Balthazar observe ce spectacle avec son œil de vieux renard. Deux affaires explosives passées sous silence :
- Perquisition à l’Élysée sur des marchés
publics de panthéonisation [¤]
- Procès en appel du financement libyen,
avec l’attestation explosive de Claude Guéant
Silence radio sur les JT « mainstream ».Coïncidence ? Ou consignes bien intégrées ?
Le blog CGC Média vous propose,
une nouvelle fois de découvrir l’analyse de notre rusé renard après la diffusion du dernier documentaire d’OFF INVESTIGATIONS (*) signé Gauthier Mesnier et intitulé «Macron.tv : France Télévisions au garde-à-vous »
(*)
Il y a les documentaires qui racontent et puis, il y a ceux qui dérangent. Celui de OFF INVESTIGATIONS, fait clairement partie de la seconde catégorie.
Ça tombe très mal pour ceux qui préfèrent les histoires bien rangées. Balthazar, lui, adore ce adore ce genre de scénarii. Ce sont les seuls qui permettent au décor de prendre forme.
Il nous en raconte le déroulé avec ses commentaires, bien entendu.
Au début du premier mandat de Macron, belle promesse : « Service public indépendant, libre d’informer, d’enquêter, de déranger » Sur le papier, c’était parfait. Puis, sans bruit, tout a glissé. Pas de rupture brutale, non. Juste des équilibres qui bougent. Des arbitrages qui se resserrent. Des sujets qui deviennent… « délicats ».
Peu à peu, on ne protège plus
l’indépendance. On l’ajuste. On la rend « raisonnable » et ce qui devient raisonnable finit toujours par
être négocié.
La pression ? Jamais frontale. Trop vulgaire. C’est une pression fine, continue, presque polie :
signaux du Palais, tensions sur les enquêtes, arbitrages prudents. Cash
Investigation et Complément d’enquête, oui mais le moins politique possible ? Dès qu’on s’approche du Pouvoir ou des grandes fortunes, les sujets deviennent
« sensibles ». Étrange coïncidence : ces formats se font de plus en plus
rares. Quand le dernier endroit où l’on pouvait encore enquêter commence à
trembler…c’est que quelqu’un serre déjà les boulons.
Le documentaire de OFF explique aussi l’astuce : externaliser les émissions d’investigation. Officiellement : « meilleure organisation ». Officieusement : contrôle plus facile.
On ne supprime pas. On encadre. C’est plus propre et bien plus efficace.
Heureusement, tout le monde ne
joue pas le jeu. Des journalistes, des équipes résistent. Discrètement. Obstinément.
Pour que ces magazines restent libres. C’est presque imperceptible mais parfois, ça suffit à gripper la machine.
Derrière tout ça, le vrai
levier : l’argent. Fin de la redevance puis de la CAP→ financement via TVA sous contrôle
politique.
Résultat : dépendance permanente.
On demande toujours plus d’économies…tout en gardant le discours sur l’indépendance. Ce qui devient négociable est
déjà perdu.
Des réseaux discrets mais ultra-efficaces veillent aussi. Ils ne passent pas à la télé. Ils n’en ont pas besoin. Les présidents passent, les réseaux restent. Lentement, l’éditorial glisse : recrutements, tonalité, priorités… tout s’ajuste. Dix ans de dérives silencieuses.
Le documentaire ne donne pas d’opinions. Il fait parler ceux qui savent :
Marc Nobili, Marc Endeweld, Nicolas Vescovacci, Éric Colomer, Jacques Cotta, Jean-Jacques Cordival…Le constat est unanime.
Pouvoir politique + financement
sous contrainte + réseaux + gouvernance fermée = un système. Un système qui ne
frappe pas. Il ajuste, encadre, canalise…jusqu’à ce que « déranger » devienne risqué.
Ce n’est plus une dérive. C’est une organisation. Pendant que l’on continue de parler d’indépendance,
on en organise tranquillement les limites.
À l’approche du vote du 27 avril sur le rapport de la commission d’enquête, tout est sur la table et certains bien-pensant de ce petit monde de l'entre-soi menacent dejà de s'opposer à sa publictaion.
A France Télés : Déjà deux motions de défiance contre Ernotte.. mais Zéro remise en cause. Les salariés n'ont pas plus été "choqués" qu'ils auraient soi-disant "mal vécu" cette commissions comme certains andouilles tentent de la faire croire. Non, ils demandent plus d’explications et surtout, exigent un départ.
Balthazar, lui, ne croit plus aux ajustements. Il faut un vrai changement pas un compromis. Un profil qui connaît vraiment l’audiovisuel, ses équilibres et ses exigences. Ce profil existe évidemment, le projet aussi mais certains dans les mois qui ont précédé le 3ème parachutage, on tout fait pour l'invisibiliser et ressasser comme l'a fait PAC au gré de certains titres de presse pour expliquer que l'équipe en place devait se succéder à elle-même, au motif bidon de la stabilité ! La stabilité pour qui ?
Balthazar attend avec impatience les jours qui vienne mais il prévient par avance : il ne lâchera rien. Il sait que la suite est déjà en train de s’écrire.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire