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vendredi 9 octobre 2026

Le révoltant message d’Édouard Philippe aux Français : Patrick de Carolis, repris de justice et ancien PDG de France Télévisions condamné définitivement au Pénal sur le plateau du premier fiasco de « L’Heure de vérité »...

Le révoltant message d’Édouard Philippe aux Français : Patrick de Carolis, repris de justice et ancien PDG de France Télévisions condamné définitivement au Pénal sur le plateau du premier fiasco de « L’Heure de vérité »... 

Hier soir, France 2 a cru pouvoir ressusciter « L’Heure de vérité ». Deux heures de plateau, un ton grave, des promesses de sérieux, de sueur et de rigueur. L’ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron a voulu se poser en candidat responsable face à un pays en « état d’indécision ». Résultat d’audience : un fiasco. À peine 1,68 million de téléspectateurs, 10,1 % de part d’audience. Battu par une série de TF1 et par un téléfilm de France 3. Le service public a offert à Philippe un salon quasi vide pour délivrer son message dans un plateau quasi déserté où dans ce décor de carton-pâte politique, on a pu clairement voir Patrick de Carolis le repris de justice ex-pédégé de FTV juste derrière Caroline Roux (*capture d'écran ci-après) 

Oui, Patrick de Carolis. L’ancien président-directeur général de France Télévisions (2005-2010). Celui qui, dans l’affaire Bygmalion, a été définitivement condamné:

Cinq mois de prison avec sursis et 25 000 euros d’amende pour favoritisme, peine confirmée en appel en 2019. 

Des contrats de prestation de services passés en 2008-2009 avec la société de Bastien Millot (ex-directeur de la communication de France Télévisions parti fonder Bygmalion) sans la moindre mise en concurrence, pour plus d’un million d’euros. 


Des « renvois d’ascenseurs » dénoncés par une plainte déposée par la CGC de l'Audiovisuel qui a d’ailleurs obtenu des dommages et intérêts. Le tribunal correctionnel puis la Cour d’appel de Paris n’ont pas été convaincus par les tentatives de se défausser sur les collaborateurs. Coupable. Point final.

Le vrai message n’était peut-être pas dans les mots. Il était dans l’entourage politique. Parmi les figures d’Horizons, le parti fondé et incarné par Édouard Philippe, outre Jérémie Patrier-Leitus figure donc Patrick de Carolis.  Ancien PDG de France Télévisions (2005-2010), aujourd’hui maire d’Arles et membre du mouvement depuis 2021, qui a donc été condamné, de manière définitive, dans le volet télévisuel de l'affaire Bygmalion. 

Hier donc, sur le plateau de cette « Heure de vérité » qui n’a convaincu qu’un téléspectateur sur dix, sa présence a quelque chose de cocasse. Le service public qui a jadis accueilli ses dérives contractuelles accueille désormais, dans une émission censée faire rendre des comptes, le candidat de son camp politique… pendant que l’ancien patron condamné peut regarder le spectacle.

Ce même Patrick de Carolis, « repris de justice » au sens propre (condamnation pénale définitive), s’affiche aujourd’hui comme soutien engagé d’Édouard Philippe pour la présidentielle 2027. Il a confirmé récemment son implication dans la campagne. L’ancien patron du service public, jugé pour avoir favorisé des amis plutôt que le respect des règles de la commande publique, est donc un des symboles locaux du camp qui prétend aujourd’hui redresser la France par la rigueur et la vérité.

C'est un déni du peuple. Les archives du blog CGC des Médias, à l’époque des condamnations n’étaient d'ailleurs pas tendres. Elles dépeignaient un dirigeant qui multipliait les contorsions, les plans sociaux en perspective, les auditions parlementaires et les promesses non tenues. On y retrouvait déjà le portrait d’un homme plus soucieux de sa communication que de la rigueur des marchés publics. Ces critiques syndicales d’alors trouveront un écho glacial dans les jugements de 2017 et 2019.

On aurait pu attendre d’un candidat qui multiplie les appels à la responsabilité, à la morale publique et à la lutte contre les arrangements, qu’il tienne à distance les figures entachées. Au contraire : Horizons accueille, promeut et met en avant un homme dont le passé judiciaire est public et définitif. Sur le plateau d’une émission qui s’appelle « L’Heure de vérité », pendant que Philippe parle de sérieux et de redressement, le message implicite est limpide : chez nous, un condamné pour favoritisme peut parfaitement rester un symbole et un relais de campagne !!

Alors, que retenir de cette soirée ? 

Un candidat à la présidentielle 2027 qui prétend « dire la vérité » devant une audience anémique qui s’appuie sur un homme condamné pour avoir contourné les règles. Une émission mythique qui redémarre dans le vide d’audience et un symbole politique qui en dit plus long que tous les discours sur le « sérieux » : chez Édouard Philippe, on peut avoir été jugé pour favoritisme et rester une figure de proue du mouvement. 

Une émission mythique qui redémarre dans le vide avec en toile de fond, un ancien dirigeant du service public dont la justice a jugé qu’il avait favorisé des amis plutôt que le respect des règles. La vérité, parfois, a le goût du sursis et des 10 % d’audience.

(*)










jeudi 8 octobre 2026

Macron furieux, la République fragile et le service public qui regarde ailleurs

Macron furieux, la République fragile et le service public qui regarde ailleurs

Mardi 6 octobre, au 13 Heures de France 2, Julian Bugier présentait les manifestations lycéennes. Derrière lui, pendant une seconde ou deux – assez pour être capturée, arrêtée, fléchée et transformée en polémique nationale –, une pancarte en carton. Texte : « Macron bz ta prof, pas les nôtres ».

Allusion grossière, sexuelle, à Brigitte Macron, ancienne professeure de théâtre d’Emmanuel Macron. Une attaque personnelle déguisée en slogan de cortège. Le chef de l’État, selon Le Parisien et ses proches, a été « furieux ». Non seulement par le contenu mais aussi par l’absence totale d’excuses le lendemain. « Évidemment que ça ne lui a pas fait plaisir », lâche un conseiller. Traduction : l’Élysée a grincé des dents et le silence de France Télévisions a fait le reste.

France 2 plaide la bonne foi :« Une petite main du JT a mis ces images OFF en illustration des titres. » « Aucune volonté de mettre en avant un slogan plutôt qu’un autre. » « Nous ne sommes pas responsables de ce qui est écrit sur des pancartes de manifestants. » 

Ben voyons !

Le médiateur de France Télévisions reconnaît quant à lui que « cette image n’aurait pas dû se retrouver à l’écran ». On a donc le droit à la faute technique, à l’inadvertance, à la petite main anonyme. Pas à la responsabilité éditoriale.

Voilà le cœur du problème. Un journal de service public, financé par l’ensemble des Français, diffuse à l’heure de grande écoute une insulte sexuelle visant la Première dame. Pas un slogan politique sur les classes surchargées, le manque de profs ou les conditions d’apprentissage – les vraies raisons de la colère lycéenne. Non : une attaque ad hominem, vulgaire, qui transforme une contestation sociale en règlement de comptes intime…et la rédaction se contente de dire « on n’a rien inventé, l’image existe ». Comme si le choix d’illustration n’était jamais un acte éditorial.

Cette pancarte n’est pas un accident isolé. Elle s’inscrit dans une banalisation croissante de l’insulte privée dans l’espace public. On peut critiquer le couple Macron, leur parcours, leurs choix. C’est même un droit démocratique mais passer du débat politique à l’insulte de cortège, puis la diffuser sans filtre sur une antenne publique, c’est autre chose. C’est rabaisser le niveau, normaliser la grossièreté et donner raison à ceux qui disent que le service public a perdu le sens de la distance et du respect minimal dû aux institutions – et aux personnes.

Emmanuel Macron a raison d’être en colère. Pas seulement pour sa femme. Pour le symbole. Quand le 13 Heures d’une chaîne nationale montre sans broncher une telle image, et refuse ensuite la moindre reconnaissance claire, il envoie un message : tout est permis, même le plus bas, pourvu que ça vienne de la rue. Les lycéens qui manifestent pour des conditions d’études décentes méritent mieux que d’être représentés par ce genre de carton et les téléspectateurs aussi.

France Télévisions a reconnu une « faille ». Elle aurait pu faire mieux : s’excuser clairement, rappeler que la liberté de manifester n’inclut pas le droit d’insulter sans filtre à l’antenne, et rappeler à ses équipes que choisir une image, c’est déjà éditorialiser. Au lieu de cela, on a eu la défense du « ce n’est pas de notre faute ». Habituel avec le groupe! 

Dans un pays où la violence verbale et l’attaque personnelle deviennent monnaie courante, le service public a une responsabilité particulière. Celle de ne pas les amplifier. Mardi, il a failli. Et l’absence d’excuses n’a fait que confirmer le diagnostic : on a peur de froisser les manifestants, mais pas de froisser les institutions. C’est un choix. Un mauvais choix.

mercredi 7 octobre 2026

Un désert d’audience avec « Après la colère » sur France 2, ce mardi.

Un désert d’audience avec « Après la colère » sur France 2, ce mardi.

Comment France 2 a réussi, hier soir (6/10/26), à transformer un drame national, un sujet qui aurait dû faire grincer des dents et coller les Français à l’écran, en un véritable désert d’audience:  658 000 téléspectateurs pour 4,1%.

On parle d’un documentaire « porté » par Caroline Roux, la grande prêtresse du service public, celle qui a fait de la gravité son fonds de commerce. Résultat ? Une audience digne d’une rediffusion de documentaire animalier sur le cycle de vie de la limace des bois un mardi soir de pleine lune. Même les chiens de garde du service public ont dû zapper. Même les militants qui collent des autocollants « Crépol, on n’oublie pas » ont préféré Koh-Lanta.

On imagine la scène dans les bureaux de France Télévisions le lendemain matin : silence de cathédrale, regards fuyants, quelqu’un qui murmure « au moins on a fait notre devoir de mémoire ». Oui, le devoir de mémoire… auprès de 660 000 personnes. Le reste de la France, elle, a préféré regarder ailleurs. Comme si le service public, une fois de plus, avait réussi à rendre un sujet brûlant aussi attractif qu’un cours de comptabilité en français administratif.

Caroline Roux, d’habitude si prompte à donner des leçons de morale à la terre entière, s’est retrouvée face à un public plus clairsemé qu’une assemblée générale de l’association des amis du silence. On se demande même si les 660 000 n’étaient pas en majorité des gens qui avaient oublié de changer de chaîne après le 20 heures. Ou des téléspectateurs captifs dans des maisons de retraite où la télécommande est sous clé.

France 2, championne toutes catégories de la bonne conscience qui n’intéresse plus personne. Vous avez pris un drame, vous l’avez emballé dans du papier-cadeau journalistique bien propre, bien digne, bien « on va faire réfléchir la France », et la France vous a répondu en changeant de chaîne avec la discrétion d’un somnambule.

Quatre pour cent. C’est le score d’un candidat extrémiste dans un bureau de vote de Neuilly.

C’est le taux d’audience d’une émission qui croit encore que les Français ont le temps et l’envie de se faire sermonner un mardi soir. Vous avez réussi à prouver une chose : même la colère, une fois passée entre vos mains, devient soporifique.

Le service public voulait profiler ses téléspectateurs… jusqu’à ce que Mediapart frappe à la porte

Le service public voulait profiler ses téléspectateurs… jusqu’à ce que Mediapart frappe à la porte

France Télévisions a frôlé le Cambridge Analytica version télé publique (*) et ce n’est pas une blague.

À l’approche de la présidentielle, le groupe d’État envisageait de confier des données portant sur les préférences politiques de ses téléspectateurs à une entreprise israélienne spécialisée dans le ciblage politique. Le PDG de ladite société, Israel Grintz, ne cachait même pas la nature de son business : des outils de segmentation d’audience conçus pour cerner les opinions et servir des stratégies de microciblage. Autrement dit, exactement le genre d’outil dénoncé à longueur de journaux quand il s’agit d’influencer des élections ailleurs.

Le calendrier est presque comique. France Télévisions a semble-t-il renoncé à ce contrat discret… après avoir été informée qu’une enquête de Mediapart était imminente. Pas après un débat interne sur la souveraineté, pas après un avis du délégué à la protection des données (qui, selon les informations disponibles, n’aurait même pas eu accès au contrat), pas après une réflexion éthique. Non. Après avoir senti le souffle du scandale.

Le plus savoureux reste la posture de Delphine Ernotte. En avril, elle affirmait avec gravité que la souveraineté nationale passait désormais par « la maîtrise de l’espace informationnel », plaçant la lutte contre les influences étrangères au même niveau que les canons et les drones. Quelques mois plus tard, le même service public se préparait à externaliser le profilage politique de ses propres téléspectateurs vers une société étrangère spécialisée dans… le ciblage politique. On appelle ça de la cohérence ? Ou du cynisme de très haut niveau ?

On nous explique que le projet visait à rendre une émission plus « vivante », avec des interactions en temps réel. Soit mais pourquoi faut-il pour cela confier des données politiques sensibles à un prestataire dont le métier consiste précisément à transformer ces données en munitions électorales ? Pourquoi ne pas traiter ces informations en interne, sous contrôle français, avec des garanties claires ? Pourquoi ce secret autour du contrat ? Et surtout : pourquoi attendre la menace d’une publication pour faire machine arrière ?

Le service public n’est pas une start-up de marketing politique. Il est financé par l’impôt (ou ce qu’il en reste). Il prétend incarner l’indépendance, la neutralité et la protection du citoyen. Pourtant avec l’ex-Orange il a envisagé de livrer des informations sur les opinions politiques de ses audiences à un acteur étranger dont le business model est précisément le profilage partisan. On a évité le pire par pure peur du scandale, pas par vertu.

Ce n’est pas un détail technique. C’est le symptôme d’une culture où l’on parle très fort de « souveraineté informationnelle » tout en externalisant allègrement ce qu’elle devrait protéger. Où l’on dénonce les influences étrangères… jusqu’au moment où elles deviennent pratiques. Où l’on se drappe dans la défense de la démocratie tout en flirtant avec les outils qui la minent.

France Télévisions a renoncé mais le simple fait que le projet ait existé, ait avancé et n’ait été stoppé que sous la pression d’une enquête journalistique en dit long sur l’état réel du service public. Quand la peur de Mediapart devient le seul garde-fou efficace, on n’est plus dans la responsabilité. On est dans la gestion de crise.

Alors la prochaine fois, qui nous garantira que la peur arrivera à temps ?

(*) Cambridge Analytica était une société britannique de conseil politique et d’analyse de données, fondée en 2013 (filiale du groupe SCL). Elle est devenue célèbre mondialement en 2018 à cause d’un scandale majeur de collecte et d’utilisation de données personnelles.

Ce qu’elle faisait

La société se spécialisait dans le profilage psychographique : elle analysait les traits de personnalité, les peurs, les opinions et les comportements des électeurs pour créer des publicités politiques extrêmement ciblées (micro-ciblage). L’idée était d’influencer les votes de manière très précise, en adressant à chaque personne le message le plus susceptible de la faire réagir.

Pourquoi on parle encore de « Cambridge Analytica »

Le nom est devenu un symbole de :

- Collecte massive de données sans consentement réel,

- Utilisation de ces données pour manipuler l’opinion publique lors d’élections,

- Risques liés au micro-ciblage politique.

C’est exactement pour cette raison que, dans l’affaire récente de France Télévisions, on a fait le parallèle : confier des données sur les préférences politiques des téléspectateurs à une entreprise spécialisée dans le ciblage politique rappelait fortement ce scandale.

mardi 6 octobre 2026

Le contrat d’objectifs et de moyens (COM) de France Télévisions n’est toujours pas signé…

Le contrat d’objectifs et de moyens (COM) de France Télévisions n’est toujours pas signé…

Le dernier COM pleinement en vigueur couvrait grosso modo 2020-2022 (avec un avenant pour 2023). Les projets de COM suivants (notamment pour 2024-2028) ont été préparés, discutés, transmis parfois aux commissions parlementaires, mais jamais finalisés et signés. Ils ont été bloqués ou abandonnés au fil des changements de gouvernement, de la dissolution de 2024, des avis défavorables du Parlement et des arbitrages budgétaires successifs. L’entreprise fonctionne donc depuis plusieurs années sans ce cadre pluriannuel qui fixe à la fois les missions et la trajectoire de ressources.

Delphine Ernotte a multiplié les déclarations sur le sujet. Elle pointe un écart important entre les missions demandées et les moyens alloués : baisses de dotation publique (ex. : environ 65-80 M€ sur certains exercices récents, puis une nouvelle coupe annoncée autour de 47 M€ pour 2027), inflation, et recul des recettes publicitaires. Elle évoque un manque global de l’ordre de 200 M€ sur trois ans par rapport à la trajectoire qui avait été envisagée dans les projets de COM. Conséquences concrètes évoquées : efforts d’économies massifs (effectifs, coûts de fonctionnement, programmes de flux) et désormais des coupes qui touchent aussi la fiction et la création, avec un risque, selon elle, pour le modèle culturel français face aux plateformes.

En résumé : pas de COM signé = pas de visibilité pluriannuelle claire et l’ex-Orange de ressasser explicitement que les ressources ne suivent pas. La situation est suivie de près par le Parlement, la Cour des comptes et le ministère de la Culture, avec des discussions en cours sur de nouveaux COM (parfois annoncés pour des horizons proches, mais toujours non finalisés dans les infos les plus récentes).

Elle continue de chanter que dans la crise financière que subit le pays actuellement, elle va réussir à obtenir ce qu’elle demande ?!

lundi 5 octobre 2026

A Canal + la CGC refuse de baisser la tête.

A Canal + la CGC refuse de baisser la tête.

Pendant que d’autres se taisent ou se contentent de communiqués mous, la CFE-CGC Canal+ a eu le courage de dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : la hausse de la TVA sur les abonnements n’est pas une simple mesure technique. C’est une attaque frontale contre l’audiovisuel français, contre ses emplois et contre sa capacité à résister face aux géants américains.

Le communiqué de la CFE-CGC Canal+ du 5 octobre 2026 (*) ne fait pas dans la langue de bois. Il rappelle une évidence que certains feignent d’ignorer : augmenter le prix des abonnements, c’est prendre le risque de faire fuir les abonnés, d’affaiblir les recettes, et, in fine, de mettre sous pression les salariés. Ce ne sont pas des « victimes collatérales » abstraites. Ce sont des femmes et des hommes qui font vivre Canal+, qui portent des compétences rares, un savoir-faire et une ambition culturelle française.

La CFE-CGC a raison de refuser que les salariés paient le prix d’un choix fiscal dont ils ne sont en rien responsables. Ils ont raison d’alerter sur le danger de restructurations, de gels de recrutements et de suppressions de postes. Ils ont raison de rappeler que préserver Canal+, ce n’est pas un slogan : c’est préserver des emplois, des métiers et une industrie qui compte encore dans le paysage français.

Dans un contexte où la concurrence internationale est déjà féroce, venir fragiliser encore un peu plus les acteurs nationaux relève de l’inconséquence. La CFE-CGC Canal+ le dit clairement, sans détour et sans complaisance. C’est exactement ce qu’on attend d’organisations syndicales dignes de ce nom : non pas accompagner les décisions douloureuses, mais les combattre quand elles menacent l’emploi et l’avenir du secteur.

PHausse de la TVA sur les abonnements : la CFE-CGC CANAL+ dénonce une menace pour l'emploi et l'avenir de l'audiovisuel français.


Le projet gouvernemental visant à augmenter la TVA sur les abonnements constitue une attaque préoccupante contre l'ensemble du secteur audiovisuel. Cette mesure, qui se traduirait par une hausse du coût pour les abonnés, risque d'affaiblir durablement les acteurs français déjà confrontés à une concurrence internationale particulièrement agressive.


Au-delà de ses conséquences économiques, cette décision pourrait avoir un impact social majeur. Une baisse des abonnements et des revenus entraînerait inévitablement une pression accrue sur les coûts de fonctionnement des entreprises du secteur. Les salariés refusent d'être les victimes collatérales d'un choix fiscal dont ils ne sont pas responsables.


La CFE-CGC CANAL+ alerte solennellement les pouvoirs publics : toute dégradation de l'activité pourrait ouvrir la voie à des restructurations, des gels de recrutements, voire des suppressions de postes. Derrière ces risques, ce sont des femmes et des hommes, des compétences reconnues et des savoir-faire stratégiques qui sont menacés.


La CFE-CGC CANAL+ demande au Gouvernement de renoncer à cette mesure injuste et contre-productive. L'avenir de l'audiovisuel français ne peut pas être sacrifié sur l'autel d'une augmentation fiscale qui fragilise les entreprises, menace l'emploi et pénalise les abonnés.


Préserver Canal+, c'est préserver des emplois, des métiers et une ambition culturelle française.


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Pierre-Antoine Capton cofondateur de Mediawan, en route pour les Etats-Unis ?

Pierre-Antoine Capton, cofondateur de Mediawan, en route pour les Etats-Unis ? 

Le bruit court tous azimuts en ce moment depuis le départ de Justine Planchon a quitté le groupe Mediawan fin septembre 2026, après 18 ans de collaboration. (ozap.com)

Depuis le départ l’ex-présidente de Mediawan France Unscripted (ex-Mediawan Prod) dirigeait les sociétés de production de flux et de documentaires (notamment C à vous et C dans l’air). Elle avait rejoint Troisième Œil Productions (fondée par Pierre-Antoine Capton) en 2008 comme productrice, puis en était devenue directrice des programmes, avant d’être nommée directrice générale de Mediawan Prod en 2021. (strategies.fr)

Dans un message LinkedIn, elle a évoqué la fin d’un « chapitre » important de sa vie professionnelle, remercié Capton pour la confiance accordée et indiqué vouloir « ouvrir un nouveau chapitre », sans préciser immédiatement sa destination. Mediawan a ensuite réorganisé son pôle flux. ozap.com 

Elle rejoint Webedia-Elephant (le 12 octobre 2026 selon nos informations) comme directrice générale déléguée chargée de la production, des créateurs et de la stratégie éditoriale des programmes. (stephanelarue.com)

Elle était intervenue dans le cadre de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel public au côté de celui que certains voient déjà aux States. 

Dans  son livre Je jure de dire toute la vérité (Fayard, sorti le 30 septembre 2026), Charles Alloncle (député et ex-rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, il y a peu) revient justement sur les coulisses de cette instance (pressions, menaces, mensonges sous serment selon lui, etc.). Concernant Mediawan et KKR, il met en avant une révélation sur l’actionnariat. (lejdd.fr)

Il affirme, sources vérifiées à l’appui, que des actionnaires américains détiennent la majorité du capital de Mediawan (groupe cofondé par Matthieu Pigasse, Pierre-Antoine Capton et Xavier Niel), premier bénéficiaire des contrats de France Télévisions.

Toujours selon lui : 

- Le fonds américain KKR détient 52,7 % du capital (actionnaire majoritaire).

- Avec Providence Equity (autre fonds américain) et North Road (société américaine), les capitaux américains représenteraient près de 70 % du capital. lejdd.fr 

Il souligne que, pendant les auditions de la commission, les responsables de Mediawan l’avaient traité d’« affabulateur » sur ce point tout en refusant de communiquer les documents sur la structure capitalistique (invoquant le secret des affaires). Il s’appuie notamment sur une révélation récente de L’Informé pour confirmer ces chiffres. lejdd.fr 

Conséquences qu’il en tire : Mediawan pourrait perdre l’accès à des subventions et contrats publics de plusieurs centaines de millions d’euros liés au soutien à la création et à la production indépendante française, car ces aides sont conditionnées à un caractère français/indépendant. lejdd.fr 

NB: Durant la commission (début 2026), Pierre-Antoine Capton avait assuré sous serment que KKR n’était ni majoritaire, ni contrôlant, que le contrôle restait français (via les fondateurs) et que Mediawan était un groupe français au plan juridique, fiscal et opérationnel. Les chiffres exacts d’actionnariat (capital économique vs droits de vote/contrôle) ont fait débat, avec des distinctions souvent soulevées entre participation financière et gouvernance effective. Le livre d’Alloncle présente la version majoritaire américaine du capital comme une révélation majeure aux implications concrètes.

Pierre-Antoine Capton  s’il reste officiellement basé en France : le siège de Mediawan est à Paris, et il continue d’apparaître dans des événements et déclarations en France (auditions parlementaires début 2026, interviews, événements professionnels en 2026, etc.) devra s’en expliquer. 

Ce qui est vrai et documenté :

- Mediawan a fortement accéléré son expansion aux États-Unis ces dernières années (rachat de Plan B de Brad Pitt en 2022, acquisition de North Road Company début 2026, partenariats hollywoodiens, etc.).

- Capton pilote personnellement cette stratégie américaine et se rend régulièrement aux USA.

- Dans des portraits plus anciens (notamment autour de 2024-2025), il avait évoqué l’idée de s’installer un temps à Los Angeles « pour le travail et le plaisir », mais cela restait une réflexion personnelle, pas un projet annoncé.

À ce jour (octobre 2026), aucun article, communiqué ou déclaration fiable ne confirme un déménagement définitif aux États-Unis…mais bon !



dimanche 4 octobre 2026

Le président de Public Sénat voyage en Corse aux frais du contribuable… pendant qu’il sabre les budgets

Le président de Public Sénat voyage en Corse aux frais du contribuable… pendant qu’il sabre les budgets

Selon Mediapart, Jean-Emmanuel Casalta, président-directeur général de Public Sénat a trouvé depuis janvier 2025, la formule magique du service public : faire payer ses allers-retours vers sa résidence principale d’Ajaccio par la chaîne parlementaire, tout en imposant une cure d’austérité aux journalistes et pigistes. Bravo l’artiste.

Selon les révélations du titre de presse, l’homme a glissé dans ses notes de frais professionnels près de 11 827 euros de trajets Paris-Ajaccio et de dépenses liées à la Corse depuis sa prise de fonctions. Des billets d’avion vers chez lui, une location de voiture à Calvi, une nuit dans un hôtel 5 étoiles corses à 321 euros… Le tout alors que le Sénat, unique actionnaire, avait explicitement refusé de prendre en charge ces déplacements lors de la négociation de son contrat. Détail qui n’a visiblement pas freiné l’intéressé.

Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On trouve aussi cinq nuits dans un palace de La Rochelle pendant les Francofolies (2 300 euros), deux nuits au Lausanne Palace (844 euros) – ville où étudiait sa fille – et une location Sixt à Aix-en-Provence à 1 080 euros pour trois jours, dont personne ne retrouve la trace à un tel tarif. Des dépenses « professionnelles », jure-t-il. On imagine déjà les réunions stratégiques décisives pour l’avenir de la démocratie parlementaire tenues en pyjama dans un suite 5 étoiles. (rmc.bfmtv.com) 

Pendant ce temps, le même Casalta taille dans les émissions, supprime la matinale du vendredi et réduit drastiquement le recours aux pigistes. Au nom des économies, évidemment. Les journalistes se serrent la ceinture pendant que le patron se fait rembourser ses week-ends familiaux et ses escapades de luxe. L’argent public, c’est sacré… sauf quand ça sert à rentrer à la maison ou à aller voir sa fille.

Le Sénat a finalement demandé un audit. On attend avec impatience de voir si la « dépense à titre professionnel » justifie aussi bien les vols vers Ajaccio que les nuits de palace. En attendant, le spectacle est parfait : un dirigeant d’audiovisuel public qui prêche la rigueur tout en se servant dans la caisse comme dans un self-service. Public Sénat, chaîne de la transparence parlementaire ? Plutôt vitrine du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

On croirait l’ex-Orange et sa suite au Majestic de Cannes qui ose encore raconter, elle, que les Français n’auraient rien payé !

Si c’est ça, le nouveau management de la chaîne, on comprend mieux pourquoi les économies se font toujours sur le même dos !