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mercredi 26 octobre 2016

L’ex Orange totalement disqualifiée par la Cour des comptes est sur un siège éjectable et sa plateforme VOD aux oubliettes.


L’ex Orange totalement disqualifiée par la Cour des comptes est sur un siège éjectable et sa sa plateforme VOD aux oubliettes. 

« Le lancement,annoncé par France Télévisions pour mars 2017, d'une plateforme de vidéos à la demande » est à l’eau comme le laisse entendre « La Lettre de L’Expansion » du 24 octobre dernier.

Dire que l’ex Orange dès la fin de l’été 2015, avait annoncé haut et fort la tonitruante arrivée pour mars 2017 d’une plateforme de VOD visant à concurrencer Netflix, YouTube ou encore Amazon. 

Le rapport de la Cour des comptes qui atomise Ernotte comme Pflilmlin indique page 137/222 que « Même si les détails de la future plateforme par abonnements (SVOD), annoncée pour le  Printemps 2017, ne sont pas connus pour le moment, la réalisation d’un tel projet sera inévitablement subordonnée à une négociation avec les producteurs privés sur le sujet des droits. Dans le même ordre d’idées, la question de l’exploitation par l’INA des archives de France Télévisions, un an après leur diffusion, mériterait également d’être posée. À ce stade, il convient de rappeler que cette question capitale de la maîtrise des droits des programmes qu’elle finance nécessite une modification de l’environnement réglementaire dans lequel France Télévisions évolue ».

Sans parler du financement comme le dit la Cour puisque « les détails de la future plateforme par abonnements (SVOD), ne sont pas connus ». 

Comme quoi les seules élucubrations de l’ex Orange qui n’a cessé d’accumuler bourdes, échecs, dérapages et erreurs de casting depuis son parachutage par la « Schrameck and co  factory » sans connaissance du secteur, ne convainquent plus personne. 

Il fallait l’entendre affirmer que France Télé pouvait « prétendre conquérir une part » du marché de la vidéo à la demande, à l’acte (VOD) ou par abonnement (SVOD) et ce dans le cadre d’un « Google de la création française », « concurrent des Netflix, YouTube ou Amazon » ! Ben voyons!!!!

Intention confirmée quelques mois plus tard, d’ailleurs, par Laëtitia Recayte transfuge de Newen – que beaucoup donnent aussi sur le départ après le limogeage brutal de Vincent Meslet – qui annonçait en mai 2016 pour « le 31 mars 2017 », le lancement d’« une offre de vidéo à la demande par abonnement qui sera généraliste, avec des séries, du documentaire, des programmes jeunesse et du cinéma »

« C’est plus pas facile que c’est compliqué, en fait » disait la pub, souvenez-vous. Bien Ernotte à présent c’est pareil.

C’est grosso modo ce qu’elle susurrait récemment devant quelques journalistes (ils sont de moins en moins nombreux à l’écouter), au risque une nouvelle fois de totalement se discréditer (comme si ce n’était déjà pas fait !) : « Construire un beau catalogue de films, séries et documentaires n’est pas si facile. L’équation entre les investissements à consentir (acquisition de droits, développement d’une plate-forme) et les ressources envisageables (abonnements) c’est compliqué. On [qui ?] réfléchit beaucoup, on a des pistes mais ça coûte cher ; on n’a pas 200 millions à mettre dans un catalogue. C’est un problème de modèle. » Ah bon ?!

Elle a dû avoir la page 45/222 du rapport de la Cour des comptes au vitriol, coincé comme une arête au fond de la gorge « Dans ces conditions, la seule issue à ce qui revêt désormais le caractère d’une impasse financière ne semble pouvoir être trouvée qu’à travers une réduction significative des charges de l’entreprise, ce qui implique d’engager des actions nettement plus vigoureuses que celles qui ont pu être entreprises jusqu’à présent pour dégager des économies structurelles sur le fonctionnement de France Télévisions ».



Vivement le premier semestre 2017 pour que tout cela s’arrête et que la télé publique soit enfin libérée.

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