La culture du déni permanent sur France Télévisions…
En fait Mesdames et Messieurs,
Le mardi soir, pendant que TF1 ramassait un double des audiences de France 2 avec son JT, le chœur des propagandistes de France Télévisions se consolaient comme ils pouvait après que l’ex-Orange a ressassé son pathétique refrain : « On est les meilleurs », « On a les meilleures audiences ».
On croit rêver. Quand la réalité vous met une claque pareille, il ne reste plus qu’à « organiser » les images pour survivre.
Un « mauvais signal pour Édouard Philippe, soudainement mis en image par FTV » concluent les observateurs. Erreur éditoriale ? Allons donc. On nous prend vraiment pour des imbéciles. C’était soit une bourde monumentale, soit — et c’est encore plus inimaginable — un calcul savant : mieux valait coller le visage d’Édouard Philippe face à celui de Marine Le Pen plutôt que de montrer la déconvenue du camp qu’ils défendent depuis des années.
Pendant que TF1 faisait carton plein, France Télévisions, elle, en était réduite à bidouiller les plans, à choisir ses angles comme un mauvais illusionniste qui espère que personne ne verra la ficelle. Pathétique.
Le service public, financé par l’argent public, ne produit plus de l’information : il produit de la copium en haute définition. Quand la vérité des chiffres devient trop cruelle, on change de cadrage, on « met en image » celui qui arrange, on parle d’« erreur éditoriale » comme on parlerait d’une tache sur une nappe. Sauf qu’avec la tache, c’est toute leur crédibilité qui fout le camp.
Le téléspectateur en est réduit à financer une machine qui nous méprise ouvertement. Une machine qui, le soir où TF1 fait le double, préfère se raconter des histoires plutôt que d’admettre l’évidence…Le public n’est plus dupe. Il zappe. Il choisit. Et il choisit massivement l’autre côté.
FTV peut continuer à se gargariser de ses « meilleures audiences » imaginaires. La réalité, elle, est sans pitié : le double. Et cette réalité-là, aucune erreur de montage ne pourra jamais la cacher.
Le service public est en train de mourir devant nos yeux et au lieu de faire son mea culpa, il préfère dérouler un narratif auquel plus personne ne croit.
Triste époque. Triste chaîne. Triste couleur (Orange évidement) Triste fin.
