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mercredi 22 juillet 2026

Avant la présidentielle de 2027, la France sera-t-elle encore une démocratie et FTV entreprise d’Etat ?

Avant la présidentielle de 2027, la France sera-t-elle encore une démocratie et FTV entreprise d’Etat ?

Posez-vous sérieusement la question. Parce que ce qui se joue en ce moment n’est plus une simple loi sur les « mineurs et les réseaux sociaux ». C’est la mue discrète, technocratique et implacable d’un régime qui enterre les libertés publiques sous des prétextes vertueux.

En janvier, le Conseil d’État, dans un avis collégial, mettait en garde : interdire les réseaux aux moins de 15 ans posait de graves problèmes de proportionnalité, de liberté d’expression et de faisabilité technique. Logique. On ne peut pas protéger les enfants sans transformer l’internet tout entier en zone surveillée.

Et puis, patatras. Le 17 juillet, par une simple lettre signée Marc Guillaume, vice-président, sans procédure collégiale, sans débat, sans nouveaux arguments solides – juste des « éléments nouveaux » miraculeusement apparus –, le même Conseil d’État enterre son propre avis. Soudain, tout devient possible : pour bloquer les ados, il faut contrôler l’âge de tout le monde. Adultes compris.

Traduction en langage clair : passe numérique, vérification d’identité obligatoire en ligne, fin programmée de l’anonymat, fichiers massifs de données biométriques ou administratives. Les 68 millions de Français deviennent des suspects par défaut. Votre âge devient le sésame (ou le cadenas) d’internet, pilier historique de la liberté d’expression.

C’est le grand classique du cheval de Troie : on agite la protection de l’enfance, et on fait passer le contrôle généralisé de l’espace public numérique. Les ados, comme d’habitude, contourneront en trois clics avec un VPN. Les adultes, eux, seront tracés, fichés, authentifiés en permanence. Bienvenue dans la société de la tutelle généralisée.

Le plus corrosif ? Le Conseil d’État, institution censée être le rempart du droit contre l’arbitraire administratif, devient l’accélérateur du projet. Hier il freinait, aujourd’hui il valide. En quelques mois. Sans délibération. Avec une souplesse qui sent le vent politique.

On ne protège plus les enfants. On habitue les citoyens à l’idée que l’État doit savoir qui vous êtes à chaque connexion. Demain ce sera pour d’autres « bonnes causes » : lutte contre les fake news, contre la haine, contre la désinformation, contre ce qui dérange le pouvoir du moment.

Alors, posons la question sans fard : avant la présidentielle de 2027, la France sera-t-elle toujours une démocratie ?

Ou sera-t-elle devenue cette chose hybride, mi-techno-administrative, mi-surveillée, où les libertés formelles existent encore sur le papier pendant que les infrastructures numériques verrouillent le réel ? Un pays où l’on vote encore, certes, mais où l’espace public de débat a été préalablement domestiqué, filtré, « sécurisé ».

Ce n’est plus de la théorie du complot. C’est une lettre du 17 juillet, signée par le vice-président du Conseil d’État lui-même. Et ça nous concerne tous.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

À Guadeloupe La 1ère, l’ascenseur sélectif est devenu rampe de lancement.

À Guadeloupe La 1ère, l’ascenseur sélectif est devenu rampe de lancement. 

Une simple note de service relance les interrogations sur les critères de promotion et l’égalité de traitement au sein de Guadeloupe La 1ère et plus largement dans le groupe France Télévisions.

Une note de service de quelques lignes suffit parfois à relancer un débat. C’est précisément ce qui vient de se produire à Guadeloupe La 1ère. 

Celle-ci publiée par le directeur régional, Laurent Salcede, annonce que Mélanie Degrado assurera l’intérim de l’administrateur de production, Raymond Philogène, durant son absence.

Au passage, on observera que ce dernier est probablement l’un des rares administrateurs de production de France Télévisions sinon le seul et unique, à assurer lui-même la direction opérationnelle de nombreux tournages qu’il est pourtant censé administrer. Il réalise également, avec les moyens humains, techniques et financiers de la station, les magazines Bokantaj et Eritaj, tout en assumant de nombreuses missions opérationnelles sur le terrain. Une organisation qui interroge déjà sur la répartition des responsabilités au sein du service mais aussi les personnels. Rappelons si besoin était que le code du travail précise qu’un contrat doit être conclu pour un motif précis, celui pour lequel il est établi.

Une simple note de service ? Pas vraiment car cette décision intervient seulement quelques semaines après une nomination particulièrement rapide qui avait déjà suscité de nombreuses question parmi les salariés de l’établissement.

Le blog CGC Médias relevait alors une progression de carrière qualifiée de « passage en mode fusée », tant sa rapidité apparaissait exceptionnelle : un passage du groupe 4 au groupe 8, présenté comme ne correspondant pas aux dispositions habituellement prévues par les textes applicables.

Le blog rappelait également que sa mère, Michelle Philemon, a exercé plusieurs responsabilités syndicales au sein de Guadeloupe La 1ère, notamment comme secrétaire du CSE, secrétaire de la CTU-CFDT (Centrale des Travailleurs Unis), puis responsable de cette organisation.

Aujourd’hui, cette même salariée est choisie pour assurer l’intérim de l’administrateur de production.

Cette décision revêt une portée particulière. Elle signifie que la direction considère désormais cette salariée comme en capacité d’assurer les responsabilités du principal responsable de la production de l’établissement. C’est précisément ce choix qui nourrit aujourd’hui tous les questionnements.

À Guadeloupe La 1ère, certaines carrières semblent parfois avancer plus vite que les explications. Certains parleront de mérite, d’autres de coïncidences. Les salariés, eux, attendent surtout que les mêmes règles s’appliquent à tous.

On ne peut raisonnablement que se demander pourquoi une telle fulgurance. Là où certains collaborateurs cumulent parfois plusieurs décennies d’expérience sans jamais voir leur carrière décoller, d’autres semblent bénéficier d’une véritable rampe de lancement difficilement imaginable dans une entreprise de service public. Les cas d’une telle accélération de carrière sont si rares qu’ils se comptent facilement sur les doigts d’un seul gant « d’astronaute. »

Si une salariée récemment promue est aujourd’hui considérée comme capable d’assurer les fonctions de l’administrateur de production, pourquoi tant d’autres collaborateurs expérimentés n’ont-ils jamais bénéficié de la même confiance ?

Personne ne conteste qu’un employeur puisse promouvoir un salarié ou lui confier un intérim. Encore faut-il que chacun puisse comprendre pourquoi cette décision intervient, selon quels critères elle est prise et en quoi elle respecte les règles communes applicables à tous.

Le véritable sujet dépasse d’ailleurs la seule situation individuelle. Dans une entreprise de service public, chaque promotion devrait pouvoir être comprise, expliquée et objectivement justifiée. À défaut, c’est la confiance de l’ensemble des salariés qui finit par s’éroder.

Le plus regrettable reste le silence de la direction, à commencer par le direction des Outremers qui connaît parfaitement cette situation, au point de l’avoir laissé perdurer et s’installer. Face aux interrogations relayées par le blog CGC Médias, notamment sur un possible favoritisme ou un possible népotisme aggravé, aucune explication n’a été apportée sur les critères retenus, aucune démonstration de la conformité de cette évolution avec les règles de l’accord d’entreprise, aucune volonté de dissiper les doutes.

À défaut de transparence, chacun est libre de tirer ses propres conclusions.

Une entreprise publique ne devrait pourtant jamais donner le sentiment que les règles s’appliquent différemment selon les personnes. Dans un service public, l’exemplarité ne devrait jamais être une option.

La confiance des salariés ne se décrète pas par une note de service. Elle se construit par la transparence, l’équité et le respect des règles communes.

Pour beaucoup de salariés, cette note de quelques lignes ne répond finalement à aucune des interrogations déjà soulevées. Elle semble, au contraire, les renforcer.

Laurent Salcede apporte ainsi un élément supplémentaire au débat. En désignant Mélanie Degrado pour assurer l’intérim de l’administrateur de production, la direction semble désormais considérer cette récente promue comme une référence du service. Une marque de confiance remarquable… que beaucoup de collaborateurs expérimentés apprécieront à sa juste valeur !!

Les interrogations soulevées depuis plusieurs mois demeurent donc entières. Cette nouvelle décision apparaît comme un élément de plus venant alimenter les questionnements déjà exprimés sur les modalités de certaines évolutions de carrière au sein de l’établissement.

C’est dans ce contexte que l’organisation syndicale entend désormais solliciter l’avis de l’Inspection du travail ainsi que les conseils d’un cabinet d’avocats afin d’apprécier, en toute indépendance, la conformité de ces décisions avec les principes d’égalité de traitement, les règles applicables au sein de France Télévisions et, plus largement, les obligations qui s’imposent à un employeur public en matière de transparence et de non-discrimination.

Ce n’est donc plus seulement une question de promotion individuelle.

C’est désormais une question de confiance dans les règles qui doivent garantir l’égalité de traitement de tous les salariés d’une entreprise de service public.

Et cette confiance, une fois fragilisée, est toujours longue à reconstruire.


mardi 21 juillet 2026

La victimisation à 47 millions d’euros – ou comment Delphine Ernotte tente de faire plier Matignon tout en empochant les crédits d’impôt du contribuable.

La victimisation à 47 millions d’euros – ou comment Delphine Ernotte tente de faire plier  Matignon tout en empochant les crédits d’impôt du contribuable.


Ah, la grande tragédie française contemporaine ! Tandis que Matignon exige 47 millions d’euros supplémentaires d’économies à France Télévisions pour 2027 – et que le Premier ministre ne fléchit pas d’un iota – Ernotte multiplie les postures de victime. On la croirait presque au bord du gouffre, obligée de sacrifier l’« excellence » du service public sur l’autel de l’austérité dressé par Bercy. Pauvre entreprise, pauvre dirigeante, pauvre audiovisuel public menacé de « dissolution » (dixit les rapports, notamment celui de la cour des comptes, en écho à celui de l’inspection générale des finances).

Pourtant, creusons un peu. France Télévisions ne paie plus d’impôt sur les sociétés (IS) depuis 2021, ses déficits cumulés ayant effacé toute base imposable. Pourtant miracle de la fiscalité à la française : l’entreprise perçoit quand même des remboursements au titre des crédits d’impôt sur les sociétés. 

Hallucinant ! Selon les éléments publics issus des travaux parlementaires et de la Cour des comptes, cela représente environ 37 millions d’euros au titre du crédit d’impôt audiovisuel depuis 2017 (via ses filiales de production notamment). Ces chiffres ont entre autres été confirmé lors des auditions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

Le montant global ?

Le chiffre précis agrégé pour l’ensemble des crédits d’impôt (audiovisuel + éventuels autres) n’est pas toujours ventilé de façon ultra-transparente dans les rapports grand public, mais on parle d’un flux entrant significatif – autour de plusieurs dizaines de millions d’euros cumulés sur les dernières années – alors même que l’entreprise ne reverse rien (ou presque) au Trésor public. 

Chacun se souvient encore des remarques. Faites par le troisième président de la Cour des Comptes lors de la commission d’enquête qui indiquait que s’il y avait une comptabilité analytique fiable, il serait plus facile d’obtenir des informations plus détaillées et plus pointues ! Il pourrait même exister d’autres dispositifs fiscaux classiques (par exemple : crédits d’impôt sur les sociétés de droit commun) qui peuvent s’ajouter selon les exercices.

En même temps, les capitaux propres fondent (de 294 M€ en 2017 à environ 179 M€ en 2024 et autour de 100 M€ en 2026!), les déficits s’accumulent mais pour quelques centaine de très gros salaires salaires, le rémunération, primes d’objectif et autres avantages restent confortables voire augmentent. Qu’a cela ne tienne : il faut plus d’argent public, moins d’efforts internes, et beaucoup de communication larmoyante.

Le vrai scandale

Le vrai scandale, c’est cette schizophrénie budgétaire : on demande au contribuable de combler les trous (via la dotation publique massive) et on accorde des crédits d’impôt qui reviennent indirectement dans les caisses du groupe, puis quand Matignon serre un peu la vis à hauteur de 47 M€, c’est la fin du monde. Ernotte se victimise en boucle devant les micros, quelques délégués rouges qui l’accompagnent quasiment depuis l’été 2015 et orangés par mimétisme depuis un peu moins longtemps, crient à la saignée. Pendant  ce temps les Français payaient la redevance (supprimée  certes mais compensée par l’impôt indirect réglé par tous: la TVA), la dotation mais aussi ces crédits fiscaux.

47 millions d’euros d’effort supplémentaires avec 15M€ dès 2026 ? Une paille à l’échelle du budget de France Télévisions (plus de 2,5 milliards d’euros de crédits publics). À quoi Delphine Ernotte répond par un nouveau « un plan massif de départs volontaires (environ 1 000 ETP, soit ~11 % des effectifs) visant selon elle a 70-80 M€ d’économies récurrentes par an à partir de 2028 !! Surréaliste. Chacun imagine son banquier lui disant avant la fin de l’année, vous devez avoir réglé votre problème de déficit chronique… À qui vous répondez en 2028, (c’est-à-dire deux ans plus tard) « j’envisage de prendre un appartement plus petit). Allo la terre…

Delphine Ernotte n’est pas une victime, elle est la responsable. Elle a réussi à casser la grande maison publique créée par Hervé Bourges qui bénéficie encore de rentes et de mécanismes fiscaux avantageux. Elle n’est plus en capacité de faire payer aux salariés ses propres errements. Qu’elle rende des comptes clairs sur ces crédits d’impôt qui viennent adoucir des bilans par ailleurs présentés comme catastrophiques et libère l’entreprise de ce joug malsain qui pèse sur elle depuis plus de dix ans 

Le contribuable en a assez d’être le dindon de la farce budgétaire. Matignon a raison de ne pas fléchir. Que les larmes de crocodile cessent : c’est l’argent de tous qui est en jeu.

lundi 20 juillet 2026

Le narratif élyséen, version Brut de Saadé…

Le narratif élyséen, version Brut de Saadé…


On savait Emmanuel Macron obnubilé par son image et depuis peu par son « legacy ». On découvre qu’il a trouvé sa courroie de transmission préférée : Brut, ce média qui vend de la « proximité » et du « live authentique » à une jeunesse qu’on imagine rebelle, alors que c’est bien la com’ du chef de l’État donc il est question.

Cette récente affaire que met en lumière l’Obs est savoureuse. Pendant que les journalistes accrédités à l’Élysée se font gentiment parquer dans une salle de classe à Vesoul, Rémy Buisine et son équipe filment Macron sifflotant au self, entouré d’ados en extase. Image parfaite, montage flatteur, diffusion immédiate. Le président de la République n’est plus interviewé, il est mis en scène. Et ça tombe bien : Buisine, ex-community manager reconverti en « journaliste de terrain », est passé maître dans l’art de la confusion des genres. Du direct de manif à l’interview présidentielle, du smartphone militant au fauteuil de directeur de l’information : un parcours pour qui sait surfer entre communication et journalisme.

Mais le vrai patron de cette belle opération n’est pas Buisine. C’est Rodolphe Saadé, l’homme fort de CMA CGM, qui a racheté 100 % de Brut via sa filiale CMA Media. Le même Saadé qui a déjà construit un véritable empire médiatique : BFMTV, RMC, La Provence, La Tribune, Corse Matin… Un armateur devenu l’un des acteurs les plus puissants du paysage médiatique français.

Le mélange des genres devient alors total. D’un côté, un média a l’image « cool », « jeune », « disruptive» qui prétend casser les codes. De l’autre, un actionnaire industriel qui pèse de plus en plus lourd dans l’information et qui bénéficie, aux yeux de certains, d’un traitement particulièrement bienveillant du pouvoir. En même temps, un président en fin de règne qui soigne sa sortie en offrant des accès exclusifs.

La rumeur qui a couru sur les réseaux sociaux, il y a quelques jours, d’un Xavier Niel qui pourrait embaucher Emmanuel Macron dans sa sphère, une fois son mandat terminé…un joli pantouflage dans la sphère d’un capitaine d’industrie qui aura su rendre service au bon moment, pourrait être qu’un leurre. Il se pourrait en effet que ce soit la sphère Saadé qui offre finalement un très beau point de chute au président, sortant ?! 

Certains observateurs vont même plus loin : depuis l’éviction (ou le « recentrage ») de l’épouse de Maxime Darquier, directeur éditorial de Brut — des programmes de France Télévisions et de Mediawan, ils rapportent que les relations entre la galaxie Niel/Capton/Pigasse mais aussi Delphine Ernotte, se seraient nettement tendues !! Coïncidence ? Ou signe que les équilibres internes du petit milieu médiatico-présidentiel sont plus fragiles qu’il n’y paraît.

On serait là bien loin du journalisme indépendant et plus proche de la fabrique de la narration présidentielle, version 2.0. Pour l’Ojm comme pour l’Obs,  Brut ne fait pas du reportage, il produit du contenu présidentiel. Buisine n’est plus tout à fait un journaliste, il est devenu un personnage de la com’ macronienne. Rodolphe Saadé proche d’Emmanuel Macron n’est pas seulement un actionnaire, il construit un groupe médiatique qui arrange tout le monde : l’Élysée y gagne une image jeune, Brut y gagne du prestige et des accès, et CMA CGM y gagne des portes s’ouvrant en haut lieu.

Pendant ce temps, les journalistes classiques ragent dans leur salle de classe. Bienvenue dans le nouveau paysage médiatique français : moins de contre-pouvoir, plus de partenariats stratégiques…et surtout, beaucoup de « lives authentiques » soigneusement encadrés.

Il y a vraiment de quoi être inquiet sur la trajectoire que prend notre démocratie.


dimanche 19 juillet 2026

Les Français saoulés par une grande partie de la classe politique regarderont encore moins Duhamel que Letellier.

Les Français saoulés par une grande partie de la classe politique regarderont encore moins Duhamel que Letellier.

L’émission Dimanche en politique sur France 3 s’est arrêtée le 5 juillet 2026 après 15 ans d’antenne. Elle ne reviendra pas à la rentrée, remplacée par une nouvelle émission dominicale à 13h20 sur France 2 (codiffusée sur France Inter) présentée par Benjamin Duhamel. L’équipe est dispersée, le savoir-faire effacé, les relations patiemment tissées avec les partis politiques jetées aux orties.

Francis Letellier qui occupait le créneau sur France 3 avait été annoncé comme rejoignant France 2 présenter Les 4 Vérités dans Télématin (succédant à Gilles Bornstein)…. Il se murmure aujourd’hui qu’il aurait refusé, expliquant que ce n’était pas à son âge qu’il allait se lever à pas d’heure pour présenter une rubrique au petit matin du etait matin en chute libre il doit tout de même. Il devrait selon nos informations, « se téléporter » définitivement sur Public Sénat où il officie encore un peu, il devrait tout de même garder un sien de sa chienne à « ses amis des étages supérieurs », lui qui expliquait à tout un chacun sur le ton de la confidence qu’il était au mieux avec l’ex-Orange et son ex-primo dircab ! 

Le binôme qui n’a cessé de promettre exemplarité, pluralisme et respect du service public, a donc  choisi de supprimer purement et simplement l’émission politique du dimanche et de concentrer tout sur France 2. On uniformise, on centralise. France 3, pilier historique du service public territorial, continue d’être dépecée au profit d’une machine à info unique et parisienne. C’est la même chanson partout à France Télés : on promet monts et merveilles, on parle de « valeurs du service public », puis on supprime, on fusionne, on nivelle. Bientôt absorbée par France Info, la grande casse de F3 se poursuit…

Consternation pour le pluralisme réel. Colère contre cette hypocrisie managériale qui sacrifie ce qui fonctionnait au nom d’une « stratégie » qui sent le rétrécissement et le contrôle. Une très large majorité d’observateurs dont le blog CGC Média, prédit déjà un flop d’audience pour ce programme de rentrée… 

Les Français très inquiets de la situation du pays et gavés par une très grande partie de la classe politique des extrêmes au centre, devraient donc ignorer ce rendez-vous de fin de repas du dimanche avec un désintérêt consommé.



samedi 18 juillet 2026

Ernotte et les contrats Mediawan : une négligence coupable envers les techniciens de plateau ?

Ernotte et les contrats Mediawan : une négligence coupable envers les techniciens de plateau ?

Chacun se demande comment Delphine Ernotte a pu se montrer aussi peu regardante avant de parapher les accords Mediawan ou des sociétés du groupe ? 

D'autant plus qu'elle a affirmé devant les députés "ne pas avoir signé directement avec « Mediawan » en tant qu’entité centrale, mais avec les sociétés de production individuelles (filiales/labels du groupe), comme Troisième Œil Productions, Maximales Productions, etc...(*)"


(*) Détails sur les contrats

Les contrats de production (préachats, coproductions, pluriannuels) sont conclus avec chacune des sociétés opérationnelles concernées (ex. : Troisième Œil pour C à vousMaximales Production pour C dans l’air, etc.). Ce n’est apparemment pas un contrat global unique avec la holding Mediawan. 

- Mediawan (groupe créé par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, dont le fond d'investissement américain KKR est partie prenante ) a acquis/réuni ces entités au fil des ans : Troisième Œil en 2020 (avec Lagardère Studios), et d’autres comme Maximales Production (ex-Lagardère). Elles fonctionnent souvent comme des labels au sein de Mediawan Prod ou d’entités plus larges.

Alors, aveuglement ou précipitation à moins que ce ne soit encore autre chose, qui fait que l'ex-Orange n'a pas contrôlé si ces centaines et centaines de millions d'argent public dépensés sans compter sur 10 ans répondaient à tous les critères légaux ? 

Quid de la nouvelle entité Mediawan France Unscripted que veut mettre en place le groupe avant la fin aout de cette année (selon nos informations) et qui regrouperait  plusieurs sociétés fusionnées/rassemblées (Réservoir, Maximales, Troisième Œil, Hide Park) ? "Les marques/labels devraient se subsister mais avec des fonctions mutualisées tout en maintenant une apparence de pluralité" écrivait La Lettre, il y a quelques mois.

En résumé : Si les contrats étaient signés jusque-là avec les entités opérationnelles du groupe Mediawan (Troisième Œil, Maximales, etc.), qui devraient donc se regrouper désormais sous une structure commune (Mediawan France Unscripted), comment France Télés entreprise publique entend exercer ses prérogatives de contrôles et/ou avant signature des dits nouveaux contrats ? 

Mediawan, rappelons-le, est premier fournisseur de France Télévisions (environ 100-110 M€/an de contrats, soit une part très importante des 850M€/an et quelques externalisés en production avec des volumes ayant fortement augmenté sous Ernotte, avec des contrats pluriannuels (ex. 2021-2024 puis 2024-2027 pour plusieurs émissions phares. Les informations proviennent principalement d’auditions parlementaires, de rapports et de la presse spécialisée (2025-2026).​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Voilà les changements prévus par Mediawan pour les techniciens plateaux:

À compter de la mise en œuvre de la nouvelle organisation, les techniciens intervenant sur les émissions C à vous, C dans l’air et C dans l’air l’invité (plateaux de Breteuil) passeront à un dispositif dit "simplifié" (le terme est assez savoureux !)

Contexte antérieur (depuis septembre 2021)

Depuis septembre 2021, les deux émissions phares étaient produites par deux sociétés distinctes :

•  C dans l’air par Maximales Production

•  C à vous par Troisième Œil Production

Cela entraînait, pour certains techniciens, une journée « mutualisée » (hors CNPA) composée de deux contrats distincts de 4 heures chacun, avec deux employeurs, deux bulletins de salaire et deux AEM. 

Dans le respect, sans doute, de ce qu’avait déclaré sous serment Delphine Cazaux (directrice générale en charge des opérations chez Mediawan) lors de son audition du 26 février 2026 devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public : "Je tiens à préciser très fermement que nous attachons une importance particulière au respect du cadre légal et conventionnel. […] Je précise également que Mediawan n’a jamais eu pour stratégie de contourner la loi ni de réduire artificiellement les droits sociaux des techniciens ou des salariés et que nous veillons strictement à ce que chaque contrat corresponde à la réalité des missions."

Pourtant cette pratique qui perdure depuis 2021, a déjà conduit cinq salariés de l’entreprise à saisir la justice, estimant que ces contrats de quatre heures étaient établis en dehors des règles légales applicables.

Est-ce la raison pour laquelle Julie Péricard, Directrice Ressources Humaines chez Mediawan à qui l’inspectrice du travail Nourra Medjoudj-Mezhar avait adressé une lettre RAR le 27 mars 2026 pour confirmer les règles en vigueur (¤) qu'elle avait d'ailleurs rappelées une précédent courrier, va selon nos informations, quitte le groupe dans les prochains jours ? Elle ne devrait pas être remplacée ?! A qui le tour ? 


(¤) Dans ce courrier, l’inspectrice maintient intégralement ses observations du 11 février 2026. Elle rappelle les dispositions de l’article IV.2.1 de la Convention collective nationale de la production audiovisuelle (IDCC 2642) relatives au salaire minimum journalier pour les contrats courts (durée égale ou inférieure à quatre jours). Elle précise que sa lettre ne remet pas en cause la licéité des CDDU de courte durée, mais porte exclusivement sur le niveau de rémunération minimale applicable. 

Il convient de rappeler les dispositions sur les durées de contrats : Dans le cadre d’une planification sur 4 jours, les contrats ne peuvent être que de 8 heures par jour (et non 7 heures). Seule une planification hebdomadaire (base 35 heures) permet d’envisager des contrats de 7 heures. Il n’est donc pas possible de réaliser quatre jours à 7 heures (soit seulement 28 heures).

Avec la nouvelle organisation retenue qui ne tire pas un traits sur ces 5 années "hors cadre",

Les techniciens concernés par une journée mutualisée bénéficieraient désormais de :

•  Un employeur unique

•  Un contrat de travail unique de 8 heures

•  Un bulletin de salaire unique

•  Une AEM unique

•  Maintien de la Convention collective nationale de la production audiovisuelle

•  Titre-restaurant de 9 € (50 % employeur / 50 % salarié), quel que soit l’horaire

•  Cotisations retraite en tranche A (et tranche B lorsque les conditions sont réunies)

Les modalités des réalisateurs resteraient, elles, inchangées.

Que faut-il en attendre ?  Une simplification administrative majeure, amélioration du calcul de la retraite complémentaire (notamment pour les cadres), et suppression des effets négatifs du double contrat sur la franchise France Travail.

Il existe néanmoins un possible impact légèrement défavorable sur certains aspects de la retraite de base, même si l’équilibre global peut-être considéré comme plus favorable !

Cette évolution soulève également une interrogation : avec quelle entité France Télévisions a-t-elle signé à l’origine ? Mediawan, Maximales Production ou Troisième Œil Production ? Juridiquement, puisqu'il s’agit de trois entités distinctes ou avec la nouvelle filiale Mediawan France Unscripted ? 



vendredi 17 juillet 2026

Qu’y-a-t’il de plus répugnant qu’une fake news ? Une fake news proclamée du haut de la tribune du Sénat avec le sceau solennel de la République.

Qu’y-a-t’il de plus répugnant qu’une fake news ? Une fake news proclamée du haut de la tribune du Sénat avec le sceau solennel de la République.

Mardi dernier, le trio Lafon-Evren-Robert nous a servi, la main sur le cœur et le menton haut, le chiffre miracle qui justifie TOUT de leur petit projet de muselière : « 15 milliards de vues pour les fake news et les tweets complotistes en cinq ans ».

Une question toute simple mais cruciale se pose à ce triumvirat autoproclamé d’apprentis « sachants » : vous l’avez vérifié, ce chiffre ? Bien sûr que non. Vous l’avez gobé comme un seul homme qui répètent ce que Thomas Huchon, militant PS recyclé en « expert », fils de Jean-Paul Huchon l’ancien baron socialiste, leur a raconté ! 

C’est du Huchon pur jus : on agglomère n’importe quoi, on mélange opinions, faits gênants et contenus hétéroclites sur des audiences mondiales, on gonfle le tout, et hop ! On obtient le chiffre qui mets les censeurs en ébullition ! Sans une seule fake news précise citée, évidemment !  Parce qu’il faudrait alors admettre que la plupart de ce qu’ils veulent faire taire, ce sont juste des vérités qui dérangent.

Nos sénateurs ? Des clients fidèles qui se font flouer en direct institutionnel par les chiffres bidons d’un militant recyclé.

Le vrai scandale, c’est ça : des élus qui, au lieu de défendre le débat public, préfèrent mentir avec l’autorité de l’État pour mieux le verrouiller. Ils ne combattent pas la désinformation. Ils sont la désinformation en costume-cravate et robes d’été.


Vous êtes exactement les ennemis de l’intérieur que vous prétendez pourchasser. Des pyromanes qui jouent aux pompiers. Des relais de la macronie qui, face à une parole libre qu’ils ne contrôlent plus, choisissent la censure plutôt que l’argument.

Le débat public mérite mieux que cette brochette de zélateurs et leurs experts de pacotille. Il mérite la vérité brute, pas leurs chiffres gonflés à l’hélium et leur soi-disant morale à géométrie variable.

Gardez vos rapports bidons et vos postures, mesdames, monsieur. Le peuple n’est pas dupe. Plus personne ne croit à votre petit théâtre républicain.

jeudi 16 juillet 2026

Contre-programmation de génie: France 2 comme le canard, totalement (dé)confit…

Contre-programmation de génie: France 2 comme le canard, totalement (dé)confit

En plein Festival d’Avignon, l’ex-primo dircab ernottien avait choisi de ressortir des archives Le Canard à l’orange face à la finale France–Espagne de la coupe du monde. Un pari visiblement inspiré !!!!

Résultat : 544 000 téléspectateurs, soit 2,0 % de part d’audience et 0,2 % sur les FRDA-50. Pendant ce temps, M6 réunissait 20,244 millions de téléspectateurs, soit 73,1 % de part d’audience.

Que voulez-vous avec la couleur de l’ex boîte d’Ernotte, qu’attendre ? On nous expliquera sans doute qu’il s’agissait d’une brillante stratégie de « contre-programmation ». Les chiffres racontent évidemment une autre histoire : celle d’un canard complètement (dé)confit 

Si l’objectif était de prouver qu’une contre-programmation pouvait se transformer en contre-performance, la démonstration est, cette fois, difficile à contester.