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samedi 18 juillet 2026

Ernotte et les contrats Mediawan : une négligence coupable envers les techniciens de plateau ?

Ernotte et les contrats Mediawan : une négligence coupable envers les techniciens de plateau ?

Chacun se demande comment Delphine Ernotte a pu se montrer aussi peu regardante avant de parapher les accords Mediawan ou des sociétés du groupe ? 

D'autant plus qu'elle a affirmé devant les députés "ne pas avoir signé directement avec « Mediawan » en tant qu’entité centrale, mais avec les sociétés de production individuelles (filiales/labels du groupe), comme Troisième Œil Productions, Maximales Productions, etc...(*)"


(*) Détails sur les contrats

Les contrats de production (préachats, coproductions, pluriannuels) sont conclus avec chacune des sociétés opérationnelles concernées (ex. : Troisième Œil pour C à vousMaximales Production pour C dans l’air, etc.). Ce n’est apparemment pas un contrat global unique avec la holding Mediawan. 

- Mediawan (groupe créé par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, dont le fond d'investissement américain KKR est partie prenante ) a acquis/réuni ces entités au fil des ans : Troisième Œil en 2020 (avec Lagardère Studios), et d’autres comme Maximales Production (ex-Lagardère). Elles fonctionnent souvent comme des labels au sein de Mediawan Prod ou d’entités plus larges.

Alors, aveuglement ou précipitation à moins que ce ne soit encore autre chose, qui fait que l'ex-Orange n'a pas contrôlé si ces centaines et centaines de millions d'argent public dépensés sans compter sur 10 ans répondaient à tous les critères légaux ? 

Quid de la nouvelle entité Mediawan France Unscripted que veut mettre en place le groupe avant la fin aout de cette année (selon nos informations) et qui regrouperait  plusieurs sociétés fusionnées/rassemblées (Réservoir, Maximales, Troisième Œil, Hide Park) ? "Les marques/labels devraient se subsister mais avec des fonctions mutualisées tout en maintenant une apparence de pluralité" écrivait La Lettre, il y a quelques mois.

En résumé : Si les contrats étaient signés jusque-là avec les entités opérationnelles du groupe Mediawan (Troisième Œil, Maximales, etc.), qui devraient donc se regrouper désormais sous une structure commune (Mediawan France Unscripted), comment France Télés entreprise publique entend exercer ses prérogatives de contrôles et/ou avant signature des dits nouveaux contrats ? 

Mediawan, rappelons-le, est premier fournisseur de France Télévisions (environ 100-110 M€/an de contrats, soit une part très importante des 850M€/an et quelques externalisés en production avec des volumes ayant fortement augmenté sous Ernotte, avec des contrats pluriannuels (ex. 2021-2024 puis 2024-2027 pour plusieurs émissions phares. Les informations proviennent principalement d’auditions parlementaires, de rapports et de la presse spécialisée (2025-2026).​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Voilà les changements prévus par Mediawan pour les techniciens plateaux:

À compter de la mise en œuvre de la nouvelle organisation, les techniciens intervenant sur les émissions C à vous, C dans l’air et C dans l’air l’invité (plateaux de Breteuil) passeront à un dispositif dit "simplifié" (le terme est assez savoureux !)

Contexte antérieur (depuis septembre 2021)

Depuis septembre 2021, les deux émissions phares étaient produites par deux sociétés distinctes :

•  C dans l’air par Maximales Production

•  C à vous par Troisième Œil Production

Cela entraînait, pour certains techniciens, une journée « mutualisée » (hors CNPA) composée de deux contrats distincts de 4 heures chacun, avec deux employeurs, deux bulletins de salaire et deux AEM. 

Dans le respect, sans doute, de ce qu’avait déclaré sous serment Delphine Cazaux (directrice générale en charge des opérations chez Mediawan) lors de son audition du 26 février 2026 devant la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public : "Je tiens à préciser très fermement que nous attachons une importance particulière au respect du cadre légal et conventionnel. […] Je précise également que Mediawan n’a jamais eu pour stratégie de contourner la loi ni de réduire artificiellement les droits sociaux des techniciens ou des salariés et que nous veillons strictement à ce que chaque contrat corresponde à la réalité des missions."

Pourtant cette pratique qui perdure depuis 2021, a déjà conduit cinq salariés de l’entreprise à saisir la justice, estimant que ces contrats de quatre heures étaient établis en dehors des règles légales applicables.

Est-ce la raison pour laquelle Julie Péricard, Directrice Ressources Humaines chez Mediawan à qui l’inspectrice du travail Nourra Medjoudj-Mezhar avait adressé une lettre RAR le 27 mars 2026 pour confirmer les règles en vigueur (¤) qu'elle avait d'ailleurs rappelées une précédent courrier, va selon nos informations, quitte le groupe dans les prochains jours ? Elle ne devrait pas être remplacée ?! A qui le tour ? 


(¤) Dans ce courrier, l’inspectrice maintient intégralement ses observations du 11 février 2026. Elle rappelle les dispositions de l’article IV.2.1 de la Convention collective nationale de la production audiovisuelle (IDCC 2642) relatives au salaire minimum journalier pour les contrats courts (durée égale ou inférieure à quatre jours). Elle précise que sa lettre ne remet pas en cause la licéité des CDDU de courte durée, mais porte exclusivement sur le niveau de rémunération minimale applicable. 

Il convient de rappeler les dispositions sur les durées de contrats : Dans le cadre d’une planification sur 4 jours, les contrats ne peuvent être que de 8 heures par jour (et non 7 heures). Seule une planification hebdomadaire (base 35 heures) permet d’envisager des contrats de 7 heures. Il n’est donc pas possible de réaliser quatre jours à 7 heures (soit seulement 28 heures).

Avec la nouvelle organisation retenue qui ne tire pas un traits sur ces 5 années "hors cadre",

Les techniciens concernés par une journée mutualisée bénéficieraient désormais de :

•  Un employeur unique

•  Un contrat de travail unique de 8 heures

•  Un bulletin de salaire unique

•  Une AEM unique

•  Maintien de la Convention collective nationale de la production audiovisuelle

•  Titre-restaurant de 9 € (50 % employeur / 50 % salarié), quel que soit l’horaire

•  Cotisations retraite en tranche A (et tranche B lorsque les conditions sont réunies)

Les modalités des réalisateurs resteraient, elles, inchangées.

Que faut-il en attendre ?  Une simplification administrative majeure, amélioration du calcul de la retraite complémentaire (notamment pour les cadres), et suppression des effets négatifs du double contrat sur la franchise France Travail.

Il existe néanmoins un possible impact légèrement défavorable sur certains aspects de la retraite de base, même si l’équilibre global peut-être considéré comme plus favorable !

Cette évolution soulève également une interrogation : avec quelle entité France Télévisions a-t-elle signé à l’origine ? Mediawan, Maximales Production ou Troisième Œil Production ? Juridiquement, puisqu'il s’agit de trois entités distinctes ou avec la nouvelle filiale Mediawan France Unscripted ? 



vendredi 17 juillet 2026

Qu’y-a-t’il de plus répugnant qu’une fake news ? Une fake news proclamée du haut de la tribune du Sénat avec le sceau solennel de la République.

Qu’y-a-t’il de plus répugnant qu’une fake news ? Une fake news proclamée du haut de la tribune du Sénat avec le sceau solennel de la République.

Mardi dernier, le trio Lafon-Evren-Robert nous a servi, la main sur le cœur et le menton haut, le chiffre miracle qui justifie TOUT de leur petit projet de muselière : « 15 milliards de vues pour les fake news et les tweets complotistes en cinq ans ».

Une question toute simple mais cruciale se pose à ce triumvirat autoproclamé d’apprentis « sachants » : vous l’avez vérifié, ce chiffre ? Bien sûr que non. Vous l’avez gobé comme un seul homme qui répètent ce que Thomas Huchon, militant PS recyclé en « expert », fils de Jean-Paul Huchon l’ancien baron socialiste, leur a raconté ! 

C’est du Huchon pur jus : on agglomère n’importe quoi, on mélange opinions, faits gênants et contenus hétéroclites sur des audiences mondiales, on gonfle le tout, et hop ! On obtient le chiffre qui mets les censeurs en ébullition ! Sans une seule fake news précise citée, évidemment !  Parce qu’il faudrait alors admettre que la plupart de ce qu’ils veulent faire taire, ce sont juste des vérités qui dérangent.

Nos sénateurs ? Des clients fidèles qui se font flouer en direct institutionnel par les chiffres bidons d’un militant recyclé.

Le vrai scandale, c’est ça : des élus qui, au lieu de défendre le débat public, préfèrent mentir avec l’autorité de l’État pour mieux le verrouiller. Ils ne combattent pas la désinformation. Ils sont la désinformation en costume-cravate et robes d’été.


Vous êtes exactement les ennemis de l’intérieur que vous prétendez pourchasser. Des pyromanes qui jouent aux pompiers. Des relais de la macronie qui, face à une parole libre qu’ils ne contrôlent plus, choisissent la censure plutôt que l’argument.

Le débat public mérite mieux que cette brochette de zélateurs et leurs experts de pacotille. Il mérite la vérité brute, pas leurs chiffres gonflés à l’hélium et leur soi-disant morale à géométrie variable.

Gardez vos rapports bidons et vos postures, mesdames, monsieur. Le peuple n’est pas dupe. Plus personne ne croit à votre petit théâtre républicain.

jeudi 16 juillet 2026

Contre-programmation de génie: France 2 comme le canard, totalement (dé)confit…

Contre-programmation de génie: France 2 comme le canard, totalement (dé)confit

En plein Festival d’Avignon, l’ex-primo dircab ernottien avait choisi de ressortir des archives Le Canard à l’orange face à la finale France–Espagne de la coupe du monde. Un pari visiblement inspiré !!!!

Résultat : 544 000 téléspectateurs, soit 2,0 % de part d’audience et 0,2 % sur les FRDA-50. Pendant ce temps, M6 réunissait 20,244 millions de téléspectateurs, soit 73,1 % de part d’audience.

Que voulez-vous avec la couleur de l’ex boîte d’Ernotte, qu’attendre ? On nous expliquera sans doute qu’il s’agissait d’une brillante stratégie de « contre-programmation ». Les chiffres racontent évidemment une autre histoire : celle d’un canard complètement (dé)confit 

Si l’objectif était de prouver qu’une contre-programmation pouvait se transformer en contre-performance, la démonstration est, cette fois, difficile à contester.



La présidente de l’Assemblée nationale suspend le travail parlementaire de contrôle jusqu’à la présidentielle de 2027 !

La présidente de l’Assemblée nationale suspend le travail parlementaire de contrôle jusqu’à la présidentielle de 2027 ! 

Yaël Braun-Pivet, dans son immense bienveillance présidentielle, a décidé d’arrêter TOUTES les commissions d’enquête jusqu’à la campagne de 2027. Totalement lunaire.

C’est assez incroyable : la présidente de l’Assemblée nationale décrète qu’elle suspend purement et simplement le travail parlementaire de contrôle… pour tous les députés. Parce qu’apparemment, entre aujourd’hui et l’élection présidentielle, les Français n’auront pas besoin de cette fameuse transparence, au sein de la République exemplaire qu’on leur avait promise mais juste de calme.

Encore une manœuvre de basse-cour pour verrouiller le Parlement, étouffer les scandales, protéger les copains et enterrer la vérité sous le tapis du perchoir. On ne veut surtout pas que les Français découvrent l’ampleur des dégâts avant 2027 : l’argent public gaspillé, les affaires qui pourrissent, les alliances pourries et les échecs camouflés.

C’est apparemment la nouvelle méthode macroniste : quand les scandales s’accumulent, on met le Parlement en mode veille. On éteint les lumières, on range les commissions, et on croise les doigts pour que personne ne pose de questions gênantes.

ASSEZ de cette République des copains et des coquins ! ASSEZ de ces élites qui traitent le contrôle parlementaire comme un jouet qu’on range quand il devient gênant. Bloquer les commissions d’enquête, c’est cracher sur la réforme constitutionnelle de 2008, c’est cracher sur la séparation des pouvoirs, c’est cracher sur la démocratie elle-même.

C’est typique du mépris macroniste : quand la lumière risque d’entrer, on coupe le courant.

Anticonstitutionnel ? Détail. Scandaleux ? Formalité. 

Réponse à ces 3 options : A, B et C en même temps. Oui, c’est une atteinte grave à la démocratie. Oui, c’est pour protéger le système et ses bénéficiaires. Et oui, c’est le mépris souverain des élites pour la vérité et pour le peuple qui paie l’addition.

La transparence n’est pas optionnelle. Laisser les commissions d’enquête faire leur travail n’est pas une faveur, c’est un droit constitutionnel. Si même ça, ils le saccagent pour sauver leur peau jusqu’en 2027, c’est qu’ils n’ont plus rien à vendre sauf le silence et le mépris.

Le peuple regarde et il n’oubliera pas qui a éteint les projecteurs.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

France Télés: le Titanic des deniers publics qu’Ernotte a précipité droit sur l’iceberg depuis 10 ans

France Télés: le Titanic des deniers publics qu’Ernotte a précipité droit sur l’iceberg depuis 10 ans

La grande abjection continue et c’est Satellifacts qui en exclusivité révèle l’ampleur des dégâts. France Télévisions, ce paquebot gorgé de subventions qui coûte autour d’un milliard d’euros par an rien qu’en charges de personnels (33 % des dépenses !), nous annonce avec des mines de tragédiens un « plan de départs volontaires » sur 1 000 équivalents temps plein, soit près de 12% des effectifs. Celle que la cour des comptes et l’inspection générale des finances Pointe du doigt comme étant en grande partie responsable de cette débâcle, ose présenter ça comme une grande réforme structurelle : payer des indemnités aujourd’hui pour économiser 70 à 80 millions par an à partir de 2028. Traduction : on reporte l’addition, on caresse la pyramide des âges (196 salariés de 65 ans et plus, 1 149 entre 60 et 64 ans…), et on continue à couler lentement, majestueusement, sauf pour « la première classe ».

Autrement dit, on continue de dégager tous les « Petits » pour que les « Gros » puissent continuer à s’en mettre plein, les fouilles ! On taille dans le muscle pour ne garder que la graisse.

Tout cela, pendant que Matignon et la Rue de Valois se disputent 47 millions d’économies ridicules en 2027, que l’on pleure sur la création, le flux et le sport, l’essentiel reste intact : la culture maison. Cette culture du privilège, de la rente et de l’entre-soi protégée par des syndicats alliés de la direction. 

Pour bien comprendre l’esprit qui règne à bord, il suffit d’un cas concret, édifiant, presque surréaliste.

Un salarié termine sa mission dans un établissement de France Télévisions et doit, tout simplement, reprendre son poste d’origine dans son service. Réaction des collègues ? L’ensemble des salariés du service soutenus par une organisation syndicale qui depuis dix ans accompagne fidèlement la direction,se déclare en accidents de travail (angoisses, stress, etc.) pour l’empêcher physiquement de réintégrer l’équipe. Le plus beau, c’est que la Sécurité sociale valide, selon nos sources ces arrêts collectifs au motif que, puisque tout le monde s’arrête en même temps, « il doit bien y avoir une raison » !!!

On est au-delà du grotesque.

Le salarié est convoqué à un entretien préalable au licenciement. Il demande comme le prévoit les textes, la réunion d’un conseil de discipline. La direction s’y oppose en expliquant qu’« il ne s’agissait pas d’une sanction disciplinaire ». Sauf que la convocation elle-même mentionnait précisément cela. Finalement, on le licencie quand même, avec un nouveau concept juridique sorti de nulle part : «  Atteinte au bon fonctionnement du service » - un motif que le Code du travail ne connaît pas - mais qui semble parfaitement admis à France Télévisions.

Ce que ne dit pas Satellifacts, c’est le nombre hallucinant de convocations à entretien préalable en vue d’un licenciement, adressés tous azimuts aux salariés pour un OUI ou un NON ! 

On ose à peine poser la question : et si une majorité de salariés de France Télévisions se mettaient collectivement en accident du travail pour cause d’« angoisse et de stress » provoqués par Delphine Ernotte et ses cadres, au motif que leur gestion porte gravement atteinte au bon fonctionnement de France Télévisions ? La Sécu validerait-elle aussi ? Le syndicat applaudirait-il ? La direction invoquerait-elle son nouveau motif magique pour tous les dégager ?

On connaît la réponse. Dans cette maison, le « bon fonctionnement » signifie surtout préserver les acquis, les sureffectifs, les chaînes fantômes, les producteurs amis et les habitudes coûteuses. Le contribuable, lui, n’est qu’un vulgaire financeur silencieux.

1 000 départs volontaires ne sont qu’un sparadrap sur une jambe de bois. Tant que cette culture de l’ostracisme, de la protection collective et de l’impunité budgétaire perdurera, le Titanic continuera de sombrer avec nos impôts dans les cales…et le nombre de rescapés se compteront probablement très vite.

Comment peut on délibérément jouer avec la vie des personnels pour tenter de sauver sa tête ?

Il est temps de crever l’abcès. France Télévisions ne manque pas seulement d’argent. Elle manque surtout de courage, de mérite et d’honnêteté vis-à-vis de ceux qui paient.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 15 juillet 2026

La grande angoisse du clan Mc Ron (ou The scottish tale)

La grande angoisse du clan Mc Ron (ou The scottish tale)

Dans les brumes éternelles des Highlands, là où les cornemuses résonnent comme des sirènes de guerre, réside Mc Ron, Responsable Stratégique des Relations Transmanche et des Barbecues Interceltiques. Ce 13 juillet, veille de la fête nationale en France, il se tenait droit devant les Lacs du Connemara d’où il a vu arriver de Tipperary, Barry-Connelly et de Galway : les Connor, les O’Connelly, les Flaherty du Ring of Kerry…et de quoi boire trois jours et deux nuits.

Son téléphone vibra. Il lut à voix haute avec son accent rocailleux le message qu’il venait de recevoir sur son portable qu’il tira de sous son kilt :« LA FRANCE PRÊTE À DÉFENDRE “LA LIBERTÉ ET LE DROIT”, “AU PRIX DU SANG S’IL LE FAUT” ».

Il se remémora alors les déclarations d’une certaine Deirdre O’Not sur la guerre imminente en Europe et son adresse aux généraux ! Il se demanda si elle n’avait pas été briefée et surtout si un protocole spécial avec un article 16 prêt à sortir comme un Leprechaun d’une chaussette ?!

Mc Ron faillit encore s’étouffer, non pas avec son haggis à la lecture d’un blog outre- Manche qui avait déjà ironisé sur le sujet.

Mc Ron se leva lentement, drapé dans son plaid officiel (dans tartan tricolore, motif « bleu-blanc et rouge pour la couleur du lion et quelques lignes jaunes pour faire européen »). Il se servit un verre de whisky 18 ans d’âge, celui qu’il réservait aux grandes occasions et aux fins du monde.

Il imaginait déjà la scène. Un Mc Ron du Sud, debout sur les Champs-Élysées, sabre (ou plutôt Montblanc) à la main, haranguant les troupes :

« Soldats ! La Liberté nous appelle ! Et si elle veut du sang, on lui en donnera… du sang français première qualité, élevé en AOP, avec un petit goût de fromage et de vin rouge ! »

Pendant ce temps, dans l’ombre, les vrais stratèges (des types en costume-cravate qui n’avaient jamais vu une tranchée de leur vie) cochaient des cases sur un PowerPoint intitulé sobrement : « Opération faire sauter les verrous – Phase finale »

Mc Ron ricana. Il envoya lui-même un message dans le groupe WhatsApp, en mode laird ironique : « Les gars, calmez-vous. Quand Mc Ron du Sud parle de “prix du sang”, il veut juste dire qu’il va augmenter les impôts une fois de plus. Le seul sang versé sera celui des contribuables.

P.-S. : Si jamais ça tourne mal, les Highlands sont prêtes à accueillir les réfugiés… tarif préférentiel pour les Bretons et les Corses. 

Puis il éteignit son téléphone, regarda par la fenêtre les collines verdoyantes et soupira :

« Pauvre France. Elle a toujours cru qu’elle menait la danse. En vrai, elle danse sur l’air de cornemuse qu’on lui joue depuis des siècles. Le pire, c’est qu’elle adore ça. »

Il leva son verre vers l’horizon, vers ce lointain pays qui, une fois encore, se prenait pour Jeanne d’Arc. 

«Slàinte, Mc Ron du Sud. Essaie de ne pas déclencher l’article 16 avant le digestif. On a encore des whiskies à finir ensemble…






mardi 14 juillet 2026

Léa Salamé ou comment éviter les sujets qui fâchent !

Léa Salamé ou comment éviter les sujets qui fâchent !

(*)

Hier soir, sur le plateau du 20h de France 2, Léa Salamé recevait Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur. Le décor était parfait : feux de forêt, canicule, dispositif XXL pour le 14 Juillet, menace terroriste dix ans après Nice. Du lourd, du concret, de l’actualité brûlante qui a même fait l’objet d’un communiqué de presse, cinq jours avant (*)

Pourtant, au milieu de cet échange policé, un éléphant énorme est resté a traversé le studio sans être vu ou entendu  : le projet de loi RIPOST, ce texte sécuritaire qui fait rage à l’Assemblée nationale et sur lequel le ministre lui-même est en première ligne. L’incompréhension pouvait du reste se lire sur le visage du ministre, qui s’attendait à des questions sur cette actualité brillante (sans jeu de mot !)

Raté. Totalement passé à côté…soigneusement évité.

Pendant que les députés s’écharpent depuis des jours sur ce projet – motions de rejet, centaines d’amendements, accusations de « logique répressive » venue de la gauche, surenchère de la droite extrême - rétablissement in extremis par le gouvernement de mesures sur l’anonymisation des policiers, les LAPI étendus, les drones, les visites domiciliaires, la criminalisation des free parties ou l’usage du protoxyde d’azote - Léa Salamé a préféré les feux de forêt et les chiffres de mobilisation.

On ose à peine le dire : c’est un tour de force. Interroger un ministre de l’Intérieur en plein examen parlementaire d’un texte qui divise profondément la représentation nationale, qui soulève des questions lourdes sur l’équilibre entre sécurité et libertés, sur la surveillance de masse et sur l’efficacité réelle de cet « empilement » de mesures, et ne pas en dire un mot ? C’est du journalisme en mode drone d’évitement.

RIPOST n’est pas un texte mineur glissé dans un coin de l’ordre du jour. C’est un arsenal législatif présenté comme la réponse immédiate aux incivilités du quotidien, mais critiqué pour son caractère répressif par une partie de l’opposition, salué (et durci) par l’autre. Le ministre y investit du temps, des amendements, de l’énergie politique. Face à lui, ce fut donc silence radio sur ce projet de loi qui occupe l’hémicycle au même moment.

On nous rejoue la partition classique : on parle des conséquences visibles (les incendies, les rodéos sauvages…), mais on évite soigneusement les outils législatifs que le pouvoir met en place pour les traiter. On évoque la mobilisation des 80 000 policiers et gendarmes, sans jamais demander si les nouvelles prérogatives que RIPOST leur promet (anonymisation, algorithmes, contrôles élargis) changeront vraiment la donne ou si elles risquent, comme le craint la gauche, de grignoter un peu plus les libertés publiques.

Léa Salamé n’est pas la première à pratiquer l’interview sélective mais quand le sujet du jour est précisément la sécurité intérieure, quand le ministre en face est celui qui pilote le texte à l’Assemblée, l’omission devient assourdissante. Ce n’est plus une simple ellipse journalistique, c’est une absence qui parle….encore heureux qu’elle ne lui a pas demandé « et vous ça va » ! 

Pendant que la gauche de l’hémicycle bataille pied à pied contre ce qu’elle juge être une fuite en avant répressive, que le RN revendique la paternité idéologique de certaines mesures et que la majorité tente de sauver les meubles, sur France 2 à l’heure de grande écoute ? Rien. Le néant poli sur RIPOST.

Cette omission méritait bien une riposte et pourtant….

Noir c’est noir mais gris c’est censuré !

Noir c’est noir mais gris c’est censuré !

Le blog CGC Medias avait déjà eu l’occasion de citer l’une des analyses de JBG particulièrement pointue qui tourne aujourd’hui de manière virale sur le réseaux sociaux. L’un de ces derniers articles qui décortique le rapport du Sénat sur les « zones grises de l’information » (publié autour du 8-9 juillet 2026) mérite également d’être aini relayé. Ce rapport, issu d’une mission d’information de la commission de la culture (rapporteurs : Laurent Lafon, Agnès Evren et Sylvie Robert), formule 56 recommandations destinées soi-disant à « mieux réguler l’information dans l’espace numérique et protéger le débat public. Cette bonne blague !

Supposées problématiques principales qu’ils disent avoir identifiées (tout à mettre au conditionnel évidemment)

La frontière s’estompe entre information, opinion, divertissement, publicité et communication à cause des plateformes (Facebook, YouTube, TikTok…), des influenceurs et de l’intelligence artificielle.

Les citoyens s’informent de plus en plus via les réseaux sociaux plutôt que les médias traditionnels.

Le modèle économique de la presse est en crise (publicité captée par les GAFAM).

Risque majeur d’ingérences intérieures (manipulations venant de l’intérieur du pays, pas seulement étrangères) avant l’élection présidentielle de 2027.

Les algorithmes favorisent les contenus choquants, polarisants ou mensongers pour maximiser le temps passé en ligne.

Leurs principales recommandations 

- Création d’un observatoire indépendant de la désinformation (avant 2027), équivalent intérieur à Viginum (qui se concentre sur les ingérences étrangères). Un de plus payé par les Français alors que le Pays est en situation de quasi faillite !!

- Renforcement des pouvoirs de l’Arcom (notamment vis-à-vis des très gros créateurs de contenus / influenceurs). L’agence qui coûte 50 millions d’euros à l’État chaque année, c’est-à-dire à l’ensemble des citoyens pourrait alors voir son budget augmenter de 10 ou 20 millions supplémentaires.

- Meilleure responsabilisation des plateformes (algorithmes, modération, transparence).

- Soutien économique à l’information de qualité : fonds alimenté par les amendes (CNIL, Arcom), protection des droits voisins, aide aux créateurs de contenus respectant des critères éditoriaux. Autrement, dit les sanctions que sera amenée à prendre l’Arcom mais uniquement contre le privé !!!

- Encadrement de l’IA : soumettre les gros outils d’IA aux obligations du DSA (Digital Services Act), lutte contre les « hallucinations » et les sites d’info entièrement générés par IA. 

Les sénateurs prévoient de déposer une proposition de loi à la rentrée pour traduire une partie de ces mesures dans le droit français.

Hallucinant…Le PS pourrait même voter pour eux ! 

Le rapport est sciemment alarmiste sur les vulnérabilités démocratiques mais propose des solutions (régulation européenne + mesures nationales, soutien à la presse et aux créateurs responsables) qui n’auront probablement Qu’un seul effet, celui d’une censure encore plus appuyée.

En résumé, il s’agit d’un plaidoyer pour organiser une forme de tutelle/encadrement de l’information libre face aux bouleversements numériques chantés sur tous les toits, tout en faisant mine de protéger le pluralisme et la qualité journalistique. C’est cette insistance sur la nécessité qu’il y aurait d’agir rapidement que relaie JBG avec justesse dans son papier.