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vendredi 17 juillet 2026

Qu’y-a-t’il de plus répugnant qu’une fake news ? Une fake news proclamée du haut de la tribune du Sénat avec le sceau solennel de la République.

Qu’y-a-t’il de plus répugnant qu’une fake news ? Une fake news proclamée du haut de la tribune du Sénat avec le sceau solennel de la République.

Mardi dernier, le trio Lafon-Evren-Robert nous a servi, la main sur le cœur et le menton haut, le chiffre miracle qui justifie TOUT de leur petit projet de muselière : « 15 milliards de vues pour les fake news et les tweets complotistes en cinq ans ».

Une question toute simple mais cruciale se pose à ce triumvirat autoproclamé d’apprentis « sachants » : vous l’avez vérifié, ce chiffre ? Bien sûr que non. Vous l’avez gobé comme un seul homme qui répètent ce que Thomas Huchon, militant PS recyclé en « expert », fils de Jean-Paul Huchon l’ancien baron socialiste, leur a raconté ! 

C’est du Huchon pur jus : on agglomère n’importe quoi, on mélange opinions, faits gênants et contenus hétéroclites sur des audiences mondiales, on gonfle le tout, et hop ! On obtient le chiffre qui mets les censeurs en ébullition ! Sans une seule fake news précise citée, évidemment !  Parce qu’il faudrait alors admettre que la plupart de ce qu’ils veulent faire taire, ce sont juste des vérités qui dérangent.

Nos sénateurs ? Des clients fidèles qui se font flouer en direct institutionnel par les chiffres bidons d’un militant recyclé.

Le vrai scandale, c’est ça : des élus qui, au lieu de défendre le débat public, préfèrent mentir avec l’autorité de l’État pour mieux le verrouiller. Ils ne combattent pas la désinformation. Ils sont la désinformation en costume-cravate et robes d’été.


Vous êtes exactement les ennemis de l’intérieur que vous prétendez pourchasser. Des pyromanes qui jouent aux pompiers. Des relais de la macronie qui, face à une parole libre qu’ils ne contrôlent plus, choisissent la censure plutôt que l’argument.

Le débat public mérite mieux que cette brochette de zélateurs et leurs experts de pacotille. Il mérite la vérité brute, pas leurs chiffres gonflés à l’hélium et leur soi-disant morale à géométrie variable.

Gardez vos rapports bidons et vos postures, mesdames, monsieur. Le peuple n’est pas dupe. Plus personne ne croit à votre petit théâtre républicain.

jeudi 16 juillet 2026

Contre-programmation de génie: France 2 comme le canard, totalement (dé)confit…

Contre-programmation de génie: France 2 comme le canard, totalement (dé)confit

En plein Festival d’Avignon, l’ex-primo dircab ernottien avait choisi de ressortir des archives Le Canard à l’orange face à la finale France–Espagne de la coupe du monde. Un pari visiblement inspiré !!!!

Résultat : 544 000 téléspectateurs, soit 2,0 % de part d’audience et 0,2 % sur les FRDA-50. Pendant ce temps, M6 réunissait 20,244 millions de téléspectateurs, soit 73,1 % de part d’audience.

Que voulez-vous avec la couleur de l’ex boîte d’Ernotte, qu’attendre ? On nous expliquera sans doute qu’il s’agissait d’une brillante stratégie de « contre-programmation ». Les chiffres racontent évidemment une autre histoire : celle d’un canard complètement (dé)confit 

Si l’objectif était de prouver qu’une contre-programmation pouvait se transformer en contre-performance, la démonstration est, cette fois, difficile à contester.



La présidente de l’Assemblée nationale suspend le travail parlementaire de contrôle jusqu’à la présidentielle de 2027 !

La présidente de l’Assemblée nationale suspend le travail parlementaire de contrôle jusqu’à la présidentielle de 2027 ! 

Yaël Braun-Pivet, dans son immense bienveillance présidentielle, a décidé d’arrêter TOUTES les commissions d’enquête jusqu’à la campagne de 2027. Totalement lunaire.

C’est assez incroyable : la présidente de l’Assemblée nationale décrète qu’elle suspend purement et simplement le travail parlementaire de contrôle… pour tous les députés. Parce qu’apparemment, entre aujourd’hui et l’élection présidentielle, les Français n’auront pas besoin de cette fameuse transparence, au sein de la République exemplaire qu’on leur avait promise mais juste de calme.

Encore une manœuvre de basse-cour pour verrouiller le Parlement, étouffer les scandales, protéger les copains et enterrer la vérité sous le tapis du perchoir. On ne veut surtout pas que les Français découvrent l’ampleur des dégâts avant 2027 : l’argent public gaspillé, les affaires qui pourrissent, les alliances pourries et les échecs camouflés.

C’est apparemment la nouvelle méthode macroniste : quand les scandales s’accumulent, on met le Parlement en mode veille. On éteint les lumières, on range les commissions, et on croise les doigts pour que personne ne pose de questions gênantes.

ASSEZ de cette République des copains et des coquins ! ASSEZ de ces élites qui traitent le contrôle parlementaire comme un jouet qu’on range quand il devient gênant. Bloquer les commissions d’enquête, c’est cracher sur la réforme constitutionnelle de 2008, c’est cracher sur la séparation des pouvoirs, c’est cracher sur la démocratie elle-même.

C’est typique du mépris macroniste : quand la lumière risque d’entrer, on coupe le courant.

Anticonstitutionnel ? Détail. Scandaleux ? Formalité. 

Réponse à ces 3 options : A, B et C en même temps. Oui, c’est une atteinte grave à la démocratie. Oui, c’est pour protéger le système et ses bénéficiaires. Et oui, c’est le mépris souverain des élites pour la vérité et pour le peuple qui paie l’addition.

La transparence n’est pas optionnelle. Laisser les commissions d’enquête faire leur travail n’est pas une faveur, c’est un droit constitutionnel. Si même ça, ils le saccagent pour sauver leur peau jusqu’en 2027, c’est qu’ils n’ont plus rien à vendre sauf le silence et le mépris.

Le peuple regarde et il n’oubliera pas qui a éteint les projecteurs.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

France Télés: le Titanic des deniers publics qu’Ernotte a précipité droit sur l’iceberg depuis 10 ans

France Télés: le Titanic des deniers publics qu’Ernotte a précipité droit sur l’iceberg depuis 10 ans

La grande abjection continue et c’est Satellifacts qui en exclusivité révèle l’ampleur des dégâts. France Télévisions, ce paquebot gorgé de subventions qui coûte autour d’un milliard d’euros par an rien qu’en charges de personnels (33 % des dépenses !), nous annonce avec des mines de tragédiens un « plan de départs volontaires » sur 1 000 équivalents temps plein, soit près de 12% des effectifs. Celle que la cour des comptes et l’inspection générale des finances Pointe du doigt comme étant en grande partie responsable de cette débâcle, ose présenter ça comme une grande réforme structurelle : payer des indemnités aujourd’hui pour économiser 70 à 80 millions par an à partir de 2028. Traduction : on reporte l’addition, on caresse la pyramide des âges (196 salariés de 65 ans et plus, 1 149 entre 60 et 64 ans…), et on continue à couler lentement, majestueusement, sauf pour « la première classe ».

Autrement dit, on continue de dégager tous les « Petits » pour que les « Gros » puissent continuer à s’en mettre plein, les fouilles ! On taille dans le muscle pour ne garder que la graisse.

Tout cela, pendant que Matignon et la Rue de Valois se disputent 47 millions d’économies ridicules en 2027, que l’on pleure sur la création, le flux et le sport, l’essentiel reste intact : la culture maison. Cette culture du privilège, de la rente et de l’entre-soi protégée par des syndicats alliés de la direction. 

Pour bien comprendre l’esprit qui règne à bord, il suffit d’un cas concret, édifiant, presque surréaliste.

Un salarié termine sa mission dans un établissement de France Télévisions et doit, tout simplement, reprendre son poste d’origine dans son service. Réaction des collègues ? L’ensemble des salariés du service soutenus par une organisation syndicale qui depuis dix ans accompagne fidèlement la direction,se déclare en accidents de travail (angoisses, stress, etc.) pour l’empêcher physiquement de réintégrer l’équipe. Le plus beau, c’est que la Sécurité sociale valide, selon nos sources ces arrêts collectifs au motif que, puisque tout le monde s’arrête en même temps, « il doit bien y avoir une raison » !!!

On est au-delà du grotesque.

Le salarié est convoqué à un entretien préalable au licenciement. Il demande comme le prévoit les textes, la réunion d’un conseil de discipline. La direction s’y oppose en expliquant qu’« il ne s’agissait pas d’une sanction disciplinaire ». Sauf que la convocation elle-même mentionnait précisément cela. Finalement, on le licencie quand même, avec un nouveau concept juridique sorti de nulle part : «  Atteinte au bon fonctionnement du service » - un motif que le Code du travail ne connaît pas - mais qui semble parfaitement admis à France Télévisions.

Ce que ne dit pas Satellifacts, c’est le nombre hallucinant de convocations à entretien préalable en vue d’un licenciement, adressés tous azimuts aux salariés pour un OUI ou un NON ! 

On ose à peine poser la question : et si une majorité de salariés de France Télévisions se mettaient collectivement en accident du travail pour cause d’« angoisse et de stress » provoqués par Delphine Ernotte et ses cadres, au motif que leur gestion porte gravement atteinte au bon fonctionnement de France Télévisions ? La Sécu validerait-elle aussi ? Le syndicat applaudirait-il ? La direction invoquerait-elle son nouveau motif magique pour tous les dégager ?

On connaît la réponse. Dans cette maison, le « bon fonctionnement » signifie surtout préserver les acquis, les sureffectifs, les chaînes fantômes, les producteurs amis et les habitudes coûteuses. Le contribuable, lui, n’est qu’un vulgaire financeur silencieux.

1 000 départs volontaires ne sont qu’un sparadrap sur une jambe de bois. Tant que cette culture de l’ostracisme, de la protection collective et de l’impunité budgétaire perdurera, le Titanic continuera de sombrer avec nos impôts dans les cales…et le nombre de rescapés se compteront probablement très vite.

Comment peut on délibérément jouer avec la vie des personnels pour tenter de sauver sa tête ?

Il est temps de crever l’abcès. France Télévisions ne manque pas seulement d’argent. Elle manque surtout de courage, de mérite et d’honnêteté vis-à-vis de ceux qui paient.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 15 juillet 2026

La grande angoisse du clan Mc Ron (ou The scottish tale)

La grande angoisse du clan Mc Ron (ou The scottish tale)

Dans les brumes éternelles des Highlands, là où les cornemuses résonnent comme des sirènes de guerre, réside Mc Ron, Responsable Stratégique des Relations Transmanche et des Barbecues Interceltiques. Ce 13 juillet, veille de la fête nationale en France, il se tenait droit devant les Lacs du Connemara d’où il a vu arriver de Tipperary, Barry-Connelly et de Galway : les Connor, les O’Connelly, les Flaherty du Ring of Kerry…et de quoi boire trois jours et deux nuits.

Son téléphone vibra. Il lut à voix haute avec son accent rocailleux le message qu’il venait de recevoir sur son portable qu’il tira de sous son kilt :« LA FRANCE PRÊTE À DÉFENDRE “LA LIBERTÉ ET LE DROIT”, “AU PRIX DU SANG S’IL LE FAUT” ».

Il se remémora alors les déclarations d’une certaine Deirdre O’Not sur la guerre imminente en Europe et son adresse aux généraux ! Il se demanda si elle n’avait pas été briefée et surtout si un protocole spécial avec un article 16 prêt à sortir comme un Leprechaun d’une chaussette ?!

Mc Ron faillit encore s’étouffer, non pas avec son haggis à la lecture d’un blog outre- Manche qui avait déjà ironisé sur le sujet.

Mc Ron se leva lentement, drapé dans son plaid officiel (dans tartan tricolore, motif « bleu-blanc et rouge pour la couleur du lion et quelques lignes jaunes pour faire européen »). Il se servit un verre de whisky 18 ans d’âge, celui qu’il réservait aux grandes occasions et aux fins du monde.

Il imaginait déjà la scène. Un Mc Ron du Sud, debout sur les Champs-Élysées, sabre (ou plutôt Montblanc) à la main, haranguant les troupes :

« Soldats ! La Liberté nous appelle ! Et si elle veut du sang, on lui en donnera… du sang français première qualité, élevé en AOP, avec un petit goût de fromage et de vin rouge ! »

Pendant ce temps, dans l’ombre, les vrais stratèges (des types en costume-cravate qui n’avaient jamais vu une tranchée de leur vie) cochaient des cases sur un PowerPoint intitulé sobrement : « Opération faire sauter les verrous – Phase finale »

Mc Ron ricana. Il envoya lui-même un message dans le groupe WhatsApp, en mode laird ironique : « Les gars, calmez-vous. Quand Mc Ron du Sud parle de “prix du sang”, il veut juste dire qu’il va augmenter les impôts une fois de plus. Le seul sang versé sera celui des contribuables.

P.-S. : Si jamais ça tourne mal, les Highlands sont prêtes à accueillir les réfugiés… tarif préférentiel pour les Bretons et les Corses. 

Puis il éteignit son téléphone, regarda par la fenêtre les collines verdoyantes et soupira :

« Pauvre France. Elle a toujours cru qu’elle menait la danse. En vrai, elle danse sur l’air de cornemuse qu’on lui joue depuis des siècles. Le pire, c’est qu’elle adore ça. »

Il leva son verre vers l’horizon, vers ce lointain pays qui, une fois encore, se prenait pour Jeanne d’Arc. 

«Slàinte, Mc Ron du Sud. Essaie de ne pas déclencher l’article 16 avant le digestif. On a encore des whiskies à finir ensemble…






mardi 14 juillet 2026

Léa Salamé ou comment éviter les sujets qui fâchent !

Léa Salamé ou comment éviter les sujets qui fâchent !

(*)

Hier soir, sur le plateau du 20h de France 2, Léa Salamé recevait Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Le décor était parfait : feux de forêt, canicule, dispositif XXL pour le 14 Juillet, menace terroriste dix ans après Nice. Du lourd, du concret, de l’actualité brûlante qui a même fait l’objet d’un communiqué de presse, cinq jours avant (*)

Pourtant, au milieu de cet échange policé, un éléphant énorme est resté a traversé le studio sans être vu ou entendu  : le projet de loi RIPOST, ce texte sécuritaire qui fait rage à l’Assemblée nationale et sur lequel le ministre lui-même est en première ligne. L’incompréhension pouvait du reste se lire sur le visage du ministre, qui s’attendait à des questions sur cette actualité brillante (sans jeu de mot !)

Raté. Totalement passé à côté…soigneusement évité.

Pendant que les députés s’écharpent depuis des jours sur ce projet – motions de rejet, centaines d’amendements, accusations de « logique répressive » venue de la gauche, surenchère de la droite extrême - rétablissement in extremis par le gouvernement de mesures sur l’anonymisation des policiers, les LAPI étendus, les drones, les visites domiciliaires, la criminalisation des free parties ou l’usage du protoxyde d’azote - Léa Salamé a préféré les feux de forêt et les chiffres de mobilisation.

On ose à peine le dire : c’est un tour de force. Interroger un ministre de l’Intérieur en plein examen parlementaire d’un texte qui divise profondément la représentation nationale, qui soulève des questions lourdes sur l’équilibre entre sécurité et libertés, sur la surveillance de masse et sur l’efficacité réelle de cet « empilement » de mesures, et ne pas en dire un mot ? C’est du journalisme en mode drone d’évitement.

RIPOST n’est pas un texte mineur glissé dans un coin de l’ordre du jour. C’est un arsenal législatif présenté comme la réponse immédiate aux incivilités du quotidien, mais critiqué pour son caractère répressif par une partie de l’opposition, salué (et durci) par l’autre. Le ministre y investit du temps, des amendements, de l’énergie politique. Face à lui, ce fut donc silence radio sur ce projet de loi qui occupe l’hémicycle au même moment.

On nous rejoue la partition classique : on parle des conséquences visibles (les incendies, les rodéos sauvages…), mais on évite soigneusement les outils législatifs que le pouvoir met en place pour les traiter. On évoque la mobilisation des 80 000 policiers et gendarmes, sans jamais demander si les nouvelles prérogatives que RIPOST leur promet (anonymisation, algorithmes, contrôles élargis) changeront vraiment la donne ou si elles risquent, comme le craint la gauche, de grignoter un peu plus les libertés publiques.

Léa Salamé n’est pas la première à pratiquer l’interview sélective mais quand le sujet du jour est précisément la sécurité intérieure, quand le ministre en face est celui qui pilote le texte à l’Assemblée, l’omission devient assourdissante. Ce n’est plus une simple ellipse journalistique, c’est une absence qui parle….encore heureux qu’elle ne lui a pas demandé « et vous ça va » ! 

Pendant que la gauche de l’hémicycle bataille pied à pied contre ce qu’elle juge être une fuite en avant répressive, que le RN revendique la paternité idéologique de certaines mesures et que la majorité tente de sauver les meubles, sur France 2 à l’heure de grande écoute ? Rien. Le néant poli sur RIPOST.

Cette omission méritait bien une riposte et pourtant….

Noir c’est noir mais gris c’est censuré !

Noir c’est noir mais gris c’est censuré !

Le blog CGC Medias avait déjà eu l’occasion de citer l’une des analyses de JBG particulièrement pointue qui tourne aujourd’hui de manière virale sur le réseaux sociaux. L’un de ces derniers articles qui décortique le rapport du Sénat sur les « zones grises de l’information » (publié autour du 8-9 juillet 2026) mérite également d’être aini relayé. Ce rapport, issu d’une mission d’information de la commission de la culture (rapporteurs : Laurent Lafon, Agnès Evren et Sylvie Robert), formule 56 recommandations destinées soi-disant à « mieux réguler l’information dans l’espace numérique et protéger le débat public. Cette bonne blague !

Supposées problématiques principales qu’ils disent avoir identifiées (tout à mettre au conditionnel évidemment)

La frontière s’estompe entre information, opinion, divertissement, publicité et communication à cause des plateformes (Facebook, YouTube, TikTok…), des influenceurs et de l’intelligence artificielle.

Les citoyens s’informent de plus en plus via les réseaux sociaux plutôt que les médias traditionnels.

Le modèle économique de la presse est en crise (publicité captée par les GAFAM).

Risque majeur d’ingérences intérieures (manipulations venant de l’intérieur du pays, pas seulement étrangères) avant l’élection présidentielle de 2027.

Les algorithmes favorisent les contenus choquants, polarisants ou mensongers pour maximiser le temps passé en ligne.

Leurs principales recommandations 

- Création d’un observatoire indépendant de la désinformation (avant 2027), équivalent intérieur à Viginum (qui se concentre sur les ingérences étrangères). Un de plus payé par les Français alors que le Pays est en situation de quasi faillite !!

- Renforcement des pouvoirs de l’Arcom (notamment vis-à-vis des très gros créateurs de contenus / influenceurs). L’agence qui coûte 50 millions d’euros à l’État chaque année, c’est-à-dire à l’ensemble des citoyens pourrait alors voir son budget augmenter de 10 ou 20 millions supplémentaires.

- Meilleure responsabilisation des plateformes (algorithmes, modération, transparence).

- Soutien économique à l’information de qualité : fonds alimenté par les amendes (CNIL, Arcom), protection des droits voisins, aide aux créateurs de contenus respectant des critères éditoriaux. Autrement, dit les sanctions que sera amenée à prendre l’Arcom mais uniquement contre le privé !!!

- Encadrement de l’IA : soumettre les gros outils d’IA aux obligations du DSA (Digital Services Act), lutte contre les « hallucinations » et les sites d’info entièrement générés par IA. 

Les sénateurs prévoient de déposer une proposition de loi à la rentrée pour traduire une partie de ces mesures dans le droit français.

Hallucinant…Le PS pourrait même voter pour eux ! 

Le rapport est sciemment alarmiste sur les vulnérabilités démocratiques mais propose des solutions (régulation européenne + mesures nationales, soutien à la presse et aux créateurs responsables) qui n’auront probablement Qu’un seul effet, celui d’une censure encore plus appuyée.

En résumé, il s’agit d’un plaidoyer pour organiser une forme de tutelle/encadrement de l’information libre face aux bouleversements numériques chantés sur tous les toits, tout en faisant mine de protéger le pluralisme et la qualité journalistique. C’est cette insistance sur la nécessité qu’il y aurait d’agir rapidement que relaie JBG avec justesse dans son papier.

lundi 13 juillet 2026

France Télévisions : « Streaming First »… mais Tour de France Last !

France Télévisions : « Streaming First »… mais Tour de France Last !

Ah, le slogan magique. « Streaming First ». On l’a entendu sortir de la bouche de Delphine Ernotte comme une promesse révolutionnaire : France Télévisions, enfin à la pointe du numérique, moderne, agile, prête à conquérir les écrans des jeunes et des moins jeunes en direct (jusqu’à une certaine limite !) en replay instantané, partout, tout le temps. Le futur est arrivé, camarades !

Sauf que… quand il s’agit du Tour de France, c’est plutôt « Streaming Last ». Voire « Streaming Away».


Vous avez suivi l’étape du jour sous un soleil de plomb ? Bravo. Maintenant, rangez votre vélo et prenez votre mal en patience. Comptez cinq, six heures, parfois plus, avant de pouvoir revoir l’intégralité de l’étape sur le service public. Le temps que les images soient « traitées », « encodées », « validées », ou qu’un valideur ait validé .Pendant ce temps-là, sur les plateformes payantes (Amazon Prime, d’autres sites spécialisés ou même certains flux étrangers), les images sont disponibles quasi instantanément.

C’est beau, la modernité à la française.

On nous vend du « service public » avec des milliards d’euros de redevance et de subventions, et on nous livre un replay avec le retard d’une cassette VHS des années 90. Le Tour, joyau du patrimoine sportif national, traité comme un contenu secondaire qu’on balance quand on a le temps. Pendant ce temps, les abonnements payants raflent la mise : ceux qui peuvent payer ont le direct et le replay immédiat. Les autres ? Ils attendent, comme de bons contribuables.

Ernotte aurait mieux fait de se taire.

Au lieu de balancer des slogans marketing vides de sens (« Streaming First »), elle aurait pu investir dans une vraie infrastructure technique digne de ce nom. Au lieu de parader sur les plateaux en promettant la révolution numérique, elle aurait pu s’assurer que le plus grand événement cycliste du monde ne soit pas diffusé avec la réactivité d’une administration préfectorale un vendredi après-midi.

Mais non. On préfère le bla-bla. Le grand écart permanent entre le discours progressiste et la réalité archaïque. France Télévisions : où le « First » est réservé aux powerpoints et le « Last » aux téléspectateurs.

Prochain slogan proposé ?

« Service Public First… Expérience Utilisateur Last. »

Le Tour de France mérite mieux que cette condescendance technologique. Les Français aussi. Et Delphine, si tu lis : la prochaine fois que tu ouvres la bouche sur le streaming, pense à tous ceux qui rafraîchissent leur page à 23h en attendant que ton replay daigne apparaître.

Ça pique, hein ? C’est normal. La vérité, ça brûle parfois plus fort que le soleil sur le Ventoux.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

« We ❤️ Québec » mais pas France 2 visiblement !

« We ❤️ Québec » mais pas France 2 visiblement !

Ah, le service public et son célèbre « don décryptage, son recul, ses analyses et ses vérifications systématiques » chanté par Delphine Ernotte. Dimanche 12 juillet 2026, dans le magazine 20h30 de Laurent Delahousse sur France 2, on célébrait l’amour France-Québec. Le titre choisi ? « We ❤️ Québec », en anglais.

En gros plan, pour illustrer le sujet ? Le drapeau canadien, avec sa feuille d’érable rouge. Pas le bleu et blanc avec la leur de lys du Québec….non.

Une confusion aussi basique qu’insultante. Le Québec n’est pas le Canada. Il assume fièrement son identité distincte, sa langue française et sa culture et entretient d’ailleurs une Délégation générale à Paris précisément pour cela. Voir France Télévision amalgamer les deux symboles nationaux dans un reportage censé rendre hommage au Québec, c’est un niveau de négligence rare qui frise l’inculture. 

Chacun imagine aisément les têtes de la Délégation générale du Québec à Paris ! On les comprend parfaitement.

Cette erreur n’est pas une simple et nouvelle erreur. C’est le symptôme d’une paresse intellectuelle chronique : on parle du Québec sans prendre deux secondes pour vérifier son drapeau, son identité, sa réalité. On titre en anglais pour célébrer une relation francophone alors que la charte de France Télévisions indique que le français doit partout prévaloir. On affiche le symbole fédéral canadien pour représenter une nation qui se bat depuis toujours pour ne pas être diluée dans l’ensemble canadien.

France 2 a réussi l’exploit de rater son hommage dès l’image d’ouverture. On attend désormais les excuses en bonne et due forme… et surtout un peu plus de sérieux la prochaine fois qu’on prétend parler d’un peuple frère.

Dire que les deux sénateurs vient, les Brisson veulent faire de l’info, « le vaisseau amiral de France Télévisions »!!

dimanche 12 juillet 2026

La télévision publique que Delphine Ernotte a mise à mort en moins de dix ans…

La télévision publique que Delphine Ernotte a mise à mort en moins de dix ans…

Voilà à quoi mène une décennie ernottienne à France Télévisions organisée plus comme un fief idéologique que comme un service public. 

Résultat : près de 2,5 milliards d’euros par an prélevés depuis trois ans via la TVA sur l’ensemble des Français pour une offre de plus en plus contestée, des audiences en berne face aux plateformes comme à la concurrence et une ligne éditoriale qui sent souvent le parti pris.

Depuis son invraisemblable premier parachutage à l’été 2015, l’information publique s’est trop souvent muée en machine à orienter le débat plutôt qu’à l’éclairer. On y a vu une focalisation obsessionnelle sur certains combats sociétaux, un traitement asymétrique des sujets sensibles et une propension à marginaliser les voix dissonantes. Plus d’une demi douzaine de directeurs de l’information se sont succédés sur cette période, tous dégagés les uns derrière les autres par celle qui claironne, à tour de déclarations,  que « le groupe public est leader dans tous les domaines »!  Franceinfo, censée être le fer de lance, en est devenue le symptôme d’un service public qui préfère « faire barrage » plutôt que refléter le pays réel.

La gestion ? Catastrophique. Doublons structurels, accords sociaux hors-sol, dépenses contestables, et une incapacité chronique à s’adapter à l’ère numérique. Dix ans de déni, de postures et de mépris face aux critiques pourtant légitimes. Ce n’est jamais la faute de l’intéressée mais toujours celle des autres.

Conséquence: les sénateurs Max Brisson et Cédric Vial proposent un « cap rationnel » : faire de Franceinfo qui, rappelons-le, n’est parvenue en dix ans qu’à grignoter quelques dixièmes de pourcentage d’audiences pour se situer, quasiment toujours en dessous en dessous du 1%, le vaisseau amiral de l’information !!!! Rien que ça. Hallucinant. 

Les deux parlementaires qui disent leur approche « sérieuse et mesurée, visant à sauver ce qui peut encore l’être », de préciser qu’il conviendra de «clarifier le périmètre, supprimer les doublons, imposer une gouvernance responsable et faire des économies ciblées » !!!! Allo, la terre…

Essayons d’être lucides : en aucun cas, cet étrange projet ne permettrait de réorganiser le groupe et surtout de faire que France Télévisions créée par Hervé Bourges retrouve ses lettres de noblesse.

La réponse ne passe plus par une réforme de plus, un énième groupe de travail ou un contrat d’objectifs forcément mal révisé et qui sera dévoyé dès son hypothétique signature. Le mal est profond, incarné et structurel. Il porte un nom : Delphine Ernotte, parachutée en 2015 et qui, depuis, a tout fait pour flinguer le groupe de l’intérieur…avec un sectarisme éditorial consommé, un aveuglement managérial sans pareil et surtout un refus obstiné de toute remise en question !

Tant qu’elle restera aux commandes, toute réforme sera vaine : un emplâtre sur une jambe de bois, un exercice de com’ pour préserver celle disait « fondre  devant Emmanuel Macron et vaincre sa timidité » lors de la remise d’un prix, séquence raillée sur le Net devenue virale depuis. 

La seule décision qui vaille aujourd’hui, la seule qui permette un vrai sursaut, c’est son départ immédiat. Sans cela, Brisson, Vial et tous les esprits contestataires qui s’y attellent perdront leur temps. On ne réforme pas une maison en ruine tant que l’incendiaire y habite encore.

Il est temps de tourner la page Ernotte. Le service public mérite mieux. Les Français aussi.