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mercredi 19 janvier 2022

A France Télés, FO vs FO beaucoup plus violent que Kramer vs Kramer !

A France Télés, FO vs FO beaucoup plus violent que Kramer vs Kramer !


Ce 19 janvier, les élus du CSE Siège de France Télés n’ont pas dû en revenir. C’est un adhérent FO bien peu clément qui va flinguer en direct son collègue (le sera-t-il toujours après cette hallucinante diatribe ? )

Le représentant de FO s’est non seulement érigé en procureur dans un liminaire surréaliste qu’il a lu en séance (également publié sur leur site duquel ils viennent de retirer la publication mentionnée dans ce post ) mais qui plus est, a brutalement cartonné en direct un autre membre de son propre camp pourtant intervenu, lors d’une précédente séance, au nom du syndicat soutien de la première heure de l’ex-Orange.

Utilisant le « Nous » comme l’avait pourtant utilisé ce dernier, l’intéressé déclare « Nous rejetons aujourd’hui les propos tenus dans le liminaire au CSE de novembre 2021Nous présentons nos excuses aux victimes et aux personnes qui se sont senties abandonnées et blessées par ces propos regrettables. »

« Propos regrettables que NOUS rejetons aujourd’hui » déclame donc ce représentant FO au CSE qui vomit ainsi son collègue, le même qui avait utilisé lui aussi le NOUS  dans sa déclaration  (*) et donc parlé au nom du collectif Force Ouvrière.

Personne n’imagine franchement que ce texte n’avait pas été relu avec la trentaine de NOUS qu’il contient !

Délirant !

Que s’est-il passé entre les deux séances ? 

Pourquoi un tel retournement ? 

Celui qui se fait pourrir aujourd'hui a-t-il raté un épisode ?  

Certaines mauvaises langues évoquent un coup de téléphone venu des étages supérieurs, tant la déclaration du paria ainsi montré du doigt, embarrassait la direction face aux diverses procédures engagées par les salariés licenciés !

Pour que chacun se rende bien compte du ridicule de ce virage à 180 degrés effectué par FO, le blog CGC Média propose de vous faire découvrir stricto sensu, la retranscription du texte en question qui a été adopté, semble-t-il, en séance par les élus du dit syndicat (*)  

«  Avant d'aborder les points inscrits à l'ordre du jour, il nous semble impossible de ne pas aborder une affaire dont toute la presse s'est récemment fait l'écho. Une affaire grave qui concerne les conditions de travail à France Télévisions, la sécurité de l'ensemble de ses salariés et qui concernent également l'image du Groupe. D’ailleurs, comment nommer cette affaire ? C'est presque une affaire sans nom, qui s'est construite d'abord sur des rumeurs, puis sur des accusations qui ont été formulées de manière suffisamment insidieuse pour que les personnes mises en cause ne soient même pas en mesure de se défendre réellement.

Je le redis, comment aujourd'hui évoquer cette affaire, au singulier, puisqu'elle n'est en fait pas isolée puisque le même scénario s'est déroulé à plusieurs reprises sur des sites différents, dans un climat bien particulier. Il faut bien lui trouver un nom, ne serait-ce que pour vous exposer les faits et vous expliquer ce qui, selon nous, pose un grave problème au sein du Groupe France Télévisions.

Faut-il l'appeler l'affaire des renvois ? L'affaire des virés ? L'affaire du « service des porcs », même si cette dernière appellation ne concerne que l'un des volets de ce scandale ? Je vous le dis, personnellement, cela me pose un problème parce que cette appellation est désobligeante, dégradante et injurieuse à l’égard de ceux qui ont été sanctionnés, qui protestent de leur innocence – je le dis d’emblée – qui crient à l'injustice et surtout, cette appellation semble donner raison à ceux qui les accusent et cela semble indiqué que la cause serait entendue, ce que nous contestons. C'est l'essentiel de mon propos. J'y viens. Pardon d'avoir été un peu long pour cette introduction.

L'essentiel pour nous dans cette affaire, c'est que des salariés de France Télévisions ont été durement sanctionnés. Vous le savez, plusieurs ont été licenciés et leur vie a été brisée en raison d'accusations à notre sens infondées, des accusations de harcèlement, des accusations d'attitudes sexistes, sans qu'il soit possible de déterminer sur quels éléments objectifs cette dernière qualification a été retenue. Petit rappel. Je vais être assez court. Ces accusations ont d'abord été lancées sur la place publique, par le biais d'une campagne de presse dont le moins que l'on puisse dire est qu'elle ne respectait pas vraiment ni le principe de la présomption d'innocence ni celui du contradictoire et encore moins la sérénité et la confidentialité qui devraient théoriquement présider à ce type de procédure disciplinaire.

Nous devons souligner que les accusations à l'encontre des salariés de France Télévisions rapportées par ces articles de presse ont été immédiatement validées par des déclarations publiques émanant de la présidence de France Télévisions avant que la moindre enquête sérieuse et impartiale ait plus établir la vérité des faits ou l'infirmer. Il y a eu une « enquête », je ne sais pas si le terme est bien choisi. Une enquête a été ensuite menée par un cabinet d'audit. Je ne suis pas sûr non plus que cette qualification corresponde à la réalité. Bref, une enquête a été confiée par la direction de France Télévisions à une entreprise externe, Interstices pour ne pas la nommer.

Selon l’ensemble des informations qui nous sont parvenues, tant en interne que par l’intermédiaire d’articles de presse publiés dans des journaux sérieux, ces enquêtes ont été menées et – nous le disons solennellement – ont été menées d'une manière que nous n'hésitons pas à qualifier d'ubuesque, voire kafkaïenne.

Les interrogatoires des salariés, pardon les entretiens, semblent avoir été menés de manière biaisée. Seuls les éléments à charge ont été retenus après avoir été recueillis de manière fort contestable, tant au regard du droit du travail que du droit tout court. De nombreux témoignages à décharge ont été systématiquement écartés. Bref, ces enquêtes semblent avoir été menées de manière aberrante, avec pour seul but de se mettre au diapason d'un mot d'ordre militant qui avait été forgé dès la genèse de cette affaire. Au détour de tout ce que nous avons voulu vérifier, nous avons appris que le cabinet Interstices ne bénéficiait pas de l'agrément qui doit théoriquement être délivré par le ministère du Travail pour ce genre de mission. Dans ces conditions, nous sommes fondés à nous interroger sur le sérieux du travail de ce cabinet, sur ce qui fonde sa légitimité et nous rappelons que c'est sur la base de cette enquête que plusieurs salariés ont été licenciés. Ces errements que j’évoque, ces dysfonctionnements, ce n'est pas nous qui les inventons, on ne surinterprète pas la réalité. Vous le savez aussi bien que moi, c’est sur la place publique, tous ces errements ont été rapportés par des journaux aussi sérieux que Le Point, Le Journal Du Dimanche, L'Opinion, pour ne citer que ceux-là. Je le redis, au-delà de l'injustice et de l'iniquité faite aux salariés, cette affaire, par son retentissement négatif, est extrêmement dommageable à l'image de France Télévisions. Ce que nous avons également appris, c'est que face à de telles lacunes, au moins sur l'un des sites où s'était déroulé l'un des relais de cette affaire, le Comité Social et Économique de France Télévisions a sollicité un deuxième cabinet pour mener ce qu'il est maintenant convenu d'appeler une enquête sur l'enquête qui avait été menée dans les Hauts-de-France par Interstices. À en juger par les informations précises qui nous sont parvenues, les conclusions de ce deuxième cabinet sont accablantes, à tel point que l'Inspection du Travail a demandé à France Télévisions de revoir sa copie. Face à un tel scandale, à la fois social, humain et juridique, la moindre des choses que nous dépendons (sic) – parce que nous demandons des choses précises – c'est que l'enquête, qui a été menée à Paris par le même cabinet Interstices et qui a conduit au licenciement de trois salariés au service des Sports, fasse pareillement l'objet d'une vérification par un autre cabinet indépendant et agréé par le ministère du Travail.

Nous tenons d'ores et déjà à dire que compte tenu de tous ces dysfonctionnements et dérives constatés au cours de cette procédure, le syndicat Force Ouvrière tient à manifester sa solidarité avec les salariés injustement sanctionnés dans cette affaire. Elle les soutiendra devant les Prud'hommes et ne manquera pas d'exiger leur réintégration lorsque la justice aura fait litière des accusations infondées et déshonorantes dont ils ont fait l'objet. Deux autres points – plus rapidement – que nous souhaitons évoquer, d'une part le projet de développement d'un CDE unique. Ce projet et les modifications qu'il implique dans l’organisation du temps de travail suscitent des inquiétudes légitimes chez les salariés concernés. Ils ne sont pas fermés à ces évolutions, mais ils nous ont fait encore très récemment part de leurs préoccupations face à l'absence totale de négociations et, je cite, « face au mépris et à l'arrogance de leur hiérarchie » qui, semble-t-il, oppose une fin de non recevoir à toutes leurs demandes. Beaucoup sont préoccupés par le passage en force à la semaine de quatre jours, avec des journées de travail qui seront plus donc longues, qui leur seraient imposées et qui auraient des conséquences très négatives sur leur vie quotidienne et notamment familiale. Cette modification autoritaire des amplitudes horaires n'est pas acceptable et nous réaffirmons qu'elle doit passer par une négociation qui prenne en compte l'intérêt bien compris de chacun. Par ailleurs, toujours sur ce même dossier, nous attirons votre attention sur la nécessité d'une étude de l'impact sur le plan médical de ces modifications du temps et des conditions de travail. Cela concerne des points très précis : visionner des programmes sur écran durant près de 9 heures par jour (8 heures 45, pour être précis), ce n'est pas anodin alors que ce temps de travail était précédemment de 6 heures 20, temps pour lequel la pénibilité était déjà reconnue. Également la nouvelle technique qui est demandée à ces salariés, de procéder à un visionnage en accéléré avec le son qui l'accompagne, est un exercice qui n'est pas sans conséquences sur l'état physique et mental lorsqu'on se livre à cet exercice de manière répétée et sur des plages horaires importantes. Cela doit aussi faire l'objet d'une expertise et d'une évaluation de la part de la Médecine du Travail, raison supplémentaire pour laquelle nous réitérons notre demande de négociation sur le projet de CDE unique. Enfin, dernier point, qui sera abordé et qui est à l'ordre du jour également, c'est la sécurité sur les plateaux. Nous voulons l'évoquer de manière liminaire parce que sur ce problème de la sécurité sur les plateaux du Siège, vous nous avez fait parvenir de très nombreux documents et nous vous en remercions, mais précisément, cette quantité d'informations est parfois difficile à interpréter et ne permet pas toujours d'y voir clair. Ce qui est clair en revanche, c'est qu'il y a un déficit chronique de maintenance sur l'ensemble des plateaux et il y a une urgence à y remédier. L'urgence aujourd'hui, c'est de savoir avec précision quels travaux ont déjà été réalisés et surtout ceux qu'il reste à faire. Nous espérons avoir des informations précises, concrètes et synthétiques lors de cette réunion. » 

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