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vendredi 5 juin 2026

Mission d’information du Sénat – ou comment habiller la censure en « souci démocratique » !

Mission d’information du Sénat (*) – ou comment habiller la censure en « souci démocratique » !

(*)  souvent présentée comme une « commission d’enquête » sur les « zones grises de l’information » [senat.fr]  

Contexte et vrais objectifs

La commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat a lancé une mission d’information sur la « régulation de l’information dans l’espace numérique ». Les rapporteurs : Agnès Evren (LR), Laurent Lafon (centriste) et Sylvie Robert (gauche). Pour faire plus sérieux, on lui a donné les pouvoirs d’une commission d’enquête : auditions sous serment, réquisitions de documents, etc. Tout l’attirail.

Les fameuses « zones grises », ce sont en réalité tous les endroits où l’information circule encore sans la bénédiction de l’ARCOM : médias en ligne indépendants, créateurs de contenus, YouTubers, influenceurs, et les grandes plateformes. En clair, tout ce qui échappe encore au contrôle centralisé des médias traditionnels et de l’État.

L’objectif officiel ? « Identifier les risques » (désinformation, ingérences, opacité des financements, perte de confiance).

La version non officielle, celle que comprennent parfaitement les adeptes de France Medias à commencer par son promoteur en chef et autres tenants de la pensée unique : ramener dans le rang tout ce qui ose encore exister hors du périmètre des grands médias subventionnés et amis du pouvoir. Ils ne seront tranquilles que lorsqu’il ne restera plus un seul média vraiment indépendant.

Déroulement et auditions marquantes

On auditionne donc à tour de bras : experts en « lutte contre les fake news » (Gérald Bronner et consorts), associations militantes, journalistes mainstream, et, bien sûr, les médias indépendants de tous bords (Blast, Basta!, StreetPress, Frontières, Off Investigation…) ainsi que des créateurs comme Gaspard G, Hugo Décrypte, Jean Massiet, Hugo Travers ou Hugo Clément....mais aussi les plateformes : YouTube, TikTok et  les Instances : CCIJP (Carte de presse), CDJM (déontologie), etc...

Le message est limpide : « Expliquez-nous comment vous financez, comment vous travaillez, et pourquoi vous n’êtes pas encore sous notre coupe ? » 

On parle transparence, déontologie, modération algorithmique, distinction entre info et influence… Tout pour mieux justifier, in fine, de nouvelles contraintes, labels, agréments ou sanctions contre ceux qui refusent de rentrer dans le rang.

Les réactions (sans surprise)

•  Du côté des médias et journalistes indépendants : beaucoup y voient une opération de fichage et de musellement en bonne et due forme. Disclose a d’ailleurs refusé de balancer l’identité de certains donateurs, sentant parfaitement le piège. On entend déjà les mêmes voix qui, il y a quelques années, réclamaient à cor et à cri la création d’un grand « France Medias » public, rêvant d’un paysage médiatique uniformisé où l’information serait enfin « responsable » (comprendre : conforme).

•  Du côté des bien-pensants et des institutions : on applaudit cette « nécessaire mise à jour démocratique » face à la « fragmentation » et à la « désinformation ». Traduction : on ne supporte plus que le peuple ait accès à des narratifs qui ne passent pas par le filtre des rédactions parisiennes et des comités d’éthique aux ordres.

Au final, cette mission sent le vieux réflexe autoritaire français : face à la perte de contrôle du récit, on ne se demande pas comment améliorer le pluralisme et la crédibilité des médias historiques (qui en auraient donc cruellement besoin !!)

Non. On cherche plutôt comment étendre la régulation pour asphyxier ce qui reste d’indépendance. Parce que, soyons clairs : pour certains, le problème n’est pas la désinformation....Le problème, c’est qu’il existe encore des médias qu’ils ne contrôlent pas.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


Roland-Garros, le grand chelem de la délocalisation massive made in France Télés...

Roland-Garros, le grand chelem de la délocalisation massive made in France Télés...

Le blog CGC Média a lu avec le plus grand intérêt l'article du Canard en chainé de ce mercredi "Roland-Garros, se délocalise"

L’article du Canard dénonce une délocalisation rampante de la production audiovisuelle de  l’un des fleurons du sport français :

•  Passage de France Télévisions → HBS (franco-suisse) → Whisper (britannique).

•  Remplacement massif de techniciens français par des équipes UK/Pays-Bas + production à distance depuis Londres.

•  Perte sèche pour l’emploi français et 1 400 journées perdues pour un seul sous-traitant.

•  Motivation principale : économie sur les charges sociales françaises (classique).

Roland Garros n’est plus produit par FTV, soit ! C’est la Fédé qui s'en charge et qui traite avec le privé. France Télévisions récupère uniquement le signal et gère ses plateaux.

C’est le symbole d’une France qui vend son savoir-faire à l’étranger tout en sacrifiant ses propres équipes. 

Oui, Roland-Garros, le grand chelem de la délocalisation made in France Télés...

Ah, le beau tournoi de Roland-Garros ! Ce concentré de terre battue, de sueur et… de fric qui file à l’anglaise. Pendant que nos tennismen et tenniswomen se battent pour la gagne, les techniciens français, eux, se font gentiment atomiser en fond de court.

Hier encore, France Télévisions captait, produisait, vendait le signal au monde entier. Aujourd’hui ? C’est l’anglais Whisper qui tient la raquette, après avoir déjà fait le bonheur de Wimbledon. Alors pour faire baisser la note, quoi de mieux que de virer les coûteux Français avec leurs horribles cotisations sociales ? 60 % de cadreurs et d’opérateurs ralenti importés, des réalisateurs londoniens qui dirigent tout depuis leur bureau, des caméras robotisées sur les petits courts… Bienvenue dans la remote prod version low cost.

Résultat : AMP Visual TV, fleuron tricolore, pleure 1 400 journées de travail. On est passé de 1 000 techniciens français à 206. Ce n'est pas une délocalisation, c’est un exode. "Azincourt sur terre battue", comme ironise Le Canard. On imagine les cadres de la FFT se congratuler : « Bravo les gars, on a fait des économies ! » Oui, des économies… sur le dos des caisses de l’État et des intermittents qui vont aller pointer ailleurs.

France Télévisions, grand pourvoyeur de deniers publics, regarde ce joli spectacle d’un œil blasé. Toujours prêt à pleurnicher sur le service public quand il s’agit de réclamer plus d’argent, mais étrangement silencieux quand il s’agit de défendre les équipes techniques françaises qui faisaient et devraient toujours faire la fierté de la maison.

Le message est clair : le fric d’abord, la France ensuite. On privatise les bénéfices, on externalise les coûts, on délocalise la compétence. Pourtant, l'ex-Orange continue toutes instances confondues, de nous seriner que « la culture et le sport sont des exceptions françaises ».

Sauf que l’exception, aujourd’hui, c’est surtout de voir un Grand Chelem français produit à 70 % depuis Londres par des boîtes étrangères. 

jeudi 4 juin 2026

Le Zapping VU, victime collatéral des 10 « commandements » d’Ajdari !

Le Zapping VU, victime collatéral des 10 « commandements » d’Ajdari !

Mesdames et Messieurs, applaudissez : France Télévisions vient d’achever VU, ce petit zapping insolent qui osait montrer le service public tel qu’il est – parfois grotesque, souvent formaté, toujours financé par nos impôts . Le 30 juin 2026, rideau et qui mieux que Martin Ajdari, grand ordonnateur de la « neutralité » made in Macronie, toujours en place malgré l’affaire du protocole et des agressions sexuelles, afin de superviser ce grand nettoyage éditorial qu'il prévoit via l'Arcom ?  le texte original)


On imagine sans peine ses dix points (ou dix petits pas vers la pensée unique) :

1.  Point 1 : Toute émission qui fait rire aux dépens du pouvoir est subversive. Supprimer.

2.  Point 2 : Le zapping montre trop de séquences gênantes ? C’est du « montage tendancieux ». Interdire.

3.  Point 3 : L’impertinence n’est pas pluraliste. Seule la platitude l’est.

4.  Point 4 : Économies budgétaires ? Allons donc. On trouve toujours des millions pour trois ou quatre sociétés de productions amies et les grands-messes macroniennes.

5.  Point 5 : Patrick Menais et son équipe ? Trop indépendants. Remplacer par des contenus « apaisés ».

6.  Point 6 : Le téléspectateur doit voir ce qu’il doit voir, pas ce qu’il voit vraiment.

7.  Point 7 : La satire, c’est bon pour Quotidien sur TMC. Ici, on fait du service public, très chèrement payé donc gage de qualité !

8.  Point 8 : À un an de 2027, on ne badine pas avec la ligne. VU risquait de zapper un ministre de trop.

9.  Point 9 : « Neutralité », c’est le nouveau nom de la censure quand elle est exercée par ce petit monde de l’entre-soi.

10. Point 10 : Et surtout : que rien ne dépasse. Ni à droite, ni à gauche…ou alors juste ecolo-socialo-centriste pour aller dans le bon sens.

Il fallait tuer le dernier petit espace de liberté grinçante du service public, au nom de l’équilibre et des économies. On « apure » l’antenne comme on épure un parti. On transforme France Télévisions en un long fleuve tranquille où plus rien ne dérange le récit officiel…si tant est que le groupe survive jusqu’à Noël. 

     


mercredi 3 juin 2026

Un bel exemple de loyauté télévisuelle : quand Fogiel choisit l’amitié sur l’ambition !

Un bel exemple de loyauté télévisuelle : quand Fogiel choisit l’amitié sur l’ambition !

L'histoire est plutôt belle pour mériter qu'on la détaille ! Marc-Olivier Fogiel fait savoir qu'il  renonce à L’Heure de vérité sur France 2. Officiellement, c’est pour cause de surcharge : RTL lui demande un investissement à 200 % et il n’a plus besoin de galons supplémentaires. Touchant.

Pourtant, le blog CGC Média a souhaité creuser un peu cette noble déclaration car selon les bruits de couloir, ce beau renoncement intervient surtout après le doute exprimé poliment (voire moins poliment) de l'ex-Orange et son ex-dircab préposé à l'info sur cette arrivée annoncée en grande pompe dans l'émission politique à laquelle Philippe Corbé (le n-2 de ce dernier) tenait particulièrement.

Rappel :

Fogiel avait fait venir Corbé à BFMTV. Une belle fidélité entre hommes de médias et donc l'occasion pour Phillippe Corbé de soutenir l'arrivée de Marco dans le projet L’Heure de vérité (version 2027, avec Benjamin Duhamel, Caroline Roux et compagnie) ! Sauf qu'au niveau supérieur, la musique n'était pas la même ! Dilemme cornélien pour un service public qui adore la transparence… sauf quand elle devient gênante. 

Résultat ? Fogiel se retire avec la classe d’un ancien combattant : « J’ai un peu passé l’âge de me disperser. » Traduction ironique : « Je ne vais pas embêter mon réseau pour un strapontin supplémentaire, surtout si le tandem décisionnaire ne le veut pas vraiment. » On imagine la scène en réunion:  « Philippe, ça ne va pas te mettre en difficulté, hein ? »...lui,  diplomate, haussant les épaules avec élégance « Pas de soucis ! ». Fogiel de son côté, gentleman, qui comprend le message subliminal et préfère se consacrer à Face à Fogiel et à ses soirées électorales.

C’est beau, l’amitié dans les médias publics. On y voit un service public plus que jamais dans ce petit monde de l'entre-soi ; un animateur qui place la loyauté au-dessus de l’exposition et un Corbé qui évite de devoir choisir entre reconnaissance passée et allégeance présente. Tout le monde gagne. Sauf peut-être le téléspectateur...

En attendant, Fogiel va « enrichir » son format sur RTL et lancer un podcast présidentiel. Parce que se disperser, c’est mal… sauf quand c’est sur ses propres terrains de jeu. Quant à L’Heure de vérité, elle trouvera bien d’autres éditorialistes interchangeables. Après tout, en 2026 comme en 1985, l’important n’est pas tant la vérité - il y belle lurette qu'elle a plié bagages -  que de ne froisser aucun pote influent.

Ironie du sort : l’émission qui devait incarner la confrontation politique se voit torpillée par la plus vieille règle du milieu : les loups ne se dévorent pas entre eux ! Vive la France des réseaux, des renoncements élégants et des ego « rassasiés ». On en redemande.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Quand le couple CGT-CFDT prétend délibérément que la station de France Télés à Wallis et Futuna lui appartient…Y en a marre !

Quand le couple CGT-CFDT prétend délibérément que la station de France Télés à Wallis et Futuna lui appartient…Y en a marre !

Le ras-le-bol est total au sein de la chaîne de France Télévisions diffusée dans la collectivité d'outre-mer vis-à-vis de ce duo infernal dont beaucoup sur place en parlent comme d'"un binôme toxique qui se comporte à Wallis comme dans son fief privé, son petit royaume syndical où tout doit plier devant sa loi clanique".

Ils ne dirigent rien, mais ils veulent tout contrôler. Ils ne produisent rien, mais ils exigent tout et surtout, ils ne supportent plus qu’on leur résiste.

En 2022, ils fanfaronnaient déjà d’avoir éjecté le seul directeur régional wallisien qu’ils avaient pourtant porté au pinacle le temps de sa candidature. Belle loyauté ! Rebelote en 2026 : le même tandem menace ouvertement, joue des muscles, clame sa « position de force » et promet de faire tomber tous les directeurs régionaux et chefs de service qui refuseraient d’entrer dans leur jeu de manigances, de petits arrangements et de copinages malsains.

Pourquoi tant de rage et de manœuvres ?

- Peut-être parce qu’une enquête pour harcèlement moral est en cours et que dans le viseur figurent des têtes bien pensantes de la terrifiante unité syndicale ?!

- Peut-être parce que l’ancienne direction (Guidot) qu’ils avaient un temps adulée, n'est pas allé dans leur sens avec des promesses de promotions mirifiques qui ne sont jamais venues. Trahis par leurs propres protégés… L’ironie est savoureuse  ?!

- Peut-être parce qu'un nouveau directeur régional, digne de ce nom refuse enfin de courber l’échine devant leur pression permanente ?!

- Peut-être parce qu'une nouvelle rédactrice en chef a osé – horreur suprême – présenter un vrai projet éditorial, le premier depuis des lustres au point que plusieurs journalistes cédétistes ont saisi leur déléguée syndicale qui en a presque fait une affaire d’État ?!


Ce ne sont plus des syndicats, ce sont des propriétaires. De petits caïds locaux qui considèrent la station comme leur chasse gardée. Arrogance, prétention, pratiques dévoyées, clanisme étouffant : le cocktail est nauséabond. Une poignée de salariés – souvent les mêmes – tire les ficelles pendant que la majorité soit ignore les coulisses ou ferme les yeux par peur.

Le plus consternant ? Certains cadres de direction censés incarner l’autorité, se sont mués en mouchards zélés au service de ce tandem. Pathétique.

Force et dégoût.

Ces agissements sont indignes. Ils pourrissent le climat, gangrènent le service public et humilient Wallis et Futuna. 

Au nom du respect de l'ensemble des personnels, de toutes celles et ceux syndiqués ou non, sympathisants...il est est URGENT pour la direction des Outremer qui a été saisie  donc parfaitement au courant de la situation, de mettre un terme à cette inadmissible emprise clanique.

Le monde ne leur appartient pas. Wallis-et-Futuna La Première encore moins.


"Mais si, tu le connais…Monégier il est pote avec Elsa Margout des magazines, la copine de Pleynet"

 "Mais si, tu le  connais…Monégier il est pote avec Elsa Margout des magazines, la copine de Pleynet"

Selon nos sources, Pierre Monegier rédacteur  adjoint à France Télés, va remplacer  Romain Messi qui ne sera resté que quelques mois - parti et revenu puis reparti - comme directeur de la rédaction de France Info 

Proche d’Elsa Margout directrice des magazines d’information à la direction de l’information de France Télévisions, elle même très pote avec Muriel Pleynet, celle qui était sous Alexandre Kara lorsqu'il était patron de l'Info (avant de négocier son départ) aujourd'hui sous Martinetti qui seconde l'ex primo dircab ernottien, il était jusqu'à-là Grand reporter et rédacteur en chef adjoint pour Envoyé Spécial depuis 2014. 

Correspondant de France Télévisions en Inde (basé à New Delhi pendant plusieurs années), où il a couvert toute l’Asie du Sud, ce diplômé de Sciences Po Paris (Master en Management des médias & Relations internationales) mais aussi du Centre de Formation des Journalistes (CFJ).

Il a le même profil que son éphémère prédécesseur qui devait, à un moment être épaulé par deux adjoints pour assurer une présence 7 jours sur 7 au sein d'ne direction éditoriale mise en place autour du directeur de Franceinfo TV ! La souplesse n'est donc pas son fort !

Un atout ?! Il ne connait pas grand monde au sein de la rédaction de Franceinfo et la réciproque est semble-t-il assez vraie, pas grand monde le connait !




mardi 2 juin 2026

FTV : Le triste exemple d'une com’ corporate pour un establishment audiovisuel public qui a perdu le contact avec la réalité budgétaire et une très grande partie du public.

FTV : Triste exemple d'une com’ corporate pour un establishment audiovisuel public qui a perdu le contact avec la réalité budgétaire et une très grande partie du public. 


L’article publié dans Le Monde (2 juin 2026) est un pur exercice de propagande toujours bien huilée incarné depuis l'été 2015, façon courroie de transmission . On y sent le parfum de l’entre-soi parisien, du dédain pour toute critique et de l’art de retourner la responsabilité comme une crêpe.

Petit rappel salutaire sur le média lui-même : Le Monde appartient (via son histoire récente et ses actionnaires historiques) à l’écosystème de Matthieu Pigasse, ce banquier qui a déclaré consacrer sa fortune et son énergie à lutter contre le groupe Bolloré. Soit dit en passant, la régie publicitaire de sa Radio Nova est justement assurée par… Lagardère, empire Bolloré. L’anti-Bolloré de gauche qui fait fructifier ses affaires avec le camp d’en face, c’est déjà savoureux mais quand il s’agit de protéger le service public audiovisuel et ses dirigeants amis, la cohérence idéologique devient soudain très flexible. 

Le texte en résumé (ce qu’on en voit)

Accuser le rapporteur Charles Alloncle (qualifié d’« extrême droite » à toutes les sauces) d’avoir perdu du temps sur des détails « dérisoires » (piscine en Dordogne, salaires de untel, rancœur de Patrick Sébastien) au lieu de se pencher sur les « vraies urgences » : IA, plateformes, fake news, avenir de la TNT, etc...il faut quand même oser ! Citer Roselyne Bachelot, Sibyle Veil et l'ex-primo dircab ernottien pour tenter de légitimer une ligne supposée, c'est à donner la nausée (ça rime) ! Réduire le budget ? Horreur, ça impacterait toute la création ! On est face à un « bouleversement tellurique », arrêtez de nous embêter avec la gestion. Le tout en minimisant superbement la situation financière catastrophique de France Télévisions.

La réalité qu’on enfouit sous le tapis

France Télévisions est techniquement en quasi-faillite : déficits cumulés, trésorerie dans le rouge, capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social (risque de dissolution pure et simple d’ici fin 2026 selon la Cour des comptes). Tout ça malgré des dotations publiques ( environ 2,6 Mds€ /an). La Cour des comptes a pourtant été très claire : situation « critique », non soutenable, besoin de réformes structurelles urgentes.

Ernotte parachutée à l'été 2015 n'a fait qu'accuser l'État comme ces vilains gouvernements, d'atermoiements permanents et selon elle « des baisses de dotations » récurrentes.  Les restructurations, les économies sur les programmes (rediffusions à gogo), la grille dégradée, le climat social pourri (management « brutal », « autoritaire ») et ces investissements en cascade qui ont plombé le groupe sur une décénnie,  portent pourtant sa signature. 

Qu'à cela ne tienne Le Monde version Pigasse, préfère parler de « temps perdu » par la commission plutôt que du temps perdu par une direction qui a accumulé les déficits tout en maintenant un train de vie élevé.

C’est le syndrome du « service public intouchable » défendu par un écosystème médiatique qui a ses propres guerres de clans (Pigasse vs Bolloré) mais qui se serre les coudes quand il s’agit de protéger la rente publique et ses bénéficiaires. Une rhétorique perpétuelle où la formule est toujours la même : "'un audiovisuel public fort" ! Quand ce petit monde a dit cela, il a tout dit...et de détailler :

- Déplacement permanent : Au lieu d’assumer les responsabilités internes (gestion, effectifs, choix éditoriaux, pertes d’audience), on accuse la commission d’« obsession idéologique » et de se focaliser sur des « non-sujets ». Classique : quand on te reproche le fond, tu attaques la forme et tu cries à l’extrême droite.

- Victimisation collective : « On reste les bras croisés ? » fait mine de s'interroger l'un des 5 plus gros salaires du groupe. Non, on a les bras chargés de milliards d’argent public depuis des années et le résultat est là : une boîte au bord du gouffre qui produit une offre de plus en plus déconnectée.

- Passage de plats institutionnel : Ernotte est présentée comme la stratège qui verrait les « vrais » enjeux (IA, ingérences, fakes...). Sauf que c’est précisément sous sa houlette que l’entreprise n’a pas su s’adapter assez vite, tout en continuant à dépenser sans compter sur d’autres postes, à commencer par les contrats pharaoniques signés avec 3 ou 4 boites de prod, toujours les mêmes.

En clair

Il n'est pas question, ici, de journalisme mais plutôt de com’ corporate pour un establishment audiovisuel public qui a perdu le contact avec la réalité budgétaire et une très grande partie du public. 

Le « temps perdu » n’est pas celui de la commission qui pose enfin des questions (même si elle a pu le faire par moment de façon imparfaite) : c’est celui d’une décennie ernottienne qui a laissé pourrir la situation pendant des années en misant sur l’impunité et le soutien des médias amis comme Le Monde.

Le vrai scandale n’est pas une commission trop focalisée sur les avantages d'une caste ou les 30 plus gros salaires annuels de 250.000€ à 412.000€ (Cour des comptes et IGF) - les 80 suivants sont entre 100 et 200.000€ - c’est qu’avec plus de 2,5 milliards par an pour France Télés pris depuis près de 3 ans sur une fraction de la TVA après avoir précédemment bien drainé les poches du contribuable, on en soit arrivé à un risque de dissolution - une vision contestée par cette direction qui continue à se poser en victime du « bouleversement tellurique » qu’elle n’a pas anticipé - le tout protégé par des plumes qui ont leurs propres intérêts dans la bataille médiatique française.

Ça sent le mur qui approche et Le Monde (propriété de Pigasse qui pourrait déclarer sa candidature à la présidence de la République ! Non , sans rire ?!) préfère décrire la beauté du papier peint plutôt que l’impact imminent. Corrosif ? Non, juste factuel ! La réalité l’est déjà bien assez.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Il n'y qu'à voir certaines les réactions indignés des lecteurs du titre de presse pour comprendre que les Français ne peuvent  plus de plus de ce pas de deux signé Macron/Ernotte !

Le blog CGC Média en sélectionné deux parmi tout un florilège :

Lolek.et.Bolek

"Chouette tract ; on ferait un article maintenant ? (si possible, sans ouvrir sur une citation de Roselyne Bachelot, ça décrédibilise tout le reste)"


Brx

"Il faut que Monsieur Pigasse rachète l’audiovisuel public. La rédaction de Monde sera aux anges. Le contrat qu’il vient d’obtenir de l’administration américaine pour la gestion de la dette du Venezuela devrait lui apporter les fonds nécessaires."



N'est pas la BBC qui veut comme aurait pu le chanter Georges Brassens avec Les copains d'abord (*)

N'est pas la BBC qui veut comme aurait pu le chanter Georges  Brassens avec Les copains d'abord (*)

Non, ce n'était pas le radeau
De la méduses ce rafiot
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en omerta
Pour cacher tout c'qu'on ne dit pas
Et s'appelait "les copains d'abord"
"Les copains d'abord"…

En 2017, Emmanuel Macron promettait la « tolérance zéro » face à la délinquance, aux incivilités et aux agressions. Il s’engageait sur des amendes immédiates pour harcèlement de rue, insultes, crachats ou dégradations, et sur une réponse ferme pour restaurer l’ordre républicain. La sécurité était présentée comme « la première des libertés ». 

En 2022, il prônait à nouveau « tolérance zéro pour les agressions » dans un discours majeur, notamment sur les violences faites aux femmes (grande cause du quinquennat depuis 2017). À l’époque dans une affaire qui touchait un député de l’Assemblée nationale, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire martelait ces engagements et rappelait la ligne présidentielle de fermeté absolue face aux violences faites aux femmes. Le gouvernement se disait « aux côtés des victimes » tout en renvoyant à la justice.

Chez nos voisins, le 1er avril 2026 (et ce n’est pas un poisson) Le Parisien revenait sur cette figure de la BBC qui, au sein d’une de ses filiales à savoir Radio 2 l'une des stations musicales les plus populaires en Grande-Bretagne, était mis à pied ce 27 mars pour des faits d’agression sexuelles. La BBC était aussi accusée d'avoir eu connaissance de l'enquête en cours depuis 2017…

Ça a tout de même un petit air de déjà-vu depuis la saisine de la procureure de la République par le rapporteur de la commission la commission d’enquête sur l’audiovisuelle publique pour des faits  d’agressions sexuelles survenus dans le le cadre d’une émission diffusée en direct sur France 3 et de l’éviction de la collaboratrice dont c’était le devoir de les révéler. 

Tout comme pour la BBC, le groupe de télévisions public était au courant du dossier puisque c’est l’actuel président de l’ARCOM toujours en poste qui, à l’époque en tant que dirigeant de France Télévisions comme Secrétaire général chargé des ressources, directeur général délégué et mandataire social, signait en juillet 2013, un des deux protocoles, ne faisant  pas soit dit en passant, référence à ces faits mais aux conditions de l’éviction (pénalement répréhensible) de l’intéressée virée alors qu’elle était enceinte de plus de 5 mois ! 


Elle est passée où "la ligne présidentielle de fermeté absolue" promise par le chef de l'État  qui dans quelques mois va devoir quitter son palais ? Pas à France Télévisions en tout cas, où de l'autre côte de la manche les têts seraient déjà tombées aux plus hauts niveaux du secteur, à commencer par les dirigeants comme l'actuel président de l'agence de régulation nommé par Emmanuel Macron qui avait agi ès qualité en dépit de ses dénégations indiquant qu’il ignorait l’objet ou la portée dudit  protocole qu’il a signé de sa main (¤) mais également toutes celles et ceux, au niveau du groupe de télés public quel que soit son niveau de responsabilités [d'irresponsabilités serait plus adéquat !] qui ont choisi le silence au lieu de faire un signalement à la justice comme la loi les y obligeait pourtant

(¤) Il suffit de lire l'extrait de sa condamnation pour comprendre exactement son niveau hiérarchique :

Qui pouvait ignorer ce témoignage en interne dont le CHSCT avait pleinement connaissance où il est question des deux collaborateurs proches du réalisateur? 


"Je travaille pour l’émission « Ce soir (ou jamais !) ». Il n’est nullement dans mon intention de dénigrer l’émission ou son animateur. Ce dernier est très accueillant, et respectueux vis-à-vis des spectateurs, n’hésitant pas à répondre, chaque soir, à leurs sollicitations, et ce depuis le début.

L’ambiance est plutôt légère mais très souvent dégénère au détriment du public : « il est frais ton public ? il est frais ton poisson ?! Elles sont bonnes ce soir ? Elles étaient mieux hier ! ». Cela en leur présence ! Très régulièrement, ce même cadreur est ivre.

Pendant le direct, ceux-ci manquent de respect envers les gens. Ils sont pris pour du décor...Ce même assistant réalisateur a également du mal à maîtriser ses « ardeurs » envers les demoiselles du public. D’ailleurs certaines n’ont pas hésité à en faire part à la responsable public et à la production en fin d’émission..."

Comment aller raconter ensuite que personne n'était au courant, n'a rien vu et rien entendu ? 

La France n'est décidemment pas le Royaume-Uni...sauf si les les sanctions à l'instar des britanniques, tombent en conséquences !