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jeudi 6 août 2026

France Télévisions n’est pas une exception, c’est un miroir grossissant du pays (voir l’incroyable tableau Ipsos 2026)

France Télévisions n’est pas une exception, c’est un miroir grossissant du pays (voir l’incroyable tableau Ipsos 2026)


Voilà le grand baromètre du moral mondial selon Ipsos : 25 709 adultes interrogés en janvier-février 2026 et le résultat pour la France est sans appel.

Le monde entier est majoritairement convaincu que son pays part en sucette (59 % « wrong track »). Seuls les Asiatiques du Sud-Est et quelques exceptions (Inde, Corée, Argentine) s’accrochent encore à l’illusion que ça va dans le bon sens. Singapour trône à 86 % de confiance : l’endroit où l’État fonctionne, les rues sont propres et on ne perd pas trois heures par jour à discuter du dernier scandale. 

Pendant ce temps, la France finit dernière avec un magnifique 10 % de gens qui pensent que le pays est sur la bonne voie. Un Français sur dix. Le reste (90 %) regarde le pays et se dit : « non mais sérieusement… »

Le carton rouge est presque comique de cohérence :

- France 10%

titre de  comparaison:

 - Pérou 15 %

-  Grande-Bretagne 21 % 

- Allemagne, Hongrie, Afrique du Sud 23 %

Les pays européens qui se vantent le plus de leurs « valeurs », de leur « modèle social » et de leur « leadership moral » sont ceux où les habitants ont le plus complètement perdu confiance. L’Allemagne à 23 %, l’Italie/Espagne/Suède à 31 %, les Pays-Bas à 32 %… On dirait un concours de désillusion. 

Pendant ce temps, la Malaisie, l’Inde et la Thaïlande sont dans le vert. Les gens qui ont encore du dynamisme économique et démographique restent optimistes ; ceux qui gèrent le déclin et la dette publique record sont pessimistes. Qui l’eût cru ?

Le petit encart sur la France est presque cruel : « Only 1 in 10 French adults believe their country is on the right track, the lowest share among surveyed countries. » Traduction : même les sondés français n’y croient plus. Après des décennies de discours sur « le pays le plus intelligent du monde », « l’exception culturelle » et « on va y arriver grâce à la dette », le résultat est là, en rouge vif à 90 %.

Ce tableau ne mesure pas la réalité objective (PIB, chômage, criminalité, etc.), il mesure le sentiment et il est édifiant: l’Occident développé, particulièrement l’Europe de l’Ouest, a réussi le tour de force de convaincre une large majorité de sa population que la direction prise est la mauvaise

Pendant que Singapour, la Malaisie et l’Inde continuent d’avancer, on discute chez nous de la prochaine réforme qui ne changera rien et du prochain impôt qui aggravra tout.

Bref, le message est clair : plus un pays se dit exemplaire et « progressiste », plus ses habitants ont l’impression d’être sur la mauvaise route. La France a gagné la médaille d’or du désespoir collectif. Rajouter Télévisions à France et l’analogie mise en lumière par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est parfaite. Elle est vient coller le même diagnostic à la télévision de Delphine Ernotte. Neuf Français sur dix ont compris depuis longtemps ce que les députés ont mis des mois à documenter : France Télévisions n’est pas une exception, c’est un miroir grossissant du pays.

Même logique, même méthode, même résultat.

D’un côté, un État qui accumule dettes, déficits, couches de bureaucratie et discours rassurants pendant que le moral collectif s’effondre. 

De l’autre, un service public audiovisuel qui, depuis le premier parachutages d’Ernotte à l’été 2015, affiche des déficits cumulés de -81 millions d’euros sur les comptes du groupe et presque 4 fois plus pour FTV SA (Cour des comptes pour la période 2017-2024), des salaires de directeurs parfois supérieurs à celui du président de la République, une flotte de voitures de fonction, des suites d’hôtel à plus de 1 700 € la nuit à Cannes (affaire désormais judiciaire qui fait l’objet d’une instruction judiciaire, suite à une plainte déposée par la CGC audiovisuel), une externalisation massive vers des producteurs privés et une opacité comptable qui empêche même de savoir précisément ce que coûte chaque chaîne.

La commission a qualifié ça de « système de gabegies largement assumé » quand de son côté Ernotte a dénoncé un rapport « à charge » et a même oser rappelr que le groupe « coûte moins cher qu’il y a dix ans » en euros constants. Classique : on conteste les chiffres, on invoque la mission de service public, on crie à l’attaque politique… pendant que les comptes restent dans le rouge et que la confiance du public fond.

Le parallèle avec le Pays dont seulement 10 % de gens croient encore que ça va dans le bon sens, est presque parfait. France Télévisions : l’institution qui, pour beaucoup de téléspectateurs, incarne exactement la même déconnexion – argent public, résultats contestés, défense agressive du statu quo et un sentiment diffus que « ça ne sert plus à grand-chose d’autre qu’à se perpétuer » et à servir ce petit monde de l’entre-soi qui gangrène la France. Quand neuf Français sur dix disent que le pays dérive, ils regardent aussi leurs écrans et voient la même dérive en version audiovisuelle : une usine à gaz financée par tous, qui se prétend neutre et exemplaire, mais dont la gestion est épinglée pour les mêmes travers que ceux qu’on reproche à l’État lui-même (gaspillage, rigidité, déconnexion des attentes).

Ernotte et sa garde rapprochée (de plus en plus clairsemée) ont beau crier au « plus grand plan social de l’histoire culturelle » face aux propositions de fusion de chaînes et de coupes budgétaires préconisées, le message populaire est déjà passé. Les Français n’ont pas attendu la commission pour sentir que la télévision publique, comme le pays, fonctionne selon une logique de reproduction des élites et de protection des rentes plutôt que d’efficacité et de résultats. 

Même posture : on défend le modèle avec des grands mots (« démocratie », « pluralisme », « culture pour tous »), on minimise les dérives, et on s’étonne que la confiance s’effondre…


Résultat ? Le tableau Ipsos et les conclusions de la commission se répondent parfaitement. Le pays est jugé hors piste par 90 % des gens. Sa télévision publique, sous Ernotte, est perçue comme l’illustration parfaite du pourquoi : mêmes gabegies, même incapacité à se réformer en profondeur, même sentiment que l’argent public sert d’abord à entretenir la machine plutôt qu’à servir le public.Neuf Français sur dix l’avaient déjà compris. La commission n’a fait que mettre des chiffres et des auditions sur ce que le moral collectif disait déjà tout bas.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mercredi 5 août 2026

France 2, le navire amiral continue de sombrer en direct…

France 2, le navire amiral continue de sombrer en direct…

Dimanche soir, France 2 a encore plongé…et ce n’est pas sa communication sur le mois de juillet, où le groupe public se vante d’être devant TF1 ou M6 avec le boost traditionnel du Tour de France qui y changera quoi que ce soit…c’est un peu comme si TF1 paradaient pour avoir explosé tous les compteurs lors de la diffusion des matchs de foot de la coupe du monde d’avoir exploser tous les compteurs, face à France Télévisions qui était au plus bas avec ses rediffusions en pagaille.

Un des derniers exemples en date: dimanche dernier, pendant que TF1 engrangeait 2,43 millions avec Madame Web et que W9 battait France 2 avec Le Pacha, France 2 service public a terminé sous le million avec la première diffusion de Yo Mama : 979 000 téléspectateurs, 7 % de PDA.

Sous le million. Le record de chute de l’été et qui  plus est un dimanche soir…Grâce à qui ? Aux choix de l’ex-primo dircab ernottien… vous savez, celui qui vient de donner une interview pour expliquer que les 47 millions que demandait le gouvernement, il ne savait pas comment faire pour les trouver !

Celui qui nous. Sorti, il y a peu:!: « Nous faisons une télévision d’impact. Impact d’un Méga bouillon vidé de sa substance. Impact d’une programmation qui fait fuir le public. Impact d’une chaîne qui transforme le dimanche soir en zone sinistrée.

Qu’il continue: bientôt on ne parlera plus de part d’audience, mais de part de désert médiatique.​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

mardi 4 août 2026

France Télévisions ou l’art de transformer le service public en machine à royalties en interrompant le Tour.

France Télévisions ou l’art de transformer le service public en machine à royalties en interrompant le Tour.

Il y a des moments où l’on se demande si France Télévisions n’est pas devenue une sorte de holding déguisée en machine à royalties. Une holding dont le seul impératif, le vrai, le sacré, le non-négociable, s’appelle désormais : « streaming first ». Pas le public. Pas le sport. Pas l’événement. Le streaming et bien sûr les droits d’auteurs qui vont avec.

Dimanche dernier sur le Tour de France. Première étape. Le moment où, traditionnellement, on regarde le peloton, on attend le sprint, on veut voir le podium, on veut entendre les interviews, on veut partager l’instant. Sauf que non. France Télévisions a décidé que le podium pouvait attendre. Que les cyclistes pouvaient bien célébrer entre eux. Que les téléspectateurs, eux, devaient regarder… une émission de Nagui. Une émission déjà enregistrée qu’il fallait impérativement diffuser en temps et en heure à la minute près !  On a donc coupé le direct. On a interrompu le Tour. On a privé des millions de gens de la fin de la première étape. Pour privilégier une boîte déjà en boîte…pour que les compteurs de droits d’auteur tournent correctement.

Voilà le niveau. On ne programme plus. On monétise. On ne diffuse plus un événement national : on le sacrifie sur l’autel des contrats d’animateurs. Le Tour de France, n’est plus un bien commun, c’est une variable d’ajustement. Un truc qu’on peut tronquer dès qu’il gêne le business plan d’un présentateur star et de la Banijay qui coproduit.

Et pendant ce temps, la fameuse chaîne des sports, vous savez celle qu’ annoncé Ernottedevant la représentation nationale avec des trémolos dans la voix, elle reste silencieuse ! .Ou plutôt : elle reste dans son état habituel de torpeur systémique. L’ex-Orange l’avait présentée comme le renouveau, la modernité, la promesse ( de quoi ? On se demande encore ?) Aujourd’hui, on la cherche toujours. Comme on cherche la cohérence. Comme on cherche le respect du public. Comme on cherche, parfois, un simple bout de podium.

Les retours d’antenne ? Ils existent, bien sûr. Sur les réseaux, les téléspectateurs et internautes également n’ont pas été tendres: « On a raté le podium pour Nagui », « France Télé c’est devenu une chaîne privée qui se fait financer par nos impôts », « Streaming first, téléspectateur last », « On coupe le Tour mais on trouve toujours de la place pour les émissions déjà tournées ».

Les commentaires fusent, les captures d’écran circulent, les colères s’accumulent mais à France Télévisions, on a l’habitude. On a l’habitude de regarder ailleurs. On a l’habitude de considérer que le public, au fond, n’a qu’à basculer sur l’appli. Que s’il n’a pas vu la fin, c’est de sa faute : il n’était pas assez « streaming first » !

Le service public, dans sa version 2026, ne sert plus le public. Il sert les contrats. Il sert les animateurs. Il sert les plateformes. Il sert les royalties. Et quand il reste un peu de temps, un peu de bande passante, un peu de respect, alors, peut-être, on diffusera l’intégralité du Tour….ou du moins ce qu’il en reste après les coupures.

France Télévisions n’a pas trahi le Tour de France dimanche. Elle a simplement rappelé, une fois de plus, à qui elle appartient désormais et ce n’est manifestement plus à la France entière. 







lundi 3 août 2026

À France Télés « On ne célèbre plus Depardieu »… sauf quand on le promeut en boucle et qu’on diffuse Astérix quelques semaines plus tôt !

À France Télés « On ne célèbre plus Depardieu »… sauf quand on le promeut en boucle et qu’on diffuse Astérix quelques semaines plus tôt !

À France Télévisions, on ne sait plus qui dit quoi, qui raconte quoi, ni même qui décide quoi.





Il y a d’à quoi vous rendre …




Un jour, on entend que « il ne faut pas célébrer Gérard Depardieu », que les plans de diffusion sont « complètement revus », que les projets sont « mis en pause ». On suspend, on recule, on prend des airs de vertu scandalisée. Manuel Alduy parle, les médias amplifient, certains crient au boycott historique, d’autres parlent de grands principes. On fait de grandes déclarations dans la presse, Libération en particulier…Seulement voilà, l’ex-Orange et son ex-primo dircab eux, restent dans un flou occasionnellement entretenu. Personne ne tranche vraiment. Personne n’assume clairement. La position du groupe public ? Une brume officielle.

Pourtant, Delphine Ernotte n’a pas toujours montré le même recul. Quand trois journalistes sportifs de la maison ont été accusés de soi-disant faits de harcèlement, elle n’a pas tergiversé longtemps : licenciements secs. Sauf que les tribunaux ont ensuite donné raison à au moins deux d’entre eux, condamnant France Télévisions pour licenciement sans cause réelle et sérieuse avec versement d’indemnités substantielles. Les faits, jugés insuffisants ou inexistants, n’ont pas résisté à l’examen judiciaire. Là, la fermeté était de mise. Ici, sur Depardieu, on préfère le flou artistique et les demi-mesures.

D’ailleurs aujourd’hui sur l’antenne même de France Télévisions, la bande-annonce des Fugitifs tourne. En boucle. Inlassablement. Toute la journée. Comme si de rien n’était. Comme si les déclarations d’hier n’avaient été que du vent de service public. Pierre Richard et Gérard Depardieu, encore et encore, pour annoncer la diffusion de ce soir sur France 3. Sans pudeur, sans contextualisation, sans le moindre commentaire gêné. Juste la machine à programmes qui tourne, indifférente aux postures d’hier.

Alors, que s’est-il passé ? La polémique est retombée, donc on peut rediffuser ? Ou bien on n’a jamais vraiment décidé de quoi que ce soit ? Ou bien on a seulement fait semblant, le temps que l’orage passe, pour mieux ressortir le catalogue quand les audiences le réclament ? On ne sait plus. Et c’est bien là le problème.

À France Télévisions, la ligne éditoriale sur Depardieu ressemble à un tapis volant : elle change de direction selon le vent médiatique du moment. Un jour on ne célèbre plus, le lendemain on programme et on promeut en boucle. Un jour on parle de responsabilité, le lendemain on laisse la bande-annonce occuper l’antenne comme n’importe quel autre film. Qui a dit quoi ? Qui a contredit qui ? Qui a oublié ce qu’il avait affirmé ? Mystère. La seule chose claire, c’est que la parole officielle n’engage que ceux qui veulent encore y croire.

Le service public a le droit de changer d’avis. Il a même le droit de ne pas censurer mais ll ne peut pas jouer sur les deux tableaux en espérant que personne ne s’en aperçoive. Quand la bande-annonce d’un film de Depardieu tourne en boucle sur vos antennes le même jour où l’on se souvient encore des grandes déclarations de non-célébration — et que l’on se rappelle au passage la sévérité sélective dont a su faire preuve la maison dans d’autres affaires —, ce n’est plus de la nuance. C’est de l’incohérence assumée.

A France Télévisions, il y a belle  lurette que la clarté s’en est allée !

Ou alors assumez franchement : on diffuse ce qui marche, point final. Les postures de circonstances ne trompe plus personne.

Départs volontaires » d’hier et d’aujourd’hui ou l’éternel retour de la charrette déguisée à France Télés…

Départs volontaires » d’hier et d’aujourd’hui ou l’éternel retour de la charrette déguisée à France Télés…

En 2013, Le Canard enchaîné décrivait déjà la farce avec une précision chirurgicale. À France Télévisions, on préparait un « plan de départs volontaires » de 361 personnes. La ministre de la Culture jurait la main sur le cœur qu’il n’y aurait « aucun départ contraint ». Le pédégé d’alors envoyait un message solennel aux 10 200 salariés : « Ce plan ne contraindra aucun collaborateur permanent ». Pendant ce temps, dans les couloirs, la direction des ressources humaines travaillait « au corps » les salariés. 

Un jeune loup fraîchement recruté pour « dégraisser », Arnaud Lesaunier, envoyait des mails délicieux : un journaliste de 59 ans qui osait aspirer à une promotion se voyait proposer, en lieu et place, de « liquider sa retraite à 60 ans » via le PDV. « Courage ! » concluait le message. Sur le dessin de Cabu, des pantins en costume pendaient déjà aux cintres, pendant qu’un RH enthousiaste montrait la porte avec un sourire : « Vous avez le choix : c’est ça… ou ça ! ». Les « volontaires » étaient déjà désignés. La retraite forcée se déguisait en projet personnel. Le placard se faisait appeler « possibilité ».

Treize ans plus tard, même entreprise, même musique, même mensonge. Delphine Ernotte, là depuis plus d’une décennie, parachutée à l’été 2015 dans les conditions invraisemblables que chacun connaît aujourd’hui, envisage un plan de départs « volontaires » d’environ 1 000 équivalents temps plein (11,4 % des effectifs). Objectif : 70 à 80 millions d’euros d’économies récurrentes à partir de 2028. 

La pyramide des âges est « favorable », nous dit-on. Les volontaires « ne devraient pas manquer ». 

On retrouve exactement la même langue de bois, le même empressement à présenter la charrette comme un choix libre, le même silence sur la pression, sur les mises au placard, sur les « projets personnels » qui tombent miraculeusement du ciel quand on n’est plus assez docile ou assez jeune. Hier 361, demain un millier. La technique n’a pas changé d’une virgule : on appelle « volontaire » ce qui est soigneusement orienté, encouragé, parfois forcé par l’usure, le harcèlement managérial et la promesse d’une sortie moins humiliante que le licenciement sec.

Ce qu’Ernotte ne dit pas, c’est que le plan de 2028 ne sera certainement pas financé par l’État. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que c’est elle qui a mis l’entreprise dans la mouise totale. Ce qu’elle ne dit pas, c’est qu’elle a envoyé France Télévisions dans le mur voire à l’aube de la dissolution. Elle et son ex-primo dircab, Stéphane Sitbon-Gomez, en sont responsables depuis leur indécent catapultage. Elle qui, à son arrivée, faisait de grands discours du genre « vous allez voir ce que vous allez voir, je vais remettre l’entreprise en ordre de marche ».

Pendant que la direction peaufine sa nouvelle charrette géante, l’ex-primo dircab ernottien nous refait le coup de la « technique du silo ». Cette vieille rengaine managériale que les salariés de France Télévisions entendent depuis vingt ans. On va « casser les silos », « décloisonner », « s’organiser par missions », « remettre l’utilité au cœur ». Comme si, génération après génération de dirigeants, on n’avait jamais cessé de promettre la fin des tours d’ivoire internes… tout en multipliant les organigrammes, les pôles, les directions transverses et les slogans creux. 

L’ex-Vert qui vient de nous pondre son texte amphigourique sur le miroir brisé et la télévision de la « reconnaissance », recycle une fois de plus le même vernis stratégique pendant que les effectifs sont promis à la hache et au billot. Les silos, les salariés les connaissent par cœur : ce sont ceux dans lesquels on enferme les gens qu’on veut faire partir « volontairement » avant de les sortir par la grande porte en leur souhaitant « courage »…quand on ne les a pas convoqué avant pour des entretiens préalables bidons pouvant aller jusqu’au licenciement qui  sont les légions il faut bien dire ces derniers mois!!

De 2013 à 2026, le scénario est le même. On protège les programmes (un peu), on ne touche surtout pas aux trois grosses sociétés de production amies avec lesquelles on signe des contrats mirobolants, on sacrifie les corps, on baptise « plan social soft » ce qui ressemble de plus en plus à une saignée, et on laisse un écologiste du temps passé philosopher sur l’universel, pendant que la direction des ressources humaines prépare la prochaine liste de « bons clients ». Le miroir n’est pas fendu. Il est simplement devenu un miroir déformant qui transforme chaque départ forcé en acte de « courage » (pas pour ceux évidemment qui sont jetés dehors comme des Kleenex et qui se retrouvent aux prud’hommes, ces derniers requalifiant quasiment tout le temps leur éviction en licenciement sans cause réelle et sérieuse avec indemnités…mais qui sont en attendant hors l’entreprise !) 

De ça, le binôme de France Télés donneur des leçons en accuse régulièrement l’État actionnaire car chacun le sait à présent, ce n’est jamais de sa faute… Et vous verrez que si un jour on leur demandait de privatiser tout partie du groupe public, ils seraient prêt à sortir les mêmes grosses ficelles !




dimanche 2 août 2026

Quand la direction de France Télévisions règle ses comptes avec l’État qui finance…. Ou comment Sitbon-Gomez renvoie le ministère des finances donc le gouvernement donc l’État dans ses cordes…

Quand la direction de France Télévisions règle ses comptes avec l’État qui finance….

Ou comment Sitbon-Gomez renvoie le ministère des finances donc le gouvernement donc l’État dans ses cordes, en expliquant que les 47 millions (ils disent 45, mais en réalité, c’est bien 47 ) de plus demandés par le premier ministre, c’est NIET. 

« Hier, Bercy nous a demandé 45 millions d’euros d’efforts supplémentaires en 2027 ; je leur réponds que ce n’est pas possible. Nous sommes très inquiets. » a-t-il indiqué à la la SDJ de France Télévisions qui ne se sera jamais fait autant rouler dans la farine. Dès les premières lignes du dernier, compte rendu de l’association du journal, les bras vous en tombent.


« A notre demande, nous avons rencontré 3 membres de le direction » précise d’entrée de jeu le texte, au cas où à la lecture du doc’ de 5 pages totalement surréaliste, on pourrait légitimement se poser la question de qui a dit quoi ! 

« Nous voulions des clarifications » expliquent les trois membres de la SDJ, notamment sur « le nouvel organigramme qui nous paraît peu clair et complexe? Qui fait quoi ? »…ils n’en auront quasiment aucune. 

À cette première, demande, l’ex-primo dircab ernottien leur fera du Marchais « C’est une une bonne question et je vous remercie de l’avoir posée » avec une langue de bois délirante et des expressions pour enfumer les politiques qui servis depuis une décennie, en redemandent : « J'ai vu les interrogations légitimes, je suis content d'en parler avec vous. On réorganise l'entreprisecar la transformation de notre métier est radicale. Jusque là, nous fonctionnions en silo, avec d’un côté des programmes et de l’autre l'information. C'est le monde d'il y a 2000 ans. Ça fait longtemps qu'on est en retard sur notre organisation.

Là, on sort de nos cases. Regrouper tous les magazines d'actualité, c'est la meilleure des décisions qui est prise, notamment pour coordonner les invités, et les lignes éditoriales. 

Ça fait 11 ans que je suis dans cette boite (Ça fait plus cool, plus proche, plus prolo, plus rebelle !!!). L'indépendance de la rédaction, c'est un talisman ; je vous dis la même chose qu'à Charles Alloncle là-dessus: il n'y a jamais eu ingérence. Mon principe, c'est l'indépendance de la rédaction.

Hiérarchiquement, Philippe Corbé est mon N-1. C’est lui le directeur de l'information donc le patron de l’info.Philippe Martinetti est directeur délégué (N-1+1) il gère le pôle actualité. C’est un “lien fonctionnel”. 

Concernant Muriel Pleynet (adjointe de Philippe Martinetti) : Il y a eu des erreurs. Il aurait été hors de question qu'elle soit tenue responsable individuellement d'erreurs commises, pour tout le monde. Il arrive que des fautes soient commises par une personne - des propos ou des comportements inappropriés. Je considère que notre responsabilité de direction est dans l'aspect systémique et on ne va pas chercher des responsabilités individuelles.

Muriel est adjointe auprès de P. Martinetti en charge de la "coordination des directions"... Je réitère ma confiance à Muriel qui a fait beaucoup pour la rédaction. »

Voilà, c’est ça, c’est systémique. Personne n’est jamais responsable de rien…c’est dingue de même se poser la question puisque pour l’ex-Orange et son ex-dircab, c’est l’État qui est responsable de tout…ce petit monde de l’entre soi à la direction de France Télévisions, n’est jamais responsable de quoi que ce soit !

Chacun aura une pensée pour Audrey Guidez, cette DRH qui faisait honorablement son travail et qui s’est faite flinguer honteusement par la « validée » de l’ex-dircab 😡

Rarement l’un des proches d’Ernotte n’aura formulé aussi directement son désaccord après les exigences des ministères de tutelle donc de l’actionnaireet pourtant, quelques lignes plus loin, le même discours repart de plus belle : suppression des éditions nationales de France 3, allongement du 20 heures présenté comme un succès, réorganisations permanentes, mutualisations, redéploiements… Les salariés, eux, expliquent que les équipes sont déjà « à l’os ». Réponse : « Quand on paie des journalistes, c’est pour travailler. »

Une phrase qui en dit long sur la chienlit managériale du moment…et la SDJ qui ne dit pas un mot. Un peu comme ces figurant qui sont là uniquement pour applaudir sans jamais dire un mot.

Une autre de ces sorties de route en dit long, sur le personnage hautain et méprisant : « On a une chance incroyable d’avoir les moyens qu’on a. Je veux tout faire pour les garder. Kiffez ça ! Pardon pour la vulgarité. »

Le mot « Kiffez ça ! » est un terme d’argot (« kiffer » signifiant « apprécier » ou « aimer »). Ce n’est pas un gros mot, mais lui-même reconnaît immédiatement que l’expression relève d’un registre familier en ajoutant :« Pardon pour la vulgarité. »

Autrement dit, il s’excuse non pas d’avoir été grossier au sens d’avoir utilisé une insulte, mais d’avoir employé une formule très familière dans un échange avec des journalistes.

Le contraste est saisissant tout au long de la pub faite par la SDJ à cet ex-collaborateur de Cécile Duflot. D’un côté, on affirme que les journalistes n’ont « jamais autant produit de qualité ». De l’autre, on leur explique qu’ils peuvent encore absorber davantage de travail. Si tout va aussi bien, pourquoi cette fuite en avant permanente ?

Autre moment particulièrement étonnant : la direction reconnaît qu’elle ne sait pas où réaliser les prochaines économies. « Il n’y a pas de piste prioritaire, je me tourne vers vous, on peut se poser des questions. »

En d’autres termes, on demande aux salariés de participer eux-mêmes à la recherche des futures coupes budgétaires.

C’est drôle qu’il ne leur a pas parlé de ce supposé leader d’opinion dans les médias US qu’il a fait venir tout frais payés depuis les States à la conférence de presse du 10 juillet dernier, pour aller dans le sens d’Ernotte sur le « streaming first », qont il chante que lorsqu’on descend jusqu’aux plus jeunes membres de la société française, TikTok attire plus d’attention que n’importe quelle autre plateforme dans cette région »!
Puis d’ajouter que ce n'est pas seulement plus que FTV mais plus que TF1, France Télévisions et M6 réunis.
Il était probablement indispensable dans le contexte actuel de situation financière actuelle de quasi faillite de faire venir un américain pour rabâcher tout ça !? 

Une choses est sûre, pour assenant le plus péremptoirement qui soit que « La télévision joue certes un rôle mais elle ne joue plus le rôle principal », prenant comme « un excellent exemple : cet accord historique que France Télévisions a conclu avec YouTube. », la venue du monsieur a coûté bonbon.

Vanter la ligne éditoriale et la stratégie du groupe de service public qui sont concentrées sur YouTube et les usages numériques, plutôt que sur la télévision linéaire, il faut le faire…Du sur-mesure convoqué par l’ex-Vert et très chèrement payé par l’ensemble des Français.

Sur le coût de sa prestation en dizaine de milliers d’euros, de son déplacement (Frais d’avion et hébergement) le blog CGC Medias va revenir très vite avec les chiffres.

Puis vient la profession de foi : France Télévisions serait devenue « une arme anti-polarisation »!  « Ce n’est pas pour bomber le torse dans PureMédias, c’est une responsabilité citoyenne et démocratique car il y a de la défiance et une polarisation… nous devons être une arme anti-polarisation. » lance Monsieur MOI JE. Il présente France Télévisions comme un acteur chargé de lutter contre la polarisation du débat public.

Pendant ce temps, les préoccupations beaucoup plus terre-à-terre des rédactions – effectifs, moyens de tournage, surcharge de travail, instabilité des organisations – semblent renvoyées au second plan.

Ce document laisse surtout apparaître une contradiction profonde : la direction explique qu’elle défend bec et ongles le service public contre les exigences budgétaires de l’État, tout en demandant simultanément à ses propres salariés d’accepter toujours plus d’efforts pour absorber ces mêmes décisions.

À force de vouloir démontrer que tout est sous contrôle, c’est finalement une autre réalité qui transparaît : celle d’une entreprise publique sommée de faire toujours plus avec toujours moins, d’une direction qui reconnaît implicitement que les demandes de l’État deviennent difficilement soutenables… mais qui reporte ensuite cette pression sur les équipes.

Quand les dirigeants eux-mêmes admettent publiquement que les objectifs fixés par l’État sont intenables, une question s’impose : qui pilote réellement la stratégie de France Télévisions ? Et surtout, jusqu’où les salariés devront-ils continuer à payer l’addition ?


samedi 1 août 2026

Toutes les chaînes d’info sur la conférence de presse de la préfet de Gironde après les énormes feux de forêt, sauf une Franceinfo.

Toutes les chaînes d’info sur la conférence de presse de la préfet de Gironde après les énormes feux de forêt, sauf une Franceinfo.

Toutes les chaînes d’info sont là, en direct pour écouter la préfète de la Gironde annoncer solennellement que les habitants des villages évacués autour de Bordeaux peuvent enfin rentrer chez eux. 

Elle déroule la liste des communes en conférence de presse… il s’agit bien évidemment d’informer les habitants de la situation à l’instant. Tout le monde est branché… sauf une:  Celle qui 

Qui depuis plus de 10 ans est restée autour de 08/0,9% : Franceinfo : (tv)…Au moment précis où des gens retrouvent leur maison après les feux, elle, elle a choisi une actualité brûlante : l’affaire Epstein…une rediffusion d’un C dans l’air consacré à l’affaire. 

Priorités et droits d’auteur…. Que voulez-vous !





vendredi 31 juillet 2026

Avec France 2 on va bientôt battre des records… d’invisibilité !

Avec France 2 on va bientôt battre des records… d’invisibilité !

Encore un top flop. Pendant que TF1 diffusait tranquillement l’épisode 4 de la saison 15 de Camping Paradis, découpé en deux parties entre 21h16 et 23h01, et ramassait tranquillement 2,23 millions de fans du camping tenu par Tom Delormes, France Télévisions devait scruter ses chiffres avec une loupe et une bonne dose de désespoir.

« Changement de leader », titre Pure Médias. On imagine la réunion de crise à France Télé :

— Alors, on est à combien hier soir ?

— 7,8 % sur l’ensemble du public et une poignée de fidèles sur les FRDA-50…

— Parfait, on valide la rediffusion du documentaire sur la poésie contemporaine roumaine.

Pendant ce temps, TF1 fait du remplissage estival avec une vieille rediff et se paie 16,6 % de PDA, grimpant même à 22,3 % sur la cible FRDA-50. Lundi dernier c’était encore mieux : 2,67 millions de téléspectateurs, 19 % de PDA global et 23,9 % sur les FRDA-50.

Le service public, lui, continue son chemin héroïque vers l’audience fantôme : des programmes de plus en plus boudés par les Français mais financés par tout le monde. On appelle ça de la « mission de service public ». Beaucoup qualifient cela de flop institutionnel en direct live.

Continuez comme ça, l’été va être long… et les caravanes de Camping Paradis vont poucvoir continuer de vous rouler dessus.