Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique de franceinfo convoquée pour une procédure disciplinaire
La journaliste engagée par France Télévisions a été convoquée à un entretien préalable en vue d’une sanction disciplinaire. La direction n’a pas précisé la nature exacte de la sanction éventuelle.
Les faits reprochés :
Deux épisodes principaux sont cités:
Propos sur Jean-Luc Mélenchon (21 octobre 2026)
Dans une chronique matinale sur franceinfo, elle a affirmé que le leader de La France insoumise (LFI) n’avait « jamais nettement condamné les violences du 17 octobre », ni les pillages, ni les dégradations (notamment l’incendie de la mairie de Limoges). Or Mélenchon avait bien condamné ces actes rapidement (qualifiant l’incendie de « crime » et de atteinte à un « symbole collectif »). Elle a reconnu son erreur dès le lendemain (message sur X puis à l’antenne) : « J’ai commis une erreur et je m’en excuse ». L’Arcom avait également été saisie sur plusieurs séquences liées aux manifestations de l’époque et avait rappelé le besoin d’un « traitement rigoureux et équilibré ».
Propos sur Zohran Mamdani (novembre 2025)
Lors de l’émission Questions politiques (franceinfo TV + France Inter) avec Manuel Bompard (LFI), elle avait accusé le maire démocrate de New York (élu récemment) d’avoir appelé à « mondialiser l’intifada », de « botter en touche » sur la condamnation des attaques du 7 octobre 2023 mais aussi d’avoir des liens avec l’UNRWA présentée comme collusion avec le Hamas.
Ces affirmations ont été jugées inexactes. Mamdani s’était exprimé à plusieurs reprises pour condamner les crimes du Hamas. L’Arcom a adressé en avril 2026 une mise en demeure à France Télévisions et Radio France pour manquement aux obligations d’« honnêteté et de rigueur » dans le traitement de l’information. Les médias avaient déjà publié des corrections, jugées tardives et insuffisantes par le régulateur. Le CDJM (Conseil de déontologie journalistique et de médiation) avait aussi estimé que l’obligation d’exactitude n’avait pas été respectée.
Contexte et réactions
Ces deux épisodes s’ajoutent à des critiques antérieures sur la rigueur de certains propos. LFI et des militants l’ont accusée de « fake news » ou de partialité. De l’autre côté, certains y croient àune pression politique sur le service public. La procédure disciplinaire interne vise ces « propos litigieux » cumulés.
En résumé : il s’agit d’une sanction disciplinaire en cours après des affirmations factuellement erronées (reconnues pour Mélenchon, sanctionnées par l’Arcom pour Mamdani), dans un contexte de tension politique autour de LFI et des médias publics. Aucune sanction définitive n’était encore annoncée au moment de la publication du 6 novembre 2026.













