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dimanche 24 mai 2026

Les Français attendent le prochain communiqué visant Ernotte « Nous l’avons immédiatement retirée et nous présentons nos excuses pour cette méprise. »

Les Français attendent le prochain communiqué visant Ernotte « Nous l’avons immédiatement retirée et nous présentons nos excuses pour cette méprise. »
Une fois de plus, le service public nous offre un grand moment de journalisme à la française. C'est l’erreur de trop devenu la routine du service public ! Le fameux recul, l'exemplarité, l'analyse et le décryptage que prône l'ex-Orange à longueur de temps ! 

Jeudi 21 mai 2026, France 2 et l’émission Complément d’enquête ont réussi l’exploit de diffuser une bande-annonce qui associe, par pure « méprise », une influenceuse qui a maigri naturellement à l’industrie des médicaments amaigrissants qu’ils étaient censés décortiquer.

L’affaire est d’une bêtise sidérante. Pour promouvoir leur enquête sur le « business » des Ozempic, Wegovy et autres « faux miracles », les équipes ont pioché une capture d’écran du compte TikTok de @xiouocey, l’ont floutée (comme si ça changeait quelque chose) et l’ont balancée dans le teaser.  

Sauf que Xiouocey n’a jamais touché à ces traitements. Elle a perdu 55 kilos à la force du poignet, sans scalpel ni stylo injectable. Son parcours, elle l’a documenté pendant des mois...et là, patatras : on la transforme en affiche publicitaire involontaire pour le trafic qu’on prétend dénoncer.

La jeune femme, légitimement furieuse, a publié une vidéo coup de gueule sur Instagram. On y sent la rage et l’émotion d’une personne dont le travail et l’image ont été salis en quelques secondes par des « professionnels » censés vérifier leurs sources. 

Son message est clair : c’est « dégueulasse »...et elle a bien raison.

La réponse de la production ? Un tweet aussi rapide que contrit : « Nous l’avons immédiatement retirée et nous présentons nos excuses pour cette méprise. » Traduction : oups, on s’est encore plantés, mais on assume… deux minutes. On retire, on s’excuse, et on passe à autre chose. Classique.

C’est précisément ce qui est insupportable. Ce n’est pas une « méprise » isolée, c’est l’énième illustration d’une chaîne publique qui accumule les approximations, les amalgames et les fautes professionnelles avec une consternante régularité. Chaque Français paie sa part de TVA pour financer ce niveau de rigueur ? 

Des équipes qui piochent des images sur TikTok sans vérifier le parcours de la personne, qui associent n’importe quoi à n’importe qui, et qui se contentent d’un « désolé » quand ça leur explose à la figure ?

Complément d’enquête aime se présenter comme l’émission qui gratte là où ça fait mal, qui dénonce les scandales et les mensonges. Pourtant lorsqu'elle elle-même fabrique un mensonge visuel en bande-annonce, elle montre surtout son propre amateurisme. 

Le service public, ce temple autoproclamé de la déontologie ernottienne, se ridiculise une fois de plus. Et ce n’est pas la première fois : les exemples de ratés, de montages orientés, de corrections tardives ou d’excuses molles s’accumulent.

Pendant ce temps, les contribuables continuent de financer cette machine à erreurs. Xiouocey a eu le courage de parler. Combien d’autres anonymes ou influenceurs se sont fait instrumentaliser sans oser rien dire ? Combien de reportages bancals passent encore sous les radars ?

À force d'« immédiat retrait » et d'« excuses », France Télévisions ne répare plus sa crédibilité : elle l’enterre un peu plus profondément à chaque fois. Le public mérite mieux que ce journalisme du « à peu près » et du « on verra bien ».

L’erreur est humaine, dit-on...mais à ce rythme, chez France 2, elle devient une méthode