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mardi 14 avril 2026

Une guerre en Europe avant 2029 : la confusion des rôles entre médias publics et appareil d’État/militaire est totale !

Une guerre en Europe avant 2029 : la confusion des rôles entre médias publics et appareil d’État/militaire est totale !

La nouvelle prêtresse de la guerre continue son tintamarre guerrier. Après son dernier dérapage devant la commission d'enquête sur l'Audiovisuel public (*) sur l'imminence de la guerre et ses propos "Savez-vous par exemple que en Suède, c’est le chef de l’État-major de l’armée suédoise qui a demandé qu’on augmente les crédits de l’audiovisuel public. J’ai eu la même discussion un petit comité avec le chef de la défense allemande, et je ne vous dirai pas les discussions que je peux avoir ici en France.  Pourquoi c’est important ? Et d’ailleurs j’ai invité le chef d’État-major de l’armée suédoise intervenir à l’assemblée générale ou tous les membres de cette union était présents. Qu’est-ce qu’il dit ? Il dit qu’en temps de guerre, en temps de guerre et sachez que les militaires prévoient une guerre avant 2029 donc je ne suis pas en train de parler dans le vide. Voilà ! En temps de guerre, la chose la plus précieuse, un des éléments les plus précieux pour les militaires, c’est la capacité de parler avec la population. Or, pour parler avec la population, il faut un média qui leur inspire confiance..." elle a décidé de passer à la vitesse supérieure.

Ce mardi, elle organise ni plus ni moins une matinée de débats sur le thème « Guerre, ingérences, menaces : les médias, acteurs de la défense européenne ». L’info, nouvelle ligne de front. Avec un beau rond ORANGE bien placé sur la « nouvelle ligne », histoire de marquer son territoire. Animée par Mélanie Taravant et Thomas Snégaroff, avec la fine fleur des experts maison (Léa Salamé qui recevait Sergeï Lavrov récemment, Raphaëlle Bacqué, Thierry Breton son ex patron, etc.) et une clôture en apothéose par… elle-même.

On imagine la scène : Celle qui se vante de présider aussi l’Union européenne de radio-télévision, en grande stratège de la « guerre de terrain » dans le droit fil de ce qu'elle expliquait sous serment  : à savoir  que les militaires considèrent les médias publics comme un élément « précieux » pour « parler à la population » en temps de guerre. 

Alors qu'elle a conduit l'entreprise vers la faillite sinon la dissolution,  elle transforme aujourd'hui France Télévisions en think tank hybride, mi-média mi-état-major, où l’on débat de désinformation comme arme stratégique tout en réclamant plus de crédits pour « la confiance » et la « redondance des infrastructures ».

Allo la terre !  Et au Château pas un mot.

C’est beau, l’engagement. Surtout quand on se souvient que la même a été auditionnée sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public, pas sur les mouvements de troupes à l’Est. Mais bon, quand on a les discussions « que je ne vous dirai pas » avec les chefs de la défense française, on ne va pas se limiter à des débats sur l'évolution de la fraction de TVA qui a remplacé la CAP (ex redevance)

Delphine Ernotte ne se contente plus de gérer une télé publique en difficulté. Elle se voit  actrice de la défense européenne, en interlocutrice privilégiée des militaires, en gardienne de la « ligne de front » informationnelle. 

On est passé du service public à la mobilisation générale des plateaux. La prochaine étape ? Un JT présenté en treillis, avec carte d’état-major en fond vert et un bandeau « Restez chez vous, on gère l’info » ? 

En attendant, on peut toujours cliquer sur le lien rouge pour suivre le live. Histoire de voir à quoi ressemble une guerre informationnelle quand elle est pilotée depuis les bureaux de France Télévisions par la "dame du Majestic". Après avoir discrédité la Cour des comptes, l'Inspection Générale des Finances, c'est au tour de la France !

La France : lanterne rouge de l’Europe… mais première à déclarer la guerre de 2029. Merci Ernotte, le chef de l’État est servi.

(*)

https://youtu.be/ryuEx9rer2Q?is=oJAPamIDBbBenjif



Deux motions de défiance, zéro remise en cause : à France Télés les salariés ne réclament plus d'explications, ils exigent le départ d'Ernotte.

Deux motions de défiance, zéro remise en cause : à France Télés les salariés ne réclament plus d'explications, ils exigent le départ d'Ernotte.

Il se murmure un peu partout dans l’entreprise que l’ex Orange est prête à sacrifier son ex-primo dircab pour sauver sa tête et pouvoir continuer ses courbettes. Il suffit de regarder le dernier documentaire d’OFF INVESTIGATIONS (*) signé Gauthier Mesnier et intitulé «Macron.tv : France Télévisions au garde-à-vous » pour comprendre que pour les salariés la coupe a débordé. Après les bobards enchaînés devant la commission d'enquête « La dame du Majestic » à l’évidence aux abois, elle vient d'essuyer une deuxième motion de défiance. 

1.  La première. Celle qui donne le ton.. En 2017, deux ans après son parachutage à la tête de France Télévisions (en 2015), les Sociétés des journalistes (SDJ) des rédactions nationales (France 2, France 3, franceinfo…) organisent un vote.

La question posée était essentiellement : « Faites-vous confiance à Delphine Ernotte pour préserver la qualité et les moyens de l’information ? »

Résultat : la motion de défiance était adoptée à 84 % des voix (avec un taux de participation d’environ 69 %).

Contexte : les journalistes dénonçaient un plan d’économies important pour 2018 (suppressions de postes, réduction de moyens dans l’information) et déjà, une réforme plus large de l’audiovisuel public préparée par le gouvernement de l’époque.

Ce vote symboliquement fort, marquait un important désaveu public envers sa méconnaissance de l'entreprise et surtout ses méthodes méprisantes face au personnel. 

2. La plus récente. La plus écrasante.

Adoptée hier (dimanche 12 avril 2026) par les journalistes de France 3 Île-de-France, elle en laisse aucune place au doute.

Résultat : adoptée à 93 % des voix (sur une soixantaine de journalistes de l’antenne régionale).

Le contexte est lourd : une grève engagée depuis depuis le 2 mars 2026

Sur le fond, les griefs sont clairs et convergents :

Une forte dégradation de leurs outils de travail (plateau trop petit, problèmes techniques perturbant les JT, etc.)

Une baisse des moyens techniques.

Des inquiétudes sur la ligne éditoriale et l’avenir de l’antenne régionale au sein du réseau France 3.

En plus d'Ernotte, la motion visait explicitement deux autres personnes : Yolaine Poletti-Duflo (directrice régionale de France 3 Île-de-France) et Christophe Poullain (directeur du réseau France 3).

En résumé : 

  • 2017 → motion nationale (84 %) liée à des économies et à la réforme de l’audiovisuel public.
  • 2026 → motion locale à France 3 Île-de-France (93 %) liée à des problèmes concrets de moyens et de conditions de travail après plus d’un mois de grève.

Ces motions sont symptomatiques. Elles ne traduisent pas seulement une défiance des journalistes mais un ras-le-bol généralisé: celui  des salariés qui n'en peuvent plus d'une propagande servie en continu, au bénéfice d'un entre-soi qu'ils rejettent désormais frontalement..

Balthazar  est fin observateur : il regarde, il décrypte et commente avec une précision redoutables.

Notre rusé renard à qui le blog CGC Média donne la parole, avait d'ailleurs affûté son analyse après la présentation  faux chiffres assénés sous serment en réponse à une question de Charles Alloncle qui ne faisait pourtant que relayer les rapports de la Cour des comptes (2016 et 2025)

La voici:

Le graphique publié par France TV est un pathétique bidonnage. Il manque 23,2 M€ en 2022, 30,5M€ en 2023 et 55,5M€ en 2024 par rapport aux chiffres de la Cour des Comptes. (*)

(*) La manipulation comptable de France TV consiste probablement  à ne pas tenir compte du concours supplémentaire de l'État de 22,5M€ en 2022 puis de soustraire la compensation de la taxe sur les salaires en 2023 et 2024 car ce montant "serait reversé immédiatement à l'Etat" — comme pour toute entreprise privée, comme publique. 

En sus, l'explication de l'ex-Orange à l'adresse du rapporteur, quasiment insultantes  "Vous bonfondez tout...le Chiffre d'Affaires est composé de la dotation de l'Etat et des recettes publicitaires" : le tableau n°21 dans le rapport de la Cour des comptes (p.65) indique un taux de rentabilité de la régie entre 1,6% et 2,8% et une ponction de 15M€ en 2022 puis 12M€ en 2023 et 2024. On peut supposer que cette présentation erronée vise à minimiser 2023 (écart de 8M€).

Les comptes 2025 n'ont été approuvés par le Conseil d’administration que le 13 mars 2026. Seuls les résultats consolidés sont publics via un communication de France Télévisions : ils indiquent un chiffre d’affaires en baisse de 130 M€, un résultat d’exploitation de gestion à -22,7 M€ et un résultat net à -30,8 M€, avec des économies sur les coûts d’antenne et les frais généraux, mais sans aucun détail par vraiment par fournisseurs ou prestataires.

Les vrais chiffres pas ceux de FTV

Le constat est aussi pathétique qu'il est clair lorsqu'on pose le graphique sous le tableau. France TV qui invente sa propre comptabilité nationale...Ben, voyons. 

Un rapport pour comprendre ? Non, pour couvrir. Soyons clairs. Ce document n’a pas été écrit pour analyser. Il a été écrit pour tenter de protéger.

Commandé par la gouvernance de France Télévisions à NPA qui l'encense depuis plus de 10 ans, puis présenté devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public comme une analyse indépendante, il installe en réalité un récit orienté, conçu pour induire en erreur les parlementaires sur l’état réel de la situation.

Brandi comme une preuve de sérieux, ce rapport n’est rien d’autre qu’un habillage technique dans un contexte politique chaotique : Des consultants payés par le système…pour expliquer que le système doit continuer.

On a connu démonstrations plus honnêtes. Ledit rapport s’appuie sur les chiffres de France Télévisions elle-même. What else ? 

Quand on imagine raconter une histoire propre, il faut évite d’aller chercher les chiffres qui salissent or les données publiées par France Télévisions sous-estiment les concours publics par rapport au tableau n°21 du rapport de la Cour des comptes :

- 23,2 M€ en 2022

- 30,5 M€ en 2023

- 55,5 M€ en 2024

Ces écarts interrogent sur les méthodes de présentation retenues avec des chiffres différents de ce qu’ils sont. C’est sur cette base allégée que NPA construit son raisonnement.

Une des explications avancées repose sur le traitement de certains flux, notamment le concours exceptionnel de l’État en 2022 (22,5 M€), ainsi que la neutralisation de la compensation de la taxe sur les salaires en 2023 et 2024, considérée comme immédiatement reversée. D'autre part, l’explication selon laquelle le chiffre d’affaires reposait uniquement sur la dotation de l’État et les recettes publicitaires apparaît partielle. 

Ces éléments suggèrent que certaines composantes ont pu être sous-évaluées dans la présentation globale. Enfin, les projections pour 2025 et 2026 ne permettent pas, à ce stade, de vérification indépendante.

Ce n’est pas un oubli. C’est une méthode. Comment est-il possible de s'autoproclamer "acteur influent de l’économie" et se tromper dans une comparaison aussi simple ?

En outre, le récit de Matthieu Pigasse (@MPigasse) reprenant les éléments de langage de Delphine Ernotte, consistant à comparer un coût par habitant de France Télévisions avec un coût par foyer pour Canal+ c'est du vent. La comparaison est trompeuse.

Démonstration.

En se limitant à France Télévisions (hors Radio France, INA, etc.), et en raisonnant sur les foyers réellement exposés — environ 9 millions de foyers, soit près de 30 % d’audience moyenne sur les foyers équipés TV — pour un coût de 2 568 M€, on obtient un coût d’environ 285 € par foyer et par an. Soit un niveau peu éloigné d'un abonnement à Canal+ autour de 30€/mois. 

À une différence près. Canal+ est un abonnement que l’on choisit. France Télévisions est un financement que l’on supporte.

Et surtout :

l’un peut être résilié à tout moment,

l’autre s’impose, indépendamment de l’usage réel.

Ce type de comparaison ne relève pas de l’approximation. Il participe à installer une lecture biaisée de la réalité économique.

Ensuite Netflix : l’arnaque élégante. Comparer 4,2 € d’audiovisuel public à Netflix, il fallait oser.

D’un côté : tu paies quoi qu’il arrive.

De l’autre : tu choisis, tu pars, tu reviens.

Une supercherie parmi d'autres ! Parce que l’objectif n’est pas d’être juste. L’objectif est d’être plausible… juste assez.

Pendant ce temps : 

France Télévisions est sous le seuil légal depuis 2021 et l'est toujours quoi que chante l'ex-Orange et ses supporters. Quatre ans que la situation est connue. Dans un environnement privé, une telle situation conduirait à des mesures beaucoup plus radicales.

Quatre années après le franchissement du seuil et on ampute le capital social de -150M€ qui ne suffisent pas de toute façon. Les ordres de grandeur sont sans ambiguïté :

→ Capital social : 424,7 M€

→ Seuil légal (moitié) : 212,4 M€

→ Capitaux propres fin 2024 : 179 M€

→ Projection fin 2025 : ~139 M€

→ Projection fin 2026 : ~100 M€

L’écart se creusant d’environ 40 M€ par an.

Une entreprise privée dans cet état ? On ne lui écrit pas un rapport. On ouvre un dossier et on en tire les conséquences: France Télévisions est bien face au mur juridique. Ce n’est pas une opinion; C’est un cadre légal.

L’article L. 225-248 du Code de commerce prévoit que lorsque les capitaux propres d’une société anonyme deviennent inférieurs à la moitié du capital social, l’actionnaire dispose d’un délai de deux ans pour régulariser la situation. À défaut, une procédure de dissolution peut être engagée.

Les ordres de grandeur sont sans ambiguïté :

→ Capital social : 424,7 M€

→ Seuil légal (moitié) : 212,4 M€

→ Capitaux propres fin 2024 : 179 M€

→ Projection fin 2025 : ~139 M€

→ Projection fin 2026 : ~100 M€

L’écart se creuse d’environ 40 M€ par an.

En conclusion : la gouvernance est reconduite, les mécanismes restent inchangés et les équilibres continuent de se dégrader....La réalité multiverse !

Le rapport parle d’efforts mais depuis 10 ans, FTV a perdu 2 300 postes alors que la masse salariale est roche du milliard. Traduction : on a coupé en bas… et on sanctuarise le reste. 

Et le reste dont plus personne ne parle vraiment 

- 169 directeurs ? disparus

- comptes illisibles ? évacués

- 46 M€ de frais ? oubliés

- circuits opaques ? invisibles

Ce n’est pas une analyse. C’est une sélection. On ne cache pas tout. On retire simplement ce qui dérange...avec un but : surtout que rien ne change.

Quant aux conclusions du doc' NPA il faut plus de moyens. Toujours. Qui en aurait douté ? 

Moins de structure, non ! Moins de couches, non ! Moins de dépenses absurdes, non ! Moins d'externalisations, non !

Plus d’argent pour un modèle empilé, illisible et surtout jamais évalué sérieusement, Oui !

En conclusion :

- des chiffres choisis

- des angles morts organisés

- des sujets évités

Ce n’est pas de la transparence. C’est une mise en scène. Une vitrine nettoyée. Une arrière-boutique soigneusement dissimulée.

Ce rapport n’est pas un accident. C’est un outil. Un document conçu pour essayer d'enjoliver, de justifier et éviter les vraies questions avec comme objectif, maintenir l’illusion que tout est sous contrôle

Ce système ne dérape pas, il est organisé pour durer ainsi. Le plus incroyable dans tout ça,  ce n’est pas que ce rapport ait été commandé. C’est qu’il ait pu être présenté devant la commission d’enquête…espérant bien masquer ce que dix années de dérives ont fini par produire : des chiffres qui ne décrivent plus un incident, mais une trajectoire.

Sources :

– Cour des comptes, tableau n°21 du rapport sur France Télévisions

– Commission d’enquête sur l’audiovisuel public (auditions)

– Compte X @j_bg, analyse des écarts entre données FTV et Cour des comptes


lundi 13 avril 2026

Les "3 cardinaux" prêts à enterrer le rapport du mousquetaire Alloncle ?

Les "3 cardinaux" prêts à enterrer le rapport du mousquetaire Alloncle ? 

Tout d'abord un peu d'Histoire....

C'est ainsi  qu'étaient surnommés - entre autres - les gardes du cardinal de Richelieu  (aussi appelés les Gardes Cardinalices ou plus simplement les gardes du Cardinal puisque servant dans La garde du Cardinal )

Dans Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas, ces gardes sont les ennemis jurés des mousquetaires du roi Louis XIII. Leur chef le plus célèbre dans le roman est le comte de Rochefort, et ils portent souvent un manteau ou un uniforme avec la croix rouge du cardinal.

Ici, point de Porthos, d'Athos et d'Aramis du nom des célèbres personnages du  roman d'Alexandre Dumas père mais de trois députés dont les Français vont devoir imprimer le nom jusqu'aux prochaines élections législatives de 2027- particulièrement leur circonscription respective - qui pourraient bien ne pas l'oublier comme celles et ceux qui pourraient, parmi les 29 membres restant de la commission (*), voter contre la publication du rapport de Charles Alloncle de d'Artagnan...Un nouveau scandale pour notre Pays.


Le premier, député du Calvados, n'aura cessé depuis la fin de l'année 2025 de s'en prendre systématiquement à Charles Allloncle député de Hérault et héraut de la commission d'enquête, de la première à la dernière séance.

Il était la semaine dernière au micro de Thomas Sotto pour l'agonir un peu plus croyant probablement  porter l'estocade (¤)

Il charge Charles Alloncle : 

(¤) "Y avait-il un objectif politique dans cette commission d’enquête? 
Est-ce qu’il a fait tout ça pour faire élire Jordan Bardella président de la République république en 2027 ? 
A-t-il envisagé d’être le ministre de la Culture de Jordan Bardella ?"

https://youtu.be/nVFpJuvrxyA?is=M7hooo9UBwF78gJr

C'est l'hôpital qui se fout de la charité !

"Y avait-il un objectif politique pour JPL dans cette commission d’enquête? 
Est-ce que JPL a fait tout ça pour faire élire Édouard  Philippe  président de la République en 2027 ? 
JPL a-t-il envisagé d’être le ministre de la Culture d’Édouard  Philippe   ?"

Il y a ensuite Céline Calvez (Ensemble pour la République) – vice-présidente de la commission parmi les 29 restant' - oui, ils ne sont plus 31 du fait de la démission d'Estelle Youssoufa mais aussi quEmmanuel Grégoire devenu maire de Paris a perdu son mandat de député, impliquant qu'une élection législative partielle devra être organisée dans la 7e circonscription de Paris. (Règles sur le cumul des mandats en France(*)

Céline Calvez (Ensemble pour la République) – vice-présidente de la commission  fait en effet partie des 7 membres de la commission avec :

- Sandra Marsaud (Ensemble pour la République) – secrétaire  
- Véronique Besse (non inscrite)  
- Denis Masséglia (Ensemble pour la République)  
- Joséphine Missoffe (Ensemble pour la République) 
- Anne Sicard (Rassemblement National)  
- Caroline Yadan (Ensemble pour la République)  

qui ont voté pour une motion de rejet préalable déposée par les macronistes eux-mêmes - un vote tactique qui visait à éviter une obstruction de la gauche et à éviter la débat sur la proposition de loi qui  avait pour but d'autoriser le travail dans certains secteurs (comme les boulangeries ou fleuristeries) le 1er mai jour férié - afin que le texte soit directement traité en commission mixte paritaire (députés + sénateurs), sans débat approfondi dans l’hémicycle

Un nouvel exemple de démocratie !!! Après quoi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dû apporter plusieurs précisions au gouvernement (via Matignon) suite aux vives critiques des syndicats après le vote tactique du 10 avril 2026 à l’Assemblée et coomuniquer sur le fait qu' « Il n’y aura pas de passage en force ». Matignon a explicitement démenti toute volonté d’imposer le texte rapidement sans dialogue, malgré l’utilisation de la motion de rejet préalable et le renvoi en commission mixte paritaire (CMP). La CMP n’a pas encore été convoquée.

Il y a enfin, - Denis Masséglia (Ensemble pour la République) le dernier arrivé dans la Commission d'enquête en remplacement de Guillaume Kasbarian qui lance aujourd'hui son "Parti de la Liberté" mais que de nombreux deputés qui la composent connaissent bien comme France Télés l'a rappelé dans "LES CONSEILS" et non les "CONSIGNES" données à la plupart des convoqués, en amont des auditions.

Le même  Denis Masséglia éputé macroniste du Maine-et-Loire (Attalien serait plus juste puisqu'il est issu de Ensemble pour la République (EPR) qui avait fait savoir dans ....même si le lendemain à La Correspondance de La presse, il tentait de minimiser son propos en employant le conditionnel "il pourrait " voter le rapport si celui-ci pointe : ce qui est positif dans l'audiovisuel public et mettra en avant  les axes d'amélioration".

Il bénéficie aussi des soutiens de FTV tout comme il en fait partie avec un positionnement tout particulier, le plaçant dans des docs 'Notice, Note de cadrage et donc une liste interne, les 12 favorables à Ernotte. (#)



(Notice)

(Note de cadrage)



(# tableau des députés acquis à France Télés,  selon le groupe public)



dimanche 12 avril 2026

Emmanuel Macron via sa nouvelle ministre de la guerre annonce le conflit en Europe pour 2029 ?!

Emmanuel Macron via sa nouvelle ministre de la guerre annonce le conflit en Europe pour 2029 ?!

Totalement hors-sol.

Le 8 avril dernier, la France entière a pu entendre Ernotte tenir sous serment en commission d'enquête, un invraisemblable discours.

- Le fait qu’une dirigeante d'un média public se positionne comme interlocutrice directe de hauts responsables militaires français et allemands sur des sujets de défense, est hallucinant. Ça donne l’impression que les médias publics sont intégrés de facto à l’appareil d’État ou à des réseaux européens, au détriment donc de cette soi-disant "indépendance éditoriale" que l'intéressée revendique !

- L’utilisation d’un argument de « guerre imminente » pour justifier le budget ou le rôle de France Télévisions : Ça s'apparente à une dramatisation ou une instrumentalisation du contexte géopolitique dans un débat budgétaire et politique (la commission portait, rappelons-le sur le financement et la neutralité de l’audiovisuel public pas les mouvements de troupes sur le continent dans la tête d'Ernotte !).

- Une certaine « militarisation » du discours public, où des acteurs non-régaliens (médias, entreprises) relaient des narratifs de préparation à la guerre, Ça brouille évidemment la ligne entre information et communication d’influence.

Il existe pourtant bien, une séparation claire des pouvoirs : seul le Président et le Gouvernement décident en matière de défense. 

Cette confusion des rôles au sens large est non seulement malsaine mais traduit une forme d'arrogance nuisible. Les médias publics doivent-ils être à ce point impliqués dans des réflexions stratégico-militaires ? Cela pose justement des questions sur leur indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et des alliances européennes ? 

Voila les propos tenus sous serment par Ernotte que la France entière a pu entendre le 8 avril dernier en commission d'enquête : 

« La singularité du Service public, c’est la confiance qu’elle a au public. Tous les indicateurs le montrent, c’est dans les chaînes publiques - c’est vrai aussi pour la radio publique d’ailleurs - que les Français ont le plus confiance. Pourquoi je vous dis ça maintenant et pourquoi c’est important de lui dire maintenant ? 

Il se trouve que, vous le savez, je préside aussi une union des télévisions et des radios publiques européennes et qu’à ce titre, je suis donc amené à beaucoup échanger avec mes collègues de la BBC, de la ZDF, des pays du Nord de l’Europe et qu’il se passe dans certains pays d’Europe, quelque chose qui est assez fondamental. 

Savez-vous par exemple que en Suède, c’est le chef de l’État-major de l’armée suédoise qui a demandé qu’on augmente les crédits de l’audiovisuel public. 

J’ai eu la même discussion un petit comité avec le chef de la défense allemande, et je ne vous dirai pas les discussions que je peux avoir ici en France.  

Pourquoi c’est important ? Et d’ailleurs j’ai invité le chef d’État-major de l’armée suédoise intervenir à l’assemblée générale ou tous les membres de cette union était présents. Qu’est-ce qu’il dit ? 

Il dit qu’en temps de guerre, en temps de guerre et sachez que les militaires prévoient une guerre avant 2029 donc je ne suis pas en train de parler dans le vide. Voilà ! En temps de guerre, la chose la plus précieuse, un des éléments les plus précieux pour les militaires, c’est la capacité de parler avec la population. Or, pour parler avec la population, il faut un média qui leur inspire confiance et donc publiquement devant les 100 directeurs généraux des médias radio-télé européens, j’ai demandé à ce chef d’État-Major quel est le conseil que vous donnez à nos services publics pour remplir cette mission. Vous savez ce qu’il m’a dit, il m’a dit : 

1) l’indépendance parce qu’il n’y a que l’indépendance qui permettre la confiance des citoyens 

2) la confiance [ il faut quand même oser parler de confiance avec tout ce qui vient de se passer en commission d’enquête avec des consignes visant à ne jamais révéler  la moindre rémunération, ne surtout pas donner les document, présenter de faux chiffres concoctés en interne et se réfugier derrière le secret des affaires ou la vie privée, ndlr] et 

3) un truc beaucoup plus pragmatique, pardon de le dire ici, c’était de la redondance de nos infrastructures et pour survivre à une attaque qu’elle soit cyber ou terrestre, voilà il m’a dit ça: l’indépendance et la confiance.»

Dire que dès 2017 Emmanuel Macron faisait référence  "l'autorité restaurée du Chef de l'Etat" !!!! Bel exemple de permissivité à tous les niveaux...

https://youtu.be/ryuEx9rer2Q?is=oJAPamIDBbBenjif