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dimanche 22 mars 2026

Encore un délai pour la reprise de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel public

Encore un délai pour la reprise de la commission d’enquête sur l’Audiovisuel public  

La commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » qui était prévue de reprendre, ce lundi, après le second tour des élections municipales (*) va devoir attendre une ou deux jours de plus.

Actuellement dans une phase très tendue - il existe un risque que quelques députés fassent obstruction à la publication du rapport (une majorité des 31 membres de la commission votant contre) - pour que cette éventuelle non-adoption pousse un peu plus les Français dans une défiance déjà particulièrement  marquée.

(*)  Le premier tour des Municipales 2026, marqué par un taux d’abstention record (environ 42-44 %, soit le plus élevé hors pandémie depuis la Ve République, contre quelques 36/37 % en 2014) prouve une fois de plus, le désintérêt croissant pour la politique locale : malgré l’image traditionnellement positive des maires.

Les raisons principales de l’abstention consacrant le fait que les Français se détachent de plus en plus des élections municipales (tendance lourde depuis 40 ans) avec  un sentiment que « ça ne change rien au quotidien » sont pour 31 %, la conviction que le résultat est joué d’avance dans sa commune et pour 31 % également, la  fatigue/usure démocratique, le dégoût envers certains élus et la saturation médiatique augmentée par d’autres sujets (crises internationales, polémiques nationales).

Le profil des abstentionnistes restant très fort chez les jeunes(56 % chez les 18-24 ans, 60 %chez les 25-34 ans), plus marqué encore dans les foyers modestes et chez ceux sans proximité partisane.

Enfin, il existe aussi de fortes disparités territoriales : l’abstention explose surtout dans les petites communes (< 1 000-2 000 habitants, +9 à +11 points vs 2014), souvent avec listes uniques ou peu d’enjeux ; elle augmente beaucoup moins (voire baisse) dans les grandes villes

Ce triste record reflète un rejet grandissant de la politique en général, même au niveau local pourtant perçu comme le plus proche. En clair : les municipales, autrefois scrutin très mobilisateur, deviennent un symptôme supplémentaire du décrochage démocratique des Français, surtout chez les plus jeunes et dans la France des petites communes.

Chacun imagine dès lors, l'effet dévastateur si le rapport n'était pas adopté (et donc pas publié) sur les députés qui en seraient à l'origine : toutes celles et ceux qui l'auraient empêché seraient alors balayés au moment des Législatives de 2027.

Si cela se produisait (une première depuis 2011 pour une telle commission), les conséquences seraient lourdes :

- Les 26 000 documents de la « data room » (contrats, factures, etc.) redeviendraient inaccessibles pendant  25 ans.

- Les vidéos des auditions disparaîtraient du site de l’Assemblée.

- Seule resterait la « version déformée » qui circule déjà sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

Les Français ne le pardonneraient pas, quel que soit leur bord politique. L'effet  boomerang médiatique possible, serait la e plus probable des scénarii .   Ce qu'on appelle aussi, l'effet Streisand (¤) puissance mille.

(¤) L’effet Streisand, c’est quand une tentative de cacher, censurer ou faire supprimer une information finit par attirer beaucoup plus d’attention sur cette information. En gros : plus on essaie d’étouffer quelque chose, plus ça se répand.

Le non-rapport deviendrait plus visible et plus commenté que le rapport lui-même n’aurait pu l’être.  

Cela provoquerait colère et sentiment de rejet chez les Français les plus critiques - de 40 à 50%  de la population (selon les sondages récurrents sur la confiance médias + défiance envers le « service public ») - qui verraient la manip comme une nouvelle démonstration que « tout est verrouillé ».  

Le ressentiment anti-redevance (même si elle n’existe plus officiellement et que la TVA l'a remplacée) mais aussi anti-gouvernement ou élites parisiennes,  serait à son comble avec de Français qui en ont  plus que  marre d'être des vaches à lait...avec les répercussions politiques qu'elles pourraient engendrer et que beaucoup redoutent pourtant.

L'abandon du texte serait perçu comme la preuve ultime d’une censure institutionnelle, d’un « État dans l’État » intouchable où un petit club très fermé de profiteurs s'en met plein les fouilles. Charles Alloncle lanceur d’alerte numéro 1, deviendrait un symbole et l'explosion sur les réseaux sociaux : X / Telegram / YouTube / Facebook, etc...serait immédiate avec des slogans du type : « Ils ont censuré le Parlement lui-même », « 4 milliards d’euros et on n’a même pas le droit de savoir », « Silence, on tue la vérité ».

Celles et ceux qui font mine de ne pas comprendre que le départ de l'ex-Orange est la seule solution -  qu'elle sacrifie avant son Numérobis de fusible (comme le bruit courre) ou pas - paieront pour longtemps, le prix de leur complicité.


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