Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

mercredi 11 février 2026

En 2013 Carolis déclare "Je suis extrêmement serein" face à la plainte de la CGC...en 2026 Ernotte déclare "Je suis extrêmement sereine" face à la plainte de la CGC.

En 2013 Carolis déclare "Je suis extrêmement serein" face à la plainte de la CGC...en 2026  Ernotte déclare "Je suis extrêmement sereine" face à la plainte de la CGC.

Suite à la plainte déposée contre lui en février 2011 par le syndicat SNPCA-CGC concernant des contrats passés avec la société Bygmalion pendant son mandat à la tête de France Télévisions (2005-2010), Patrick de Carolis avait multiplié les déclarations contre le syndicat partie  civile.

"Laissons faire la Justice, laissons faire le travail du juge Van Ruymbeke et moi j'ai confiance. Je suis extrêmement serein là-dessus simplement... et je n'ai pas à commenter une enquête qui est en cours." avait déclaré le pdg qui avait bien entendu  réfuté les allégations ou d'irrégularités, de l'époque. Il niait tout conflit d'intérêts et allait même jusqu'à défendre son droit à travailler pour le service public après son mandat !!

Les citations les plus directes datent de février 2014, lors d'une interview sur Europe 1 avec Thomas Sotto, alors que l'affaire (déclenchée par la plainte de 2011) refaisait surface avec des révélations du "Canard enchaîné", Carolis  répond aux accusations, en critiquant  implicitement le syndicat CGC et son représentant légal, parlant d'un "individu" derrière ces plaintes répétées, en réaffirmant sa sérénité.

Chacun connait la suite. La plainte du SNPCA-CGC, déposée en février 2011, visait des soupçons de favoritisme et de prise illégale d'intérêts dans l'attribution de contrats à Bygmalion (fondée par Bastien Millot, ancien proche de Carolis) a  mené à une enquête préliminaire du Parquet, puis à une mise en examen en 2014, et finalement à une condamnation en 2016 (confirmée en appel en 2019 : 5 mois de prison avec sursis et 25 000 € d'amende).

En première instance, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné le 19 janvier 2017 à 5 mois de prison avec sursis et 25 000 € d’amende (ainsi que des dommages et intérêts aux parties civiles, dont le syndicat CGC).

La condamnation devenait définitive après que la Cour d’appel de Paris l'ait confirmée le 17 avril 2019, avec les mêmes peines principales (la peine d’amende pour Bastien Millot, l’autre principal prévenu, avait été légèrement réduite).

Ce 11 février, La Lettre toujours extrêmement bien renseignée écrit  dans son article signé Catherine Boullay "Delphine Ernotte-Cunci poursuivie pour abus de bien social"  "Le tribunal judiciaire de Paris vient d'ouvrir une enquête contre la PDG de France télévisions dans le cadre d'investigations sur les frais de séjour de ses dirigeants à Cannes en 2023. La désignation d'une juge d'instruction fait suite à une plainte déposée il y a deux ans par le syndicat CFE-CGC..."

Dans sa dépêche "Une juge d'instruction parisienne a été saisie pour enquêter sur des frais d'hôtel de luxe où ont séjourné des dirigeants de France Télévisions, dont la présidente Delphine Ernotte Cunci, lors du festival de Cannes en mai 2023, à la suite de plaintes d'un syndicat de l'audiovisuel", l'AFP cite Ernotte qui s'est dite "parfaitement sereine",  assurant que "pas un euro d'argent public" n'a été "dépensé" pour ces hébergements. [Ben voyons, ndlr]


L'agence presse de poursuivre "L'information judiciaire a été ouverte pour détournement de biens publics et abus de biens sociaux, selon l'une des sources proches du dossier, confirmant une information du média La Lettre. L'affaire porte sur plus de 110.000 euros de frais d'hôtel de luxe réglés, d'après le syndicat plaignant, par France Télévisions au profit de plusieurs de ses dirigeants, dont Delphine Ernotte Cunci, et de deux fondateurs du média en ligne Brut, partenaire du groupe public lors du festival de Cannes"


Une "somme extravagante", qui dépasserait "très largement le plafond spécifique autorisé de 350 euros", d'après la plainte du syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel CFE-CGC, dont l'AFP a eu connaissance.


Le syndicat se base sur des factures qui avaient été publiées de manière anonyme sur internet. Depuis que l'affaire a été révélée, France Télévisions a toujours assuré, au contraire, n'avoir pas déboursé un euro mais bénéficié de ces chambres grâce à la pratique du "barter", qui consiste à recevoir des services en échange d'espaces publicitaires invendus.


Une position réaffirmée par Mme Ernotte Cunci le 10 décembre, devant la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public, où elle avait été interrogée sur le sujet par le rapporteur Charles Alloncle (UDR) et la députée RN Caroline Parmentier. 

Selon France Télévisions il s'agit d'une "pratique courante, légale et utilisée par tous les médias". Le syndicat avait déposé une première plainte au parquet en février 2024, puis une plainte avec constitution de partie civile trois mois plus tard, pour obtenir la désignation d'un juge d'instruction. 


"Il était grand temps que la justice se penche sur ce dossier", a déclaré à l'AFP son secrétaire général, Jean-Jacques Cordival, qui se dit sceptique sur un "soi-disant échange de Chambres d'hôtel 4 étoiles contre pub". "Nous nous attendons à ce que Delphine Ernotte Cunci soit personnellement entendue", a ajouté l'avocat du syndicat, Me Pierre-Olivier Lambert."


SEREINE NE VOIS-TU RIEN VENIR ?


Aucun commentaire: