ont collectivement dépensé 397 millions d’euros (environ 1/4 du total des diffuseurs).

Ce nouveau front s’ajoute à d’autres contentieux, notamment contre la chronologie des médias (délais de diffusion des films).

Les plateformes disent ne pas contester le principe de l’exception culturelle française, mais jugent ces nouvelles contraintes disproportionnées et non équitables.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 8 juillet 2026

Lettre ouverte au ministre du travail (*) que la chasse aux sorcières et la traque des salariés à France Télévisions, justifie pleinement.

Lettre ouverte au ministre du travail (*) que la chasse aux sorcières et la traque des salariés à France Télévisions, justifie pleinement.

De tous côtés, le blog CGC Média reçoit des témoignages concernant le climat de terreur qui prend des proportions phénoménales à France Télévisions. Comme le rappelait hier, le blog CGC Médias dans son post « France Télévisions : Big Brother vous observe et s’occupe de vous un par un ! », la direction ne se contente plus de licencier. Elle traque, elle profile, elle constitue des dossiers. 

La nouvelle spécialité maison : transformer des CDD en petits indicateurs.  Après deux ou trois semaines de contrat, on les sollicite pour rédiger des rapports écrits contre les statutaires...mâles blancs de plus de 50 ans de préférence. Noms, prénoms, « agissements », tout y passe. Objectif : constituer un dossier. Un vrai travail de fichage ethnique et générationnel souvent orchestré dans les territoires par la rédaction en chef et au Siège par un pool de fossoyeurs zélés et d'exécuteurs décomplexés....

Le but : Purger de façon ciblée et le plus rapidement possible (vu la situation catastrophique dans laquelle, celle qui été parachutée une première fois à l'été 2015, a plongé le groupe public). 

On ne vire plus pour faute réelle, on fabrique des fautes imaginaires sur mesure !  Moins visible qu’un PSE, plus discret qu’un plan de départs collectif. On isole, on sanctionne un par un, on accumule les cartons jaunes en espérant que la victime craque ou parte d’elle-même.


Mais attention, ces licenciements individuels pour fautes imaginaires ou prétextes bidons peuvent être requalifiés tout d'abord par les Prud'hommes et donc par la Direction du Travail, en licenciements collectifs. Là ce n’est plus la même affaire : Obligations légales renforcées, information-consultation du CSE, critères objectifs, plan de sauvegarde de l’emploi… Tout ce que la direction cherche à contourner en faisant du sale boulot au compte-gouttes devient soudainement très encadré, très coûteux et très risqué judiciairement.

France Télévisions, au bord du gouffre est prête à tout pour continuer l'enfumage  sur cette pathétique gestion des ressources humaines, au regard de la situation financière critique et non soutenable dénoncée la Cour des comptes dont elle rend responsable l'État  : déficits cumulés, trésorerie négative, capitaux propres laminés et risque réel de dissolution. 

Pourtant, lorsque Delphine Ernotte a été parachutée en 2015, la masse salariale s’élevait à 894 millions d’euros. Elle approche aujourd’hui le milliard (IGF) malgré le départ de 2 300 personnes via les plans successifs

On est passé de 11 000 à environ 8 700 salariés) pour lesquels l'actionnaire est toujours intervenu (par exemple, s'agissant du plan de départs volontaires/collectif par exemple (2019-2022, financé en partie par l’État à hauteur de 78 M€) "intervenus notamment dans les réseaux France 3 et outre-mer avec des effets limités sur le renouvellement des compétences et sans baisse structurelle de la masse salariale partiellement compensée par des recrutements", écrit la Cour)


Personne n'est dupe de ce "management par la terreur administrative et la délation". Certains ont beau fermer les yeux et seriner ici et là la nécessité d'une  télévision publique de qualité  - Personne en le nie ! - on en est malheureusement après une décennie de gabegies en tous genres,  à des années lumière.

Il est plus que temps de dire STOP :

Stop à ces chefs qui transforment des salariés en suspects sur des critères d'âge, de sexe voire d'encartage syndical,  pendant que la maison coule.

Stop à cette hypocrisie qui hurle « diversité » le jour et organise des chasses aux sorcières le soir.

Stop à ce Big Brother qui vous espionne dans vos mails tout en vous demandant de balancer vos collègues....

Quant au personnel, nous disons :

Aux précaires instrumentalisés, vous devez refuser d’être les petits bras armés de cette police interne. Leur précarité ne justifie pas de devenir délateur.

Aux statutaires visés : notez tout, conservez les preuves, saisissez les instances. Ces pratiques puent l’illégalité à plein nez.

Cette caste dirigeante pathétique et minable qui n'a plus que la peur et la purge comme défouloir parce qu'elle a conduit l’entreprise au bord de la faillite sans assumer ses multiples échecs mais que certains andouilles osent encore qualifier de  "progressiste", elle doit être débarquée.

Enfin au ministre du travail, la CGC pour l'Audiovisuel et les média, écrit cette lettre ouverte (*)

(*)

















Le contribuable et plus largement les Français via la TVA, ne paient pas France Télévisions pour financer un régime de petits commissaires politiques, de fichage ethnique et de gestion calamiteuse.

Assez de la lessiveuse.

Assez de la terreur rose-verte-woke.

Rendez le service public aux vrais professionnels, pas aux propagandistes, à ce petit monde de l'entre-soi et aux flics d’entreprise.



mardi 7 juillet 2026

France Télévisions : Big Brother vous observe et s’occupe de vous un par un !

France Télévisions : Big Brother vous observe et s’occupe de vous un par un !

(*)

Les différentes condamnations en justice pour le fichage illégal des salariés par France Télévisions n’avait probablement pas suffi. (*) Ernotte dans la tourmente - selon nos informations, les discussions avec les Tutelles pour aboutir à un éventuel COM visant à encadrer le groupe public, ne se passeraient pas très bien…c’est un euphémisme  ! - l’ex-Orange croit pouvoir encore enfumer les salariés avec une de ses grosses ficelles. Après les plans d’économies à 140 millions minimum, les suppressions de postes déguisées en « transformation numérique » et les accords collectifs passés à la broyeuse, voici le clou du spectacle : le pixel de suivi dans leurs boîtes mails.

Ils ne se contentent plus de vous licencier. Juste avant, ils imaginent vous espionner.

Un petit pixel invisible, une image fantôme qui se charge quand vous ouvrez un mail. Et hop ! Ils savent tout : à quelle heure, sur quel appareil, depuis où. Ils mesurent « l’efficacité », adaptent la fréquence, créent votre profil d’engagement et personnalisent les contenus. Vous êtes passés du statut de salarié à celui de donnée exploitable. Des statistiques à optimiser. Des cobayes à profiler.

Sauf que c’est (très) probablement illégal. La CNIL a publié en mars/avril 2026 une recommandation officielle qui assimile ces pixels à des traceurs (comme les cookies). Elle exige, pour la plupart des usages — profiling, personnalisation, mesure d’efficacité, analytics — un consentement préalable, libre, spécifique et éclairé. Seule une exception ultra-étroite est tolérée : la date de dernière ouverture pour gérer les inactifs, avec minimisation stricte et interdiction de réutiliser pour du profilage. Délai fixé au 14 juillet 2026 pour informer et permettre l’opposition. France Télévisions joue sur l’exception des 36 mois… tout en avouant vouloir personnaliser et profiler. Pathétique et minable.

Pour ça, la CNIL et les tribunaux ne rigolent pas. Amazon France et H&M se sont pris des dizaines de millions d’euros d’amendes pour surveillance intrusive des salariés. La proportionnalité (art. L.1121-1 Code du travail), l’information préalable du CSE et une base légale solide sont obligatoires. (¤) Le secret des correspondances est sacré.

Dans un contexte de plans de départs, repérer les « inactifs » ou les moins engagés via ce flicage sent particulièrement le soufre. Ça pourrait être vu comme une pression ou une sélection discrète.

Mais le pire, c’est le tableau d’ensemble. Pendant que France Télévisions vous traque dans vos boîtes mails, les mêmes cercles parisiens s’activent pour museler la liberté d’expression ailleurs.  

Bruno Lasserre (ex-Conseil d’État), dans ses rapports sur l’impartialité de l’audiovisuel public, pousse pour plus de contrôle sur les réseaux sociaux des journalistes du service public.

Martin Ajdari, à la tête de l’Arcom, ne cesse de réclamer une régulation renforcée des plateformes numériques face aux « risques » (qu’il connaît très bien). 

Et Laurent Lafon, via ses commissions d’enquête au Sénat sur la concentration des médias et les « zones grises de l’information », participe activement à cette grande chasse aux contenus qui dérangent en ligne.

Le message est clair : liberté d’expression pour les uns, pixels et régulation pour les autres. On vous espionne au travail pendant qu’on prépare la grande mise au pas des réseaux. On hystérique le moindre débat en prétendant défendre le « service public » tout en appliquant les méthodes des pires surveillants numériques.

Alors, chers salariés :

•  Opposez-vous au traçage.

•  Demandez l’accès à vos données (RGPD).

•  Saisissez tous le CSE et la CNIL.

La grande lessiveuse continue. Après les effectifs et votre intimité professionnelle, c’est la liberté d’expression elle-même qu’ils veulent passer à la machine.

Vive France Télévisions. Vive la transparence à sens unique. Vive la macronie et ses relais...mais le seul qui sera jugé sur les agissements d'Ernotte et la faillite du groupe de télés public,  la ce sera lui  !!

(¤)