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samedi 27 juin 2026

À quelques mois de la présidentielle, ça sent la mise au pas… Mais pour qui et pourquoi ?

À quelques mois de la présidentielle, ça sent la mise au pas… Mais pour qui et pourquoi ?

Voilà où dix ans d’Ernotte nous ont conduits. Une France Télévisions hors de contrôle, tant financièrement qu’éditorialement. Près de 25 milliards d’euros dépensés sur la période, selon les chiffres officiels des organes de contrôle de la République que sont l’Inspection générale des finances (IGF) et la Cour des comptes qui dénoncent dans leurs rapports successifs, «l’impasse budgétaire » dans laquelle se trouve le groupe qui correspond quasiment à une faillite en matière de droit des entreprises. Une télé publique qui n’a jamais rimé avec Orange… et encore moins avec son ex-salariée !

Et pendant qu’on gaspillait l’argent du contribuable à ce rythme industriel, on nous promettait toujours la même chose : exemplarité, impartialité, pluralisme. Tu parles !

En 2017, Emmanuel Macron arrivait en sauveur, promettant une « République exemplaire ». Des mots grandiloquents, une main sur le cœur, la tête dans les étoiles : « transparence, moralisation, exemplarité partout » et surtout, il martelait « l’importance sacrée de la liberté d’expression, ce pilier de notre démocratie, ce rempart contre l’arbitraire. »

Presque dix ans ans plus tard, que reste-t-il de ces belles promesses ? Un technocrate de haut vol, Bruno Lasserre, ex-vice-président du Conseil d’État qui ne tarit pas d’éloges sur le toujours chef et qui, convoqué au Sénat, nous explique doctement comment « garantir l’impartialité » de l’audiovisuel public.

Traduction : comment mieux cadrer, mieux surveiller, mieux « équilibrer » ce qui passe encore pour une information libre quand elle est financée par vos impôts. Obligation de prudence sur les réseaux sociaux pour les journalistes du service public, comités d’éthique renforcés avec les crocs de l’Arcom, devoir de réserve déguisé, exemplarité imposée à sens unique. Le service public doit « faire plus et mieux », disent-ils. Rassembler, pas diviser. Être neutre… ou se taire.

Exemplaire, vraiment ? Exemplaire de contrôle ? Exemplaire de mise au pas ? On promettait une République irréprochable, on nous livre une République où l’on renforce les outils de régulation juste avant l’élection, comme par hasard. On défendait la liberté d’expression comme un absolu, on la transforme en liberté sous conditions : « exprimez-vous, mais avec prudence, pour ne pas nuire à l’image d’impartialité ».

C’est beau sur le papier. C’est la vieille ficelle : on ne censure pas, on « garantit l’impartialité ». On ne muselle pas, on « restaure la confiance ». On ne trahit pas les promesses de 2017, on les « adapte » aux réalités du terrain – c’est-à-dire aux besoins du pouvoir et de son narratif.

Parce que quand une part croissante des Français doute du biais militant de France Télévisions ou de Radio France, la réponse n’est pas plus de pluralisme réel, plus de contradictoire honnête. Non. La réponse, c’est plus de règles, plus de comités, plus de surveillance. Pour que le service public arrête d’être un « audiovisuel de combat »… et devienne un audiovisuel de combat officiel, labellisé neutre par décret.

Emmanuel Macron s’était engagé à l’exemplarité et à la liberté. On nous livre la mise au pas et la muselière de velours. À quelques mois de 2027, le timing est parfait. On prépare le terrain, on normalise l’idée que le journaliste du service public n’est pas un citoyen libre mais un agent de l’équilibre républicain. Demain, ce sera pour les autres….voire pour les militaires face à « la guerre qui se prépare sur notre continent pour 2029 », à écouter Ernotte lors d’un récent séminaire parisien !!

Quels autres du reste ? Car la liberté d’expression perdue pour les uns, le sera également pour celles et ceux qui seront alors dans l’opposition, si ce principe consacré par les textes pour laquelle défile de nombreux peuples européens aujourd'hui, a encore un sens dans dix mois !

La République exemplaire ? Elle n’est exemplaire que dans l’art de préparer les chaînes pour tout le monde. Réveillez-vous. Ce n’est pas l’impartialité qu’ils cherchent. C’est le contrôle du récit avant que le peuple ne parle trop fort. Et ils le veulent maintenant.

vendredi 26 juin 2026

La charge de Gérard Larcher contre l’Arcom d’Ajdari : entre censure et omerta.

La charge de Gérard Larcher contre l’Arcom d’Ajdari : entre censure et omerta.

« Où va notre Pays ? » a dû se demander hier, Gérard Larcher qui s’est payé le toujours patron de l’Agence  d’État qui coûte à elle seule, environ 50M€/an aux Français. 

Qu’est allé dire le président du Sénat, en substance, sur CNews ? 

Assez  de cette comédie républicaine ! L’Arcom, cette prétendue autorité « indépendante » pilotée par Martin Ajdari, n’est rien d’autre qu’un outil de pouvoir aux ordres, un éteignoir sélectif qui muselle les uns pendant que d’autres jouissent d’une impunité totale. Un scandale qui dépasse encore la partialité et la complaisance.

Ce même Martin Ajdari, aujourd’hui juché sur son perchoir régulateur qui était aux commandes à France Télévisions lors d’affaires graves de harcèlement et d’agressions sexuelles. Des faits qui tombent sous le coup de la loi, étouffés, minimisés et surtout enterrés, à la même époque où France Télévisions voyait son label diversité, une fois encore repoussé. Ce dirigeant n’avait alors pas jugé utile, à l’époque, de saisir le procureur de la République comme l’exige l’article 40 du Code de procédure pénale. Obligation légale pour tout fonctionnaire détenant des informations sur des infractions pénales ? Balayée d’un revers de main. Silence radio. Omerta de service public.

Il y a peu, face à la commission d’enquête, quand on lui met le nez dans ce passé nauséabond, il se défausse, il temporise, il explique….mais surtout : il ne démissionne pas. Pas un mot de contrition, pas un geste de dignité. L’ex-directeur de Cabinet de la ministre de la culture, Aurélie Filippetti,  reste agrippé à son poste, continuant de donner des leçons de morale et de déontologie à tout le monde, particulièrement à ceux qui dérangent le narratif officiel.

Quelle indécence ! On nous serine que l’Arcom protège les victimes, la dignité des femmes, le respect dans l’audiovisuel…avec un président qui a perdu la mémoire sur des agressions au sein même de la maison France Télévisions! Pire, qui ose encore menacer, sermonner et sanctionner ! 

C’est le monde à l’envers : le censeur a un cadavre dans le placard, l’arbitre a triché, le gardien de la vertu a regardé ailleurs quand il fallait agir. Martin Ajdari incarne à la perfection cette République des élites intouchables : on protège le système, on étouffe les scandales internes, on tape sur les médias qui déplaisent, et surtout, on ne démissionne jamais.

L’Arcom d’Ajdari n’est plus un régulateur…Elle censure au nom de la vertu ceux qui osent débattre librement et protège les siens quand le scandale touche le cœur du système. Voilà où nous en sommes après dix ans de grignotage démocratique : un président d’autorité dite « indépendante » qui incarne à lui seul l’impunité des élites et l’hypocrisie d’un appareil qui ne supporte plus la contradiction et à qui la dignité commanderait pourtant un geste: qu’il rende son tablier !

Le Sénat, gardien des libertés et des équilibres républicains, ne se taira pas… semble dire Gérard Larcher. 

La France mérite mieux qu’une Arcom transformée en officine de protection mutuelle et de censure à sens unique.

En un mot comme en cent, c’est le ras-le-bol de cette hypocrisie institutionnelle que Gérard Larcher est allé dénoncer sur le plateau de la chaîne d’information en continu. 

P.S: au moment où nous écrivons, nous découvrons la dernière incartade de Jean-Pierre Raffarin révélée par Médiapart…là aussi, il y a de quoi s’indigner, monsieur Larcher 










SOLIDARITÉ DE LA CGC MÉDIAS AVEC LES SALARIÉS DES CHAÎNES LOCALES BFM.

SOLIDARITÉ DE LA CGC MÉDIAS AVEC LES SALARIÉS DES CHAÎNES LOCALES BFM.

IL y a quelques jours, Le Parisien faisait état de la possible mise en vente des neuf chaînes locales (BFM Alsace, BFM Lyon, BFM Marseille Provence, BFM Grand Lille, BFM Grand Littoral, BFM DICI Alpes du Sud / Haute-Provence, BFM Toulon Var, BFM Nice Côte d’Azur et BFM Normandie) voire du risque d'une fermeture d’ici la fin 2026 !


Chacun imagine la très vive inquiétude pour les journalistes, les techniciens, les personnels administratifs et tous les professionnels qui font vivre ces médias au quotidien.

Au-delà des conséquences humaines et sociales dramatiques pour les salariés concernés (environ 125 emplois), cette situation illustre les graves difficultés que traverse aujourd’hui le secteur des médias : concurrence accrue, évolution rapide des usages et modèles économiques de plus en plus fragiles.

Dans ce contexte, nous tenons à réaffirmer notre attachement profond au pluralisme de l’information et à l’information de proximité. La diversité des médias, des regards et des voix constitue une richesse essentielle pour nos territoires et pour la démocratie.

Ces chaînes locales ont su trouver leur place dans le paysage audiovisuel régional. Derrière chacune d’elles, ce sont avant tout des femmes et des hommes engagés qui travaillent chaque jour pour informer les habitants de leur région.

Nous adressons un message de soutien chaleureux à l’ensemble des salariés des BFM Locales et espérons que toutes les solutions permettant de préserver l’activité, les emplois et cette offre d’information locale seront activement étudiées dans les semaines à venir...

La solidarité entre professionnels de l’information doit plus que jamais primer dans cette période d’incertitude.

L'ensemble des représentants de la CGC dans l'Audiovisuel public toutes régions et territoires confondus apporte son soutien aux femmes et hommes qui mettent toute leur énergie et tout leur cœur au service de la proximité.

jeudi 25 juin 2026

Balanant et son Manifeste de l’Entre-Soi

Balanant et son Manifeste de l’Entre-Soi.


Le contre-rapport Balanant ? Du vent. Du vent breton, humide, tiède et parfaitement inutile, comme une averse d’été sur une plage déjà trempée.

Après des mois à hurler que le rapport sur L’audiovisuel public était « à charge », « sans analyse objective » et surtout animé par la funeste volonté de « casser l’audiovisuel public », le député centriste nous pond 70 pages de pur réflexe pavlovien. Un long préambule victimisant sur le contexte méchant, des dénonciations déjà servies mille fois, et des « angles morts » si profonds qu’on se demande s’il n’a pas simplement dormi pendant les auditions.

Ce pavé de bonne conscience macron-compatible est l’archétype du document politique creux : on défend l’indéfendable, on parle de « réflexion sur le numérique » comme si c’était une idée révolutionnaire en 2026, on recycle les vieilles lunes sur la « mission de service public » et on fait semblant de proposer des choses sérieuses pour mieux enterrer toute idée de réforme réelle. Résultat : un brouillard rhétorique destiné à protéger le statu quo, les copains de Radio France et de France Télévisions mais également ces grosses boîtes de productions « amies » qui se comptent sur les doigts d’une main s’arrangeant pour capter environ un tiers de l’enveloppe proche du milliard concernant cette dernière (tous programmes confondus).

Pendant que les Français se serrent la ceinture, que les factures explosent et que les chaînes publiques accumulent les déficits et les biais, Balanant nous sert la grande messe habituelle : « Ne touchez à rien, c’est sacré ! » Stabiliser les budgets, sanctuariser les journalistes, renforcer les synergies… Autant de formules creuses pour perpétuer le statu quo d’un système coûteux, déconnecté et souvent partial.

Ce n’est pas un contre-rapport. C’est un plaidoyer corporatiste, une opération de sauvetage des élites médiatiques par un élu du système. Là où le rapport Alloncle osait pointer les dysfonctionnements, les gaspillages et les manquements à la neutralité, Balanant répond par l’indignation morale et la victimisation. 

Un traité de l’entre-soi où le service public audiovisuel devient soudain un « rempart démocratique » que personne n’aurait le droit de critiquer sans passer pour un barbare.

Balanant ne démonte rien, il esquive. Il ne propose pas, il esquinte l’audace des autres. Son texte n’est pas un contre-rapport, c’est un contre-feu. Un vulgaire exercice de communication pour dire « moi je suis le gentil qui protège la culture » pendant que le service public continue sa lente noyade ernottienne dans le militantisme, le gaspillage et l’irréalité.

Bref, 70 pages pour confirmer ce qu’on savait déjà : quand un centriste veut défendre l’audiovisuel public, il sort le parapluie au lieu du scalpel. Du vent, donc. Et du vent qui sent le renfermé.

À classer directement dans la catégorie « littérature de défense d’intérêts » – avec les autres rapports oubliés qui dorment sur les étagères de l’Assemblée…

Quant aux réactions de celles et ceux qui ont lu l’article du Figaro qui en fait état, elles sont sans appel…En voici quelques-unes :

« On s’en fout royalement. »

« Dans un pays qui s’effondre, voilà l’urgence ? »

« Encore un défenseur du château fort intouchable. »

« Balanant ne défend pas la démocratie, il défend son monde. »

«  Pendant ce temps, la dette explose et la note continue d’être envoyée aux Français. »

« Assez de l’entre-soi qui mine notre Pays et le place au 27ème rang des 27»  

« Assez des rapports qui protègent l’indéfendable. »…..


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Le Grand Barnum des Contrats Fantômes pour l’Audiovisuel public reprend du service !

Le Grand Barnum des Contrats Fantômes pour l’Audiovisuel public reprend du service ! 

Ou comment Catherine Pégard réinvente la poudre à canon budgétaire et l’eau froide !

Ah, mes chers compatriotes, quel bonheur de vivre dans ce pays où la parodie a encore sa place comme le démontre ce guide officiel intitulé « Comment boire de l’eau ? ». Cinq étapes précises (*) : prenez un verre propre, remplissez-le, approchez-le de votre bouche, inclinez légèrement et avalez. »…

(*)

Après avoir survécu à des décennies sans savoir comment ingurgiter un liquide, les Français peuvent enfin respirer : Big Brother veille non seulement sur nos retraites, nos impôts et nos écrans, mais aussi sur notre télévision !

Demain, un fascicule « Comment respirer sans suffoquer » ? Après-demain, « Comment cligner des yeux sans se fatiguer » ? Puis dans les jours qui viennent, « Comment promettre des réformes dans une situation de quasi faillite sans jamais sanctionner les responsables ? »… et ça malheureusement ce n’en est pas une…de parodie !  

L’État bêtifiant est en pleine forme créative.

Approchez mesdames et messieurs les contribuables…Le cirque de l’audiovisuel public va recommencer et cette fois, la nouvelle dompteuse en chef s’appelle Catherine Pégard. Avec ses notes qu’elle lisait au printemps devant les sénateurs et une deadline en toc, elle promettait , la main sur le cœur, de « présenter au Parlement à l’été » les nouveaux Contrats d’Objectifs et de Moyens de France Télévisions. Ils sont supposés fixer les priorités, les missions de service public et les moyens pour les années à venir (ex. 2027-2030). 

Catherine Pégard aurait multiplié les échanges avec l’ex-Orange  pour « accélérer les réformes et les économies, dans un contexte de tensions budgétaires » [Lesquelles ? Puisque rien n’est arrêté !!] après le rapport parlementaire (commission Alloncle). Elle disait souhaiter une présentation transparente au Parlement, sans contourner les instances. 

Seulement voilà, l’Assemblée  nationale siège cette semaine (du 22 au 26 juin notamment, avec séances publiques prévues) -  La session ordinaire 2025-2026 se termine fin juin, avant la pause estivale - et il n’y a pas (à ce stade) d’inscription à l’ordre du jour d’une présentation/débat spécifique sur les COM de France Télévisions et Radio France. Nous sommes quasiment fin juin et le Palais Bourbon plie bagage pour la pause estivale, et… rien. Nada. Pas l’ombre d’un débat, pas l'ombre d'un débat !

Une pirouette ? Allons donc. Une manœuvre politique bien rodée : annoncer la transparence pour mieux l’enterrer… de préférence, juste avant les grandes vacances d’été pour que tout le monde ait oublié à la rentrée ! Comme ses prédécesseurs, la ministre agite le chiffon rouge des « réformes accélérées », des économies « courageuses » et des « priorités stratégiques » qu’Ernotte est venue lui promettre sans qu’elles soient tenues depuis ces 10 dernières années. Traduction : on va encore signer un pavé bureaucratique que personne ne lira, que tout le monde oubliera, et surtout que personne ne respectera.

C’est bien là le propre du système : les COM sont aux promesses ce que la météo est à la mode – on en parle tous les ans, ça change tout le temps et au final on se retrouve trempé jusqu’aux os avec la même gabegie. Des milliards d’euros de redevance, de TVA aujourd’hui (et de dotations) jetés dans le gouffre d’une machine qui produit de l’impartialité sélective, du divertissement essoufflé et des économies en trompe-l’œil que l’ex-Orange trois scénarios choc ? Magnifique. On les rangera soigneusement dans un tiroir, à côté des COM précédents, jaunis par le temps et l’indifférence.

Le gouvernement s’apprête donc à profiter de l’aubaine : signer en catimini (ou presque) un contrat qui, comme tous les autres, finira en lettre morte. Pas de rallonge budgétaire affichée, bien sûr – il faut sauver les apparences de la rigueur ! - mais les chaînes continueront leur petit bonhomme de chemin, fusions fantasmées, plans de départs volontaires (c’est-à-dire obligatoires pour les autres), et surtout, surtout, la même absence de résultats mesurables…le tout en préservant, les enveloppes versées aux trois plus grosses sociétés de productio amies qui travaillent avec France Télévisions (Mediawan, Banijay et Together Medias) en situation de quasi monopole. Ernotte serait d’ailleurs venue présenter trois scenarii concoctés par ses équipes pour servir ses intérêts…

Un peu comme si un condamné venait avec trois options de peines légères afin que le tribunal puisse choisir l’une d’entre elles !!

Bravo, madame la Ministre. Vous avez compris la règle d’or de ce quinquennat finissant : promettre le contrôle parlementaire quand l’hémicycle ferme ses portes, et exiger des « efforts » que l’on sait d’avance illusoires. Le service public ? Un service privé de toute exigence, financé par le public, géré par l’entre-soi ! Le soi-disant contre rapport Balanant synonyme de vide sidéral, en est la preuve flagrante…(article à venir sur le blog)

Du reste, il se murmure que les décrets seraient déjà prêts…Et pendant ce temps, le contribuable, ce grand naïf, continue de payer. Pour du vent. Pour des COM qui ne sont jamais que des COM aussi vite oubliés que signés !

La prochaine fois, épargnez-nous au moins la comédie de la « présentation à l’été »...en fait, vous ne serez plus là ! On sait comment ça finit : en automne c’est pourri et en fin d’année c’est catastrophique…comme toujours depuis l’été 2015 avec pourtant, en 2017, les propos aux vitriol du Chef de l’État sortant « La gouvernance de France Télévisions, c’est la honte de la république »

mercredi 24 juin 2026

La vraie raison de la grève : protéger les uns en bloquant tout !

La vraie raison de la grève : protéger les uns en bloquant tout ! 

La direction du Pôle Outre-mer et en particulier Sylvie Gengoul, se retrouve aujourd’hui embringué dans une affaire où elle ne maîtrise rien. Face à une grève lancée par un trio de syndicats à Wallis-et-Futuna La 1ère, elle ne peut quasiment rien faire. Pourquoi ce blocage total, alors que les salariés disent simplement vouloir « du respect » ?

Parce que derrière les beaux discours sur le management et les phrases maladroites (« On est là pour éduquer les Wallisiens »), se cache une réalité plus gênante : une enquête interne qui vise certains comportements, dysfonctionnements ou pratiques au sein de la station. Une enquête qui dérange. Une enquête que la grève permet de ralentir, voire de stopper net.

Sylvie Gengoul est prise en étau entre les exigences de France Télévisions, les contraintes budgétaires du service public et une mobilisation locale qui paralyse l’antenne. 

Inviter le sénateur Mickaele Kulimoetoke à déjeuner n’est pas un luxe parisien mais plutôt une tentative de dialogue avec l’élu du territoire, pour trouver une issue, expliquer la situation et peut-être faire avancer les choses malgré « une station coupée en deux ».


Pendant ce temps, l’antenne du service public est perturbée. Les Wallisiens et Futuniens, chez eux, sont privés d’une information normale et les arguments officiels – pression, intimidation, mépris – servent surtout à justifier un mouvement qui arrange surtout ceux qui se sentent menacés par un contrôle ou une remise en ordre.

On ne peut pas tout mettre sur le dos d’un « management par la peur » quand on refuse en bloc toute enquête ou toute évaluation qui toucherait aux habitudes locales. On ne peut pas crier au manque de respect quand on empêche la direction de faire son travail d’investigation.

Sylvie Gengoul n’a pas les coudes libres : la grève l’empêche d’agir. Elle doit gérer à la fois la crise sociale, les attentes du national et les spécificités d’un petit territoire où tout le monde se connaît. Le déjeuner avec le sénateur en est la preuve : on cherche des solutions politiques et institutionnelles parce que le dialogue direct sur place est bloqué.

Les salariés ont le droit effectivement d’être respectés mais le service public a aussi le droit de fonctionner correctement, d’être géré avec exigence et de faire la lumière sur ses propres dysfonctionnements. On ne peut pas utiliser la grève comme bouclier dès qu’une enquête interne pointe du doigt des réalités embarrassantes.

E faifai peaaa…..mais à force de tout bloquer, ce sont les habitants de Wallis-et-Futuna qui paient l’addition : moins d’information, moins de programmes, et une image dégradée de leur propre station locale.

Il est temps de lever le voile. La grève n’est peut-être pas seulement une question de dignité. Elle est aussi, pour certains, une façon radicale d’éviter que la lumière soit faite.

Sylvie Gengoul est bien impuissante comme l’ex-Orange d’ailleurs. Les grévistes, eux, ont choisi de tout arrêter. La différence est de taille.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Enfin, le silence du siège de France Télévisions, inquiète sur place. La Dépêche de Nouméa qui a sorti un article sur la grève alimenté visiblement par les grévistes a eu pour effet de jeter de l’huile sur le feu, reprenant les propos calomnieux sur les banderoles et partagés sur les RS après la publication de cet article…A tel point qu’à 23000 kilomètres de la capitale, la sécurité du directeur régional pourrait être en jeu…



mardi 23 juin 2026

L’Indépendance de France Télévisions ? Mes fesses !

L’Indépendance de France Télévisions ? Mes fesses !


Ah, l’indépendance ! Ce mot magique, ce sésame incantatoire, ce totem d’immunité suprême que brandissent comme un crucifix les chevaliers blancs de l’audiovisuel public dès qu’on ose lever un sourcil sur leur propagande subventionnée. France Télévisions, ce joyau de la République, ce phare de l’objectivité journalistique… payé par nos impôts, nos redevances, notre TVA et nos sueurs de contribuables. Indépendante, disent-ils ? Mes fesses !

Comme le souligne avec justesse Christophe de Voogd dans sa chronique du Figaro : « L’indépendance », un totem d’immunité pour l’audiovisuel public et la justice ? » Le spécialiste de rhétorique politique y démonte magistralement ce mantra. « Son invocation permanente permet d’abord d’exclure toute remarque légitime quant aux limites de cette indépendance, même si celle-ci est bien réelle : pouvoir de nomination, tentatives d’influence et réalités même du dispositif institutionnel… »

Traduction en langage vulgaire : ils nous prennent pour des truffes. L’indépendance ? Un paravent rhétorique pour continuer à faire la pluie et le beau temps idéologique sans jamais rendre de comptes. Nominations par le pouvoir politique (quand ça arrange), ligne éditoriale verrouillée par une caste qui se reproduit entre soi, invités triés sur le volet, débats qui ressemblent à des messes woke où l’on invite le prêcheur et ses acolytes, jamais l’hérétique. Et si un rapport d’enquête ose pointer du doigt les déséquilibres, hop ! On crie à l’atteinte à l’indépendance sacrée.

France Télévisions, c’est l’usine à consentement manufacturé. Des JT qui pleurent sur les migrants et ricanent sur les classes populaires « franchouillardes », des documentaires militants déguisés en information, des animateurs-stars qui touchent des fortunes pour nous faire la morale sur le « vivre-ensemble » depuis leurs appartements parisiens hors de prix. Tout ça financé par la contrainte fiscale. C’est beau, l’indépendance : on mord la main qui nous nourrit, et on appelle ça « service public ».

De Voogd a raison de rapprocher ce totem à celui de la justice : même stratégie. Dès qu’on critique les dysfonctionnements abyssaux (affaires étouffées, délais interminables, partialité idéologique), on est un « populiste » qui attaque les « piliers de la démocratie ». Les piliers ? Des poutres vermoulues, oui, qui craquent sous le poids de leur propre arrogance.

L’indépendance de France Télévisions, c’est comme une marionnette qui crierait à l’autonomie à chaque représentation alors que tout le monde voit les fils, sauf elle.

Pouvoir de nomination ? C’est l’Élysée ou Matignon qui place ses pions… chacun l’a bien compris. Ligne éditoriale ? Une idéologie (si tant est que le mot a encore un sens!)  hostile à toute remise en cause du modèle. Déficits colossaux ? On augmente la redevance ou on ponctionne le contribuable. Audiences en berne face à la concurrence ? On pleurniche sur le « pluralisme menacé » tout en appelant à censurer les chaînes privées qui cartonnent.

Assez de ce cirque. L’indépendance réelle, ce serait de se soumettre enfin au jugement du public payeur, à la concurrence vraie, à la transparence des 100 plus grosses rémunérations, des invitations, des biais. Pas ce bouclier rhétorique qui sert uniquement à perpétuer une caste intouchable.

France Télévisions indépendante ? Mes deux fesses bien rebondies. Et si on osait enfin les botter pour la réveiller ? Le contribuable en a ras le bol de financer son propre endoctrinement.

Christophe de Voogd l’a bien vu : le totem vacille. Tant mieux. Il est temps de le fracasser

L’Équipe: Des indignations à géométrie variable !

L’Équipe: Des indignations à géométrie variable !

L’affaire France Pierron dont on parle aujourd’hui au sein de L’Équipe est celle qui a éclaté vendredi 19 juin 2026 dans l’émission L’Équipe de choc. 

France Pierron réagissait à la déclaration de Jérémy Doku (joueur de Manchester City et des Diables Rouges) qui envisageait de quitter temporairement le groupe de la Belgique lors de la Coupe du monde 2026 pour assister à la naissance de son premier enfant. Elle a exprimé une forte incompréhension, qualifiant la naissance d’un enfant de « moment dégueulasse » où « le papa ne sert à rien, il a un rôle de figurant ». Elle a insisté sur le fait qu’une Coupe du monde est une opportunité unique et que les joueurs doivent tout sacrifier pour elle.

Ces propos ont immédiatement provoqué un énorme tollé sur les réseaux sociaux et dans les médias : accusations de sexisme, de minimisation du rôle des pères, etc. Des réactions sont venues de fans, de journalistes et même de joueurs (comme l’Anglais Ollie Watkins qui a salué le choix familial de Doku). @i 

Réactions et suites (aujourd’hui, 22 juin 2026)

•  France Pierron a publié des excuses sur Instagram/X dès le lendemain : elle a reconnu que ses propos avaient pu choquer ou blesser, expliqué qu’il s’agissait d’un avis personnel dans un débat contradictoire, et dit comprendre la réaction du public.

• Le groupe L’Équipe a publié un communiqué dimanche 21 juin au soir pour se désolidariser explicitement de ses propos (« très éloignés des valeurs du Groupe »), présenter ses excuses à Jérémy Doku et au public.

•  Conséquence immédiate : elle est suspendue d’antenne. Elle n’était pas présente ce lundi 22 juin pour présenter L’Équipe de choc. Selon certains, c’est une sanction temporaire suite au bad buzz.

L’affaire reste très chaude aujourd’hui, avec des débats sur le rôle des pères, la place des opinions personnelles à l’antenne et la gestion médiatique. Note : ce n’est pas la première fois que France Pierron fait polémique sur des sujets famille/sport (elle avait déjà réagi sur les JO et les athlètes parents). (instagram.com)


Ce qui est assez incroyable, c’est qu’il y a 6 ans le journal L’Équipe  s’était occupé via le journaliste S. Nokovich de "flinguer" le service des sports de France tv pendant et après l’affaire dite Sarlat…mais là, pas d’article après cette sortie de route ?!

Ses enquêtes et dénonciations seraient-elles à géométrie variable !