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mardi 24 février 2026

LETTRE OUVERTE D’UN CITOYEN LUCIDE ET ENGAGÉ QUI CONSTATE DES FAITS GRAVES ET APPELLE AU RESPECT DES RÈGLES DÉMOCRATIQUES

LETTRE OUVERTE D’UN CITOYEN LUCIDE ET ENGAGÉ QUI CONSTATE DES FAITS GRAVES ET APPELLE AU RESPECT DES RÈGLES DÉMOCRATIQUES.

Non, ni les salariés de France Télévisions, ni les Français ne sont lassés des travaux de la commission d'enquête, tout comme voudraient le faire croire celles et ceux qui souhaitent la réduire au silence et y mettre un terme..

Au contraire, les personnels de France Télévisions comme les citoyens refusent que cette commission d’enquête s’arrête en chemin. Ils veulent des comptes, des explications et des sanctions. 

Il est temps que la lumière soit faite, totalement et sans compromis.

Le blog CGC Média qui dénonce depuis toutes ces années une gabegie sans nom, a décidé de publier le courrier d'un citoyen parmi tant d'autres qui  veut la vérité.

Voici ce texte:

"Avec cette commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public : certains posent les bonnes questions quand d’autres les en empêchent ! 

Les auditions s’enchaînent, les déclarations se succèdent, chacun lit un texte préparé devant soi, les documents circulent et plus les travaux avancent, plus une exigence s’impose : celle de la cohérence, de la transparence et du respect strict des règles qui fondent notre démocratie.

Je ne suis ni élu, ni dirigeant. Je suis un citoyen averti et investi. Je ne commente pas des impressions. J’observe. Je constate des éléments publics et surtout je vérifie tout. Je revisionne les enregistrements vidéo des sessions de la commission parlementaire disponibles sur le site de l’Assemblée nationale.

Cette commission n’a pas été créée pour produire un récit. Elle n’a pas été instituée pour protéger des équilibres. Elle a été créée pour établir des faits, les dénoncer voire les corriger.

Elle dispose de pouvoirs clairs :

– exiger des documents,

- entendre sous serment,

– confronter les déclarations,

– éclairer sur l’utilisation de fonds publics.

Ces prérogatives et pouvoirs ne sont pas symboliques. Ils sont contraignants et établis dans la loi du 17 novembre 1958. A ce titre, il faut le redire "le secret des affaires ne peut être opposé au rapporteur". Ce point n’est absolument pas interprétable.

À mesure que les auditions progressent, la commission quitte le temps des présentations générales pour entrer dans celui des vérifications croisées et des mises en cohérence. Dans ce contexte, certaines auditions prennent une portée particulière.

Autrement dit, une audition ne peut être neutralisée.

Mercredi 25 février 2026en fin d’après-midi, une délégation CGC conduite par le président de la Fédération CFE-CGC des Médias  mais aussi la Secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel (SNPCA-CGC) et deux de ses délégués Jacques et Freddy, sera finalement entendue.

Aborder les nombreux dysfonctionnements inhérents au secteur, révéler les situations susceptibles de soulever des conflits d’intérêts ainsi que les pratiques qui ignorent les obligations légales et déontologiques, est un devoir.

Cette audition intervient dans un contexte où nombreuses déclarations faites depuis ces dernières semaines, ne collent pas et/ou se coupent et se contredisent. Elle pourrait verser au débat des éléments complémentaires sur bien des points qui, à ce stade, ne disposent pas encore d’une documentation complète devant la commission.


Cette audition intervient après plusieurs séquences marquées par :

- des réponses lues intégralement,

- des déclarations ajustées au fil des auditions,

- des tensions lorsque certaines questions sont posées.

Une commission d’enquête n’est pas le dernier salon où l’on cause. Ce n’est pas un espace de confort. Ce n’est pas une scène réglée à l’avance où beaucoup arrivent même à avoir les questions en amont. Ce n’est pas un club réservé aux membres seulement !

Le rapporteur doit pouvoir poser ses questions. Les députés doivent eux aussi être libres de formuler leurs demandes sans être interrompus voire empêchés par quiconque. Toute personne convoquée doit pouvoir répondre sans entrave. Sans cadrage excessif. Sans limitation artificielle. Sans carcan qui réduirait la portée des réponses.


Il est clair que lorsqu’une commission commence à canaliser l’inconfort, elle perd sa raison d’être. Tout manquement procédurale serait visible et bien évidemment commenté.

I. Des déclarations sous serment qui appellent à la cohérence

Des dirigeants ont exposé leurs responsabilités. D’autres auditions ont ensuite apporté des éléments différents. Certaines versions ne s’emboîtent pas parfaitement et parfois se contredisent.

Les enregistrements existent. La commission en dispose. Il lui appartient d’en mesurer la portée.

II. Des flux financiers significatifs

France Télévisions engage des sommes considérables avec une poignée de boites de prod' amies. Parmi eux de Banijay, Together Médias et Mediawan aujourd’hui valorisé à plusieurs centaines de millions d'euros pour ne pas dire milliards, avec des :

– des fondateurs privés,

– un fonds d'investissement  international (KKR),

– la banque publique d’investissement (Bpifrance), détenue par l’État.

Les subsides publics (TVA) alimentent France Télévisions. France Télévisions contractualise avec ce groupe mêlant capitaux privés et participation publique. C’est une réalité structurelle.

III. Une dimension judiciaire

Les dépenses engagées à Cannes en 2023 font l’objet d’une information judiciaire. Le Parquet a été saisi et l’instruction judiciaire est en cours. La Justice est à l’œuvre.

IV. Une fragilité financière préoccupante

Déficit supérieur à -81 millions d’euros pour le groupe et -290 millions d’euros pour l’entreprise France Télés SA. Capitaux propres diminués de moitié. Une première recapitalisation à près de 32M€, il y a trois ans. 


Dix années de gouvernance ont conduit à cette situation catastrophique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Ils sont publics.

V. Une chaîne de décisions institutionnelles

Les salariés de France Télévisions viennent de subir une décennie de dégradations en tous genres établis par des rapports au vitriol (IGF et Cour des comptes pointant la catastrophe annoncée)

Chaque institution a agi dans son périmètre. Il ne s’agit pas d’un incident isolé. Déni total, en revanche de la part de France Télés suite à ces constats.  

La vigilance n’est pas une posture. Elle devient une nécessité.

– les comptes sont fragilisés,

– les autorités ont  pourtant régulièrement validé des trajectoires,

– des documents tardent à arriver et sont souvent inexploitables

– et une information judiciaire est ouverte,

Rappel formel

L’article 40 du Code de procédure pénale impose à toute autorité publique de signaler les faits susceptibles de constituer une infraction.

Ce texte existe. Il s’applique. Il ne relève pas lui non plus, de l’interprétation.

Et maintenant ?

Si l’on veut préserver la crédibilité de l’audiovisuel public :

– un financement stable et transparent doit être défini,

– la gouvernance doit être clarifiée,

– un audit financier global doit être mené sans délai,

– un contrôle renforcé des dépenses doit être instauré,

– un plan d’investissement technique doit être engagé.

– une réinternalisation des productions s’imposent

Sans diagnostic clair, pas de redressement crédible. Sans transparence réelle, pas de confiance durable. Une commission d’enquête n’est pas un exercice formel. Elle engage la crédibilité du Parlement et, au-delà, celle des institutions.

Conclusion

Les salariés mais aussi les contribuables ne veulent surtout pas d'un statu quo.

Les citoyens observent. Les révélation s'accumulent au cours de auditions qui sont publiques.

Les pièces sont conservées. Les contradictions s'empilent.

Les déclarations sont faites sous serment.

Un serment n’est pas une formule. Il engage personnellement celui qui le prononce. Il engage sa responsabilité. Il engage sa parole devant la représentation nationale.

Le serment est l'expression de la vérité. Il ne protège pas celui qui la déforme.

Les flux financiers doivent être traçables. Un mandat peut s’achever. Une réorganisation avoir lieu mais La trace, elle, demeure.

Le droit ne disparaît pas avec l’actualité.

Il ne s’ajuste pas aux équilibres du moment.

Il ne s’efface pas derrière une communication ou un flot de propagandes.

L’article 40 n’est pas une option. Ce doit être une obligation lorsqu'il y a lieu, lorsque des éléments s'opposent.

Il ne s’agit plus d’un échange politique. Il s’agit d’un diagnostic si dur soit-il qui devra déboucher sur un processus qui ne relève plus ni de la stratégie, ni du calendrier, ni du confort institutionnel.

La mémoire administrative est longue. La mémoire judiciaire l’est davantage.

Les responsabilités survivent aux titres. Elles survivent aux mandats. Elles survivent aux silences. Elles survivent aux bobards

Cette commission n’est pas un moment. C'est une étape nécessaire, la première de son genre.

Lorsque  toutes les pièces seront réunies, elles ne formeront plus un débat. Elles formeront un dossier et un dossier suit toujours son cours. "

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