Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

vendredi 29 mai 2026

« France pays des Lumières, que deviens-tu entre les mains de ce petit cercle d’intouchables ?... »

France pays des Lumières, que deviens-tu entre les mains de ce petit cercle d’intouchables qui se protègent entre eux et s’éloignent irrémédiablement du réel ?

C'est surement la première des questions qu'une immense majorité de Français se pose depuis un bon moment déjà. Dans le secteur de la radio diffusion publique et plus particulièrement à France Télévisions, il a belle lurette qu'une certaine petite caste a trouvé la parade : "Nous avons besoin d'un Audiovisuel public fort" ! Ceux qui écornent un peu plus chaque jour son image, n'ont que ce mot là à la bouche. 

Ce 28 mai l'AFP publie une dépêche des plus édifiantes sur les lanceurs d'alertes (*) dont le statut protecteur les livre réellement en pâture à ceux qu'ils dénoncent et en font des cibles idéales qui vont leur permettre d'assouvir leur vengeance.

Des pratiques à vomir que le rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public a dénoncé et signalé au procureur de la République, suite au silence et à l'omerta qui ont régné à France Télévisons après que soient advenus des faits inadmissibles dans le cadre d'un groupe public qui reçoit des spectateurs sur ces émissions en direct, le cas échant des étudiantes et étudiants en journalisme dont certains étaient encore mineurs à l'époque. Ils n'avaient abouti qu'à une chose : le licenciement de la collaboratrice dont c'était le devoir de les dénoncer et celui d'un assistant qui les avaient vus comme tout un tas de témoins qui ont souhaité les relater par écrits, tant ils avaient été choqués.

Les loups ne se dévorent pas entre eu dit l'adage...il semble que certains intouchables ont fait leur cette formule et peuvent répéter à l'envie :

qu'ils ne se souviennent pas ou bien 

qu'ils n'ont pas participé à une enquête qui de toutes façons par des pressions internes, n'a évidemment pas été menée dans les formes avec l'Inspection du travail,  

voire qu'ils n'ont pas été au courant du fond du dossier !!!

Voilà où est tombé notre Société et comment les dirigeants d'une entreprise d'État dont l'un a été nommé à la tête de l'agence de régulation du secteur, n'auraient pas de comptes à rendre aux Français qui paient des milliards depuis des années pour l'exemplarité !

Tout ce petit monde de l'entre soi, totalement hors sol devrait évidemment subir leur colère...mais au détriment  du Pays qui sombre chaque jour un peu plus dans le chaos...

Comme à chaque fois depuis le début de cette affaire, le blog CGC Média propose à ses lecteurs de découvrir un des témoignages incroyables sur cette sordide soirée. 

Témoignage:

"Bonjour, nous avons assisté à l’émission /Ce soir ou jamais/ du mardi 8 décembre... Comme vous le savez, nous avons aussi été très choqués par les agissements dans l’émission par un cameraman du plateau.

Le deuxième évènement [après celui auquel nous venions d'assister] tourna réellement à l’obscénité. Il était face à mon amie, sa caméra à la main, et proposa de lui filmer la poitrine. Il va de soi qu’elle s’offusqua, mais il balada quand même son objectif pendant 15 bonnes secondes sur son corsage. 15 secondes, scruté par une caméra aux mains d’un inconnu, braquée sur sa poitrine, c’est très long et vraiment déstabilisant. 

Nous avons tous deux été particulièrement choqués par cette attitude, à tel point que mon amie n’osa pas l’évoquer lors de votre entrevueIl semble que la jeune fille qui était alors notre voisine, spectatrice, a également partagé ce choc, peut-être même plus que nous. En parallèle, et ce tout au long de la soirée, nous avons observé de plusieurs “incidents” que d’autres témoins vous raconteront mieux que nous.

Il nous a été difficile, dans ces conditions, de profiter de cette expérience singulière de la télévision. Nous concevons tout à fait l’aisance que peut avoir un professionnel sur son lieu de travail. Nous admettons également l’ambiance festive qui peut régner avant notre arrivée et que l’équipe souhaite nous faire partager. Mais nous étions avant tout invités et étrangers et, à ce titre, la domination déviante de ce cameraman a suscité un profond déplaisir. Entre parenthèses, nous déplorons vivement la réponse du réalisateur à l’issue de ces événements répondant « Il est tactile, c’est comme ça ». 

Enfin lorsque mon amie se plaignit d’avoir été nommée « Bombasse » par le cameraman, un parfait inconnu je le rappelle, le réalisateur ponctua ceci par : « C’est un mot ». 

Je vous laisse juge de cet échange verbal. De notre côté, il nous laissa une certaine amertume..."

Que dit, en résumé, l'article de l'AFP précité :

Lanceurs d'alerte: "sans armure, sans bouclier" face aux représailles "Vous dénoncez mais derrière vous vous faites massacrer": citoyens engagés signalant des atteintes majeures à l'intérêt général, les lanceurs d'alerte s'exposent en France à un impitoyable parcours du combattant et à de violentes représailles professionnelles, psychologiques et financières qui révèlent les défaillances du système de protection actuel.

"Ils sont des cibles sans défense". Ils dénoncent des scandales d’intérêt général et se font massacrer : harcèlement professionnel, ruine financière, destruction psychologique et familiale. Les lois censées les protéger ? Des leurres.

Preuve par l’exemple :

L'alerte interne à l'entreprise mène en effet très souvent à l'escalade et aux mesures de rétorsion, comme en témoigne le parcours emblématique de "Judith" (prénom modifié). Ancienne directrice générale adjointe à la communauté urbaine du Havre, elle a effectué des signalements dès 2021 sur un conflit d'intérêts présumé visant l'ex-Premier ministre qui s'en défend. Bien que la Défenseure des droits l'ait officiellement reconnue lanceuse d'alerte après 22 mois d'attente, l'ancienne cadre territoriale dit vivre un calvaire personnel: 

"Lancer l'alerte dans mon cas, ça m'a déjà coûté plus de 100.000 euros", confie l'ancienne cadre territoriale. Les répercussions ont bouleversé l'avenir de ses enfants au fil de "deux déménagements forcés": l'aînée a renoncé à ses ambitions universitaires et "la cadette a dû s'endetter pour étudier", palliant ainsi la perte de revenus de sa mère. Suivie par un psychiatre et un psychologue, elle constate que "l'institution n'est pas un bouclier". "On nous donne des certificats qui ne valent rien", déplore-t-elle, amère d'avoir été dénigrée sur la télévision publique. [Revoilà FTV, ndlr] Même dans son nouvel emploi, l'acharnement continue: "ça ne s'arrête pas, ça tape toujours sur moi", raconte-t-elle.

  • "Machine à broyer" 

Cette détresse trouve un écho direct dans le parcours de Houria, ancienne directrice du régime de garantie des salaires (AGS), licenciée en 2023 après avoir dénoncé de potentiels détournements de fonds publics."Tant que le lanceur d'alerte est seul, c'est quelqu'un qui est broyé", résume-t-elle. L'ex dirigeante a déposé plainte à Paris après avoir reçu des menaces de mort et subi l'empoisonnement de son chien à la suite de la diffusion d'un documentaire la concernant sur la chaîne Arte. Elle rappelle que "ce n'est pas parce que la loi interdit les représailles qu'elles n'existent pas". Face aux employeurs qui utilisent des procédures-bâillons "pour la faire taire", elle constate que "la reconnaissance institutionnelle et républicaine que représente l'avis du Défenseur des droits ne suffit pas à arrêter la machine".Pour tenter de briser cet isolement, les deux femmes travaillent à la création d'un fonds de dotation européen, avec l'ambition de fournir un soutien financier et d'offrir une véritable protection en seulement trois mois.

  • "Des leurres" -

Du côté des défenseurs, le constat dressé est tout aussi dramatique. Avocat et coprésident de la Maison des lanceurs d'alerte, Me Jérôme Karsenti ne cache pas la réalité à ceux qui viennent le consulter en cabinet. "Je leur dis, ça va être long et douloureux", explique-t-il, pointant du doigt une terrible carence des pouvoirs publics. Pour lui, les lois de protection actuelles, bien que prometteuses sur le papier, ne fonctionnent pas: "Ce sont des leurres, ils y vont sans armure, sans bouclier".

"Vous dénoncez mais derrière vous vous faites massacrer", insiste-t-il, en rappelant que sans l'intervention finale d'un juge, la protection reste inopérante. C'est précisément pour étayer ces témoignages que le deuxième rapport de la Défenseure des droits sur les lanceurs d'alerte, publié jeudi, apporte des éléments cruciaux. L'institution dirigée par Claire Hédon, qui quitte ses fonctions, pointe une hausse de plus de 70% des demandes de protection, confirmant l'impasse de l'alerte interne. Face à "l'inertie des pouvoirs publics", elle réitère sa recommandation de créer un fonds dédié au soutien financier des lanceurs d'alerte. Avocat et directeur exécutif de la Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF), Me Henri Thulliez plaide de son côté pour une réponse punitive exemplaire afin d'enrayer les représailles et d'indemniser les victimes: "Le jour où les sanctions seront suffisamment démonstratives pour dissuader les persécuteurs de demain, on pourra considérer qu'on est en marche", insiste-t-il.

Demain un nouvel article, celui de Télé Star et un nouveau témoignage. 

Combien de temps encore les responsables de ce véritable scandale au sein d'une entreprise payée par tous nos concitoyens, vont-ils être maintenus en place ?


Aucun commentaire: