Le tandem Tardieu/Ernotte s’est cru plus malin que la commission d'enquête...Qui a menti ? La Cour des comptes ou le tandem Tardieu/Ernotte ? Ou bien les deux ?
Le 10 décembre dernier
avait lieu la première séance de questions à Delphine Ernotte dans le cadre de
la commission d'enquête de l'Assemblée nationale toujours sous la houlette du
rapporteur Charles Alloncle que le
toujours président
Horizon regarde de haut et à qui il n'aura cessé régulièrement de couper la parole, de
reprendre, de corriger voire de tancer au prétexte qu'il apporterait
de soi-disant précisions, indispensables selon lui pour que les
Français qui le regardent puissent mieux comprendre !
Les internautes scandalisés et c'est un moindre mot, ont bien vu le manège du censeur qui sous couvert du rôle dans lequel il se drape, celui de "garant de l’impartialité et de l’objectivité des travaux de la commission" - on voit ça de suite ! - il prétend intervenir au motif que les propos des personnes auditionnées seraient régulièrement tronqués et instrumentalisés sur les réseaux sociaux !
Il est donc également devenu le modérateur voir le régulateur non pas d'un mais de tous les réseaux sociaux à commencer par le chinois Tik Tok qu'il cite en séance mis sûre rement pas de défendre Médiawan et ses dirigeants en racontant qu'ils sont français bien qu'une partie l'actionnariat soit américaine e (80% tout de même, dixit Charles Alloncle)
Il justifie de prendre la parole supposément pour rétablir les faits, mettre en perspective, donner du contexte et des clés de compréhension. Il a visiblement tendance à interpréter énormément.
Histoire de donner du contexte et lui donner à l'homme au clés quelques éléments de compréhensions : Si depuis les années 2000 et surtout depuis la réforme de 2009, les présidents de commission d’enquête interviennent très fréquemment dans les médias ou par communiqué et non à la moindre occasion en séance, c'est pour :
- corriger des informations inexactes relayées dans la presse ou par des auditionnés,
- replacer une phrase sortie de son contexte,
- expliquer un cadre juridique ou factuel,
- éviter que l’instrumentalisation politique des travaux.
mais pas pour donner lui-même de fausses information ou taper tout le temps sur le rapporteur ainsi que les députés qui ne partagent pas sa vision des choses...
Voilà ce que ça donne...
https://youtube.com/shorts/c33VbGJYi98?si=nrGQ7UYIeBSJcU4k
Jérémie Patrier-Leitus le député du Calvados (les terres de Pierre-Antoine Capton propriétaire de Médiawan et ses quelques 25 filiales mais aussi de l'hôtel Le Flaubert à Trouville) que l'intéressé connait bien dans le cadre de "sa coprésidence du groupe d'études de l'Assemblée nationale sur le tourisme et le patrimoine" qu'il n'a pas porté sur la déclaration à la HATVP pas plus que devant les membres de la commission d'enquête à qui il demande de dire tout ce qui pourrait représenter d'éventuels conflits d'intérêts.
Pourquoi Jérémie Patrier-Leitus n’a-t-il pas décliné devant ses collègues, le nom des responsables de Audiovisuel public et plus particulièrement de France Télévisons qu’il a eu à connaitre et à fréquenter via son professorat à Sciences Po Paris où il enseigne le « management des organisations culturelles et du mécénat » ( un cours de Master axé sur la gestion des institutions culturelles, le financement public-privé et les stratégies de communication dans le secteur audiovisuel et médiatique)
Avec ce programme qui
attire régulièrement des professionnels et responsables du monde culturel et
médiatique dont certains issus de France Télévisions donc, pour des interventions qui
portent sur des thèmes comme "la neutralité éditoriale, le financement des
médias publics et la transition numérique'"...comme c'est tordant, des sujets bien alignés avec
les auditions actuelles de la commission d'enquête qu'il préside encore !
Comme participants aux séminaires
ou à des échanges plus informels, Patrier-Leitus, avec son parcours (conseils
d'administration de Radio France, LCP et France Médias Monde), utilise souvent
ces sessions pour "fréquenter" (c'est-à-dire collaborer ou échanger
avec) des figures du secteur public audiovisuel.
En voici une liste non
exhaustive :
- Delphine
Ernotte-Cunci
Elle a participé à une
masterclass exceptionnelle en 2023 sur "La
gouvernance des médias publics à l'ère numérique", invitée
par Patrier-Leitus pour discuter des défis budgétaires et de la
pluralité. Cette session, ouverte à un petit groupe d'étudiants, a été citée
dans un rapport de Sciences Po sur le mécénat culturel. Ernotte-Cunci y a
partagé des insights sur la fusion France 4/5 et les partenariats privés, en
lien direct avec les thématiques du cours.
- Stéphane Sitbon-Gomez
(son ex-dircab promu perpétuel ! )
Il a co-animé une
session en 2022 sur "Les stratégies de
diversification des revenus pour les chaînes publiques", en
collaboration avec Patrier-Leitus. L'intervention portait sur les
coproductions internationales et la monétisation des archives, avec des cas
pratiques tirés de France 2 et France 3. Mentionné dans un article de *Le
Monde* sur les formations en management culturel à Sciences Po.
- Sophie Keitan (Directrice
de l'École du Journalisme et de l'Audiovisuel, et responsable des contenus
numériques chez France Télévisions)
Intervenante récurrente
depuis 2019 dans le module sur le "financement
et l'innovation médiatique" de
Patrier-Leitus. Elle a animé des ateliers sur la production de
contenus éducatifs pour France Info et l'impact du streaming sur le service
public. Ces échanges ont été documentés dans le bulletin annuel des Masters de
Sciences Po (2024), où Keitan est créditée comme "partenaire
pédagogique".
Etc…
Les médias devraient adorer mais la HATVP aussi, tout comme probablement son mentor Édouard Philippe qui brigue la présidence de la République et prône évidement la transparence et l'exemplarité.
Chacun comprendra donc plus facilement cette farouche volonté du député Horizon pour le Calvados de prendre systématiquement la parole contre le rapporteur le plus souvent possible afin que le maître rappelle à ceux qui osent attaquer ses ex- compagnons de route : Ernotte, Sitbon-Gomez, Tardieu, Vion et les autres qu'avec lui, c'est peine perdue !
Chacun comprendra mieux dès lors, pourquoi les auditionnés portés aux nues par certains titres de presse et leurs disciplinés correspondants qui ont comme de coutume encensé Ernotte (il n'est pas utile de nommer cette piètre poignée de passe-plats, il se reconnaîtront), on bruyamment crié victoire au sortir de ces 4h30 d’audition !
Petite info pour Delphine. Le blog CG Média l'a vérifié : Charles Alloncle mesure tout de même 1,75m..
Revenons à nos moutons...Ce qui risque bien de se transformer très vite en scandale d'État avec des signalements au Procureur pour parjures en pagaille, mérite que l'on s'attardât sur la diversion qui s'est jouée, hier, devant cette déclinaison de la Représentation nationale.
Il y a quelques jours, à la question de Charles Alloncle repris sans cesse par notre son président de sciences Po (attention les 2 sont à dissocier!) sur "la prime de performance que devrait toucher Ernotte" malgré la situation plus que critique du groupe, le 3ème président de la Cour des comptes Nacer Meddah répondait "Oui il y a bien une prime mais à quelle hauteur, je vous répondrait par écrit"
https://youtu.be/M-dtlPo-0Y4?si=JqnBxzXkfadgY-cO
https://youtu.be/fnL46zHlVL4?si=wO-2Ii21ynpZWLR6
A la question pourtant claire du rapporteur, Tardieu a qui Patrier-Leitus passe la parole alors que la question s'adresse à Ernotte "Madame percevrez-vous cette année une prime de performance ou un variable sur atteinte d'objectifs et quel en est son montant ?" va finasser et renvoyé à une explication sur la part variable, vaseuse il fait bien le dire sans aborder une éventuelle prime de performance et surtout sans répondre.
https://you.be/T7Lf-7MFnFI?si=HhezPiLmYiBELAeB
A part avoir accusé l'État actionnaire le ministre des finances, les Tutelles etc...pourtant il convient tout de même de préciser que prime variable et prime de performance dont Tardieu explique que "cela s'entend indépendamment des résultats de l'entreprise", que prime variable et prime de performance sont deux choses distinctes (¤)
À France Télévisions, prime de performance et part variable sont deux dispositifs distincts, même s’ils sont souvent liés aux résultats et objectifs. Voici la différence simplement (doc FTV)
1. Prime de performance
• Versement ponctuel, généralement annuel.
• Liée à l’atteinte des objectifs individuels ou collectifs fixés dans l’entretien annuel.
• Montant souvent forfaitaire ou basé sur une grille interne.
• Peut être accordée à des salariés qui n’ont pas de part variable dans leur rémunération.
En résumé : c’est une prime exceptionnelle liée aux performances, mais ce n’est pas une composante permanente du salaire.
2. Part variable (ou rémunération variable)
• Fait partie du salaire : c’est une composante contractuelle.
• Montant calculé en pourcentage du salaire ou selon un schéma défini dans le contrat de travail.
• Liée à des objectifs quantifiables : audience, projets, résultats, management, etc.
• Le versement varie chaque année selon l’atteinte des objectifs.
En résumé : c’est un élément structurel de la rémunération, prévu dans le contrat, récurrent et calculé selon une méthode définie.
Voici comment fonctionnent concrètement à France Télévisions la prime de performance et la part variable sur objectifs et surtout comment elles sont calculées et affectent ta rémunération.
La Part variable sur objectifs chez France Télévisions, qu'est-ce que c’est
La part variable est une rémunération liée aux objectifs fixés à l’avance (individuels ou collectifs). Elle est prévue par l’accord collectif d’entreprise et figure souvent dans les éléments pris en compte pour certains calculs (ex. indemnités, licenciement, etc.).
Comment elle est calculée?
✔ Les objectifs (ex. audience, maîtrise des coûts, projets) sont fixés en début d’année. 
✔ La réalisation de ces objectifs détermine le montant versé à l’année suivante.
✔ Elle peut être proportionnelle à l’atteinte de l’objectif : plus l’objectif est atteint, plus la part variable est élevée.
✔ La part variable peut être intégrée dans le salaire de référence pour certains calculs (ex. indemnité de licenciement) quand elle est considérée comme rémunération à caractère permanent.
Elle n’est pas un fixe automatique, elle dépend réellement du niveau d’atteinte des objectifs définis.
Période et versement: La part variable est généralement évaluée sur l’année N–1, et versée au cours de l’année suivante si les objectifs sont atteints et validés.
La Prime de performance : Qu'est-ce que c'est ?
La prime de performance est une prime liée à la performance effective, souvent plus ponctuelle et moins contractuelle que la part variable.
Elle peut être :
• une prime individuelle (basée sur résultats individuels),
• ou une composante collective (résultats globaux ou d’équipe).
→ Elle existe pour certains salariés (souvent pour ceux qui ont des objectifs directs de performance), mais tous n’en bénéficient pas, elle dépend du contrat ou d’accords spécifiques.
Comment elle est calculée ?
Elle peut être définie en pourcentage du salaire ou selon des "critère fixes" (ex. % de marge, audience, résultat).
✔ Les modalités doivent être communiquées clairement avant la période d’évaluation, sinon le salarié peut être en droit de contester le calcul
✔ Elle est généralement liée à des objectifs quantifiables, avec possibilité d’être nulle si les objectifs ne sont pas atteints.
Contrairement à la part variable, elle n’est pas une composante contractuelle obligatoire du salaire (sauf si mention contraire dans ton contrat).
Points pratiques :
✔ Objectifs clairs : Pour la part variable, l’employeur doit définir et communiquer les objectifs à l’avance (Cass. soc.).
✔ Versement conditionnel : Si les objectifs ne sont pas atteints, pas de part variable ou prime de performance.
✔ Inclusion ou non dans le salaire de référence : La part variable peut être prise en compte pour certains calculs contractuels, mais pas la prime ponctuelle (selon accords et règles internes).
Exemple simplifié
Part variable
Objectif : augmenter l’audience de 5 % → si atteint 100% → variable pleine ; si 50 % → moitié ; si non atteint → 0. Résultat payé l’année suivante.
Prime de performance
Objectif : atteindre un résultat individuel ou collectif concret → prime X calculée selon un barème défini, versée ponctuellement si objectifs obtenus.
Le Rapporteur ne se laissant pourtant pas endormir malgré une nouvelle intervention musclée du disciple ernottien - à moins que ce ne soit le contraire ! - a donc oser reposer la question. malgré l'intervention particulièrement agacée d'Ernotte qui ne comprend pas comment et pourquoi son Master Prof n'a pas encore plié l'affaire.
https://youtu.be/2a0PKJgjmm0?si=CqM7922kaGZYLlw
$$$$
https://youtu.be/28UYqJtABX8?si=4n21Lc36sxYJ5O8J
Petite anecdote comme si tout cela n'était suffisant et après qu'Ernotte a raconté de nouvelles craques "Je voulais juste dire, Christophe Tardieu répondra sur la part variable et je vous dirai pourquoi c’est lui qui répond. D’ailleurs je voudrais simplement dire que le salaire dans sa forme avec une par fixe et une part variable tel qu’il est prévu pour moi aujourd’hui, est exactement le salaire qui a été décidé pour Rémy Pfmimlin en 2010 par Nicolas Sarkozy, donc à l’euro près.
Donc je dis juste que depuis 15 ans c’est la même chose. Après on peut discuter est-ce que c’est trop, est-ce c’è n’est pas assez mais ce n’est pas moi qui décide. Je voulais bien rappeler que c’est en effet le ministre des finances"
Tardieu a embrayé : "Comme l’a souligné Delphine, le montant de son salaire, ce n’est pas elle qui le détermine mais en effet c’est l’État. Il correspond d’ailleurs grosso modo au salaire des dirigeants des grandes entreprises publiques française dont l’état est actionnaire à 100 %…. "
Les deux affirmations sont FAUSSES ne serait-ce que pour l’audio audiovisuelle, comme le prouve le tableau ci-dessous (#) :
Dès 2012, Rémy Pflimlin (PDG, 2010-2015) avait procédé à une réduction de 25 % due au plan d'économies (prime ~58 500 €).
Versements moyens : 60-70 000 €/an. Total : ~300-350 000 €.
Avec sa prime allant jusqu'à 78 000 €/an (auquel s'ajoute un fixe 322 000 €, soit un total max de 400 000 €).
Versements effectifs : ~70 000 €/an en moyenne (confirmés en 2016, 2023 et 2024). En 2025, auditionnée par la commission parlementaire sur des primes perçues malgré un déficit de 41 M€ ; montant exact non public mais estimé sur 10 ans : ~700 000 €.
TOUT CELA SANS COMPTER LES ÉMOLUMENTS QU'ELLE TOUCHE AVEC L'UER !
(#)
https://youtu.be/T7Lf-7MFnFI?si=zZgmSOxrzaKiKnFw















