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dimanche 8 février 2026

Peu importe que Médiawan soit domicilié en France, ce sont les milliards des Français qu’Ernotte leur a refilés qui provoquent la colère.

Peu importe que Médiawan soit domicilié en France, ce sont les milliards des Français qu’Ernotte leur a refilés qui provoquent la colère.  

A cet effet, le papier passe-plats signé Caroline Sallé dans Le Figaro  « Contrôle de Mediawan par KKR : Niel, Pigasse et Capton prêts à se défendre devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public » qui brosse dans le sens du poil le trio signe à tour des bras de juteux contrats avec Ernotte, est presque une insulte à l’intelligence de Français qui en ont plus que marre d’être pris pour des vaches à lait.

La très pro-ernottinenne rédactrice préfère taper sur Charles Alloncle qui se pose la question comme tout un chacun de l’utilisation des deniers publics par l’ex-Orange et son équipe. Elle écrit « le rapporteur, assure que le producteur est contrôlé par le fonds  d’investissement américain » et d’ajouter « ses actionnaires veulent prouver que ce n’est pas du tout le cas. »  Ben voyons.

CE N’EST PAS VRAIMENT LA QUESTION. CE SONT LES TONNES DE FRIC QUI CIRCULENT VIA LA TÉLÉ PUBLIQUE QUI INTERROGENT !

Caroline Sallé veut parler des actionnaires alors parlons-en…et posons les choses sans oublier le QATAR comme c’est le cas dans ce dossier (*)

La BPI ou Banque Publique d'Investissement, entreprise publique (*) est intervenue dans le capital de Mediawan (le groupe audiovisuel français fondé par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse) en septembre 2020.

Il est utile de comprendre que pour monter un dossier d'investissement en capital auprès de Bpifrance, le processus est relationnel et non entièrement en ligne (contrairement aux prêts). Il commence souvent par une prise de contact avec un chargé d'affaires régional de Bpifrance (via leur site ou un événement comme Big)

Il a fallu  préparer un business plan sur au moins 3 ans, mettant en avant le potentiel de croissance, l'innovation, la complémentarité de l'équipe, la position sur le marché et les projections financières. Le dossier doit être concis (idéalement 2 pages d'accroche initiale pour capter l'attention), avec une présentation détaillée de l'entreprise, du projet, des devis de dépenses, des liasses fiscales récentes, un compte de résultat prévisionnel et un plan de financement. Souligner ensuite le caractère innovant et l'impact sur l'économie française. Une fois soumis, Bpifrance réalise une due diligence (analyse approfondie financière, stratégique et opérationnelle). Si validé, l'investissement se fait en minoritaire (tickets de quelques millions d'euros typiquement), avec implication dans la gouvernance. Il est conseillé de se faire accompagner par un leveur de fonds ou un réseau comme France Invest pour optimiser le dossier et identifier le bon fonds (ex. : Capital Innovation pour startups, Capital Développement pour PME/ETI)

(*)

BPI france (souvent appelée BPI ou Banque Publique d'Investissement) est une entreprise publique à part entière, mais avec une structure hybride qui la distingue des EPIC classiques (comme EDF ou La Poste autrefois).Voici son statut et son fonctionnement vis-à-vis de l’État en 2026 :Statut juridique et forme

  • La tête du groupe est Bpifrance SA, une société anonyme (SA) à conseil d'administration.
  • Elle est créée par la loi du 31 décembre 2012 et ses statuts ont été approuvés par décret (notamment celui du 19 avril 2021, toujours en vigueur avec des mises à jour mineures).
  • Le groupe est structuré autour d’un EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) nommé EPIC Bpifrance, qui joue un rôle d’intermédiaire actionnarial pour l’État.

Actionnariat (structure capitalistique) L’actionnariat est paritaire et public à 100% :

- Bpifrance a investi 50 millions d'euros dans TopCo Breteuil (holding liée à BidCo Breteuil).

- Bpifrance (souvent appelée BPI) est entrée au capital de Mediawan (le groupe audiovisuel cofondé par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton) en septembre 2020, lorsqu’Édouard Philippe était encore le Premier ministre de d’Emmanuel Macron.

- Bpifrance a investi 50 millions d'euros pour soutenir une OPA (offre publique d'achat) sur Mediawan et renforcer la base actionnariale française du groupe, dans le cadre d'une opération impliquant aussi KKR et d'autres partenaires.

Cela a permis à Bpifrance de devenir actionnaire minoritaire.

- Cette opération soutenait l'offre publique d'achat (OPA) sur Mediawan lancée en juin 2020 par un consortium incluant les fondateurs de Mediawan, MACSF et KKR.

L'objectif était de financer la consolidation du groupe (acquisitions comme les activités audiovisuelles du Groupe Troisième Œil), de créer un leader paneuropéen de la production et distribution de contenus audiovisuels, et surtout de « renforcer la base actionnariale française » de Mediawan face à des actionnaires internationaux.

-Les étapes qui ont conduit l'État français, via Bpifrance (la banque publique d'investissement), à investir dans Mediawan remontent à la création et à la croissance de cette entreprise dans le secteur des médias et du contenu audiovisuel. 

Mediawan fondée en décembre 2015 par Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse comme un SPAC (Special Purpose Acquisition Company), était considéré comme "un véhicule d'investissement destiné à acquérir des sociétés dans les médias".

Ça avait probablement dû lui échapper à Caroline Sallé…Comme LE QATAR

Elle aurait pu lite le post de LOUIZI Mohamed (Unique compte officiel) @MohamedLOUIZI [Ingénieur, responsable BE et essayiste] , intitulé :


« Comment le Qatar influence l'audiovisuel public ?

Dans la presse (¤ ci-dessous), on a appris l'acquisition par Mediawan des studios américains, North Road, fondé par Peter Chernin. A ce titre, ce proche de l'émir du Qatar, entre au conseil d'administration de Mediawan avec le poids financier qui est le sien… » 

La conclusion est quasiment celle de Charles Alloncle mais visiblement pas celle de Caroline Sallé pour Le Figaro "En définitive, cette situation soulève des interrogations urgentes sur la destination réelle de l'argent public : est-il acceptable que l'effort fiscal des Français serve, par ricochet, à rémunérer des fonds souverains étrangers dont les visées géopolitiques et islamistes sont antinomiques avec le modèle culturel français et la laïcité ? Jusqu'à quand l'État pourra-t-il justifier son laisser-faire face à une telle perte de souveraineté, laissant le service public devenir le client captif d'intérêts étrangers ?

Enfin, le contribuable est-il conscient qu'en finançant l'audiovisuel public, il participe potentiellement, à son insu, à la stratégie d'influence culturelle islamique de puissances qui combattent le modèle civilisationnel occidental ?..." (¤)

(¤)


Le Figaro peut bien citer un proche du groupe qui assure que «KKR a toujours détenu moins de 50% du capital de Mediawan», et encherrir « dans l’entourage des trois fondateurs, on se refuse mordicus à dévoiler la répartition du capital de la société, qui était coté en Bourse jusqu’en 2020»...le contribuable français et plus généralement tous les concitoyens, ont le droit de savoir où passent leurs milliards.

Quant au «Secret des affaires», il a bon dos. 

Il n'y a en somme qu'une phrase qui fait mouche dans ce papier  "Pourtant, après le retrait de la cote, le fonds d’investissement américain était bel et bien le premier actionnaire du groupe. 

Sa participation a été diluée depuis, certaines acquisitions réalisées par Mediawan ayant été payées en actions. Ce sera encore le cas de celle du producteur américain North Road, annoncée fin janvier..."

La publication par Le Figaro du  conseil de surveillance, l'organe de pouvoir de Mediawan qui intègre 9 Français: Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, mais aussi Cécile Cabanis, Augustin Delarche (MACSF), Eric Lefebvre (BPI), Marc Jacquin (Société générale), Pierre Lescure (ex-patron de Canal+ et du festival de Cannes), et Jérôme Nommé (KKR France). Auxquels s’ajoutent deux membres indépendants, des producteurs du groupe, Jeremy Kleiner (Plan B) et Carlo degli Esposti (Palomar - Italie ...le flop sur France 2 de la série Le comte de Monté Cristo, récemment). Et enfin, Philipp Freise (KKR Londres), Vania Schlogel (Atwater), Eric Hodge (Raine). En clair, KKR compte seulement deux représentants, dont un Français...prouve que l'État y figure bien via la BPI. Les Français vont adorer.

Voici selon nos informations, la probable répartition des actionnaires.

 Mediawan est une société non cotée depuis son retrait de la Bourse en décembre 2020, à la suite d'une OPA réussie par un consortium. En 2025, après l'acquisition de Leonine Studios en 2024 (transaction en actions valorisant l'entité combinée autour de 2 milliards de dollars), la répartition du capital n'est pas publique dans le détail, car il s'agit d'une entreprise privée. Cependant, sur la base des informations disponibles issues des annonces et des investissements historiques, les principaux actionnaires sont les suivants :

- KKR : Actionnaire principal, avec une participation inférieure à 50 % (confirmé après l'intégration de Leonine, où KKR était déjà majoritaire). (#)

- Bpifrance (BPI): Actionnaire minoritaire, ayant investi 50 millions d'euros en 2020 dans la holding de contrôle (TopCo Breteuil) pour soutenir l'OPA et les développements. Cela représentait environ 10-15 % du capital à l'époque, mais la part exacte en 2025 pourrait avoir évolué avec la croissance et les dilutions liées aux acquisitions.

- Fondateurs : Pierre-Antoine Capton (via Groupe Troisième Œil), Xavier Niel (via NJJ Presse) et Matthieu Pigasse (via Les Nouvelles Éditions Indépendantes), qui détiennent collectivement une part significative (historiquement autour de 20 % pré-OPA, ajustée depuis).

- MACSF: Actionnaire historique, avec une participation minoritaire (environ 8 % pré-OPA).

- Société Générale (via SG Capital Partenaires) : Actionnaire minoritaire, entré au capital en 2021.

- Atwater Capital : Actionnaire minoritaire, intégré via l'acquisition de Plan B Entertainment en 2022. 

Le contrôle reste partagé, avec les fondateurs exerçant une influence via des mécanismes comme une golden share dans la structure holding. KKR est le partenaire financier dominant, mais à la limite de la majorité absolue.

La valeur de Mediawan en 2025 est estimée à plus de 2 milliards d'euros, avec des revenus combinés dépassant 1 milliard d'euros annuels.

(#)  En ce qui concerne KKR spécifiquement.

Financement des acquisitions : KKR injecte du capital pour soutenir l'expansion de Mediawan. Par exemple, en 2020, Mediawan a acquis Lagardère Studios avec le soutien de KKR ; en 2024, elle a fusionné avec Leonine Studios (également backed par KKR et Atwater), valorisant l'entité combinée à 3,3 milliards d'euros. Ces opérations permettent à Mediawan de consolider des actifs en Allemagne, France, Italie, etc., et de viser une cotation en bourse (prévue pour 2025).

Influence stratégique : KKR guide les décisions sur les investissements, les désinvestissements et la gestion financière, en alignant Mediawan sur une logique de rendement élevé. Cela inclut la structuration de dettes (Mediawan a une notation 'B' préliminaire de S&P, soutenue par KKR) et l'accès à des réseaux d'investisseurs pour des deals transatlantiques, comme l'acquisition de Plan B (de Brad Pitt) en 2022.

Gouvernance: Les fondateurs conservent un contrôle opérationnel (Capton est président, Orla Noonan CEO), mais KKR participe aux décisions clés via son stake minoritaire influent, favorisant une croissance agressive (chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros en 2023).

En résumé, KKR agit comme un catalyseur financier, transformant Mediawan en un "rouleau compresseur" européen des médias, tout en protégeant ses intérêts via une supervision stratégique.

Salaire des  dirigeants de KKR




Le prochain papier du blog se penchera sur les conditions fiscales ultra avantageuses liées au holdings 


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