Pour Cannes 2026, le festival lance un nouveau stand …
Et ça, c’est cadeau…vendredi 15 mai 2026
La France est au bord du précipice, menacée de quitter le chemin démocratique mais Jupiter cherche son « LEGACY »!
La France est au bord du précipice, menacée de quitter le chemin démocratique mais Jupiter cherche son « LEGACY »!
Ce qui se passe à quelques mois de l’élection présidentielle est extrêmement inquiétant pour notre Pays.
Alors que le livre de Jean Peyrelevade « La France : du populisme au chaos (Odile Jacob, avril 2026) » (*) dresse un tableau très sombre de la situation française et alerte sur les risques pour la démocratie, la presse commence à relayer la dernière des préoccupations de Jupiter qui se demande - in english, of course - ce qu’il laissera après cette décennie passée ?
Son second quinquennat s’achève dans le bruit des crises et le silence des promesses non tenues et voilà Emmanuel Macron ne dort plus vraiment ! Il compte ses totems. Il scrute son « legacy »…ce mot anglais imposé à son premier cercle comme on impose une marque de luxe sur un bilan en soldes.
Ce n’est pas un mythe : les médias français et internationaux relaient bien cette angoisse croissante du passage à la postérité.
Politico, L’Opinion, Reuters et d’autres le disent sans fard : le président est « laser-focused » sur ce qu’il restera de lui. Le domestique se détricote ? Qu’à cela ne tienne, on vantera l’international. La France brûle ? On jouera les pompiers sur la scène du monde. Classique d’un règne qui finit comme il a commencé : en communication.
Et que restera-t-il, concrètement ?
Il restera d’abord la casse méthodique de l’audiovisuel public, orchestrée par l’ex-Orange dont l’intéressé déclarait, dès 2017, que sa gouvernance était « la honte de la République » avant qu’Alexis lui souffle tou l’intérêt qu’il y avait à la maintenir en place. FranceTélévisions, Radio France : des outils transformés en machines à propagande molle, aux frais du contribuable et de tous les Français depuis la suppression de la CAP (ex-redevance) et la fraction de TVA pour le financement, un monument de technocratie sur fond de gabegies systémiques et une ligne éditoriale qui sent le renouveau permanent du macronisme. On a nommé, promu, protégé et fait la part belle à une poignée de sociétés amies qui se sont copieusement, servis sur la bête. On a affaibli les contre-pouvoirs médiatiques tout en hurlant à la « réinformation ». Beau totem pour l’Histoire : un service public plus docile, moins pluraliste mais toujours plus coûteux !
L’Opinion et d’autres ont décrit ce souci obsessionnel de « réécrire sa legacy » après les échecs. Le fil rouge de la réécriture : contrôler le récit.
Il restera ensuite la dissolution joyeuse, celle que Bruno Roger-Petit, plume et porte-voix élyséen, a su habiller de grands mots républicains. Dissolution de 2024, chaos parlementaire assumé, Assemblée ingouvernable, Pays bloqué. Un coup de poker présidentiel vendu comme un acte de courage démocratique et qui s’est révélé une fuite en avant. Quand le bilan intérieur est « contesté ou détricoté », comme le note Politico en octobre 2025, on dissout. On fragilise. On laisse aux successeurs les miettes et les factures. Reuters le souligne sans complaisance : l’entourage préfère désormais parler impact international, car le domestique (dette, réformes avortées, impopularité record) est trop fragile pour être brandi.
Emmanuel Macron pousse ses ministres et ses dauphins potentiels (Attal, Philippe et consorts) à porter ce bilan comme un fardeau sacré. Un membre du gouvernement cité récemment : « Attention, il y a mon héritage et vous allez devoir le porter ». Le macronisme s’interroge déjà sur sa propre survie post-2027 (« Peut-on survivre sans Emmanuel Macron ? » titrent certains, dont La Dépêche). Le pragmatisme, le « en même temps », le dépassement gauche-droite : tout cela sonne comme une idéologie creuse une fois le fondateur parti. Un parti centriste sans centre, un mouvement sans mouvement.
Comme Sarkozy et Hollande avant lui, Macron anticipe le jugement de l’Histoire. Il annonce qu’il ne fera « plus de politique » après 2027 (Ouest-France), manière élégante de poser son propre récit avant que d’autres ne l’écrivent. On vantera l’Europe, le Moyen-Orient, quelques sommets et photos de famille diplomatiques. On oubliera pudiquement les « totems » domestiques : dette explosive, pouvoir d’achat stagné pour beaucoup, fractures sociales creusées, institutions malmenées.
Ce qu’il restera, au fond ? Une impopularité record avec près de 8 Français sur 10 qui n’en peuvent plus des promesses de rupture devenues continuité technocratique. Une obsession de la postérité qui révèle surtout l’angoisse du vide. Le président qui voulait « réenchanter » la France aura surtout réenchanter son propre mythe, à grands coups de legacy internationale pendant que l’intérieur se fissurait.
L’Histoire, elle, est cruelle avec les bilans en trompe-l’œil. Elle retiendra peut-être moins les grands discours que les images : un audiovisuel public affaibli, une dissolution qui a fracturé le pays, et un homme seul à l’Élysée, comptant ses totems pendant que son camp se demande déjà comment s’en distancier sans trop le trahir.
C’est tout ce qu’il restera, à peu de choses près…et c’est déjà incroyable.
La conclusion, elles est toute trouvée avec l’ouvrage de Peyrelevade qui décrit « cette France au bord du précipice avec une probabilité élevée de crise profonde » et prédit que « sans un "électrochoc" (réformes courageuses + changement institutionnel), le pays risque de basculer du populisme ambiant vers le chaos économique et politique, menaçant la démocratie elle-même » et craint particulièrement une victoire de l’extrême droite en 2027, dont le programme économique lui semble irresponsable et qui pourrait mener à une crise rapide (refus de prêt par les marchés, destruction de l’État de droit, pouvoir hyper-centralisé).
Comment ne pas être d’accord ?
(*)
https://youtu.be/0aOrQ5N0GrI?is=Qp4bgDCBNPV8rjze
jeudi 14 mai 2026
Un texte qui devrait plaire à la juge chargée de l'instruction pour la plainte de la CGC sur l’argent public dépensé au Majestic.
Un texte qui devrait plaire à la juge chargée de l'instruction pour la plainte de la CGC sur l’argent public dépensé au Majestic.
Ce n’est pas la première fois que l’infirmière TV piétine l’institution mais là c’est le pompon ! Depuis le début de l’année 2024 où la CGC de l’audiovisuel a déposé plainte au Pénal après les plus de 112 000 € engloutis dans les suites du Majestic à Cannes et l’enquête du parquet qui a conduit à la nomination par le doyen du juge d’instruction de la magistrate en charge du dossier seulement début 2026 (Là aussi après le troisième parachutage!), le texte qui va suivre devrait l’intéresser au plus haut point.
Delphine Ernotte, parachutée à la tête de France Télévisions en 2015 par François Hollande (malgré un profil totalement télécoms et en violation flagrante des termes de la loi de 2013), a incarné une forme de continuité où les bonnes pratiques sont optionnelles et les recommandations des contrôleurs : des suggestions polies qu’on range dans un tiroir.
L’affaire des chambres du Majestic à Cannes en est le symptôme parfait : une explication vaseuse de « barter » qui a toujours senti le bricolage comptable pour justifier un luxe indécent aux frais (indirects) du contribuable mais aussi de tous les Français avec, depuis trois ans, le remplacement de la CAP (ex-redevance) par une fraction de la TVA.
Le contexte du supposé « troc » et des alertes ignorées.
La Cour des comptes a régulièrement pointé les risques des pratiques de barter (échanges marchands ou troc publicitaire) dans l’audiovisuel public : soit-disant « invendus d’espaces pub » (alors qu'au mieux, il s’agit d’objectifs publicitaires non atteint) échangés contre des prestations [hôtels, voyages, etc...]).
Ces montages opaques posent des problèmes de traçabilité, de valorisation réelle des espaces cédés et de conflits d’intérêts potentiels. C’est d’ailleurs pour cela que la loi Sapin 2 les encadre encore plus rigoureusement. Cela n’empêchera évidemment pas le contournement des règles de sobriété et de bonne gestion des fonds publics mais au moins cela permet sa judiciarisation en cas de manquements.
En ce qui concerne France Télévisions, il s'agit du rapport de la cour des comptes juste avant celui de 2016 avait proscrits où à l'instar des contrats pluriannuels le recours à ces pratiques avait été proscrit (* le blog CGC Medias y consacre tout un chapitre)
Revenons dans le cas qui nous occupe et qui occupe la Justice, aux rapports de la rue Cambon juste avant celui de 2016 (déjà critique sur le modèle économique) qui appelaient à plus de rigueur, de transparence et, dans certains cas, à limiter ou encadrer strictement ces pratiques pour éviter les dérives. Ils ont été enterrés et surtout allègrement ignorés.
Ernotte et son équipe n’ont pas changé grand-chose. En 2023, pendant le Festival de Cannes (dont France TV est partenaire), la note s’élève à 112 123 € pour des suites au Majestic (environ 1 700 € la nuit pour six personnes sur 10 jours).
Selon France Télévisions, qui avait indiqué dans un premier temps, devant une trentaine d’élus, que cette facture était fausse et qu’elle allait mener enquête pour trouver le corbeau, La version suivante a été qu’une partie (environ 38k €) aurait été refacturée aux deux dirigeants de Brut (Together Medias) qui figuraient sur la p’tite note !
Est-il utile de rappeler que s’agissant d’échanges, il n’y a pas de note…tout au plus une compensation cash pour que les produits échangéé correspondent à l’euro-l’euro à la valeur du troc. C’est ce qu’on appelle les « soultes » prévues pour compenser l’écart entre les deux produits.
Des espaces pub contre ces nuits de luxe, en plein festival de Cannes, échanger contre quoi ? Des mélanges salés pour l’apéritif ?? Puis quoi encore ! « Pas un euro d’argent public ! », clament qualques-uns. Sauf que ces espaces publicitaires ont une valeur marchande, qu’ils auraient pu être vendus ou économisés, et que l’opération reste une dépense de fonctionnement indirecte d’une entreprise en difficulté financière chronique.
La Cour des comptes a décrit la situation financière de France TV comme « critique » ou « non soutenable » (déficits cumulés, trésorerie tendue, charges élevées), avec des appels répétés à des réformes structurelles. Continuer les palaces via troc ou pas (en l’occurrence) alors que les techniciens dorment plus loin à Mandelieu-La-Napoule (40 minutes à vélo) dans des villages-vacances et que l’entreprise accumule les déficits, c’est ignorer l’esprit (et souvent la lettre) de ces alertes.
Le symptôme Majestic : élitisme déconnecté
Cette « explication vaseuse » des chambres du Majestic est emblématique de comportements où :
• On prône la sobriété et la « représentation » pour les autres (réductions d’effectifs, économies demandées) mais…
• On s’offre des suites Prestige Mer avec vue sur la Croisette via un tour de passe-passe comptable.
• On clame que tout est fait pour banir ces pratiques depuis 2015 sans jamais vraiment assainir un modèle que la Cour des comptes jugeait déjà fragile il y a dix ans.
C’est le classique « faites ce que je dis, pas ce que je fais » de certaines élites publiques : moralité sur les plateaux, train de vie de festivalier dans les faits. Le barter n’est pas illégal en soi, mais quand il sert à justifier des excès dans un groupe structurellement déficitaire et sous contrôle citoyen, il devient le symptôme d’une impunité culturelle. On troque de la transparence contre du confort, des recommandations contre des suites à 1 700 €/nuit.
En résumé, Ernotte s’est copieusement assise sur l’esprit des contrôles de la Cour des comptes et sur les prescriptions de son ex collègue devenu commissaire européen (qu’il n’est plus depuis les dernières élections).
Le Majestic n’est pas une anomalie, c’est le révélateur d’une gouvernance où l’urgence des réformes structurelles passe toujours après le standing de la direction. Le contribuable, lui, continue de payer l’addition — directe ou via la taxe sur la valeur ajoutée mais depuis peu, ça sent le moisi plus que le caviar du Fouquet’s.
(*)
Ce que disent les rapports de la Cour des comptes
• Rapport particulier de mars 2005 (sur les comptes et la gestion de France Télévisions Publicité pour 1996-2002) : La Cour a observé des contrats d’échange d’espace publicitaire contre biens/prestations. Ces contrats créaient des risques pour la régie et le groupe (situations de dépendance). Des mesures sont supposées avoir été prises ensuite pour limiter ou suspendre ces pratiques à haut risque. (ccomptes.fr)
• chacun constate que ce ne fut à l’évidence pas le cas puisque France Télés refait le coup du barter, notamment pour des frais d’hébergement au Majestic de Cannes (le 5 étoiles du groupe Barrière) avec l’argument que cela n’engagerait pas directement d’argent public (Ben voyons!).
C’est ce qui a été répété à l’envie et sous serment devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel publique mais aussi devant les commissions de l’Assemblée nationale et du Sénat voilà une douzaine d’années.
Rappel ( source Cour des comptes)
Voici les passages pertinents extraits du document de la Cour des comptes (disponible sur leur site : « France Télévisions Publicité – Les nouveaux contrats d’échange »). Ce texte fait explicitement référence au rapport particulier de mars 2005 sur les exercices 1996-2002.
Passage principal (introduction du chapitre):
« Dans son rapport particulier de mars 2005 sur les comptes, l’activité et la gestion de France Télévisions Publicité, pour les exercices 1996 à 2002, la Cour avait observé que la régie publicitaire du groupe France Télévisions avait souscrit avec des pools d’annonceurs des contrats d’échanges d’espaces publicitaires contre des biens ou prestations de service. (#)
Cette pratique présentait un risque non seulement pour elle mais aussi pour la société holding. Après que des premières mesures ont été prises par le comité d’audit du groupe, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie a informé la Cour des décisions arrêtées pour limiter les risques actuels et pour les éliminer à l’avenir. »
(#) Il convient de rappeler, ici, que France Télévisions, étant une entreprise 100 % publique, elle ne peut en aucun cas commercialiser, quoique ce soit en dehors de la régie publicitaire (FTP) qui est seule habilitée à avoir une activité commerciale (recettes publicitaires, parrainages, etc...)…Aucun des services de France Télévisions ne peut prétendre à ce genre de pratique.
Détails sur les risques (section 2):
« Ces contrats, dont les montants dépassaient en 2003 ceux des contrats d’échange classiques […], conduisent à créer des situations de « fournisseurs obligés », qui peuvent battre en brèche les principes de mise en concurrence et de regroupement des commandes qui fondent la politique des achats du groupe. Ils peuvent également entraîner une sous-utilisation des droits d’achat des chaînes. Ainsi, au 30 novembre 2003, le solde non utilisé des droits d’achat s’établissait à 12,4 M€. »
La Cour note aussi le manque d’information du conseil d’administration et de la direction financière, ainsi que les inquiétudes des commissaires aux comptes et de l’audit interne.
Mesures prises (section 3) :
« Lors de la contradiction précédant le rapport particulier, le directeur du Trésor avait souligné qu’il était « très attaché à ce qu’il soit mis fin à la pratique des contrats d’échange » […] Dans une lettre du 21 avril 2005 (¤), le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie a informé la Cour qu’il partage son avis sur les risques et les inefficacités de gestion associés à cette pratique […] »
Des
renégociations ont eu lieu (avenant en janvier 2005) et un engagement a été
pris de ne plus signer ce type de contrats à l’avenir.
Contexte supplémentaire
(¤) Cette lettre fait suite à la procédure de contradiction avec la Cour (échanges avant la publication du rapport).
- Le ministre à l’époque était Thierry Breton (l’ex collègue de Delphine chez France Telecom).
- Elle confirme l’engagement de mettre fin ou de fortement limiter les contrats d’échanges (barter) jugés risqués.
Ce type de correspondance ministérielle avec la Cour des comptes est souvent interne et non publié au Journal officiel ni archivé publiquement de manière systématique.
(*)
mercredi 13 mai 2026
France Télévisions, temple du mépris journalistique ou le petit-déjeuner de toutes les impostures.
France Télévisions: temple du mépris journalistique ou le petit-déjeuner de toutes les impostures.
Ce lundi 11 mai 2026, l’Association des journalistes médias (AJM) organisait un petit-déjeuner « off » ou « semi-off » avec les vecteurs autoproclamés "porteurs d'info" de France Télévisions. Au menu : l'ex-primo dircab ernottien fraîchement promu directeur général adjoint en charge des offres et de la stratégie éditoriale et son acolyte Philippe Martinetti ex-délégué aux antennes et à l'offre régionale. Des journalistes « spécialisés » - des vrais, des encartés - venus écouter docilement les grands prêtres du service public leur expliquer comment on fabrique « l’information » et la « stratégie éditoriale ». Le tout en parallèle de l'opération d'enfumage maximum « streaming first » qualifiée de grande réorganisation. Chacun voit un peu le tableau.
Le scandale ? Il crève les yeux. L'ex-primo dircab ernottien n’a aucune carte de journaliste. Zéro. Nada. Son parcours ? Militant écolo pur jus, ex-EELV, directeur de campagne d’Eva Joly, conseiller de Cécile Duflot parachuté en 2015 Un apparatchik politique propulsé à la tête de milliers de journalistes sans avoir jamais écrit une ligne, monté un sujet ou tenu un micro. Il l’admet lui-même : il ne sait pas « fabriquer de l’information » [assemblee-nationale.fr] mais il décide, du coup, de ce que l'info que les Français vont pouvoir regarder ! Lunaire...
Philippe Martinetti, présent à ses côtés, complète le tableau. Même si son parcours est plus ancré dans les antennes régionales, la photo de famille reste édifiante : des dirigeants qui viennent expliquer aux vrais journalistes (ceux qui ont encore une carte) comment bien penser et bien couvrir, tout en pilotant une machine accusée de partialité chronique.
Ce détachement du petit club de la pensée unique claironne d'ailleurs tous azimuts que c’est « normal ». Que les managers ne sont pas forcément journalistes. [selon FTV, ils ne peuvent pas l'être de toute façon]. Ben voyons! Sauf que quand le service public est financé par la TVA donc tous les Français, on pourrait exiger un minimum de légitimité professionnelle plutôt qu’un pedigree de cabinet politique.
Ce petit-déjeuner pue le mépris. Le mépris de caste. Celui d’une nomenklatura médiatico-politique qui se coopte entre soi, dans des formats « off » feutrés, loin de "la masse des ignorants". Des journalistes qui se rendent à la convocation des dirigeants qu’ils sont censés contrôler. Des cadres qui n’ont jamais fait le métier qui pontifient sur « l’indépendance » et la « déontologie ». Pendant ce temps, la partialité saute aux yeux du public, les audiences s’effondrent, et on restructure en « streaming first » comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes publics.
France Télévisions incarne aujourd’hui le mépris des journalistes véritables : ceux qui bossent sur le terrain, qui vérifient, qui dérangent.
On leur préfère des stratèges issus du militantisme, promus par copinage et fidélité politique.
On les
invite à des petits-déjeuners pour mieux les domestiquer, leur faire avaler la
ligne, leur expliquer gentiment pourquoi leurs choix sont audacieux et pourquoi
les critiques de biais sont méchantes et toujours populistes.
Pauvre service public. Dirigé par des gens qui n’ont jamais connu le terrain journalistique mais qui savent parfaitement ce que le peuple doit voir, entendre et penser. Une attaque ? Non, un constat corrosif : quand les dirigeants des médias publics n’ont même pas la carte de ceux qu’ils dirigent, c’est toute la crédibilité du système qui part en vrille et le naufrage qui devient promotion collective.
Delphine Ernotte vient de se prendre une deuxième défiance en pleine poire, et que fait France Télévisions ? Elle organise la grande redistribution des strapontins aux mêmes têtes d’affiche de l’incompétence. C’est beau comme un naufrage qui se termine en plan de carrière où le seul à reculer de 2 cases est le nouvel arrivant qui ne fera plus partie du COMEX.
En résumé : Le voisin des couloirs du Majestic à Cannes dans la même instruction judiciaire que l'ex-Orange, bombardé patron de l’info avec juste la carte « je suis proche de Delphine ». C’est le nouveau profil type du journaliste de service public : zéro terrain mais maximum organigramme.
Son bras armé ? Philippe Martinetti, ex-responsable des réseaux France 3, promu enquêteur en chef sur la fameuse « confusion » Paty-Bernard du 13 octobre 2025, en charge de la soi-disant enquête sur le pourquoi du comment ! Top...
Et puis il y a Muriel Pleynet. Celle qui portait une lourde responsabilité personnelle dans ce « naufrage collectif » qu’elle a elle-même théorisé avec un cynisme rare : « une quinzaine de personnes ont possiblement failli », dixit la dame. Une quinzaine, donc personne. La charte du rectificatif adoptée en 2023 ? Oubliée dans un tiroir. Qu’importe : au lieu de sanctionner, on la nomme bras droit. Responsabilité collective = irresponsabilité individuelle. C’est la nouvelle devise maison. Diluer la faute jusqu’à ce qu’elle devienne une simple « erreur d’importance », comme on dit pudiquement quand on mélange l’assassinat de Samuel Paty et celui de Dominique Bernard en plein journal de 20 heures.
Quant à Philippe Corbé, fraîchement recruté comme directeur de l’info, il se voit déjà reculer de deux crans dans l’organigramme et viré du Comex. Bienvenue dans la maison où les vrais pros sont relégués et les fidèles promus et repromus.
Comment l'intéressé peut-il ne pas encore avoir donné sa démissions, au regard d'un tel micmac ?

On restructure, on rattache l’info aux antennes et aux programmes, on fait mine de tout changer pour surtout ne rien changer mais ce sont toujours les mêmes, toujours au même niveau, toujours protégés par la même infirmière TV.
France Télévisions ne se réforme pas, elle se reproduit. L’erreur Paty-Bernard n’était pas un accident, c’était le symptôme parfait d’une chaîne où l’on nomme des cadres qui n’ont jamais fait le métier pour diriger ceux qui le font encore (difficilement). Où l’on transforme une faute grave en « naufrage collectif » pour que personne ne coule vraiment. Où l’on répond à une défiance par une promotion. Il n'y a qu'a voir le sort réservé à Nathanaël de Rinquesen que La Lettre détaillait hier dans son article "L'éviction en catimini de Nathanaël de Rincquesen, figure de France 2"
C’est le service public version copinage : on coule ensemble, on flotte ensemble, et surtout, on se serre les coudes entre gens qui n’ont jamais eu à rendre de comptes au réel. Pendant ce temps, les téléspectateurs, eux, continuent de payer pour ce spectacle pathétique.
Il fallait y penser: faire du naufrage du Titanic, un modèle de gouvernance !
mardi 12 mai 2026
Le grand enfumage d’Ajdari: Quand la censure se pare des habits de la démocratie.
Le grand enfumage d’Ajdari: Quand la censure se pare des habits de la démocratie.
Pour celui qui est à l’origine du troisième parachutage de l’ex-Orange à France Télévisions en se fondant, écrit-il dans un invraisemblable faux intellectuel « sur ses engagements à mettre en place une comptabilité analytique préformante » (* sic), voilà ce qu’est le billet qu’il publie (¤) concernant selon lui « les débats légitimes sur le pluralisme ou l’audiovisuel public qui ne doivent pas détourner notre attention des menaces profondes qui fragilisent l’information, et avec elle notre démocratie ».
(*)
1. La diversion rhétorique : « Oui, mais regardez ailleurs »
Le texte commence par un aveu feint de légitimité (« ces débats sont importants ») sur l’audiovisuel public, la neutralité, le pluralisme et CNews, pour immédiatement les relativiser : « mais cette focalisation ne doit pas détourner notre attention des menaces profondes ».
C’est du pur enfumage. L’audiovisuel public est financé par la contrainte fiscale (TVA et autres dotations budgétaires). Les citoyens ont donc un droit légitime à exiger une neutralité réelle, surtout quand des rapports parlementaires (comme celui récemment adopté suite à la commission d’enquête sur le secteur) pointent des biais systémiques, une « diversité » qui sert de paravent à des discriminations idéologiques, et une gouvernance incestueuse. (lefigaro.fr)
Focaliser sur CNews (la bête noire de l’écosystème « progressiste ») tout en minimisant les problèmes du service public relève de la mauvaise foi. L’Arcom sanctionne volontiers les écarts « à droite » (propos jugés discriminants) mais semble plus tolérante sur d’autres biais structurels. Ajdari transforme une controverse légitime sur le respect des obligations par des médias privés (financés par l’audience) en une distraction par rapport aux « vraies » menaces. C’est une technique classique pour protéger les chasses gardées étatiques.
2. Le catastrophisme sélectif sur le numérique
Ajdari décrit les « médias algorithmiques » comme un enfer sans filtre, sans vérification, sans éthique, peuplé de manipulations, bots, ingérences et IA maléfiques. 70 % des Français exposés à de fausses infos, 20 % (54 % des <25 ans) qui s’informent via plateformes… Chiffres réels, mais présentés de manière hystérique. (Voir en fin de post l’analyse d’un de ces envoyés de Lucifer au sein des sociaux !
Il convient bien évidemment de nuancer grandement sans propos.
- Les médias traditionnels ont perdu la confiance d’une partie du public précisément à cause de leurs propres biais, omissions et narratifs imposés. Le « fait partagé et vérifié » qu’il idéalise est souvent un consensus d’un entre-soi journalistique plutôt parisien et orienté.
- Les réseaux ne sont pas, à proprement parler, des médias mais l’émergence de voix hors du sérail bien souvent faites de désinformation comme il y en a toujours eu (propagande d’État, journaux militants). La solution n’est pas PLUS de pouvoir à l’Arcom - regardez ce qu’il en a fait avec le troisième parachutage ernottien - ou encore à la Commission européenne.
L’amplification algorithmique existe, mais elle est aussi un miroir des préférences humaines. Blâmer les algorithmes revient souvent à blâmer les gens d’oser penser différemment.
Le passage sur les IA génératives (« responsabilité éditoriale ») et les contenus entraînés sur les médias pro est particulièrement inquiétant : on sent poindre la revendication d’un droit de propriété intellectuelle élargi et d’une régulation qui permettrait de taxer/censurer les modèles concurrents.
3. Le cœur du délire : protectionnisme et autoritarisme régulateur
Ajdari pleure l’« effondrement du modèle économique » des médias traditionnels (plus de la moitié en perte) mais en maintenant par l’ex Orange en place alors que les rapports de la Cour des Comptes et de l’inspection générale des finances alertait déjà sur la catastrophe à venir !
Ses artifices en forme de supposées solutions
-Droits voisins renforcés (taxe sur Google/Facebook).
-Consolidation (moins de concurrence, plus de gros acteurs protégés).
-Concurrence « équitable » (i.e. handicaps imposés aux plateformes).
-Adaptation de la régulation audiovisuelle au numérique (SMA, RSN plus « prescriptif »).
C’est du corporatisme pur : les médias historiques, souvent subventionnés et alignés, ne pourraient finalement survivre qu’en rançonnant les innovateurs numériques et en étendant le carcan réglementaire (avec cette soi-disant « lutte contre la désinfo » mise à toutes les sauces) ?!
Le passage sur les fréquences hertziennes devenues presque anecdotiques (15 % des foyers) est révélateur : l’Arcom défend un pouvoir historique fondé sur la rareté, qu’elle veut projeter sur l’abondance numérique. C’est l’aveu que la régulation traditionnelle telle que la conçoit Ajdari n’est pas adaptée mais qu’on va quand même l’étendre pour ne pas perdre le contrôle.
4. La vision sous-jacente : démocratie = encadrement par les élites
Le texte repose sur une conception élitiste et fragile de la démocratie : les citoyens seraient incapables de s’informer sans « professionnels » éthiques et sans filtre régulateur. Les « menaces profondes » viendraient toujours d’en bas (réseaux, jeunes qui regardent YouTube) ou de l’extérieur (ingérences), jamais des institutions, des narratifs officiels ou des conflits d’intérêts au sein de l’audiovisuel public ?! On a pu voir ça récemment avec les auditions de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.
C’est le délire technocratique typique : plus de pouvoir à l’Arcom, à Bruxelles, plus de « carcans » imposées aux plateformes, plus de « cadre » pour l’information. En pratique, cela signifie plus de labellisation « fiable », plus de pressions au nom de la « démocratie » menacée par… trop de liberté d’expression.
Non, ce billet n’est pas une analyse sereine des défis de l’information. C’est un plaidoyer pro domo pour étendre le périmètre de la bureaucratie de régulation face à une perte de contrôle évidente. Il minimise les vrais problèmes (biais du service public, faillite de confiance dans les médias ) pour mieux justifier un encadrement accru de l’espace numérique.
Dans un pays où la liberté d’expression est déjà bien menacée, ce discours est dangereux. Il traite les citoyens comme des mineurs vulnérables et les alternatives médiatiques comme des pathologies à soigner. Le vrai danger pour la démocratie, c’est cette volonté de recentraliser le contrôle de l’information sous prétexte de la « protéger ». L’histoire montre que les censeurs se croient toujours vertueux., ce texte est un classique de la rhétorique bureaucratique française : paternaliste, alarmiste et profondément intéressé. Martin Ajdari, président de l’Arcom, y déploie un exercice de diversion sophistiqué qui mérite une analyse sévère, car il incarne un des pires travers de la « régulation » à la française : la défense corporatiste d’un modèle médiatique en faillite idéologique et économique, au prix d’une extension rampante du contrôle sur l’espace public numérique.
Les réactions justement sur les réseaux sociaux sont nombreuses, mais le blog CGC Média on a retenu une particulièrement (ci-après)
.
lundi 11 mai 2026
L'ex-dircab de Martin Ajdari rejoint Édouard Philippe, Patrier-Leitus et de Carolis...
L'ex-dircab de Martin
Ajdari rejoint Édouard Philippe, Patrier-Leitus et de Carolis...
C'est encore un article de La
Lettre toujours bien informée qui révèle - si vous l'aviez raté - ce nouveau va-et-vient de ce haut fonctionnaire (*) qui revient dans le
giron politique d’Édouard Philippe, en vue de l'échéance de 2027.
(*)
Le titre « Édouard Philippe reprend sa plume des années Matignon » souligne ainsi le retour d’un fidèle parmi les fidèles qui après un court passage l’Arcom d’Ajdari (de février 2025 à janvier 2026), pourrait bien s’occuper d’écrire pour l'ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron - celui qui a en fait tenu le plus longtemps (3 ans entre 2017 et 2020) - qui continue de structurer son dispositif en vue de l’élection présidentielle !?
Le putatif président de la
République qui "sait qui il est et où il va" (vidéo ci après) renforce son premier cercle avec des gens qui le connaissent bien et
qui ont déjà travaillé directement pour lui au plus haut niveau de l’État.
Ce haut fonctionnaire, maître des requêtes au Conseil d’État qui a notamment travaillé pour Jean-Louis Borloo avant de rejoindre Matignon sous Édouard Philippe où il était l’une des plumes principales aux côtés d’autres collaborateurs comme Marine Picon. Il va retrouver le repris de justice Patrick de Carolis mais aussi Jérémie Patrier-Leitus visé par trois chefs d’accusation dans une plainte que la CGC de l’Audiovisuel et son représentant légal déposent contre lui ces jours-ci.
https://youtube.com/shorts/OCeDqhJJ45s?is=tu5kQwOmRW4otKwg
On prend les mêmes et on recommence...
Pas sûr que les Français marchent cette fois-ci ! Ce qui est sûr c'est que France Télévisions s'il n'était pas élu, n'aura pas à s'excuser comme elle l'a fait hier après un nouveau couac : « Toutes nos excuses pour l’erreur technique qui nous a conduits à diffuser brièvement un précédent discours d’Édouard Philippe cet après-midi. Dès que nous nous en sommes rendu compte, nous avons diffusé en direct ce discours de Reims qui venait à peine de débuter. »
Delphine Ernotte, sa majesté du vent qui s’agite !
Delphine Ernotte, sa majesté du vent qui s’agite !
Chers contribuables saignés à blanc, Il n’y a plus d’argent. Plus un rond. Les caisses sont vides, la dette explose, le service public devient un gouffre abyssal que même les impôts futurs de vos petits-enfants ne combleront pas mais pendant ce temps, Delphine Ernotte, elle fait quoi ? Elle nomme encore et encore.
Elle restructure. Elle
« accélère stratégiquement ». Elle pond des communiqués aussi creux qu’un
studio de France Télévisions un jour de grève.
Lisez sa dernière propagande totalement
hors-sol qu’elle a osé diffuser sans rougir :
« Nous vivons un
moment de rupture majeure… accélération nouvelle… intelligence artificielle…
nouvelle organisation plus robuste… streaming-first… conquérir une part de voix
majeure… je suis convaincue que c’est la meilleure réponse… »
Traduction en français normal
: « On n’a plus de thunes, les audiences
s’effondrent, la concurrence nous atomise, mais regardez comme je bouge des
chaises et je change les intitulés de postes ! »
Le grand enfumage continue
plus que jamais : l’agitation comme cache-misère. Plus rien ne marche
? On crée une « nouvelle organisation ».
Les audiences linéaires
s’effondrent ? On parle de « streaming-first » avec en arrière- plan
le : « le rachat du studio américain North Road par Médiawan présenté comme un « game changer » pour la société en situation de quasi-monopole à France Télés ».
Les Français zappent ? On va «
conquérir les réseaux sociaux ».
L’I.A. menace le secteur ? On
met ça dans le communiqué pour faire moderne, comme si on allait sortir ChatGPT
du chapeau alors qu’on peine encore à diffuser un JT sans bug….Exit pourtant la
soi-disant mission de l’ex monsieur Info du groupe Alexandre Kara !
Pendant ce temps,
les nominations pleuvent : directeurs, sous-directeurs, chefs de
mission, coordinateurs stratégiques, responsables de la transformation
digitale, délégués à l’innovation inclusive, etc… Une pluie de postes à 8.000,
10.000, 12.000 euros par mois pour des gens qui passent énormément de temps en
séminaires, à brainstormer des « narratifs inclusifs » pendant que les
techniciens, les administratifs, les journalistes précaires se serrent la
ceinture.
La propagande reste toujours
aussi grossière. Les déficits continuent de grossir. Les
programmes sont toujours aussi fades mais, attention, très externalisés. Rien ne doit changer mais….l’organigramme,
lui, il bouge. Il vit. Il respire !
C’est le seul truc qui fait péter
la poudre aux yeux chez France Télévisions : le recyclage des copains et des fidèles dans
de nouveaux organes inutiles. [Ça rappelle vaguement quelque chose avant les
élections présidentielle et législatives de 2027 !]
L’ex-Orange puisque c’est
comme cela qu’on la surnomme depuis 2015, n’a plus rein à faire dans le service
public. Elle est la directrice d’un cabinet de com’ en faillite qui croit que
changer le titre sur la porte va sauver l’entreprise. C’est devenu au fil
des années, la championne du « en même temps » version audiovisuel : on fait
semblant d’innover tout en creusant le trou. On parle d’avenir radieux tout en
gaspillant l’argent du contribuable d’hier et de demain.
Le plus kitsch dans tout ça ? C’est
ce culot monstre à faire croire que cette nouvelle organisation était « la meilleure réponse aux défis qui nous occupent ». Non, celle qui n’occupera pas avec sa suite cette
année les suites du Majestic mais semble-t-il les chambres du Gray d'Albion – toujours un hôtel Barrière – n’a pas l’intention de
changer d’un iota.
La meilleure des réponses aurait
été de faire des économies, de supprimer les doublons, de virer les inutiles,
de recentrer sur le métier au lieu de jouer à la start-up nation avec l’argent
des Français. Bien non…avec Emmanuel Macron, elle a carte blanche !
Nommer, nommer, encore et
encore. Toujours.
Parce que quand on n’a plus d’idées et plus d’argent, il reste une dernière ressource : l’agitation verbale et l’organigramme qui gonfle et ronfle en même temps. Les Français, s’ils ne sont pas contents…on s’en fout. Vive la République, Vive le service public qui n’est plus que l’ombre de lui-même – Hervé Bourges doit se retourner dans sa tombe ! – et vive les nominations ad vitam aeternam...
dimanche 10 mai 2026
La Gauche bien-pensante, dernier rempart des intouchables
La Gauche bien-pensante, dernier rempart des intouchables.
C’est beau, presque touchant, cette fidélité canine. Peu importe que les chiffres : budgets pharaoniques, déficits abyssaux, programmes qui fuient le peuple réel pour mieux flatter les bobos des grandes villes et ceux qui n'ont qu'un posture en bouche histoire pour masquer le naufrage. L’important, c’est de hurler au « rapport à charge », à l’« attaque contre la culture », au « plan social barbare ».
La gauche qui défend Ernotte, c’est la gauche qui n’a jamais rencontré un échec qu’elle ne puisse transformer en complot de la droite. C’est la même qui trouvait « passionnant » le journalisme de France Inter pendant que les auditeurs fuyaient par millions. La même qui criait au « fascisme » quand on osait suggérer que payer des animateurs à prix d’or pour des parts de marché de nain n’était peut-être pas la meilleure utilisation de l’argent du contribuable.
Ils nous expliquent, l’air grave, que critiquer Ernotte, c’est attaquer « l’audiovisuel public » tout entier car pour eux, service public = service de leur camp. Un service où l’on peut produire des soirées spéciales à foison sur des sujets qui concernent les Français mais qu'on organise «comme on veut qu'elle soient mais non comme elles sont », des documentaires militants déguisés en info, et des fictions où le méchant est toujours blanc, hétéro, provincial et un peu con. Le tout financé par l'ensemble de Français smicard ou non qui ont déserté la télé publique parce qu'ils en ont marre de se faire sermonner.
Ernotte crie au « plus grand plan social de l’histoire culturelle ». Pathétique. La vraie tragédie culturelle, c’est cette élite qui a transformé France 2 et France 3 en succursales du parti de l’ouverture et du déclassement. Une caste qui préfère mourir debout (sur ses privilèges) plutôt que d’admettre que le modèle est épuisé, coûteux et déconnecté.
Alors oui, défendez-la, camarades. Accrochez-vous comme une moule s'accroche à son rocher. Pendant ce temps, le public vote avec sa télécommande et sa déclaration d’impôts. Et l’histoire, impitoyable, se chargera de classer cette défense dans la catégorie « jusqu’au-boutisme des rentiers de la culture subventionnée ».
Une bonne partie de la gauche - celle des salons feutrés et qui préfère la caviar au bœuf bourguignon - n’aime rien tant que les forteresses assiégées. Surtout quand elle est dedans, bien au chaud avec la clim payée par la collectivité et la fraction de la TVA...avec un Premier ministre qui raconte qu'on est passé à côté avec ce rapport !
Alors vive cette gauche écolo-macroniste de moins en moins rose, tant qu’elle protège les siens contre la réalité.
samedi 9 mai 2026
Macron et Ernotte ou quand ces privilégiés qui piétinent la démocratie poussent les Français vers le vide.
Macron et Ernotte ou quand ces privilégiés qui piétinent la démocratie poussent les Français vers le vide.
Pour elle, ce n’est qu’un « rapport à charge » ; pour lui, l’audiovisuel public doit rester un outil docile, d'où le 3ème parachutage qu'il voyait passer sans remous. Raté.
Quel culot. Une commission d’enquête parlementaire – pilier de la démocratie – ausculte enfin le fonctionnement opaque, les redondances, les coûts incontrôlés et les biais d’un secteur qui coûte des milliards au contribuable et la principale mise en cause sous les regards de son protecteur élyséen - le seul à la tournebouler (*) - répond par le dénigrement systématique.
(*)
Les chiffres ? Contestables. Les constats de gabegie ? Politiques. La nécessité de réformes ? Un complot des « populistes » contre le « service public »...
C’est la stratégie classique de ces intouchables du système : quand la réalité dérange, on crie au procès en sorcellerie.
Cette poignée de députés socialo-écolo-macronistes qui aboient à la lune comme le fait "la dame du Majestic" et chantent "audiovisuel public fort" à la moindre occasion, niant publiquement le travail des députés et des magistrats financiers, n'a visiblement pas compris que leur posture élitiste ne passe plus auprès des Français qui en 2027 vont le leur faire payer. Ernotte ne s’en prend pas seulement à Charles Alloncle. Elle sape, avec l’aval macronien, la légitimité même du contrôle démocratique sur une institution financée par l’argent public.
Jupiter avec un petit club de valets zélés qui l’a maintenue au pouvoir depuis près de dix ans (nommée en 2015, reconduite sous son ère), en fait son prolongement naturel : une télévision publique alignée, prompte à cadrer le débat, à invisibiliser les sujets qui fâchent et à diaboliser l’opposition. On les a laissé hurler pendant près de six mois d’enquête sans qu’aucune autorité ne rappelle fermement que la vérité des comptes n’est pas négociable et que le débat démocratique ne se réduit pas à leur entre-soi.
Pendant ce temps, les Français paient pour un service public qui accumule, selon les rapports officiels, dysfonctionnements et déconnexion des réalités populaires. Personne ne pourrait leur barrer la route ? Ni l’Arcom d'Ajdari dont on devrait entendre parler très vite qui la reconduit sans sourciller; ni un gouvernement qui préfère la continuité au courage.
Cette impunité est le symptôme d’un mal plus profond : un pouvoir qui instrumentalise les médias publics pour verrouiller le récit national. Critiquer le rapport, proposer des contre-arguments ? A la limite mais le rejeter en bloc comme une œuvre de propagande, en visant explicitement les travaux parlementaires et les expertises indépendantes, c’est affaiblir la démocratie elle-même. Jupiter et l'ex-Orange ne défendent pas le service public : ils défendent leur système, leurs réseaux, leur vision surplombante. Tant pis s’il faut pour cela piétiner les outils de transparence.
L’histoire regorge d’exemples tragiques où le contrôle des médias publics par le pouvoir a préparé le terrain à l’affaiblissement démocratique. Napoléon 1er réduisit drastiquement la presse et nomma des censeurs pour imposer son récit « national ». Plus près de nous, des dirigeants comme Viktor Orbán en Hongrie ont capturé les médias publics pour créer une « autocratie informationnelle », limitant l’opposition et polarisant le débat jusqu’à l’asphyxie. En France, certes le duo médiatico-juptérien n’en est pas (encore) là, mais la méthode – mépris des contre-pouvoirs, reconduction des fidèles, diabolisation des critiques – suit le même playbook : affaiblir les institutions de contrôle pour mieux régner.
Résultat ? Des concitoyens exaspérés, poussés dans les bras du « pire »...En refusant toute réforme sérieuse et tout contrôle extérieur, ce tandem incarne une France qui ne se réforme plus, parce que ses dirigeants ne supportent pas qu’on leur dise la vérité mais surtout parce qu'ils ignorent la colère du Pays qui, dans quelques mois, si rien n'est fait, pourrait frapper comme la foudre.
Il est temps que la politique reprenne le dessus sur l’entre-soi médiatique et élyséen. Avant que l’audiovisuel public ne devienne le symbole éclatant d’une démocratie vidée de sa substance, où le contribuable paie toujours l’addition sans jamais avoir voix au chapitre.
Les Français, eux, n’ont pas de tweet magique pour se faire entendre : ils votent....et de plus en plus, votent contre et dégagent, au lieu d'adhérer à un vrai projet commun qui devrait réunir le Pays




























