Quatre émissions qui giclent des grilles de France Télévisions, soi-disant faute d’audience !
Sur les quatre émissions supprimées, il y en a deux fabriquées avec les moyens du siège (Bel et bien, les maternelles) qui font que les équipes en interne auront encore moins de travail… Un scandale social de plus.
Hier, l’Opinion a publié un article sur les « 3 scénarios chocs » pour sauver France Télévisions… il est clair qu’aucun de ces trois là n’empêchera le groupe de télévision publique de couler à pic.
La seule configuration possible aujourd’hui, c’est le départ de l’ex-Orange et de toute sa cour dont les supposées propositions vont, non seulement à l’inverse de ces nombreuses déclarations sur ce qu’elle n’était pas prête à faire ( Souvenez-vous des fromages et des dessert !) et ne sont en réalité que du temps qu’elle essaie de gagner pour vainement tenter de sauver sa tête.
Son ex, primo dircab, visionnaire d’opérette de la « transformation », Mozart supposé de la grille qui nous promettait la main sur le cœur et le verbe haut, que l’audience n’était qu’un vulgaire détail capitaliste - On ne fait pas de la télé pour plaire à la plèbe, non ! On « rayonne », on « réinvente », on « accompagne le quotidien », on fait de l’« utile », de l’« inclusif », du « territorial » - le démontre sans ambiguïté avec quatre des émissions du groupe supprimées et des arguments aussi bidons les uns que les autres ! Vlan, pour la première fois, France Télévisions sabre quatre émissions quotidiennes d’un coup.
• Flavie en France (France 3) : jetée après une saison, comme une vieille chaussette.
• Bel & Bien ensemble (France 2) : terminé, le feel-good matinal.
• Les Maternelles (France 5) : l’institution qui « sauvait des vies » selon ses fans, expédiée à la casse.
• Duels en familles (France 3) : dehors, la famille recomposée.
Motif ? Économies, bien sûr… mais surtout des audiences ridicules, pathétiques, à faire pleurer l’ex collaborateur de Cécile Duflot, un pied déjà dehors...
Que les Français rassurent, ce monde de l’entre soi ne devrait pas toucher aux enveloppes extérieures sacrifiées chaque année depuis 10 ans, à ce trio ami de sociétés de productions externes !
Flavie qui rame à 138 000 âmes et 3,6 % PDA ? Les Maternelles qui flirtent parfois avec le fantôme ? Il faut tout de même rappeler que son parcours du fait le l’ex-dircab fut particulièrement chaotique. Cette émission être créée sur France 5 dans ses grilles fonctionnait bon an mal an comme le disaient ses promoteurs, « il y a des bébés chaque année ». Sa déprogrammation des grilles de France 5 pour la faire passer sur France 4 puis sur France 2 a déjà dérouté ceux qui suivaient cette émission. Au final, l'estocade est venue de sa programmation de nouveau sur France 4....à 19h. Et tout ceci grâce au manitou de la révolution programmatique de FTV. Le retour à la maison à son horaire antérieur n'a pas effectivement pas permis d'effacer tout ce gâchis. Voilà un bel exemple d'un sabordage calculé.
Il convient d’ajouter à cela, l’évolution en : Émission très pratico-pratique pour tous les parents, en émission pratico-wokiste pour jeune parents qui boivent des Moscow Mule au Canal St Martin.
Dix ans que cette direction fait des petits trous dans la coque du navire. Difficile de rester à flot...du coup, elle le service public ne peut plus se payer le luxe de ce mépris souverain. Où est passé le grand discours du Vert Ernottien ? Celui où il chantait expliquais, avec ce petit sourire supérieur, que « les chiffres, c’était bon pour TF1 et ses vulgaires divertissements » ? Disparu. Évaporé. Comme les téléspectateurs.
Seulement voilà, lorsque les dures réalités vous rattrapent, quand le trou budgétaire béant pique chaque jour un peu plus, l’audience redevient la reine absolue. Hier méprisée, aujourd’hui bourreau.
C’est invraisemblable cette souplesse intellectuelle. On passe de « l’audience ne compte pas, nous sommes au-dessus de ça » à « 138 000 personnes ? C’est une honte nationale, coupez tout ! » en quelques mois. Du grand art. Du contorsionnisme de salon parisien.
Pendant ce temps, on continue à nous bassiner avec le « service public indispensable et fort », financé par la sueur des Français, pendant que Cyril Féraud perd encore des cases, que Flavie se fait virer et que des émissions qui tournaient depuis des années finissent à la benne.
Que chacun se rassure, tout cela est pensé et s’inscrit dans la « stratégie streaming first ». Les 200 000 malheureux qui osaient encore allumer leur poste vont « rayonner » sur france.tv. Promis. Juré. Craché.
Le public, lui, a compris depuis longtemps. Il zappe. Il fuit. Il va ailleurs pendant que cette caste de l’entre souhait et de l’embrouille continue dans ses bureaux dorés, de « transformer »… le néant.
Quelle constance. Quel détermination. On en redemanderait. La prochaine fois, transformez donc directement FTV en replay permanent. Ce sera plus honnête, au regard de toutes ces rediffusions, dont vous saoulez les téléspectateurs depuis des mois et des mois.

















