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jeudi 16 avril 2026

A France Télévisions, le mépris n’est pas seulement culturel, il est structurel et hiérarchique.

A France Télévisions, le mépris n’est pas seulement culturel, il est structurel et hiérarchique.

 Voici un texte corrosif, direct et mordant, inspiré des éléments que tu m’as fournis. Il raconte la scène comme une gueulante bien sentie, tout en reliant au rapport CEDAET et au sentiment d’impunité managériale :

Ce n'est pas le titre d'un fable, non. C'est un nouvel épisode du climat de terreur qu'entretienne certains dirlos de France Télés.

Ce matin, au CSE de France Télévisions, les murs du siège ont tremblé et pour une fois, ce n’était pas à cause des cloisons qu'on déplace à l'envie a cause d’une énième restructuration mobilière.

Tout a commencé par le décès d’Isabelle Mergault. À 12h50, le service Culture se voit ordonner une nécro en urgence : images introuvables, ingestion dans Dalet (éditeur de logiciels de production et de diffusion d'actualités multimédias entièrement intégrée pour la télévision, la radio, le web et les réseaux sociaux) et dans les temps, sujet propre à l’antenne sans bourde. Mission impossible, évidemment. 

Résultat ? Le service se fait tancer en public (le mot est gentillet), en conférence critique, pour son incapacité à « rivaliser avec TF1 ». Sauf que TF1, elle, n’avait diffusé qu’un simple off. Rien de plus.

Les journalistes du service Culture, déjà laminés par la désaffection des éditions de France 2 pour leur matière (c'est un fait quoi que chante Ernotte sur le fait que France Tlés soit leader sur l'actu...Ben voyons!) et la disparition pure et simple d’Ici, ont le sentiment très net d’un mépris systémique. Un mépris qui vient de haut. Très haut...et qui se cultive !

C'est là que Julien Duperray, Directeur de la rédaction nationale, entre en scène. Le même qui, selon le rapport accablant du cabinet indépendant CEDAET (mandaté en février 2025 pour « risque grave »), a déjà humilié publiquement un salarié journaliste en conférence critique. Ce même rapport qui décrit des discriminations, des maltraitances managériales à répétition, des souffrances au travail, des placardisations et une ambiance délétère telle que les experts eux-mêmes ont rencontré des obstacles pour faire leur boulot.

A la séance du CSE Siège, Philippe Corbé, Frédéric Debains (RH) et le sieur Duperray lui-même. Le trio a tenté de minimiser, de lisser, de désamorcer comment dit-on en bon français "la soufflante" passée. Classique.

Les élus n'en sont pas revenus, bien évidemment alors que pour des salariés lambda, les convocations RH pleuvent pour un oui ou une non mais visiblement pas certains managers. Il doit y avoir un traitement identique pour tout un chacun !

Parce que c’est bien ça, le fond du problème. Un manager peut hurler, humilier, maltraiter en public. Rien. Pas de convocation, pas de suite. Un journaliste de base fait une remarque un peu vive ou rate une deadline impossible et là, bim, c'est convocation express.

Alors la question, toute simple, reste posée : l'intéressé bénéficiera-t-il d’un traitement de faveur, comme d’habitude, ou sera-t-il enfin sanctionné comme n’importe quel salarié de la maison ?

Le rapport CEDAET est pourtant clair : le management toxique n’est pas un accident, c’est un système. Et tant que les hurleurs en costume resteront intouchables pendant que les équipes trinquent, la rédaction continuera à saigner en silence.


Le mépris n’est pas seulement culturel. Il est hiérarchique. Et ce matin, au CSE, il a enfin été nommé.



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