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vendredi 12 juin 2026

Attention un parjure peut en cacher un autre ! Ernotte, reine du « j’ai pas recours… enfin presque » se fait ramasser par Christophe Tardieu.

Attention un parjure peut en cacher un autre ! Ernotte, reine du « j’ai pas recours… enfin presque » se fait ramasser par Christophe Tardieu. 

Delphine Ernotte, parachutée à l’été 2015 de la téléphonie à France Télévisions, celle qui nous serine à longueur d’antenne l’impérieuse nécessité de « transparence », d’« impartialité » et de « service public exemplaire » avec l’argent du contribuable, vient probablement de franchir un nouveau pas vers la porte. 

Celle qui, sous serment devant une commission d’enquête parlementaire le 8 avril 2026, jure la main sur le cœur (et probablement sur son bonus variable) qu’ «  aucun  cabinet extérieur n’a été sollicité pour préparer les auditions des dirigeants et salariés du groupe ». Croix de bois, Croix de fer, si je mens…(chacun connaît la suite) l’a confirmé sous serment solennel, en commission, l’aubergine cannoise farcie…. Fin de l’histoire.

Sauf que… deux mois plus tard, le 9 juin 2026, Marianne balance la bombe. Forward Global, cabinet privé spécialisé dans l’accompagnement face aux « risques », a bien prodigué « de précieux conseils » à plusieurs reprises. Le cabinet lui-même le confirme. Delphine Ernotte aurait même participé personnellement à un déjeuner de travail avec eux. Des séances pour briefer sur le fonctionnement des commissions d’enquête, les pièges juridiques, les obligations sous serment… Tout ce qu’il faut pour que les ouailles ernotiennes arrivent nickel devant les députés.

Et là, patatras le loupé de la com’ publique : le déni version Tardieu.

Le lendemain, 10 juin 2026, Christophe Tardieu (secrétaire général, fidèle lieutenant) répond dans Le Figaro : « Fumisterie de plus ! » On n’a « jamais eu recours », ni « payé aucun cabinet de conseil » pour préparer les 55 auditionnés. La préparation était « en interne »

Ah, et le déjeuner ? Juste un « échange d’expérience », comme avec d’anciens parlementaires. Forward Global bosse avec eux depuis 2022 sur d’autres sujets, donc c’est pas du tout du conseil pour la commission, promis juré.

Sauf que le bloc CGC Mes Médias, syndicat maison, avait déjà publié très rapidement — dès février 2026 — les trois documents internes qui servaient précisément à conditionner les auditionnés. La « note de cadrage » signée France Télévisions, la petite notice « mode d’emploi » et surtout le tableau des députés acquis à France Télévisions selon le groupe public lui-même.

Un vrai petit guide du parfait petit soldat loyal : « Voici qui est avec nous, attention aux autres. » Le tout centralisé via le Secrétariat général de Tardieu & Co.

[Lien du premier article explosif du blog CGC : https://medias-cgc.blogspot.com/2026/02/commission-denquete-sur-laudiovisuel.html. medias-cgc.blogspot.com ]


C’est beau comme un mensonge d’État.

D’abord le déni absolu sous serment. Puis, quand les faits sortent, le « oui mais non, c’était pas vraiment ça, et on n’a rien payé ». La même technique que celle utilisée pour justifier les 112 000€ de facture pour les suites du Majestic Cannes, en racontant à tous les gogos qui voulaient bien gober qu’il s’agissait d’un échange de marchandises ! Le classique : on minimise, on sémantise (« partage d’expérience » au lieu de « préparation »), on noie dans le « on bosse avec eux depuis 2022 de toute façon ». Et pendant ce temps, les documents internes fuitent de l’intérieur, prouvant que le conditionnement était bien organisé, méthodique et maison.

On imagine la scène au déjeuner : « Alors, chers amis de Forward Global, comment on esquive les questions embarrassantes sans risquer le parjure ? » Réponse : « Facile, vous jurez qu’il n’y a eu aucun cabinet. » Et hop, deux mois plus tard, le boomerang médiatique.

Le scandale au-delà du scandale

C’est pas juste un petit arrangement. C’est l’argent public qui finance potentiellement des cabinets privés pour coacher la direction d’un service public face au contrôle démocratique. C’est celle dont Ajdari et sa troupe ont validé à un troisième parachute qui ment (ou « se trompe ») sous serment devant des députés. 

C’est un secrétaire général qui vient expliquer - sans rire ! - que ce n’est pas du tout ce que vous croyez, bande de naïfs — alors que les preuves internes circulent déjà depuis des mois.

France Télévisions : l’entreprise où l’on prêche la morale journalistique le matin et où l’on pratique l’art du mensonge sophistiqué l’après-midi. Où l’on dépense sans compter (millions de pages fournies, séances d’entraînement internes + « échanges » externes) pour défendre l’indéfendable.

Le pathétique tandem n’est pas au-dessus des lois. Le parjure, ça se paie (jusqu’à 5 ans et 75 000 €). Là, pour couronner le tout, ça pue la morgue de caste : « Nous, l’élite du service public, on peut dire ce qu’on veut sous serment, vous, les gueux, vous payez la note et vous vous taisez. »

Le contribuable, lui, continue de financer cette comédie tragique. Quant à Marianne, une fois de plus, elle a fait le boulot que d’autres médias « amis » préfèrent ignorer.

Vive la transparence à la sauce France Télévisions : opaque, glissante, et servie avec un sourire carnassier.


jeudi 11 juin 2026

Les contrats faramineux que signe Ernotte avec l’argent des Français pour censure et répression… Transparence Zéro sur fond de parjure !

Les contrats faramineux que signe Ernotte avec l’argent des Français pour censure et répression… Transparence Zéro sur fond de parjure ! 


« France Télévisions : votre argent, c’est leur verrou ». Ce fleuron de l’objectivité, ce rempart de la Culture, cette machine à prélever une part de TVA sur le moindre de nos achats et services soi-disant pour éclairer de sa sagesse les Français mais surtout, nous censurer.

Le 8 avril 2026, devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Delphine Ernotte répond, ferme, sans ambiguïté, la main sur le cœur (et l’autre sur le chéquier public) : « Aucune entreprise privée n’a été utilisée pour travailler avec les personnes qui allaient être interrogées par la commission d’enquête. »

Mensonge. Net. Clair. Catégorique.

Sauf que le cabinet Forward Global (dirigé par Matthieu Creux, ex-collaborateur parlementaire, ex-conseiller de Valérie Pécresse) a bien assisté les dirigeants de France Télévisions dans la préparation de cette audition. Prestation confirmée par l’ex-Orange elle-même qu’elle a cherché à minimiser en parlant d’un « hors contrat ». Un « simple échange d’expérience » !

Comme deux copains autour d’un café….

Sauf qu’on parle d’un prestataire déjà rémunéré via deux contrats signés en avril 2023 (*) : protection des contenus web, lutte contre le piratage, et protection des contenus lives.

(*) Fourchette réaliste pour FTV (autour des 10 000 salariés, gros volume de contenus) :

-Contrat 1 (protection web + anti-piratage général) : 200-800 k€/an.

-Contrat 2 (lives + extension réputation/monitoring renforcé) : 300 k€ à 1,5 M€/an (plus élevé pour les directs live qui exigent réactivité forte).

-Total annuel : ~0,5 à 2-3 M€ (moyenne plausible autour de 1-1,5 M€).

Un service public qui se vante partout de son partenariat avec YouTube (le privé qui réussit) et qui, dans le même temps, mandate des boîtes privées pour préparer ses esquives parlementaires avec l’argent des Français.

Et ce n’est pas tout. Parce que la transparence chez France Télévisions, ça se pose là.

https://youtube.com/shorts/F0d5zEvhLOc?is=1DTknWHRqDsFH8pA

Comme le montre parfaitement ce reel Instagram qui circule (et qui tape en plein dans le mille) : France Télévisions paierait egalement une société privée, Leakid qui selon nos informations aurait d’ailleurs été rachetée restées par Forward Global, pour faire suspendre automatiquement les comptes X qui diffusent de courts extraits de ses émissions. (Source : marchés publics notifiés en avril 2023, consultables officiellement.)

C’est le même esprit que Forward Global maison mère : on privatise la répression et la communication, on utilise l’argent public pour museler la diffusion des contenus que ce même argent public a financés. Le contribuable paie pour produire… et paie encore pour que personne ne puisse en partager, ne serait-ce que des bouts.

Résultat : on ment sous serment à une commission d’enquête (« aucun privé »), on signe des contrats avec des cabinets de com’ et de cybersécurité pour verrouiller le récit, et on sous-traite la censure de masse sur X. Le tout en criant à la « menace GAFA » et en se victimisant sur les moyens.

Rappel salé : le faux témoignage devant une commission d’enquête, c’est 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. Chez France Télévisions, « la dame du Majestic » appelle ça un « échange d’expérience ». C’est plus chic. Ça passe mieux dans le communiqué.

Delphine Ernotte et Christophe Tardieu ont transformé le service public en une forteresse arrogante : dispendieuse, menteuse, procédurière, et surtout jamais responsable.

Honte absolue. Ils nous font la morale entre deux partenariats YouTube, trois censures automatisées et un mensonge sous serment.

Le ridicule ne tue plus tout comme la magouille, il éclaire. La lumière sur ce système est la meilleure arme.

La justice, la procureure de la République et les juges d’instruction entre autres, vont s’en donner un cœur joie ! 



mercredi 10 juin 2026

Delphine Ernotte doit être débarquée : elle a menti sous serment au nom de l’État, c’est-à-dire au nom d’Emmanuel Macron.

Delphine Ernotte doit être débarquée : elle a menti sous serment au nom de l’État, c’est-à-dire au nom d’Emmanuel Macron.

Assez.

Delphine Ernotte n’a pas simplement « mal communiqué » ou « joué sur les mots ». Elle a menti sous serment, devant une commission d’enquête parlementaire, au nom de la République, avec l’argent du contribuable et sous la protection politique de l’État macronien.

Quand on lui demande clairement si France Télévisions a eu recours à un cabinet privé pour préparer/coacher ses dirigeants avant les auditions, elle répond « non » (*) or Marianne révèle que le cabinet Forward Global est bien intervenu, avec réunions de préparation et même un déjeuner impliquant la présidente elle-même.

Pire encore : les représentants de la CGC pour l’audiovisuel public qui avaient été les tout premiers à donner l’information via le blog CHC Média, ont confirmé ce coaching en fournissant trois séries de documents à l’appui. Des éléments jamais contestés par quiconque. 

Cette contradiction n’est plus une simple divergence d’interprétation, c’est un mensonge flagrant face à des preuves apportées par le SNPCA-CGC. 

Face à cela, la seule défense de l’ex-Orange devient un énorme pied de nez à la Nation mais pire l’affichage d’une impunité sans bornes.  ? 

« C’était informel », « hors contrat »… Un mensonge ne devient pas vérité parce qu’on n’a pas signé de bon de commande. C’est du mépris pur pour les députés, pour la justice et pour les Français. Ce n’est pas un incident isolé. Chacun connaît depuis des mois la chanson avec le Festival de Cannes : suites de luxe au Majestic à plus de 1 700 € la nuit, facture globale dépassant les 112 000 € pour la petite troupe. Réponse d’Ernotte ? « Ça n’a rien coûté aux Français, c’était du bartering avec des espaces publicitaires invendus ! »

Ceci est totalement faux et la CGC pour l’audiovisuel aura l’occasion très prochainement de le confirmer.

En dépit du fait que ces espaces ont une valeur marchande, qu’ils représentent une ressource publique, et que le contribuable finance indirectement ce train de vie princier via la redevance et les dotations. Le « bartering » n’efface pas le scandale, il l’habille d’un anglicisme pour habiller le scandale!  Même méthode, même culture du déni : nier la réalité en jouant sur de soi-disant montages comptables et autres euphémismes.

Combien d’autres mensonges ? Combien de fois cette transfuge Telecom a-t-elle tordu la vérité, minimisé les coûts, contourné les règles, tout en continuant à prélever des milliards sur le contribuable ?

Dans le service public, surtout à la tête de France Télévisions, il n’y a pas de place pour les menteurs et les menteuses. Mentir sous serment n’est pas une « maladresse de communicante », c’est une atteinte à l’État de droit. Charles Alloncle a raison de parler de parjure et d’envisager un article 40.

Delphine Ernotte doit être débarquée. Sans délai. Parce qu’un service public financé par tous ne peut être dirigé par quelqu’un qui méprise à ce point la vérité due aux citoyens. Assez des petits arrangements entre amis, des palaces et des coachings discrets. La transparence et l’honnêteté ne sont pas des options : elles sont la condition même de la légitimité du service public.

A la « dame du Majestic », le peuple doit signifier qu’il ne peut se satisfaire d’un « hors contrat » avec les impôts qu’il paie et en l’occurrence la fraction de la TVA qui tombe dans son escarcelle. 

Qu’elle rende les clés, maintenant tout simplement, et qu’elle laisse la place à celle qui avait un vrai projet pour la télévision publique « Une dynamique d’avenir » et qui a été sciemment écartée voire invisibilisée par quelques titres de presses complaisants afin de présenter le troisième parachutage comme le seul scénario possible !​​​

(*)


X


Léa Salamé exulte sur le plateau de Quelle époque ! à la candidature du cofondateur de Mediawan pour la présidentielle de 2027.

Léa Salamé exulte sur le plateau de Quelle époque ! à la candidature du cofondateur de Mediawan pour la présidentielle de 2027.

Léa Salamé exulte sur le plateau de quelle époque à l’annonce de la candidature de Matthieu Pigasse à la Présidence de la République. Elle se lève, elle applaudit et lance « Il est candidat, ça y est on l’a » devant Hugo Clément qui n’en revient pas lui non plus.






La neutralité de la télé ernottienne, ça fait plaisir à voir !

Plus personne ne croit un mot de ce que raconte l’ex-Orange !

Plus personne ne croit un mot de ce que raconte l’ex-Orange !

« La Culture et le Sport sont des exceptions françaises » n’a cessé de seriner Ernotte à tout bout de champ pour obtenir plus d’argent de l’ État donc des Français.

Le blog CGC Media avait déjà traité de ses promesses sportives voilà quelques jours dans son article « Roland-Garros, le grand chelem de la délocalisation massive made in France Télés... », voilà que Le Canard enchaîné révèle aujourd’hui comment elle voit l’autre roue du vélo.





mardi 9 juin 2026

Le président su SPECT : sauveur de la République en péril !

Le président su SPECT : sauveur de la République en péril !


Pendant que la France s’enfonce dans un marasme budgétaire historique, avec une dette qui flirte avec les abysses, des déficits abyssaux et des services publics qui craquent de partout, Jérôme Caza, président du SPECT et de 2P2L, a une exigence des plus opportunes  ! Il faut sanctuariser le milliard pour les programmes de France Télévisions. Rien de moins. Un objectif « national », rien que ça. On imagine déjà les drapeaux tricolores flottant sur les plateaux de tournage pendant que les hôpitaux manquent de personnel et que les finances publiques ressemblent à un champ de ruines après un bombardement.

Le monsieur est formel : plus de 200 millions ont « disparu » des programmes entre 2020 et 2026. Une « amputation », pas une simple évolution budgétaire. On pleure. On sanglote. Pendant ce temps, la France s’ampute elle-même de sa crédibilité fiscale, mais ça, visiblement, c’est secondaire. Priorité absolue : renflouer la machine ernottienne pour que les 3 ou 4 producteurs de flux (ceux qui nous ont offert tant de pépites) puissent continuer à créer du « lien » et à « faire émerger des talents ».

Parlons-en, des talents. L’an dernier, Jérôme Caza nous a gratifiés de Khôl Lanta des neiges sur France 2. Un gros bide mémorable, une daube polaire qui a dû coûter bonbon et qui a fini par geler l’audience. Mais qu’importe l’échec cuisant : ce qui compte, c’est que l’enveloppe revienne à 1,075 milliard. Parce que quand on rate son coup, la solution évidente est de réclamer encore plus d’argent public. Logique implacable du secteur.

Dans un pays où l’on supprime déjà des magazines et des jeux pour tenter (mollement) de limiter l’hémorragie d’une décennie de gabegie depuis le parachutage de l’ex-Orange que les plus indulgents qualifient de calamiteuse, le représentant des producteurs vient nous expliquer que les programmes ne peuvent plus servir de « variable d’ajustement ». Traduction : tout le reste de la nation peut se serrer la ceinture, mais pas le petit écosystème protégé de l’audiovisuel public… sinon, ce serait laissé la place aux plates-formes américaines, ce qui est un vraisemblable ! D’où le disque rayé de ce petit club de l’entre-soi visant à traiter France Télévisions comme une vache sacrée pendant que le contribuable se fait traire jusqu’à l’os ?

« Le milliard doit redevenir un objectif national. » On croit rêver. La nation est priée de se mobiliser pour que les coproductions de flux retrouvent leur standing, pendant que les vrais chantiers (dette, retraite, compétitivité, immigration, sécurité) sont renvoyés aux calendes grecques. C’est beau, l’engagement. Surtout quand il s’agit de défendre son pré carré avec l’argent des autres.

Jérôme Caza attend du prochain contrat d’objectifs et de moyens un « retour progressif » vers les investissementssans la moindre remise en causee. On espère pour lui que ce retour se fera plus vite que le retour sur investissement de Khôl Lanta des neiges. Parce que pour l’instant, le seul lien que crée ce genre de discours, c’est celui qui attache un peu plus solidement le contribuable au guichet automatique de subventions.

Priorité nationale, donc : sauver les programmes. Le reste attendra. Comme d’habitude.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

lundi 8 juin 2026

Fable de la macronie: le milliardaire et le parlementaire…

Fable de la macronie: le milliardaire et le parlementaire…

Ah, mes aïeux, on respire enfin l’air frais d’une décennie parlementaire finissante dans un régime  beaucoup plus régalien (Au sens premier du terme, c’est-à-dire qui appartient au roi) plutôt plus que présidentiel ! Un député de son état ose enquêter sur les juteux contrats signés depuis près de dix ans entre un triumvirat d’hommes d’affaires et le service public ? Crime de lèse-majesté. Immédiatement, la machine se met en branle : filature dans Paris jusqu’au paillasson du domicile, photos volées, diffusion illégale, atteinte à la vie privé. Tout ça orchestré, financé et relayé, selon par les bons soins du seigneur des ondes et des fibres optiques.

De quel droit, en effet ? De quel droit un milliardaire, vexé d’avoir dû rendre quelques comptes, transforme-t-il un élu de la République en gibier ? De quel droit utilise-t-il ses journaux, ses chaînes, ses réseaux, ses avocats et ses sbires pour faire comprendre au vulgaire parlementaire que l’on ne touche pas impunément au coffre-fort privé déguisé en intérêt général ?

On nous rebat les oreilles depuis des années avec « la démocratie est en danger ». Mais laquelle ? Celle des urnes ou celle des portefeuilles ? Apparemment, le vrai danger, c’est le député qui pose des questions gênantes sur les contrats. Le milliardaire, lui, a tous les droits : celui de surveiller, d’intimider, de salir. C’est beau comme une république bananière, version chic et connectée.

Face à un tel scandale, que se passe-t-il au cœur de la chambre haute quand l’un des siens est bassement attaqué ? Silence radio. Il y a peu de temps sa représentante montait au créneau pour défendre l’honneur bafoué des institutions. Aujourd’hui, un élu est traqué comme un rat dans Paris et elle découvre soudain les vertus du mutisme. On appelle ça « sérénité républicaine », je crois. Traduction : « On ne va pas fâcher ce magna de la téléphonie mobile et tout ce que ça représente, quand même. »

Ces méthodes sentent le soufre ! On ne casse plus les genoux, on balance des photos et on laisse la meute hurler. C’est plus propre, plus moderne, plus « start-up nation ».

Mais le plus beau, c’est la leçon donnée au peuple : vous pouvez voter, vous pouvez élire, vous pouvez même croire que vos députés servent à quelque chose. Dès qu’un élu s’approche un peu trop près des vrais centres de pouvoir – l’argent, les réseaux, les données –, on lui rappelle qui commande vraiment. Le suffrage universel, c’est charmant. Le cash universel, c’est mieux.

Le député visé dit qu’il ne se taira pas. Tant mieux. Qu’il continue. Qu’il fouille. Qu’il dérange. Parce que si même un parlementaire qui fait son travail se fait traiter comme un ennemi public numéro un par un oligarque froissé, alors la mascarade est terminée. 

On ne vit plus dans une démocratie. On vit dans une ploutocratie nerveuse qui montre les dents dès qu’on regarde son carnet de chèques de trop près.

Le pouvoir n’est plus « au peuple ». Il est au Fric.

Et le Fric, quand on l’embête, ne répond pas par des arguments. Il répond par des dossiers, des filatures et des unes bien senties.

Bienvenue dans la République des actionnaires. Actionnaires majoritaires, bien sûr.

Les autres peuvent aller se faire voir. Ou se faire photographier.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

dimanche 7 juin 2026

La France pays des lumières, plongée dans le noir !

La France pays des lumières, plongée dans le noir ! 


La patrie autoproclamée des Lumières, de Voltaire, de la liberté d’expression… plongée dans l’obscurantisme administratif et idéologique. C’est là un retournement symbolique incroyable.

L’Impartialité selon Lasserre, ou comment museler la dissidence au nom du « consensus » macronien.

Après la dernière trouvaille du sénateur Laurent Lafon, qui avait déjà imaginé recréer l’ORTF en réunissant France Télévisions et Radio France, à savoir la mission d’information sur la « régulation de l’information dans l’espace numérique », vite  rebaptisée commission d’enquête, voilà que surgit le rapport Lasserre comme un décret de salut public.

Dix-sept recommandations « facilement applicables », un baromètre annuel de l’« impartialité », des chartes éditoriales, des CHIPIP renforcés, des vigiles du pluralisme… Tout ça pour quoi ? Pour que France Télévisions, Radio France et consorts ne puissent plus être accusés de partialité ? Lunaire !! C’est une tentative de censure institutionnalisée, drapée pour faire la farce dans les oripeaux vertueux de l’objectivité.

L’impartialité, nous dit-on, porte une « dimension objective et subjective ». Traduction : on va exiger des journalistes du service public qu’ils pensent correctement, qu’ils évitent les « biais perçus », qu’ils distinguent bien l’humour de l’information (recommandation 16, un bijou) et qu’ils respectent une « obligation de réserve » sur les réseaux (recommandation 17). Autrement dit : taisez-vous ou alignez-vous. Demander l’unanimité sur des sujets clivants, c’est comme interroger des aveugles de naissance s’ils veulent bien « voir » la lumière. L’exercice est absurde, pervers, et surtout révélateur d’une angoisse profonde : celle d’un pouvoir qui ne supporte plus qu’on le conteste.

Car enfin, de quoi parle-t-on ? D’un audiovisuel public financé par l’argent du contribuable, historiquement accusé de servir de courroie de transmission à la doxa progressiste et macron-compatible. Face aux critiques légitimes venues de larges pans de la population, la réponse n’est pas plus de pluralisme réel, plus de débats contradictoires sans tabous, non : c’est plus de contrôle

Arcom renforcée (alors même que Martin Ajdari est englué dans une histoire de non dénonciation via l’article 40 d’agressions sexuelles sur un plateau de France 3 lorsqu’il était en charge et était qu’il pensait avoir étouffé en signant lui-même un protocole !), plaintes mieux traitées, baromètre public pour humilier les récalcitrants, figures « emblématiques » désignées pour donner l’illusion du pluralisme… Le service public doit « trouver la voie étroite » entre liberté éditoriale et neutralité. En réalité, il s’agit de verrouiller la narration officielle tout en prétendant l’ouvrir. Orwell applaudit des deux mains.

Bruno Lasserre, l’auteur de cette incroyable censure qui ne dit pas son nom, vice-président honoraire du Conseil d’État, proche d’Emmanuel Macron qui l’a nommé à ce poste en 2018, osé parler d’ « amélioration ». Voilà cet homme « fasciné » par le président selon les portraits flatteurs de l’époque, recyclé en gardien du temple de l’impartialité macronienne.

Le même pouvoir qui nomme ses affidés aux postes stratégiques (banque de France, etc.) nous pond un rapport « indépendant » pour museler les antennes. Le conflit d’intérêts pue à des kilomètres. Quand un prince charge un courtisan d’évaluer l’objectivité de la cour, on sait déjà ce que donnera le verdict : plus de servilité, habillée en vertu.

Ce rapport n’est pas un projet d’amélioration, c’est un acte de peur. Peur du réveil populaire, peur des réseaux qui contournent la doxa, peur que le public s’aperçoive que l’« impartialité » exigée est à sens unique : tolérance zéro pour les idées qui dérangent le consensus élitaire, indulgence infinie pour les biais dominants. On renforce les CHIPIP, on crée des baromètres, on oblige à des chartes… Pendant ce temps, les dotations baissent, les audiences fuient vers d’autres horizons, et le contribuable hier et l’ensemble des Français aujourd’hui via la TVA continue de payer pour sa propre mise au pas.

Catherine Pégard annonce des mesures « concrètes dès cet été » par décret. Bien sûr. L’été 2026 sera chaud : celui de la grande opération de lissage idéologique. Radio France promet un « contrat d’écoute ». Traduction : on vous écoutera pour mieux vous neutraliser.

Citoyens, ne vous y trompez pas. Ce n’est pas l’impartialité qu’on défend ici, c’est le monopole narratif d’un régime essoufflé qui, face à la pluralité réelle du pays, choisit non pas le débat, mais le bâillon. Lasserre et Macron ne veulent pas d’un service public libre et pluraliste : ils veulent un service public docile et unanimeIls osent appeler ça « exemplarité ». Le mot est beau. La réalité, nauséabonde car on tente de nous vendre de l’« impartialité », de l’« exemplarité », de la « neutralité » mais en réalité on éteint les lumières du débat.

Réveillez-vous. Le pluralisme ne se décrète pas par baromètre d’État. Il se vit en laissant parler tous les Français, pas seulement ceux qui pensent comme l’Élysée.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Il est grand temps que des Français se lèvent — parlementaires, journalistes, citoyens, élus locaux ou simples contribuables — pour stopper net cette dérive autoritaire. Ce rapport Lasserre n’est pas une simple note technique : c’est un tournant historique, un aveu de faiblesse d’un pouvoir qui, incapable de convaincre, choisit de museler. Après avoir confisqué le débat, voilà qu’il veut confisquer jusqu’à la possibilité même de le contester. 

Réveillez-vous. Si nous laissons passer ce verrouillage institutionnalisé, demain ce ne sera plus seulement France Télévisions ou Radio France mais l’ensemble de l’espace public qui sera placé sous tutelle. La lumière de la France ne peut se permettre vaciller ainsi. 

Il est encore temps de trouver la femme ou l’homme providentiel(le) en 2027 qui ne permettra pas qu’elle s’éteigne. ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​





samedi 6 juin 2026

De la signature d’un protocole transactionnel censé faire le silence, à la tête de l’Arcom : le pouvoir qui muselle !?

De la signature d’un protocole transactionnel censé faire le silence, à la tête de l’Arcom: le pouvoir qui muselle !?

France Télévisions, ce parangon autoproclamé de la vertu républicaine, qui hurle au bûcher médiatique dès qu’un acteur, un animateur ou un réalisateur est simplement mis en cause (pas condamné, juste « accusé ») a une notion toute particulière de la « transparence » lorsque celui-ci implique toute une chaîne de responsables en interne. 

On annule des téléfilms, on retire des rediffusions, on fait des génuflexions publiques devant les grondements de la sphère internet, tout ça avant même qu’un tribunal ait statué : Principe de précaution version service public, chante Ernotte sur tous les toits ! Mais quand c’est en interne ? Ah, là, c’est magique, la géométrie est plus que variable…

Mieux vaut détruire une réputation et briser des vies comme dans l’affaire des trois journalistes du Service des Sports à qui la justice a déjà donné raison pour  deux d’entre eux, plutôt projet que risquer d’être pris à partie par les réseaux. Quand ça tape plus haut, l’étouffement devient la règle. Une affaire de possible de faits d’agressions sexuelles sur les étudiant(e)s qui assistent à une émission sur France 3 en direct, une lanceuse d’alerte enceinte qu’on évince proprement et un accord transactionnel signé par… Martin Ajdari lui-même, à l’époque secrétaire général et directeur des ressources de France Télévisions, aujourd’hui président de l’Arcom, le régulateur censé veiller à l’exemplarité du secteur et le silence se fait !!! Quinze ans plus tard, lorsque l’affaire ressurgit, on parle encore pudiquement d’un simple « conflit du travail ».

Le service public, censé incarner l’exemplarité, la transparence et le « devoir de signalement au procureur de la République via l'article 40 », devient soudain très discret, très procédurier, très « on lave son linge sale en famille ». La même boîte qui donne des leçons de morale à longueur d’antenne sur le harcèlement, les violences sexistes, la protection des victimes… protègerait son image comme un mafieux protège son clan. 

La jeune femme enceinte ? Tant pis pour elle. Les faits présumés graves ? On les minimise, on les archive sous un protocole à 50 000 € uniquement établi pour indemniser son licenciement intervenu alors qu’elle était enceinte de + de 5 mois et après que la HALDE qu’elle avait saisi, acte les faits et rende un rapport au vitriol concernant le dossier dont toute la chaîne hiérarchique à France Télévisions a eu évidemment connaissance.

Aujourd'hui, si l’on en parle si peu, ce n’est pas un hasard. Les médias qui pourraient prendre leur plume ou leur micro savent très bien qu’ils risquent ensuite de se faire sanctionner, rappeler à l’ordre ou voire leur leur vie se compliquer un peu plus par… celui-là même qui trône aujourd’hui à la tête de l’Arcom. Quand le gendarme de l’audiovisuel est l’ancien signataire d’un accord d’étouffement, l’omerta devient soudain très rationnelle. Qui oserait vraiment creuser ?

C’est le classique du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Tant que c’est dehors, on lâche les chiens. Quand ça touche des responsables à l’intérieur, on dit en commission d’enquête qu’on ne se souvient plus de rien, et on explique doctement qu’il s’agissait en réalité d’un « simple contentieux ». 

Chacun se souvient encore des paroles de Delphine Ernotte le 8 avril dernier au rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public qui l’interrogeait sur ce dossier et les protocoles signés (2 au total: Ajdari et Lesaunier ) à qui elle lançait  « Vos accusations sont extrêmement graves… Mais est-ce que vous avez des preuves ? »

« Transmettez-moi les noms ! Transmettez-moi les faits ! Saisissez-moi ! » ajoutait-elle, inversant les rôles sur un ton perçu comme défensif et quasi-injonctif, mettant la pression sur le rapporteur pour qu’il apporte des éléments concrets sur-le-champ, tout en soulignant la gravité de ses accusations soi-disant portées contre le groupe  ! Le monde a l’envers !!!!

En résumé, France Télévisions dénonce à tout-va les turpitudes de la société et du privé, mais quand les cadavres sont dans son propre placard — et signés par celui qui est devenu le gendarme de l’audiovisuel —, soudain c’est « complexe », « ancien », « à contextualiser ».

L’institution qui se veut "le miroir moral de la France" va-t-elle devenir experte en communication de crise et en omerta sélective ? 

Beau service public. Vraiment…Comment celui qui a nommé, il y a un peu plus de deux ans à la tête de l’agence son président, peut-il espérer tenir comme ça jusqu’en 2027 sans que toute cette indigne affaire impacte à jamais son @Legacy