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dimanche 9 mai 2021

Cette fois-ci, en plus d’Ernotte, c’est Roselyne Bachelot et l’État qui dégustent.

Cette fois-ci, en plus d’Ernotte, c’est Roselyne Bachelot et l’État qui dégustent.

Dans une tribune parue dans le n° 18 du 7 mai de la Gazette de Drouot, intitulée « La télévision et la culture partent en bateau » - chacun imagine la suite - le journaliste du service Culture à Libération Vincent Noce, n’est pas tendre avec les objectifs culturels de ce gouvernement en matière de télévision.

L’auteur de l’article se désole de la pauvreté voire de la quasi-existence des programmes à France Télés dédiés ou qui parlent simplement d’Art mais aussi de la mystification flagrante que représente la grotesque signature des mini-contrats d’objectifs et de moyens que Roselyne Bachelot a signé avec les sociétés de l’audiovisuel public bien que le Sénat les ait pourtant retoqués. 

« L’audiovisuel public, qui n’avait jusqu’à maintenant pour toute enthousiasmante ligne directrice qu’une baisse de 190 M€ de son financement d’ici 2022, doit être ravi de la visibilité stratégique qui lui est offerte, dépassant à peine l’espérance de vie du mandat d’un ministre, ces documents ne portant que sur la période 2020-2022 » écrit-il sévèrement, poursuivant « L’État, ayant été incapable de renouveler à temps les contrats 2015-2019 de Radio France ou de l’INA, peut donc détourner la loi de 1986 fixant leur durée de « trois à cinq années civiles ».

 De toute façon, enchérit-il « Les contrats ne conservent alors plus "qu’une valeur indicative", renforcée par le caractère vague des objectifs et le manque de suivi et d’évaluation des accomplissements».

Qu’est-ce qu’il disait Emmanuel Macron ? Qu’il voulût un big bang en matière de télé publique car la gouvernance de France Télévisions était la « Honte de la République ». 

Il est servi !! Il se pourrait même que ces propos destinés à laver cette « Honte » qui non seulement perdure mais s’est accentué, lui revienne comme un boomerang en 2022.

Le Blog CGC Média vous propos de découvrir, le papier suscité.

" Roselyne Bachelot a signé les contrats d’objectifs et de moyens avec les sociétés de l’audiovisuel public, comme France Télévisions ou Radio France. La ministre se félicite de l’achèvement laborieux d’un « exercice ambitieux et inédit » de synchronisation des contrats conclus avec les cinq opérateurs concernés. Néanmoins, sans explication, ils sont censés démarrer… en janvier 2020. Ô insondables abymes de l’esprit administratif ! Comme ces documents portent sur la période 2020-2022, leur validité de fait ne s’exercera donc que sur dix-huit mois.

L’audiovisuel public, qui n’avait jusqu’à maintenant pour toute enthousiasmante ligne directrice qu’une baisse de 190 M€ de son financement d’ici 2022, doit être ravi de la visibilité stratégique qui lui est offerte, dépassant à peine l’espérance de vie du mandat d’un ministre. 

Il n’est pas difficile cependant de comprendre que de la sorte, l’État, ayant été incapable de renouveler à temps les contrats 2015-2019 de Radio France ou de l’INA, peut détourner la loi de 1986, qui fixe leur durée de « trois à cinq années civiles ».

Pourtant, ces conventions devraient être les cycles vertueux des grands établissements culturels. Elles permettent au gouvernement de décliner ses objectifs en matière de respect des valeurs et d’éducation des publics, tout en fixant aux entreprises un horizon budgétaire.

L’Opéra, par exemple, mais aussi un grand musée comme le Louvre doivent impérativement prévoir leurs productions des années à l’avance, une notion qui fait toujours grimacer les avaricieux comptables du Budget. Encore faudrait-il que l’État respecte sa parole.

En janvier, s’inquiétant précisément des retards pris dans les engagements envers les radios et télévisions dans un rapport d’information, le Sénat faisait ainsi observer que la nouvelle majorité ne s’était pas gênée pour s’affranchir des obligations financières inscrites aux contrats d’obligations et de moyens précédents, si bien que, depuis 2017, les sociétés ont été de facto « livrées à elles-mêmes et aux décisions erratiques » de l’exécutif. Les contrats ne conservent alors plus « qu’une valeur indicative », renforcée par le caractère vague des objectifs et le manque de suivi et d’évaluation des accomplissements.

Dans son communiqué du 28 avril, le ministère affirme quand même l’ambition de « sanctuariser le rôle central de l’audiovisuel public dans la culture et la création » et « son statut de référence en matière d’information ». Il souligne ainsi fort à propos la nécessité de « faire face au défi de la désinformation ».

Mais le Sénat a toutes raisons de déplorer que les émissions culturelles, qui ne frappent pas par leur caractère « particulièrement audacieux et créatif », ne fassent « l’objet d’aucune évaluation en amont ».

Il y a encore en effet du travail, si l’on ne prend que quelques exemples récents. Coup sur coup, France Télévisions vient de diffuser deux documentaires évoqués dans ces colonnes – l’un sur le pillage des biens culturels en Afrique et les revendications de restitution, l’autre sur les pérégrinations du Salvator Mundi – qui ne confortent guère l’opérateur comme référence suprême en matière d’information et d’éducation des publics.

C’est sans compter avec les avanies subies par « D’art d’art ! », qui passait à 21 h le dimanche sur France 2. La genèse de ce format court décortiquant une œuvre à heure de grande écoute est édifiante, puisqu’il avait été précipitamment sorti du placard où il avait été remisé des mois plus tôt parce que Jean-Jacques Aillagon, notre dernier grand ministre de la Culture, venait de déplorer dans Le Monde l’absence de l’art dans les émissions.


Dix-huit ans plus tard, l’exercice semble toujours aussi contraint et peu éloquent. "

samedi 8 mai 2021

Camouflet tropical pour Ernotte qui paie ici son mépris pour l’Outre-mer !

Camouflet tropical pour Ernotte qui paie ici son mépris pour l’Outre-mer !

Alors que France Télés imaginait tourner la saison 2 de « Tropiques criminels » avec la reconduction des 500.000 euros de subventions qu’avait accordé le Conseil régional de Martinique à l’Administratrice de Suez et harangueuse européenne, la Région a cette fois-ci refusé l’attribution de la subvention.

La claque est d’autant plus cinglante que, selon nos informations, même Catherine Conconne la sénatrice de la Martinique a voté contreHistoire probablement de remercier l’ex-Orange du traitement tout particulier qu’elle réserve à l’Outre-mer privée de France Ô (ex-canal 19 de la TNT) aujourd’hui réduite à un simple portail sur le Net que personne ne regarde.

Il faut dire que depuis le retour de Wallès Kotra dans son fief qui entretenait encore quelques relations avec les régions ultramarines et son remplacement par Sylvie Gengoul, tout cela est bien loin !

Une chose parait acquise : l’ex-Orage qui depuis huit mois a passé son temps à empêcher l’absorption de Suez par Véolia se terminant dernièrement par un souper fin dans une chambre d’un palace parisien et à canarder les gouvernements européens depuis ses quartiers suisses de l’UER avec une vidéo en sermonnant bon nombre, révolte au plus haut point et au plus haut niveau !   

C’est donc un nouvel et double échec (personnel et professionnel) pour la « dame du Bristol » qui fait l’unanimité contre elle aujourd’hui. Un coup dur aussi pour la série portée, entre autres, par Sonia Rolland et Béatrice de La Boulaye.



vendredi 7 mai 2021

Pour Audrey Pulvar candidate aux élections régionales 2021 en Ile-de-France, l'abstention est due au réchauffement climatique !!

Pour Audrey Pulvar candidate aux élections régionales 2021 en Ile-de-France, l'abstention est due au réchauffement climatique !! 

Ils ne vont probablement pas en revenir, les électeurs qui vont avoir le choix en juin prochain de voter (ou pas) pour l’adjointe d’Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, tête d’une liste de gauche aux régionales.

Sur l'abstention, Jean-Jacques Bourdin qui l'interroge ce vendredi 7 mai sur BFM TV, n'a pas dû en revenir. 

"Ce qui se passe avec le vote des extrêmes et avec l'abstention, c'est la traduction concrète démocratique et antidémocratique, c'est la traduction concrète des effets du réchauffement climatique" déclare au micro du journaliste Audrey Pulvar .

Chacun imagine aisément les réactions sur la Toile qui se gondole face à de telles affirmations !

Le blog CGC Média en a gardé une pour ses lecteurs. Elle est signée Verlaine@ "Surtout ne pas en rire, pour Audrey Pulvar si les gens votent les extrêmes où s'ils s'abstiennent, c'est la traduction du réchauffement climatique...

Quand les politiciens ont tout raté et ne sont plus crédibles face aux électeurs, ils accusent le réchauffement climatique"



Après sa grotesque harangue aux européens, Ernotte s’écrase lamentablement ce jeudi avec sa dispendieuse Spéciale UE.

Après sa grotesque harangue aux européens (*) Ernotte s’écrase lamentablement ce jeudi avec sa dispendieuse Spéciale UE.

Elle avait commencé sa propagande, ce lundi 3 mai sur Inter dans l’émission de Sonia Devillers. « Cette semaine on a voulu mettre l'Europe à l'honneur » s’était enorgueilli l’ex-Orange.

« Rendre un peu plus compréhensible ce qu’est l'Europe. C'est ma bataille pour les médias mais c’est plus généralement une question de nos concitoyens et on a donc une grande soirée jeudi soir [une grande soirée, un matin aurait été plus incongrue ! ndlr] » ajoutait l’intéressée, mettant en avant « un documentaire sur les coulisses des négociations européenne suivi d'un débat qui promettait d'être vraiment passionnant », oubliant au passage de préciser que « L’omniprésent prestataire Brut qui assurait donc la promo du livre de son monsieur culture Michel Field » en serait chargé.

Ernotte ne s’arrêtait pas là. Dans une hallucinante vidéo de près de 6 minutes 30 adressé depuis son nouveau bunker en Suisse, à l’ensemble des européens via l'UER, la « dame du Bristol » exhortait les peuples et les gouvernements, à commencer par le gouvernement Macron qui en 2018 réduisait les subsides de France Télés, sur « La menace imminente d'une réduction des financements, ici et là, qui contribue à la pression sur l’indépendance des médias de Service Public… »

Les deux parties du documentaire "Bruxelles, ton univers impitoyable", n’ont attiré que 719.000 curieux pour 3,3% d’audience.

Ce vendredi matin, le constat est une nouvelle fois sans appel.

Le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte s’écrase lamentablement avec ce programme diffusé sur France 2 battue par toutes ces chaînes.

Les deux parties du documentaire "Bruxelles, ton univers impitoyable", n’ont attiré que 719.000 curieux pour 3,3% d’audience.


A titre de comparaison, TF1 s'est largement imposée en tête des audiences grâce à la suite de la série "HPI". Les deux épisodes diffusés jusqu'à 23h15 ont séduit 9,96 millions de téléspectateurs pour une audience à 42,4%, encore plus haut que le premier épisode qui avait franchi la barre symbolique des 10 millions de téléspectateurs.


(*) Lire : "Ernotte alerte les Européens mais aussi le Monde entier sur les menaces que représente la politique du Chef de l’État français"

jeudi 6 mai 2021

Roch-Olivier Maistre dans les starting-blocks pour l’après Macron !

Roch-Olivier Maistre dans les starting-blocks pour l’Après Macron !

A onze mois et quelques de l’élection présidentielle de 2022 (*) celui qui plaidait sa cause, le 15 décembre 2020 devant la commission ad’hoc du Sénat présidée par Laurent Lafon, celui qu’Emmanuel Macron nommait au CSA en 2019 fourbit ses armes pour l’Après : sa nomination à la présidence de l’ARCOM.

ROM a remis ça, il y a quelques jours le 13 avril dernier. L'inconditionnel ernottien débute ainsi ses affirmations gratuites "Lors de ma dernière audition au mois de décembre, j'avais pointé la nécessité de procéder à des évolutions législatives, notamment la nécessaire fusion entre la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) et le CSA, au sein de l'ARCOM" au cas où les sénateurs n'auraient pas bien capté.

(*) Emmanuel Macron ayant pris ses fonctions le 14 mai 2017, la passation de pouvoirs éventuelle devrait avoir lieu le 13 mai 2022 au plus tard. Le premier tour de l'élection présidentielle se tiendrait donc entre le 8 et le 23 avril 2022, le second tour ayant lieu deux semaines après le premier.

Il est urgent pour celui qu’Emmanuel Macron nommait en janvier 2019 que celle-ci intervienne avant le Monde d’Après donc avant le 13 mai 2022.  

Lors de son audition (voir le lien en fin de post) en fin d’année dernière, ROM affirmait déjà péremptoirement devant les sénateurs présents « La nécessaire fusion entre la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) et le CSA, au sein d'une nouvelle autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) » (sic)


Elle est d’autant plus rendue nécessaire qu’après mai 2022, il sera trop tard.


Le blog CGC Média vous propose de découvrir ci-après, les propos alors tenus devant les élus par ROM particulièrement mécontent de l’incertitude législative qui plane sur sa future nomination qui déclare aussi avoir pour moins d'1/4 des Français qui auraient selon lui, accès à la télé "engagé une consultation sur les évolutions et la modernisation de la télévision numérique terrestre (TNT), seul moyen d'accès à la télévision pour 22 % de nos concitoyens."

Il était effectivement venu prêcher pour sa paroisse, se réfugiant derrière les 300 salariés du CSA qui attendraient un discours clair sur leurs perspectives (Ça ne s’invente pas !), se réfugiant également derrière les GAFAM, en déclarant « La nécessaire [ Rebelote…Décidément ! ndlr] constitution d'un régulateur intégré, avec une taille critique suffisante, face aux grands opérateurs internationaux ».

Pour tordre la main au Législateur, ROM indiquait avoir d’ailleurs déjà « signé une convention de préfiguration » avant même une future loi.

Extraits :

« Les constats ayant présidé à la création de l'Arcom restent d'actualité.

Cela fait sens d'avoir un régulateur renforcé, avec des moyens confortés, allant de l'audiovisuel à la préservation des droits d'auteur, en passant par la lutte contre le piratage. La Hadopi a communiqué sur la flambée du piratage ces derniers mois. Il y a une forte attente de tous les acteurs sur le projet de loi.

La constitution d'un régulateur intégré, avec une taille critique suffisante, est nécessaire face aux grands opérateurs internationaux. Cela fera d'autant plus sens que le DSA verra le jour... Le CSA est prêt pour jouer un rôle actif dans sa mise en œuvre en France…

La constitution de L'Arcom, par le rapprochement du CSA et de la Hadopi, fournirait le cadre institutionnel adapté à la mise en œuvre de ces nouvelles régulations.  

Ainsi, dès le 13 janvier 2020, le président de la Hadopi et moi-même avons signé une convention de préfiguration, qui a donné lieu à des travaux tout au long de l'année 2020, mais, je tiens à le dire, l'incertitude qui plane sur cette fusion et sur son calendrier complique la planification des travaux et la communication à destination du personnel.

C'est très déstabilisant pour les deux institutions ; le CSA compte 300 personnes ; il faut pouvoir leur tenir un discours clair sur nos perspectives… »

C’est dans ces conditions que « Les sénateurs ont adopté mercredi en commission un projet de loi renforçant la lutte contre le piratage audiovisuel et organisant la fusion entre le CSA et l'Hadopi (ARCOM donc) »

« Le texte sera examiné en première lecture dans l'hémicycle du Sénat les 20 et 21 mai avant d'aller à l'Assemblée nationale.

Ce projet de loi "relatif à la régulation et à la protection de l'accès aux œuvres culturelles à l'ère numérique", reprend une partie de la grande réforme présentée à l'automne 2019 par l'ancien ministre de la Culture Franck Riester.

Il prévoit la création d'un super régulateur : l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), fruit de la fusion entre le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi), l'agence publique de lutte contre le piratage » indique une dépêche AFP.

« Pour le président centriste de la commission de la Culture du Sénat Laurent Lafon ce texte "extrêmement allégé" par rapport à la réforme initialement prévue est "une déception". Le Sénat, dominé par l'opposition de droite, souhaite ainsi lui "donner du muscle", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse » ajoute l’agence de presse qui poursuit « Parmi les modifications apportées en commission, les sénateurs ont inscrit dans la loi la nécessité qu'une des chaînes du groupe France Télévisions soit consacrée à des programmes dédiés à la jeunesse. Une manière de pérenniser France 4 dont l'arrêt programmé a été repoussé à cet été, après sa mobilisation pendant la fermeture des écoles pour cause de Covid-19. Selon l'amendement adopté par les sénateurs, les programmes seraient exclusivement consacrés à la jeunesse de 6 heures à 20 heures et dépourvus de toute forme de publicité. Le programme Culturebox, qui doit également s'arrêter en août à l'issue de l'arrêt de France 4, pourrait prendre le relais en soirée.»

ROM aurait dû leur dire que c’est déjà le cas comme l’a révélé le blog CGC Média le 27 avril dernier dans son article « La "Culture en boite" bascule sur France 4 à partir du 1er mai » après le communiqué de Roselyne Bachelot « Face au succès rencontré par la chaîne et avec le soutien de l'État, France Télévisions a décidé de prolonger l'expérience Culturebox en soirée (à partir de 20H, Ndlr) sur le canal 14 de la TNT (celui de France 4)à compter du 1er mai et ce jusqu'en août »


Les Marx brothers du PAF

Compte rendu de la Commission  de la Culture, de l'Éducation et de la Communication tenue au Sénat le 15 décembre 2020


mercredi 5 mai 2021

Dire qu’Ernotte, l’autoproclamée présidente de l’Europe des médias, dénonçait la censure !

Dire qu’Ernotte, l’autoproclamée présidente de l’Europe des médias, dénonçait la censure !

Dire que l’ex-Orange dans une récente vidéo dénonçant « les réductions des financements desmédias de Service Public qui contribuent à la pression sur leur indépendance », listait sur la toile tout ce qu’elle "la censure, les populismes, la manipulation, la désinformation des "fake-news", la propagande, [en somme] de réelles menaces », la voilà une nouvelle fois épinglée dans les colonnes du Canard enchaîné de ce mercredi.

Comme l’écrivait le blog CGC Média, ce dimanche 2 mai dans son article « Après les chasseurs, Ernotte censure a nouveau… » , « la dame du Bristol » (son surnom depuis le diner dans le palace parisien après 8 mois d’intrigues pour faire capoter l’absorption de Suez par Veolia) accessoirement et juridiquement responsable éditoriale ès qualité, censurait donc  après la Fédération de chasseurs dont elle interdisait d’antenne le spot comme le révélait le blog CGC Média, une voix off d’un reportage orléanais sur Jeanne d’Arc commandé par son directeur régional à Orléans.

Les parlementaires tchèques par exemple à qui elle se permet d’écrire pour vilipender leur Exécutif mais également pointer du doigt « Les gouvernements de certains pays qui ont tenté de profiter de la crise pour accélérer l'adoption de lois controversées parfois dans le but délibéré d’affaiblir le rôle des médias indépendants », vont surement adorer se voir donner des leçons par la conduite et les règles à tenir par celle qui les enfreints.

Extrait de l’article « Orléans n'est pucelle qu'on croyait »…UN PETIT ÉCHO du « Canard » sur les fêtes de Jeanne d'Arc a allumé le feu à Orléans.

"La semaine dernière, le Palmipède raconte que France 3 va diffuser, le 8 mai, un publireportage sur ces fêtes de la Pucelle financé et livré clés en main par la municipalité LR avec, en prime, une surprise : la douce voix de Charlotte d'Ornellas, journaliste à « Valeurs actuelles » vedette télé extrême-droitière et copine du maire d'Orléans, Serge Grouard… Aussitôt paru l'article du « Canard », le directeur régional de France 3 assure « tombe[r] de sa chaise » en découvrant le casting du film et renonce à son beau partenariat

Il écrit illico à Grouard pour lui expliquer que, outre le choix de la consœur Ornellas, il s'aperçoit que des « personnalités politiques » doivent s'exprimer dans le film, lequel devait être préalablement visionné pour s'assurer que « la ligne éditoriale conv[enait] ». Bref, que la donne a changé…La « lettre d ' intention » que France 3 avait signée [n’aurait pas été une commande, ndlr] et que de toute façon, le programme que la mairie a financé à hauteur de 25 000 euros via une boîte privée, devait être préalablement visionné pour s'assurer que « la ligne éditoriale conv[enait] ».

Vendredi 30, le même Grouard passe à l'offensive médiatique…et s’en va crier à la censure et au complot. « C'est une police de la pensée ! ( ...) Il y a eu des pressions qui se sont exercées par ailleurs pour qu'on ne puisse même pas tourner le film » et une brochette de journaux reprend en chœur la chanson de Grouard sur la censure de sa copine d'Ornellas (« Valeurs actuelles », « Le Point », « Marianne »)…"




mardi 4 mai 2021

Michèle Léridon nommée membre du CSA en 2019 est décédée.

Michèle Léridon nommée membre du CSA en 2019 est décédée.

La journaliste Michèle Léridon, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) depuis deux ans après une longue carrière à l'Agence France-Presse (AFP), dont elle fut directrice de l'information, est décédée lundi à l'âge de 62 ans, a annoncé mardi l'autorité de régulation.

"Michèle m'a énormément appris à mon arrivée à l'AFP, alors qu'elle y était directrice de l'information. Elle incarnait pour moi les valeurs humaines que j'aime à l'Agence : empathie, curiosité pour tout, rectitude, pondération de jugement et sens de l'humour", a réagi le PDG de l'agence de presse, Fabrice Fries, saluant "une personne formidable, amoureuse de la vie".

"Nous sommes tous choqués et anéantis par la disparition soudaine de Michèle", a témoigné Phil Chetwynd, qui lui avait succédé à la direction de l'information évoquant "non seulement une journaliste remarquable, mais aussi une cheffe courageuse de la rédaction de l'AFP, très admirée pour son honnêteté et son intégrité".

Début 2019, elle avait rejoint le CSA où elle était chargée notamment "de la déontologie des programmes et du pluralisme politique, elle avait assuré le suivi de plusieurs scrutins", mais aussi joué "un rôle majeur dans l'élargissement des missions du Conseil à l'égard des plateformes" et des réseaux sociaux, "contribuant ainsi à la transformation d'une institution qu'elle aura marquée de son empreinte", résume le Conseil qui rend hommage à cette  "Femme de convictions et grande journaliste unanimement reconnue".




 


Ernotte alerte les Européens mais aussi le Monde entier sur les menaces que représente la politique du Chef de l’État français.

Ernotte alerte les Européens mais aussi le Monde entier sur les menaces que représente la politique du Chef de l’État français.

Non, non, vous ne rêvez pas.

C’est bien le propos que l’ex-Orange vient de tenir, dans une hallucinante vidéo de près de 6 minutes 30 adressé depuis son nouveau bunker en Suisse, à l’ensemble des européens via l'UER [« qui se dit EBU en anglais »précise dans le texte, l’intéressée] qui représente 114 diffuseurs en Europe mais plus largement à ses associés du Monde entier « en Asie, en Afrique, en Australie, en Amérique » (sic). 

« La menace imminente d'une réduction des financements, ici et là, contribue à la pression sur l’indépendance des médias de Service Public… » (dixit) lance Ernotte dans sa harangue.


Elle fait probablement référence à la réduction fixée par le gouvernement en juillet 2018 qui établit à 190 millions d’euros les économies pour l’ensemble de l’audiovisuel public à horizon 2022 dont 160 M€ pour France Télévisions, dans le cadre de sa trajectoire budgétaire.

Cette adresse aux peuples dont le blog CGC Média a réalisé le verbatim (*fin de post) mais qui plus est, a pris soin d’enregistrer afin d'éviter qu’elle soit remontée après coup, histoire de supprimer quelques passages voire qu’elle disparaisse totalement et Ernotte à l'instar des gilets jaunes accuse le(s) gouvernement(s) "les citoyens ont besoin de médias libre et indépendants qui leur fournissent des informations exactes, facilitent le débat public et des échanges éclairés et tiennent les gouvernements responsables de leurs actes", nous vous proposons d'en découvrir les invraisemblables embardées.

Lundi 3 mai, « la dame du Bristol »  (le surnom de l’ex-Orange depuis le diner organisé dans le palace parisien après 8 mois d’intrigues pour faire capoter l’absorption de Suez par Veolia) invitée de Sonia Devillers sur Inter dans l’Instant M , en avait déjà mis une bonne couche.

L’ex-Orange annonçait, en effet, avoir pris la plume pour exhorter les parlementaires tchèques à « protéger l’indépendance de leur télé nationale » mais également pour « Lancer un message d'alerte sur l'indépendance des médias publics en Europe » et affirmer « Qu’en Europe  - "On sait par exemple qu'en Hongrie, en Slovénie…il y a des pressions exercées sur les journalistes, les journalistes femmes aussi beaucoup par ailleurs"-  le Pouvoir en place cherche à prendre la main par tous les moyens sur la télévisions publique » .

C’était déjà totalement surréaliste mais la récidive qui sermonne les gouvernements européens à commencer par celui d’Emmanuel Macron où elle déclare "Si on veut protéger les médias libres et indépendants, les politiques doivent évoluer en conséquence pour être adaptés à l'avenir"ne pourra pas rester sans répercussion.

Extraits :

« Dans certains pays, des gouvernements ont tenté de profiter de la crise pour accélérer l'adoption de lois controversées parfois dans le but délibéré d’affaiblir le rôle des médias indépendants.

La menace imminente d'une réduction des financements, ici et là, contribue à la pression sur cette indépendance.

Leur financement était déjà sous pression avant la crise. 

Aujourd’hui 80 % des médias publics, selon une enquête de l’UER, s'attendent à voir leur financement encore plus impacté par la crise du Covid.

Une réduction de leurs ressources a aussi des répercussions sur l'ensemble des industries culturelles et de la création.

Nous tous, ici ensemble, nous ne laisserons pas s’effondrer un des derniers piliers des démocraties éclairées : une information libre, indépendante, vérifiée… pour laquelle les journalistes sont bien aujourd'hui parmi les derniers gardiens de la Démocratie, notamment ceux des médias de Service public…

Il est plus que jamais nécessaire de pouvoir compter sur les valeurs partagées de médias de Service public libres, forts et indépendants dans lesquelles les citoyens peuvent avoir confiance.

Au fur et à mesure que la pandémie a progressé, nous avons vu apparaître de réelles menaces pour la liberté des médias… »

Certains observateurs politiques y voient la patte du Secrétariat général de l‘Élysée pour qui l’ex-Orange serait une sorte de ballon d’essai qui  servirait, soi-disant, le président français avant le 1er janvier prochain lorsque la France prendra la présidence tournante de l'Union européenne pour six mois

D’autres fins analystes médiatico-politique révoltés devant de tels propos, emploient plus volontiers les termes « roue libre, imposture, hors contrôle, hors sol, folie des grandeurs, délire, mégalomanie,  etc… », indiquent clairement que le Président de la République n’a d’autre choix que de  taper ferment du poing sur la table et prendre les mesures qui s’imposent, sauf s’il n’est pas candidat à la présidentielle de 2022 et qu’il laisse sa place à celle dont les élucubrations indignent au plus haut point...à moins que le poste visé ne soit celui d'Ursula von der Leyen présidente de le Commission !? 

"Face aux réelles menaces, des populismes, de la censure [ elle sait de quoi elle parle avec celle réservée la semaine dernière aux chasseurs et au doc sur Jean d'Arc ! ndlr], de la manipulation, de la désinformation des "fake-news", de la propagande ; les hommes et les femmes de bonne volonté c'est vous» déclare ainsi « la dame du Bristol » citant Aimé Césaire prévenant ses compatriotes,« Où que nous regardions, l'ombre gagne. L’un après l'autre les foyers s'éteignent. Le cercle d'ombres se resserre parmi les cris d'hommes et les hurlements de fauves » et ajoutant « Pourtant, nous sommes de ceux qui disent non à l'ombre. Nous savons que le salut du monde dépend de nous aussi. Les hommes de bonne volonté feront au monde une nouvelle lumière ».

Avant le verbatim promis, le blog CGC Média vous propose une conclusion à la Pierre Desproges dans style "La minute de monsieur Cyclopède" certes très approximative mais in english.


Chers amis, au siècle dernier l'écrivain et homme politique français Aimé Césaire prévenait ses compatriotes. « Où que nous regardions, l'ombre gagne. L’un après l'autre les foyers s'éteignent. Le cercle d'ombres se resserre parmi les cris d'hommes et les hurlements de fauves » mais il ajoutait immédiatement « Pourtant, nous sommes de ceux qui disent non à l'ombre. Nous savons que le salut du monde dépend de nous aussi. Les hommes de bonne volonté feront au monde une nouvelle lumière »

Chers amis, aujourd'hui face aux réelles menaces, des populismes, de la censure, de la manipulation, de la désinformation des « fake-news », de la propagande ; les hommes et les femmes de bonne volonté c'est vous. C'est nous, nous tous, ici ensemble qui ne laisserons pas s’effondrer un des derniers piliers des démocraties éclairées : une information libre, indépendante, vérifiée par des journalistes professionnels dont le courage face aux pressions ou sur les terrains difficiles, nous emplit si souvent admiration et de gratitude.

Oui, les journalistes sont bien aujourd'hui parmi les derniers gardiens de la Démocratie, notamment ceux des médias de Service public. A la tête depuis quelques mois de l'union européenne de radio-télévision EUR qui se dit EBU en anglais et qui représente 114 diffuseurs en Europe et les associés en Asie, en Afrique, en Australie, en Amérique, j'ai fait comme à France télévisions de l'indépendance de l'information et de la liberté d'expression, deux des toutes premières priorités de mon mandat car dans le bruit actuel, il est plus que jamais nécessaire de pouvoir compter sur les valeurs partagées de médias de Service public libres, forts et indépendants dans lesquelles les citoyens peuvent avoir confiance.

En prenant sa retraite, il y a quelques semaines, le respecté patron de l’information du Washington Post Martin Baron, d'une carrière auréolée de multiples prix Pulitzer « Values are what matters most »   - les valeurs sont ce qui compte le plus - [Values Matter Most, est en réalité le slogan consacré, ndlr].

Les citoyens européens peuvent ainsi compter sur notre soutien inébranlable pour ces valeurs qui sont notre raison d'être : L’accessibilité, l’exactitude, la responsabilisation, la créativité, l’impartialité, l'indépendance et la rigueur journalistique.

Armé d'une des plus grandes rédactions mondiales avec plus de 40 000 journalistes directement employés, les médias de Service public de l’UER jouent un rôle crucial dans la vie des citoyens, en leur fournissant des informations fiables comme cela a été démontré pendant cette pandémie.

Dans les trois quarts des pays européens, ils figurent d'ailleurs parmi les trois premières sources d'information les plus fiables. Comme bien public, l'information doit être offerte à tous. C'est le rôle de nos médias dans l'accès gratuit aux savoirs, aux opinions les plus diverses, dans les conditions les plus optimales : compréhension, appropriation par les citoyens de tous milieux, de toutes conditions, de toutes origines.

Ils constituent aussi un atout essentiel dans la lutte contre la désinformation grâce à une série d'initiatives pour identifier les fake-news avec des actions forte en matière « fact-checking » et d'éducation aux médias.

Nous allons aussi renforcer nos échanges d'articles afin d'élargir les fenêtres sur le monde de nos concitoyens.

Répétons-le : les citoyens ont besoin de médias libres et indépendants qui leur fournissent des informations exactes, facilitent le débat public et des échanges éclairés, tiennent les gouvernements responsables de leurs actes et travaillent dans l'intérêt public.

Mais attention, il existe des liens étroits entre services publics bien financés et des Démocraties saines qui fonctionnent bien.

 Or au fur et à mesure que la pandémie a progressé, nous avons vu apparaître de réelles menaces pour la liberté des médias.

Dans certains pays, des gouvernements ont tenté de profiter de la crise pour accélérer l'adoption de lois controversées parfois dans le but délibéré d’affaiblir le rôle des médias indépendants.

La menace imminente d'une réduction des financements, ici et là, contribue à la pression sur cette indépendance.

Leur financement était déjà sous pression avant la crise. Aujourd’hui 80 % des médias publics, selon une enquête de l’UER, s'attendent à voir leur financement encore plus impacté par la crise du Covid.

Une réduction de leurs ressources a aussi des répercussions sur l'ensemble des industries culturelles et de la création.

Rappelons qu'ensemble, tous les médias de l’UER ont investi près de 20 milliards d'euros l'an dernier dans des contenus, tous genres et formats confondus, de la fiction aux documentaires, télévision, radio et numérique mais vous le savez, nous évoluons dans un environnement concurrentiel de plus en plus mondialisé.  Les revenues des géants d’Internet, grand gagnant de la crise sanitaire, explosent.

Pire les plates-formes sont passés du statut de distributeur à celui de barrière, bouleversant la manière dont le contenu est affiché, attribué et rémunéré. L’émotion et la désinformation se propage sur les réseaux sociaux. 

Si on veut protéger les médias libres et indépendants, les politiques doivent évoluer en conséquence pour être adaptés à l'avenir.

La déclaration du xxxxxx plus 30 doit refléter cette situation, et soutenir fermement un journalisme libre, indépendant dans le monde entier.

Elle doit aussi reconnaître le rôle que jouent les médias de Service public dans les sociétés démocratiques et souligner l'importance des conditions de réussite :  un financement durable, la souplesse nécessaire pour innover et surtout l'absence d'ingérence politique.

L’UER est depuis longtemps un partenaire actif de l'Unesco et de ses initiatives et je me réjouis de poursuivre notre riche collaboration.

A très bientôt.