Le député Horizon du Calvados ardent défenseur de Médiawan perd ses nerfs en séance de commission qu’il suspend à nouveau !
C'était mercredi 4 février. Alors que Charles Alloncle interrogeait Roselyne sur les contrats passés avec un trio de société de productions, soulignant pour 80% des programmes de France 5 le recours massif à deux d'entre elles "Together Média " (Le Van Kim) et Médiawan (Capton-Niel et Pigasse).
Ecoutez tout d'abord ce que murmure dans sa barbe de la façon la plus partisane qui soit, (*) celui qui quelques instants plus tard explose lorsqu'il en est question et défend Médiawan comme pas permis...
Sortie de route en 3
temps
(*)
1) Premier dérapage...
Charles Alloncle à Roselyne Bachelot : "Merci pour votre réponse. Vous nous expliquez que ce n’est pas anormal qu’une entreprise publique comme France Télévisions fasse appel à des entreprises privées, notamment pour produire ses propres émissions....
JPL qui chante en permanence défendre l'Audiovisuel public dit dans son micro : Elle a le droit
avant que Charles Alloncle ne termine : 80 % des émissions sur France 5 sont produites et externalisée à des ociété de prod privées. Est-ce que c'est normal ?
https://youtu.be/MG5YKmX2B7s?si=OWnXrY37WbUmrOV-
2) Virage non maitrisé
La suite est tout aussi incroyable avec l'intervention de Roselyne Bachelot qui contredira d'ailleurs ce qu'à déclaré dans l'après midi Rachida DATI sur le fait qu'elle n'avait pas connaissance des PV du Conseil d'Administration de France Télés (¤) - " Les minutes de ce Conseil d’Administration, je ne les ai pas donc je ne peux pas vous dire la position précise du représentant du ministère de la Culture...Faudrait voir les minutes de ce conseil d’administration et ce qui a été débattu. C’est très simple. Vous avez généralement des minutes puisque vous indiquez certaines positions, c’est que ça a été débattu et qu’il doit y avoir des détails. Tout ça doit être en PV. Donc vous pourriez peut-être en avoir, en être destinataire, moi je ne l’ai pas." - et trouvera même à justifier le recours à ces boites de prod' par des caractéristiques que la télé publique n'aurait pas !! (#)
(¤) Courrier de Roselyne Bachelot en tant que ministre de la Culturehttps://youtu.be/khM-HjJqYRM?si=QGv4XYyu_VhPkjfU
Charles Alloncle à Roselyne Bachelot "Ne déplorez-vous pas ce risque d’ultra externalisation et d’ultra concentration des contrats de production passés entre quelques sociétés privées et ce sera le toute dernier point de ma question : Quand je vous dis que 80 % des émissions de France 5 sont externalisées, elles le sont auprès de deux sociétés seulement "Togethher Médias" et "Méfdiawan" donc c’est alimenter encore plus le système d’hyper concentration. Est-ce que vous ne voyez pas un risque de privatisation ou d’externalisation totale de missions essentielles du service public ?"
La réponse de Roselyne Bachelot très condescendante sera assez hallucinante - les salariés de France Télés apprécieront !- : "Il ne faut pas confondre privatisation et recours à des services privés. Ça n’a effectivement absolument rien à voir. On passe commande un fournisseur. Un fournisseur à qui on demande un certain nombre de... j’allais dire de caractéristiques dans les émissions qu’on veut produire. Et l’acheteur qui est en l’occurrence le Service public, a tous les moyens de déterminer auprès de son fournisseur, les caractéristiques du produit ou du service qu’il veut acheter. Il n'y a pas du tout d’antinomie dans ces choses là. Effectivement, le métier de la production télévisuelle et cinématographique devient un métier de plus en plus compliqué qui exige des équipes de plus en plus complexes, qui exige la création de contenus de plus en plus élaborés. Moi si le service public dans ses équipes en interne le fait; Très bien, mais la question où il y aurait une privatisation rampante, ne paraît pas de devoir être retenue."
3) Perte de contrôle et sortie de route
https://youtu.be/wLIYNQtxtGw?si=8HMQSFmw-pYrxbXa
Le constat est sas appel. Dès qu'on lui parle de Médiawan, Jérémie Patrier-Leitus sors de ses gonds et perd la contrôle. En l'occurrence, il éructe :"la désinformation, ça suffit...puis il hurle, se lève, se rassoit, se lève encore, menace pour enfin suspendre la séance devant des ministres hallucinés
Son ex-patron n'a pas dû en revenir. Bah oui, il a travaillé avec Franck Riester entre 2019 et 2020...il ne vous l'avait pas dit ?!
Jérémie Patrier-Leitus a intégré le cabinet de Franck Riester, alors ministre de la Culture, en 2019. Son rôle principal était celui de "délégué général". Il a notamment été chargé de la coordination et du suivi de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, suite à l'incendie d'avril 2019.
Parallèlement, entre 2019 et 2020, Franck Riester a également porté le projet de réforme de l'audiovisuel public, visant à créer la "holding unique baptisée France Médias". L'usine à gaz supposée renforcer l'efficacité des entreprise entrantes et la mutualisation des ressources et leur compétitivité face aux géants numériques, tout en préservant leur indépendance. Ben voyons !!!
Jérémie Patrier-Leitus, en tant que délégué général, avait un rôle plus transversal sur les grands chantiers culturels, et son expertise (issue de son parcours en communication et politique, notamment auprès d'Alain Juppé et d'Emmanuel Macron) l'a évidemment amené à contribuer indirectement à la réforme, via des échanges internes au cabinet.
A l'époque, les prérogatives de Jérémie Patrier-Leitus dans ce contexte, étaient les suivantes:
En tant que membre du cabinet ministériel (statut de collaborateur occasionnel du ministre, ou COM), il disposait de prérogatives générales typiques de ce type de poste, adaptées à un rôle de coordination au plus haut niveau :
- Conseil et appui stratégique au ministre : Participation aux réunions de cabinet et aux audiences avec les acteurs concernés (par exemple, présidents des sociétés publiques d'audiovisuel, syndicats, parlementaires). Il contribuait entre autres, à la rédaction de notes, discours et documents préparatoires sur les dossiers culturels transversaux, y compris donc la réforme audiovisuelle si cela intersectait avec ses missions.
- Coordination interministérielle et administrative : Liaison entre le cabinet du ministre, les directions du ministère de la Culture (notamment la DGMIC, Direction générale des médias et des industries culturelles) que laissait Martin Ajdari à l'été 2019 pour rejoindre l'Opéra, Bercy (pour les aspects budgétaires) et l'Élysée. Pour le projet de holding, cela aurait pu inclure l'organisation de groupes de travail ou de consultations avec les acteurs de l'audiovisuel public.
- Suivi opérationnel et reporting : Préparation de synthèses et de rapports d'avancement pour le ministre, mobilisation de ressources humaines et financières allouées au projet. Dans le cadre de la réforme, cela concernait potentiellement les aspects de gouvernance et de financement de la holding (budget de 2,5 milliards d'euros annuels pour l'audiovisuel public).
- Représentation: Représenter le ministre lors de certaines rencontres techniques ou publiques liées aux politiques culturelles, tout en focalisant sur le chantier de Notre-Dame.
N'y voyez-là aucun conflit d'intérêt de quelque genre que ce soit et surtout aucune vision de ce qu'il avait sûrement à l'esprit avant de rejoindre la commission qui ne va pas, mais alors pas du tout dans les sens comme il l'avait imaginé !!
Le mot de la fin, laissons le à celui qui affirme avoir convoqué la CGC en commission - CE QUI EST FAUX, IL CONVIENT DE LA REDIRE - et porte aux nues la groupe intercontinental "Mediawan c’est un groupe français qui a son siège à Paris et qui a effectivement des actionnaires divers et variés et on va les auditionner, on va leur demander leur lien avec France Télévisions ! Mediawan c’est un champion « européen dont le Siège et en France. Point."


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