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mardi 11 août 2026

Les milliardaires du PAF mangent à tous les râteliers; le reste n’est que fumée.

Les milliardaires du PAF mangent à tous les râteliers; le reste n’est que fumée.

Voilà ce que révèle, une fois de plus, le petit monde médiatique français. Un article de Marianne passe, on le transfère, on le commente en rafale, et soudain tout le monde redécouvre ce que l’on savait déjà : les grands propriétaires de médias ne combattent rien d’autre que la menace réelle sur leurs privilèges.

Ils se drapent dans le grand combat contre « l’extrême droite ». Ils montent au créneau, ils mobilisent leurs antennes, leurs titres, leurs festivals, leurs networks. Ils crient à la démocratie en danger mais regardez de plus près : un seul parti compte vraiment pour eux. L’AP. L’Argent Public. Celui qui coule, année après année, vers les structures qu’ils contrôlent ou influencent, celui que l’on protégé soigneusement depuis des lustres.

Le combat de Pigasse contre l’extrême droite ? Une fumisterie de luxe. Un écran de fumée soigneusement entretenu pour garantir la continuité des affaires. Pendant que l’on s’indigne à bon compte, que l’on pointe du doigt les « populistes », on mange tranquillement à tous les râteliers politiques. Gauche, centre, droite modérée, peu importe : tant que le robinet de l’argent public reste ouvert et que le système de connivences tient, tout va bien.

Ces milliardaires du paysage audiovisuel français ne sont pas des idéologues. Ce sont des opportunistes de haute voltige. Ils savent flatter la gauche radicale quand il faut se refaire une virginité « progressiste », caresser le pouvoir en place quand les subventions ou les fréquences sont en jeu, et dénoncer le reste du monde avec une indignation sélective. Leur vrai programme tient en trois mots : préserver, protéger, profiter.

Pendant ce temps, le public regarde le spectacle. On lui sert le grand récit du « rempart républicain », on lui explique que sans ces courageux milliardaires de médias, la démocratie s’effondrerait. Pourtant derrière le rideau, c’est toujours le même théâtre d’ombres : les mêmes réseaux, les mêmes intérêts, les mêmes râteliers bien fournis.

Le pamphlet écrit tout seul. Il suffit d’ouvrir les yeux sur ce que l’on transfère déjà en masse. Les milliardaires du PAF ne combattent pas l’extrême droite. Ils combattent tout ce qui pourrait remettre en cause le confortable arrangement dans lequel ils évoluent depuis des années. Le reste n’est que communication, posture, et fumée.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

lundi 10 août 2026

Si France Télévisions était un particulier, elle serait déjà convoquée devant la commission de surendettement: dossier rouge...

Si France Télévisions était un particulier, elle serait déjà convoquée devant la commission de surendettement : dossier rouge...huissiers en approche, cartes et comptes bancaires gelées et plan de redressement forcé. 

En réalité France Télévisions, c’est environ 69 millions de particuliers donc le groupe public devrait être en redressement judiciaire depuis longtemps pour avoir tapé sans vergogne dans les poches des Français avec Ernotte en grande dépensière.



Etat des lieux catastrophiques et endettement maximum. 

Capitaux propres fondus de 294 à 179 millions d’euros (estimés autour de 100 millions d’euros seulement à la fin de cette année), inférieurs depuis des années à la moitié du capital social. Trésorerie qui a plongé de plus de 100 millions en une seule année. Déficits nets cumulés de 81 millions entre 2017 et 2024 — et il s’agit bien des comptes consolidés du groupe France Télévisions, pas de France Télévisions SA : la société anonyme, elle, affichait déjà un déficit cumulé de 256 millions d’euros sur la même période, et la dégradation se poursuit avec quasiment 300 millions fin 2026). Budget 2025 encore dans le rouge et en numéro  bien huilé,  des emprunts successifs auprès de l’Agence France Trésor : 70 millions contractés en 2020 (remboursés fin 2024), puis une nouvelle avance de 50 millions octroyée en mai 2025, à rembourser mi-avril 2027. Sans parler des prêts immobiliers tirés auprès de la Banque des Territoires et via des filiales. Residualité estimée aujourd’hui : au moins ces 50 millions encore dus à l’AFT, plus les tirages en cours sur les prêts longs.

Le gros hic c’est que France Télévisions, redisons le c’est près de 70 millions de particuliers. C’est vous. C’est nous. C’est plus que le contribuable français, dernier recensement depuis que l’État a décidé de financer l’audiovisuel public avec une fraction de la TVA.

Chaque année quoi qu’en dise, France Télévisions reçoit plus de 2,5 milliards d’euros d’argent public. Elle a le quasi-monopole de mission de service public. On lui permet de s’endetter auprès de l’État lui-même quand la trésorerie s’évapore, les capitaux propres fonde comme neige au soleil, le cadre social reste figé, la masse salariale avec toutes les nominations qu’elle a effectuées a pris quelques 20% depuis son parachutages en 2015 et que les organes de contrôle de l’État ne font qu’alerter depuis des mois à la situation « critique », « non soutenable », menaçant même la dissolution avant fin 2026 si l’État actionnaire ne bouge pas.

Quelle exemplarité. Quelle honte, oui ! Celle qu’Emmanuel Macron qualifiait de « honte de la République dès 2017…

Un particulier dans cet état se ferait coller un plan de remboursement strict, une interdiction d’emprunter et un suivi judiciaire. France Télévisions, elle, continue. Avec notre argent. Avec notre signature. Avec notre silence.

70 millions de cautions solidaires pour une entreprise publique qui consomme, emprunte, dévisse et recommence…Bravo au binôme de circonstance !

Les chiffres 

Dans le rapport de la Cour des comptes (observations définitives sur France Télévisions, exercices 2017-2024, délibéré le 10 juillet 2025 et publié en septembre 2025), le principal prêt/emprunt explicitement détaillé est une avance/emprunt de trésorerie auprès de l’Agence France Trésor (AFT). ccomptes.fr

1) Détails de l’emprunt AFT mentionné par la Cour des comptes

•  Montant : environ 70 M€ contractés en 2020 (parfois décrit comme un emprunt de 70 M€ ; capital restant dû de 50 M€ au 31/12/2021).

•  Auprès de qui : Agence France Trésor (organisme public gérant la dette de l’État).

•  Durée / échéance : avance à long terme portant intérêt à taux fixe, remboursable au plus tard le 31 décembre 2024. Elle a donc couru sur environ 4 ans (2020-2024).

•  Contexte : contracté en 2020 pour sécuriser la liquidité, notamment pour financer une partie (environ un tiers) du coût de la rupture conventionnelle collective (RCC) / plan de recomposition des effectifs, dans un contexte de crise sanitaire et d’investissements.

•  Effet : il a créé un « effet de trompe-l’œil » en masquant la dégradation réelle de la trésorerie jusqu’en 2022. La forte baisse de trésorerie en 2024 (environ -109 M€) incluait le remboursement d’environ 50 M€ de cet emprunt. ccomptes.fr 

La Cour note que France Télévisions, classée comme ODAC (organisme divers d’administration centrale), ne peut plus emprunter à plus de 12 mois auprès de banques privées, mais peut le faire auprès d’organismes publics (AFT, Caisse des dépôts et consignations / Banque des Territoires). assemblee-nationale.fr 

Le rapport de la Cour évoque aussi plus largement des dettes financières au bilan (environ 165 M€ fin 2024 pour la SA France Télévisions) et le recours à des lignes de crédit bancaires pour gérer les variations de trésorerie intra-annuelles, mais sans détailler d’autres prêts de long terme spécifiques sur la période 2017-2024 au-delà de celui de l’AFT. ccomptes.fr 

Éléments complémentaires (postérieurs ou connexes, hors strictement le rapport 2017-2024 de la Cour)

Des documents plus récents (dont le rapport annuel 2025 de France Télévisions) mentionnent :

•  Une nouvelle avance à long terme de 50 M€ de l’État via l’AFT, octroyée en mai 2025, à taux fixe, échéance mi-avril 2027 (environ 2 ans).

•  Un prêt immobilier de 10,8 M€ de la Banque des Territoires (CDC), à taux variable, durée 15 ans (tiré à 1,1 M€ fin 2025).

•  Un prêt immobilier de 15,5 M€ (filiale V Studio Immo / France.tv Studio) pour des studios à Vendargues (projet France 2030), à taux variable, durée 17 ans (tiré à 6,8 M€ fin 2025). static.francetelevisions.fr 

Ces derniers n’apparaissent pas dans le rapport de la Cour portant sur 2017-2024.

2) Rapport de l’Inspection générale des il finances (IGF)

Le rapport principal de l’IGF concerné est celui de novembre 2024 (« Accompagnement de la transformation de France Télévisions et Radio France »). Il se concentre surtout sur la trajectoire financière, le besoin de financement estimé à 200 M€ (dont une partie non couverte, environ 145 M€ à horizon 2028 selon l’IGF), le plan d’économies/productivité de France Télévisions, le cadre social, les mutualisations et la transformation numérique. Il ne détaille pas de manière exhaustive une liste de prêts spécifiques comparable à celle de la Cour sur l’emprunt AFT 2020. Il alerte cependant sur le risque que l’entreprise n’ait pas les moyens de financer sa transformation et insiste sur la nécessité d’économies structurelles et d’une culture de l’efficience. igf.finances.gouv.fr 

En résumé, le prêt le plus clairement mis en avant dans le rapport de la Cour est l’avance AFT de ~70 M€ (2020-fin 2024). Les deux instances convergent sur l’urgence de redresser durablement les finances (capitaux propres, trésorerie, charges) via des réformes structurelles et un soutien/clarification de l’État actionnaire, plutôt que sur un simple recours supplémentaire à l’endettement.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​.. qui soit dit en passant ne viendra pas vu l’état de délabrement du Pays ! 

dimanche 9 août 2026

France Télévisions et le miracle des 7,6 millions ou comment transformer un zap de 10 secondes en triomphe de la République !

France Télévisions et le miracle des 7,6 millions ou comment transformer un zap de 10 secondes en triomphe de la République !

7,6 millions de Français ont selon la propagande ernottienne de l’été « regardé franceinfo canal 16 chaque jour, du 20 au 26 juillet 2026 ». Meilleure semaine de l’année. Médaille d’or. Trophée. Communiqué triomphal. Photo de la rédaction en open space avec des gens qui tapent sur des claviers. Source : Médiamétrie, seuil de vision… 10 secondes.

Dix secondes. Le temps de zapper parce que la télécommande a glissé, à peine le temps d’aller au petit coin pendant que le JT de BFM tourne encore, le temps de se demander « c’est quoi cette chaîne déjà ? » avant de retourner sur CNews ou LCI. 

On est même en droit de poser la question de savoir si on ne paie pas parmi ces prestations extérieures tous azimuts, une boîte pour cliquer toutes ces 10 secondes afin de baratiner encore et toujours plus les Français.

Le tour de passe-passe habituel du service public : on prend la couverture journalière (le nombre de gens qui ont eu le malheur de croiser la chaîne au moins 10 secondes d’affilée) et on la brandit comme si c’était une audience moyenne. 

Pendant ce temps, la vraie part d’audience de franceinfo tourne autour de 1,0 % (au plus haut, car en général on est plutôt autour de 0,8/0,9 %). Un point pile. Un misérable petit point en dix ans de temps, alors qu’en juin dernier BFMTV fait 2,9 %, CNews 2,8 % et LCI 2,4 %.

Faisons la règle de trois, comme demandé, avec le même cynisme que leurs communiqués.

Si avec 1,0 % de PDA, franceinfo « touche » 7,6 millions de téléspectateurs moyens par jour (seuil 10 secondes), alors :

•  BFMTV à 2,9 % devrait en toucher environ 22 millions.

•  CNews à 2,8 % devrait en avoir 21 millions.

•  LCI à 2,4 % devrait frôler les 18 millions.

Scores de l’espace. Des chiffres qui feraient passer le JT de TF1 pour une émission confidentielle. Des audiences digne d’une finale de Coupe du monde un soir de semaine banale. Sauf que personne, même pas eux, n’ose tenir ce genre de discours avec ces chiffres-là en couverture journalière, parce que ça rendrait le truc trop ridicule. France Télévisions, si. 

Parce que quand on est financé aujourd’hui par une fraction de la TVA (ex CAP la contribution à l’audiovisuel public et ex redevance), on a le droit de se raconter des histoires. On a le droit de transformer un score de nain en record historique. On a le droit de faire croire que les Français se ruent en masse sur la chaîne d’info « de service public » alors qu’en réalité le nombre réel de curieux qui s’y égare passe plus de temps à regarder le bandeau défilant qu’à écouter le présentateur.

C’est exactement la même magie comptable que les discours d’Emmanuel Macron qui répète que « la France va bien ». Quand on compte comme ça, rien d’étonnant à ce que France Télévisions soit au bord du gouffre : on gonfle les chiffres pour faire illusion pendant que les vraies audiences (et les vrais comptes) s’effondrent.présentateur.

Comment imaginer une seule seconde que les citoyens goberaient de tels contes ? Ils choisissent juste le seul indicateur qui permet de ne pas avoir l’air de faire un score de seconde division. C’est de la communication, pas de l’information. C’est du marketing d’État. C’est la version télévisuelle du « on a créé 300 000 emplois » alors qu’on a juste changé la définition.

Le service public de l’info en continu reste ce qu’il a toujours été : une chaîne que beaucoup de gens croisent par accident, que très peu regardent vraiment mais qu’Ernotte et sa toute petite troupe de proximité s’empressent de maquiller en succès populaire avec une tel enfumage.

Ils pensent probablement avoir réussi à faire croire que zapper, c’était regarder. C’est presque aussi fort que de faire croire que leur ligne éditoriale, serait de l’indépendance.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

samedi 8 août 2026

Ingérences : victimes et opportunistes – ou comment la démocratie française joue à la bananocratie en 2026

Ingérences : victimes et opportunistes – ou comment la démocratie française joue à la bananocratie en 2026

À huit mois de la présidentielle 2027, de quoi parlait-on en fin de semaine sur certains plateaux télés plus particulièrement sur France Culture (Les matins d’été), le 7 août 2026 ? D’ingérences extérieures (surtout russes) visant la campagne présidentielle française 

Selon la radio publique et quelques titres de presse, plusieurs candidats déclarés ou pressentis auraient été ciblés par de telles opérations de désinformation….

Raphaël Glucksmann (Place publique) : faux reportage usurpant l’identité du média Blast, accusant sa compagne Léa Salamé d’avoir « soudoyé » des journalistes (dont un faux Edwy Plenel) pour favoriser sa candidature. Attribué au groupe Storm-1516 (lié au GRU russe). Le parquet de Paris a ouvert une enquête. (à lire dans Le Monde soutien indéfectible de l’ex-Orange)

Édouard Philippe (Horizons) : fausses informations sur son état de santé.

Gabriel Attal (Renaissance) : faux contenus (usurpant des logos de médias français, dont BFMTV) l’accusant notamment de signes de la maladie de Parkinson ou d’autres calomnies. Attribué au réseau Matriochka. Il a dénoncé une volonté russe de « voler » l’élection aux Français et a porté plainte. (A lire dans lesoir.be)

Ces opérations restent relativement peu visibles grand public, mais elles sont détectées et caractérisées par Viginum (service de lutte contre les manipulations en ligne) et le SGDSN.

Le jour même, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot déclarait sur X que la France « ne tolérera aucune tentative d’ingérence étrangère dans son débat démocratique, à plus forte raison dans ses processus électoraux », soulignant que ces processus « sont la propriété exclusive et inviolable des citoyens français ».

Il distinguait cependant sur BFM TV les véritables manipulations coordonnées (promotion de messages construits depuis l’étranger pour fausser le débat, faux reportages, usurpation de logos de médias, calomnies sur la santé ou la vie privée de candidats) des simples opinions exprimées par des responsables étrangers.

Les noms de sites et autres experts de la désinformation sonnent sérieux, les services de l’État confirment, les plaintes pleuvent. Tout cela est documenté mais regardons de plus près qui hurle le plus fort, et pourquoi. Il y a ceux pour qui l’étiquette « victime d’ingérence étrangère » est un cadeau politique presque trop beau.

Un candidat centristes ou social-démocrate un peu pâle dans les sondages, un profil « raisonnable » qui peinait à faire parler de lui en plein été : soudain, le voici cible de l’Est. Les médias s’emballent, les plateaux s’ouvrent, la posture de défenseur de la démocratie s’impose toute seule. On dénonce, on porte plainte, on exige des lois plus dures, on pointe du doigt les plateformes. Résultat ? Une exposition médiatique gratuite, une image de victime courageuse face aux agresseurs et un petit boost de notoriété au moment où la campagne commence à peine. Pratique, non ? 

Certains ont tout intérêt à amplifier, à dramatiser, à transformer une opération de désinformation (souvent peu virale) en preuve absolue qu’ « une  puissance étrangère veut voler l’élection ». Ça permet de se poser en rempart, de coller l’adversaire hors de nos frontières et de faire oublier un peu son propre bilan ou son manque de souffle. L’ingérence devient alors un outil de communication comme un autre.

Il y a ensuite ceux qui pourraient l’être vraiment. 

Quand les mêmes réseaux ciblent, de manière répétée et coordonnée, des personnalités clairement hostiles à Moscou, avec des contenus calqués sur des modes opératoires déjà identifiés en Roumanie ou ailleurs, on n’est plus dans le simple hasard. Là, l’opération n’est pas forcément destinée à « booster » le ciblé : elle vise à salir, à semer le doute, à polariser, à préparer le terrain pour pouvoir imaginer contester le résultat le jour J. Et c’est là que le danger devient concret. Si l’ingérence est massive, prouvée, et qu’elle a réellement faussé le débat ou le scrutin, on ouvre la porte à l’annulation. Comme en Roumanie. 

Sauf que, une fois le précédent établi, qui décide ce qui est « suffisant » pour annuler ? Selon le résultat qui arrange qui ? Une élection serrée, un outsider qui surprend, un camp qui refuse de perdre… et voilà la « bananocratie » : on annule au nom de la pureté démocratique, jusqu’à ce que le « bon » vainqueur sorte des urnes.

Le vrai problème n’est pas seulement l’ingérence extérieure (réelle et méprisable). C’est le cynisme qui s’y greffe.

Certains y voient un booster de candidature. D’autres un levier pour contester le verdict des urnes. Et le citoyen, lui, se retrouve coincé entre des opérations de désinformation étrangères et des politiciens trop heureux de les instrumentaliser.

Quand la démocratie commence à jouer avec l’idée que l’élection peut être « invalidée » selon le résultat et selon qui crie le plus fort à l’ingérence, on n’est plus très loin de la république bananière ! Sauf que les bananes, au moins, on sait d’où elles viennent.

vendredi 7 août 2026

Quand France Télévisions paie 25 000 euros (plus tout le reste) pour se faire enterrer en 1/4 h et en public !

Quand France Télévisions paie 25 000 euros (plus tout le reste) pour se faire enterrer en 1/4 h et en public !

Le blog CGC Medias avait annoncé dans un très récent post vouloir décortiquer ce nouveau scandale à France Télés. C’est donc chose faite à la lecture des quelques lignes qui vont suivre sur les choix de l’ex- primo dircab ernottien au moment où la France entière est priée de se serrer la ceinture.

Revenons pour cela sur le spectacle absurde auquel nous avons eu droit le 8 juillet dernier.

France Télévisions, groupe public au bord de la dissolution budgétaire (selon le dernier rapport de la cour des comptes Et dans une situation financière catastrophique, selon l’IG) invite un Américain à C’est que certains os encore appeler conférence de rentrer des programmes! la conférence de rentrée des programmes. Evan Shapiro, « cartographe des médias » de son état aux States est invité tous frais payés, annoncer devant la presse et les professionnels réunis… que la télévision traditionnelle est morte.

A l’évidence, il ne s’agissait ni d’une conférence de programmes, ni d’une présentation de la rentrée mais d’un enterrement et d’une autopsie très chèrement payés par tous Français qui plus est. 

L’ex-Vert  - vous savez, celui qui se répond dans la presse en expliquant à Sebastien Lecornu, qu’il ne sait pas où trouver Les 47 millions que demandent le Premier ministre - a personnellement orchestré l’affaire. 

On fait venir M. Shapiro des États-Unis, on lui règle le billet d’avion, l’hôtel, les repas, et on lui verse – selon nos informations – la bagatelle de 25 000 euros pour un passage express. Le tout pour qu’il déclare, dans la langue de Shakespeare et avec un sourire de consultant, que TikTok captive plus d’attention chez les jeunes Français que TF1, France Télévisions et M6 réunis, que la télé linéaire est devenue « une maison de retraite » et que le service public n’occupe plus le centre du jeu.

Payer un expert américain pour venir expliquer aux Français, avec des PowerPoint et des index d’attention, que leur télévision publique est un cadavre encore chaud (*) alors même que cette même télévision publique ne peut plus masquer aujourd’hui, les déficits d’une décennie dans des comptes consolidés affichés quasiment à l’équilibre depuis 10 ans pour enfumer la galerie !

C’est le luxe de la résignation. C’est l’élégance du suicide assisté.

On ne demande pas à un pompier de venir expliquer pourquoi il est inutile d’éteindre l’incendie.

On ne paie pas un médecin pour qu’il annonce, en plateau, que le patient est déjà mort… avant même d’avoir tenté le moindre soin.

Pourtant c’est exactement ce que France Télévisions a fait. Avec l’argent du contribuable.Devant la presse. En grande pompe…funèbre pour l’occasion et après, on s’étonnera que le service public paraisse hors-sol, déconnecté, presque complice de sa propre liquidation.

Evan Shapiro a joué son rôle. Il a fait ce pour quoi on l’a payé.

La vraie question n’est pas là. La vraie question est : qui, chez France Télévisions, a estimé que le meilleur usage de l’argent public, en pleine tempête budgétaire, était d’offrir une tribune dorée à quelqu’un venu dire, en substance : « Vous êtes déjà morts » ?  

Il semble que plus personne n’a envie d'endosser le bon de commande passé pour ce quart d’heure d’oraison commandé par Yop !! Pourtant comme son nom l’indique: un bon de commande, ça se signe avant pas après !

Evan Shapiro a d’ailleurs reagi après son intervention (keynote) payée lors de la conférence de rentrée des programmes de France Télévisions le 8 juillet 2026 au Pathé Palace à Paris. advanced-television.com 

Il a notamment publié sur son Substack Media War & Peace (sa plateforme principale de diffusion, souvent partagée sur les réseaux) :

Le jour même (8 juillet 2026), un article intitulé « TRADITIONAL MEDIA: AN AUTOPSY » / « TRAD MEDIA: AN AUTOPSY », où il annonce prendre la scène à la conférence de France Télévisions pour « disséquer un cadavre » (la télé traditionnelle) et présente son Cross-Screen Attention Index. eshap.substack.com 

Le 31 juillet 2026, un post dédié « The Murder of French Television », qui reprend le thème de l’événement (Stéphane Sitbon-Gómez lui avait dit que la présentation portait sur « le meurtre de la TV broadcast en France »). Il y intègre la vidéo complète de sa prestation d’environ 15 minutes, décrit son séjour de deux jours avec France Télévisions, salue leur compréhension des enjeux (partenariat YouTube, embrassement des réseaux sociaux), et reprend des extraits de la couverture (dont Advanced Television). Il présente cela comme une « autopsy of Trad TV » avec une voie vers la « reanimation ». ( voir la vidéo . eshap.substack.com )

Ces publications constituent une réaction claire et publique après l’événement. Shapiro (le « Media Cartographer ») est actif sur LinkedIn, Instagram (@eshap_tv) et Threads ; ses posts Substack sont généralement diffusés via ces canaux et son linktree. 

L’intervention elle-même a été largement relayée (HuffPost, Advanced Television, replay YouTube de France Télévisions, etc.), avec Shapiro soulignant le déclin de l’attention sur la TV linéaire au profit de TikTok, YouTube, etc., chez les plus jeunes, tout en saluant la stratégie numérique de France TV.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

Comment l’Exécutif peut il ne pas avoir HONTE ?


jeudi 6 août 2026

France Télévisions n’est pas une exception, c’est un miroir grossissant du pays (voir l’incroyable tableau Ipsos 2026)

France Télévisions n’est pas une exception, c’est un miroir grossissant du pays (voir l’incroyable tableau Ipsos 2026)


Voilà le grand baromètre du moral mondial selon Ipsos : 25 709 adultes interrogés en janvier-février 2026 et le résultat pour la France est sans appel.

Le monde entier est majoritairement convaincu que son pays part en sucette (59 % « wrong track »). Seuls les Asiatiques du Sud-Est et quelques exceptions (Inde, Corée, Argentine) s’accrochent encore à l’illusion que ça va dans le bon sens. Singapour trône à 86 % de confiance : l’endroit où l’État fonctionne, les rues sont propres et on ne perd pas trois heures par jour à discuter du dernier scandale. 

Pendant ce temps, la France finit dernière avec un magnifique 10 % de gens qui pensent que le pays est sur la bonne voie. Un Français sur dix. Le reste (90 %) regarde le pays et se dit : « non mais sérieusement… »

Le carton rouge est presque comique de cohérence :

- France 10%

titre de  comparaison:

 - Pérou 15 %

-  Grande-Bretagne 21 % 

- Allemagne, Hongrie, Afrique du Sud 23 %

Les pays européens qui se vantent le plus de leurs « valeurs », de leur « modèle social » et de leur « leadership moral » sont ceux où les habitants ont le plus complètement perdu confiance. L’Allemagne à 23 %, l’Italie/Espagne/Suède à 31 %, les Pays-Bas à 32 %… On dirait un concours de désillusion. 

Pendant ce temps, la Malaisie, l’Inde et la Thaïlande sont dans le vert. Les gens qui ont encore du dynamisme économique et démographique restent optimistes ; ceux qui gèrent le déclin et la dette publique record sont pessimistes. Qui l’eût cru ?

Le petit encart sur la France est presque cruel : « Only 1 in 10 French adults believe their country is on the right track, the lowest share among surveyed countries. » Traduction : même les sondés français n’y croient plus. Après des décennies de discours sur « le pays le plus intelligent du monde », « l’exception culturelle » et « on va y arriver grâce à la dette », le résultat est là, en rouge vif à 90 %.

Ce tableau ne mesure pas la réalité objective (PIB, chômage, criminalité, etc.), il mesure le sentiment et il est édifiant: l’Occident développé, particulièrement l’Europe de l’Ouest, a réussi le tour de force de convaincre une large majorité de sa population que la direction prise est la mauvaise

Pendant que Singapour, la Malaisie et l’Inde continuent d’avancer, on discute chez nous de la prochaine réforme qui ne changera rien et du prochain impôt qui aggravra tout.

Bref, le message est clair : plus un pays se dit exemplaire et « progressiste », plus ses habitants ont l’impression d’être sur la mauvaise route. La France a gagné la médaille d’or du désespoir collectif. Rajouter Télévisions à France et l’analogie mise en lumière par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est parfaite. Elle est vient coller le même diagnostic à la télévision de Delphine Ernotte. Neuf Français sur dix ont compris depuis longtemps ce que les députés ont mis des mois à documenter : France Télévisions n’est pas une exception, c’est un miroir grossissant du pays.

Même logique, même méthode, même résultat.

D’un côté, un État qui accumule dettes, déficits, couches de bureaucratie et discours rassurants pendant que le moral collectif s’effondre. 

De l’autre, un service public audiovisuel qui, depuis le premier parachutages d’Ernotte à l’été 2015, affiche des déficits cumulés de -81 millions d’euros sur les comptes du groupe et presque 4 fois plus pour FTV SA (Cour des comptes pour la période 2017-2024), des salaires de directeurs parfois supérieurs à celui du président de la République, une flotte de voitures de fonction, des suites d’hôtel à plus de 1 700 € la nuit à Cannes (affaire désormais judiciaire qui fait l’objet d’une instruction judiciaire, suite à une plainte déposée par la CGC audiovisuel), une externalisation massive vers des producteurs privés et une opacité comptable qui empêche même de savoir précisément ce que coûte chaque chaîne.

La commission a qualifié ça de « système de gabegies largement assumé » quand de son côté Ernotte a dénoncé un rapport « à charge » et a même oser rappelr que le groupe « coûte moins cher qu’il y a dix ans » en euros constants. Classique : on conteste les chiffres, on invoque la mission de service public, on crie à l’attaque politique… pendant que les comptes restent dans le rouge et que la confiance du public fond.

Le parallèle avec le Pays dont seulement 10 % de gens croient encore que ça va dans le bon sens, est presque parfait. France Télévisions : l’institution qui, pour beaucoup de téléspectateurs, incarne exactement la même déconnexion – argent public, résultats contestés, défense agressive du statu quo et un sentiment diffus que « ça ne sert plus à grand-chose d’autre qu’à se perpétuer » et à servir ce petit monde de l’entre-soi qui gangrène la France. Quand neuf Français sur dix disent que le pays dérive, ils regardent aussi leurs écrans et voient la même dérive en version audiovisuelle : une usine à gaz financée par tous, qui se prétend neutre et exemplaire, mais dont la gestion est épinglée pour les mêmes travers que ceux qu’on reproche à l’État lui-même (gaspillage, rigidité, déconnexion des attentes).

Ernotte et sa garde rapprochée (de plus en plus clairsemée) ont beau crier au « plus grand plan social de l’histoire culturelle » face aux propositions de fusion de chaînes et de coupes budgétaires préconisées, le message populaire est déjà passé. Les Français n’ont pas attendu la commission pour sentir que la télévision publique, comme le pays, fonctionne selon une logique de reproduction des élites et de protection des rentes plutôt que d’efficacité et de résultats. 

Même posture : on défend le modèle avec des grands mots (« démocratie », « pluralisme », « culture pour tous »), on minimise les dérives, et on s’étonne que la confiance s’effondre…


Résultat ? Le tableau Ipsos et les conclusions de la commission se répondent parfaitement. Le pays est jugé hors piste par 90 % des gens. Sa télévision publique, sous Ernotte, est perçue comme l’illustration parfaite du pourquoi : mêmes gabegies, même incapacité à se réformer en profondeur, même sentiment que l’argent public sert d’abord à entretenir la machine plutôt qu’à servir le public.Neuf Français sur dix l’avaient déjà compris. La commission n’a fait que mettre des chiffres et des auditions sur ce que le moral collectif disait déjà tout bas.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​