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dimanche 25 octobre 2026

France Télévisions a lancé un nouvel appel d’offres en 2026 pour la « fourniture de services et de données météo » !

France Télévisions a lancé un nouvel appel d’offres en 2026 pour la « fourniture de services et de données météo » !

Avant tout, il convient de rappeler que France Télévisions s’appuie depuis plus de 10 ans (pour les bulletins nationaux de France 2 et France 3) sur MeteoGroup (et sa filiale française), un prestataire privé d’origine britannique/européenne et non plus sur Météo-France qui a continué sa collaboration avec  TF1 toutes ces années.

Historique du contrat

- Jusqu’en 2013/début 2014, Météo-France fournissait les données pour les bulletins nationaux.

-  En 2013, France Télévisions a lancé un appel d’offres pour 2014-2016. MeteoGroup a remporté le marché avec une offre environ 30 % moins chère que celle de Météo-France, et en proposant selon les détails de meilleures prestations graphiques/infographiques et un support. (thetimes.com) 

-  Météo-France a conservé les prévisions pour les éditions régionales de France 3 et les chaînes d’Outre-mer.

De récents articles  (2025-2026) continuent de présenter MeteoGroup comme le fournisseur de France Télévisions pour les bulletins nationaux, tandis que TF1 reste avec Météo-France...tout cela menant pour le groupe public, encore et toujours aux Etats-Unis.

MeteoGroup (basé historiquement à Londres, avec une forte présence européenne) a été racheté en 2018-2019 par DTN, une société américaine (siège à Omaha, Nebraska). Une partie de l’activité « Weather Suite » a ensuite été cédée à Chyron (2021), avec un partenariat de données maintenu avec DTN...en réalité une « agence américaine ». (*)

DTN est détenue par TBG AG (également appelée Thyssen-Bornemisza Group), une société holding d’investissement privée basée à Zurich, en Suisse.

• TBG AG est le bras d’investissement de la famille Thyssen-Bornemisza (héritière d’une dynastie industrielle européenne liée à l’acier, notamment via Thyssen).

•  En 2017, TBG a racheté DTN à Schneider Electric (qui le détenait via Telvent) pour environ 900 millions de dollars.

• Depuis, DTN reste sous le contrôle de TBG. C’est d’ailleurs TBG qui a ensuite acquis MeteoGroup en 2018 (intégré ensuite aux activités de DTN).

(*) DTN est donc une société américaine (siège historique à Omaha/Minneapolis), mais son actionnaire ultime est suisse/familial européen. Aucun changement de propriétaire majeur n’apparaît dans les sources récentes (jusqu’en 2026). Depuis plus de 10 ans, la météo de France Télés est de facto due aux américains !

NB: 

Le contrat avec Meteo group à l'époque  a été signé par Thuillier et Verdier climatosceptique. Meteo group mainte fois vendu et revendu est devenu DTS.

Les faits et les chiffres précis documentés par la presse américaine d'investigation et scientifique (AP News, CNN, CBS News, Maritime Executive) :

1 - Démantèlement massif des réseaux de balises et capteurs

Plus de 900 balises et capteurs océaniques retirés : Le réseau de surveillance océanique et de données de surface (qui mesurait les températures de l'eau, le niveau du carbone, les vagues et la pression pour alimenter les modèles météo) fait l'objet d'un démantèlement ciblé, entraînant le retrait de plus de 900 balises d'une valeur de plus de 370 millions de dollars. (AP News)

- Annulation des balises dérivantes et des sous-traitants : La maintenance des bouées dérivantes du programme mondial (Global Tropical Moored Buoy Array) a été fortement réduite ou interrompue, coupant les flux de données directes pour la détection précoce des tempêtes et ouragans.

2. Suppressions de postes, ingénieurs et sous-traitants

- Une perte de 15 % du personnel clé : Les coupes massives d'effectifs ont entraîné le départ direct (licenciements, démissions forcées ou départs non remplacés) d'environ 15 % des effectifs globaux du National Weather Service (NWS), incluant de nombreux scientifiques chevronnés et experts en modélisation. (CBS News)

- Contrats de sous-traitance scientifique annulés : Des centaines de sous-traitants privés et universitaires travaillant sur le traitement des données météorologiques pour la NOAA ont vu leurs contrats résiliés.

- Lancements de ballons sondes à l'arrêt : Dans plusieurs régions clés, plus de la moitié des lancements stratégiques de ballons sondes météorologiques n'ont pas pu avoir lieu en raison du manque de personnel et de matériel, privant les modèles automatiques de données atmosphériques de référence. (CBS News)

3- Recul technologique des satellites et modèles

- Recul estimé à 10 ans : Les experts en météorologie préviennent que la réduction des instruments de mesure à bord de la nouvelle constellation de satellites GeoXO (passée de 6 à 4 satellites avec la suppression des capteurs d'aérosols et de foudre) va faire reculer la qualité de la prévision américaine d'une décennie. (News Channel 3-12)

- Suppression du suivi des catastrophes : La NOAA a officiellement cessé de comptabiliser et de suivre les évènements climatiques majeurs dépassant le milliard de dollars de dégâts. (Climate Power)

La réalité du constat

- L'impact ne relève pas d'un simple « risque de dégradation », mais d'une dégradation avérée des données brutes en amont (CBS News)

1- Moins de balises en mer, moins de ballons sondes et moins de satellites signifient moins de mesures réelles. (News Channel 3-12)

2- N'importe quel courtier privé de données (comme le groupe américain DTN) qui réutilise ces flux mondiaux se retrouve à alimenter ses logiciels avec des données moins précises et des trous de couverture majeurs.

Situation actuelle et coût

Les détails précis du contrat en vigueur (durée exacte, montant, conditions) ne sont pas publics. France Télévisions a donc lancé un nouvel appel d’offres en 2026 pour la « fourniture de services et de données météo » (lots pour les rédactions nationales/régionales, données satellite/radar/foudre, Outre-mer, etc.), avec une procédure négociée. Cela indique que le marché est en cours de renouvellement ou de mise en concurrence. (marchesonline.com) 

Sur le plan du coût et de la qualité: le choix initial de MeteoGroup était motivé par l’économie (estimée à environ –30 %)….nous en sommes loin.
Les comparaisons récentes notent que les cartes/présentations de France Télévisions restent plus simples (températures brutes, colorimétrie saisonnière fixe) que celles de TF1 (qui s’appuie sur l’expertise Météo-France et met davantage en avant les anomalies climatiques). Les critiques sur le caractère « aléatoire » ou moins fiable sont de plus en plus nombreuses.

En résumé : le prestataire actuel pour le national reste MeteoGroup (devenu lié à des intérêts américains via DTN), choisi à l’origine pour des raisons supposées économiques face à Météo-France. 
Un nouveau marché public serait toujours en cours en 2026 donc la situation peut évoluer...


samedi 24 octobre 2026

Un technicien de Mediawan Kids & Family, a été identifié parmi les personnes interpellées après l’attaque des locaux de CNews (et du groupe Lagardère News, qui abrite aussi Europe 1 et le JDD) le samedi 17 octobre 2026.

Un technicien de Mediawan Kids & Family, a été identifié parmi les personnes interpellées après l’attaque des locaux de CNews (et du groupe Lagardère News, qui abrite aussi Europe 1 et le JDD) le samedi 17 octobre 2026.

Voici un résumé des faits connus :

L’attaque du 17 octobre (samedi dernier)

Tôt le matin (vers 7 h), en marge d’une mobilisation nationale contre la vie chère, une centaine d’individus cagoulés et vêtus de noir se sont massés devant le siège parisien de CNews. Ils ont bloqué l’accès au parking, renversé des barrières, jeté des projectiles, brisé des vitres et tagué des slogans (ex. « Pas de télé pour les fachos »). Environ 21 à 25 personnes ont été interpellées. L’enquête a été confiée à un juge d’instruction. (leparisien.fr) 

La veille, un site d’ultragauche avait appelé à « envahir » et « débrancher » plusieurs médias jugés hostiles, dont CNews, BFMTV, France Télévisions, etc.

Le salarié de Mediawan

Selon plusieurs sources, l’homme figure parmi les interpellés. Sur son profil LinkedIn, il se présente comme chef monteur chez Mediawan Kids & Family (depuis plus de 4 ans selon certaines sources, ou monteur depuis 2022 selon d’autres). Mediawan est le grand groupe de production audiovisuelle cofondé par Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre-Antoine Capton ; il produit notamment des émissions pour France Télévisions (C à vous, C dans l’air, etc...).

Il aurait déjà été signalé lors d’une action d’Extinction Rebellion et serait connu des services de police pour conduite sous stupéfiants. Il reste présumé innocent.

Le même jour, des équipes de BFMTV ont également été agressées ou prises à partie pendant les manifestations (notamment à Nantes, où une journaliste a été blessée au dos en protégeant son matériel, et à Paris). CMA Média (propriétaire de BFMTV) a dénoncé ces « attaques intolérables ». L’appel ultragauche ciblait aussi BFMTV

vendredi 23 octobre 2026

Delahousse en fusible pour la CGT, les chefs de l'info aux abonnés absents ?

Delahousse en fusible pour la CGT, les chefs de l'info aux abonnés absents ? 

À France Télévisions, la CGT réclame dans une publication la tête du journaliste...mais a-t-elle seulement regardé du côté de ceux qui tiennent les manettes ?

Voilà donc le coupable idéal, celui dont le nom est immédiatement identifiable, celui que l’on peut exposer sur la place publique, celui dont le départ donnerait l’illusion que le problème est réglé. Une tête tombe, le système reste debout, et chacun peut retourner tranquillement à ses occupations.

Sauf qu’avant de réclamer la tête du présentateur, il serait peut-être utile de poser quelques questions élémentaires. Des questions que les constats autour de cette affaire rendent incontournables.

Qui a commandé ce reportage ? Qui l’a inscrit au conducteur ? Qui a décidé de le maintenir malgré le refus qui aurait été exprimé par Laurent Delahousse ? Qui a autorisé sa diffusion ? Et qui a assumé, ou refusé d’assumer, les conséquences après le journal ?

Ce ne sont pas des détails techniques. Ce sont les questions fondamentales permettant de déterminer les responsabilités éditoriales. 

Le reportage consacré à la mobilisation du 17 octobre porte les noms d’Astrid Mezmarian, Dorian Liscouët et Vivien Chareyre. 

De nombreux échanges  mettent précisément en cause la chaîne de décision : la conférence de rédaction, le conducteur, le responsable d’édition, la validation finale et le débriefing. Autrement dit, tout ce qui se trouve en amont et autour de celui que l’on voudrait aujourd’hui transformer en unique responsable.

En l'occurrence, un présentateur n’est pas, à lui seul, une rédaction. Il ne commande pas nécessairement les sujets, ne décide pas seul de leur emplacement dans le journal et ne détient pas automatiquement le pouvoir de les supprimer. Si un désaccord a effectivement opposé Laurent Delahousse à sa hiérarchie, encore faut-il savoir qui a tranché et au nom de quelle autorité.

C’est là que commence la véritable enquête. Pas dans la désignation précipitée d’un coupable commode.

Matignon en toile de fond : une question de plus....

Une seconde capture d’écran apporte un élément qui mérite attention : le profil professionnel d’Astrid Mezmarian la présente comme grand reporter au service politique de France Télévisions, chargée du suivi de Matignon.

Cette fonction est parfaitement légitime dans une rédaction nationale mais elle soulève, dans le contexte présent, une question journalistique de fond : comment les sujets politiques sensibles sont-ils commandés, arbitrés et validés au sein de la rédaction ? Quelles garanties permettent de préserver l’indépendance éditoriale lorsque l’actualité concerne directement le pouvoir exécutif ?

Précisément, le fait qu’une journaliste suive Matignon ne prouve ni une commande du gouvernement, ni une intervention de celui-ci dans ce reportage. En revanche, cette proximité fonctionnelle avec l’actualité gouvernementale rend d’autant plus nécessaire la transparence sur les procédures éditoriales, les arbitrages et les validations.

Autrement dit, la confiance du public ne repose pas sur des éléments de langage assurant que tout s’est déroulé normalement. Elle repose sur des faits vérifiables. Si la direction de l’information estime que le reportage était parfaitement légitime, elle doit pouvoir expliquer qui l’a commandé, qui l’a validé et pourquoi. Si elle considère qu’une faute a été commise, elle doit également préciser à quel niveau.

Le silence, lui, ne répond à aucune de ces questions.

En somme, la responsabilité ne s'arrête pas au pied du plateau...À France Télévisions, la responsabilité éditoriale ne peut pas être une notion à géométrie variable : collective lorsqu’il faut défendre la direction, individuelle lorsqu’il faut trouver un responsable.

Si la CGT estime que Laurent Delahousse a commis une faute, qu’elle expose les faits qui la fondent mais si le présentateur a subi une décision prise au-dessus de lui, alors réclamer sa tête sans examiner les responsabilités hiérarchiques reviendrait à sanctionner celui qui apparaît à l’écran tout en épargnant ceux qui prennent les décisions hors champ.

Que dire alors de la direction de l’information ? Elle ne peut pas se contenter de regarder passer l’orage. C’est à elle qu’il revient d’éclaircir les conditions de préparation et de diffusion d’un sujet aussi sensible, de préciser le rôle de chacun et de répondre aux interrogations sur les arbitrages éditoriaux. La question est d’autant plus légitime que les responsabilités ne se limitent pas au journaliste qui signe un reportage ou au présentateur qui le lance. Elles concernent aussi ceux qui commandent, encadrent, programment et valident.

Il existe une manière simple de sortir de cette polémique : publier une chronologie précise des décisions, identifier les responsabilités éditoriales et expliquer les éventuels désaccords, dans le respect des règles professionnelles et des personnes concernées.

Les faits, rien que les faits car si l’affaire révèle une défaillance éditoriale, il faut en identifier le niveau réel. Si elle ne révèle aucune faute, la direction doit être capable de le démontrer.

Réclamer la tête de Delahousse est une chose. Établir les responsabilités de toute la chaîne éditoriale en est une autre.

À France Télévisions, le plus important n’est pas de savoir qui paiera politiquement ou médiatiquement pour cette séquence. C’est de savoir qui a décidé quoi, qui avait le pouvoir de décider autrement et qui doit aujourd’hui rendre des comptes.

La télévision publique doit des explications à ses téléspectateurs. Pas une chasse au fusible.




Le tandem Corbé/Sitbon-Gomez devrait dejà être viré pour faute lourde.

Le tandem Corbé/Sitbon-Gomez devrait dejà être viré pour faute lourde. 

Le tract FO-CGC a le mérite de dénoncer une faute éditoriale lourde (*) mais surtout de désigner ceux qui se planquent.  Pourquoi la CGT a-t-elle décidé de faire de Laurent Delahousse le fusible d’une séquence dont la responsabilité éditoriale ne peut pas être examinée sans remonter à toute la chaîne hiérarchique de l’information à France Télévisions ?

Le reportage sur la mobilisation du 17 octobre, diffusé dans l’édition spéciale « La France sous le choc »,crédité à Astrid Mezmarian, Dorian Liscouët et Vivien Chareyre, soulève des questions précises : Quand le sujet a-t-il été demandé en conférence de rédaction ? 

Qui l’a inscrit au conducteur ? 

Qui l’a imposé face au refus de Delahousse ? 

Qui a validé sa diffusion ? 

Et que s’est-il dit lors du débriefing ?...

Ces questions méritent des réponses documentées. 

La capture du profil professionnel d’Astrid Mezmarian, qui la présente comme grand reporter au service politique de France Télévisions, chargée du suivi de Matignon, ajoute un élément de contexte à examiner. Certes ce rattachement professionnel ne suffit pas, à lui seul, à démontrer une intervention de Matignon dans la fabrication ou la diffusion du reportage mais c'est précisément la chaîne de décision qu’il convient de souligner.

On condamne le résultat, on dénonce l’externalisation, on pointe la direction de l’information… mais qu’en est-il de celui qui porte la responsabilité suprême de l’information à France Télévisions, l’ancien directeur de cabinet de Delphine Ernotte ?

Peut-on sérieusement disséquer les responsabilités sans remonter jusqu’au sommet de la chaîne hiérarchique, c'est à-dire au tandem  Corbé/Sitbon-Gomez ?

La responsabilité remonte toujours vers le haut, mais les questions semblent s’arrêter soigneusement avant d’atteindre certains étages. Derrière les grands mots — indépendance, expertise, déontologie — une question demeure : comment une telle séquence a-t-elle pu être décidée, produite et diffusée sans que les garde-fous éditoriaux ne fonctionnent ? Où était le contrôle de celui qui est précisément chargé de veiller à la qualité et à la cohérence de l’information du groupe ?


À France Télévisions, on sait manifestement produire des reportages en urgence. Pour établir les responsabilités, en revanche, on réclame toujours du temps, de la prudence et une enquête méticuleuse.


Le scandale est à l’écran ; le malaise est dans les coulisses. Si l’on veut vraiment rechercher les responsables, il faudra avoir le courage de regarder au-delà des exécutants : jusqu’au sommet de la hiérarchie, là où se prennent les décisions et où le pouvoir ne peut pas se contenter de regarder ailleurs. 


Lire également: Le Blog CGC des Média: Delahousse en fusible pour la CGT, les chefs de l'info aux abonnés absents ?

(*)




jeudi 22 octobre 2026

France Télévisions vient encore de prouver qu’elle n’a plus besoin de concurrents pour se ridiculiser.

France Télévisions vient encore de prouver, avec un talent presque pathétique, qu’elle n’a plus besoin de concurrents pour se ridiculiser. 

Deux erreurs dans un sujet de moins de deux minutes. Deux. Dans le même reportage. Sur le même « 20 Heures » qui plu est. Le genre d’exploit qui ferait rougir un stagiaire de première année… sauf que là, c’est le JT phare de la chaîne publique qui l’a accompli.

D’un côté, on prend un pote du suspect et on lui colle sur le front « Pascal Godrie, maire de Val d’Issoire ».

De l’autre, on invente une condamnation pour incendie de véhicules Enedis et d’antennes-relais alors que le type a juste tabassé un flic. La télé publique au quotidien ! On n’est plus dans l’erreur journalistique, on est dans le fan-fiction de plateau. Le plus drôle : Ils ont retiré le sujet du replay comme des gosses qui effacent la photo compromise avant que maman rentre. 

Puis un petit tweet d’excuses toutes faites, bien polies, bien institutionnelles. "Hier soir dans le JT de 20h, le sujet sur l’interpellation d’un suspect concernant l’incendie de la mairie de Limoges comportait deux erreurs. La personne identifiée comme le maire de la ville est en fait un ami du suspect. Et le suspect a bien été condamné, mais pour des violences contre un policier. Nous présentons nos excuses à nos téléspectateurs", peut-on lire dans le tweet.

Merci, c’est touchant. On se demande juste s’ils s’excusent aussi auprès de la vérité, ou si celle-ci a définitivement quitté le bâtiment.

Ce n’est même pas une première. C’est juste la dernière perle d’un collier de médiocrité qui s’allonge à chaque émission. La semaine dernière, le même « 20 Heures » nous servait un clip de douze minutes d’émeutes brutes, quasi sans contexte, quasi sans distance, qui a tellement plu à la CGT qu’ils demandent la démission collective. Philippe Corbé sort alors son couplet habituel : « On aurait dû mieux contextualiser… on aurait dû être plus clairs… ». Toujours le conditionnel passé. Jamais le présent de l’exigence. France Télévisions a découvert le concept de « on aurait dû » et en a fait une doctrine éditoriale.

À ce stade, on ne parle plus de journalisme. On parle d’un service public qui confond information et approximation permanente, qui confond immersion et propagande, qui confond rectificatif et tweet de façade. 

Deux erreurs en deux minutes, c’est plus un accident, c’est un diagnostic. Il est clair que diagnostic la machine est grippée, les contrôles qualité ont pris la poudre d’escampette et le « 20 Heures » de France 2 continue de diffuser comme si de rien n’était, persuadé que le public n’a qu’à s’habituer.

On attend désormais la prochaine perle. Peut-être qu’ils prendront le voisin du boulanger pour le président de la République. Ou qu’ils expliqueront qu’un incendie de mairie n’a jamais eu lieu. Après tout, l’habitude est prise. Et les excuses, elles, sont déjà rédigées.


Audiovisuel public : le gouvernement renforce les garanties d’impartialité

Audiovisuel public : le gouvernement renforce les garanties d’impartialité

Paris, 21 octobre 2026 – Charte éditoriale obligatoire, étude annuelle de perception et mécanisme de traitement des plaintes : le gouvernement a annoncé mercredi plusieurs mesures destinées à renforcer l’impartialité de l’audiovisuel public, un sujet devenu particulièrement sensible à quelques mois de l’élection présidentielle.

Les cahiers des charges de France Télévisions, Radio France et France Médias Monde ont été modifiés conformément aux recommandations d’un rapport remis au printemps par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel. Un décret publié mardi au Journal officiel impose désormais à chaque société d’établir et de publier une charte éditoriale « précisant les règles déontologiques applicables à l’information et aux programmes qui y concourent ».

Ces organismes devront également mettre en place des procédures de traitement des réclamations relatives au respect de cette charte et réaliser chaque année une étude portant sur la perception de l’impartialité de leurs services par le public.

Le texte renforce par ailleurs les comités d’éthique existants, souligne le rôle des médiateurs dans le dialogue avec les téléspectateurs et auditeurs, et encourage « une meilleure articulation des mécanismes internes de contrôle et de suivi », selon un communiqué du ministère de la Culture.

« En renforçant les garanties de transparence et les espaces de dialogue avec les publics, ce décret poursuit un objectif essentiel : conforter la confiance des citoyens », a déclaré Catherine Pégard, ministre de la Culture, citée dans le communiqué.

La question de l’impartialité des médias publics est devenue brûlante depuis la controverse déclenchée en septembre 2025 par une vidéo suggérant une proximité entre les journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen et des responsables du Parti socialiste. Cette affaire a conduit à l’ouverture d’une commission d’enquête à l’Assemblée nationale. France Télévisions et Radio France y ont fait l’objet d’attaques répétées de la part du rapporteur Charles Alloncle.

mercredi 21 octobre 2026

« Nous aurions dû être plus clairs » : le chef-d’œuvre d’auto-absolution de France Télévisions

« Nous aurions dû être plus clairs » : le chef-d’œuvre d’auto-absolution de France Télévisions

Ah, les excuses de France Télévisions… Ce moment magique où le service public, pris la main dans le sac du montage anxiogène, sort le grand jeu de la contrition molle. Après avoir servi aux Français, en pleine heure de grande écoute, un joli bout-à-bout d’images de chaos sans commentaire digne de ce nom, voilà que Philippe Corbé, directeur de l’information, nous gratifie d’un mea culpa digne d’un collégien pris à tricher : « Nous aurions dû être plus clairs. »

Plus clairs ? Vraiment ?

Plus clairs dans le bandeau. Plus précis dans le montage. Plus contextuels dans le commentaire. On se croirait face à un stagiaire qui s’excuse d’avoir oublié de mettre le lait dans le café. Pendant que des milliers de téléspectateurs ont vu, en direct ou en différé, l’amalgame subtil entre manifestants pacifiques et casseurs, France Télévisions se contente de regretter de n’avoir pas assez souligné, du bout des lèvres, que « deux histoires parallèles » se déroulaient. Deux histoires. Comme dans un joli roman. L’une « bon enfant », l’autre « pure violence ». Sauf que le montage, lui, n’avait rien de littéraire : il collait les images les unes aux autres avec la délicatesse d’un marteau-piqueur.

Et bien sûr, Laurent Delahousse avait bien précisé que c’était « en immersion ». Immersion dans quoi, exactement ? Dans le flou artistique ? Dans la confusion savamment entretenue ? Dans cette vieille habitude du service public de noyer le poisson dès qu’il s’agit de violences urbaines un peu trop gênantes ?

Le médiateur a été saisi. Les critiques ont été très nombreuses.

LCI met à pied, d’autres chaînes tranchent. France Télévisions, elle, publie un communiqué d’auto-flagellation soft où l’on apprend que « cela n’était pas suffisant » et que « nous ne pouvons que le regretter ». On en frémit d’émotion. Un vrai mea culpa d’État : on reconnaît à moitié l’erreur, on pointe du doigt le bandeau et le commentaire, et on repart comme si de rien n’était, la conscience légère et le monopole public intact.

« Nous aurions dû être plus lisibles. »

Traduction : on a fait un sujet qui prêtait volontairement à confusion, on s’est fait griller, et maintenant on regrette d’avoir été trop transparents dans notre opacité.

Avec des excuses aussi corrosives que de l’eau tiède, on peut continuer longtemps à servir de la bouillie anxiogène le dimanche soir. Après tout, le service public a le droit de se tromper. Il a même le droit de le reconnaître… à condition de le faire avec assez de flou pour que personne ne s’aperçoive vraiment qu’il a, une fois de plus, choisi son camp.

NB: Choisir les images, les juxtaposer et créer un parallèle, c’est déjà produire un récit et orienter le regard. Le montage implique des choix qui construisent le récit et orientent l’interprétation du public. C’est précisément pour cela que le travail de montage exige une vigilance accrue afin de construire un récit le plus objectif possible. Le monteur n’est pas un presse-bouton.

Et le parallèle lui-même est un choix éditorial délibéré.

mardi 20 octobre 2026

La chroniqueuse Isabelle Saporta écartée temporairement de l’antenne de LCI

La chroniqueuse Isabelle Saporta écartée temporairement de l’antenne de LCI

La journaliste Isabelle Saporta a bien été écartée temporairement de l’antenne de LCI après son altercation en direct avec la députée Prisca Thévenot.

Voici les éléments vérifiés : 


La sanction : Isabelle Saporta est mise en retrait de LCI jusqu’à la fin de la semaine, soit environ une semaine d’antenne. La direction de la chaîne a confirmé cette mesure à Télérama.


L’origine : lundi 19 octobre, dans l’émission Brunet sans filtre, elle a vivement mis en cause le bilan de la Macronie devant Prisca Thévenot, députée d’Ensemble pour la République.


Les propos : elle a notamment déclaré que le camp présidentiel avait « mis le pays depuis dix ans à genoux » et dénoncé ses leçons de vertu.


La suite : Thierry Thuillier, directeur de l’information du groupe TF1, a saisi le comité d’éthique et de déontologie. Selon Le Parisien, Prisca Thévenot aurait demandé des excuses à la journaliste, qui aurait refusé.


Une précision importante : Isabelle Saporta conserve son billet dans la matinale de TF1, Bonjour !. La mesure concerne donc LCI, et non l’ensemble de ses interventions télévisées.